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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année A : "Une nouvelle sortie missionnaire" (Pape François)</title>
   <pubDate>Tue, 11 Feb 2014 21:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Marc Bouchard</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année A : Une nouvelle sortie missionnaire" (Pape François). Homélie donnée à l'église Notre-Dame des Victoires à Québec, le 9 février 2014 par monsieur le chanoine Marc Bouchard, prêtre du Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture : Isaïe 58,7-10 ; I Corinthiens 2,1-5 : Mathieu 5,13-16.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/6317370-9526754.jpg?v=1392152867" alt="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année A : "Une nouvelle sortie missionnaire" (Pape François)" title="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année A : "Une nouvelle sortie missionnaire" (Pape François)" />
     </div>
     <div>
      Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde… Jésus s’adressait alors à un tout petit groupe d’hommes, probablement ceux qu’on appellera par la suite les apôtres et quelques autres ; sûrement que s’y trouvaient aussi quelques femmes. Donc un petit groupe de gens, bien ordinaires, inconnus hors de leur patelin, vivant dans une région éloignée de l’empire romain. Il faut bien reconnaître : ces gens-là ont répondu à l’appel de Jésus et ont été le sel de la terre, la lumière du monde.        <br />
              <br />
       Rassemblés ici ce matin, 20 siècles plus tard et bien loin de chez eux, essayant de vivre l’Évangile qu’ils ont annoncé, nous sommes la preuve qu’ils ont marqué l’histoire du monde. On peut bien dire que nous sommes peu nombreux, mais nous sommes là, et avec tellement d’autres communautés chrétiennes partout dans le monde.        <br />
              <br />
       Voilà que c’est à nous, ses disciples d’ici et de maintenant, que Jésus dit : Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde…  Il dépend de vous, nous dit Jésus, que le monde d’aujourd’hui ait le goût, la saveur de l’Évangile. Il dépend de vous que ce monde, au milieu duquel vous êtes, voit briller la lumière de l’Évangile. Il dépend de vous que ce monde continue à vivre les valeurs de l’Évangile, même s’il ne sait pas ou ne veut pas le reconnaître.        <br />
              <br />
       Vous êtes le sel de la terre… Comme une mini-parabole : de même que le sel donne du goût aux aliments et est utilisé pour les conserver, de même les disciples doivent  jouer ce rôle dans la société. S’ils s’affadissent, que plus rien ne les distingue, leur présence peut être ignorée.  Quand Jésus demande à ses disciples d’être sel de la terre, il  les appelle à être dans le monde une présence qu’on remarque.       <br />
              <br />
       Vous êtes la lumière du monde… Jésus évoque un autre symbole. À son époque, les maisons des gens humbles de son pays n’avaient qu’une seule pièce. Le soir, quand venait la noirceur, on allumait une lampe qu’on plaçait au centre de la pièce pour que tout le monde profite de sa clarté. Une comparaison toute simple que Jésus emploie pour dire que par leur vie, leurs bonnes actions, les disciples peuvent, doivent être lumineux.       <br />
              <br />
       On évoque ces paroles de Jésus quand, au baptême, le célébrant remet un cierge allumé aux parents, au parrain et à la marraine, en disant : « C’est à vous, parents, parrain et marraine, que cette lumière est confiée. Veillez à l’entretenir pour que cet enfant, illuminé par le Christ avance dans la vie enfant de lumière ». Des paroles à prendre au sérieux !       <br />
       Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde.  Dans son récit évangélique, saint Matthieu place cette interpellation de Jésus tout de suite après la proclamation des béatitudes. Si quelqu’un veut être son disciple, il doit vivre selon les béatitudes, et Jésus ne veut pas que ses disciples passent inaperçus. Il veut que leur vie soit un témoignage, qu’elle soit lumière et sel. Il souhaite que les païens soient interpellés par leur vie.       <br />
              <br />
       C’est ce que dit et redit le pape François. Dans son exhortation apostolique, il écrit ceci : L’évangélisation obéit au mandat missionnaire de Jésus : « Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples ». C’est le moment où le Ressuscité envoie les siens prêcher l’Évangile en tout temps et en tout lieu, pour que la foi en Lui se répande en tout point de la terre. Aujourd’hui, dans cet « allez » de Jésus sont présents les scénarios et les défis toujours nouveaux de la mission évangélisatrice de l’Église, et nous sommes tous appelés à cette nouvelle sortie missionnaire.       <br />
              <br />
       Une nouvelle sortie missionnaire ! Pour être sel et lumière, les disciples de Jésus doivent être là où les hommes et les femmes travaillent, là où ils souffrent, là où ils essaient de construire l’avenir, là où s’élaborent les projets de société. Il en a toujours été ainsi depuis vingt siècles.       <br />
              <br />
       Être chrétien, être disciple de Jésus, ce n’est pas qu’une croyance quelconque, quelque chose de purement personnel, d’intérieur, qu’on garde pour soi. On ne cesse pas d’être disciple de Jésus quand on quitte sa maison pour aller travailler, pour aller régler des affaires, pour aller faire son magasinage, pour aller visiter des amis. On ne vit pas l’Évangile uniquement pendant les temps de prière personnelle et communautaire, durant la célébration des sacrements, de l’eucharistie dominicale.         <br />
              <br />
       Fidèle à l’exemple et à la parole du Maître, écrit encore le pape François, il est vital qu’aujourd’hui l‘Église sorte pour annoncer l’Évangile à tous, en tous lieux, en toutes occasions, sans hésitation, sans répulsion et sans peur. La joie de l’Évangile est pour tout le peuple, personne ne peut en être exclu. … L’Église en sortie est la communauté des disciples missionnaires qui prennent l’initiative, qui s’impliquent, qui accompagnent, qui fructifient et qui fêtent. L’Église n’a jamais vécu autrement sa mission; elle a commencé à exister le soir de la Pentecôte quand les disciples sont sortis sur les places publiques de Jérusalem pour parler de Jésus.       <br />
              <br />
       Si le sel se dénature, il n’est plus bon à rien… On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau. Jésus se donne la peine de dire, et bien clairement, que la vie d’un chrétien, d’une chrétienne doit avoir la saveur de l’Évangile, doit être porteuse de la lumière de l’Évangile. Les disciples de Jésus ne peuvent pas se contenter d’être comme tout le monde. La vie chrétienne, la vie selon l’Évangile ne se définit pas à partir de sondages.        <br />
       Il faut toutefois bien comprendre que si Jésus veut  que ses disciples soient lumière et sel, il veut aussi que leur témoignage se fasse dans la simplicité, le respect, l’amitié, la liberté. Il suffit de se rappeler les paraboles de la dernière place, de l’obole de la veuve, du pharisien et du publicain, et d’autres.        <br />
              <br />
       Saint Paul nous le rappelait dans la deuxième lecture : Quand je suis venu chez vous, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage humain ou de la sagesse. … C’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je suis arrivé chez vous.       <br />
              <br />
       C’est tels que nous sommes que Jésus nous appelle à mettre un peu de sel, de saveur dans notre monde, notre milieu, à être cette lumière qui réussit à briller, fut-elle une modeste chandelle. Sel et lumière, surtout si nous le sommes ensemble et que nous savons témoigner de notre liberté en respectant celle des autres. Quand Jésus interpellait les gens en Palestine, ceux et celles qui venaient l’écouter, il n’avait pas devant lui des gens exceptionnels. C’était du monde bien ordinaire qui l’entourait. Et c’est à eux que Jésus dit : Vous êtes le sel… la lumière. Ils ne l’ont été, nous ne pouvons l’être qu’en accueillant humblement, en nous le sel et la lumière de Dieu, pour que ce soit la gloire de Dieu qui resplendisse à travers nos modestes vies.       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Chanoine Marc Bouchard       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <title>Les défis de la mission dans l'Église de Québec aujourd'hui et les moyens d'y répondre - Bertrand Roy p.m.é.</title>
   <pubDate>Fri, 18 Nov 2011 02:06:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bertrand Roy</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité SME Archives]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 17 novembre 2011, 125 prêtres venant de toutes les parties de la région pastorale de la Rive Nord se sont retrouvés pour entendre Bertrand Roy p.m.é. sur le thème de la mission aujourd'hui. "Pasteurs au coeur d'une Église missionnaire et évangélisatrice" lisait-on dans le programme. La veille, à la salle du Journel à St-Joseph-de-Beauce, 75 prêtres de la région pastorale de la Rive Sud avaient pu bénéficier des enseignements concrets, pratiques et théologiques du conférencier.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3447549-4959743.jpg?v=1321586070" alt="Les défis de la mission dans l'Église de Québec aujourd'hui et les moyens d'y répondre - Bertrand Roy p.m.é." title="Les défis de la mission dans l'Église de Québec aujourd'hui et les moyens d'y répondre - Bertrand Roy p.m.é." />
     </div>
     <div>
      <b>Voir plus loin le texte intégral des interventions de l'abbé Bertrand Roy p.m.é, </b>       <br />
              <br />
       La journée de la Rive Nord s'est déroulé à la maison généralice des Soeurs de la Charité à Beauport. Elle a commencé par une <span style="font-style:italic">Lectio divina </span>à partir de 2 Corinthiens 5, 11-21 présidée par Mgr Gérald C. Lacroix, archevêque de Québec et primat du Canada. Après cette méditation riche et remplie, Bertrand Roy p.m.é. a commencé sa série de trois entretiens : deux en avant-midi et un en après-midi.       <br />
              <br />
       Le contenu de ces entretiens a été d'un richesse remarquable. Ils furent donnés avec aplomb, expérience et clarté. Le conférencier a été des plus appréciés par les participants. Vous trouverez ici un aperçu de ces entretiens présentés bien sommairement. Vous en trouverez le texte intégral plus loin.        <br />
              <br />
       Allons-y pour quelques notes prises sur le vif.       <br />
              <br />
       <b>Première conférence : &quot;La charité du Christ nous presse&quot; (2 Corinthiens 5, 14) ou devons-nous être &quot;de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques&quot;?</b>       <br />
              <br />
       Cet exposé visait à situer l'exercice du sacerdoce ministériel (fonction) dans le contexte de la pratique et de la théologie de la mission. Le conférencier s'est demandé s'il était possible de &quot;faire église&quot; autrement . Existe-t-il une autre façon? Oui, répond-il, et c'est plus qu'une question de tâche, c'est dans l'exercice de la charité pastorale que le prêtre trouvera du bonheur. C'est ce que dit le <span style="font-style:italic">Décret sur le Ministère et la Vie des prêtres</span> de Vatican II au numéro 14 que <span style="font-style:italic">Pastores dabo vobis </span> reprend largement. La charité pastorale prend tout son sens lorsque le ministère sacerdotal est envisagé dans sa dimension missionnaire. Le prêtre développe alors une attitude de &quot;conversion pastorale&quot; permanente. Il accepte ainsi d'aller vers des horizons toujours nouveaux comme l'y invite la lettre aux prêtres de <span style="font-style:italic">l'Assembleé des évêques catholiques du Québec </span>en 2009.       <br />
              <br />
       Pour mieux situer l'exercice du sacerdoce ministériel, le conférencier montre l'importance d'une théologie et d'une pratique de la Mission. Avant d'arriver aux moyens concrets, il est essentiel de mettre au point une vision éclairée et solide de la Mission.       <br />
              <br />
       Du <span style="font-style:italic">point de vue théologique</span>, la MIssion nous renvoie au Dessein de Dieu. L'Église n'existe pas pour elle-même, mais pour les autres. L'Église est au service du Dessein de Dieu, du mouvement de l’amour trinitaire qui embrasse toute l’humanité, c’est le souffle de l’Esprit qui unit toute l’humanité au mystère pascal du Christ, d’une façon que Dieu connaît. Cette constatation incontournable implique deux conséquences : 1) écoute et discernement des signes de l'action de l'Esprit et 2) conversion du regard ecclésial sur soi et sur les autres.       <br />
              <br />
       Du <span style="font-style:italic">point de vue pratique</span>, la Mission empruntera la même route que celle du Christ, comme le rappelle le Décret <span style="font-style:italic">Ad gentes</span> de Vatican II. La mission de l’Église écrivent les Pères du Concile Vatican II « continue et développe au cours de l’histoire la mission du Christ lui-même, qui fut envoyé pour annoncer aux pauvres la bonne nouvelle; c’est donc par la même route qu’a suivie le Christ lui-même que, sous la poussée de l’Esprit du Christ, l’Église doit marcher, c’est-à-dire par la route de la pauvreté, de l’obéissance, du service… » (numéro 5). L'Église est en chemin. La forme de la marche de l'Église c'est le pèlerinage - Ecclesia peregrinans - et  sa mission est sans cesse marquée par un dialogue prophétique entre les membres de l'Église et avec les autres qui l'entourent et avec lesquels elle interagit. C'est au coeur même des transformations que nous vivons que la &quot;nouvelle évangélisation&quot; se réalise. La vérité de l'Évangile est attestée par la qualité des relations que l'Église suscite à l'intérieur et à l'extérieur dans une gratuìté à l'image de la gratuité du don de Dieu.        <br />
              <br />
       Bertrand Roy  p.m.é. termine cette première conférence avec une image saisissante en comparant le ministère presbytéral à un diapason. Le prêtre, explique-t-il, n'est pas le chef d'orchestre, il ne joue pas de solos, il ne chante pas plus haut que les autres, il entend le &quot;la&quot; et il permet à la communauté de chanter juste.       <br />
              <br />
       <b>Deuxième conférence : &quot;La charité du Christ nous presse&quot; (2 Corinthiens 5, 14) ou la passion des &quot;supermans de la pastorale&quot;?</b>       <br />
              <br />
       Dans cette deuxième conférence, Bertrand Roy p.m.é. aborde la spiritualité de la MIssion. Son exposé vise à approfondir la dimension existentielle (être) de l'exercice du sacerdoce ministériel dans une perspective de spiritualité missionnaire. Il serait trop long ici de reprendre les multiples exemples que le conférencier a apportés Qu'il suffise de noter son insistance pour situer cette spiritualité de la Mission dans  un mouvement qui la précède et qui la dépasse, celui du Dessein de Dieu qui vient vers l'humanité et lui donne son Fils. &quot;C'est, dit-il, un problème de foi, de foi risquée&quot;. Comme Paul, le prêtre engage toute son existence au service de la mission. La spiritualtié missionnaire est avant tout existentielle. Exemples: Mgr Gustave Prévost et Charles de Foucauld. Des témoins, une présence, une communion, une vocation qui va toujours en avant, ouverte dans l'espérance, voilà des caractéristiques d'une authentique spiritualité missionnaire.       <br />
              <br />
       <b>Troisième conférence : &quot;La charité du Christ nous presse&quot; (2 Corinthiens 5, 14) ou &quot;l'avenir d'un ministère au service de la communion missionnaire&quot;?</b>       <br />
              <br />
       Dans cette conférence, Bertrand Roy p.m.é. a identifié quelques pistes d'avenir pour l'exercice &quot;consolant&quot; d'un ministère aux horizons nouveaux. Il en a indiqué cinq.       <br />
              <br />
       1) Mettre en fonction une communauté de collaborateurs et de collaboratrices qui ont un coeur rempli d'espérance, qui ont des désirs ardents et qui prennent le temps de partager ensemble dans la familiarité de la vie quotidienne et la détente.       <br />
              <br />
       2) Passer de la logique du succès à celle de la fécondité, ce que Mgr Lacroix avait appelé plus tôt en s'adressant à ses prêtres &quot;réussir&quot; versus &quot;accomplir&quot; en donnant l'exemple de Jésus qui n'a pas &quot;réussi&quot;, mais qui a &quot;accompli&quot; sa mission : &quot;Père, tout est accompli&quot; (Jean 19, 23) . Le Seigneur demande au pasteur de porter du fruit. Le pasteur est un semeur, c'est Dieu qui donne la croissance, mais le pasteur doit sarcler; bêcher, arroser pour que la semence s'enracine et porte du fruit. Il est important dans nos évaluations pastorales de le faire toujours en terme de &quot;fruits&quot; et non en termes de &quot;réussites&quot;.       <br />
              <br />
       3) Maintenir une saine tension entre le local et l'universel. &quot;Des racines et des ailes&quot;.... Être enracinés dans un milieu précis est essentiel à la Mission. D'autre part, l'ouverture, la mobilité sont nécessaires. Enracinement dans un contexte global.       <br />
              <br />
       4) Développer la fraternité sacerdotale et relever le défi des &quot;inters&quot; : l'inter-générationnel, l'inter-culturel, l'inter-ministères. Le conférencier donne ici plusieurs illustrations concrètes de cette piste.       <br />
              <br />
       5) Cultiver la formation, la formation initiale (séminaire, stages etc.) et la formation permanente.       <br />
              <br />
       Le conférencier termine par un souvenir de Paul VI à la fin de sa vie, en juillet 1978, qui, s’adressant à des représentants de diverses traditions religieuses du Japon venus le rencontrer, au moment de quitter ses invités, improvisait une salutation en leur disant simplement: «Nous prions le Seigneur de pouvoir être toujours digne de vous aimer et de vous servir». Que les pasteurs, à l'exemple de Paul VI,  soient toujours conscients que c'est une dignité d'aimer et de servir ses frères et soeurs.       <br />
              <br />
              <br />
       On peut lire une conférence de Bertrand Roy p.m.é. donnée au Montmartre canadien à Québec le 20 février 2008 qui touche plusieurs des points abordés dans les entretiens qui précèdent :  <a class="link" href="http://www.lemontmartre.net/archives/conference_bertrand_roy.pdf">L’évangélisation au XXIe siècle : Quelles surprises nous attendent?</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
       <b>Bertrand Roy, p.m.é. </b>       <br />
              <br />
       Directeur et rédacteur en chef de la revue <span style="font-style:italic">Missions Étrangères</span> de 1985 à 1986 et directeur de la publication depuis 2003, Bertrand Roy a été missionnaire en Indonésie de 1976 à 1982 et au Cambodge de 1995 à 1996. Il dirige aujourd'hui des dossiers relatifs à la formation en plus d'enseigner la missiologie à l'université. Il est membre du Conseil central de la Société des prêtres des Missions Étrangères depuis 2003, poste qu'il avait auparavant occupé de 1985 à 1991.        <br />
       ¨       <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Texte intégral des interventions de l'Abbé Bertrand Roy p.m.é.</b>       <br />
              <br />
       <b>Pasteurs au cœur d’une Église missionnaire et évangélisatrice</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Rencontres régionales des prêtres – Novembre 2011       <br />
       Archidiocèse de Québec</span>       <br />
              <br />
       	Durant la dernière année, ce fut pour moi un privilège que de faire le tour des régions pastorales pour une réflexion sur la paroisse dans la perspective de la nouvelle évangélisation. Je vous en remercie sincèrement. Aujourd’hui un autre cadeau m’est offert : collaborer à une réflexion sur la dimension missionnaire de notre ministère sacerdotal dans le contexte de la réorganisation pastorale en cours. Quel est l’avenir de notre ministère et de notre être comme prêtres à l’intérieur du grand chantier des réaménagements pastoraux?       <br />
              <br />
       	En préparant cette journée, je me suis laissé interpeller par des questions soulevées par le Conseil presbytéral du 19 septembre dernier.  «  On note un changement dans le service et la présence au gens dans ce nouveau redécoupage des  communautés. Dans ce nouveau contexte, nous sommes de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques. Comment allons-nous passer de la conversion structurelle à la conversion pastorale? » Je m’inspire de cette question pour tenter de situer l’exercice du sacerdoce ministériel dans une perspective missionnaire : « La charité du Christ nous presse » (2 Cor 5, 14) ou devons-nous être « de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques »?       <br />
              <br />
       	Je pense ici à mon premier évêque dans le Nord de Sumatra en Indonésie, Mgr Pius Datubara, un capucin indonésien. Il avait une telle une âme de pasteur qu’il semblait se reprocher d’être évêque, comme s’il y avait ainsi un prêtre de moins pour répondre aux besoins pastoraux immédiats des communautés. Les prêtres devaient faire la queue avec tous les pauvres de la ville pour pouvoir lui parler. Je pense aussi à un autre évêque, un prêtre diocésain polonais, que j’ai connu durant mes années d’étude dans son diocèse. Il était toujours en voyage et s’en remettait à ses collaborateurs pour les tâches administratives et la gestion du quotidien. Les foules l’adoraient, mais ses collaborateurs étaient parfois essoufflés, souvent laissé à eux-mêmes.       <br />
              <br />
       	Tous les deux, Pius Datubara et Karol Wotyla, furent pour moi des témoins de la charité pastorale, de cette « charité du Christ qui nous presse ». Cette charité pastorale, comme service de proximité et présence quotidienne aux gens, devient-elle un idéal impossible à vivre dans le contexte des réaménagements pastoraux actuels? Somme-nous condamnés à  être « de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques »?       <br />
              <br />
       Réaménagements pastoraux et exercice de la charité pastorale       <br />
              <br />
       	En avril 2010, dans une lettre qu’ils adressaient aux prêtres à l’occasion du Jeudi saint, les évêques du Québec exprimaient leur encouragement et leur reconnaissance. Dans cette même lettre, il était question des préoccupations actuelles des prêtres, qu’il s’agisse des réorganisa­tions pastorales, du lien avec leur évêque, de leur formation, de leur équilibre de vie, de leur situation financière. Après avoir rappelé le contexte diffi­cile dans lequel les prêtres sont appelés à exercer leur ministère aujourd’hui au Québec, souvent en se butant à l’indifférence des uns ou à l’agressivité des autres, les évêques du Québec affirmaient que « les réalités sociologiques et une décroissance numérique nous convainquent de plus en plus qu’il faut &quot;faire autrement&quot; pour que notre tâche soit humainement supportable et spirituellement gratifiante. On doit cependant l’affirmer clairement : la situation actuelle nous oblige à revenir à ce qui est la source de notre sacerdoce. » (AECQ, Lettre d’amitié des évêques du Québec à leurs confrères prêtres à l’occasion du Jeudi saint de l’année sacerdotale, 1er avril 2010).       <br />
              <br />
       	Faire autrement. Cette expression est devenue un slogan dans notre environnement politique, social et même ecclésial. On parle de faire Église autrement. Dans certaines Églises locales au passé missionnaire glorieux, on entend même des invitations à la désobéissance. Si l’exercice du ministère des prêtres devient une tâche qui n’est plus humainement supportable ni spirituel­lement gratifiante, il y a un sérieux problème dans la demeure et il faut évidemment faire autrement.       <br />
              <br />
       	Existe-t-il une autre façon de faire permettant de contrer la pénurie de main d’œuvre, l’abandon prématuré, l’épuisement professionnel ou le senti­ment de libéra­tion quand sonne enfin l’heure de la retraite. Il y a certainement moyen de faire autrement puisqu’il y a des prêtres heureux dans leur ministère. Nous en connaissons. Nous en sommes. Nous savons aussi que la même tâche peut être écrasante et terrible pour l’un et stimulante et valorisante pour un autre. C’est plus qu’une question d’ouvrage. Etre heureux comme prêtres dans la situation actuelle suppose que nous retrouvions constamment le chemin qui mène à la source de notre sacerdoce.        <br />
              <br />
       	Selon le décret de Vatican II sur le ministère et la vie des prêtres, c’est dans l’exercice de la charité pastorale, en menant la vie même du Bon Pasteur dans l’unité de la mission de l’Église, que les prêtres trouveront l’unité de leur propre vie et leur bonheur (cf. Vatican II, Presbyterorum Ordinis, 14). S’il faut faire autrement pour que la tâche des prêtres soit humainement supportable et spirituelle­ment gratifiante, il faut revoir notre façon d’exercer cette charité pastorale.       <br />
              <br />
       	La charité pastorale implique une loyauté et un effort inlassable, à la manière du Bon Pasteur qui appelle ses brebis chacune par son nom, qui donne sa vie pour elles, qui s’éloigne même du gros du troupeau pour rechercher celle qui est perdue. Cette loyauté et ce don de soi sans compter s’accommodent mal d’une froide description de tâche, d’un encadrement juridique bien défini, d’un horaire régulier non négociable, de directives officielles à appliquer mur à mur. La charité pastorale semble appartenir plus au domaine de l’improvisation qu’à celui de la planification. Elle appartient plus à la relation d’amitié et de liberté qu’à la responsabilité administrative et aux procédures contraignantes. Elle appartient plus au don gratuit qu’au devoir professionnel de répondre à des besoins, tels les besoins religieux de nos concitoyens.        <br />
              <br />
       	Pour donner tout son espace vital à la charité pastorale, il est nécessaire de faire autrement afin que les prêtres y trouvent l’unité de leur vie et leur bonheur. C’est ici qu’il peut être indispensable d’envisager le ministère des prêtres dans une perspective missionnaire. Ne sommes-nous pas confrontés nous aussi à la conversion pastorale dont a parlé la Ve Conférence du CELAM à Aparecida, au Brésil?       <br />
              <br />
       Nous avons besoin de déve­lop­per la dimension mission­naire de la vie dans le Christ. L’Église a besoin d’une forte secousse qui l’empêche de s’installer dans le confort, la stagna­tion et la tiédeur, en marge de la souffrance des pauvres du continent. Nous avons besoin que chaque commu­nauté chré­tien­ne se convertisse en un centre de rayonnement de la vie dans le Christ. […] Nous sommes appelés à assumer une attitude de conversion pastorale permanente, ce qui implique écouter avec attention et discerner « ce que l’Esprit dit aux Églises » (Ap 2, 29) à travers les signes des temps où Dieu se manifeste. » (CELAM, Aparecida – Document final, 2007, 360-362)       <br />
              <br />
       	Quelle conversion pastorale permanente, quelle forte secousse, quelle attention aux signes des temps, sommes-nous appelés à assumer pour vivre la charité pastorale du sacerdoce ministériel dans une perspective missionnaire?        <br />
              <br />
       Prêtres-missionnaires : héritiers et pionniers…       <br />
              <br />
       	Peut-être que « devenir de plus en plus évêques » n’est pas une si mauvaise idée après tout, non pas dans le sens d’être débordé de tâches administratives au point de priver l’Église de ses pasteurs ou de partir en voyage en laissant l’ouvrage aux autres, mais dans le sens de collaborer de plus en plus au ministère des évêques. Or ce ministère est d’abord et avant tout un service apostolique, autrement dit un service missionnaire.         <br />
              <br />
       	Encore faut-il bien s’entendre. Une certaine image traditionnelle de la mission, même si nous savons qu’elle est dépassée, demeure bien ancrée dans notre imaginaire ecclésial. Par exemple, il ne suffit pas de faire le prêtre dans un autre pays pour le faire autrement. Il ne suffit pas de savoir se débrouiller avec peu de ressources pour faire la mission. Ou encore, il ne suffit pas d’être un bon improvisa­teur, d’avoir un grand réseau d’amis et d’être généreux sans compter pour vivre la charité pastorale dans une perspective missionnaire. Comment se présente l’exercice de notre ministère dans cette perspecti­ve?       <br />
              <br />
       	J’aime bien me rappeler cette affirmation du rabbin Abraham Josuah Heschel : « Pour être un héritier spirituel, il faut être un pionnier. Pour être digne d’être un pionnier, il faut être un héritier spirituel. » Les prêtres du Québec, ou mieux encore les prêtres de Québec, sont les héritiers d’une longue tradition de prêtres-missionnaires, de prêtres-pionniers ouvrant des chemins nouveaux. Jusqu’en 1908, toute l’Amérique du Nord était considérée comme une terre de mission et plusieurs prêtres d’ici ont fait leurs valises pour aller vers l’Ouest, vers le Sud ou vers le Nord comme missionnaires. Et ceux qui restaient ici ouvraient de nouvelles paroisses, bâtissaient des églises, fondaient des communautés religieuses et peut-être même devenaient chanoines.        <br />
              <br />
       	En 1921, il y a 90 ans, les évêques du Québec ont exercé leur service missionnaire en fondant une maison de formation, un Séminaire en vue d’organiser la participation de leur clergé diocésain à la mission universelle de l’Église. Ce Séminaire sera le berceau de la Société des Missions-Étrangères. À l’époque, on partait en mission au loin, comme ambassadeurs d’un peuple apostolique, pour sauver une par une les âmes « qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort » et surtout pour fonder une Église locale à l’image et à la ressemblance de celle qui vous envoyait. L’attitude de ces missionnaires, généreux et audacieux, n’était pas toujours une attitude de sympathie face aux autres cultures et aux autres religions. Les jugements sévères et la confrontation des différences accom­pagnaient la disponibilité à rendre service aux gens et le désir de leur faire connaître la religion du Bon Dieu, comme on disait alors. La devise épiscopale du premier évêque de la Société des Missions-Étrangères, Mgr Louis-Adelmar Lapierre, p.m.é., vicaire aposto­li­que de Szepingkai en Mandchourie était : « Caritas Christi urget nos ». Tel est notre héritage spirituel.       <br />
              <br />
       	La perspective missionnaire a beaucoup changé depuis 1921 dans la mouvance des transformations sociales, religieuses et ecclésiales du XXe siècle, mais l’imaginaire ecclésial n’absorbe que très lentement ces changements. La mission actuelle en dialogue prophétique avec les pauvres, les cultures et les religions est toujours confrontée aux tentations de puissance, d’uniformité et de confrontation qui refont surface sous des habits nouveaux.       <br />
              <br />
       	L’appel à une conversion pastora­le missionnaire lancé par le CELAM à Aparecida n’est pas une nouveauté. Comme l’a fait l’Église du Québec, par exemple avec l’enquête Risquer l’avenir il y a 20 ans, cet appel recueille l’héritage du difficile chemine­ment post-conciliaire qui a changé notre vision et notre pratique de la mission.        <br />
              <br />
       	Par exemple, ce changement était évoqué discrètement par le comité des minis­tères de l’AECQ dans un message sur l’identité presbytérale intitulé : « Les prêtres-serviteurs au cœur du monde et de l’Église ». Dans la dernière section du message, sous le titre : « Appelés et envoyés », ce message situe ainsi le ministère des prêtres dans une perspective missionnaire :        <br />
              <br />
       […] La communauté locale ne doit pas s’occuper uniquement de ses propres fidèles : elle doit veiller à maintenir vive la préoccupation missionnaire qui la fera aller vers tous les hommes et toutes les femmes de leur temps. Les prêtres ont à cœur d’animer cet esprit missionnaire de la vie de la communauté. Les prêtres, au cœur de la communauté des baptisés, se rendent ainsi disponibles, par toute leur vie, à exercer un ministère aux horizons nouveaux, afin de collaborer d’une façon particulière à la mission du Christ, une mission elle aussi aux horizons toujours nouveaux… (AECQ, Comité des ministères, Les prêtres-serviteurs au cœur du monde et de l’Église (L’identité presbytérale), Année sacerdotale 2009-2010.)       <br />
               <br />
       	En ce qui regarde le ministère des prêtres dans une perspective missionnaire, le changement évoqué par le comité des ministères va bien au-delà de l’animation missionnaire de la communauté. La conversion pastorale qu’il suggère ne signifie pas la recherche de nouvelles stratégies. Il s’agit plutôt d’élargir notre regard à la mesure des horizons toujours nouveaux de la mission pour y resituer le ministère des prêtres et l’exercice de leur charité pastorale dans cette perspective.       <br />
              <br />
       	Pour évoquer brièvement ces horizons nouveaux de la mission et y situer le ministère des prêtres aujourd’hui et demain, j’adopterai trois points de vue : d’abord celui de la théologie de la mission, puis celui de la pratique de la mission, et enfin celui de la spiritualité de la mission.        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       La mission a une Église       <br />
              <br />
       	Un premier point de vue est celui de la théologie de la mission. Dans la mouvance de Vatican II, nous avons redécouvert le sens théologique de la mission. Son origine, son centre et son but se trouvent dans le mouvement de l’amour trinitaire vers toute l’humanité. Plus qu’une activité de l’Église, la mission est sa raison d'être comme communauté croyante. Nous connaissons cette affirmation du décret Ad Gentes : « De sa nature, l’Église, durant son pèlerinage sur la terre, est missionnaire, puisque elle-même tire son origine de la mission du Fils et de la mission du Saint-Esprit, selon le dessein de Dieu le Père. Ce dessein découle de « l’amour dans sa source », autrement dit de la charité du Père (Vatican II, Ad Gentes, 2).        <br />
              <br />
       	Toute l’Église est missionnaire car elle trouve son origine et son but dans ce mouvement de l’amour trinitaire qui la précède et la dépasse pour rejoindre toute l’humanité et l’embrasser de ses deux mains que sont le Verbe et l’Esprit, la Parole et le Souffle de Dieu. L’horizon de la mission s’élargit considérablement. Plus qu’une activité de l’Église, c’est la mission qui a une Église. L’Église est au service de cette mission de Dieu comme signe et sacrement. Mentionnons seulement deux enjeux de ce nouvel horizon de la mission pour le service que l’Église est appelée à rendre.       <br />
              <br />
       	Un premier enjeu est le passage à une compréhension de la mission qui dépasse le salut individuel. Cette mission, qui prend forme sacramentelle dans l’Église, concerne la réalisation dans toute l’histoire humaine du dessein de Dieu dans l’ordre de l’amour, de la libération du mal, d’une nouvelle création. Il en résulte un regard plus positif quoique critique sur les projets d’humanisation que portent les différentes cultures, idéologies et traditions religieuses de l’humanité. Le service de l’Église missionnaire exige un constant discernement des « signes des temps », des signes de l’amour de Dieu à l’œuvre dans l’histoire. C’est la condition indispensable pour que l’Église soit fidèle à sa raison d’être et puisse dire aux femmes et aux hommes de son temps : « Si tu savais le don de Dieu. »       <br />
              <br />
       	Un deuxième enjeu de ce nouvel horizon de la mission est une conversion du regard ecclésial sur soi et les autres. Si nous avons longtemps défini les autres, les destinataires de la mission, en fonction de nous (qu’il s’agisse des païens, des infidèles, des hérétiques, des non-chrétiens, des non-pratiquants, des distants, etc.), le service de la mission de Dieu à l’œuvre dans le monde par sa Parole et son Esprit nous conduits à découvrir notre identité comme Église dans la relation avec les autres, dans le dialogue et le service. Selon le théologien Karl Rahner au lendemain de Vatican II, au moment où l’organisa­tion missionnaire de l’Église était en pleine crise, si l’Église est missionnaire, c’est parce qu’elle a besoin des autres pour vivre sa foi. Jean-Paul II évoquera la même pauvreté quand il affirmera que « la mission renouvelle l’Église, renforce la foi et l’identité chrétienne, donne un regain d’enthousiasme et des motivations nouvelles. La foi s’affermit lorsqu’on la donne. » (Jean-Paul II, Redemptoris missio, 2).         <br />
              <br />
       	Selon ce point de vue de la théologie de la mission, un premier point de repère pour situer le « ministère aux horizons nouveaux » des prêtres est la conscience qu’une Église missionnaire, de par sa nature, est une Église toute entière ministérielle, c’est-à-dire toute entière au service du don reçu gratuitement du Christ ressuscité pour être partagé avec tous dans la mouvance de son Esprit. Dans l’Église missionnaire, tous les baptisés incorporés au Christ sont participants de l’unique mission du Christ en coopérant selon la mesure du don reçu à sa triple fonction prophétique, sacerdotale et royale. Tous sont dans les Christ des femmes et des hommes de Dieu autant que les prêtres, quoiqu’en pense le sentiment populaire beaucoup plus sacral qu’ecclésial.        <br />
              <br />
       	Sur cet horizon nouveau, comment se situe le ministère des prêtres? Le sacerdoce ministériel se redécouvre comme un sacerdoce de service pour aider toute l’Église à devenir et demeurer elle-même à la suite du Christ qui l’appelle et l’envoie. Pour reprendre une affirmation du P. Jean-Marie Tillard : « Pourquoi donc cette nécessité du ministère, porté par l’Esprit du Christ, alors que tout vient du Christ ?  Précisément, afin de bien manifester que tout vient du Christ » (J.-M. Tillard, Chair d’Église, chair du Christ, Paris, Cerf, 1992, p. 162)       <br />
              <br />
       	Le ministère des prêtres, coopérant à la mission apostolique des évêques, se situe ainsi comme un don appartenant à la structure même de l’Église mission­naire.  Selon les mots de Jean-Paul II : « Dans son être même et dans sa mission sacramentelle, le prêtre apparaît, dans la structure de l’Église comme signe de la priorité absolue et de la gratuité de la grâce, qui est donnée à l’Église par le Christ ressuscité. Par le sacerdoce ministériel, l’Église prend conscience, dans la foi, de ne pas exister par elle-même, mais par la grâce du Christ dans l’Esprit Saint » (Jean-Paul II, Pastores dabo vobis, 1992, 16).       <br />
              <br />
       	Si, par sa nature missionnaire, l’Église n’existe pas par elle-même mais par la gratuité de la grâce du Christ, elle n’existe pas non plus pour le seul bénéfice de ses membres mais pour le salut du monde. Ici aussi le don du sacerdoce ministériel est essentiel comme signe de l’universalité de la mission du Christ confiée à l’Église. Selon les mots bien connus du décret conciliaire sur le ministère et la vie des prêtres, « le don spirituel que les prêtres ont reçu à l’ordination les prépare non pas à une mission limitée et restreinte, mais à une mission de salut d’ampleur universelle, « jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8) (Vatican II, Presbyterorum Ordinis, 10).       <br />
              <br />
       	Dans cette perspective, le prêtre n’est pas un agent de pastorale parmi les autres. Ce qui n’est pas sans susciter des débats. Par exemple, dans la mise en œuvre de nouveaux projets missionnaires de la Société des Missions-Étrangères, l’opportunité d’accepter la responsabilité d’une charge pastorale fut souvent questionnée par des confrères prêtres qui souhaitaient être libres pour de nouvelles initiatives d’évangélisation. Dans une Église toute entière ministérielle, le prêtre n’a pas à assurer tous les ministères dont a besoin l’Église pour accomplir sa mission. Qu’il soit de moins en moins possible de le faire est sans doute une libération. Cependant, son service spécifique dans l’Église demeure essentiel comme signe personnel de la gratuité du don du Christ et de l’universalité de son amour dont les sacrements doivent être des signes.        <br />
              <br />
       La mission en dialogue       <br />
              <br />
       	Un deuxième point de vue pour évoquer les nouveaux horizons de la mission où se situe le ministère des prêtres est celui de la pratique de la mission, à savoir comment l’Église continue et développe dans l’histoire la mission du Christ envoyé pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres. Selon les mots du décret Ad Gentes, « c’est par la même route qu’a suivie le Christ lui-même que, sous la poussée de l’Esprit du Christ, l’Église doit marcher, c’est-à-dire par la route de la pauvreté, de l’obéissance, du service et de l’immolation de soi jusqu’à la mort, dont Il est sorti victorieux par sa résurrection » (Vatican II, Ad Gentes, 5).        <br />
              <br />
       	La bonne forme de l’Église missionnaire est celle du pèlerinage, d’un peuple en route, Ecclesia peregrinans. Sur la route, elle se fait « parole, message et conversation » selon les mots de Paul VI dans Ecclesiam Suam. Elle passe de l’anathème au dialogue, elle se tourne vers l’autre, si différent soit-il. En partageant la recherche de salut, de libération, d’authenticité, d’harmonie des peuples dont elle se reconnaît solidaire dans sa propre pauvreté, l’Église de Vatican II approfondit l’Évangile de Jésus-Christ qu’elle proclame. Sa compréhension de l’évangélisation, au sens strict de la prédication de l’Évangile, s’élargit en cours de route. Ainsi, en 1971, le synode des évêques affirmait que « l’activité en faveur de la justice et la participation à la transformation du monde nous apparais­sent pleinement comme une dimension constitutive de la prédication de l’Évangile» Synode des évêques, La justice dans le monde, 1971).       <br />
              <br />
       	Puis, à la suite du synode de 1974 sur ce thème de l’évangélisation, Paul VI écrit l’exhortation Evangelii nuntiandi (1975), où la compréhension de l’é­van­­gé­li­sation s’élargit encore pour inclure l’évangé­li­sa­tion de la culture et des cultures. Plus encore, non seulement l’Église est-elle appelée à évangéliser, selon son identité la plus profonde,  mais elle aussi «a toujours besoin d’être évangélisée, si elle veut garder fraîcheur, élan et force pour annoncer l’Évangile» (Paul VI, Evangelii nuntiandi, 15). C’est dans le dialo­gue avec les pauvres, les cultures et les religions que se constitue une véritable Église locale, en bonne forme missionnaire. L’inculturation, un nouveau mot qui apparaît durant ces années-là, désigne cette ecclésiogénèse, cet engendrement ecclésial. Non pas une adaptation superficielle ou encore un clonage mission­naire, mais la réponse nouvelle, inédite, que donne un peuple à l’annonce de l’Évangile.       <br />
              <br />
       	La journée de jeûne et de prière pour la paix tenue à Assise en octobre 1986, il y a 25 ans, fut un évé­ne­ment hautement symbolique du nouvel horizon ouvert par la pratique de la mission en dialogue. Cette rencontre recueillait les fruits des initiati­ves de dialogue œcuménique et interreligieux qui se sont multi­pliées, avec des hauts et des bas, à la suite du concile. Jean-Paul II résumait ainsi le sens de cette rencontre : «Voyons en ceci une anticipation de ce que Dieu voudrait se voir réaliser dans l’histoire de l’humanité: un cheminement fraternel dans lequel nous nous accompagnons mutuellement vers un objectif transcendant qu’il prépare pour nous» (Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux &amp; Congrégation pour l’évangélisation des peuples, Dialogue et annonce, 1991, no 79).       <br />
              <br />
       	Cette mission en dialogue prophétique est une réalité complexe, aussi diversifiée que les situations où l’Église est appelée à servir l’Évangile. Les nouveaux horizons de la mission qui s’ouvrent ainsi dépassent largement l’image géographique des missions lointaines. Il peut s’agir de la mission ad gentes, là où l’Évangile n’est pas connu ou mal connu, souvent dans des milieux marqués par d’autres traditions religieuses ou idéologiques. Dans les milieux déchristianisés, où l’Évangile est méconnu ou archivé sur la tablette du patrimoine, on parlera de nouvelle évangé­lisa­tion. Et cette mission en dialogue se poursuit aussi à l’intérieur même de l’Église. Celle-ci a constamment besoin de se convertir à l’Évangile, qu’il s’agisse du mouvement œcuménique, des rapports entre divers réseaux d’Église portant des projets contrastés, ou encore de l’activité pastorale avec toutes ces tentations de rivalités, de cléricalisme et d’esprit de parti.         <br />
              <br />
       	Dans la diversité de ces situations, cette mission évangélisatrice est plus que l’enseignement d’une doctrine, la promotion d’une morale, l’apprentissage d’un rituel religieux et ses règles, comme ce fut souvent le cas en terres de mission. Pour reprendre l’expression très simple d’un confrère, missionnaire au Japon pendant des décennies : la mission, me disait-il, c’est d’abord et avant tout  une « affaire de relations ».  Simple, mais très exigeant.       <br />
              <br />
       	Dans les sessions de formation missionnaire, j’insiste toujours sur le fait qu’il n’y a pas de missionnaire tout seul. Si la relation de l’envoyé avec celui qui l’envoie est fondamentale, c’est dans la relation avec les destinataires que se vérifient l’authenticité et la crédibilité du missionnaire. La qualité de cette relation est le lieu vital où agit la puissance de l’Esprit du Christ, où l’expérience de la foi prend forme, où la vérité de l’Évangile est annoncée, où l’Église est convoquée. Dans le vif de la rencontre interculturelle et interreligieuse, la qualité de cette relation est mise à l’épreuve dans la mission en dialogue. 	Jusqu’où cette relation de la mission favorise-t-elle la gratuité, le partage des dons ? Jusqu’où est-elle hospita­lière, inclusive, ouverte aux pauvres, sans frontière? En somme, jusqu’où cette relation de la mission est-elle le signe du mouvement de l’amour trinitaire qui précède et dépasse le missionnaire ? C’est l’horizon nouveau qu’ouvre la pratique de la mission en dialogue.       <br />
              <br />
       	Du point de vue de la pratique de la mission en dialogue, nous identifions un autre point de repère pour situer le « ministère aux horizons nouveaux » des prêtres. La vérité de l’Évangile est annoncée et attestée d’abord et avant tout par la qualité des relations de communion et de service que l’Église suscite à l’intérieur et à l’extérieur d’elle-même. La vérité de l’Évangile, c’est-à-dire l’amour personnel et universel de Dieu manifesté en Jésus Christ et à l’oeuvre dans le monde par son Esprit, est un don reçu gratuitement et il est partagé dans une communion de vie fraternelle et de dévouement désintéressé ouverte à tous. C’est la forme de la mission en dialogue.        <br />
              <br />
       	Dans l’Église missionnaire, le ministère des prêtres comme collaboration au ministère apostolique des évêques concerne précisément la qualité de ces relations de communion et de service qui témoignent de la vérité de l’Évangile. Le sacerdoce ministériel est le signe personnel de la gratuité du don de Dieu dans le Christ et de son ouverture universelle. Sans ce ministère de la gratuité du don de Dieu et de son universalité, la communion ecclésiale risque de se replier sur elle-même, de se justifier à la mesure du milieu ambiant ou de s’effriter. Sans ce ministère, le service missionnaire de toute l’Église dans le monde peut s’essouffler, se mesurer uniquement au succès ou à la bonne réputation.       <br />
              <br />
       	Dans son ministère sacramentel, que ce soit dans l’Église ou sur le perron de l’Église, le prêtre est appelé à jouer l’Évangile in persona Christi non pas sept fois, mais soixante-dix fois sept fois. Les Évangiles sont remplis de nouveaux sacrements à découvrir en mission. Il y a beaucoup de petites eucharisties à célébrer pour conduire à la grande Eucharistie       <br />
              <br />
       	Tous les disciples du Christ sont sans doute appelés à jouer les Évangiles. La tradition apostolique nous a légués les Évangiles comme autant de partitions qui ont besoin d’être interprétées par des personnes vivantes pour exprimer toute leur beauté pour la vie du monde. L’exercice de la charité pastorale des prêtres ne consiste pas à jouer toutes les partitions, ni même à faire le chef d’orchestre. Son ministère spécifique est plus de l’ordre du diapason, du signe personnel ordonné à bien manifester que tout vient du Christ, gratuitement et pour tous.        <br />
              <br />
       	 « La charité du Christ nous presse » (2 Cor 5, 14). Devons-nous être « de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques »? Dans une perspective missionnaire, notre service est amené à prendre autant de formes que les situations où la communauté ecclésiale est conduite dans son pèlerinage, y compris les réaménagements pastoraux que réclame la réalité du milieu. En ce sens, dans le contexte d’une nouvelle évangélisa­tion, dans ce pays où nous sommes les héritiers d’une histoire locale de l’Église avec ses grandeurs et ses lourdeurs, peut-être le temps est-il venu non pas de la démission face à des tâches qui nous dépassent mais plutôt de la « permission » dans le sens de permettre, d’encourager, d’autoriser la liberté et la créativité face à des façons de faire reçues de nos prédécesseurs et peut-être sacralisées à outrance.       <br />
              <br />
       	Oui, « pour être un héritier spirituel, il faut être un pionnier » comme dirait le rabbin Heschel. L’essentiel est de veiller à la qualité des relations de communion et de service qui attestent de la vérité de l’Évangile aujourd’hui. Dans cette perspective, le sacerdoce ministériel comme signe personnel du Christ vivant est essentiel pour aider les communautés à rester au diapason du don reçu gratuitement en vue d’être partagé avec tous.        <br />
              <br />
       	L’expérience nous apprend que des changements importants, s’ils peuvent surprendre ou bouleverser des habitudes, sont souvent le fruit d’une longue germination invisible et ils peuvent conduire à leur tour vers d’autres changements imprévisibles mais dépassant toutes nos espérances. Les conversions structurelles en cours ici et ailleurs, comme ce fut le cas dans le passé et comme cela se répétera dans l’avenir, sont le lieu où nous sommes appelés à jouer la nouveauté de l’Évangile, à être les pionniers d’une nouvelle façon d’être Église en interprétant à nouveau l’Évangile de l’accueil, du partage, du pardon, de la guérison, de la fête, de la vie. Oui, « pour être digne d’être un pionnier, il faut être un héritier spirituel. »       <br />
              <br />
       L’espérance d’une vocation : « Non plus serviteurs mais amis » (Jn 15, 15)        <br />
              <br />
       	Qu’en est-il de la dimension existentielle de l’exercice du sacerdoce ministériel dans une perspective missionnaire. Mon propos s’inspire ici d’une autre préoccupation du Conseil presbytéral de septembre dernier en relation avec l’être prêtre aujourd’hui. « Comment être des acteurs positifs au cœur des réaménagements proposés par le cadre de référence? Comment garder un équilibre dans l’exercice du ministère pour le vivre dans la durée? Quand on regarde la liste des confrères, on voit une liste de charges qui réclament d’eux qu’ils soient des supermans de la pastorale. Il faut se pencher sur ceux qui sont là et avoir de la compassion pour ceux à qui ont va donner des charges terribles. » Je m’inspire de cette préoccupation pour situer la dimension existentielle de l’exercice du sacerdoce ministériel dans une perspective missionnaire : « La charité du Christ nous presse » (2 Cor 5, 14) ou la passion des « supermans de la pastorale »       <br />
              <br />
       	La charité du Christ qui nous presse fait-elle de nous des personnes tellement pressées que nous risquons d’être écrasés? Dans sa correspondance avec l’Église de Corinthe, Paul ne se gêne pas pour évoquer toutes les tribulations qu’il a affrontées au service de l’Évangile. Il en met beaucoup au point d’écrire : « Si nous avons été hors de sens, c’était pour Dieu : si nous sommes sensés, c’est pour vous » (2 Cor 5, 13). Et c’est par la suite qu’il écrit : « L’amour du Christ nous étreint, à cette pensée qu’un seul est mort pour tous et donc que tous sont morts » (2 Cor 5, 14 - TOB).        <br />
              <br />
       	Si Paul consacre toute sa vie au Christ et affronte toutes les tribulations que nous connaissons, c’est sous la motion de la charité – celle du Christ pour lui provoquant la sienne pour le Christ. Or cet amour est actif, généreux et repose sur une conviction : Jésus a donné sa vie par amour. C’est le jugement que Paul pose sur la vie et le ministère de Jésus qui lui permet de trouver le sens des tribulations qu’il affronte lui-même. « Il est mort pour tous afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux » (2 Cor 5, 15). S’il y a des « supermans de la pastorale », il y a aussi des « supermans de la mission », et c’est le même problème. Un coup d’œil à l’expérience missionnaire de la Société des Missions-Étrangères que je connais un peu mieux peut être révélateur à cet égard.        <br />
              <br />
       	Une approche pour connaître l’expérience missionnaire de la Société des Missions-Étrangères pourrait être le récit de ses tribulations, individuelles ou collectives. Ces  tribulations, ce sont les conversions et les résistances de ses missionnaires, les beaux plans qui ne se sont pas réalisés, les conflits imprévus, les maladies et les accidents, les difficultés pour parler une autre langue, les malentendus et les frustrations dans le creuset de la rencontre interculturelle. Ces tribulations, ce sont aussi des événements qui bouleversent tout : guerres civiles, révo­lu­tions popu­laires, dictatu­res militai­res, séche­res­ses ou inonda­tions.       <br />
              <br />
       	Non seulement les missionnaires se sont-ils retrouvés à la merci des cir­cons­tances de temps et de lieu, mais ils ont souvent fait exprès pour se rendre vulnéra­bles en prenant l'ini­tiative de franchir des frontiè­res géographiques, mais aussi culturelles, sociales, économiques. Et que dire de l’apprentissage de la patience pour appren­dre une nou­velle langue, pour s'ini­tier à la culture d'un peu­ple, pour trouver sa place et se bâtir un réseau de rela­tions person­nelles. Le chemin parcouru fut souvent une route de tribulations, de participation au mystère pascal du Christ.       <br />
              <br />
       	Sur cette route souvent cahoteuse, le missionnaire expérimente l'action libératrice de l'Esprit du Christ.  Dans le creuset de la rencontre intercul­turelle et interreligieuse, quand apparaît la vulnérabi­li­té de ses convic­tions, de sa liberté, de son amour, il entend le Seigneur lui dire:­ « Ma grâce te suffit » (2 Cor 12, 9).­ Aller à la frontière et transgres­ser les limites ne va pas sans risque. Dans les échecs où l'orgueil est blessé, cette épreuve est féconde pour la mission si elle est le lieu d'une rencontre réconci­liatrice avec le Christ ressusci­té. Cette expérience de la joie pascale fonde le témoignage,­ inspire le courage missionnaire.         <br />
              <br />
       	Dans cette expérience de tribulations, nous avons appris la valeur de la rencontre de l’autre, si différent soit-il. Non seulement cette différence doit-elle être respectée, mais elle est une richesse offerte dans l’hospitalité. De l’accueil reçu, sans mérite de notre part, nous tenons la conviction que la mission au service de l’Évangile n’est pas d’abord une tâche à accomplir, quel que soit notre activisme. Cette mission est avant tout un don reçu pour être partagé. Un autre nous précède en Galilée et combien de fois il nous a surpris sur la route d’Emmaüs quand la tentation était forte de rentrer dans nos terres.       <br />
              <br />
       	Une leçon que nous apprenons à travers nos bons et nos mauvais coups, c’est que le missionnaire s’inscrit dans un mouvement qui le précède et le dépasse. Ce mouvement de la mission de Dieu, qui prend forme sacramentelle dans l’Église, n’est pas une idéologie, un projet bien programmé, une « success story », mais un problème de foi, la foi risquée dans la rencontre de l’autre, si étranger soit-il, où l’action de l’Esprit nous révèle le visage du Christ. Selon les mots de Jean-Paul II, « la mission est un problème de foi, elle est précisément la mesure de notre foi en Jésus et en son amour pour nous » (Jean-Paul II, Redemptoris missio, 11). Parler de la mission, c’est donc parler de la foi, de sa vitalité et de sa maturité, comme don reçu pour être partagé.       <br />
              <br />
       	Ce troisième point de vue pour évoquer les nouveaux horizons de la mission, après la théologie et la pratique de la mission, est celui de la spiritualité de la mission touchant précisément la dimension existentielle de la foi comme suite du Christ. La tradition des « missions étrangères » a été fortement marquée par une spiritualité de la configuration au Christ dans son incarnation et son sacrifice. Cette spiritualité se manifestait dans l’importance donnée à l’exode en terre étrangère sinon hostile, à l’obéissance, à la communauté de destin dans le don de soi jusqu’à la fin, le martyre étant la consécration sinon souhaitée du moins valorisée de l’identification au Christ.           <br />
              <br />
       	Dans la perspective des horizons nouveaux ouverts par la redécouverte du sens théologique de la mission et de la pratique de la mission en dialogue, la spiritualité de la mission s’est renouvelée dans le sens de l’écoute, de la présence et du dialogue pour découvrir l’action de Celui qui dans le dynamisme de son Esprit nous précède en Galilée.       <br />
              <br />
       	Une attention nouvelle est accordée à la vocation missionnaire comme charisme qui rend apte et disponible à se charger comme d’un office propre de la mission d’évangélisation qui appartient à toute l’Église (cf. Vatican II, Ad Gentes, 23). Cette vocation « est le paradigme de l’engagement missionnaire de l’Église, qui a toujours besoin que certains se donnent radicale­ment et totalement, qui a toujours besoin d’élans nouveaux et audacieux » (Jean-Paul II, Redemptoris missio, 66).        <br />
              <br />
       	Dans l’itinéraire post-conciliaire de la Société des Missions-Étrangères, au fil des transformations de notre pratique missionnaire et aussi de notre vie communau­taire apostolique avec l’association de laïques hommes et femmes ainsi que l’ouver­ture internationale de notre membership, cette vocation missionnaire commune est devenue le point de convergence qui permet de vivre la mission en communion. Et en retour, c’est le ressource­ment à cette vocation qui permet le renouveau de la  pratique missionnaire et de la vie communautaire face aux défis de l’inter-généra­tion­nel, de l’interculturel, de la diversité des ministères. Cette vocation missionnaire est l’énergie de l’Esprit qui permet de vivre la mission en communion. Je ne vous garantis pas que tout baigne toujours dans l’huile, mais la flamme se transmet même si parfois il y a des étincelles.       <br />
              <br />
       	La vocation missionnaire, vocation modelée sur celle des apôtres (cf. Jean-Paul II, Redemptoris missio, 65), est un don de l’Esprit qui rend contem­porain du Christ et permet de voir, juger et agir à sa manière. Elle permet de reconnaître avec gratitude la fidélité de Dieu dans notre histoire personnelle et collective. Elle invite à la vigilance en formant notre regard pour lire les signes des temps et discerner l’action de l’Esprit. Elle nous appelle à accueillir et servir dans l’espérance, dans le courage de l’avenir.       <br />
              <br />
       	Cette vocation missionnaire est à la source du ministère apostolique de Paul, un ministère vécu dans les tribulations selon la Deuxième Épître aux Corinthiens. Par son accent très personnel, cette lettre livre le secret même de la vie apostolique de Paul et constitue un véritable exposé de spiritualité missionnaire. « Ce trésor, nous le portons dans des vases d’argile… Pressés de toute part, nous ne sommes pas écrasés… sans cesse nous portons dans notre corps l’agonie de Jésus afin que la vie de Jésus soit elle aussi manifestée dans notre corps » (2 Cor 4, 7, 8, 10). Par opposition aux chrétiens de Corinthe qui misent sur les dons extérieurs de l’Esprit, Paul ne se lasse pas de répéter que les signes de l’apostolat ne sont autres que des signes de faiblesse et d’impuissance, des signes de conformité avec la passion de Jésus. Il voit ses tribulations en relation avec celles de Jésus. Dans cette faiblesse, il voit le Christ qui s’est fait pauvre jusqu’à la croix et en qui l’amour de Dieu s’est manifesté avec puissance jusqu’à la gloire de la résurrection.       <br />
              <br />
       	Selon ce point de vue de la spiritualité de la mission, à la lumière de la « passion » de Paul, un autre point de repère pour situer la vie et le ministère des prêtres sur l’horizon nouveau de la mission est le renouvellement dans leur ministère par ressourcement à l’espérance d’une vocation. Inspirons-nous ici encore du décret Ad Gentes. Dans la conclusion de l’article consacré à la spiritualité missionnaire où on peut lire : «  Les Ordinaires et les Supérieurs devront, à époques fixes, réunir les mission­naires pour qu’ils soient fortifiés dans l’espérance de leur vocation et renouvelés dans leur ministère apostolique » (Vatican II, Ad Gentes, 24).       <br />
              <br />
       	Quelle est la source de l’espérance de cette vocation? Un confrère qui fut longtemps missionnaire en Asie et qui célèbre cette année son 60e de sacerdoce m’a dit qu’il se reconnaissait totalement dans l’homélie faite un autre prêtre lors de la célébration de son propre 60e d’ordination. Dans cette homélie prononcée le 29 juin dernier à Rome, ce prêtre citait l’Évangile de Jean. « Je ne vous appelle plus serviteurs mais amis ! » (Jn 15, 15) – et il commentait : «  Non plus serviteurs mais amis : dans cette parole est contenu tout le programme d’une vie sacerdotale. » (Benoît XVI, 29 juin 2011). Cette amitié du Christ, dont témoignait Benoît XVI, est la source de l’espérance où se renouvelle l’exercice du ministère des prêtres. Cette amitié est un don gratuit et sans limite, accueilli dans les hauts et les bas de la mission, qui permet d’être à son tour le signe du don gratuit et sans limite du Christ à tous ceux et celles qui le cherchent.         <br />
              <br />
       	Le renouvellement du ministère des prêtres, la possibilité de faire autrement, ne tient pas d’abord à des circonstances extérieures favorables ou non. Dans une perspective missionnaire, ce renouvelle­ment ne se fait pas par adaptation mécani­que de nouvelles façons de faire mais par ressourcement à une vocation spéciale, à cette espérance que donne l’amitié du Christ. Un confrère longtemps missionnaire à Cuba et au Pérou, à qui je demandais des suggestions pour préparer cette intervention, me disait : « Demande-leur s’ils ont encore des illusions? »  En français, le mot « illusions » peut faire penser à des mirages décevants, mais selon le génie de la langue espagnole ce mot évoque plutôt les espérances qui font vivre en ouvrant des horizons nouveaux.       <br />
              <br />
       	L’exercice de la charité pastorale au cœur d’une Église missionnaire et évangélisatrice est une invitation continuelle à aller à la rencontre des surprises de la mission. En nous risquant dans l’inconnu de la rencontre de l’autre, sans craindre les tribulations, nous pouvons expérimenter combien la mission est d’abord un don, une grâce, comme l’hospitalité généreuse reçue en terre étrangère. Encore faut-il sortir et prendre le large dans l’espérance.        <br />
              <br />
                            Comme expression de cette espérance sur une route avançant vers l’inconnu, les mots les plus justes ne sont-ils pas ceux de Paul VI à des repré­sen­tants de diverses traditions religieuses du Japon venus le rencontrer à la fin de juillet 1978, quelques semaines avant sa mort? Au moment de quitter ses invités, il improvisait une salutation en leur disant simplement: «Nous prions le Seigneur de pouvoir être toujours digne de vous aimer et de vous servir» (Allocution à des représentants des religions du Japon, 26 juillet 1978, Il dialogo interreli­gioso nel magistero pontificio (Documenti 1963-1993), a cura di Francesco GIOIA, Libreria Editrice Vaticana, 1994, p. 227). Désirer être toujours digne d'aimer et de servir les personnes et les communautés vers lesquelles nous conduit la mission au service de l’Évangile, n’est-ce pas la qualité évangé­li­que du signe ecclésial que les prêtres sont appelés à offrir aujourd’hui et demain?       <br />
              <br />
       Bertrand Roy, p.m.é.       <br />
       SRHP 11406-01/115.11       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Les-defis-de-la-mission-dans-l-Eglise-de-Quebec-aujourd-hui-et-les-moyens-d-y-repondre-Bertrand-Roy-p-m-e_a441.html</link>
  </item>

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   <title>Commentaires du Supérieur général du SME lors de l'inauguration du ministère pastoral de Mgr Gérald C. Lacroix</title>
   <pubDate>Fri, 01 Apr 2011 02:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité SME Archives]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La première partie de cette vidéo nous présente les commentaires de Mgr Hermann Giguère, supérieur général du Séminaire de Québec, sur l'homélie de Mgr Lacroix lors de l'inauguration de son ministère pastoral le 25 mars 2011 au Pavillon de la Jeunesse d'Expo-Cité à Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2856669-4037302.jpg?v=1301619076" alt="Commentaires du Supérieur général du SME lors de l'inauguration du ministère pastoral de Mgr Gérald C. Lacroix" title="Commentaires du Supérieur général du SME lors de l'inauguration du ministère pastoral de Mgr Gérald C. Lacroix" />
     </div>
     <div>
      Les commentaires occupent les 10 premières minutes. La suite de la vidéo donne la fin de la célébration : prière après la communion, prône de Mgr Lacroix et remerciements, envoi et brefs interviews avec Mgr Maurice Couture, archevêque émérite de Québec, et Mgr Paul Lortie, nouveau vicaire général.       <br />
              <br />
       <object width="430" height="271"><param name="movie" value="http://www.ecdq.tv/embed/2597/"></param><param name="wmode" value="window"></param><param name="scale" value="noscale"><param name="allowFullScreen" value="true"><param name="allowScriptAccess" value="sameDomain" /><embed src="http://www.ecdq.tv/embed/2597/" type="application/x-shockwave-flash" wmode="window" allowFullScreen="true" width="430" height="271"></embed></object>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Commentaires-du-Superieur-general-du-SME-lors-de-l-inauguration-du-ministere-pastoral-de-Mgr-Gerald-C-Lacroix_a401.html</link>
  </item>

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   <title>« Nouvelle évangélisation et nouvelle écoute» Homélie pour la fête de l'Immaculée Conception 8 décembre</title>
   <pubDate>Tue, 07 Dec 2010 20:27:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie à l’occasion du renouvellement du Vœu de l’Immaculée fait depuis 1665 en la fête de l’Immaculée Conception par le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère P.H., au Séminaire de Québec le 8 décembre 2010. Textes de l'Écriture: Gen 3, 9-15,20, Eph 3,-6, 11-12 et Lc 1, 28-42.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2532579-3568898.jpg?v=1291750889" alt="« Nouvelle évangélisation et nouvelle écoute» Homélie pour la fête de l'Immaculée Conception 8 décembre" title="« Nouvelle évangélisation et nouvelle écoute» Homélie pour la fête de l'Immaculée Conception 8 décembre" />
     </div>
     <div>
      Dans le sillage de l’<span style="font-style:italic">Exhortation apostolique post-synodale « Verbum Domini »</span> de Benoît XVI, je voudrais m’arrêter aujourd’hui au texte du vœu de l’Immaculée que les prêtres du Séminaire de Québec font depuis 1665 et que nous allons refaire dans quelques instants. Ce texte illustre un esprit tourné vers l’évangélisation et l’annonce de l’Évangile, comme l'est cette Exhortation  du Saint-Père et peut encore éclairer notre route de disciples et témoins de Jésus au 21e siècle.        <br />
              <br />
       Permettez-moi donc, ce soir, de reprendre avec vous certains passages du texte du <span style="font-style:italic">Vœu de l’Immaculée</span> qui est dans le feuillet à la page 5 <a class="link" href="http://www.wmaker.net/carrefourkairos/Texte-du-Voeu-de-l-Immaculee_a71.htmlet">Texte du Voeu de l'Immaculée</a> et d’en souligner ainsi la richesse et l’actualité en utilisant les commentaires de Sœur Doris Lamontage dans son petit livre : <span style="font-style:italic">Prier 15 jours avec François de Laval</span>.       <br />
              <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le texte du Vœu de l’Immaculée</span>       <br />
              <br />
       1) Les premiers mots s’adressent à : Jésus, Sauveur du monde.        <br />
              <br />
       « …Bien qu’il s’agisse d’une prière à la Vierge, la consécration est centrée sur Jésus-Christ, souligne Sœur Doris. Style particulièrement conforme à la dévotion mariale de François de Laval…. Le Sauveur est honoré et le serviteur invité à s’engager à une fidèle correspondance. Ainsi, ceux qui se prosternent aux pieds du Sauveur promettent de le servir fidèlement afin de le faire connaître et adorer par les habitants du pays. » (pp. 33-34)       <br />
              <br />
       « Le contenu de cette prière mariale mène le croyant au Sauveur du monde… La Vierge médiatrice conduit vers son Fils…Nous sommes dans une dynamique filiale. [La] spiritualité mariale [du bienheureux François de Laval] invite à passer par la très sainte Mère pour offrir à son bien-aimé Fils nos louanges et nos demandes. » (p.35).       <br />
              <br />
       2) La prière demande à Marie d’intercéder auprès du Fils pour la conversion de ce pays.        <br />
              <br />
        « Par cette consécration, le serviteur s’engage à faire connaître et adorer le Sauveur. Ceux qui connaissent son saint Nom obtiennent par bonté et par miséricorde la conversion de ceux qui l’ignorent….C’est par le Fils que l’on connaît le Père. ‘Personne ne va au Père si ce n’est par moi, Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. (Jn 14, 6-7). Dans sa filiation, Jésus est le chemin qui mène à la connaissance du Père. » (pp.35-36)       <br />
              <br />
       3) La prière du Vœu de l’Immaculée invite à la fidélité à Dieu et à la rupture avec le péché        <br />
              <br />
       « Qu’est-ce qui éloigne de la connaissance de Dieu? Le péché, souligne François de Laval : quoique nos péchés nous doivent éloigner de votre personne. Le péché cause une rupture dans la relation personnelle avec Jésus. Marie, Mère de Dieu, n’est-elle pas le modèle par excellence de la fidélité à la grâce?... ‘Je vous salue Marie, peine de grâce’. Marie correspond à ce que vous désirez de vos serviteurs. Marie intercède donc auprès de son Fils pour protéger ceux et celles qui connaissent le Nom de Dieu et pour donner la connaissance de Dieu à ceux et celles qui ne l’ont pas. » (p. 35)       <br />
              <br />
       4) Marie dans la communion des saints       <br />
              <br />
       « Dans la prière de consécration [du Vœu de l’Immaculée], Marie est nommée Reine des Anges. Il est question de votre Époux et de vos fidèles serviteurs, saint Ignace et saint François Xavier et de tous les Anges gardiens. La dévotion mariale de François de Laval unit toute l’Église par la communion des saints. » (p. 35)       <br />
              <br />
       C’est une des caractéristiques principales de sa dévotion mariale. Celle-ci annonce celle de Vatican II qui présente Marie comme Mère de l’Église.       <br />
              <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une dévotion utile et pertinente pour aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       Fidèles à la pratique du renouvellement du Vœu de l’Immaculée, les prêtres du Séminaire se sentent toujours interpellés par les besoins de l’évangélisation et d’une « nouvelle évangélisation »: nouvelle dans ses méthodes, nouvelle dans son ardeur et nouvelle dans ses témoins, comme nous y invite, le pape Benoît XVI dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique post-synodale Verbum Domini</span> (30 septembre 2010).        <br />
              <br />
       &quot; Les horizons immenses de la mission ecclésiale, la complexité de la situation présente demandent aujourd’hui des modalités nouvelles pour communiquer de façon efficace la Parole de Dieu. L’Esprit Saint, premier agent de toute Évangélisation, ne manquera jamais de guider l’Église du Christ dans cette action&quot; (<span style="font-style:italic">Verbum Domini</span>, n. 97), et le pape continue, &quot;…notre temps doit être toujours davantage le temps d’une nouvelle écoute de la Parole de Dieu et d’une Nouvelle Évangélisation.  Redécouvrir le caractère central de la Parole divine dans la vie chrétienne nous fait retrouver aussi le sens le plus profond de ce que le pape Jean-Paul II a rappelé avec force: continuer la 'missio ad gentes' et entreprendre avec toutes les forces la Nouvelle Évangélisation, surtout dans les pays où l’Évangile a été oublié ou souffre de l’indifférence du plus grand nombre en raison d’un sécularisme diffus. Que l’Esprit Saint éveille chez les hommes la faim et la soif de la Parole de Dieu et suscite de zélés messagers et témoins de l’Évangile!&quot;  (<span style="font-style:italic">Verbum Domini</span>, n. 122)       <br />
              <br />
       Bien sûr que la situation de notre Église locale, de notre Église particulière, l'Église de Dieu qui est à Québec, n’est plus ce qu’elle a été. Mais c’est vers les gens qui la composent et vers les personnes qui vivent sur son territoire que se portent notre attention et nos efforts. Ces efforts seraient vains s’ils ne se laissaient pas habiter par  un esprit et un élan qui vient de Dieu lui-même par son Esprit Saint qui éveille chez nos contemporains une soif de sens et une attente d’une parole qui libère.       <br />
              <br />
       Marie qui se fit la « servante du Seigneur », qui sut être à l’écoute,  nous apprend à dire oui comme elle à la Parole qui retentit et à devenir de plus en plus des serviteurs d’une Parole qui fait vivre et qui sauve. Jésus lui-même est cette Parole vivante toujours actuelle et toujours présente. Que nos efforts et nos élans pastoraux s’en remplissent et ils seront le chemin de la venue de Celui qui est hier, aujourd’hui et demain, l’Alpha et l’Omega, la Voie, la Vérité et la Vie.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà, chers confrères, un commentaire qui est propre à nous inspirer dans le renouvellement du Vœu de l’Immaculée. C’est un geste que nous posons par tradition, mais c’est aussi l’occasion d’entrer un peu plus dans l’esprit et le cœur de notre fondateur, le bienheureux François de Laval, et de nos devanciers et par eux dans le cœur de Marie, la Mère de Jésus toute pure et toute belle dont nous fêtons en ce jour l’Immaculée Conception.        <br />
              <br />
       Que cette eucharistie renouvelle en nous un désir ardent de contribuer à notre façon à l’annonce de la Bonne nouvelle et la connaissance du Nom de Jésus-Christ.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
       Le 8 décembre 2010       <br />
              <br />
              <br />
       _______________________________       <br />
       Citations tirée du livre de Sœur Doris Lamontagne « Prier 15 jours avec François de Laval » pour le deuxième jour de sa méditation.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Formule du voeu fait en 1665 par le Bienheureux François de Laval avec les prêtres du Séminaire en l'honneur de l’Immaculée Conception et qui s'est depuis renouvelé tous les ans par dévotion, sans obligation de le renouveler. Cette formule était déjà utilisée par les pères jésuites depuis 1636 environ.</span>       <br />
              <br />
       Adorable Jésus, Sauveur du monde,       <br />
       quoique nos péchés nous doivent éloigner de votre personne,       <br />
       si est-ce qu'étant épris de vous honorer et votre sainte Mère,       <br />
       et poussés de nous voir dans la fidèle correspondance que vous désirez de vos fidèles serviteurs,       <br />
       pour vous faire reconnaître et adorer des habitants de cette contrée,       <br />
       vous nous voyez prosternés à vos pieds où nous vous promettons et faisons voeu, comme aussi à la Sainte Vierge votre Mère,       <br />
              <br />
       de faire célébrer douze fois (une fois par mois) ces douze mois suivants, le sacrifice de la sainte Messe,       <br />
        et ce à l'honneur et en action de grâce de l'Immaculée Conception de cette sainte Vierge votre Mère,       <br />
       comme aussi de jeûner tous la veille de cette sienne fête à la même intention;       <br />
       le tout pour obtenir de votre bonté et miséricorde       <br />
       par son intercession et par ses mérites,       <br />
       la conservation de ce pays et la conversion de tous ceux qui y habitent.       <br />
              <br />
       Recevez donc, o sainte et sacrée Reine des Anges et des hommes, sous votre sainte protection       <br />
       cette population que nous vous présentons par les mains de votre glorieux Époux et de vos fidèles serviteurs,       <br />
       Saint Ignace et Saint François-Xavier, et de tous les Anges gardiens et protecteurs de ces lieux,       <br />
       pour les offrir à votre bien-aimé Fils       <br />
       à ce qu'il lui plaise les maintenir et protéger,       <br />
       donner la connaissance de son saint Nom à ceux qui ne l'ont pas encore, et à tous, la persévérance en sa sainte grâce et en son saint amour.       <br />
              <br />
       Ainsi soit-il.       <br />
              <br />
              <br />
       _________________________________________________________       <br />
       Citations de l'<span style="font-style:italic">Exhortation apostolique post synodale &quot;Verbum Domini&quot;</span>       <br />
              <br />
       n. 97       <br />
              <br />
       L’exigence d’une Nouvelle Évangélisation, ressentie avec tant de force par mon vénérable Prédécesseur, doit être réaffirmée sans peur, dans la certitude de l’efficacité de la Parole divine. L’Église, sûre de la fidélité de son Seigneur, ne se lasse pas d’annoncer la Bonne Nouvelle de l’Évangile et invite tous les Chrétiens à redécouvrir combien il est beau de marcher à la suite du Christ.       <br />
              <br />
       n. 98       <br />
              <br />
       Il y a un rapport étroit entre le témoignage de l’Écriture, comme attestation que la Parole de Dieu donne d’elle-même, et le témoignage de vie des croyants. L’un implique l’autre et y conduit. Le témoignage chrétien communique la Parole attestée dans les Écritures. Les Écritures, à leur tour, expliquent le témoignage que les Chrétiens sont appelés à donner dans leur propre vie. Ceux qui rencontrent des témoins crédibles de l’Évangile sont ainsi amenés à constater l’efficacité de la Parole de Dieu en ceux qui l’accueillent.       <br />
              <br />
       98. Dans ce va-et-vient entre le témoignage et la Parole, nous comprenons l’affirmation du Pape Paul VI dans l’Exhortation apostolique Evangelii nuntiandi. Notre responsabilité ne se limite pas à proposer au monde des valeurs communes ; il faut arriver à l’annonce explicite de la Parole de Dieu. C’est seulement ainsi que nous serons fidèles à la mission du Christ: «La Bonne Nouvelle, proclamée par le témoignage de la vie, devra donc être tôt ou tard proclamée par la Parole de vie. Il n’y a pas d’Évangélisation vraie si le nom, l’enseignement, la vie, les promesses, le Règne, le Mystère de Jésus de Nazareth, Fils de Dieu, ne sont pas annoncés».[ Paul VI, Exhort. apost. Evangelii nuntiandi (8 décembre 1975), n. 22: AAS 68 (1976), p. 20.]       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Nouvelle-evangelisation-et-nouvelle-ecoute-Homelie-pour-la-fete-de-l-Immaculee-Conception-8-decembre_a381.html</link>
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   <title>Gazouillis...tweets...</title>
   <pubDate>Thu, 28 Oct 2010 14:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité SME Archives]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      <div class=Section1>

<table class=MsoNormalTable border=1 cellspacing=1 cellpadding=0 width="100%"
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 <tr style='mso-yfti-irow:0;mso-yfti-firstrow:yes'>
  <td width="19%" style='width:19.92%;border:none;background:#FF9900;
  padding:.75pt .75pt .75pt .75pt'>
  <p class=MsoNormal><span style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;
  font-family:Arial;color:#14487E'>&nbsp;News <span class=SpellE>Letter</span>
  N° 33</span><span style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt'><o:p></o:p></span></p>
  </td>
  <td width="79%" style='width:79.7%;border:none;background:#FF9900;padding:
  .75pt .75pt .75pt .75pt'>
  <p class=MsoNormal align=center style='text-align:center'><span
  style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt'>&nbsp;<a
  href="http://www.webzinemaker.com/sme"><b><span style='font-family:Arial'>SME-<span
  class=SpellE>Infonet</span></span></b></a></span><span style='font-size:8.5pt;
  mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'>&nbsp;</span><span
  style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt'><o:p></o:p></span></p>
  </td>
 </tr>
 <tr style='mso-yfti-irow:1'>
  <td colspan=2 style='border:solid gray 1.0pt;border-bottom:none;background:
  white;padding:.75pt .75pt .75pt .75pt'>
  <p class=MsoNormal style='margin-bottom:12.0pt'><span style='font-size:8.5pt;
  mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'>&nbsp;Sommaire de <st1:PersonName
  ProductID="la newsletter N" w:st="on">la newsletter N</st1:PersonName>° 33 du
  27 octobre 2010<o:p></o:p></span></p>
  <p class=MsoNormal><span style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;
  font-family:Arial;color:#14487E'>&nbsp;Actualité&nbsp;: FRERES DOMINICAINS
  AUJOURD'HUI<o:p></o:p></span></p>
  <p class=MsoNormal style='text-align:justify'><span style='font-size:8.5pt;
  mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'><span
  style='mso-spacerun:yes'> </span>Actualité : NOUVELLE EVANGELISATION...<o:p></o:p></span></p>
  <p class=MsoNormal style='text-align:justify'><span style='font-size:8.5pt;
  mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'><span
  style='mso-spacerun:yes'> </span>Actualité : NOUVEAU MODÈLE DE SÉMINAIRE<o:p></o:p></span></p>
  </td>
 </tr>
 <tr style='mso-yfti-irow:2'>
  <td colspan=2 style='border-top:none;border-left:solid gray 1.0pt;border-bottom:
  none;border-right:solid gray 1.0pt;background:white;padding:.75pt .75pt .75pt .75pt'>
  <div align=center>
  <table class=MsoNormalTable border=1 cellspacing=0 cellpadding=0 width="100%"
   style='width:100.0%;mso-cellspacing:0in;background:white;border-top:solid gray 1.0pt;
   border-left:none;border-bottom:solid gray 1.0pt;border-right:none;
   mso-padding-alt:0in 0in 0in 0in'>
   <tr style='mso-yfti-irow:0;mso-yfti-firstrow:yes'>
    <td width="100%" colspan=3 style='width:100.0%;border:none;padding:3.75pt 3.75pt 3.75pt 3.75pt'>
    <div class=MsoNormal align=center style='text-align:center'><span
    style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt'>
    <hr size=1 width="90%" noshade color="#aca899" align=center>
    </span></div>
    <p class=MsoNormal align=center style='text-align:center'><span
    style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt'><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
    </td>
   </tr>
   <tr style='mso-yfti-irow:1'>
    <td width="72%" colspan=2 style='width:72.1%;border:none;padding:3.75pt 3.75pt 3.75pt 3.75pt'>
    <p class=MsoNormal style='text-align:justify'><b><span style='font-size:
    8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Verdana'><a
    href="http://www.webzinemaker.com/admi/m6/page.php3?num_web=37114&amp;rubr=2&amp;id=368441"><span
    style='font-family:Arial'>Actualité&nbsp;: FRERES DOMINICAINS AUJOURD'HUI</span></a></span></b><span
    class=MsoHyperlink><b><span style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;
    font-family:Arial'><o:p></o:p></span></b></span></p>
    <p class=MsoNormal style='text-align:justify'><span style='color:#14487E'><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
    <p class=MsoNormal style='text-align:justify'><span style='font-size:8.5pt;
    mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'>Dieu veut le bonheur
    de l'homme, rappelle le nouveau Maître des Dominicains <span class=SpellE>rapelle</span>
    <span class=SpellE>lec</span> Fr. Bruno <span class=SpellE>Cadoré</span>,
    élu en septembre dernier Maître général de l'Ordre des dominicains. Ce
    qu'un dominicain aurait envie de dire aujourd'hui au monde c'est que « Dieu
    n'est pas une force anonyme, c'est quelqu'un... C'est un Dieu qui veut la
    joie de ...<a
    href="http://www.webzinemaker.com/admi/m6/page.php3?num_web=37114&amp;rubr=2&amp;id=368441">Lire
    la suite</a><o:p></o:p></span></p>
    <p class=MsoNormal><span style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;
    font-family:Arial;color:#14487E'><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
    <p class=MsoNormal style='text-align:justify'><b><span style='font-size:
    8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'>Propos
    recueillis par Carmen Elena Villa<o:p></o:p></span></b></p>
    </td>
    <td width="27%" valign=top style='width:27.9%;border:none;padding:3.75pt 3.75pt 3.75pt 3.75pt'>
    <p class=MsoNormal align=center style='text-align:center'><span
    style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt'><a
    href="http://www.webzinemaker.com/admi/m6/page.php3?num_web=37114&amp;rubr=2&amp;id=368441"><span
    style='color:windowtext;text-decoration:none;text-underline:none'><!--[if gte vml 1]><v:shapetype
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    </v:shape><![endif]--><![if !vml]><img border=0 width=132 height=198
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    </td>
   </tr>
   <tr style='mso-yfti-irow:2'>
    <td width="100%" colspan=3 style='width:100.0%;border:none;padding:3.75pt 3.75pt 3.75pt 3.75pt'>
    <div class=MsoNormal align=center style='text-align:center'><span
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    </span></div>
    <p class=MsoNormal align=center style='text-align:center'><span
    style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt'><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
    </td>
   </tr>
   <tr style='mso-yfti-irow:3'>
    <td width="72%" colspan=2 style='width:72.1%;border:none;padding:3.75pt 3.75pt 3.75pt 3.75pt'>
    <p class=MsoNormal style='text-align:justify'><b><span style='font-size:
    8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Verdana'><a
    href="http://www.webzinemaker.com/admi/m6/page.php3?num_web=37114&amp;rubr=2&amp;id=368440"><span
    style='font-family:Arial'>Actualité&nbsp;: NOUVELLE EVANGELISATION...</span></a></span></b><span
    class=MsoHyperlink><b><span style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;
    font-family:Arial'><o:p></o:p></span></b></span></p>
    <p class=MsoNormal style='text-align:justify'><span style='color:#14487E'><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
    <p class=MsoNormal style='text-align:justify'><span style='font-size:8.5pt;
    mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
    <p class=MsoNormal style='text-align:justify'><span style='font-size:8.5pt;
    mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'>Mardi 12 octobre
    2010 : La Nouvelle évangélisation n'est pas un « projet expansionniste »,
    affirme Benoît XVI, mais « l'Eglise <span class=GramE>a</span> le devoir
    d'annoncer l'Evangile partout et toujours ». Le pape a publié, ce 12
    octobre 2010, une lettre apostolique en forme de « motu proprio » intitulé
    « Partout et toujours » par lequel il a institué le ... <a
    href="http://www.webzinemaker.com/admi/m6/page.php3?num_web=37114&amp;rubr=2&amp;id=368440">Lire
    la suite</a><o:p></o:p></span></p>
    <p class=MsoNormal style='text-align:justify'><span style='font-size:8.5pt;
    mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'><br>
    <b>Par Vatican Information Service<o:p></o:p></b></span></p>
    </td>
    <td width="27%" valign=top style='width:27.9%;border:none;padding:3.75pt 3.75pt 3.75pt 3.75pt'>
    <p class=MsoNormal align=center style='text-align:center'><span
    style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt'><a
    href="http://www.webzinemaker.com/admi/m6/page.php3?num_web=37114&amp;rubr=2&amp;id=368440"><span
    style='color:windowtext;text-decoration:none;text-underline:none'><!--[if gte vml 1]><v:shape
     id="_x0000_i1027" type="#_x0000_t75" style='width:99pt;height:153pt'>
     <v:imagedata src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/sme%20N.L_fichiers/image003.jpg" o:title="evangelisation_nouvelle"/>
    </v:shape><![endif]--><![if !vml]><img border=0 width=132 height=204
    src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/sme%20N.L_fichiers/image004.jpg" v:shapes="_x0000_i1027"><![endif]></span></a><o:p></o:p></span></p>
    </td>
   </tr>
   <tr style='mso-yfti-irow:4'>
    <td width="100%" colspan=3 style='width:100.0%;border:none;padding:3.75pt 3.75pt 3.75pt 3.75pt'>
    <div class=MsoNormal align=center style='text-align:center'><span
    style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt'>
    <hr size=1 width="90%" noshade color="#aca899" align=center>
    </span></div>
    <p class=MsoNormal align=center style='text-align:center'><span
    style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt'><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
    </td>
   </tr>
   <tr style='mso-yfti-irow:5'>
    <td width="72%" colspan=2 style='width:72.1%;border:none;padding:3.75pt 3.75pt 3.75pt 3.75pt'>
    <p class=MsoNormal style='text-align:justify'><b><span style='font-size:
    8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Verdana'><a
    href="http://www.webzinemaker.com/admi/m6/page.php3?num_web=37114&amp;rubr=2&amp;id=368200"><span
    style='font-family:Arial'>Actualité : NOUVEAU MODÈLE DE SÉMINAIRE </span></a><o:p></o:p></span></b></p>
    <p class=MsoNormal><span style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;
    font-family:Arial;color:#14487E'><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
    <p class=MsoNormal style='text-align:justify'><span style='font-size:8.5pt;
    mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
    <p class=MsoNormal style='text-align:justify'><span style='font-size:8.5pt;
    mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
    <p class=MsoNormal style='text-align:justify'><span style='font-size:8.5pt;
    mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'>Lyon inaugure un
    nouveau modèle de séminaire. Le nouveau séminaire provincial de Lyon,
    inauguré samedi 18 septembre, organise la formation des futurs prêtres
    autour de petites fraternités Information tiré du journal <st1:PersonName
    ProductID="LA CROIX Le" w:st="on">LA CROIX Le</st1:PersonName> nouveau
    séminaire provincial de Lyon est situé légèrement en contrebas des parkings
    où se garent les ...<a
    href="http://www.webzinemaker.com/admi/m6/page.php3?num_web=37114&amp;rubr=2&amp;id=368200">Lire
    la suite</a><o:p></o:p></span></p>
    <p class=MsoNormal><span style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;
    font-family:Arial;color:#14487E'><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
    <p class=MsoNormal style='text-align:justify'><b><span style='font-size:
    8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'>Par
    Bénévent <span class=SpellE>Tosseri</span>, à Lyon<o:p></o:p></span></b></p>
    </td>
    <td width="27%" valign=top style='width:27.9%;border:none;padding:3.75pt 3.75pt 3.75pt 3.75pt'>
    <p class=MsoNormal align=center style='text-align:center'><span
    style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt'><a
    href="http://www.webzinemaker.com/admi/m6/page.php3?num_web=37114&amp;rubr=2&amp;id=368200"><span
    style='color:windowtext;text-decoration:none;text-underline:none'><!--[if gte vml 1]><v:shape
     id="_x0000_i1028" type="#_x0000_t75" style='width:150pt;height:102.75pt'>
     <v:imagedata src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/sme%20N.L_fichiers/image005.jpg" o:title="lyon_seminaire"/>
    </v:shape><![endif]--><![if !vml]><img border=0 width=200 height=137
    src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/sme%20N.L_fichiers/image005.jpg" v:shapes="_x0000_i1028"><![endif]></span></a><o:p></o:p></span></p>
    </td>
   </tr>
   <tr style='mso-yfti-irow:6;mso-yfti-lastrow:yes'>
    <td width="71%" style='width:71.92%;border:none;padding:0in 0in 0in 0in'>
    <p class=MsoNormal><span style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt'><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
    </td>
    <td width="0%" style='width:.18%;border:none;padding:0in 0in 0in 0in'>
    <p class=MsoNormal><span style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt'><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
    </td>
    <td width="27%" style='width:27.9%;border:none;padding:0in 0in 0in 0in'>
    <p class=MsoNormal><span style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt'><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
    </td>
   </tr>
   <![if !supportMisalignedColumns]>
   <tr height=0>
    <td width=530 style='border:none'></td>
    <td width=1 style='border:none'></td>
    <td width=210 style='border:none'></td>
   </tr>
   <![endif]>
  </table>
  </div>
  <p class=MsoNormal><span style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;
  font-family:Arial;color:#14487E'><o:p></o:p></span></p>
  </td>
 </tr>
 <tr style='mso-yfti-irow:3'>
  <td colspan=2 valign=top style='border-top:none;border-left:solid gray 1.0pt;
  border-bottom:none;border-right:solid gray 1.0pt;background:white;padding:
  .75pt .75pt .75pt .75pt'>
  <p align=center style='text-align:center'><b><u><span style='font-size:8.5pt;
  mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Verdana;color:#14487E'>INFORMATIONS</span></u></b><span
  style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt'> <o:p></o:p></span></p>
  <p><span class=SpellE><b><span style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:
  8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'>Gazouilis</span></b></span><b><span
  style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'>&#8230;<span
  class=SpellE>tweets</span>&#8230;<o:p></o:p></span></b></p>
  <p style='margin:0in;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'><span
  style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'><!--[if gte vml 1]><v:shape
   id="_x0000_i1029" type="#_x0000_t75" style='width:46.5pt;height:48pt'>
   <v:imagedata src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/sme%20N.L_fichiers/image006.png" o:title="twitter_icon_4"/>
  </v:shape><![endif]--><![if !vml]><img border=0 width=62 height=64
  src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/sme%20N.L_fichiers/image007.gif" v:shapes="_x0000_i1029"><![endif]>Cette
  Newsletter vous arrive encore&#8230;. Lancée le 7 mars 2005, elle a presque
  cinq ans. Comme je vous le disais dans <st1:PersonName
  ProductID="la dernière Newsletter" w:st="on">la dernière Newsletter</st1:PersonName>,
  je me suis laissé prendre par les gazouillis&#8230;<span class=SpellE>tweets</span>&#8230;
  Mes pages <span class=SpellE>Twitter</span>, ma page personnelle<span
  style='mso-spacerun:yes'>  </span><a href="http://twitter.com/hgiguere">http://twitter.com/hgiguere</a>
  et la page du <st1:PersonName ProductID="Séminaire de Québec" w:st="on">Séminaire
   de Québec</st1:PersonName><span style='mso-spacerun:yes'>  </span><a
  href="http://twitter.com/smequebec">http://twitter.com/smequebec</a> , ont
  respectivement 108 et 114 <span class=SpellE>tweets</span>.<span
  style='mso-spacerun:yes'>  </span>Faites-y une visite de temps à autre ou
  encore, pourquoi pas&nbsp;? abonnez-vous à nos <span class=SpellE>tweets</span>
  sur <span class=SpellE>Twitter</span>. <o:p></o:p></span></p>
  <p style='margin:0in;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'><span
  style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
  <p style='margin:0in;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'><span
  style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'><!--[if gte vml 1]><v:shape
   id="_x0000_i1030" type="#_x0000_t75" style='width:63pt;height:42pt'>
   <v:imagedata src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/sme%20N.L_fichiers/image008.jpg" o:title="sme_oeuvre"/>
  </v:shape><![endif]--><![if !vml]><img border=0 width=84 height=56
  src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/sme%20N.L_fichiers/image009.jpg" v:shapes="_x0000_i1030"><![endif]><span
  style='mso-spacerun:yes'>  </span>Le <st1:PersonName
  ProductID="Séminaire de Québec" w:st="on">Séminaire de Québec</st1:PersonName>
  est aussi sur <span class=SpellE>Facebook</span> <o:p></o:p></span></p>
  <p style='margin:0in;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'><span
  style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'><span
  style='mso-spacerun:yes'>                              </span><a
  href="http://www.facebook.com/pages/Quebec-QC/Seminaire-de-Quebec/248548099031?filter=1">http://www.facebook.com/pages/Quebec-QC/Seminaire-de-Quebec/248548099031?filter=1</a><o:p></o:p></span></p>
  <p style='margin:0in;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'><span
  style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
  <p style='margin:0in;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'><span
  style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'><!--[if gte vml 1]><v:shape
   id="_x0000_i1031" type="#_x0000_t75" style='width:41.25pt;height:1in'>
   <v:imagedata src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/sme%20N.L_fichiers/image010.jpg" o:title="fdl_dessin_primaire3"/>
  </v:shape><![endif]--><![if !vml]><img border=0 width=55 height=96
  src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/sme%20N.L_fichiers/image011.jpg" v:shapes="_x0000_i1031"><![endif]><span
  style='mso-spacerun:yes'>  </span>ainsi que <st1:PersonName
  ProductID="François de Laval" w:st="on">François de Laval</st1:PersonName></span>
  </p>
  <p style='margin:0in;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'><span
  style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'><span
  style='mso-spacerun:yes'>                    </span><a
  href="http://www.facebook.com/pages/Francois-de-Laval/121750057852149">http://www.facebook.com/pages/Francois-de-Laval/121750057852149</a><o:p></o:p></span></p>
  <p style='margin:0in;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'><span
  style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
  <p style='margin:0in;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'><span
  style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
  <p style='margin:0in;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'><span
  style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'>Malgré
  ces ajouts à mon registre de communications, je continue l&#8217;envoi
  d&#8217;une Newsletter pour ceux et celles qui ne pensent pas prendre le
  virage <span class=SpellE>Twitter</span>.<span style='mso-spacerun:yes'> 
  </span>Je mets beaucoup plus de choses sur <span class=SpellE>Twitter</span>,
  cela va de soi. Mais, je continuerai (jusqu&#8217;à quand&nbsp;? je ne sais)
  de pointer de temps à autre quelques articles que je vous transmettrai et qui
  s&#8217;ajoutent aux riches archives de la Newsletter qui comptent 64
  articles dans <st1:PersonName ProductID="la rubrique ACTUALITÉ" w:st="on">la
   rubrique ACTUALITÉ</st1:PersonName>, 28 dans RÉFLEXIONS et 20 dans
  DOCUMENTS. Comme il est écrit plus bas, si cet envoi vous <span class=SpellE>ennuei</span>
  ou vous importune de quelque façon, cliquez pour vous <span class=SpellE>déabonner</span>.<o:p></o:p></span></p>
  <p style='margin:0in;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'><span
  style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
  <p style='margin:0in;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'><span
  style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'>Bonne
  lecture&nbsp;! Il y a du nouveau dans l&#8217;air&#8230;allez voir&#8230;<o:p></o:p></span></p>
  <p style='margin:0in;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'><span
  style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
  <p style='margin:0in;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'><span
  style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'>Mgr
  <st1:PersonName w:st="on">Hermann Giguère</st1:PersonName> P.H.<o:p></o:p></span></p>
  <p style='margin:0in;margin-bottom:.0001pt'><span style='font-size:8.5pt;
  mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'>Supérieur général
  du <st1:PersonName ProductID="Séminaire de Québec" w:st="on">Séminaire de
   Québec</st1:PersonName><o:p></o:p></span></p>
  <p><span style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;
  color:#14487E'>Le 27 octobre 2010<o:p></o:p></span></p>
  </td>
 </tr>
 <tr style='mso-yfti-irow:4'>
  <td colspan=2 style='border:solid gray 1.0pt;border-top:none;background:white;
  padding:.75pt .75pt .75pt .75pt'>
  <p class=MsoNormal><span style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;
  font-family:Arial;color:#14487E'><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
  <p class=MsoNormal><span style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;
  font-family:Arial;color:#14487E'>Si vous ne souhaitez plus recevoir cette
  newsletter, veuillez vous&nbsp;<a
  href="mailto:hgig.geo@yahoo.com?subject=Désabonnement%20du%20webzine%20SME-Infonet%20">désabonner</a></span><span
  style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt'>&nbsp;</span><span
  style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'>en
  cliquant ici.</span><span style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt'><o:p></o:p></span></p>
  </td>
 </tr>
 <tr style='mso-yfti-irow:5;mso-yfti-lastrow:yes'>
  <td width="19%" style='width:19.92%;border:solid windowtext 1.0pt;border-left:
  none;background:white;padding:.75pt .75pt .75pt .75pt'>
  <p class=MsoNormal align=center style='text-align:center'><span
  style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'>©
  2010</span><span style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt'><o:p></o:p></span></p>
  </td>
  <td width="79%" style='width:79.7%;border:solid windowtext 1.0pt;border-right:
  none;background:white;padding:.75pt .75pt .75pt .75pt'>
  <p class=MsoNormal align=right style='text-align:right'><span lang=EN-CA
  style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Verdana;
  color:#14487E;mso-ansi-language:EN-CA'>Powered by </span><span
  style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Verdana;
  color:#14487E'><a href="http://www.carrefourkairos.net/"><span lang=EN-CA
  style='font-family:Arial;mso-ansi-language:EN-CA'>Carrefour <span
  class=SpellE>Kairos</span></span></a></span><span lang=NL style='font-size:
  8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;mso-ansi-language:NL'><o:p></o:p></span></p>
  </td>
 </tr>
</table>

<p class=MsoNormal style='margin-left:3.75pt'><span lang=NL style='font-size:
8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;mso-ansi-language:NL'>&nbsp;<o:p></o:p></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-left:3.75pt'><span style='font-size:8.5pt;
mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'>Courrier
électronique: hgig.geo suivi du signe arobas et de yahoo.com</span><span
style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt'><o:p></o:p></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-left:3.75pt'><span style='font-size:8.5pt;
mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'>Site internet: </span><span
style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt'><a
href="http://www.seminairedequebec.org/">http://www.seminairedequebec.org</a><o:p></o:p></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-left:3.75pt'><span lang=IT style='font-size:
8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E;mso-ansi-language:
IT'>Webzine SME-Infonet :</span><span lang=IT style='font-size:8.5pt;
mso-bidi-font-size:8.0pt;mso-ansi-language:IT'> </span><span style='font-size:
8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt'><a href="http://www.webzinemaker.com/sme"><span
lang=IT style='mso-ansi-language:IT'>http://www.webzinemaker.com/sme</span></a></span><span
lang=IT style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt;mso-ansi-language:IT'><o:p></o:p></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-left:3.75pt'><span style='font-size:8.5pt;
mso-bidi-font-size:8.0pt;font-family:Arial;color:#14487E'>Carrefour <span
class=SpellE>Kairos</span> sur <span class=SpellE>YouTube</span>: </span><span
style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt'><a
href="http://www.youtube.com/carrefourkairos">http://www.youtube.com/carrefourkairos</a><o:p></o:p></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-left:3.75pt'><span style='font-size:8.5pt;
mso-bidi-font-size:8.0pt'>&nbsp;<o:p></o:p></span></p>

<p class=MsoNormal><span style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:8.0pt'>&nbsp;<o:p></o:p></span></p>

<p class=MsoNormal><span style='font-size:8.5pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;
font-family:Arial'><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>

</div>


     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2443365-3427703.jpg?v=1289459894" alt="Gazouillis...tweets..." title="Gazouillis...tweets..." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/2443365-3427703.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Gazouillis-tweets_a369.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-1411523</guid>
   <title>La nouvelle évangélisation : un processus qui nécessite une vision - vidéo</title>
   <pubDate>Wed, 03 Jun 2009 23:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mario St-Pierre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Réflexions]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Se former au processus visionnaire selon Néhémie - présentation vidéo par l'abbé Mario St-Pierre, prêtre et théologien du diocèse de Québec     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1411523-1871378.jpg?v=1289459860" alt="La nouvelle évangélisation : un processus qui nécessite une vision - vidéo" title="La nouvelle évangélisation : un processus qui nécessite une vision - vidéo" />
     </div>
     <div>
      publié sur le site internet du <a class="link" href="http://www.diocese-frejus-toulon.com">diocèse de Fréjus-Toulon</a> mercredi le 14 mai 2008        <br />
              <br />
       Pour nous introduire dans ce module de formation autour de Néhémie, écoutez l'abbé Mario St-Pierre, nous faire une présentation autour de ces 3 axes :       <br />
       - la nécessité de la vision pour la Nouvelle Évangélisation,       <br />
       - la pédagogie de la vision selon Néhémie       <br />
       - en quoi le système des cellules paroissiales d’évangélisation devient une vision pour l’Église de demain à la lumière de la Parole ?       <br />
              <br />
       Bonne écoute!
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1411523-1874909.jpg?v=1289459861" alt="La nouvelle évangélisation : un processus qui nécessite une vision - vidéo" title="La nouvelle évangélisation : un processus qui nécessite une vision - vidéo" />
     </div>
     <div>
      L'abbé Mario St-Pierre est l'auteur de <span style="font-style:italic">Beauté, bonté, vérité chez Hans Urs von Balthasar </span> 	 	 	       <br />
       dans la collection &quot;Cogitatio fidei&quot; publié  en octobre 1998, 374 pages. Il est indéniable que l’homme d’aujourd’hui est en quête de sens et d’authenticité. La trilogie de Hans Urs von Balthasar (1905-1988) lui permet de retrouver ce chemin de beauté, de bonté et de vérité.        <br />
              <br />
       L'abbé St-Pierre a publié, en 2008, le premier volume d'une nouvelle collection  &quot;L'Église en croissance&quot;. Ce volume s'intitule <span style="font-style:italic">Les fondements bibliques de la croissance au service de la nouvelle évangélisation</span>. Cette collection est consacrée à la nouvelle évangélisation.  L'abbé St-Pierre entend continuer dans les années à venir avec d'autres publications. On peut se procurer le volume aux  <a class="link" href="http://www.editionsnehemie.org/">Éditions Néhémie</a>.        <br />
              <br />
       L'abbé Mario St-Pierre est prêtre du diocèse de Québec depuis 1987 et docteur en théologie depuis 1996. Il est engagé dans l'évangélisation et la formation au sein de diverses communautés chrétiennes, à travers des sessions, des cours et de multiples interventions au Québec, en France, en Suisse, en Chine et en Italie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-nouvelle-evangelisation-un-processus-qui-necessite-une-vision-video_a281.html</link>
  </item>

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