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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T18:25:50+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »</title>
   <pubDate>Tue, 02 Jul 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette le 7 juillet 2024. Textes : Ézéchiel 2, 2-5; 2 Corinthiens 12, 7-10 et Marc 6, 1-6.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602253-57034174.jpg?v=1620652785" alt="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »" title="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Excursus</span> : « N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie,  et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Un petit mot sur les frères et sœurs de Jésus. Il s’agit d’un usage semblable à celui des vietnamiens ou des africains qui appellent volontiers leurs cousins et cousines, frères et sœurs.  L'Église catholique considère que ces frères et sœurs  étaient en réalité des cousins et des cousines et même des parents plus éloignés.  Le mot grec ici employé « adelphoi » sert à désigner des parents plus ou moins éloignés. La tradition très ancienne de l’Église a toujours tenu que Jésus n’a pas eu de frères ou de sœurs au sens strict de ces termes.       <br />
              <br />
       Revenons à la scène racontée par saint Marc.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène à Nazareth</span>        <br />
              <br />
       Je viens de lire  « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison ». Auparavant, dans la traduction liturgique précédente on disait, « Nul n’est prophète dans son pays ». Cette phrase est même devenue un dicton dans le langage courant.  L’épisode de la vie de Jésus qui nous est raconté aujourd’hui est assez banal en somme. C’est le fils du village qui s’est fait connaître dans tout le pays qui revient chez lui. L’accueil n’est pas aussi sympathique qu’on pourrait l’espérer vue la renommée de Jésus à l’extérieur de Nazareth. Quelque chose ne fonctionne pas. La communication ne se fait pas. C’est un rendez-vous manqué.        <br />
              <br />
       Les gens de son village le regardent de travers, pourrait-on dire. C’est un faiseur de prodiges, il cherche à impressionner, il se prend pour un autre pensent-ils en eux-mêmes.       <br />
              <br />
       Ces situations d’incompréhension, de non-acceptation nous les avons vécues nous aussi parfois j’en suis sûr. Comme prêtre j’ai reçu beaucoup de confidences de jeunes, par exemple, qui ne se sentaient pas compris de leurs parents, de personnes âgées qui ne savent plus quoi faire et qui se sentent abandonnées, de couples dont la relation est difficile parce qu’ils ne se parlent pas ou ne dialoguent pas etc.       <br />
              <br />
       Ça ne fonctionne pas. Il n’y a pas de vraie rencontre. Il en est ainsi dans cette visite à Nazareth que saint Marc nous raconte. Ça ne marche pas pour Jésus. Il est réduit à l’impuissance. Il ne fait là aucun miracle. Il se situe ainsi dans la lignée des prophètes comme Ezékiel, dont il est question dans la première lecture. Celui-ci ne se décourage pas. Il reste fidèle à annoncer le salut de Dieu même à des gens au « visage dur » et au « cœur obstiné » qui s’en désintéressent. Jésus se chauffe du même bois, mais il n’insiste pas. Chaque chose en son temps.  Il s’en va et laisse ses concitoyens sans s’imposer.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le message</span>       <br />
              <br />
       « Sans s’imposer ». C'est là, je pense, le message, de cette visite à Nazareth : aujourd’hui, comme alors, Jésus vient vers nous mais il ne s’impose pas. Il ne force la main à personne. Il est écrit dans le livre de l’Apocalypse : « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi <span style="font-style:italic">(Apocalypse </span>3, 20).  C’est ce que Jésus attends de nous : une ouverture du cœur, un accueil. Il ne regarde pas qui est la personne. Il regarde le cœur.        <br />
              <br />
       Pensez à la scène du collecteur d’impôt, Zachée, monté dans un arbre pour voir Jésus. Jésus l’aperçoit et il l’apostrophe en lui disant « « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison ». Zachée descend vite et reçoit Jésus avec joie. Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison » (Luc 19,1-10).       <br />
              <br />
       Bien souvent, hélas! lorsque le Seigneur passe, les portes se referment comme à Nazareth et on cherche des prétextes de toutes sortes pour se justifier, des prétextes pour ne pas croire au salut de Dieu, à sa tendresse, à sa miséricorde, à son amour.        <br />
              <br />
       On ressemble alors aux gens de Nazareth qui cachent leur incrédulité, leur manque de foi derrière des paravents, des prétextes : « on connaît ses parents » « il n’est pas mieux que nous » « pour qui se prend-il? ».        <br />
              <br />
       Ça dérange de croire vraiment en Dieu, de pratiquer sa religion alors que plusieurs s’en balancent. Croire aujourd’hui au Québec n’est pas aussi facile qu’auparavant. Mais il y a de beaux gestes comme ceux de plusieurs personnes comme Gregory Charles (chanteur québécois) qui n’a pas peur de dire qu’il est croyant et même pratiquant.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Dans cette visite de Jésus à Nazareth, on a ce matin une belle scène vivante et très près de nous. On peut s’identifier à Jésus qui revient chez lui et comprendre que le contact avec les proches à qui on se confie dans ce qui nous fait vivre comme le fait Jésus n’est pas toujours facile. Comment faire?       <br />
              <br />
       Des amis chrétiens qui sont très impliqués dans leur foi, qui exercent diverses professions et métiers et qui se rencontrent une fois par semaine pour se ressourcer m’ont raconté leur façon de faire au travail et ou dans des rencontres sociales. Pour dire leur foi, par exemple, ils soulignent un lundi matin qu’ils ont été à la messe en fin de semaine ou encore qu’ils vont faire suivre la catéchèse à leur fils ou à leur fille, par exemple etc.        <br />
              <br />
       La réaction de leurs amis leur permettra de doser leur annonce de l’évangile. Ils ont trois façons qui correspondent à la lumière rouge ou jaune ou verte, disent-ils, dépendant des réactions des personnes avec qui elles parlent. Dans certains cas, on en restera au neutre - c'est la lumière rouge - en attendant une autre occasion pour parler de la foi.  Dans d’autres cas, on verra une avance possible mais sans trop d'intérêt, on se contentera  alors de continuer un peu sur le sujet  - c'est la lumière jaune - mais sans aller plus loin. Enfin dans d'autres cas, ce sera l’occasion de parler plus à fond de ce qui les fait vivre -  c'est la lumière verte - et ainsi de témoigner de l’Évangile et de devenir des disciples-missionnaires comme le souhaite le pape François.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Si vous le voulez, demandons au Seigneur aujourd’hui de venir faire tomber nos prétextes, nos paravents et nos incompréhensions pour que nous lui ouvrions la porte de notre cœur. En effet, Jésus attend de nous un cœur ouvert. Il nous redit le même message que celui à saint Paul qui nous a été proclamé dans la seconde lecture : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse » (2 <span style="font-style:italic">Corinthiens</span> 12, 9)        <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       2 juillet 2024       <br />
       <!-- Homélie reprise avec corrections inspirée de l'homélie du 29 juin 2021--><!--Excursus : Un petit mot sur les frères et sœurs de Jésus`La tradition très ancienne de l’Église a toujours tenu que Jésus n’a pas eu de frères ou de sœurs au sens strict de ces termes. Le mot grec ici employé « adelphoi » sert à désigner des parents plus ou moins éloignés. Il s’agirait donc dans les évangiles d’un usage semblable à celui des vietnamiens ou des africains qui appellent volontiers leurs cousins et cousines, frères et sœurs. --><!-- Voilà! Revenons maintenant à la scène racontée par saint Marc.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une visite de Jésus dans son patelin </span>       <br />
              <br />
       L’évangile commence en disant que Jésus se rend dans son lieu d’origine avec ses disciples. On peut s’imaginer cette visite à Nazareth comme celles que nous faisons dans nos familles en venant ici au lac. C’est toujours agréable de retrouver des lieux qu’on aime et des gens connus. Jésus, peut-on penser, en profite pour faire connaitre aussi ses nouveaux amis, ses disciples, Pierre, Jacques, Jean, André etc.        <br />
              <br />
       Ce qui est différent de nos visites à la maison paternelle ou au chalet, c’est que Jésus ne se contente pas de faire des salutations d’usage et de prendre du temps pour se rappeler des souvenirs avec un tel ou une telle, de vivre de bons moments, ce qu’il a fait j’en suis sûr, mais, il fait passer sa visite à une vitesse supérieure, pourrait-on dire, car, après les papotages de circonstance : la température, les nouveautés du village, les décès etc. il prend la parole pour exprimer ce qu’il l’habite maintenant qu’il est parti pour réaliser une mission qu’il avait en lui, mais qu’il n’avait pas fait connaitre quand il était le charpentier que tous fréquentaient vivant près de sa famille et de sa parenté.         <br />
              <br />
       Ne voilà-t-il pas que maintenant il se permet de parler en clair de cette mission qui lui a été confirmée par son cousin Jean-Baptiste qui l'a  appelé l’Agneau de Dieu et par la parole de Dieu qui s'est faite entendre lors de son baptême  : « Voici mon Fils bien-aimé, écoutez-le ».?       <br />
              <br />
       Jésus depuis lors s’est mis à révéler ce qui l’habite : sa proximité avec Dieu et son Alliance qui veut rejoindre tout le monde et manifester l'amour de Dieu pour chacun et chacune, un amour qui n’écrase pas, mais qui libère, qui n’est pas fait uniquement de rites et d’observances, un amour gratuit que les disciples reçoivent et qu’ils vivent en faisant la même chose que leur Père, en s’aimant les uns les autres.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Des paroles qui dérangent</span>       <br />
              <br />
       Quel message! C’est ce message qui sidère les auditeurs et les auditrices de Nazareth qui se demandent d’où lui viennent ces pensées, d'où lui vient cette assurance? Il parle avec autorité. On ne le reconnait pas. Il n’est plus seulement ce jeune homme pieux et fidèle à la prière chaque semaine à la synagogue, serviable et aimable pour tous et toutes. Il parle avec son cœur et il parle au nom de Dieu.       <br />
              <br />
       Certains s’en offusquent. Ils sont choqués.       <br />
              <br />
       Jésus loin de les envoyer paître se contente de noter leur manque de foi. Il ne se laisse  pas arrêter par ce contretemps. Il laisse son village. Sa visite se termine là et il part pour aller dans d’autres villages.       <br />
              <br />
       Il se situe ainsi dans la lignée des prophètes comme Ezékiel, dont il est question dans la première lecture. Celui-ci ne se décourage pas. Il reste fidèle à annoncer le salut de Dieu même à des gens au « visage dur » et au « cœur obstiné » qui s’en désintéresse. Jésus se chauffera du même bois et cela le mènera jusqu’à la croix, mais, pour l’instant, il n’insiste pas. Chaque chose en son temps.        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Dans cette visite de Jésus à Nazareth, on a ce matin une belle scène vivante et très près de nous. On peut s’identifier à Jésus qui revient chez lui et comprendre que le contact avec les proches à qui on se confie dans ce qui nous fait vivre comme le fait Jésus n’est pas toujours facile.       <br />
              <br />
       Des amis chrétiens qui sont très impliqués dans leur foi, qui exercent diverses professions et métiers et qui se rencontrent une fois par semaine pour se ressourcer m’ont raconté leur façon de faire au travail et ou dans des rencontres sociales. Pour dire leur foi, par exemple, ils soulignent au travail un lundi matin qu’ils ont été à la messe en fin de semaine ou encore qu’ils vont faire suivre la catéchèse à leur fils ou à leur fille, par exemple etc.        <br />
              <br />
       La réaction de leurs amis leur permettra de doser leur annonce de l’évangile. Ils ont trois façons qui correspondent à la lumière rouge ou jaune ou verte, disent-ils, dépendant des réactions des personnes avec qui elles parlent. Dans certains cas, on en restera au neutre - c'est la lumière rouge - en attendant une autre occasion pour parler de la foi.  Dans d’autres cas, on verra une avance possible mais sans trop d'intérêt, on se contentera  alors de continuer un peu sur le sujet  - c'est la lumière jaune - mais sans aller plus loin. Enfin dans d'autres cas, ce sera l’occasion de parler plus à fond de ce qui les fait vivre -  c'est la lumière verte - et ainsi de témoigner de l’Évangile et de devenir des disciples-missionnaires comme le souhaite le pape François.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cet épisode de la visite de Jésus dans son village de Nazareth est pour nous l’occasion de reconnaître que son enseignement vient de Dieu. Il est l’Envoyé de Dieu parmi nous. C'est pourquoi, nous pouvons le suivre avec confiance malgré les questionnements, les doutes parfois qui nous envahissent, car il n'est pas facile aujourd’hui d’affirmer qu’on est croyants et disciples de Jésus.       <br />
              <br />
       Que cette Messe nous aide à être de plus en plus convaincus de ce que nous avons reçu en étant baptisés dans la foi en Jésus-Christ vivant et ressuscité. On voit Jésus ici ce matin parcourant les chemins des villages de Galilée. Il parcourt encore nos chemins et il nous dit le même message à savoir que Dieu a tellement aimé le monde qu'Il nous a donné son Fils unique pour que nous ayons la vie éternelle (cf. Jean 6, 12).       <br />
              <br />
       C’est ce que je vous souhaite à toutes et à tous.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
              <br />
       2 juillet 2024<!-- Reprise avec correction de l'homélie du 2 juillet 2015 et 3 juillet 2018]i-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602253-57034175.jpg?v=1620652955" alt="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »" title="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »" />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « C’est une engeance de rebelles ! Qu’ils sachent qu’il y a un prophète au milieu d’eux ! » (Ez 2, 2-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           l’esprit vint en moi        <br />
       et me fit tenir debout.        <br />
       J’écoutai celui qui me parlait.        <br />
           Il me dit :       <br />
       « Fils d’homme, je t’envoie vers les fils d’Israël,        <br />
       vers une nation rebelle qui s’est révoltée contre moi.        <br />
       Jusqu’à ce jour, eux et leurs pères        <br />
       se sont soulevés contre moi.        <br />
           Les fils ont le visage dur,        <br />
       et le cœur obstiné ;        <br />
       c’est à eux que je t’envoie.        <br />
       Tu leur diras :        <br />
       ‘Ainsi parle le Seigneur Dieu...’        <br />
           Alors, qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas        <br />
       – c’est une engeance de rebelles ! –        <br />
       ils sauront qu’il y a un prophète au milieu d’eux. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 122 (123), 1-2ab, 2cdef, 3-4)       <br />
       R/ Nos yeux, levés vers le Seigneur,       <br />
       attendent sa pitié. (cf. Ps 122, 2)       <br />
              <br />
       Vers toi j’ai les yeux levés,       <br />
       vers toi qui es au ciel,       <br />
       comme les yeux de l’esclave       <br />
       vers la main de son maître.       <br />
              <br />
       Comme les yeux de la servante       <br />
       vers la main de sa maîtresse,        <br />
       nos yeux, levés vers le Seigneur notre Dieu,       <br />
       attendent sa pitié.       <br />
              <br />
       Pitié pour nous, Seigneur, pitié pour nous :       <br />
       notre âme est rassasiée de mépris.       <br />
       C’en est trop, nous sommes rassasiés        <br />
           du rire des satisfaits,       <br />
       du mépris des orgueilleux !       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Je mettrai ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure » (2 Co 12,7-10)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,        <br />
           les révélations que j’ai reçues       <br />
       sont tellement extraordinaires        <br />
       que, pour m’empêcher de me surestimer,        <br />
       j’ai reçu dans ma chair une écharde,        <br />
       un envoyé de Satan qui est là pour me gifler,        <br />
       pour empêcher que je me surestime.        <br />
           Par trois fois,        <br />
       j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi.        <br />
           Mais il m’a déclaré :        <br />
       « Ma grâce te suffit,        <br />
       car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. »        <br />
       C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses,        <br />
       afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure.        <br />
           C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ        <br />
       les faiblesses, les insultes, les contraintes,        <br />
       les persécutions et les situations angoissantes.        <br />
       Car, lorsque je suis faible,        <br />
       c’est alors que je suis fort.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Un prophète n’est méprisé que dans son pays » (Mc 6, 1-6)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :                                                       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia.   (Lc 4, 18ac)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus se rendit dans son lieu d’origine,        <br />
       et ses disciples le suivirent.        <br />
           Le jour du sabbat,        <br />
       il se mit à enseigner dans la synagogue.        <br />
       De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient :        <br />
       « D’où cela lui vient-il ?        <br />
       Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée,        <br />
       et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?        <br />
           N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie,        <br />
       et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ?        <br />
       Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? »        <br />
       Et ils étaient profondément choqués à son sujet.        <br />
           Jésus leur disait :        <br />
       « Un prophète n’est méprisé que dans son pays,        <br />
       sa parenté et sa maison. »        <br />
           Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ;        <br />
       il guérit seulement quelques malades        <br />
       en leur imposant les mains.        <br />
           Et il s’étonna de leur manque de foi.        <br />
       Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-14e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Sans-s-imposer_a1184.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »</title>
   <pubDate>Tue, 22 Mar 2022 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 27 mars 2022. Textes: Josué 5, 9a.10-12, (2 Corinthiens 5, 17-2 et Luc 15, 1-3.11-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/61778895-44951747.jpg?v=1643034929" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »" />
     </div>
     <div>
      Auparavant, cette parabole de l’Évangile de saint Luc que nous venons de lire avait comme titre la parabole de l’Enfant prodigue ou encore du Fils prodigue. Maintenant on préfère la nommer la parabole du Père miséricordieux. L’accent n’est plus mis sur les fautes, le péché, mais sur le pardon et la miséricorde.       <br />
              <br />
       Le terme miséricorde se dit en hébreu, la langue principale de la Bible dans l’Ancien Testament, « rahamim » qui est un pluriel qui signifie « entrailles » [Voir à la fin la citation de l’abbé Yves Guillemette]. Être miséricordieux, c’est être ému dans ses entrailles. La miséricorde ainsi est vue comme venant du dedans, comme une émotion remplie de bienveillance et d’amour comme celle d’une mère pour son enfant qu’elle a porté dans ses entrailles.       <br />
              <br />
       C’est avec cet arrière-fond qu’il faut entendre aujourd’hui la parabole du Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic"> Le récit de saint Luc</span>       <br />
              <br />
       Cette histoire comme toute parabole n’est pas anodine. Elle est montée avec art pour donner un enseignement, faire comprendre un aspect du message de Jésus.       <br />
              <br />
       Jésus a utilisé abondamment ce style des paraboles. Comme celle qui nous occupe, elles sont remplies de détails très visuels. Ici, c’est, entre autres, la demande de son héritage par le fils, le départ pour un pays lointain, le fils dans la soue à cochons, puis le fils rentrant en lui-même, le père embrassant le fils à son retour à la maison, le frère ainé courroucé, le festin préparé par le père.        <br />
              <br />
       Et au terme de ce tableau coloré tombe le message que Jésus veut qu’on retienne : « Mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé  ».       <br />
              <br />
       Le même message sera repris par Jésus plusieurs fois dans sa prédication. Dans la parabole de la brebis perdue, par exemple, qui précède immédiatement celle du Père miséricordieux, le récit se termine avec ces mots. «  Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » (Luc 15, 7)       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les deux fils</span>       <br />
              <br />
       La phrase du père citée plus haut : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé » est reprise par le père en face de son fils aîné qui rabroue son père devant tant de bonté pour un fils qui l’a abandonné : « Ton frère, dit le père - ce n'est plus mon fils, mais ton frère - que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »        <br />
              <br />
       En d’autres termes, le père dit à son fils aîné  : « Mon fils prodigue c’est aussi ton frère. Tu ne peux pas, toi comme moi, ne pas laisser tes entrailles être touchées. Ne regarde pas seulement ce qu’il a fait, mais accueille ce qu’il veut devenir en revenant à la maison avec nous. Accueille ce qu'il a désir d'être sans te poser de questions. »       <br />
              <br />
       Tout un contrat qui est proposé ainsi au fils aîné.  C’est ce qui nous est proposé à nous aussi.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Des bras ouverts à tous et à toutes</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez, la leçon de cette parabole est simple : notre Dieu est là pour nous tous et toutes qui que nous soyons. Il est un Dieu qui pardonne et qui a toujours les bras grand ouverts. En un mot, notre Dieu est miséricorde, il ne fait pas de distinction de personnes.         <br />
              <br />
       À l'inverse de cette ouverture miséricordieuse, nous sommes hélas! souvent tentés de cataloguer les gens comme bons ou mauvais. D’un côté, les gens bien, toujours fidèles, comme le fils aîné et, de l’autre, les étourdis, les exploiteurs, les pécheurs de toutes sortes comme le fils prodigue. C’est une tentation récurrente que celle de diviser le monde ainsi.        <br />
              <br />
       Bien sûr, le royaume de lumière et le royaume des ténèbres existent, mais saint Jean  qui le rappelle souvent insiste pour nous dire en même temps qu'ils ne sont pas extérieurs à nous  (Jean 3, 20-21). Ils coexistent en nous. C'est ce que constatait saint Paul lorsqu'il écrivait aux chrétiens de Rome :  «  Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas. » (Romains 7, 19)       <br />
              <br />
       Mes frères, mes soeurs, marchons avec confiance à la suite de Jésus, car le Père des cieux, symbolisé par le père de la parabole, accueille chacun et chacune, tel qu'il est  et telle qu'elle est, malgré ses faiblesses et ses fautes, comme un Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       Il en est ainsi de notre Église, le Corps du Christ. Comme nous, elle a en elle du bon et du mauvais. Elle est malheureusement parfois infidèle, elle a des erreurs à se faire pardonner, de grandes fautes commises au cours son l’histoire et encore aujourd’hui, mais elle peut se tourner avec confiance vers Dieu qui lui dit « Tu étais perdue, tu es revenue à la vie, faisons un festin ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce matin, cette invitation retentit pour nous ici réunis ensemble dans la foi au même Dieu et autour de la table préparée par son Fils bien-aimé pour nous accueillir malgré nos manques et nos fautes, car ce Fils bien-aimé est venu pour chercher et sauver ce qui était perdu (Luc 19, 10).         <br />
              <br />
       Au cours des prochaines semaines qui nous préparent à Pâques, laissons nos entrailles s’émouvoir comme celles du Père de la parabole et faisons place en nous à la miséricorde pour nos frères et sœurs humains, car « la miséricorde peut changer l’histoire » (pape François)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 mars 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 1 mars 2016-->       <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Citation de l’abbé Yves Guillemette, ptre tirée du site Interbible, le portail biblique francophone (Montréal, Québec)</span>       <br />
        <a class="link" href="http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm">http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm       <br />
       </a> Page visitée le 25 janvier 2022       <br />
              <br />
       Le mot hébreux rahamim est un pluriel qui signifie « entrailles ». Les hébreux considéraient que les entrailles, en tant que siège de tous les sentiments, pouvaient s'émouvoir sous le coup de la douleur ou d'une peine. C'est peut-être en ressentant des « papillons dans le ventre », comme on dit, qu'ils en étaient arrivés à considérer la miséricorde, comme un sentiment qui a son origine au sein même de la personne. La miséricorde apparaît alors comme l'attachement d'un être à un autre. Mais le terme rahamim désigne surtout l'attachement qui unit Dieu à l'être humain, comme si les « entrailles de Dieu » frémissaient en pensant à l'homme. Ainsi Dieu s'émeut avec tendresse comme un père ou une mère à l'égard de leurs enfants.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       L’arrivée du peuple de Dieu en Terre Promise et la célébration de la Pâque (Jos 5, 9a.10-12)       <br />
       Lecture du livre de Josué       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le Seigneur dit à Josué :       <br />
       « Aujourd'hui, j'ai enlevé de vous le déshonneur de l'Égypte. »        <br />
       Les fils d’Israël campèrent à Guilgal       <br />
       et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois,       <br />
       vers le soir, dans la plaine de Jéricho.       <br />
           Le lendemain de la Pâque,       <br />
       en ce jour même,       <br />
       ils mangèrent les produits de cette terre :       <br />
       des pains sans levain et des épis grillés.       <br />
           À partir de ce jour, la manne cessa de tomber,       <br />
       puisqu’ils mangeaient des produits de la terre.       <br />
       Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël,       <br />
       qui mangèrent cette année-là       <br />
       ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 4-5, 6-7)       <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Magnifiez avec moi le Seigneur,       <br />
       exaltons tous ensemble son nom.       <br />
       Je cherche le Seigneur, il me répond :       <br />
       de toutes mes frayeurs, il me délivre.       <br />
              <br />
       Qui regarde vers lui resplendira,       <br />
       sans ombre ni trouble au visage.       <br />
       Un pauvre crie ; le Seigneur entend :       <br />
       il le sauve de toutes ses angoisses.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ » (2 Co 5, 17-21)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si quelqu’un est dans le Christ,       <br />
       il est une créature nouvelle.       <br />
       Le monde ancien s’en est allé,       <br />
       un monde nouveau est déjà né.       <br />
           Tout cela vient de Dieu :       <br />
       il nous a réconciliés avec lui par le Christ,       <br />
       et il nous a donné le ministère de la réconciliation.       <br />
           Car c’est bien Dieu       <br />
       qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il n’a pas tenu compte des fautes,       <br />
       et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.       <br />
           Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ,       <br />
       et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel :       <br />
       nous le demandons au nom du Christ,       <br />
       laissez-vous réconcilier avec Dieu.       <br />
           Celui qui n’a pas connu le péché,       <br />
       Dieu l’a pour nous identifié au péché,       <br />
       afin qu’en lui nous devenions justes       <br />
       de la justice même de Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie » (Lc 15, 1-3.11-32)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (Lc 15, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les publicains et les pécheurs       <br />
       venaient tous à Jésus pour l’écouter.       <br />
           Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :       <br />
       « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,       <br />
       et il mange avec eux ! »       <br />
           Alors Jésus leur dit cette parabole :       <br />
           « Un homme avait deux fils.       <br />
           Le plus jeune dit à son père :       <br />
       ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’       <br />
       Et le père leur partagea ses biens.       <br />
           Peu de jours après,       <br />
       le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait,            <br />
       et partit pour un pays lointain       <br />
       où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.       <br />
           Il avait tout dépensé,       <br />
       quand une grande famine survint dans ce pays,       <br />
       et il commença à se trouver dans le besoin.       <br />
           Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays,       <br />
       qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.       <br />
           Il aurait bien voulu se remplir le ventre       <br />
       avec les gousses que mangeaient les porcs,       <br />
       mais personne ne lui donnait rien.       <br />
           Alors il rentra en lui-même et se dit :       <br />
       ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,       <br />
       et moi, ici, je meurs de faim !       <br />
           Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
           Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.       <br />
       Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’       <br />
           Il se leva et s’en alla vers son père.       <br />
       Comme il était encore loin,       <br />
       son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;       <br />
       il courut se jeter à son cou       <br />
       et le couvrit de baisers.       <br />
           Le fils lui dit :       <br />
       ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’       <br />
           Mais le père dit à ses serviteurs :       <br />
       ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,       <br />
       mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,       <br />
           allez chercher le veau gras, tuez-le,       <br />
       mangeons et festoyons,       <br />
           car mon fils que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé.’       <br />
       Et ils commencèrent à festoyer.       <br />
              <br />
           Or le fils aîné était aux champs.       <br />
       Quand il revint et fut près de la maison,       <br />
       il entendit la musique et les danses.       <br />
           Appelant un des serviteurs,       <br />
       il s’informa de ce qui se passait.       <br />
           Celui-ci répondit :       <br />
       ‘Ton frère est arrivé,       <br />
       et ton père a tué le veau gras,       <br />
       parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’       <br />
           Alors le fils aîné se mit en colère,       <br />
       et il refusait d’entrer.       <br />
       Son père sortit le supplier.       <br />
           Mais il répliqua à son père :       <br />
       ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service       <br />
       sans avoir jamais transgressé tes ordres,       <br />
       et jamais tu ne m’as donné un chevreau       <br />
       pour festoyer avec mes amis.       <br />
           Mais, quand ton fils que voilà est revenu       <br />
       après avoir dévoré ton bien avec des prostituées,       <br />
       tu as fait tuer pour lui le veau gras !’       <br />
           Le père répondit :       <br />
       ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,       <br />
       et tout ce qui est à moi est à toi.       <br />
           Il fallait festoyer et se réjouir ;       <br />
       car ton frère que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/61778895-44951747.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Mon-fils-que-voila-etait-mort-et-il-est-revenu-a-la-vie_a1055.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-56061118</guid>
   <title>Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »</title>
   <pubDate>Tue, 29 Jun 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette le 4 juillet 2021. Textes : Ézéchiel 2, 2-5; 2 Corinthiens 12, 7-10 et Marc 6, 1-6.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/56061118-41817770.jpg?v=1620652785" alt="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »" title="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Excursus</span> : « N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie,  et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Un petit mot sur les frères et sœurs de Jésus. Il s’agit d’un usage semblable à celui des vietnamiens ou des africains qui appellent volontiers leurs cousins et cousines, frères et sœurs.  L'Église catholique considère que ces frères et sœurs  étaient en réalité des cousins et des cousines et même des parents plus éloignés.  Le mot grec ici employé « adelphoi » sert à désigner des parents plus ou moins éloignés. La tradition très ancienne de l’Église a toujours tenu que Jésus n’a pas eu de frères ou de sœurs au sens strict de ces termes.        <br />
              <br />
       Revenons à la scène racontée par saint Marc.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène à Nazareth</span>        <br />
              <br />
       Je viens de lire  « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison ». Auparavant, dans la traduction liturgique précédente on disait, « Nul n’est prophète dans son pays ». Cette phrase est même devenue un dicton dans le langage courant.  L’épisode de la vie de Jésus qui nous est raconté aujourd’hui est assez banal en somme. C’est le fils du village qui s’est fait connaître dans tout le pays qui revient chez lui.       <br />
              <br />
       L’accueil n’est pas aussi sympathique qu’on pourrait l’espérer vue la renommée de Jésus à l’extérieur de Nazareth. Quelque chose ne fonctionne pas. La communication ne se fait pas. C’est un rendez-vous manqué.        <br />
              <br />
       Les gens de son village le regardent de travers, pourrait-on dire. C’est un faiseur de miracle, il cherche à impressionner, il se prend pour un autre pensent-ils en eux-mêmes.       <br />
              <br />
       Ces situations d’incompréhension, de non-acceptation nous les avons vécues nous aussi parfois j’en suis sûr. Comme prêtre j’ai reçu beaucoup de confidences de jeunes, par exemple, qui ne se sentaient pas compris de leurs parents, de personnes âgées qui ne savent plus quoi faire et qui se sentent abandonnées, de couples dont la relation est difficile parce qu’ils ne se parlent pas ou ne dialoguent pas etc.       <br />
              <br />
       Ça ne fonctionne pas. Il n’y a pas de vraie rencontre. Il en est ainsi dans cette visite à Nazareth que saint Marc nous raconte. Ça ne marche pas pour Jésus. Il est réduit à l’impuissance. Il ne fait là aucun miracle. Il se situe ainsi dans la lignée des prophètes comme Ezékiel, dont il est question dans la première lecture. Celui-ci ne se décourage pas. Il reste fidèle à annoncer le salut de Dieu même à des gens au « visage dur » et au « cœur obstiné » qui s’en désintéressent. Jésus se chauffe du même bois. il n’insiste pas. Chaque chose en son temps.  Il s’en va et laisse ses concitoyens sans s’imposer.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le message</span>       <br />
              <br />
       « Sans s’imposer ». C'est là, je pense, le message, de cette visite à Nazareth : aujourd’hui, comme alors, Jésus vient vers nous mais il ne s’impose pas. Il ne force la main à personne. Il est écrit dans le livre de l’Apocalypse : « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi <span style="font-style:italic">(Apocalypse </span>3, 20).  C’est ce que Jésus attends de nous : une ouverture du cœur, un accueil. Il ne regarde pas qui est la personne. Il regarde le cœur.        <br />
              <br />
       Pensez à la scène du collecteur d’impôt, Zachée, monté dans un arbre pour voir Jésus. Jésus l’aperçoit et il l’apostrophe en lui disant « « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison ». Zachée descend vite et reçoit Jésus avec joie. Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison ».       <br />
              <br />
       Bien souvent, hélas! lorsque le Seigneur passe, les portes se referment comme à Nazareth et on cherche des prétextes de toutes sortes pour se justifier, des prétextes pour ne pas croire au salut de Dieu, à sa tendresse, à sa miséricorde, à son amour.        <br />
              <br />
       On ressemble alors aux gens de Nazareth qui cachent leur incrédulité, leur manque de foi derrière des paravents, des prétextes : « on connaît ses parents » « il n’est pas mieux que nous » « pour qui se prend-il? ».        <br />
              <br />
       Ça dérange de croire vraiment en Dieu, de pratiquer sa religion alors que plusieurs s’en balancent. Croire aujourd’hui au Québec n’est pas aussi facile qu’auparavant. Mais il y a de beaux gestes comme ceux de Gregory Charles (chanteur québécois) et Norman Bradwaite (comédien québécois) qui n’ont pas eu peur de dire qu’ils étaient croyants et même pratiquants lorsqu'ils sont passé à l’émission de télévision « <span style="font-style:italic">Tout le monde en parle </span>» il y a quelque années. Norman Bradwaite, en particulier, avait laissé Guy A. LePage, l’animateur,  pantois en lui disant simplement : « Je suis croyant, pratiquant et je prie souvent ».       <br />
              <br />
       Si vous le voulez, demandons au Seigneur aujourd’hui de venir faire tomber nos prétextes, nos paravents et nos incompréhensions pour que nous lui ouvrions la porte de notre cœur. En effet, Jésus attend de nous un cœur ouvert. Il nous redit le même message que celui à saint Paul qui nous a été proclamé dans la seconde lecture : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse » (2 <span style="font-style:italic">Corinthiens</span> 12, 9)        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant, faisons cette prière à l’Esprit Saint :       <br />
               <br />
       « Esprit Saint, nous t’en prions : maintiens en nous la confiance face au manque de foi chez nous, face à nos échecs de croyants et face aux échecs de l’Église. Toi qui est toujours à l’œuvre dans le monde et dans nos cœurs, garde l’Église et garde-nous debouts malgré les difficultés, les incompréhensions  comme le prophète Ézéchiel ».        <br />
              <br />
       C’est la grâce que je vous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       29 juin 2021       <br />
              <br />
       <!--Excursus : Un petit mot sur les frères et sœurs de Jésus. La tradition très ancienne de l’Église a toujours tenu que Jésus n’a pas eu de frères ou de sœurs au sens strict de ces termes. Le mot grec ici employé « adelphoi » sert à désigner des parents plus ou moins éloignés. Il s’agirait donc dans les évangiles d’un usage semblable à celui des vietnamiens ou des africains qui appellent volontiers leurs cousins et cousines, frères et sœurs. Voilà! Revenons maintenant à la scène racontée par saint Marc.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une visite dans son patelin </span>       <br />
              <br />
       L’évangile commence en disant que Jésus se rend dans son lieu d’origine avec ses disciples. On peut s’imaginer cette visite à Nazareth comme celles que nous faisons dans nos familles en venant ici au lac. C’est toujours agréable de retrouver des lieux qu’on aime et des gens connus. Jésus, peut-on penser, en profite pour faire connaitre aussi ses nouveaux amis, ses disciples, Pierre, Jacques, Jean, André etc.        <br />
              <br />
       Ce qui est différent de nos visites à la maison paternelle ou au chalet, c’est que Jésus ne se contente pas de faire des salutations d’usage et de prendre du temps pour se rappeler des souvenirs avec un tel ou une telle, de vivre de bons moments, ce qu’il a fait j’en suis sûr, mais, il fait passer sa visite à une vitesse supérieure, pourrait-on dire, car, après les papotages de circonstance : la température, les nouveautés du village, les décès etc. il prend la parole pour exprimer ce qu’il l’habite maintenant qu’il est parti pour réaliser une mission qu’il avait en lui, mais qu’il n’avait pas fait connaitre quand il était le charpentier que tous fréquentaient vivant près de sa famille et de sa parenté.         <br />
              <br />
       Ne voilà-t-il pas que maintenant il se permet de parler en clair de cette mission qui lui a été confirmée par son cousin Jean-Baptiste qui l'a  appelé l’Agneau de Dieu et par la parole de Dieu qui s'est faite entendre lors de son baptême  : « Voici mon Fils bien-aimé, écoutez-le ».?       <br />
              <br />
       Jésus depuis lors s’est mis à révéler ce qui l’habite : sa proximité avec Dieu et son Alliance qui veut rejoindre tout le monde et manifester l'amour de Dieu pour chacun et chacune, un amour qui n’écrase pas, mais qui libère, qui n’est pas fait uniquement de rites et d’observances, un amour gratuit que les disciples reçoivent et qu’ils vivent en faisant la même chose que leur Père, en s’aimant les uns les autres.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Des paroles qui dérangent</span>       <br />
              <br />
       Quel message! C’est ce message qui sidère les auditeurs et les auditrices de Nazareth qui se demandent d’où lui viennent ces pensées, d'où lui vient cette assurance? Il parle avec autorité. On ne le reconnait pas. Il n’est plus seulement ce jeune homme pieux et fidèle à la prière chaque semaine à la synagogue, serviable et aimable pour tous et toutes. Il parle avec son cœur et il parle au nom de Dieu.       <br />
              <br />
       Certains s’en offusquent. Ils sont choqués.       <br />
              <br />
       Jésus loin de les envoyer paître se contente de noter leur manque de foi. Il ne se laisse  pas arrêter par ce contretemps. Il laisse son village. Sa visite se termine là et il part pour aller dans d’autres villages. Il se situe ainsi dans la lignée des prophètes comme Ezékiel, dont il est question dans la première lecture. Celui-ci ne se décourage pas. Il reste fidèle à annoncer le salut de Dieu même à des gens au « visage dur » et au « cœur obstiné » qui s’en désintéresse. Jésus se chauffera du même bois et cela le mènera jusqu’à la croix, mais, pour l’instant, il n’insiste pas. Chaque chose en son temps.        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Dans cette visite de Jésus à Nazareth, on a ce matin une belle scène vivante et très près de nous. On peut s’identifier à Jésus qui revient chez lui et comprendre que le contact avec les proches à qui on se confie dans ce qui nous fait vivre comme le fait Jésus n’est pas toujours facile.       <br />
              <br />
       Des amis chrétiens qui sont très impliqués dans leur foi, qui exercent diverses professions et métiers et qui se rencontrent une fois par semaine pour se ressourcer m’ont raconté leur façon de faire au travail et ou dans des rencontres sociales. Pour dire leur foi, par exemple, ils soulignent un lundi matin qu’ils ont été à la messe en fin de semaine ou encore qu’ils vont faire suivre la catéchèse à leur fils ou à leur fille, par exemple etc.        <br />
              <br />
       La réaction de leurs amis leur permettra de doser leur annonce de l’évangile. Ils ont trois façons qui correspondent à la lumière rouge ou jaune ou verte, disent-ils, dépendant des réactions des personnes avec qui elles parlent. Dans certains cas, on en restera au neutre - c'est la lumière rouge - en attendant une autre occasion pour parler de la foi.  Dans d’autres cas, on verra une avance possible mais sans trop d'intérêt, on se contentera  alors de continuer un peu sur le sujet  - c'est la lumière jaune - mais sans aller plus loin. Enfin dans d'autres cas, ce sera l’occasion de parler plus à fond de ce qui les fait vivre -  c'est la lumière verte - et ainsi de témoigner de l’Évangile et de devenir des disciples-missionnaires comme le souhaite le pape François.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cet épisode de la visite de Jésus dans son village de Nazareth est pour nous l’occasion de reconnaître que son enseignement vient de Dieu. Il est l’Envoyé de Dieu parmi nous. C'est pourquoi, nous pouvons le suivre avec confiance malgré les questionnements, les doutes parfois qui nous envahissent, car il n'est pas facile aujourd’hui d’affirmer qu’on est croyants et disciples de Jésus.       <br />
              <br />
       Que cette Messe nous aide à être de plus en plus convaincus de ce que nous avons reçu en étant baptisés dans la foi en Jésus-Christ vivant et ressuscité. On voit Jésus ici ce matin parcourant les chemins des villages de Galilée. Il parcourt encore nos chemins et il nous dit le même message à savoir que Dieu a tellement aimé le monde qu'Il nous a donné son Fils unique pour que nous ayons la vie éternelle (cf. Jean 6, 12).       <br />
              <br />
       C’est ce que je vous souhaite à toutes et à tous.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
              <br />
       3 juillet 2018       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec correction de l'homélie du 2 juillet 2015]i       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
       
     </div>
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     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « C’est une engeance de rebelles ! Qu’ils sachent qu’il y a un prophète au milieu d’eux ! » (Ez 2, 2-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           l’esprit vint en moi        <br />
       et me fit tenir debout.        <br />
       J’écoutai celui qui me parlait.        <br />
           Il me dit :       <br />
       « Fils d’homme, je t’envoie vers les fils d’Israël,        <br />
       vers une nation rebelle qui s’est révoltée contre moi.        <br />
       Jusqu’à ce jour, eux et leurs pères        <br />
       se sont soulevés contre moi.        <br />
           Les fils ont le visage dur,        <br />
       et le cœur obstiné ;        <br />
       c’est à eux que je t’envoie.        <br />
       Tu leur diras :        <br />
       ‘Ainsi parle le Seigneur Dieu...’        <br />
           Alors, qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas        <br />
       – c’est une engeance de rebelles ! –        <br />
       ils sauront qu’il y a un prophète au milieu d’eux. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 122 (123), 1-2ab, 2cdef, 3-4)       <br />
       R/ Nos yeux, levés vers le Seigneur,       <br />
       attendent sa pitié. (cf. Ps 122, 2)       <br />
              <br />
       Vers toi j’ai les yeux levés,       <br />
       vers toi qui es au ciel,       <br />
       comme les yeux de l’esclave       <br />
       vers la main de son maître.       <br />
              <br />
       Comme les yeux de la servante       <br />
       vers la main de sa maîtresse,        <br />
       nos yeux, levés vers le Seigneur notre Dieu,       <br />
       attendent sa pitié.       <br />
              <br />
       Pitié pour nous, Seigneur, pitié pour nous :       <br />
       notre âme est rassasiée de mépris.       <br />
       C’en est trop, nous sommes rassasiés        <br />
           du rire des satisfaits,       <br />
       du mépris des orgueilleux !       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Je mettrai ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure » (2 Co 12,7-10)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,        <br />
           les révélations que j’ai reçues       <br />
       sont tellement extraordinaires        <br />
       que, pour m’empêcher de me surestimer,        <br />
       j’ai reçu dans ma chair une écharde,        <br />
       un envoyé de Satan qui est là pour me gifler,        <br />
       pour empêcher que je me surestime.        <br />
           Par trois fois,        <br />
       j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi.        <br />
           Mais il m’a déclaré :        <br />
       « Ma grâce te suffit,        <br />
       car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. »        <br />
       C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses,        <br />
       afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure.        <br />
           C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ        <br />
       les faiblesses, les insultes, les contraintes,        <br />
       les persécutions et les situations angoissantes.        <br />
       Car, lorsque je suis faible,        <br />
       c’est alors que je suis fort.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Un prophète n’est méprisé que dans son pays » (Mc 6, 1-6)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :                                                       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia.   (Lc 4, 18ac)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus se rendit dans son lieu d’origine,        <br />
       et ses disciples le suivirent.        <br />
           Le jour du sabbat,        <br />
       il se mit à enseigner dans la synagogue.        <br />
       De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient :        <br />
       « D’où cela lui vient-il ?        <br />
       Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée,        <br />
       et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?        <br />
           N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie,        <br />
       et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ?        <br />
       Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? »        <br />
       Et ils étaient profondément choqués à son sujet.        <br />
           Jésus leur disait :        <br />
       « Un prophète n’est méprisé que dans son pays,        <br />
       sa parenté et sa maison. »        <br />
           Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ;        <br />
       il guérit seulement quelques malades        <br />
       en leur imposant les mains.        <br />
           Et il s’étonna de leur manque de foi.        <br />
       Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)</title>
   <pubDate>Tue, 01 Mar 2016 14:58:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C le 6 mars 2016 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes: Josué 5, 10-12, 2 Corinthiens 5, 17-21 et Luc 15, 1-3.11-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8967348-14226810.jpg?v=1456427913" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" />
     </div>
     <div>
      Auparavant, cette parabole de l’Évangile de saint Luc que nous venons de lire avait comme titre la parabole de l’Enfant prodigue ou encore du Fils prodigue. Maintenant on préfère la nommer la parabole du Père miséricordieux. L’accent n’est plus mis sur les fautes, le péché, mais sur le pardon et la miséricorde.       <br />
              <br />
       Le terme miséricorde se dit en hébreu, la langue principale de la Bible dans l’Ancien Testament, « rahamim » qui est un pluriel qui signifie « entrailles » [Voir à la fin la citation de l’abbé Yves Guillemette]. Être miséricordieux, c’est être ému dans ses entrailles. La miséricorde ainsi est vue comme venant du dedans, comme une émotion remplie de bienveillance et d’amour comme celle d’une mère pour son enfant qu’elle a porté dans ses entrailles.       <br />
              <br />
       C’est avec cet arrière-fond qu’il faut entendre aujourd’hui la parabole du Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic"> Le récit de saint Luc</span>       <br />
              <br />
       Cette histoire comme toute parabole n’est pas anodine. Elle est montée avec art pour donner un enseignement, faire comprendre un aspect du message de Jésus.       <br />
              <br />
       Jésus a utilisé abondamment ce style des paraboles. Comme celle qui nous occupe, elles sont remplies de détails très visuels. Ici, c’est, entre autres, la demande de son héritage par le fils, le départ pour un pays lointain, le fils dans la soue à cochons, puis le fils rentrant en lui-même, le père embrassant le fils à son retour à la maison, le frère ainé courroucé, le festin préparé par le père.        <br />
              <br />
       Et au terme de ce tableau coloré tombe le message que Jésus veut qu’on retienne : « Mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé  ».       <br />
              <br />
       Le même message sera repris par Jésus plusieurs fois dans sa prédication. Dans la parabole de la brebis perdue, par exemple, qui précède immédiatement celle du Père miséricordieux, le récit se termine avec ces mots. «  Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » (Luc 15, 7)       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les deux fils</span>       <br />
              <br />
       La phrase du père citée plus haut : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé » est reprise par le père en face de son fils aîné qui rabroue son père devant tant de bonté pour un fils qui l’a abandonné : « Ton frère, dit le père - ce n'est plus mon fils, mais ton frère - que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »        <br />
              <br />
       En d’autres termes, le père dit à son fils aîné  : « Mon fils prodigue c’est aussi ton frère. Tu ne peux pas, toi comme moi, ne pas laisser tes entrailles être touchées. Ne regarde pas seulement ce qu’il a fait, mais accueille ce qu’il veut devenir en revenant à la maison avec nous. Accueille ce qu'il a désir d'être sans te poser de questions. »       <br />
              <br />
       Tout un contrat qui est proposé ainsi au fils aîné.  C’est ce qui nous est proposé à nous aussi.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Des bras ouverts à tous et à toutes</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez, la leçon de cette parabole est simple : notre Dieu est là pour nous tous et toutes qui que nous soyons. Il est un Dieu qui pardonne et qui a toujours les bras grand ouverts. En un mot, notre Dieu est miséricorde, il ne fait pas de distinction de personnes.         <br />
              <br />
       À l'inverse de cette ouverture miséricordieuse, nous sommes hélas! souvent tentés de cataloguer les gens comme bons ou mauvais. D’un côté, les gens bien, toujours fidèles, comme le fils aîné et, de l’autre, les étourdis, les exploiteurs, les pécheurs de toutes sortes comme le fils prodigue. C’est une tentation récurrente que celle de diviser le monde ainsi.        <br />
              <br />
       Bien sûr, le royaume de lumière et le royaume des ténèbres existent, mais saint Jean  qui le rappelle souvent insiste pour nous rappeler qu'ils ne sont pas extérieurs à nous  (Jean 3, 20-21). C'est ce que constatait saint Paul lorsqu'il écrivait aux chrétiens de Rome :  «  Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas. » (Romains 7, 19)       <br />
              <br />
       Mes frères, mes soeurs, marchons avec confiance à la suite de Jésus, car le Père des cieux, symbolisé par le père de la parabole, accueille chacun et chacune, tel et telle qu'il est, malgré ses faiblesses et ses fautes, comme un Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       Il en est ainsi de notre Église, le Corps du Christ. Comme nous, elle a en elle du bon et du mauvais. Elle est malheureusement parfois infidèle, elle a des erreurs à se faire pardonner, de grandes fautes commises au cours son l’histoire et encore aujourd’hui, mais elle peut se tourner avec confiance vers Dieu qui lui dit « Tu étais perdue, tu es revenue à la vie, faisons un festin ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce matin, cette invitation retentit pour nous ici réunis ensemble dans la foi au même Dieu et autour de la table préparée par son Fils bien-aimé pour nous accueillir malgré nos manques et nos fautes, car ce Fils bien-aimé est venu pour chercher et sauver ce qui était perdu (Luc 19, 10).         <br />
              <br />
       Au cours des prochaines semaines qui nous préparent à Pâques, laissons nos entrailles s’émouvoir comme celles du Père de la parabole et faisons place en nous à la miséricorde pour nos frères et sœurs humains, car « la miséricorde peut changer l’histoire » comme le soulignait, avec raison, le pape François dans sa catéchèse lors de l’audience générale 24 février 2016 sur la place Saint-Pierre.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       1 mars 2016       <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Citation de l’abbé Yves Guillemette, ptre tirée du site Interbible, le portail biblique francophone (Montréal, Québec)</span>       <br />
        <a class="link" href="http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm">http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm       <br />
       </a>       <br />
       Le mot hébreux rahamim est un pluriel qui signifie « entrailles ». Les hébreux considéraient que les entrailles, en tant que siège de tous les sentiments, pouvaient s'émouvoir sous le coup de la douleur ou d'une peine. C'est peut-être en ressentant des « papillons dans le ventre », comme on dit, qu'ils en étaient arrivés à considérer la miséricorde, comme un sentiment qui a son origine au sein même de la personne. La miséricorde apparaît alors comme l'attachement d'un être à un autre. Mais le terme rahamim désigne surtout l'attachement qui unit Dieu à l'être humain, comme si les « entrailles de Dieu » frémissaient en pensant à l'homme. Ainsi Dieu s'émeut avec tendresse comme un père ou une mère à l'égard de leurs enfants.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8967348-14226811.jpg?v=1456261384" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/8967348-14226810.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Le-Pere-misericordieux-et-ses-deux-fils-Luc-15-1-3-11-32_a698.html</link>
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