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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T19:03:50+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année A 30 décembre 2026  « Respecter, soutenir, aimer »</title>
   <pubDate>Tue, 23 Dec 2025 21:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie du 30 décembre 2022 pour la fête de la Sainte Famille. Textes de l'Écriture: Siracide 3, 2-6.12-14, Colossiens 3, 12-21 et Mathieu 2, 13-15.19-23.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/93252547-65222029.jpg?v=1573692060" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année A 30 décembre 2026  « Respecter, soutenir, aimer »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année A 30 décembre 2026  « Respecter, soutenir, aimer »" />
     </div>
     <div>
      Quel défi de parler de la famille aujourd’hui à l’occasion de la fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. En effet, au Québec – et c’est probablement assez semblable en Occident (statistiques qui datent de quelques années) <!--en  2016 -->plus de 1 million d’enfants  au Canada  (1 114 055), ou 19,2 % de tous les enfants âgés de 0 à 14 ans, vivaient dans une famille monoparentale et 81,3 % des enfants âgés de 0 à 14 ans dans les familles monoparentales vivaient avec leur mère, tandis que 18,7 % vivaient avec leur père.  Ces statistiques additionnées à celles des familles recomposées font que le modèle de la cellule unifamiliale traditionnelle avec père, mère et enfants est de moins en moins la norme.       <br />
              <br />
       La famille de Jésus, Marie et Joseph entre dans cette dernière catégorie et pourtant, je pense que, quelque que soit le modèle de la famille dont nous faisons partie, la Sainte Famille a quelque chose pour nous inspirer. Cette inspiration pourrait se traduire par trois verbes que je vais commenter en les appliquant d’abord à la Sainte Famille, mais en sachant qu’ils peuvent s’appliquer à toute famille quel que soit son modèle.        <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Respecter </span>       <br />
              <br />
       J’ai mis en premier lieu le verbe « respecter » parce que je pense qu’il est le plus essentiel. Les parents se doivent de manifester à leur progéniture une certaine forme de respect qui est nécessaire pour que leur enfant arrive à être lui-même et à se développer selon ses capacités  propres et selon aussi parfois ses limites comme dans le cas des enfants autistes.       <br />
              <br />
       Les parents se doivent d’être toujours à l’écoute. Bien sûr leur rôle est d’éduquer leur enfant. Et cela ne se fait pas sans des tensions parfois et même des conflits, Mais il est important que les parents fassent sentir à leur enfant qu’il n’est pas un simple numéro et qu’il a tout leur respect pour ce qu’il est et ce qu’il fait.       <br />
              <br />
       C’est l’exemple que nous donnent Marie et Joseph dans un des rares épisodes de l’adolescence de Jésus qui nous a été conservé. Il s’agit de la « fugue » de Jésus lors d’un pèlerinage à Jérusalem. Ses parents le  pensent avec des amis, alors qu’il est resté au Temple de Jérusalem avec ceux qui s’appellent les docteurs (cf. <span style="font-style:italic">Luc </span>2, 41-52).  Marie et Joseph le retrouvent après deux ou trois jours.        <br />
              <br />
       La scène des retrouvailles est très éclairante pour notre propos. Marie, en bonne mère, dit à Jésus que ses parents sont  inquiets de sa disparition. Jésus lui répond qu’il se devait de rester plus longtemps pour, dit-il d'une façon mystérieuse,  s’occuper des affaires de son père.  Il est sûr que Marie et Joseph n’ont pas trop compris ce à quoi il référait, mais  aucun reproche, n’est sorti de leur bouche.       <br />
              <br />
       Quel accueil et quel respect  pour cet adolescent qui commence à s’émanciper et à suivre sa propre voie dans la vie.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Soutenir</span>       <br />
              <br />
       En deuxième lieu, j’ai retenu le verbe « soutenir » pour l’appliquer à la famille de Jésus, Marie et Joseph et à toutes les familles parce que sans un soutien de tous les instants surtout dans les premières années de la vie d’un enfant, tout tombe à l'eau. Les petits des humains, à la différence des petits des animaux, ne naissent pas autonomes. Pour se développer, ils ont besoin  d’accompagnement, de soins, de conseils et d’exemples. C'est toute une entreprise que de mettre un enfant au monde. Les parents nous le répètent souvent et avec raison. C’est, comme disait un de mes amis, un contrat à vie.        <br />
              <br />
       Ce soutien aujourd’hui prend diverses formes en raison de la vie que nous menons en Occident. Les lieux de ces appuis passent par les garderies, les crèches, les organismes de toutes sortes comme les CPE au Québec etc. Dans certains pays plus traditionnels ce sont les grands parents et la famille élargie qui sont mis à contribution. Quoiqu'il en soit, l’enfant ne peut devenir lui-même sans ce soutien que représentent  ceux et celles qui sont sa famille immédiate ou élargie.       <br />
              <br />
       Jésus l’a senti dans une circonstance bien particulière et très agréable. Alors qu’avec ses premiers disciples il participait  à des noces à Cana, sa Mère vient lui donner l’occasion de se manifester dans la mission qu’il commence à vivre après avoir quitté la maison familiale de Nazareth. Elle est là et elle lui donne l’occasion de manifester pour tout le monde la grandeur de ce qui va venir, elle dit simplement : « Ils n’ont plus de vin » invitant ainsi  maternellement Jésus à afficher ses dons et  à manifester la puissance de Dieu en changeant l’eau en vin (cf. <span style="font-style:italic">Jean</span> 2, 1-12).       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Aimer</span>       <br />
              <br />
       Le troisième verbe que j’ai retenu c’est « aimer ».  Cela va de soi me direz-vous ? En effet, la famille qui est un lieu de rencontre et de relations ne peut se réaliser pleinement pour le bonheur de tous les membres sans qu’entre eux ne se développe un lien affectif qui est plus fort que le respect et le soutien. Ce lien c’est celui d’un amour qui se porte vers l’autre, un amour qu’on appelle l’amour filial,  celui des parents vers leurs enfants et celui des enfants vers leurs parents.       <br />
              <br />
       Comment décrire cet amour ? Une maman me l’a décrit un jour en me disant que c‘est un amour qui n'attend pas de retour qui est gratuit, qui cherche le bien de l’autre. Elle le comparaît  à l’eau d’un ruisseau qui coule et qui ne remonte pas en arrière ni ne s'arrête dans sa course.        <br />
              <br />
       Que c’est beau cet amour filial et cet amour parental ! Il nous fait penser à l’amour de Dieu qui descend vers nous qui que nous soyons et qui ne retourne jamais en arrière. Toute la vie de la Sainte Famille a sûrement  été vécue dans ce climat d'amour et d'affection. L’évangile d’aujourd’hui en présentant la fuite en Égypte nous met devant les yeux des parents qui sont prêts à tout pour la vie de leur enfant. On peut le penser en voyant aussi à la fin de la vie de Jésus, supplicié sur la croix, sa Mère qui est là au pied de la croix. Quelle douleur mais en même temps quel amour sont ici représentés !       <br />
              <br />
       Comme on n’a pas beaucoup de détails dans les évangiles sur la vie de la Sainte Famille à  Nazareth, on est obligé de laisser notre imagination aller et de nous représenter la Sainte Famille comme une famille toujours très attentive à chacun de ses membres, une famille où l’affection et l’amour étaient la norme. C’est ce qui a guidé mes réflexions.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Laissons aller nos pensées ce matin. Que le souvenir de la famille de Jésus, Marie et Joseph soit un stimulant pour toutes les familles d’aujourd’hui quel que soit leur modèle, car le respect,  le soutien et l’amour seront toujours des piliers de la vie familiale       <br />
              <br />
       L’éclatement des familles aujourd’hui n’est pas une raison de laisser de côté l’image et le modèle de la Sainte Famille. On peut y trouver ce qu’il faut pour aller plus loin dans notre vie familiale.        <br />
               <br />
       Que cette Eucharistie soit pour nous comme une rencontre familiale où nous partageons le repas ensemble et où chacune et chacun a sa place.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       <!--24 décembre 2019-->       <br />
              <br />
       23 décembre 2025       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE pour la fête de la Sainte Famille Année A       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Celui qui craint le Seigneur honore ses parents (Si 3, 2-6.12-14)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Le Seigneur glorifie le père dans ses enfants,       <br />
       il renforce l’autorité de la mère sur ses fils.       <br />
           Celui qui honore son père       <br />
       obtient le pardon de ses péchés,       <br />
           celui qui glorifie sa mère       <br />
       est comme celui qui amasse un trésor.       <br />
           Celui qui honore son père aura de la joie dans ses enfants,       <br />
       au jour de sa prière il sera exaucé.       <br />
           Celui qui glorifie son père verra de longs jours,       <br />
       celui qui obéit au Seigneur donne du réconfort à sa mère.       <br />
              <br />
           Mon fils, soutiens ton père dans sa vieillesse,       <br />
       ne le chagrine pas pendant sa vie.       <br />
           Même si son esprit l’abandonne, sois indulgent,       <br />
       ne le méprise pas, toi qui es en pleine force.       <br />
           Car ta miséricorde envers ton père ne sera pas oubliée,       <br />
       et elle relèvera ta maison si elle est ruinée par le péché.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 127 (128), 1-2, 3, 4-5)       <br />
       R/ Heureux qui craint le Seigneur       <br />
       et marche selon ses voies ! (Ps 127, 1)       <br />
              <br />
       Heureux qui craint le Seigneur       <br />
       et marche selon ses voies !       <br />
       Tu te nourriras du travail de tes mains :       <br />
       Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !       <br />
              <br />
       Ta femme sera dans ta maison       <br />
       comme une vigne généreuse,       <br />
       et tes fils, autour de la table,       <br />
       comme des plants d’olivier.       <br />
              <br />
       Voilà comment sera béni       <br />
       l’homme qui craint le Seigneur.       <br />
       De Sion, que le Seigneur te bénisse !       <br />
       Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Vivre ensemble dans le Seigneur (Col 3, 12-21)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           puisque vous avez été choisis par Dieu,       <br />
       que vous êtes sanctifiés, aimés par lui,       <br />
       revêtez-vous de tendresse et de compassion,       <br />
       de bonté, d’humilité, de douceur et de patience.       <br />
           Supportez-vous les uns les autres,       <br />
       et pardonnez-vous mutuellement       <br />
       si vous avez des reproches à vous faire.       <br />
       Le Seigneur vous a pardonné :       <br />
       faites de même.       <br />
           Par-dessus tout cela, ayez l’amour,       <br />
       qui est le lien le plus parfait.       <br />
           Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ       <br />
       à laquelle vous avez été appelés,       <br />
       vous qui formez un seul corps.       <br />
       Vivez dans l’action de grâce.       <br />
           Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ;       <br />
       instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres       <br />
       en toute sagesse ;       <br />
       par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés,       <br />
       chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance.       <br />
           Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites,       <br />
       que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus,       <br />
       en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père.       <br />
           Vous les femmes, soyez soumises à votre mari ;       <br />
       dans le Seigneur, c’est ce qui convient.       <br />
           Et vous les hommes, aimez votre femme,       <br />
       ne soyez pas désagréables avec elle.       <br />
           Vous les enfants, obéissez en toute chose à vos parents ;       <br />
       cela est beau dans le Seigneur.       <br />
           Et vous les parents, n’exaspérez pas vos enfants ;       <br />
       vous risqueriez de les décourager.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte » (Mt 2, 13-15.19-23)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ ;       <br />
       que la parole du Christ habite en vous       <br />
       dans toute sa richesse !       <br />
       Alléluia. (Col 3, 15a.16a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Après le départ des mages,       <br />
       voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph       <br />
       et lui dit :       <br />
       « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère,       <br />
       et fuis en Égypte.       <br />
       Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse,       <br />
       car Hérode va rechercher l’enfant       <br />
       pour le faire périr. »       <br />
           Joseph se leva ;       <br />
       dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère,       <br />
       et se retira en Égypte,       <br />
           où il resta jusqu’à la mort d’Hérode,       <br />
       pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :       <br />
       D’Égypte, j’ai appelé mon fils.       <br />
              <br />
           Après la mort d’Hérode,       <br />
       voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère,       <br />
       et pars pour le pays d’Israël,       <br />
       car ils sont morts,       <br />
       ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. »       <br />
           Joseph se leva,       <br />
       prit l’enfant et sa mère,       <br />
       et il entra dans le pays d’Israël.       <br />
           Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée       <br />
       à la place de son père Hérode,       <br />
       il eut peur de s’y rendre.       <br />
       Averti en songe,       <br />
       il se retira dans la région de Galilée       <br />
           et vint habiter dans une ville appelée Nazareth,       <br />
       pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes :       <br />
       Il sera appelé Nazaréen.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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       </SCRIPT>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/93252547-65222029.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-A-30-decembre-2026-Respecter-soutenir-aimer_a1291.html</link>
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   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année C le 29 décembre 2024</title>
   <pubDate>Tue, 24 Dec 2024 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année C le 29 décembre 2024.Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: 1 Samuel 1, 20-22.24-28, Jean 3, 1-2.21-24 et Luc 2,41-52.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      Nous fêtons aujourd’hui la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. L’évangile nous présente un épisode des plus intéressants de la vie familiale de Jésus avec ses parents. C’est d’ailleurs le seul qui nous est rapporté avant qu’il ne quitte sa famille pour aller prêcher sur les routes de Palestine.       <br />
              <br />
       Regardons de plus près cette scène de Jésus au Temple pour en tirer une nourriture spirituelle pour aujourd’hui.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> La scène de Jésus au Temple</span>       <br />
              <br />
       Je ne sais si vous êtes comme moi, mais, de prime abord, je suis surpris de cette scène. Ce n’est pas tous les adolescents du temps de Jésus qui se sentaient le goût de rencontrer des gens avertis dans leur foi et des maîtres comme ceux que saint Luc appelle les docteurs de la Loi. Par quels détours Jésus est-il passé pour arriver à cette rencontre ? On peut imaginer divers stratagèmes pour ce faire, mais on ne sait vraiment pas comment Jésus a fait pour se rendre auprès des docteurs de la Loi.        <br />
              <br />
       Pour moi, là n'est pas la question. La question importante est plutôt pourquoi cette démarche lui tenait-elle à cœur ? Voilà la question qui m'a intéressé. Pour y répondre j'ai vu un jeune Jésus, un jeune comme les autres, imprégné des usages juifs et de la Parole de Dieu qu’il écoutait tous les sabbats à Nazareth. En passant à l’adolescence. comme la plupart des adolescents, il se posait des questions sur ce qu’il deviendrait. Il connaissait l’histoire de Samuel - racontée dans la première lecture  - offert par ses parents au service du Seigneur à sa naissance et qui devint un grand prophète, celle aussi d'autres prophètes comme Isaïe, Ézéchiel ou Jérémie. Lui, Jésus, que deviendrait-il?        <br />
              <br />
       Ce cheminement se faisait dans le silence éclairé par la lumière que Dieu avait mise en lui depuis sa naissance. J’imagine que déjà Jésus comprenait qu’il était appelé à une mission spéciale. Et sa réponse à ses parents qui le retrouvent après des jours de recherche en donne l’essentiel : « Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? »       <br />
              <br />
       Reconnaissons dans cette réponse que saint Luc met dans la bouche du jeune Jésus la perception et l’affirmation d’un lien particulier avec Dieu, un lien d’intimité et d’union qui se démarque des images d’un Dieu vengeur, culpabilisant ou justicier au profit d’un Dieu proche et miséricordieux comme un père. On voit déjà poindre la figure du père de l’enfant prodigue qui sera au coeur de l'enseignement de Jésus. Et sur la croix  une de ses dernières paroles sera adressée à son Père: « Père entre tes mains, je remets mon esprit » (Luc 23, 46).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La réaction de Marie et de Joseph</span>       <br />
              <br />
       Regardons maintenant Marie et Joseph. Ils sont très près de leur fils. Ils le connaissent  bien, mais là ils sont mystifiés en entendant une  réponse qu'ils ne comprennent pas. En effet, ils sont de bons parents. Ils sont revenus sur leurs pas pour retrouver leur fils. Ils ne sont pas loin de penser à une fugue. Mais ils découvrent tout autre chose. Un adolescent qui, épris de la Parole de Dieu, a voulu la connaître encore mieux à l’écoute de ceux qui la proclament avec autorité.  Et dans le temps qu'il passe avec eux, il se laisse aller à partager ce qu’il en vit. Et ô surprise! les savants sont fascinés par cet adolescent. Ils lui posent leurs questions. Ils écoutent ses réponses.         <br />
              <br />
       On peut penser que Jésus, de son côté, est surpris de lui-même. Et c’est dans cette rencontre avec les docteurs de la Loi que saint Luc situe l’éveil messianique de Jésus qui se découvre une vocation qui dépasse le contexte familial habituel. Il entrevoit qu’il est le Fils bien-aimé de Dieu. Cette révélation mûrira pendant de nombreuses années, mais elle ne disparaîtra jamais de son esprit et de sa vie.        <br />
              <br />
       Remercions saint Luc de nous avoir gardé le souvenir de cette première irruption de Dieu Père dans la vie de Jésus, une irruption qui laissera de nombreuses traces dans sa prédication plus tard et qu’il mettra au cœur de sa prière et de celle de ses disciples dont nous sommes à qui il dit : « Quand vous priez, dites :  Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.  » (Luc 11, 2)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Quel lien avec la fête de la Saint Famille pouvons-nous faire à partir de ces considérations ? C’est une bonne question.        <br />
              <br />
       Une première réponse pourrait être que dans toute famille la priorité est aux relations entre les personnes, des relations d’intimité et de respect comme on le voit dans cette scène où Marie et Joseph respectent la réponse de Jésus même s'ils ne la comprennent pas encore. La vie de la famille fournit une voie pour aller à Dieu. C’est à l’intérieur de sa famille humaine que le jeune Jésus chemine et qu’il découvre sa mission. Il est respecté dans ses choix et il est aimé par son père et sa mère. Il en est de même encore aujourd'hui pour nos jeunes.       <br />
              <br />
       Deuxième réponse : la famille n’est pas exempte de tensions et de moments difficiles parfois, comme les craintes et les peurs qu’ont vécues Marie et Joseph en constatant la disparition de leur fils et en le cherchant jusqu'à Jérusalem. La vie familiale est faite de hauts et de bas. C’est pourquoi, la prière et le dialogue sont une nécessité dans toute vie familiale : les parents avec les enfants, les enfants entre  eux, avec d’autres familles lorsque l’occasion se présente.        <br />
              <br />
       La troisième réponse nous amène sur le terrain des vocations de chaque personne dans les familles. Il est essentiel que chaque personne dans la famille soit reconnue pour elle-même avec ses qualités et ses limites aussi,  qu’elle soit soutenue et surtout qu’elle ne soit jamais dévalorisée par des comparaisons blessantes. La couleur particulière de chaque personne enrichit la famille qui ainsi devient de plus en plus en plus l’image de la richesse de l’amour de Dieu pour ses enfants : « Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes » nous dit la deuxième lecture.        <br />
              <br />
       Bien sûr, ces trois réponses présentent un idéal de vie familiale. La réalité concrète est  souvent plus contrastée, mais ne laissons pas celle-ci nous enlever le goût de mettre nos efforts pour arriver à une vie familiale sur le modèle de celle de Jésus, Marie et Joseph que l’Église nous invite à célébrer même si nous n’en connaissons pas les circonstances concrètes hormis cet épisode de Jésus au Temple.        <br />
              <br />
       Ce n’est pas une raison pour nous priver de l’imaginer et de prier pour que nous soyons de plus en plus comme Jésus  « chez notre Père », car Dieu est notre famille.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       La fête de la Sainte Famille a été très importante au Québec jusqu’à tout récemment. Elle prenait place au milieu des célébrations familiales du temps des Fêtes et du Jour de l’An. Elle était l’occasion d’échanges et de réjouissances.  Les plus anciens s’en rappellent avec joie. Les temps ont changé. Les familles sont parfois éclatées ou sont reconstituées. Cela ne doit pas nous empêcher d’y mettre ce qui est au cœur de toutes nos relations : l’amour.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie qui nous nourrit au Sacrement de l’amour nous en remplisse et que nous devenions pour tous ceux et celles que nous fréquentons des frères et des sœurs, car nous sommes tous et toutes, fils et filles d’un même Père des cieux, appelés enfants de Dieu comme le dit saint Paul.       <br />
               <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       24 décembre 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 18 décembre 2021 et 26 décembre 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Samuel demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie » (1 S 1, 20-22.24-28)       <br />
       Lecture du premier livre de Samuel       <br />
              <br />
       Elcana s’unit à Anne sa femme,       <br />
       et le Seigneur se souvint d’elle.       <br />
           Anne conçut       <br />
       et, le temps venu, elle enfanta un fils ;       <br />
       elle lui donna le nom de Samuel (c’est-à-dire : Dieu exauce)       <br />
       car, disait-elle,       <br />
       « Je l’ai demandé au Seigneur. »       <br />
           Elcana, son mari, monta au sanctuaire       <br />
       avec toute sa famille       <br />
       pour offrir au Seigneur le sacrifice annuel       <br />
       et s’acquitter du vœu pour la naissance de l’enfant.       <br />
           Mais Anne n’y monta pas.       <br />
       Elle dit à son mari :       <br />
       « Quand l’enfant sera sevré,       <br />
       je l’emmènerai :       <br />
       il sera présenté au Seigneur,       <br />
       et il restera là pour toujours. »       <br />
           Lorsque Samuel fut sevré,       <br />
       Anne, sa mère, le conduisit à la maison du Seigneur, à Silo ;       <br />
       l’enfant était encore tout jeune.       <br />
       Anne avait pris avec elle un taureau de trois ans,       <br />
       un sac de farine et une outre de vin.       <br />
           On offrit le taureau en sacrifice,       <br />
       et on amena l’enfant au prêtre Éli.       <br />
           Anne lui dit alors :       <br />
       « Écoute-moi, mon seigneur, je t’en prie !       <br />
       Aussi vrai que tu es vivant,       <br />
       je suis cette femme qui se tenait ici près de toi       <br />
       pour prier le Seigneur.       <br />
           C’est pour obtenir cet enfant que je priais,       <br />
       et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande.       <br />
           À mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose.       <br />
       Il demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie. »       <br />
       Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 83 (84), 2-3, 5-6, 9-10)       <br />
       R/ Heureux les habitants de ta maison, Seigneur ! (Ps 83, 5a)       <br />
              <br />
       De quel amour sont aimées tes demeures,       <br />
       Seigneur, Dieu de l’univers.       <br />
       Mon âme s’épuise à désirer les parvis du Seigneur ;       <br />
       mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant !       <br />
              <br />
       Heureux les habitants de ta maison :       <br />
       ils pourront te chanter encore !       <br />
       Heureux les hommes dont tu es la force :       <br />
       des chemins s’ouvrent dans leur cœur !       <br />
              <br />
       Seigneur, Dieu de l’univers, entends ma prière ;       <br />
       écoute, Dieu de Jacob.       <br />
       Dieu, vois notre bouclier,       <br />
       regarde le visage de ton messie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous sommes appelés enfants de Dieu – et nous le sommes » (1 Jn 3, 1-2.21-24)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
           voyez quel grand amour nous a donné le Père       <br />
       pour que nous soyons appelés enfants de Dieu       <br />
       – et nous le sommes.       <br />
       Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas :       <br />
       c’est qu’il n’a pas connu Dieu.       <br />
           Bien-aimés,       <br />
       dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu,       <br />
       mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté.       <br />
       Nous le savons : quand cela sera manifesté,       <br />
       nous lui serons semblables       <br />
       car nous le verrons tel qu’il est.       <br />
              <br />
           Bien-aimés,       <br />
       si notre cœur ne nous accuse pas,       <br />
       nous avons de l’assurance devant Dieu.       <br />
           Quoi que nous demandions à Dieu,       <br />
       nous le recevons de lui,       <br />
       parce que nous gardons ses commandements,       <br />
       et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux.       <br />
              <br />
           Or, voici son commandement :       <br />
       mettre notre foi       <br />
       dans le nom de son Fils Jésus Christ,       <br />
       et nous aimer les uns les autres       <br />
       comme il nous l’a commandé.       <br />
           Celui qui garde ses commandements       <br />
       demeure en Dieu,       <br />
       et Dieu en lui ;       <br />
       et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous,       <br />
       puisqu’il nous a donné part à son Esprit.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Les parents de Jésus le trouvèrent au milieu des docteurs de la Loi » (Lc 2, 41-52)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Seigneur, ouvre notre cœur       <br />
       pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. Ac 16, 14b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem       <br />
       pour la fête de la Pâque.       <br />
           Quand il eut douze ans,       <br />
       ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.       <br />
           À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient,       <br />
       le jeune Jésus resta à Jérusalem       <br />
       à l’insu de ses parents.       <br />
           Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins,       <br />
       ils firent une journée de chemin       <br />
       avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.       <br />
           Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem,       <br />
       en continuant à le chercher.       <br />
              <br />
           C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple,       <br />
       assis au milieu des docteurs de la Loi :       <br />
       il les écoutait et leur posait des questions,       <br />
           et tous ceux qui l’entendaient       <br />
       s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.       <br />
           En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement,       <br />
       et sa mère lui dit :       <br />
       « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ?       <br />
       Vois comme ton père et moi,       <br />
       nous avons souffert en te cherchant ! »       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ?       <br />
       Ne saviez-vous pas       <br />
       qu’il me faut être chez mon Père ? »       <br />
           Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.       <br />
              <br />
           Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth,       <br />
       et il leur était soumis.       <br />
       Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.       <br />
           Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce,       <br />
       devant Dieu et devant les hommes.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/82989909-59469553.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-C-le-29-decembre-2024_a1212.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »</title>
   <pubDate>Tue, 26 Dec 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B le 31 décembre 2023. Textes : Genèse 15,1-6; 21,1-3, Hébreux 11, 8.11-12.17-19 et Luc 2, 22-40.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/75838296-53431731.jpg?v=1604587690" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »" />
     </div>
     <div>
      La fête de la Sainte Famille intégrée au calendrier liturgique en 1921 n'est rattachée à la semaine de Noël que depuis 1969. Nous la célébrons toujours dans la lumière de la Nativité. Nous découvrons ainsi que le signe donné par Dieu aux Bergers dans la nuit, le Fils, lumière du monde, vient réaliser toute la promesse faite à Abraham en s’immergeant dans la condition humaine générale, mais aussi en se liant de façon spéciale à une cellule familiale formée de Lui-même et de Marie et Joseph.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le sens de la fête de la Sainte Famille</span>       <br />
              <br />
       Avez-vous remarqué que dans les prières et les invocations nous nommons rarement la Sainte Famille? Nous ne disons pas Très Sainte Famille, priez pour nous, mais bien Jésus, Marie, Joseph priez pour nous, aidez-nous. « J.M.J. A.N. » (pour Jésus, Marie, Joseph aidez-nous) écrivaient autrefois les élèves soigneux au début de leur copie de travaux avec à la fin le « A.M.D.G. » ignatien (pour Ad Majorem Dei Gloriam - Pour la plus grande gloire de Dieu).       <br />
              <br />
       «  Jésus, Marie, Joseph aidez-nous » n’est-ce pas un indice éclairant pour comprendre la dévotion à la Sainte Famille? En effet, celle-ci nous centre sur des personnes et sur les relations qu’elles entretiennent entre elles. La famille n’est pas une réalité abstraite, mais une réalité vivante. C’est pourquoi elle peut revêtir plusieurs configurations selon les cultures ou selon les époques, mais toujours elle souligne et met en avant la solidarité de personnes qui se lient ensemble pour croître, grandir, se soutenir, s’entraider, s’aimer et se perpétuer dans le temps et l’espace.       <br />
              <br />
       Voilà le « mystère » que nous célébrons aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Ce qui est important ici, c’est de bien voir que la Sainte Famille n’est pas seulement la représentation d’une famille idéale, mais bien plutôt un idéal de relations jamais atteint. Un idéal de relations où tout est possible.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic">La foi qui rend tout possible</span>       <br />
              <br />
       Cette famille, la Sainte Famille, où toutes les avenues demeurent ouvertes, où l’imprévu de la grâce et de l’action de Dieu trouve un terrain d’ancrage particulier : « Qu’il me soit fait selon ta parole », cette famille, dis-je, nous est présentée par les textes de la célébration d’aujourd’hui sous le signe de la foi au Dieu de l’impossible.       <br />
              <br />
       Comme Abraham, Jésus a connu des moments d’hésitations, Marie s’est demandée comment cela se ferait et Joseph a songé à couper les liens avec Marie en apprenant sa grossesse.       <br />
              <br />
       Et pourtant, que s’est-il passé? Tous ont plongé dans une foi dépassant leurs certitudes personnelles pour se fier à la Parole d’un Dieu qui s’est fait l’Emmanuel, le Dieu-parmi-nous. Tous ont vécu un abandon total à la volonté de Dieu.       <br />
              <br />
       Voilà un message qui aujourd’hui peut nous inspirer.       <br />
              <br />
       Dans les conditions qui sont les nôtres au Québec, les avenues d’avenir paraissent bloquées à certains moments, l’élan de la communauté ecclésiale manque de vigueur, le renouvellement du noyau de croyants et croyantes se fait parcimonieusement, et pourtant la force et la puissance de la Parole de Dieu, du Dieu-parmi-nous, ne font pas défaut. Nous sommes renvoyés comme la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph à une foi qui croit à l’impossible, à une confiance qui ne s’appuie pas sur nos certitudes personnelles, mais sur Celui qui ne nous fait jamais défaut, Celui qui nous accompagne hier, aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment alors ne pas célébrer avec coeur cette fête de la Sainte Famille ? Célébrons dans la foi la présence de Celui qui continue de se faire l’un de nous et qui nous donne de vivre plus près les uns des autres dans un abandon confiant à Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       26 décembre 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!- homélie reprise avec corrections de celle du 30 décembre 2005 Année B et du 22 décembre 2020-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour la fête de la Sainte Famille</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ton héritier sera quelqu’un de ton sang » (Gn 15, 1-6 ; 21, 1-3)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision :       <br />
       « Ne crains pas, Abram !       <br />
       Je suis un bouclier pour toi.       <br />
       Ta récompense sera très grande. »       <br />
       Abram répondit :       <br />
       « Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ?       <br />
       Je m’en vais sans enfant,       <br />
       et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. »       <br />
       Abram dit encore :       <br />
       « Tu ne m’as pas donné de descendance,       <br />
       et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. »       <br />
       Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram :       <br />
       « Ce n’est pas lui qui sera ton héritier,       <br />
       mais quelqu’un de ton sang. »       <br />
       Puis il le fit sortir et lui dit :       <br />
       « Regarde le ciel,       <br />
       et compte les étoiles, si tu le peux... »       <br />
       Et il déclara :       <br />
       « Telle sera ta descendance ! »       <br />
       Abram eut foi dans le Seigneur       <br />
       et le Seigneur estima qu’il était juste.       <br />
       Le Seigneur visita Sara       <br />
       comme il l’avait annoncé ;       <br />
       il agit pour elle comme il l’avait dit.       <br />
       Elle devint enceinte,       <br />
       et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse,       <br />
       à la date que Dieu avait fixée.       <br />
       Et Abraham donna un nom       <br />
       au fils que Sara lui avait enfanté :       <br />
       il l’appela Isaac.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (104 (105), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)       <br />
       R/ Le Seigneur, c’est lui notre Dieu ;       <br />
       il s’est toujours souvenu de son alliance.       <br />
         (104, 7a.8a)       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,       <br />
       annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;       <br />
       chantez et jouez pour lui,       <br />
       redites sans fin ses merveilles.       <br />
              <br />
       Glorifiez-vous de son nom très saint :       <br />
       joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !       <br />
       Cherchez le Seigneur et sa puissance,       <br />
       recherchez sans trêve sa face.       <br />
              <br />
       Souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,       <br />
       de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,       <br />
       vous, la race d’Abraham son serviteur,       <br />
       les fils de Jacob, qu’il a choisis.       <br />
              <br />
       Il s’est toujours souvenu de son alliance,       <br />
       parole édictée pour mille générations :       <br />
       promesse faite à Abraham,       <br />
       garantie par serment à Isaac.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       La foi d’Abraham, de Sara et d’Isaac (He 11, 8.11-12.17-19)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :       <br />
       il partit vers un pays       <br />
       qu’il devait recevoir en héritage,       <br />
       et il partit sans savoir où il allait.       <br />
              <br />
       Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,       <br />
       fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance       <br />
       parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.       <br />
       C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,       <br />
       a pu naître une descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       une multitude innombrable.       <br />
              <br />
       Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve,       <br />
       Abraham offrit Isaac en sacrifice.       <br />
       Et il offrait le fils unique,       <br />
       alors qu’il avait reçu les promesses       <br />
       et entendu cette parole :       <br />
       C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.       <br />
       Il pensait en effet       <br />
       que Dieu est capable même de ressusciter les morts ;       <br />
       c’est pourquoi son fils lui fut rendu :       <br />
       il y a là une préfiguration.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22-40)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur,       <br />
       selon ce qui est écrit dans la Loi :       <br />
       Tout premier-né de sexe masculin       <br />
       sera consacré au Seigneur.       <br />
       Ils venaient aussi offrir       <br />
       le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :       <br />
       un couple de tourterelles       <br />
       ou deux petites colombes.       <br />
              <br />
       Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.       <br />
       C’était un homme juste et religieux,       <br />
       qui attendait la Consolation d’Israël,       <br />
       et l’Esprit Saint était sur lui.       <br />
       Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce       <br />
       qu’il ne verrait pas la mort       <br />
       avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.       <br />
       Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.       <br />
       Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus       <br />
       pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,       <br />
       Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :       <br />
       « Maintenant, ô Maître souverain,       <br />
       tu peux laisser ton serviteur s’en aller       <br />
       en paix, selon ta parole.       <br />
       Car mes yeux ont vu le salut       <br />
       que tu préparais à la face des peuples :       <br />
       lumière qui se révèle aux nations       <br />
       et donne gloire à ton peuple Israël. »       <br />
       Le père et la mère de l’enfant       <br />
       s’étonnaient de ce qui était dit de lui.       <br />
       Syméon les bénit,       <br />
       puis il dit à Marie sa mère :       <br />
       « Voici que cet enfant       <br />
       provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.       <br />
       Il sera un signe de contradiction       <br />
       – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – :       <br />
       ainsi seront dévoilées les pensées       <br />
       qui viennent du cœur d’un grand nombre. »       <br />
              <br />
       Il y avait aussi une femme prophète,       <br />
       Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.       <br />
       Elle était très avancée en âge ;       <br />
       après sept ans de mariage,       <br />
       demeurée veuve,       <br />
       elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans.       <br />
       Elle ne s’éloignait pas du Temple,       <br />
       servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.       <br />
       Survenant à cette heure même,       <br />
       elle proclamait les louanges de Dieu       <br />
       et parlait de l’enfant       <br />
       à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,       <br />
       ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.       <br />
       L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,       <br />
       rempli de sagesse,       <br />
       et la grâce de Dieu était sur lui.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       ou lecture brève       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22.39-40)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,       <br />
       ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.       <br />
       L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,       <br />
       rempli de sagesse,       <br />
       et la grâce de Dieu était sur lui.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/75838296-53431731.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-B-La-famille-de-Dieu-inclut-toutes-les-familles_a1153.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-60004942</guid>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année C le 26 décembre 2021</title>
   <pubDate>Tue, 21 Dec 2021 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année C le 26 décembre 2021.Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: 1 Samuel 1, 20-22.24-28, Jean 3, 1-2.21-24 et Luc 2,41-52.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/60004942-43983969.jpg?v=1635964573" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année C le 26 décembre 2021" title="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année C le 26 décembre 2021" />
     </div>
     <div>
      Nous fêtons aujourd’hui la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. L’évangile nous présente un épisode des plus intéressants de la vie familiale de Jésus avec ses parents. C’est d’ailleurs le seul qui nous est rapporté avant qu’il ne quitte sa famille pour aller prêcher sur les routes de Palestine.       <br />
              <br />
       Regardons de plus près cette scène de Jésus au Temple pour en tirer une nourriture spirituelle pour aujourd’hui.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> La scène de Jésus au Temple</span>       <br />
              <br />
       Je ne sais si vous êtes comme moi, mais, de prime abord, je suis surpris de cette scène. Ce n’est pas tous les adolescents du temps de Jésus qui se sentaient le goût de rencontrer des gens avertis dans leur foi et des maîtres comme ceux que saint Luc appelle les docteurs de la Loi. Par quels détours Jésus est-il passé pour arriver à cette rencontre ? On peut imaginer divers stratagèmes pour ce faire, mais on ne sait vraiment pas comment Jésus a fait pour se rendre auprès des docteurs de la Loi.        <br />
              <br />
       Pour moi, là n'est pas la question. La question importante est plutôt pourquoi cette démarche lui tenait-elle à cœur ? Voilà la question qui m'a intéressé. Pour y répondre j'ai vu un jeune Jésus, un jeune comme les autres, imprégné des usages juifs et de la Parole de Dieu qu’il écoutait tous les sabbats à Nazareth. En passant à l’adolescence. comme la plupart des adolescents, il se posait des questions sur ce qu’il deviendrait. Il connaissait l’histoire de Samuel - racontée dans la première lecture  - offert par ses parents au service du Seigneur à sa naissance et qui devint un grand prophète, celle aussi d'autres prophètes comme Isaïe, Ézéchiel ou Jérémie. Lui, Jésus, que deviendrait-il?        <br />
              <br />
       Ce cheminement se faisait dans le silence éclairé par la lumière que Dieu avait mise en lui depuis sa naissance. J’imagine que déjà Jésus comprenait qu’il était appelé à une mission spéciale. Et sa réponse à ses parents qui le retrouvent après des jours de recherche en donne l’essentiel : « Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? »       <br />
              <br />
       Reconnaissons dans cette réponse que saint Luc met dans la bouche du jeune Jésus la perception et l’affirmation d’un lien particulier avec Dieu, un lien d’intimité et d’union qui se démarque des images d’un Dieu vengeur, culpabilisant ou justicier au profit d’un Dieu proche et miséricordieux comme un père. On voit déjà poindre la figure du père de l’enfant prodigue qui sera au coeur de l'enseignement de Jésus. Et sur la croix  une de ses dernières paroles sera adressée à son Père: « Père entre tes mains, je remets mon esprit » (Luc 23, 46).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La réaction de Marie et de Joseph</span>       <br />
              <br />
       Regardons maintenant Marie et Joseph. Ils sont très près de leur fils. Ils le connaissent  bien, mais là ils sont mystifiés en entendant une  réponse qu'ils ne comprennent pas. En effet, ils sont de bons parents. Ils sont revenus sur leurs pas pour retrouver leur fils. Ils ne sont pas loin de penser à une fugue. Mais ils découvrent tout autre chose. Un adolescent qui, épris de la Parole de Dieu, a voulu la connaître encore mieux à l’écoute de ceux qui la proclament avec autorité.  Et dans le temps qu'il passe avec eux, il se laisse aller à partager ce qu’il en vit. Et ô surprise! les savants sont fascinés par cet adolescent. Ils lui posent leurs questions. Ils écoutent ses réponses.         <br />
              <br />
       On peut penser que Jésus, de son côté, est surpris de lui-même. Et c’est dans cette rencontre avec les docteurs de la Loi que saint Luc situe l’éveil messianique de Jésus qui se découvre une vocation qui dépasse le contexte familial habituel. Il entrevoit qu’il est le Fils bien-aimé de Dieu. Cette révélation mûrira pendant de nombreuses années, mais elle ne disparaîtra jamais de son esprit et de sa vie.        <br />
              <br />
       Remercions saint Luc de nous avoir gardé le souvenir de cette première irruption de Dieu Père dans la vie de Jésus, une irruption qui laissera de nombreuses traces dans sa prédication plus tard et qu’il mettra au cœur de sa prière et de celle de ses disciples dont nous sommes à qui il dit : « Quand vous priez, dites :  Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.  » (Luc 11, 2)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Quel lien avec la fête de la Saint Famille pouvons-nous faire à partir de ces considérations ? C’est une bonne question.        <br />
              <br />
       Une première réponse pourrait être que dans toute famille la priorité est aux relations entre les personnes, des relations d’intimité et de respect comme on le voit dans cette scène où Marie et Joseph respectent la réponse de Jésus même s'ils ne la comprennent pas encore. La vie de la famille fournit une voie pour aller à Dieu. C’est à l’intérieur de sa famille humaine que le jeune Jésus chemine et qu’il découvre sa mission. Il est respecté dans ses choix et il est aimé par son père et sa mère. Il en est de même encore aujourd'hui pour nos jeunes.       <br />
              <br />
       Deuxième réponse : la famille n’est pas exempte de tensions et de moments difficiles parfois, comme les craintes et les peurs qu’ont vécues Marie et Joseph en constatant la disparition de leur fils et en le cherchant jusqu'à Jérusalem. La vie familiale est faite de hauts et de bas. C’est pourquoi, la prière et le dialogue sont une nécessité dans toute vie familiale : les parents avec les enfants, les enfants entre  eux, avec d’autres familles lorsque l’occasion se présente.        <br />
              <br />
       La troisième réponse nous amène sur le terrain des vocations de chaque personne dans les familles. Il est essentiel que chaque personne dans la famille soit reconnue pour elle-même avec ses qualités et ses limites aussi,  qu’elle soit soutenue et surtout qu’elle ne soit jamais dévalorisée par des comparaisons blessantes. La couleur particulière de chaque personne enrichit la famille qui ainsi devient de plus en plus en plus l’image de la richesse de l’amour de Dieu pour ses enfants : « Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes » nous dit la deuxième lecture.        <br />
              <br />
       Bien sûr, ces trois réponses présentent un idéal de vie familiale. La réalité concrète est  souvent plus contrastée, mais ne laissons pas celle-ci nous enlever le goût de mettre nos efforts pour arriver à une vie familiale sur le modèle de celle de Jésus, Marie et Joseph que l’Église nous invite à célébrer même si nous n’en connaissons pas les circonstances concrètes hormis cet épisode de Jésus au Temple.        <br />
              <br />
       Ce n’est pas une raison pour nous priver de l’imaginer et de prier pour que nous soyons de plus en plus comme Jésus  « chez notre Père », car Dieu est notre famille.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       La fête de la Sainte Famille a été très importante au Québec jusqu’à tout récemment. Elle prenait place au milieu des célébrations familiales du temps des Fêtes et du Jour de l’An. Elle était l’occasion d’échanges et de réjouissances.  Les plus anciens s’en rappellent avec joie. Les temps ont changé. Les familles sont parfois éclatées ou sont reconstituées. Cela ne doit pas nous empêcher d’y mettre ce qui est au cœur de toutes nos relations : l’amour.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie qui nous nourrit au Sacrement de l’amour nous en remplisse et que nous devenions pour tous ceux et celles que nous fréquentons des frères et des sœurs, car nous sommes tous et toutes, fils et filles d’un même Père des cieux, appelés enfants de Dieu comme le dit saint Paul.       <br />
               <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       21 décembre 2021       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 26 décembre 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
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               <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Samuel demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie » (1 S 1, 20-22.24-28)       <br />
       Lecture du premier livre de Samuel       <br />
              <br />
       Elcana s’unit à Anne sa femme,       <br />
       et le Seigneur se souvint d’elle.       <br />
           Anne conçut       <br />
       et, le temps venu, elle enfanta un fils ;       <br />
       elle lui donna le nom de Samuel (c’est-à-dire : Dieu exauce)       <br />
       car, disait-elle,       <br />
       « Je l’ai demandé au Seigneur. »       <br />
           Elcana, son mari, monta au sanctuaire       <br />
       avec toute sa famille       <br />
       pour offrir au Seigneur le sacrifice annuel       <br />
       et s’acquitter du vœu pour la naissance de l’enfant.       <br />
           Mais Anne n’y monta pas.       <br />
       Elle dit à son mari :       <br />
       « Quand l’enfant sera sevré,       <br />
       je l’emmènerai :       <br />
       il sera présenté au Seigneur,       <br />
       et il restera là pour toujours. »       <br />
           Lorsque Samuel fut sevré,       <br />
       Anne, sa mère, le conduisit à la maison du Seigneur, à Silo ;       <br />
       l’enfant était encore tout jeune.       <br />
       Anne avait pris avec elle un taureau de trois ans,       <br />
       un sac de farine et une outre de vin.       <br />
           On offrit le taureau en sacrifice,       <br />
       et on amena l’enfant au prêtre Éli.       <br />
           Anne lui dit alors :       <br />
       « Écoute-moi, mon seigneur, je t’en prie !       <br />
       Aussi vrai que tu es vivant,       <br />
       je suis cette femme qui se tenait ici près de toi       <br />
       pour prier le Seigneur.       <br />
           C’est pour obtenir cet enfant que je priais,       <br />
       et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande.       <br />
           À mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose.       <br />
       Il demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie. »       <br />
       Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 83 (84), 2-3, 5-6, 9-10)       <br />
       R/ Heureux les habitants de ta maison, Seigneur ! (Ps 83, 5a)       <br />
              <br />
       De quel amour sont aimées tes demeures,       <br />
       Seigneur, Dieu de l’univers.       <br />
       Mon âme s’épuise à désirer les parvis du Seigneur ;       <br />
       mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant !       <br />
              <br />
       Heureux les habitants de ta maison :       <br />
       ils pourront te chanter encore !       <br />
       Heureux les hommes dont tu es la force :       <br />
       des chemins s’ouvrent dans leur cœur !       <br />
              <br />
       Seigneur, Dieu de l’univers, entends ma prière ;       <br />
       écoute, Dieu de Jacob.       <br />
       Dieu, vois notre bouclier,       <br />
       regarde le visage de ton messie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous sommes appelés enfants de Dieu – et nous le sommes » (1 Jn 3, 1-2.21-24)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
           voyez quel grand amour nous a donné le Père       <br />
       pour que nous soyons appelés enfants de Dieu       <br />
       – et nous le sommes.       <br />
       Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas :       <br />
       c’est qu’il n’a pas connu Dieu.       <br />
           Bien-aimés,       <br />
       dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu,       <br />
       mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté.       <br />
       Nous le savons : quand cela sera manifesté,       <br />
       nous lui serons semblables       <br />
       car nous le verrons tel qu’il est.       <br />
              <br />
           Bien-aimés,       <br />
       si notre cœur ne nous accuse pas,       <br />
       nous avons de l’assurance devant Dieu.       <br />
           Quoi que nous demandions à Dieu,       <br />
       nous le recevons de lui,       <br />
       parce que nous gardons ses commandements,       <br />
       et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux.       <br />
              <br />
           Or, voici son commandement :       <br />
       mettre notre foi       <br />
       dans le nom de son Fils Jésus Christ,       <br />
       et nous aimer les uns les autres       <br />
       comme il nous l’a commandé.       <br />
           Celui qui garde ses commandements       <br />
       demeure en Dieu,       <br />
       et Dieu en lui ;       <br />
       et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous,       <br />
       puisqu’il nous a donné part à son Esprit.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Les parents de Jésus le trouvèrent au milieu des docteurs de la Loi » (Lc 2, 41-52)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Seigneur, ouvre notre cœur       <br />
       pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. Ac 16, 14b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem       <br />
       pour la fête de la Pâque.       <br />
           Quand il eut douze ans,       <br />
       ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.       <br />
           À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient,       <br />
       le jeune Jésus resta à Jérusalem       <br />
       à l’insu de ses parents.       <br />
           Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins,       <br />
       ils firent une journée de chemin       <br />
       avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.       <br />
           Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem,       <br />
       en continuant à le chercher.       <br />
              <br />
           C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple,       <br />
       assis au milieu des docteurs de la Loi :       <br />
       il les écoutait et leur posait des questions,       <br />
           et tous ceux qui l’entendaient       <br />
       s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.       <br />
           En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement,       <br />
       et sa mère lui dit :       <br />
       « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ?       <br />
       Vois comme ton père et moi,       <br />
       nous avons souffert en te cherchant ! »       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ?       <br />
       Ne saviez-vous pas       <br />
       qu’il me faut être chez mon Père ? »       <br />
           Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.       <br />
              <br />
           Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth,       <br />
       et il leur était soumis.       <br />
       Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.       <br />
           Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce,       <br />
       devant Dieu et devant les hommes.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/60004942-43983969.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-C-le-26-decembre-2021_a1042.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-51127355</guid>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  27 décembre 2020  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »</title>
   <pubDate>Tue, 22 Dec 2020 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B le 27 décembre 2020. Textes : Genèse 15,1-6; 21,1-3, Hébreux 11, 8.11-12.17-19 et Luc 2, 22-40.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/51127355-39317090.jpg?v=1604587690" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  27 décembre 2020  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  27 décembre 2020  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »" />
     </div>
     <div>
      <!--Ce dimanche de la fête de la Sainte Famille nous garde dans l’esprit de Noël. C’est toujours le mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu qui est devant nos yeux.        <br />
              <br />
       Les textes des lectures et de l’Évangile de ce jour mettent en scène des personnes qui ont en commun une foi à toute épreuve dans la Parole de Dieu. Abraham et Sara dans la première et la seconde lecture sont enracinés dans une attente ouverte dont ils ne connaissent pas les contours de réalisation. Siméon et Anne, dans l’évangile touchent de leurs mains le salut de Dieu dans l’enfant que Marie et Joseph portent au temple.       <br />
              <br />
       C’est la beauté et la richesse de cette fête de la Sainte Famille que de nous permettre d’entrer par la foi dans la grande famille de Dieu où nous vivons en relation avec Dieu et les uns avec les autres.       <br />
              <br />
       Regardons les modèles proposés ce matin pour en tirer des leçons pour nous aujourd’hui.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Abraham et Sara, Marie et Joseph</span>       <br />
              <br />
       Vous connaissez en gros l’histoire de celui qu’on nomme le père des croyants : Abraham. L’auteur de la Lettre aux Hébreux retient trois points tournants de l’histoire d’Abraham : son départ de Mésopotamie, d’Ur en Chaldée (l’Iraq d’aujourd’hui), l’annonce qu’il aura une descendance malgré son grand âge et enfin le geste d’offrir son fils à Dieu. Ces rappels s’inscrivent dans le mouvement de l’Alliance qu’Abraham vit avec son Dieu.       <br />
              <br />
       Celle-ci est basée sur une foi qui remet tout à Dieu, éclairée par les promesses d’une grande famille à venir. Voilà où mène l’Alliance. Elle est une Alliance qui crée un peuple choisi, une famille de Dieu, dont l’histoire a ses beaux et se mauvais côtés, une famille durable qui accueillera le Messie promis, Jésus.       <br />
              <br />
       Celui-ci prendra corps dans une famille humaine exceptionnelle bâtie sur la foi comme dans le cas d’Abraham : la foi de Marie qui répond à l’Ange de l’Annonciation « Voici la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta parole », la foi de Joseph qui, gardant Marie près de lui, entre dans le plan de Dieu avec une confiance comparable à celle d’Abraham.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Siméon et Anne</span>       <br />
              <br />
       L’évangile nous présente deux autres modèles de foi liés à la reconnaissance de la venue de Dieu parmi nous : le vieillard Siméon et la prophétesse Anne. Malgré leur âge avancé, ils se sentent encore partie prenante de la famille de Dieu. Ils ont consacré leurs vies à servir le Seigneur. Comme croyants, ils savent que c’est dans cette famille qu’apparaitra le salut pour tous et toutes. Ils l’ont espéré.        <br />
              <br />
       Dans cette famille qu’est le peuple choisi par Dieu pour apporter au monde une lumière à nulle autre pareille, ils reconnaissent la présence du Salut dans un petit enfant parmi des milliers qui se retrouvent au Temple avec leurs parents pour accomplir les rites habituels qui suivent toute nouvelle naissance : présentation de trois colombes et offrande de l’enfant au Seigneur.        <br />
              <br />
       Siméon entonnera un chant de louange disant « Mes yeux ont vu le Salut, je puis maintenant m’en aller en paix. » Il est le modèle d’une foi tenace qui ne s’est jamais éteinte. La prophétesse Anne est dans le même cas.       <br />
              <br />
       Voilà deux autres modèles à suivre dans nos parcours de vie de croyants et croyantes. Ne jamais se décourager, attendre avec confiance et reconnaître les passages de Dieu dans nos vies.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Cette année nous sommes invités par les textes de l’Écriture en ce jour de la fête de la Sainte Famille à un sursaut de foi.        <br />
              <br />
       Les familles d’aujourd’hui en ont bien besoin. Leurs visages sont nombreux. La famille comme unique noyau de rencontre et de relations est éclatée. Les parents et les enfants vivent parfois des éloignements et des tensions qui les accablent.  Il n’est plus rare qu’un enfant, en plus de son père et de sa mère, ait dans le décor le conjoint de sa mère ou la conjointe de son père et que dire des enfants avec deux pères ou deux mères.        <br />
              <br />
       Les figures de la famille changent inexorablement. Une chose demeure pour les personnes croyantes, la famille de Dieu inclut toutes les familles si différentes soient-elles. Voilà le regard de foi que nous pouvons développer à l’image de celui d’Abraham et Sara, de Marie et de Joseph, de Siméon et Anne.        <br />
              <br />
       Tendus vers en avant, grâce à la foi, nous avançons sur des chemins que nous ne connaissons pas en détail. Mais une chose demeure, c’est la présence du Dieu de l’Alliance qui se continue dans nos vies dans un réseau de relations vivantes avec nos proches et avec ceux et celles qui forment notre famille restreinte ou élargie.        <br />
              <br />
       La foi nous permet de vivre nos relations familiales dans le respect, la confiance et l’amour. C’est ce que les lectures de ce jour nous inspirent.  Prenons le temps de recevoir ce message et essayons de l’appliquer en partageant avec les personnes près de nous, avec nos enfants, nos petits-enfants, avec nos voisins et voisines etc.. Comme le vieillard Siméon, nous avons vu le Salut de Dieu, soyons dans l’action de grâces et partageons simplement notre joie d’être fils et filles de Dieu dans la grande famille des enfants de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       La fête de la Sainte Famille était chère au premier évêque de Québec, <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/lavalndc.html">saint François de Laval</a>, qui a fondé la Congrégation de la Sainte Famille qui existe encore aujourd’hui.        <br />
              <br />
       Que sa dévotion à la famille de Jésus, Marie et Joseph nous aide à nous enraciner encore plus profondément dans la famille de Dieu et que le Fils unique, le Seigneur Jésus, nous entraîne derrière lui au banquet éternel où nous nous retrouverons tous ensemble comme famille autour du Père céleste.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 décembre 2020       <br />
       -->       <br />
       <!- homélie reprise avec corrections de celle du 26 décembre 2017-->       <br />
              <br />
       La fête de la Sainte Famille intégrée au calendrier liturgique en 1921 n'est rattachée à la semaine de Noël que depuis 1969. Cette fête se situe pour nous aujourd'hui au lendemain de Noël. Nous la célébrons donc dans la lumière de la Nativité. Nous découvrons ainsi que le signe donné par Dieu aux Bergers dans la nuit, le Fils, lumière du monde, vient réaliser toute la promesse faite à Abraham en s’immergeant dans la condition humaine générale, mais aussi en se liant de façon spéciale à une cellule familiale formée de Lui-même et de Marie et Joseph.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le sens de la fête de la Sainte Famille</span>       <br />
              <br />
       Avez-vous remarqué que dans les prières et les invocations nous nommons rarement la Sainte Famille? Nous ne disons pas Très Sainte Famille, priez pour nous, mais bien Jésus, Marie, Joseph priez pour nous, aidez-nous. « J.M.J. A.N. » (pour Jésus, Marie, Joseph aidez-nous) écrivaient autrefois les élèves soigneux au début de leur copie de travaux avec à la fin le « A.M.D.G. » ignatien (pour Ad Majorem Dei Gloriam - Pour la plus grande gloire de Dieu).       <br />
              <br />
       «  Jésus, Marie, Joseph aidez-nous » n’est-ce pas un indice éclairant pour comprendre la dévotion à la Sainte Famille? En effet, celle-ci nous centre sur des personnes et sur les relations qu’elles entretiennent entre elles. La famille n’est pas une réalité abstraite, mais une réalité vivante. C’est pourquoi elle peut revêtir plusieurs configurations selon les cultures ou selon les époques, mais toujours elle souligne et met en avant la solidarité de personnes qui se lient ensemble pour croître, grandir, se soutenir, s’entraider, s’aimer et se perpétuer dans le temps et l’espace.       <br />
              <br />
       Voilà le « mystère » que nous célébrons aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Ce qui est important ici, c’est de bien voir que la Sainte Famille n’est pas seulement la représentation d’une famille idéale, mais bien plutôt un idéal de relations jamais atteint. Un idéal de relations où tout est possible.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic">La foi qui rend tout possible</span>       <br />
              <br />
       Cette Famille, la Sainte Famille, où toutes les avenues demeurent ouvertes, où l’imprévu de la grâce et de l’action de Dieu trouve un terrain d’ancrage particulier : « Qu’il me soit fait selon ta parole », cette Famille, dis-je, nous est présentée par les textes de la célébration d’aujourd’hui sous le signe de la foi au Dieu de l’impossible.       <br />
              <br />
       Comme Abraham, Jésus a connu des moments d’hésitations, Marie s’est demandée comment cela se ferait et Joseph a songé à couper les liens avec Marie en apprenant sa grossesse.       <br />
              <br />
       Et pourtant, que s’est-il passé? Tous ont plongé dans une foi dépassant leurs certitudes personnelles pour se fier à la Parole d’un Dieu qui s’est fait l’Emmanuel, le Dieu-parmi-nous. Tous ont vécu un abandon total à la volonté de Dieu.       <br />
              <br />
       Voilà un message qui aujourd’hui peut nous inspirer.       <br />
              <br />
       Dans les conditions qui sont les nôtres au Québec, les avenues d’avenir paraissent bloquées à certains moments, l’élan de la communauté ecclésiale manque de vigueur, le renouvellement du noyau de croyants et croyantes se fait parcimonieusement, et pourtant la force et la puissance de la Parole de Dieu, du Dieu-parmi-nous, ne font pas défaut. Nous sommes renvoyés comme la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph à une foi qui croit à l’impossible, à une confiance qui ne s’appuie pas sur nos certitudes personnelles, mais sur Celui qui ne nous fait jamais défaut, Celui qui nous accompagne hier, aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment alors ne pas célébrer avec coeur cette fête de la Sainte Famille ? Célébrons dans la foi la présence de Celui qui continue de se faire l’un de nous et qui nous donne de vivre plus près les uns des autres dans un abandon confiant à Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 décembre 2020       <br />
              <br />
       <!- homélie reprise avec corrections de celle du 30 décembre 2005 Année B-->       <br />
              <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
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      <b>LECTURES DE LA MESSE pour la fête de la Sainte Famille</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ton héritier sera quelqu’un de ton sang » (Gn 15, 1-6 ; 21, 1-3)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision :       <br />
       « Ne crains pas, Abram !       <br />
       Je suis un bouclier pour toi.       <br />
       Ta récompense sera très grande. »       <br />
       Abram répondit :       <br />
       « Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ?       <br />
       Je m’en vais sans enfant,       <br />
       et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. »       <br />
       Abram dit encore :       <br />
       « Tu ne m’as pas donné de descendance,       <br />
       et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. »       <br />
       Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram :       <br />
       « Ce n’est pas lui qui sera ton héritier,       <br />
       mais quelqu’un de ton sang. »       <br />
       Puis il le fit sortir et lui dit :       <br />
       « Regarde le ciel,       <br />
       et compte les étoiles, si tu le peux... »       <br />
       Et il déclara :       <br />
       « Telle sera ta descendance ! »       <br />
       Abram eut foi dans le Seigneur       <br />
       et le Seigneur estima qu’il était juste.       <br />
       Le Seigneur visita Sara       <br />
       comme il l’avait annoncé ;       <br />
       il agit pour elle comme il l’avait dit.       <br />
       Elle devint enceinte,       <br />
       et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse,       <br />
       à la date que Dieu avait fixée.       <br />
       Et Abraham donna un nom       <br />
       au fils que Sara lui avait enfanté :       <br />
       il l’appela Isaac.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (104 (105), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)       <br />
       R/ Le Seigneur, c’est lui notre Dieu ;       <br />
       il s’est toujours souvenu de son alliance.       <br />
         (104, 7a.8a)       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,       <br />
       annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;       <br />
       chantez et jouez pour lui,       <br />
       redites sans fin ses merveilles.       <br />
              <br />
       Glorifiez-vous de son nom très saint :       <br />
       joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !       <br />
       Cherchez le Seigneur et sa puissance,       <br />
       recherchez sans trêve sa face.       <br />
              <br />
       Souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,       <br />
       de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,       <br />
       vous, la race d’Abraham son serviteur,       <br />
       les fils de Jacob, qu’il a choisis.       <br />
              <br />
       Il s’est toujours souvenu de son alliance,       <br />
       parole édictée pour mille générations :       <br />
       promesse faite à Abraham,       <br />
       garantie par serment à Isaac.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       La foi d’Abraham, de Sara et d’Isaac (He 11, 8.11-12.17-19)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :       <br />
       il partit vers un pays       <br />
       qu’il devait recevoir en héritage,       <br />
       et il partit sans savoir où il allait.       <br />
              <br />
       Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,       <br />
       fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance       <br />
       parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.       <br />
       C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,       <br />
       a pu naître une descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       une multitude innombrable.       <br />
              <br />
       Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve,       <br />
       Abraham offrit Isaac en sacrifice.       <br />
       Et il offrait le fils unique,       <br />
       alors qu’il avait reçu les promesses       <br />
       et entendu cette parole :       <br />
       C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.       <br />
       Il pensait en effet       <br />
       que Dieu est capable même de ressusciter les morts ;       <br />
       c’est pourquoi son fils lui fut rendu :       <br />
       il y a là une préfiguration.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22-40)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur,       <br />
       selon ce qui est écrit dans la Loi :       <br />
       Tout premier-né de sexe masculin       <br />
       sera consacré au Seigneur.       <br />
       Ils venaient aussi offrir       <br />
       le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :       <br />
       un couple de tourterelles       <br />
       ou deux petites colombes.       <br />
              <br />
       Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.       <br />
       C’était un homme juste et religieux,       <br />
       qui attendait la Consolation d’Israël,       <br />
       et l’Esprit Saint était sur lui.       <br />
       Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce       <br />
       qu’il ne verrait pas la mort       <br />
       avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.       <br />
       Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.       <br />
       Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus       <br />
       pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,       <br />
       Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :       <br />
       « Maintenant, ô Maître souverain,       <br />
       tu peux laisser ton serviteur s’en aller       <br />
       en paix, selon ta parole.       <br />
       Car mes yeux ont vu le salut       <br />
       que tu préparais à la face des peuples :       <br />
       lumière qui se révèle aux nations       <br />
       et donne gloire à ton peuple Israël. »       <br />
       Le père et la mère de l’enfant       <br />
       s’étonnaient de ce qui était dit de lui.       <br />
       Syméon les bénit,       <br />
       puis il dit à Marie sa mère :       <br />
       « Voici que cet enfant       <br />
       provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.       <br />
       Il sera un signe de contradiction       <br />
       – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – :       <br />
       ainsi seront dévoilées les pensées       <br />
       qui viennent du cœur d’un grand nombre. »       <br />
              <br />
       Il y avait aussi une femme prophète,       <br />
       Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.       <br />
       Elle était très avancée en âge ;       <br />
       après sept ans de mariage,       <br />
       demeurée veuve,       <br />
       elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans.       <br />
       Elle ne s’éloignait pas du Temple,       <br />
       servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.       <br />
       Survenant à cette heure même,       <br />
       elle proclamait les louanges de Dieu       <br />
       et parlait de l’enfant       <br />
       à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,       <br />
       ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.       <br />
       L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,       <br />
       rempli de sagesse,       <br />
       et la grâce de Dieu était sur lui.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       ou lecture brève       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22.39-40)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,       <br />
       ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.       <br />
       L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,       <br />
       rempli de sagesse,       <br />
       et la grâce de Dieu était sur lui.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/51127355-39317090.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-B-27-decembre-2020-La-famille-de-Dieu-inclut-toutes-les-familles_a985.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-39438546</guid>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année A 30 décembre 2022  « Respecter, soutenir, aimer »</title>
   <pubDate>Tue, 24 Dec 2019 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie du 30 décembre 2022 pour la fête de la Sainte Famille. Textes de l'Écriture: Siracide 3, 2-6.12-14, Colossiens 3, 12-21 et Mathieu 2, 13-15.19-23.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/39438546-33950760.jpg?v=1573692060" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année A 30 décembre 2022  « Respecter, soutenir, aimer »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année A 30 décembre 2022  « Respecter, soutenir, aimer »" />
     </div>
     <div>
      Quel défi de parler de la famille aujourd’hui à l’occasion de la fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. En effet, au Québec – et c’est probablement assez semblable en Occident – en  2016, plus de 1 million d’enfants  au Canada  (1 114 055), ou 19,2 % de tous les enfants âgés de 0 à 14 ans, vivaient dans une famille monoparentale et 81,3 % des enfants âgés de 0 à 14 ans dans les familles monoparentales vivaient avec leur mère, tandis que 18,7 % vivaient avec leur père.  Ces statistiques additionnées à celles des familles recomposées font que le modèle de la cellule unifamiliale traditionnelle avec père, mère et enfants est de moins en moins la norme.       <br />
              <br />
       La famille de Jésus, Marie et Joseph entre dans cette dernière catégorie et pourtant, je pense que, quelque que soit le modèle de la famille dont nous faisons partie, la Sainte Famille a quelque chose pour nous inspirer. Cette inspiration pourrait se traduire par trois verbes que je vais commenter en les appliquant d’abord à la Sainte Famille, mais en sachant qu’ils peuvent s’appliquer à toute famille quel que soit son modèle.        <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Respecter </span>       <br />
              <br />
       J’ai mis en premier lieu le verbe « respecter » parce que je pense qu’il est le plus essentiel. Les parents se doivent de manifester à leur progéniture une certaine forme de respect qui est nécessaire pour que leur enfant arrive à être lui-même et à se développer selon ses capacités  propres et selon aussi parfois ses limites comme dans le cas des enfants autistes.       <br />
              <br />
       Les parents se doivent d’être toujours à l’écoute. Bien sûr leur rôle est d’éduquer leur enfant. Et cela ne se fait pas sans des tensions parfois et même des conflits, Mais il est important que les parents fassent sentir à leur enfant qu’il n’est pas un simple numéro et qu’il a tout leur respect pour ce qu’il est et ce qu’il fait.       <br />
              <br />
       C’est l’exemple que nous donnent Marie et Joseph dans un des rares épisodes de l’adolescence de Jésus qui nous a été conservé. Il s’agit de la « fugue » de Jésus lors d’un pèlerinage à Jérusalem. Ses parents le  pensent avec des amis, alors qu’il est resté au Temple de Jérusalem avec ceux qui s’appellent les docteurs (cf. <span style="font-style:italic">Luc </span>2, 41-52).  Marie et Joseph le retrouvent après deux ou trois jours.        <br />
              <br />
       La scène des retrouvailles est très éclairante pour notre propos. Marie, en bonne mère, dit à Jésus que ses parents sont  inquiets de sa disparition. Jésus lui répond qu’il se devait de rester plus longtemps pour, dit-il d'une façon mystérieuse,  s’occuper des affaires de son père.  Il est sûr que Marie et Joseph n’ont pas trop compris ce à quoi il référait, mais  aucun reproche, n’est sorti de leur bouche.       <br />
              <br />
       Quel accueil et quel respect  pour cet adolescent qui commence à s’émanciper et à suivre sa propre voie dans la vie.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Soutenir</span>       <br />
              <br />
       En deuxième lieu, j’ai retenu le verbe « soutenir » pour l’appliquer à la famille de Jésus, Marie et Joseph et à toutes les familles parce que sans un soutien de tous les instants surtout dans les premières années de la vie d’un enfant, tout tombe à l'eau. Les petits des humains, à la différence des petits des animaux, ne naissent pas autonomes. Pour se développer, ils ont besoin  d’accompagnement, de soins, de conseils et d’exemples. C'est toute une entreprise que de mettre un enfant au monde. Les parents nous le répètent souvent et avec raison. C’est, comme disait un de mes amis, un contrat à vie.        <br />
              <br />
       Ce soutien aujourd’hui prend diverses formes en raison de la vie que nous menons en Occident. Les lieux de ces appuis passent par les garderies, les crèches, les organismes de toutes sortes comme les CPE au Québec etc. Dans certains pays plus traditionnels ce sont les grands parents et la famille élargie qui sont mis à contribution. Quoiqu'il en soit, l’enfant ne peut devenir lui-même sans ce soutien que représentent  ceux et celles qui sont sa famille immédiate ou élargie.       <br />
              <br />
       Jésus l’a senti dans une circonstance bien particulière et très agréable. Alors qu’avec ses premiers disciples il participait  à des noces à Cana, sa Mère vient lui donner l’occasion de se manifester dans la mission qu’il commence à vivre après avoir quitté la maison familiale de Nazareth. Elle est là et elle lui donne l’occasion de manifester pour tout le monde la grandeur de ce qui va venir, elle dit simplement : « Ils n’ont plus de vin » invitant ainsi  maternellement Jésus à afficher ses dons et  à manifester la puissance de Dieu en changeant l’eau en vin (cf. <span style="font-style:italic">Jean</span> 2, 1-12).       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Aimer</span>       <br />
              <br />
       Le troisième verbe que j’ai retenu c’est « aimer ».  Cela va de soi me direz-vous ? En effet, la famille qui est un lieu de rencontre et de relations ne peut se réaliser pleinement pour le bonheur de tous les membres sans qu’entre eux ne se développe un lien affectif qui est plus fort que le respect et le soutien. Ce lien c’est celui d’un amour qui se porte vers l’autre, un amour qu’on appelle l’amour filial,  celui des parents vers leurs enfants et celui des enfants vers leurs parents.       <br />
              <br />
       Comment décrire cet amour ? Une maman me l’a décrit un jour en me disant que c‘est un amour qui n'attend pas de retour qui est gratuit, qui cherche le bien de l’autre. Elle le comparaît  à l’eau d’un ruisseau qui coule et qui ne remonte pas en arrière ni ne s'arrête dans sa course.        <br />
              <br />
       Que c’est beau cet amour filial et cet amour parental ! Il nous fait penser à l’amour de Dieu qui descend vers nous qui que nous soyons et qui ne retourne jamais en arrière. Toute la vie de la Sainte Famille a sûrement  été vécue dans ce climat d'amour et d'affection. L’évangile d’aujourd’hui en présentant la fuite en Égypte nous met devant les yeux des parents qui sont prêts à tout pour la vie de leur enfant. On peut le penser en voyant aussi à la fin de la vie de Jésus, supplicié sur la croix, sa Mère qui est là au pied de la croix. Quelle douleur mais en même temps quel amour sont ici représentés !       <br />
              <br />
       Comme on n’a pas beaucoup de détails dans les évangiles sur la vie de la Sainte Famille à  Nazareth, on est obligé de laisser notre imagination aller et de nous représenter la Sainte Famille comme une famille toujours très attentive à chacun de ses membres, une famille où l’affection et l’amour étaient la norme. C’est ce qui a guidé mes réflexions.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Laissons aller nos pensées ce matin. Que le souvenir de la famille de Jésus, Marie et Joseph soit un stimulant pour toutes les familles d’aujourd’hui quel que soit leur modèle, car le respect,  le soutien et l’amour seront toujours des piliers de la vie familiale       <br />
              <br />
       L’éclatement des familles aujourd’hui n’est pas une raison de laisser de côté l’image et le modèle de la Sainte Famille. On peut y trouver ce qu’il faut pour aller plus loin dans notre vie familiale.        <br />
               <br />
       Que cette Eucharistie soit pour nous comme une rencontre familiale où nous partageons le repas ensemble et où chacune et chacun a sa place.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       24 décembre 2019       <br />
              <br />
              <br />
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       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE pour la fête de la Sainte Famille Année A       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Celui qui craint le Seigneur honore ses parents (Si 3, 2-6.12-14)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Le Seigneur glorifie le père dans ses enfants,       <br />
       il renforce l’autorité de la mère sur ses fils.       <br />
           Celui qui honore son père       <br />
       obtient le pardon de ses péchés,       <br />
           celui qui glorifie sa mère       <br />
       est comme celui qui amasse un trésor.       <br />
           Celui qui honore son père aura de la joie dans ses enfants,       <br />
       au jour de sa prière il sera exaucé.       <br />
           Celui qui glorifie son père verra de longs jours,       <br />
       celui qui obéit au Seigneur donne du réconfort à sa mère.       <br />
              <br />
           Mon fils, soutiens ton père dans sa vieillesse,       <br />
       ne le chagrine pas pendant sa vie.       <br />
           Même si son esprit l’abandonne, sois indulgent,       <br />
       ne le méprise pas, toi qui es en pleine force.       <br />
           Car ta miséricorde envers ton père ne sera pas oubliée,       <br />
       et elle relèvera ta maison si elle est ruinée par le péché.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 127 (128), 1-2, 3, 4-5)       <br />
       R/ Heureux qui craint le Seigneur       <br />
       et marche selon ses voies ! (Ps 127, 1)       <br />
              <br />
       Heureux qui craint le Seigneur       <br />
       et marche selon ses voies !       <br />
       Tu te nourriras du travail de tes mains :       <br />
       Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !       <br />
              <br />
       Ta femme sera dans ta maison       <br />
       comme une vigne généreuse,       <br />
       et tes fils, autour de la table,       <br />
       comme des plants d’olivier.       <br />
              <br />
       Voilà comment sera béni       <br />
       l’homme qui craint le Seigneur.       <br />
       De Sion, que le Seigneur te bénisse !       <br />
       Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Vivre ensemble dans le Seigneur (Col 3, 12-21)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           puisque vous avez été choisis par Dieu,       <br />
       que vous êtes sanctifiés, aimés par lui,       <br />
       revêtez-vous de tendresse et de compassion,       <br />
       de bonté, d’humilité, de douceur et de patience.       <br />
           Supportez-vous les uns les autres,       <br />
       et pardonnez-vous mutuellement       <br />
       si vous avez des reproches à vous faire.       <br />
       Le Seigneur vous a pardonné :       <br />
       faites de même.       <br />
           Par-dessus tout cela, ayez l’amour,       <br />
       qui est le lien le plus parfait.       <br />
           Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ       <br />
       à laquelle vous avez été appelés,       <br />
       vous qui formez un seul corps.       <br />
       Vivez dans l’action de grâce.       <br />
           Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ;       <br />
       instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres       <br />
       en toute sagesse ;       <br />
       par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés,       <br />
       chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance.       <br />
           Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites,       <br />
       que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus,       <br />
       en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père.       <br />
           Vous les femmes, soyez soumises à votre mari ;       <br />
       dans le Seigneur, c’est ce qui convient.       <br />
           Et vous les hommes, aimez votre femme,       <br />
       ne soyez pas désagréables avec elle.       <br />
           Vous les enfants, obéissez en toute chose à vos parents ;       <br />
       cela est beau dans le Seigneur.       <br />
           Et vous les parents, n’exaspérez pas vos enfants ;       <br />
       vous risqueriez de les décourager.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte » (Mt 2, 13-15.19-23)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ ;       <br />
       que la parole du Christ habite en vous       <br />
       dans toute sa richesse !       <br />
       Alléluia. (Col 3, 15a.16a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Après le départ des mages,       <br />
       voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph       <br />
       et lui dit :       <br />
       « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère,       <br />
       et fuis en Égypte.       <br />
       Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse,       <br />
       car Hérode va rechercher l’enfant       <br />
       pour le faire périr. »       <br />
           Joseph se leva ;       <br />
       dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère,       <br />
       et se retira en Égypte,       <br />
           où il resta jusqu’à la mort d’Hérode,       <br />
       pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :       <br />
       D’Égypte, j’ai appelé mon fils.       <br />
              <br />
           Après la mort d’Hérode,       <br />
       voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère,       <br />
       et pars pour le pays d’Israël,       <br />
       car ils sont morts,       <br />
       ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. »       <br />
           Joseph se leva,       <br />
       prit l’enfant et sa mère,       <br />
       et il entra dans le pays d’Israël.       <br />
           Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée       <br />
       à la place de son père Hérode,       <br />
       il eut peur de s’y rendre.       <br />
       Averti en songe,       <br />
       il se retira dans la région de Galilée       <br />
           et vint habiter dans une ville appelée Nazareth,       <br />
       pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes :       <br />
       Il sera appelé Nazaréen.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
       </SCRIPT>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-A-30-decembre-2022-Respecter-soutenir-aimer_a929.html</link>
  </item>

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   <title>La fête de la Sainte Famille, fête patronale du Séminaire de Québec</title>
   <pubDate>Fri, 26 Dec 2014 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Webmestre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités et documents]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les prêtres du Séminaire de Québec célèbrent leur patronne principale le jour de la fête de la Sainte Famille qui a lieu le dimanche qui suit Noël. En 2016, comme il n'y a pas de dimanche entre Noël et le Jour de l'An, elle aura lieu le 30 décembre. C'est leur fondateur saint François de Laval qui leur a donné la Sainte Famille comme patronne. Celui-ci nourrissait une grande dévotion à la Sainte Famille et il s'en est fait le promoteur en Nouvelle-France.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1144699-1471485.jpg?v=1386731495" alt="La fête de la Sainte Famille, fête patronale du Séminaire de Québec" title="La fête de la Sainte Famille, fête patronale du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      <!--Les prêtres sont invités à concélébrer avec leurs confrères du Chapitre des chanoines à la messe de 9h30 à la Basilique-cathédrale Notre-Dame. La concélébration sera suivie d'une santé et d'un repas festif au réfectoire du Séminaire.-->       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/index.php?action=article&numero=15">Homélie pour la fête de la Sainte Famille</a>  par le Supérieur général du Séminaire de Québec.       <br />
              <br />
       Autrefois, le rituel au Séminaire était le suivant : « Pendant l’octave [de la fête de la Sainte Famille], il y a salut tous les soirs à la Basilique… Le dimanche de l’octave, jour de solennité, il y a congé depuis le déjeuner jusqu’à cinq heure et demie, heure du salut à la chapelle du Petit Séminaire ou du Grand Séminaire. Il y a une indulgence plénière à gagner dans la chapelle du Petit Séminaire. Il y a leçon de chant comme à l’ordinaire, suivie de la récitation du chapelet à la chapelle. » Archives SME 8 / GS-38A, p. 80. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La Société des prêtres du Séminaire de Québec a été fondée en 1663 sous le nom de &quot;Séminaire des Missions-Étrangères établi à Québec sous le vocable de la Sainte Famille&quot;. Quelques années plus tard, saint François de Laval approuvait  le 14 mars 1665, la confrérie de la Sainte Famille que le père Chaumonot avait mise sur pied à Montréal. Cette confrérie existe encore aujourd'hui dans certaines paroisses, notamment à la paroisse Notre-Dame de Québec, la plus vielle paroisse en Amérique du Nord excluant le Mexique..       <br />
              <br />
       <b>Voici le texte du décret de saint  François de Laval qui institue la Confrérie de la Sainte Famille.</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Décret qui institue la Confrérie de la Sainte Famille, 14 mars 1665.</span>       <br />
              <br />
       Nous François, par la grâce de Dieu et du Saint-Siège, évêque de Pétrée, Vicaire Apostolique en la Nouvelle-France, nommé par le Roi premier Évêque du dit pays, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut en Notre-Seigneur.       <br />
              <br />
       Ayant plu à la divine Providence Nous charger de la conduite de cette nouvelle Église, Nous sommes obligé de veiller sans cesse au salut des âmes qu'elle a confiées à nos soins; ce qui nous aurait fait chercher des moyens pour inspirer une véritable et solide piété à toutes les familles chrétiennes, à quoi Nous désirons travailler avec d'autant plus de fidélité que Nous savons qu'elles doivent, selon les desseins de Dieu, servir à la conversion des infidèles de ce pays par l'exemple d'une vie irréprochable. Dans cette vue, Nous n'avons pas estimé pouvoir faire choix d'un moyen plus efficace et plus solide pour le salut et la sanctification de toute sorte de personnes, que de leur imprimer vivement dans le cœur un amour véritable et une dévotion spéciale tant envers la très sainte et très sacrée Famille de Jésus, Marie et Joseph qu'à l'égard de tous les saints Anges.       <br />
              <br />
       Il semble que Dieu ait pris plaisir à rendre lui-même cette dévotion recommandable en plusieurs villes d'Europe, dans ces dernières années, par quelques événements qui tiennent quelque chose du miracle, pendant qu'il donnait en Canada de très fortes inspirations à beaucoup de bonnes âmes de se dévouer au culte de cette sainte Famille et de Nous prier instamment, pour rendre la chose plus stable et plus utile, d'établir dans Québec et autres lieux de notre juridiction quelques assemblées de femmes et de filles, où on les instruirait plus en détail des choses qu'elles sont obligées de savoir pour vivre saintement dans leur condition, à l'exemple de la sainte Famille qu'elles se proposent pour modèle avec les saints Anges.       <br />
              <br />
       Nous, à ces causes, pour procurer la plus grande gloire de Dieu et le plus grand bien des âmes, et spécialement pour le grand désir que nous avons de graver et accroître, autant qu'il est en notre pouvoir, dans les cœurs de tous les peuples que Dieu, par sa divine providence, a commis à notre conduite, l'amour et la dévotion envers cette sacrée Famille de Jésus, Marie et Joseph et les saints Anges, permettons, agréons et approuvons les dites assemblées être faites à Québec et tous autres lieux de notre juridiction, pour être les dites assemblées toutes unies à celles de notre principale résidence, sous la conduite des ecclésiastiques faisant les fonctions curiales ou autres à notre choix, lesquels Nous exhortons et tous ceux qui sont appliqués aux saints ministères, d'inspirer et augmenter, autant qu'il sera en eux, l'amour et la dévotion envers la dite sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph et des saints Anges, comme étant une source inépuisable de grâces et de bénédictions pour toutes les âmes qui y auront une sincère confiance, et de contribuer de tout leur pouvoir à l'établissement, progrès et perfection des dites assemblées.       <br />
              <br />
       Et afin de rendre cette association plus permanente et plus solide, nous avons bien voulu Nous-même dresser les règlements que Nous voulons y être observés, sans qu'il soit permis à qui que ce soit d'y rien ajouter, retrancher ou changer sans notre permission.       <br />
              <br />
       Donné à Québec en notre demeure ordinaire, sous notre sceau et seing de notre secrétaire, le quatorzième de mars mil six cent soixante et cinq.       <br />
              <br />
              <br />
       Altera nova positio pp. 224-225       <br />
              <br />
       ___________________________________________________       <br />
              <br />
       <b>Les origines de la dévotion à la Saint-Famille chez nous</b>       <br />
       tiré du <span style="font-style:italic">Journal paroissial paroissial de Boucherville</span> , vol. 1, n. 4       <br />
              <br />
       par Jean-Pierre Camerlain, prêtre, décembre 1998       <br />
              <br />
              <br />
       Que notre paroisse, fondée par Mgr François de Laval, porte le nom de Sainte-Famille qu'il a aussi attribué à une paroisse de l'Île d'Orléans, cela manifeste la grande dévotion à la famille de Jésus, Marie et Joseph qu'avait le premier évêque de Québec, dévotion qui a son origine dans l'Europe du XV11é siècle.       <br />
              <br />
       La confrérie de la Sainte-Famille fut fondée à Montréal en 1663 par le Père Pierre Chaumonot, jésuite. Dans sa jeunesse, il a été converti par un pèlerinage à Lorette, en Italie, au sanctuaire où l'on vénérait une maison provenant, disait-on, de Nazareth et dans laquelle aurait vécu la Sainte Famille.       <br />
              <br />
       Le P. Chaumonot, que Mgr Laval avait envoyé aider la jeune colonie de Montréal, y avait rencontré Mme D'Ailleboust, veuve de l'ancien gouverneur de la Nouvelle-France. Tous deux avaient initié une confrérie où les hommes imitant saint Joseph, les femmes la Vierge Marie et les enfants l'Enfant Jésus pourraient contribuer à faire des familles du pays de saintes familles. Après une période d'essai, Mgr Laval approuva la confrérie et obtint pour ses membres des indulgences de la part du pape.       <br />
              <br />
       Par la suite, il institua pour son diocèse la fête liturgique de la Sainte Famille, il fit composer une messe en son honneur (la musique serait de l'abbé Charles Martin, fils d'Abraham Martin, le propriétaire initial des célèbres &quot; plaines d'Abraham &quot; et le deuxième prêtre originaire du Canada). Peu à peu, la célébration liturgique de la fête de la Sainte Famille s'étendit à tout le monde catholique et, jusqu'à la réforme du bréviaire au Concile Vatican ! l'office de la Sainte Famille mentionnait que son origine provenait du diocèse de Québec ! Mgr de Laval fit aussi placer son séminaire de Québec sous la protection de la Sainte -Famille et ordonna qu'on distribue partout dans les foyers des images de Jésus, Marie et Joseph, ce qui contribua à répandre cette dévotion.       <br />
              <br />
       La bienheureuse Marie de l'Incarnation, dans ses lettres à des correspondants en Europe, mentionne à plusieurs reprises combien les familles d'ici ont des pratiques de dévotion en l'honneur de la Sainte- Famille. Il y avait même un &quot; chapelet de la Sainte-Famille &quot;, avec trois dizaines (pour les trente ans de vie de Jésus au foyer de Nazareth) d'invocations &quot; Jésus, Marie, Joseph (on y joignait parfois Joachim et Anne), intercédez pour nous&quot; &quot; Sainte Marguerite Bourgeoys aussi avait beaucoup d'estime pour la Sainte Famille, elle qui travaillait à former celles qui deviendraient des mères de familles.       <br />
              <br />
       Il faut donc être fiers, à Sainte-Famille, d'un si bel héritage spirituel.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1144699-1471485.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-fete-de-la-Sainte-Famille-fete-patronale-du-Seminaire-de-Quebec_a227.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-3596588</guid>
   <title>En la fête de la Sainte Famille, une célébration simple de la fête patronale du Séminaire de Québec</title>
   <pubDate>Sat, 31 Dec 2011 02:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Webmestre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité SME Archives]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En effet, cette célébration de la fête de la Sainte Famille qui avait lieu cette année en 2011 le 30 décembre permettait à la communauté de se retrouver à une concélébration eucharistique suivie d'un repas fraternel     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3596588-5204813.jpg?v=1325355399" alt="En la fête de la Sainte Famille, une célébration simple de la fête patronale du Séminaire de Québec" title="En la fête de la Sainte Famille, une célébration simple de la fête patronale du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      Rien de bien spécial, si ce n'est la chaleur et la joie d'être ensemble en famille comme le souhaitait notre fondateur, saint François de Laval, qui a donné la Sainte Famille comme patronne à la Société des prêtres du Séminaire de Québec qu'il fonda en 1663 et qu'il appela alors &quot;le Séminaire des Missions-Étrangères de Québec sous le vocable de la Sainte Famille&quot;.       <br />
              <br />
       Au cours de son homélie le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère P.H. a rappelé que la fête liturgique date de 1929 et que c'est en 1969 qu'elle a été placée le dimanche qui suit la fête de la Nativité. Il a souligné aussi que Mgr de Laval voyait dans la Sainte Famille non seulement un modèle mais une réalisation particulière de fraternité, de douceur et d'affection dans un abandon total au Dieu de l'impossible comme y invitent les textes du jour racontant la naissance d'Isaac, la foi d'Abraham et de Sara et l'espérance du viellard Syméon ainsi que de la prophétesse Anne. Il a terminé en invitant ses confrères à redire aujourd'hui la réponse de Marie à l'ange Gabriel &quot;Qu'il me soit fait selon ta Parole!&quot;       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/photos/Fete-patronale-la-Sainte-Famille-30-decembre-2011_ga78735.html">Galerie de photos</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3596588-5206816.jpg?v=1325355256" alt="En la fête de la Sainte Famille, une célébration simple de la fête patronale du Séminaire de Québec" title="En la fête de la Sainte Famille, une célébration simple de la fête patronale du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/3596588-5204813.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/En-la-fete-de-la-Sainte-Famille-une-celebration-simple-de-la-fete-patronale-du-Seminaire-de-Quebec_a447.html</link>
  </item>

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