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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T19:00:40+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent Année A « Jean, le Baptiste ouvre un chemin difficile, mais exaltant »</title>
   <pubDate>Tue, 02 Dec 2025 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 2e dimanche de l'Avent 7 décembre 2025 Année A Textes: Isaïe 11, 1-10, Romains 15, 4-9 et Mathieu 3, 1-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/91757162-64417686.jpg?v=1667482195" alt="Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent Année A « Jean, le Baptiste ouvre un chemin difficile, mais exaltant »" title="Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent Année A « Jean, le Baptiste ouvre un chemin difficile, mais exaltant »" />
     </div>
     <div>
      L’évangile de saint Mathieu qui vient d’être lu est si riche et rempli de réminiscences de l’Ancien Testament qu’il nous laisse un peu abasourdis. Je me contenterai de regarder avec vous ce matin les trois personnages qui sont mis à l’œuvre : Jean, le Baptiste, le groupe des auditeurs et « Celui qui doit venir ». C’est en les regardant qu’on entrera dans ce chemin de l’Avent qui nous conduit à Noël, un chemin difficile, mais exaltant .       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic"> Jean, le Baptiste ou le Baptiseur</span>       <br />
              <br />
       Commençons par le premier personnage qui est introduit tout au début de la lecture : « En ces jours-là, parait Jean, le Baptiste ».       <br />
              <br />
       Jean se manifeste dans le désert. Il paraît à la face des contemporains. Et comment est-il caractérisé? Comme un baptiseur. Il est le Baptiste ou le Baptiseur. En plongeant les gens qui se rassemblent autour de lui dans l'eau du Jourdain, il les invite par ce geste du baptême à une démarche de conversion où il leur faut se laisser « purifier et refaire » par Dieu. Ce faisant, il leur signifie que les temps sont accomplis : « le Royaume de Dieu est proche. »       <br />
              <br />
       Envoyé par Dieu, comme le furent les prophètes dont il rappelle le message, il est « celui que désignait la parole prononcée par le prophète Isaïe : ' Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers' ».       <br />
              <br />
       Le personnage de Jean, le Baptiste ou le Baptiseur, qui est mis en scène ici annonce des temps nouveaux, un accomplissement, un salut  qui était attendu depuis longtemps. Ce salut demande un accueil vrai et inconditionnel. Cet accueil ne va pas se faire sans se laisser dépouiller, purifier de ses vues propres pour les ajuster à celles de Dieu.       <br />
              <br />
       C’est en regardant les auditeurs qui se pressent autour de Jean, le Baptiste, qu’on apprend comment le faire.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La cohorte des auditeurs</span>       <br />
              <br />
       Ceux qui se pressent autour de Jean, le Baptiste ou le Baptiseur, sont pour la plupart des gens simples venus de Jérusalem, de toute  la Judée et de toute la région du Jourdain. Y a-t-il des femmes parmi eux? C’est une bonne question à laquelle je ne puis répondre, hélas.  Mais souhaitons qu’il y en ait eu.       <br />
              <br />
       À ces auditeurs, Jean, le Baptiste ou le Baptiseur, rappelle l’enseignement des prophètes, mais il le fait non plus en vue d’un Jour du Seigneur  lointain, mais dans un ton où c’est la proximité de sa Venue qui ressort, une Venue qui demande qu’on ouvre son cœur et son esprit, qu’on change ses priorités. Il y a maintenant une urgence et, parmi ses auditeurs, il y a aussi des pharisiens et des saducéens, deux groupes particuliers de fidèles, qui se font tabasser : « engeance de vipères... produisez donc un fruit digne de conversion », car, ce sont ceux qui sont les plus susceptibles de rester attachés à leurs pratiques, à leurs sécurités, à leurs rites, à leurs habitudes et ainsi de s’enfermer dans un nombrilisme délétère qui les empêchera de voir Celui qui vient. Ne sommes-nous pas pharisiens ou sadducéens...parfois nous aussi?       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Celui qui vient</span>       <br />
              <br />
       « Celui qui vient », c’est le troisième personnage dont je voulais vous parler. Remarquez que Jean, le Baptiseur ou le Baptiste, ne met pas de nom encore sur ce personnage, il laisse chaque personne s’en approcher à sa façon en relisant les Écritures qui le présente comme « un rameau qui sortira de la souche de Jessé, père de David , un rejeton qui jaillira de ses racines ». Et ce sera alors le commencement d’un monde nouveau de paix, de joie, de bonheur, de justice . « Les petits seront jugés avec droiture, le loup habitera avec l’agneau, il n’y aura plus de corruption, la connaissance de Dieu remplira tout le pays » nous dit le prophète Isaïe dans la première lecture.       <br />
              <br />
       Quelles belles images, n’est-ce pas? Elles expriment un idéal vers lequel nous continuons de marcher à la suite de « Celui qui vient » dont le nom est Jésus, le Verbe de Dieu fait homme, le Christ qui sauve toute l’humanité, non seulement les juifs, le peuple élu, mais aussi toutes les nations comme le dit saint Paul aux Romains dans la deuxième lecture : « Il s’est fait le serviteur des Juifs, en raison de la fidélité de Dieu, pour réaliser les promesses faites à nos pères; quant aux nations, c’est en raison de sa miséricorde qu’elles rendent gloire à Dieu »       <br />
              <br />
       Nos vies de chrétiens et de chrétiennes du XXIe siècle restent marquées par cette prédication de Jean, le Baptiste. C’est pourquoi  à chaque année durant le temps de l’Avent nous l’écoutons. Ses interpellations retentissent dans nos coeurs et nous invitent à préparer nous aussi les voies du Seigneur humblement selon nos pauvres moyens.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette méditation que m’a inspirée ce texte si riche  vous rejoigne dans vos vies et qu’elle prépare pour vous le chemin de la Nativité du Seigneur que nous fêterons à Noël en reconnaissant l'Enfant de la crèche, emmailloté et couché dans une mangeoire, comme le don merveilleux de Dieu le Père pour notre salut et pour le salut du monde.  «Debout! Veillons».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 décembre  2025       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 29 novembre 2016- et        <br />
       29 novembre 2022-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Il jugera les petits avec justice » (Is 11, 1-10)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           En ce jour-là,       <br />
           un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David,       <br />
       un rejeton jaillira de ses racines.       <br />
           Sur lui reposera l’esprit du Seigneur :       <br />
       esprit de sagesse et de discernement,       <br />
       esprit de conseil et de force,       <br />
       esprit de connaissance et de crainte du Seigneur       <br />
           – qui lui inspirera la crainte du Seigneur.       <br />
       Il ne jugera pas sur l’apparence ;       <br />
       il ne se prononcera pas sur des rumeurs.       <br />
           Il jugera les petits avec justice ;       <br />
       avec droiture, il se prononcera       <br />
       en faveur des humbles du pays.       <br />
       Du bâton de sa parole, il frappera le pays ;       <br />
       du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant.       <br />
           La justice est la ceinture de ses hanches ;       <br />
       la fidélité est la ceinture de ses reins.       <br />
              <br />
           Le loup habitera avec l’agneau,       <br />
       le léopard se couchera près du chevreau,       <br />
       le veau et le lionceau seront nourris ensemble,       <br />
       un petit garçon les conduira.       <br />
           La vache et l’ourse auront même pâture,       <br />
       leurs petits auront même gîte.       <br />
       Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage.       <br />
           Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra ;       <br />
       sur le trou de la vipère, l’enfant étendra la main.       <br />
           Il n’y aura plus de mal ni de corruption       <br />
       sur toute ma montagne sainte ;       <br />
       car la connaissance du Seigneur remplira le pays       <br />
       comme les eaux recouvrent le fond de la mer.       <br />
              <br />
           Ce jour-là, la racine de Jessé       <br />
       sera dressée comme un étendard pour les peuples,       <br />
       les nations la chercheront,       <br />
       et la gloire sera sa demeure.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 71 (72), 1-2, 7-8, 12-13, 17)       <br />
       R/ En ces jours-là, fleurira la justice,       <br />
       grande paix jusqu’à la fin des temps. (cf. Ps 71, 7)       <br />
              <br />
       Dieu, donne au roi tes pouvoirs,       <br />
       à ce fils de roi ta justice.       <br />
       Qu’il gouverne ton peuple avec justice,       <br />
       qu’il fasse droit aux malheureux !       <br />
              <br />
       En ces jours-là, fleurira la justice,       <br />
       grande paix jusqu’à la fin des lunes !       <br />
       Qu’il domine de la mer à la mer,       <br />
       et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !       <br />
              <br />
       Il délivrera le pauvre qui appelle       <br />
       et le malheureux sans recours.       <br />
       Il aura souci du faible et du pauvre,       <br />
       du pauvre dont il sauve la vie.       <br />
              <br />
       Que son nom dure toujours ;       <br />
       sous le soleil, que subsiste son nom !       <br />
       En lui, que soient bénies toutes les familles de la terre ;       <br />
       que tous les pays le disent bienheureux !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Le Christ sauve tous les hommes (Rm 15, 4-9)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           tout ce qui a été écrit à l'avance dans les livres saints       <br />
       l’a été pour nous instruire,       <br />
       afin que, grâce à la persévérance et au réconfort des Écritures,       <br />
       nous ayons l’espérance.       <br />
           Que le Dieu de la persévérance et du réconfort       <br />
       vous donne d’être d’accord les uns avec les autres       <br />
       selon le Christ Jésus.       <br />
           Ainsi, d’un même cœur, d’une seule voix,       <br />
       vous rendrez gloire à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
           Accueillez-vous donc les uns les autres,       <br />
       comme le Christ vous a accueillis pour la gloire de Dieu.       <br />
           Car je vous le déclare : le Christ s’est fait le serviteur des Juifs,       <br />
       en raison de la fidélité de Dieu,       <br />
       pour réaliser les promesses faites à nos pères ;       <br />
           quant aux nations, c'est en raison de sa miséricorde       <br />
       qu'elles rendent gloire à Dieu,       <br />
       comme le dit l’Écriture :       <br />
       C’est pourquoi je proclamerai ta louange parmi les nations,       <br />
       je chanterai ton nom.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche » (Mt 3, 1-12)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Préparez le chemin du Seigneur,       <br />
       rendez droits ses sentiers :       <br />
       tout être vivant verra le salut de Dieu.       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 3, 4.6)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       paraît Jean le Baptiste,       <br />
       qui proclame dans le désert de Judée :       <br />
           « Convertissez-vous,       <br />
       car le royaume des Cieux est tout proche. »       <br />
           Jean est celui que désignait la parole       <br />
       prononcée par le prophète Isaïe :       <br />
       Voix de celui qui crie dans le désert :       <br />
       Préparez le chemin du Seigneur,       <br />
       rendez droits ses sentiers.       <br />
              <br />
           Lui, Jean, portait un vêtement de poils de chameau,       <br />
       et une ceinture de cuir autour des reins ;       <br />
       il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage.       <br />
           Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain       <br />
       se rendaient auprès de lui,       <br />
           et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain       <br />
       en reconnaissant leurs péchés.       <br />
           Voyant beaucoup de pharisiens et de sadducéens       <br />
       se présenter à son baptême,       <br />
       il leur dit :       <br />
       « Engeance de vipères !       <br />
       Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ?       <br />
           Produisez donc un fruit digne de la conversion.       <br />
           N’allez pas dire en vous-mêmes :       <br />
       ‘Nous avons Abraham pour père’ ;       <br />
       car, je vous le dis :       <br />
       des pierres que voici,       <br />
       Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham.       <br />
           Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres :       <br />
       tout arbre qui ne produit pas de bons fruits       <br />
       va être coupé et jeté au feu.       <br />
              <br />
           Moi, je vous baptise dans l’eau,       <br />
       en vue de la conversion.       <br />
       Mais celui qui vient derrière moi       <br />
       est plus fort que moi,       <br />
       et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales.       <br />
       Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.       <br />
       Il tient dans sa main la pelle à vanner,       <br />
       il va nettoyer son aire à battre le blé,       <br />
       et il amassera son grain dans le grenier ;       <br />
       quant à la paille,       <br />
       il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/91757162-64417686.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-Jean-le-Baptiste-ouvre-un-chemin-difficile-mais-exaltant_a1275.html</link>
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  <item>
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   <title>Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le lépreux reconnaissant  »</title>
   <pubDate>Tue, 07 Oct 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année C le 12 octobre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : 2 Rois 5, 14-17, 2 Timothée 2, 8-13 et Luc 17, 11-19.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379395-63200200.jpg?v=1662726080" alt="Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le lépreux reconnaissant  »" title="Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le lépreux reconnaissant  »" />
     </div>
     <div>
      Dans ce récit de l’évangile d’aujourd’hui qui raconte la guérison de dix lépreux, on a l’habitude de porter son attention spontanément sur le samaritain qui revient vers Jésus. On oublie les neuf autres. Je me suis demandé « Et eux, qu'est-ce qu’ils ont vécu? »       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Les neuf autres</span>       <br />
              <br />
       Au point de départ, ils sont là en groupe suppliant Jésus. Ils sont, dans la société du temps, mis à part, ils sont intouchables, ils sont impurs. Leur maladie est comme une blessure, une plaie que leurs frères et sœurs ne peuvent supporter.        <br />
              <br />
       Ils posent question finalement. Pourquoi sont-ils ainsi touchés? Le Dieu de bonté leur a-t-il tourné le dos pour qu’ils soient ainsi frappés? Ils sont sûrement en faute. Ils n’ont qu’à s’en prendre à eux. Leur présence (comme celle des handicapés de notre société d’aujourd’hui, peut-être) suscitent des questions sans réponse. On les cache ou les exclut.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une rencontre qui change tout </span>       <br />
              <br />
       Ces gens exclus et rejetés, vont faire une rencontre qui va changer leur vie. Ils font la rencontre de Jésus qui, lui, ne les rejette pas, mais qui en les envoyant aux prêtres où ils seront guéris indique qu’ils sont du peuple de Dieu à part entière, qu’ils sont aimés de Dieu, non pas exclus de sa miséricorde, mais purs et beaux aux yeux de Dieu.       <br />
              <br />
       Leur changement physique, leur guérison restaure l’image extérieure de cette beauté intérieure qu’ils ont. C’est la grâce de la rencontre avec Jésus qui opère cette transformation. Quand Jésus passe, le regard change. Quelque chose du véritable amour du vrai Dieu éclate et se manifeste toujours.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le lépreux samaritain</span>       <br />
              <br />
       Et, le samaritain?       <br />
              <br />
       Faut-il l’oublier? Certainement pas. Grâce à lui qui revient vers Jésus, nous comprenons que l’important ici ce n’est pas le cadeau reçu mais bien, au-delà du cadeau, la personne de l’auteur du don.       <br />
              <br />
       Pourquoi les parents sont-ils si heureux lorsque leur enfant leur présente un cadeau mal fagoté parfois comme un  bouquet de fleurs écrasées ou un dessin malhabile?       <br />
              <br />
       Ce qui les rend heureux, ce n’est pas la valeur du cadeau, c’est que ça vient de leur enfant Ainsi de nous avec Dieu. « Ta foi t’a sauvé ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe nous centre sur l’Auteur de tous les dons, du don par excellence de l’Eucharistie, le Père de lumière qui nous donne son Fils.       <br />
              <br />
       Au moment de partager le Corps du Christ lorsque nous dirons « Seigneur je ne suis pas digne », que notre cœur et nos voix laissent jaillir une action de grâces fervente à celui de qui nous tenons la vie, mouvement et l’être pour le don de son Fils dans le pain et vin consacrés que nous partageons et qui nous permet de communier intimement avec Lui.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       4 octobre 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 4 octobre 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Naaman retourna chez l’homme de Dieu et déclara : Il n’y a pas d’autre Dieu que celui d’Israël » (2 R 5, 14-17)       <br />
       Lecture du deuxième livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le général syrien Naaman, qui était lépreux,       <br />
           descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois,       <br />
       pour obéir à la parole d’Élisée, l’homme de Dieu ;       <br />
       alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant :       <br />
       il était purifié !       <br />
           Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ;       <br />
       il entra, se présenta devant lui et déclara :       <br />
       « Désormais, je le sais :       <br />
       il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël !       <br />
       Je t’en prie, accepte un présent de ton serviteur. »       <br />
           Mais Élisée répondit :       <br />
       « Par la vie du Seigneur que je sers,       <br />
       je n’accepterai rien. »       <br />
       Naaman le pressa d’accepter, mais il refusa.       <br />
           Naaman dit alors :       <br />
       « Puisque c’est ainsi,       <br />
       permets que ton serviteur emporte de la terre de ce pays       <br />
       autant que deux mulets peuvent en transporter,       <br />
       car je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice       <br />
       à d’autres dieux qu’au Seigneur Dieu d’Israël. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 97 (98), 1, 2-3ab,3cd-4)       <br />
       R/ Le Seigneur a fait connaître sa victoire       <br />
       et révélé sa justice aux nations. (Ps 97, 2)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       car il a fait des merveilles ;       <br />
       par son bras très saint, par sa main puissante,       <br />
       il s’est assuré la victoire.       <br />
              <br />
       Le Seigneur a fait connaître sa victoire       <br />
       et révélé sa justice aux nations ;       <br />
       il s’est rappelé sa fidélité, son amour,       <br />
       en faveur de la maison d’Israël.       <br />
              <br />
       La terre tout entière a vu       <br />
       la victoire de notre Dieu.       <br />
       Acclamez le Seigneur, terre entière,       <br />
       sonnez, chantez, jouez !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons » (2 Tm 2, 8-13)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           souviens-toi de Jésus Christ,       <br />
       ressuscité d’entre les morts,       <br />
       le descendant de David :       <br />
       voilà mon évangile.       <br />
           C’est pour lui que j’endure la souffrance,       <br />
       jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur.       <br />
       Mais on n’enchaîne pas la parole de Dieu !       <br />
           C’est pourquoi je supporte tout       <br />
       pour ceux que Dieu a choisis,       <br />
       afin qu’ils obtiennent, eux aussi,       <br />
       le salut qui est dans le Christ Jésus,       <br />
       avec la gloire éternelle.       <br />
              <br />
           Voici une parole digne de foi :       <br />
       Si nous sommes morts avec lui,       <br />
       avec lui nous vivrons.       <br />
           Si nous supportons l’épreuve,       <br />
       avec lui nous régnerons.       <br />
       Si nous le rejetons,       <br />
       lui aussi nous rejettera.       <br />
           Si nous manquons de foi,       <br />
       lui reste fidèle à sa parole,       <br />
       car il ne peut se rejeter lui-même.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » (Lc 17, 11-19)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Rendez grâce à Dieu en toute circonstance :       <br />
       c’est la volonté de Dieu à votre égard       <br />
       dans le Christ Jésus.       <br />
       Alléluia. (1 Th 5, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus, marchant vers Jérusalem,       <br />
       traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.       <br />
           Comme il entrait dans un village,       <br />
       dix lépreux vinrent à sa rencontre.       <br />
       Ils s’arrêtèrent à distance       <br />
           et lui crièrent :       <br />
       « Jésus, maître,       <br />
       prends pitié de nous. »       <br />
           À cette vue, Jésus leur dit :       <br />
       « Allez vous montrer aux prêtres. »       <br />
       En cours de route, ils furent purifiés.       <br />
              <br />
           L’un d’eux, voyant qu’il était guéri,       <br />
       revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.       <br />
           Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus       <br />
       en lui rendant grâce.       <br />
       Or, c’était un Samaritain.       <br />
           Alors Jésus prit la parole en disant :       <br />
       « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ?       <br />
       Les neuf autres, où sont-ils ?       <br />
           Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger       <br />
       pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/89379395-63200200.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-28e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-lepreux-reconnaissant_a1266.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-89379373</guid>
   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » </title>
   <pubDate>Wed, 24 Sep 2025 00:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C le 28 septembre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Amos 6, 1a. 4-7, 1 Timothée 6, 11-16 et Luc 16, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379373-63200190.jpg?v=1655213512" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » " title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » " />
     </div>
     <div>
      Une dame de ma région natale me disait il y a quelque temps, après la messe, comme elle souffrait de voir ses enfants loin de l’Église. « Ma sœur, continuait-elle, elle,  a mieux réussi : ses enfants sont ici à la messe » et de continuer ses réflexions pour terminer en me disant : « Je pense que les miens ont trop bien réussi dans la vie. Ils ont tous un bon métier, ils font de l’argent, ils n’ont pas besoin du bon Dieu ».       <br />
              <br />
       Cela m’a frappé. Sur le coup, je me suis dit « C’est une explication comme une autre ». Et pourtant en lisant l’évangile aujourd’hui cette réflexion me revient à l’esprit. La parabole que Jésus raconte, celle du riche et du pauvre Lazare ne dit-elle pas la même chose.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La parabole du riche et du pauvre Lazare</span>       <br />
              <br />
       Écoutons Jésus. L’homme riche porte des vêtements de luxe, il fait bonne chair. Il vit sans se préoccuper des autres. Il ne voit pas le pauvre Lazare qui est à sa porte. Les deux meurent et qu’est-ce qui se passe? Le riche est en proie aux souffrances et il voit le pauvre Lazare heureux avec Abraham leur père dans la foi. Il supplie cet ancêtre à tous deux de le soulager. Et la réponse d’Abraham est sans concession « Mon enfant, rappelle-toi  tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c’est ton tour de souffrir. »       <br />
              <br />
       Et l’histoire que raconte Jésus continue en soulignant qu’il y a désormais un mur infranchissable entre les deux. Le riche alors, continue la parabole, demande que ses frères soient prévenus qu’’ils sont sur une voie qui les mènera vers la souffrance éternelle et non vers le bonheur éternel.       <br />
              <br />
       Il imagine un stratagème : que l’une des personnes décédées vienne leur parler en personne. Mais Jésus de conclure ça ne servirait à rien, Dieu leur parle déjà par les Écriture, Moïse et les prophètes. C’est eux qu’il doivent écouter.        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Un choix personnel à faire </span>       <br />
              <br />
       Vous voyez par ce bref résumé que la pointe de cette histoire de Jésus c’est, non pas ce qui se passe après la mort, ni la demande du riche, c’est la réponse d’Abraham « Ils ont Moïse et les prophètes, c’est-à-dire, les Écritures Saintes, la Parole de Dieu, qu’ils les écoutent! »       <br />
              <br />
       Cette réponse est cinglante et percutante. Elle ne fait pas de détour. Elle met devant nos yeux un choix clair ou vous écoutez la Parole de Dieu reçue dans la foi ou vous suivez votre chemin sans vous en occuper ni sans vous occuper des autres.       <br />
              <br />
       Voilà  une invitation claire. Mais il y a plus,       <br />
              <br />
       En plus de cette invitation à choisir Dieu et sa Parole en premier lieu, il y a une mise en garde contre la richesse qui risque de nous aveugler comme le pensait la dame dont j’ai parlé en commençant, une richesse qui risque de nos enfermer sur nous-même et de ne plus laisser de place à Dieu. Richesse de  toutes sortes : richesse d’argent bien sûr, mais aussi richesse de la culture, de l'éducation, richesse du bien-être,  richesse de nos relations avec les amis et la famille etc. Tout cela comporte le risque de fermer notre cœur.        <br />
              <br />
       Le prophète Amos dans la première lecture décrit avec force détails comment les cœurs se ferment pour ceux qu’il appelle « la bande des vautrés » qui mangent les meilleurs agneaux, qui se frottent avec des parfums de luxe et le reste. Il leur prédit le malheur de la déportation.         <br />
              <br />
       Le riche d l’Évangile est comme cette "bande de vautrés". Il constate son erreur dans l'au-delà mais trop tard. Il ne peut plus changer rien. Le pauvre, lui dans sa pauvreté, a vécu autre chose. Il s’est ouvert, il a accueilli, il ne s’est pas fié uniquement sur ses ressources et ses moyens.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Que retenir de cette histoire célèbre de Jésus sur le riche et le pauvre Lazare?       <br />
              <br />
       Il ne faudrait pas en faire une lecture qui ramène le tout à une simple question de richesse. Elle peut certes empêcher de voir ce qui nous dérange, de voir les manifestations actuelles d’une pauvreté qui n’est plus la même que dans le temps de Jésus, mais qui est toujours là  sous diverses formes comme chez les itinérants, les jeunes drogués, les personnes délaissées, les personnes âgées, dans les conflits interminables, dans les couples et dans les familles etc.         <br />
              <br />
       Mais, le message central est que devenir disciples de Jésus n'est pas quelque chose d’automatique, c’est à chacun de faire son choix. Quand il était sur la terre le riche aurait pu agir autrement. Le choix était possible. Il a fait celui de jouir de la vie sous toutes ses formes sans se préoccuper de son âme et de son salut.         <br />
              <br />
       Dieu met devant nous,  devant chacun et chacune un choix aujourd'hui.  Comme il est dit dans le livre du Deutéronome : « Je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance ».  (Deutéronome 30, 19) . Et Jésus dans l’évangile nous dit «  Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent ». (Mathieu 6, 24)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce choix que nous faisons d’être disciples de Jésus, d’être avec lui, n’est pas un choix de tout repos, Nous aurons parfois et même souvent des retours en arrière et des manquements. C’est inscrit dans le chemin de la sainteté qui n’est pas une grâce qui est donnée sans effort de notre part et sans erreurs même.       <br />
              <br />
       Nous avons besoin de soutien et d’encouragement. C’est ce qui se produit à chaque dimanche dans nos célébrations eucharistiques. Nous nous retrouvons ensemble pour nous stimuler les uns les autres, pour nous nourrir de la Parole de Dieu et du Corps et du Sang de Jésus. Nous trouvons dans ces moments de célébration non seulement une nourriture spirituelle mais aussi une force pour continuer malgré les difficultés et les erreurs, car nous savons que Jésus a passé à travers un chemin autrement plus difficile et qu’il est maintenant auprès du Père où il nous attend.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       23 septembre 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 20 septembre 2016 et du 20 septembre 2022-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La bande des vautrés n’existera plus » (Am 6, 1a.4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur de l’univers :       <br />
           Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles dans Sion,       <br />
       et à ceux qui se croient en sécurité       <br />
       sur la montagne de Samarie.       <br />
           Couchés sur des lits d’ivoire,       <br />
       vautrés sur leurs divans,       <br />
       ils mangent les agneaux du troupeau,       <br />
       les veaux les plus tendres de l’étable ;       <br />
           ils improvisent au son de la harpe,       <br />
       ils inventent, comme David, des instruments de musique ;       <br />
           ils boivent le vin à même les amphores,       <br />
       ils se frottent avec des parfums de luxe,       <br />
       mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël !       <br />
           C’est pourquoi maintenant ils vont être déportés,       <br />
       ils seront les premiers des déportés ;       <br />
       et la bande des vautrés n’existera plus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 145 (146), 6c.7, 8.9a, 9bc-10)       <br />
       R/ Chante, ô mon âme,       <br />
       la louange du Seigneur !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 145, 1b)       <br />
              <br />
       Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,       <br />
       il fait justice aux opprimés ;       <br />
       aux affamés, il donne le pain ;       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes,       <br />
       le Seigneur protège l’étranger.       <br />
              <br />
       Il soutient la veuve et l’orphelin,       <br />
       il égare les pas du méchant.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera :       <br />
       ton Dieu, ô Sion, pour toujours !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Garde le commandement jusqu’à la Manifestation du Seigneur » (1 Tm 6, 11-16)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Toi, homme de Dieu,       <br />
       recherche la justice, la piété, la foi, la charité,       <br />
       la persévérance et la douceur.       <br />
           Mène le bon combat, celui de la foi,       <br />
       empare-toi de la vie éternelle !       <br />
       C’est à elle que tu as été appelé,       <br />
       c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi       <br />
       devant de nombreux témoins.       <br />
              <br />
           Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres,       <br />
       et en présence du Christ Jésus       <br />
       qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation,       <br />
       voici ce que je t’ordonne :       <br />
           garde le commandement du Seigneur,       <br />
       en demeurant sans tache, irréprochable       <br />
       jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Celui qui le fera paraître aux temps fixés, c’est Dieu,       <br />
       Souverain unique et bienheureux,       <br />
       Roi des rois et Seigneur des seigneurs,       <br />
           lui seul possède l’immortalité,       <br />
       habite une lumière inaccessible ;       <br />
       aucun homme ne l’a jamais vu,       <br />
       et nul ne peut le voir.       <br />
       À lui, honneur et puissance éternelle. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » (Lc 16, 19-31)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux pharisiens :       <br />
           « Il y avait un homme riche,       <br />
       vêtu de pourpre et de lin fin,       <br />
       qui faisait chaque jour des festins somptueux.       <br />
           Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,       <br />
       qui était couvert d’ulcères.       <br />
           Il aurait bien voulu se rassasier       <br />
       de ce qui tombait de la table du riche ;       <br />
       mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.       <br />
           Or le pauvre mourut,       <br />
       et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.       <br />
       Le riche mourut aussi,       <br />
       et on l’enterra.       <br />
           Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;       <br />
       levant les yeux, il vit Abraham de loin       <br />
       et Lazare tout près de lui.       <br />
           Alors il cria :       <br />
       ‘Père Abraham, prends pitié de moi       <br />
       et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau       <br />
       pour me rafraîchir la langue,       <br />
       car je souffre terriblement dans cette fournaise.       <br />
           – Mon enfant, répondit Abraham,       <br />
       rappelle-toi :       <br />
       tu as reçu le bonheur pendant ta vie,       <br />
       et Lazare, le malheur pendant la sienne.       <br />
       Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,       <br />
       et toi, la souffrance.       <br />
           Et en plus de tout cela, un grand abîme       <br />
       a été établi entre vous et nous,       <br />
       pour que ceux qui voudraient passer vers vous       <br />
       ne le puissent pas,       <br />
       et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.’       <br />
           Le riche répliqua :       <br />
       ‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare       <br />
       dans la maison de mon père.       <br />
           En effet, j’ai cinq frères :       <br />
       qu’il leur porte son témoignage,       <br />
       de peur qu’eux aussi ne viennent       <br />
       dans ce lieu de torture !’       <br />
           Abraham lui dit :       <br />
       ‘Ils ont Moïse et les Prophètes :       <br />
       qu’ils les écoutent !       <br />
           – Non, père Abraham, dit-il,       <br />
       mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,       <br />
       ils se convertiront.’       <br />
           Abraham répondit :       <br />
       ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,       <br />
       quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :       <br />
       ils ne seront pas convaincus.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/89379373-63200190.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-riche-et-le-pauvre-Lazare_a1264.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : « La porte étroite... »</title>
   <pubDate>Tue, 19 Aug 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C le 24 août 2025 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Isaïe 66, 18-21, Hébreux 12, 5-7 et 11-13 et Luc 13, 22-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379317-63200160.jpg?v=1655141183" alt="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : « La porte étroite... »" title="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : « La porte étroite... »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Introduction : une question</span>       <br />
              <br />
       Un quidam demande à Jésus s’il y aura peu de gens être sauvés C’est une question qui a hanté bien des croyants au cours des siècles. À certaines périodes, cette question était tellement présente qu’elle a provoqué de terribles angoisses chez certains.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La réponse de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Revenons à la question et à la réponse de Jésus. La question posée à Jésus semble bien claire, mais, en fait, posée comme elle l’est, elle est piégée. En effet, le type de l’évangile voudrait se faire dire oui ou non, mais, Jésus dans sa réponse déplace le centre de l’attention du « combien » au « comment ».        <br />
              <br />
       Combien il va y en avoir ce n’est pas la bonne question pour Jésus. La bonne question, c’est « moi, qu’est-ce que je fais pour être sauvé ». Comment? Et Jésus continue en disant que la porte est ouverte actuellement, mais un jour elle sera fermée, Ce qui est important donc c’est d’entrer maintenant dans le salut proposé par Jésus. « Efforcez-vous d’entrer maintenant par la porte étroite…beaucoup chercheront, plus tard à entrer et ne pourront pas, car le maître aura fermé la porte. »       <br />
              <br />
       Voilà le message de Jésus aujourd’hui : il est urgent d’accueillir Dieu dans sa vie. Il faut le faire maintenant et ne pas remettre à plus tard parce que ce sera alors trop tard.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une vie éternelle déjà commencée ici-bas</span>       <br />
              <br />
       Pourquoi Jésus nous presse-t-il tellement à ne pas remettre à plus tard de s’occuper de son salut?       <br />
              <br />
       Pour une raison bien simple, mais qui est au cœur de notre foi. C’est la suivante. Notre bonheur éternel, il se commence ici-bas dans l’amour, l’aide aux autres, le dévouement la générosité etc.… toutes les vertus qu'on essaie de pratiquer; patience, humilité, charité etc... enfin dans tout ce qui se vit quotidiennement.       <br />
              <br />
       Il y a une belle comparaison qui le dit très bien. L’enfant dans le sein de sa mère avant sa naissance ne se dit pas : « Je vais attendre plus tard pour me former des yeux parce qu'ici il n’y a pas de lumière ou encore à quoi sert d'avoir des jambes, il n’y a pas de place pour courir ici. » Il ne se dit pas cela parce que dans le sein de sa mère il développe les organes qui lui permettront de jouir pleinement de sa vie près sa naissance.       <br />
              <br />
       Il en est un ainsi pour des chrétiens. Nous devons développer ici-bas les organes spirituels, je dirais, l’amour de Dieu et du prochain, toues ces vertus dont j'ai parlé il y un instant, qui nous permettront de jouir pleinement de la vie avec Dieu pour toujours après notre mort.       <br />
              <br />
       Il faut donc prendre au sérieux le temps présent, ne pas fuir nos responsabilités, car c’est maintenant que se joue notre éternité.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une relation personnelle avec Jésus à développer</span>       <br />
              <br />
       Si on continue à lire la suite de cet évangile, on remarque qu’une condition est mise pour être sauvés : tu seras sauvé parce que, toi,  tu te seras impliqué personnellement. Il ne te suffira pas, dit Jésus de dire : « J’ai mangé et bu avec toi.. » en d’autres mots, j’ai été à la messe, j’ai fais mes prières, j’ai fait partie d’associations chrétiennes etc. etc. on se connaissait bien…       <br />
              <br />
       Vous savez, on peut bien vivre à côté de quelqu’un pendant plusieurs années sans s’intéresser vraiment à cette personne, à ses besoins, sans l’aimer, sans s’impliquer personnellement. Jésus nous dit que  ce peut être la même chose avec Dieu aussi.        <br />
              <br />
       Et pourtant, s’impliquer personnellement n’est pas si difficile. C’est à la portée de tous et toutes, dit Jésus, même des ceux et celles qui se sentent bien peu de choses : « Des derniers seront premiers et des premiers seront derniers ». C’est le cœur qui compte. Voilà!       <br />
              <br />
       Je pense ici à une dame qui me demandait souvent si tout ce qu’elle avait fait dans le silence pour sa famille, son mari et ses enfants, ça valait la peine. «  Ai-je bien fait, disait-elle? ». Je lui répondais que tout l’amour, toute la générosité qu’on déploie autour de soi, le bon Dieu le voit. C’est pourquoi, des « derniers » aux yeux du monde, sont des « premiers » aux yeux de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Seigneur Jésus, donne-moi le désir de t’ouvrir toute grande ma porte, car t’accueillir c’est accueillir le salut, te laisser entrer, c’est aussi le moyen d’entrer chez toi, dans ton royaume, dans ton amour. Fais-moi comprendre, dans cette Eucharistie où ta présence vient nous soutenir et nous nourrir spirituellement, que dès maintenant, je dois aussi ouvrir ma porte aux autres, car c’est par cette porte de l’amour que j'ouvre toute grande que tu entreras chez moi aujourd’hui et dans l’éternité.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       19 août 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 23 août 2013 et du 16 août 2022-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « De toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères » (Is 66, 18-21)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
           connaissant leurs actions et leurs pensées,       <br />
       moi, je viens rassembler toutes les nations,       <br />
       de toute langue.       <br />
       Elles viendront et verront ma gloire :       <br />
           je mettrai chez elles un signe !       <br />
       Et, du milieu d’elles, j’enverrai des rescapés       <br />
       vers les nations les plus éloignées,       <br />
       vers les îles lointaines       <br />
       qui n’ont rien entendu de ma renommée,       <br />
       qui n’ont pas vu ma gloire ;       <br />
       ma gloire, ces rescapés l’annonceront       <br />
       parmi les nations.       <br />
           Et, de toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères,       <br />
       en offrande au Seigneur,       <br />
       sur des chevaux et des chariots, en litière,       <br />
       à dos de mulets et de dromadaires,       <br />
       jusqu’à ma montagne sainte, à Jérusalem,       <br />
       – dit le Seigneur.       <br />
       On les portera comme l’offrande qu’apportent les fils d’Israël,       <br />
       dans des vases purs, à la maison du Seigneur.       <br />
           Je prendrai même des prêtres et des lévites parmi eux,       <br />
       – dit le Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 116 (117), 1, 2)       <br />
       R/ Allez dans le monde entier.       <br />
       Proclamez l’Évangile.       <br />
       ou : Alléluia ! (Mc 16, 15)       <br />
              <br />
       Louez le Seigneur, tous les peuples ;       <br />
       fêtez-le, tous les pays !       <br />
              <br />
       Son amour envers nous s’est montré le plus fort ;       <br />
       éternelle est la fidélité du Seigneur !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Quand Dieu aime quelqu’un, il lui donne de bonnes leçons » (He 12, 5-7.11-13)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous avez oublié cette parole de réconfort,       <br />
       qui vous est adressée comme à des fils :       <br />
       Mon fils, ne néglige pas les leçons du Seigneur,       <br />
       ne te décourage pas quand il te fait des reproches.       <br />
           Quand le Seigneur aime quelqu’un,       <br />
       il lui donne de bonnes leçons ;       <br />
       il corrige tous ceux qu’il accueille comme ses fils.       <br />
           Ce que vous endurez est une leçon.       <br />
       Dieu se comporte envers vous comme envers des fils ;       <br />
       et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ?       <br />
           Quand on vient de recevoir une leçon,       <br />
       on n’éprouve pas de la joie mais plutôt de la tristesse.       <br />
       Mais plus tard, quand on s’est repris grâce à la leçon,       <br />
       celle-ci produit un fruit de paix et de justice.       <br />
           C’est pourquoi,       <br />
       redressez les mains inertes et les genoux qui fléchissent,       <br />
           et rendez droits pour vos pieds les sentiers tortueux.       <br />
       Ainsi, celui qui boite ne se fera pas d’entorse ;       <br />
       bien plus, il sera guéri.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « On viendra de l’orient et de l’occident prendre place au festin dans le royaume de Dieu » (Lc 13, 22-30)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, dit le Seigneur ;       <br />
       personne ne va vers le Père sans passer par moi.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 6)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           tandis qu’il faisait route vers Jérusalem,       <br />
       Jésus traversait villes et villages en enseignant.       <br />
           Quelqu’un lui demanda :       <br />
       « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? »       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
           « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite,       <br />
       car, je vous le déclare,       <br />
       beaucoup chercheront à entrer       <br />
       et n’y parviendront pas.       <br />
           Lorsque le maître de maison se sera levé       <br />
       pour fermer la porte,       <br />
       si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte,       <br />
       en disant :       <br />
       ‘Seigneur, ouvre-nous’,       <br />
       il vous répondra :       <br />
       ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.’       <br />
           Alors vous vous mettrez à dire :       <br />
       ‘Nous avons mangé et bu en ta présence,       <br />
       et tu as enseigné sur nos places.’       <br />
           Il vous répondra :       <br />
       ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.       <br />
       Éloignez-vous de moi,       <br />
       vous tous qui commettez l’injustice.’       <br />
           Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents,       <br />
       quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob,       <br />
       et tous les prophètes       <br />
       dans le royaume de Dieu,       <br />
       et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors.       <br />
           Alors on viendra de l’orient et de l’occident,       <br />
       du nord et du midi,       <br />
       prendre place au festin dans le royaume de Dieu.       <br />
           Oui, il y a des derniers qui seront premiers,       <br />
       et des premiers qui seront derniers. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/89379317-63200160.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-La-porte-etroite_a1259.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Je suis venu apporter un feu sur la terre »</title>
   <pubDate>Tue, 12 Aug 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année C le 17 août 2025 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes: Jérémie 38, 4-6.-10, Hébreux 12, 1-9 et Luc 12, 49-53.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379282-63200153.jpg?v=1654286621" alt="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Je suis venu apporter un feu sur la terre »" title="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Je suis venu apporter un feu sur la terre »" />
     </div>
     <div>
      J’ai un confrère aimant bien l’humour qui, un jour, lorsqu’il avait terminé la lecture de cet évangile, ferma ostensiblement le <span style="font-style:italic">Livre de la Parole</span> et lança d’un ton surpris « Quelle famille !».       <br />
              <br />
       La description des conflits et des oppositions qui attendent le disciple de Jésus est ainsi symbolisée par les divisons familiales ou entre amis. Elles sont le symbole d’une situation où l’annonce du salut que Dieu donne suscite non seulement des hésitations mais des oppositions.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le prophète Jérémie</span>       <br />
              <br />
       Cela est une longue histoire. Dans l’Ancien Testament, tout au cours de l’histoire du peuple élu, les prophètes ont rencontré des oppositions car ils allaient à contre-courant bien souvent des attentes simplistes et à courte vue de leurs contemporains.  Pour ceux-ci, les valeurs se limitaient à ce qu’on voit, au profit, à la réussite,  aux victoires guerrières, alors que les prophètes annonçaient une alliance où les cœurs sont changés, où le feu de l’amour a la première place. C'est ce message que Jésus reprend lorsqu’il dit : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! »        <br />
              <br />
       Parmi les prophètes, la figure du prophète Jérémie est emblématique. On le voit aujourd’hui dans un récit très coloré : «   Alors ils se saisirent de Jérémie et le jetèrent dans la citerne de Melkias, fils du roi, dans la cour de garde. On le descendit avec des cordes. Dans cette citerne il n’y avait pas d’eau, mais de la boue ». Au fond de cette citerne, Jérémie ne lâche pas. Il est à contre-courant, mais il s’appuie sur la Parole de Dieu qui le sauve de ce mauvais pas en changeant le cœur du roi qui donne cet ordre à Ébed-Mélek l’Éthiopien : « Prends trente hommes avec toi, et fais remonter de la citerne le prophète Jérémie avant qu’il ne meure. »       <br />
              <br />
       On sait par la suite que les déboires du prophète Jérémie ne sont pas finis, mais on sait aussi qu’il demeurera toujours fidèle à l’annonce du salut que Dieu offre à son peuple dans une alliance où ce sont les cœurs qui sont visés et non seulement les pratiques et les observances de la  Loi.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les paroles de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Ces situations vécues par Jérémie se rencontrent, toutes proportions gardées, tout au long de l’histoire de l’Église. Au moment où saint Luc écrit son évangile, il commençait à y avoir des divisions et même des persécutions. Aujourd’hui, dans nos sociétés très sécularisées, la référence aux convictions religieuses est souvent mise à l’écart. Et pourtant, c’est ce qui fait vivre bien des gens. Les croyants dont nous sommes doivent donc s’attendre à aller à contre-courant, eux aussi, comme le prophète Jérémie.        <br />
              <br />
       Les papes depuis saint Jean-Paul II nous le rappellent souvent. À preuve ces mots de saint Jean-Paul II qui ont fait le tour du monde lors de son élection comme évêque de Rome et pape  le 22 octo­bre 1978 : «N'ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ, à sa puissance salvatrice, ouvrez les frontières des États, des systèmes politiques et économiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation et du développement. »<!--dans <span style="font-style:italic">Novo millennio ineunte</span> à-->À l’occasion de l’an 2000 il écrivait : « Nous ne sommes certes pas séduits par la perspective naïve qu'il pourrait exister pour nous, face aux grands défis de notre temps, une formule magique. Non, ce n'est pas une formule qui nous sauvera, mais une Personne, et la certitude qu'elle nous inspire : Je suis avec vous ! »       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       Et , le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique</span> à la suite du <span style="font-style:italic">Synode sur les jeunes</span> en octobre 2018 les invite, ainsi que tout le Peuple de Dieu, à  ne pas se laisser détourner des valeurs et de la foi professée malgré les oppositions et la diffusion des valeurs du monde, les fameuses « valeurs mondaines » dont le pape François parle fréquemment, souvent contraires à celles de l’Évangile. Je cite : « L’Église du Christ peut toujours succomber à la tentation de perdre l’enthousiasme parce qu’elle n’écoute plus l’appel du Seigneur au risque de la foi, l’appel à tout donner sans mesurer les dangers, et qu’elle recommence à chercher de fausses sécurités mondaines ». (<span style="font-style:italic">Christus vivit</span> n. 37)  « Soyez capables d’aller à contre-courant et sachez partager Jésus, communiquez la foi qu’il vous a offerte. Si seulement vous pouviez sentir dans le cœur le même mouvement irrésistible qui agitait saint Paul quand il disait : '' Malheur à moi si je n'annonce pas l'Évangile '' » (1Co 9, 16). <span style="font-style:italic">(Ibidem</span>, n. 176) -->       <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus à ses disciples que nous rappelons ce matin sont pour nous un encouragement bienvenu. Oui, son message est comme un feu qui réchauffe et qui éclaire même si sa diffusion ne sera pas sans rencontrer bien des obstacles, parfois près de nous : « le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère » écrit saint Luc de façon imagée.        <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous les vivons ces obstacles, chacun et chacune à notre façon. Nous aimerions que nos convictions soient partagées par nos concitoyens et concitoyennes et nous constatons, hélas! qu’ils se sont éloignés de l’héritage catholique reçu dans leurs jeunes années, du moins en ce qui nous concerne au Québec.        <br />
              <br />
       On peut se réjouir que les valeurs de solidarité, de partage et de respect soient maintenant partie prenante des valeurs que notre société exalte et défend ainsi que celles de la dignité des personnes et de la liberté. Ce qui peut attrister hélas! c’est que le nom de Jésus n'est plus proclamé ouvertement et sans crainte.        <br />
              <br />
       Comme les prophètes de l'Ancien Testament, nous avons à redire que ces belles valeurs que notre société vit ont  leur source dans un amour qui nous prévient et nous rejoint tous et toutes, celui de l’amour d’un Dieu solidaire avec l’humanité et qui lui  donne son Fils unique : « Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle ».  (Jean 3, 16)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Faisons cette prière  en terminant :        <br />
              <br />
       Oui! Seigneur, répands le feu de ton amour sur la terre.       <br />
       Fais de tes enfants des témoins de cet  amour qui rejoint  toute l’humanité <!--Accorde la paix à notre monde ; -->       <br />
       Et fais disparaître les divisions nocives.       <br />
       Donne-nous la force de témoigner        <br />
       Que ton Fils Jésus est celui qui nous sauve       <br />
       Et celui qui nous conduit où tu nous attends       <br />
       Dans la joie d’une vie porteuse d’éternité        <br />
       Que tu nous as donnée et que nous te remettons.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       17 août 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 13 août 2019 et de celle du 9 août 2022       <br />
       -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
       <span style="font-style:italic">Lectures de la messe pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année C</span>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Ma mère, tu m’as enfanté homme de querelle pour tout le pays » (cf. Jr 15, 10) (Jr 38, 4-6.8-10)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       pendant le siège de Jérusalem,       <br />
       les princes qui tenaient Jérémie en prison       <br />
           dirent au roi Sédécias :       <br />
       « Que cet homme soit mis à mort :       <br />
       en parlant comme il le fait,       <br />
       il démoralise tout ce qui reste de combattant dans la ville,       <br />
       et toute la population.       <br />
       Ce n’est pas le bonheur du peuple qu’il cherche,       <br />
       mais son malheur. »       <br />
           Le roi Sédécias répondit :       <br />
       « Il est entre vos mains,       <br />
       et le roi ne peut rien contre vous ! »       <br />
           Alors ils se saisirent de Jérémie       <br />
       et le jetèrent dans la citerne de Melkias, fils du roi,       <br />
       dans la cour de garde.       <br />
       On le descendit avec des cordes.       <br />
       Dans cette citerne il n’y avait pas d’eau, mais de la boue,       <br />
       et Jérémie enfonça dans la boue.       <br />
           Ébed-Mélek sortit de la maison du roi       <br />
       et vint lui dire :       <br />
           « Monseigneur le roi,       <br />
       ce que ces gens-là ont fait au prophète Jérémie,       <br />
       c’est mal !       <br />
       Ils l’ont jeté dans la citerne,       <br />
       il va y mourir de faim       <br />
       car on n’a plus de pain dans la ville ! »       <br />
           Alors le roi donna cet ordre à Ébed-Mélek l’Éthiopien :       <br />
       « Prends trente hommes avec toi,       <br />
       et fais remonter de la citerne le prophète Jérémie       <br />
       avant qu’il ne meure. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 39 (40), 2, 3, 4, 18)       <br />
              <br />
       R/ Seigneur, viens vite à mon secours ! (Ps 39, 14b)       <br />
              <br />
       D’un grand espoir,       <br />
       j’espérais le Seigneur :       <br />
       il s’est penché vers moi       <br />
       pour entendre mon cri.       <br />
              <br />
       Il m’a tiré de l’horreur du gouffre,       <br />
       de la vase et de la boue ;       <br />
       il m’a fait reprendre pied sur le roc,       <br />
       il a raffermi mes pas.       <br />
              <br />
       Dans ma bouche il a mis un chant nouveau,       <br />
       une louange à notre Dieu.       <br />
       Beaucoup d’hommes verront, ils craindront,       <br />
       ils auront foi dans le Seigneur.       <br />
              <br />
       Je suis pauvre et malheureux,       <br />
       mais le Seigneur pense à moi.       <br />
       Tu es mon secours, mon libérateur :       <br />
       mon Dieu, ne tarde pas !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée » (He 12, 1-4)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous qui sommes entourés d’une immense nuée de témoins,       <br />
       et débarrassés de tout ce qui nous alourdit       <br />
       – en particulier du péché qui nous entrave si bien –,       <br />
       courons avec endurance       <br />
       l’épreuve qui nous est proposée,       <br />
           les yeux fixés sur Jésus,       <br />
       qui est à l’origine et au terme de la foi.       <br />
       Renonçant à la joie qui lui était proposée,       <br />
       il a enduré la croix en méprisant la honte de ce supplice,       <br />
       et il siège à la droite du trône de Dieu.       <br />
           Méditez l’exemple       <br />
       de celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle hostilité,       <br />
       et vous ne serez pas accablés par le découragement.       <br />
           Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang       <br />
       dans votre lutte contre le péché.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Je ne suis pas venu mettre la paix sur terre, mais bien plutôt la division » (Lc 12, 49-53)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;       <br />
       moi, je les connais, et elles me suivent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 27)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Je suis venu apporter un feu sur la terre,       <br />
       et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !       <br />
           Je dois recevoir un baptême,       <br />
       et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli !       <br />
           Pensez-vous que je sois venu       <br />
       mettre la paix sur la terre ?       <br />
       Non, je vous le dis,       <br />
       mais bien plutôt la division.       <br />
           Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées :       <br />
       trois contre deux et deux contre trois ;       <br />
           ils se diviseront :       <br />
       le père contre le fils       <br />
       et le fils contre le père,       <br />
       la mère contre la fille       <br />
       et la fille contre la mère,       <br />
       la belle-mère contre la belle-fille       <br />
       et la belle-fille contre la belle-mère. »       <br />
              <br />
         – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/89379282-63200153.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-20e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C- Je-suis-venu-apporter-un-feu-sur-la-terre_a1258.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »</title>
   <pubDate>Tue, 05 Aug 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C le 10 août 2025 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Sagesse 18, 6-9, Hébreux 11, 1-2.8-19 et Luc 12, 32-48.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379260-63200144.jpg?v=1652810122" alt="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »" title="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »" />
     </div>
     <div>
       Cette scène est un peu étrangère à nos habitudes ici au Québec, même si elle peut faire partie encore de la vie courante dans d’autres parties du monde. Il y a longtemps qu’on n'a plus ici de serviteurs, de servantes, de domestiques. Il y a longtemps qu’on n’a pas besoin d’allumer des flambeaux le soir ou des lampes à l’huile.        <br />
              <br />
       C’est une des difficultés de l’évangile et de la Bible en général. Comme me disait quelqu’un : « Toutes ces scènes d’une autre culture, ça ne nous dit pas grand-chose, pourquoi lire cela à l’église? » Et pourtant, c’est à travers ces récits, ces images que Dieu veut nous parler encore aujourd’hui. Il nous laisse un message. Il nous fait signe.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène : un maître et des serviteurs</span>       <br />
              <br />
       Revenons donc à notre scène du maître qui revient des noces. Les serviteurs se tiennent prêts. Ils ne se laissent pas aller à dormir.  Ils sont vigilants. Ils ne pensent pas à eux d‘abord, mais au maître. Ils sont tournés vers lui. Ils veulent son bien. Ils veulent qu’il soit heureux et content. Ils s’oublient eux-mêmes un peu comme des parents le font pour leurs enfants.       <br />
              <br />
       Voilà la scène de départ, le premier acte de la pièce de théâtre, pourrait-on dire, et qu'est-ce qui se passe? Le maître arrive et la situation est complètement renversée littéralement. Coup de théâtre. Les serviteurs tombent sur le dos. Ils n’en croient pas leur  yeux. C’est leur maître qui les sert lui-même, qui les fait manger. Ils sont abasourdis, car ce n’est pas ainsi d’habitude dans la vie des maîtres et des serviteurs.       <br />
              <br />
       Voilà le récit, l’histoire que raconte Jésus. Quel est le message pour nous selon vous? La réponse est dans le renversement. Jésus veut nous dire ici que lui - le Maître - il n’agit pas comme les maîtres ordinaires. Il agit comme un maître d’un genre particulier. Il vient à notre secours.  Il vient donner sa vie au service de l’Humanité. Il ne vient pas dominer, écraser. Il vient servir…jusqu’à donner tout ce qu’’il a pour nous, pour nous sauver. C’est cela le vrai service.       <br />
              <br />
       Vous voyez donc le pourquoi de ce petit récit bien simple qui fait appel à des habitudes que nous n’avons plus. Il garde quand même son intérêt. Car l’enseignement qu’il nous transmet est encore valable aujourd’hui et n’est pas sans conséquence si nous le prenons au sérieux       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Comme Lui</span>       <br />
              <br />
       Une première conséquence de cette attitude de service qui est au cœur de la vie de Jésus nous concerne tous et toutes. Jésus par ce récit veut nous dire que, comme le disciple n’est pas au-dessus du maître, nous ses disciples nous devons faire comme lui. Un <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=8XUvyFx6aLE">chant de Robert Lebel</a> que vous connaissez bien le dit admirablement : « Comme Lui, savoir dresser la table Comme Lui, nouer le tablier Se lever chaque jour et servir par amour Comme Lui. »       <br />
              <br />
       Pourquoi faire comme Lui ? Parce qu’il n’est plus là physiquement. Il est présent par ses disciples qui témoignent de Lui. Le Christ ce sont les chrétiens, le Christ c’est nous, nous sommes son Corps mystique, c'est à travers nous que les autres, nos contemporains, peuvent voir le Christ.       <br />
              <br />
       Vous êtes le Corps du Christ dit saint Paul aux chrétiens de Corinthe. Cela m’amène à me demander - à moi et que chacun et chacune se le demande à lui ou à elle aussi : « Est-ce que je pense de temps en temps à rendre témoignage de ma foi, à rendre le Christ visible? Est-ce que je veux le faire malgré mes limites et mes péchés? »       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Des serviteurs dans l’attente</span>       <br />
              <br />
       Une deuxième conséquence qui ressort de ce beau récit c’est une invitation à la vigilance dans l’attente de la venue du Maître qui se met au service de ses serviteurs. Nous sommes invités à être toujours dans l’attente de la venue de Dieu dans nos vies de chaque jour.       <br />
              <br />
       Les disciples de Jésus sont des êtres d’attente comme la femme qui attend un enfant, comme le jeune qui attend le spectacle de son groupe rock préféré etc.        <br />
              <br />
       Jésus nous dit aujourd’hui  « Vous rencontrerez un jour Celui que vous cherchez. Vous êtes ‘programmés’ pour une rencontre exceptionnelle, à ne pas manquer. … Un jour quelqu’un frappera à votre porte, quelqu’un qui vous connaît bien et vous aime…  ce sera peut-ëtre au soir de votre vie ou à un moment autre, ce sera le Grand Rendez-vous. Tenez-vous prêts dès maintenant, soyez prêts avec vos lampes allumées ». C'est direct et clair : le disciple de Jésus se sait en marche vers une demeure où Jésus est déjà arrivé et où il l'attend.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous aide à nous laisser changer de plus en plus, à développer comme Jésus notre Maître cet esprit de service d’un véritable disciple qui marche à la suite de celui qui s’est fait le Serviteur parfait.         <br />
              <br />
       Comme l’écrit saint Paul aux Philippiens : « Le Christ Jésus,  ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom. » (Philippiens 2, 5-10)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
        5 août 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 2 août 2016 et du 2 août 2022-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « En même temps que tu frappais nos adversaires, tu nous appelais à la gloire » (Sg 18, 6-9)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
           La nuit de la délivrance pascale       <br />
       avait été connue d’avance par nos Pères ;       <br />
       assurés des promesses auxquelles ils avaient cru,       <br />
       ils étaient dans la joie.       <br />
           Et ton peuple accueillit à la fois le salut des justes       <br />
       et la ruine de leurs ennemis.       <br />
           En même temps que tu frappais nos adversaires,       <br />
       tu nous appelais à la gloire.       <br />
           Dans le secret de leurs maisons,       <br />
       les fidèles descendants des justes offraient un sacrifice,       <br />
       et ils consacrèrent d’un commun accord cette loi divine :       <br />
       que les saints partageraient aussi bien le meilleur que le pire ;       <br />
       et déjà ils entonnaient les chants de louange des Pères.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 32 (33), 1.12, 18-19,20.22)       <br />
       R/ Heureux le peuple       <br />
       dont le Seigneur est le Dieu. (Ps 32, 12a)       <br />
              <br />
       Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes !       <br />
       Hommes droits, à vous la louange !       <br />
       Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,       <br />
       heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !       <br />
              <br />
       Dieu veille sur ceux qui le craignent,       <br />
       qui mettent leur espoir en son amour,       <br />
       pour les délivrer de la mort,       <br />
       les garder en vie aux jours de famine.       <br />
              <br />
       Nous attendons notre vie du Seigneur :       <br />
       il est pour nous un appui, un bouclier.       <br />
       Que ton amour, Seigneur, soit sur nous       <br />
       comme notre espoir est en toi !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Abraham attendait la ville dont le Seigneur lui-même est le bâtisseur et l’architecte » (He 11, 1-2.8-19)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           la foi est une façon de posséder ce que l’on espère,       <br />
       un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas.       <br />
           Et quand l’Écriture rend témoignage aux anciens,       <br />
       c’est à cause de leur foi.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :       <br />
       il partit vers un pays       <br />
       qu’il devait recevoir en héritage,       <br />
       et il partit sans savoir où il allait.       <br />
           Grâce à la foi, il vint séjourner en immigré       <br />
       dans la Terre promise, comme en terre étrangère ;       <br />
       il vivait sous la tente,       <br />
       ainsi qu’Isaac et Jacob,       <br />
       héritiers de la même promesse,       <br />
           car il attendait la ville qui aurait de vraies fondations,       <br />
       la ville dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,       <br />
       fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance       <br />
       parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.       <br />
           C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,       <br />
       a pu naître une descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       une multitude innombrable.       <br />
              <br />
           C’est dans la foi, sans avoir connu la réalisation des promesses,       <br />
       qu’ils sont tous morts ;       <br />
       mais ils l’avaient vue et saluée de loin,       <br />
       affirmant que, sur la terre,       <br />
       ils étaient des étrangers et des voyageurs.       <br />
           Or, parler ainsi, c’est montrer clairement       <br />
       qu’on est à la recherche d’une patrie.       <br />
           S’ils avaient songé à celle qu’ils avaient quittée,       <br />
       ils auraient eu la possibilité d’y revenir.       <br />
           En fait, ils aspiraient à une patrie meilleure,       <br />
       celle des cieux.       <br />
       Aussi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu,       <br />
       puisqu’il leur a préparé une ville.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve,       <br />
       Abraham offrit Isaac en sacrifice.       <br />
       Et il offrait le fils unique,       <br />
       alors qu’il avait reçu les promesses       <br />
           et entendu cette parole :       <br />
       C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.       <br />
           Il pensait en effet       <br />
       que Dieu est capable même de ressusciter les morts ;       <br />
       c’est pourquoi son fils lui fut rendu :       <br />
       il y a là une préfiguration.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Abraham attendait la ville dont le Seigneur lui-même est le bâtisseur et l’architecte » (He 11, 1-2.8-12)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           la foi est une façon de posséder ce que l’on espère,       <br />
       un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas.       <br />
           Et quand l’Écriture rend témoignage aux anciens,       <br />
       c’est à cause de leur foi.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :       <br />
       il partit vers un pays       <br />
       qu’il devait recevoir en héritage,       <br />
       et il partit sans savoir où il allait.       <br />
           Grâce à la foi, il vint séjourner en immigré       <br />
       dans la Terre promise, comme en terre étrangère ;       <br />
       il vivait sous la tente,       <br />
       ainsi qu’Isaac et Jacob,       <br />
       héritiers de la même promesse,       <br />
           car il attendait la ville qui aurait de vraies fondations,       <br />
       la ville dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,       <br />
       fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance       <br />
       parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.       <br />
           C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,       <br />
       a pu naître une descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       une multitude innombrable.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous aussi, tenez-vous prêts » (Lc 12, 32-48)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Veillez, tenez-vous prêts :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y pensez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 24, 42a.44)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Sois sans crainte, petit troupeau :       <br />
       votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume.       <br />
           Vendez ce que vous possédez       <br />
       et donnez-le en aumône.       <br />
       Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas,       <br />
       un trésor inépuisable dans les cieux,       <br />
       là où le voleur n’approche pas,       <br />
       où la mite ne détruit pas.       <br />
           Car là où est votre trésor,       <br />
       là aussi sera votre cœur.       <br />
           Restez en tenue de service,       <br />
       votre ceinture autour des reins,       <br />
       et vos lampes allumées.       <br />
           Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces,       <br />
       pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.       <br />
           Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée,       <br />
       trouvera en train de veiller.       <br />
       Amen, je vous le dis :       <br />
       c’est lui qui, la ceinture autour des reins,       <br />
       les fera prendre place à table       <br />
       et passera pour les servir.       <br />
           S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin       <br />
       et qu’il les trouve ainsi,       <br />
       heureux sont-ils !       <br />
           Vous le savez bien :       <br />
       si le maître de maison       <br />
       avait su à quelle heure le voleur viendrait,       <br />
       il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.       <br />
           Vous aussi, tenez-vous prêts :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y penserez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra. »       <br />
           Pierre dit alors :       <br />
       « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole,       <br />
       ou bien pour tous ? »       <br />
           Le Seigneur répondit :       <br />
       « Que dire de l’intendant fidèle et sensé       <br />
       à qui le maître confiera la charge de son personnel       <br />
       pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?       <br />
           Heureux ce serviteur       <br />
       que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !       <br />
           Vraiment, je vous le déclare :       <br />
       il l’établira sur tous ses biens.       <br />
           Mais si le serviteur se dit en lui-même :       <br />
       ‘Mon maître tarde à venir’,       <br />
       et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes,       <br />
       à manger, à boire et à s’enivrer,       <br />
           alors quand le maître viendra,       <br />
       le jour où son serviteur ne s’y attend pas       <br />
       et à l’heure qu’il ne connaît pas,       <br />
       il l’écartera       <br />
       et lui fera partager le sort des infidèles.       <br />
           Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître,       <br />
       n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté,       <br />
       recevra un grand nombre de coups.       <br />
           Mais celui qui ne la connaissait pas,       <br />
       et qui a mérité des coups pour sa conduite,       <br />
       celui-là n’en recevra qu’un petit nombre.       <br />
       À qui l’on a beaucoup donné,       <br />
       on demandera beaucoup ;       <br />
       à qui l’on a beaucoup confié,       <br />
       on réclamera davantage. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous aussi, tenez-vous prêts » (Lc 12, 35-40)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Restez en tenue de service,       <br />
       votre ceinture autour des reins,       <br />
       et vos lampes allumées.       <br />
           Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces,       <br />
       pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.       <br />
           Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée,       <br />
       trouvera en train de veiller.       <br />
       Amen, je vous le dis :       <br />
       c’est lui qui, la ceinture autour des reins,       <br />
       les fera prendre place à table       <br />
       et passera pour les servir.       <br />
           S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin       <br />
       et qu’il les trouve ainsi,       <br />
       heureux sont-ils !       <br />
           Vous le savez bien :       <br />
       si le maître de maison       <br />
       avait su à quelle heure le voleur viendrait,       <br />
       il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.       <br />
           Vous aussi, tenez-vous prêts :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y penserez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/89379260-63200144.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-19e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-Maitre-se-fait-serviteur_a1257.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-87601179</guid>
   <title>Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Qui est mon prochain? »</title>
   <pubDate>Tue, 08 Jul 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C le 13 juillet 2025 à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Deutéronome 30, 10-14, Colossiens 1, 15-20 et Luc 10, 25-37.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/87601179-62122463.jpg?v=1652359175" alt="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Qui est mon prochain? »" title="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Qui est mon prochain? »" />
     </div>
     <div>
      Vous avez reconnu facilement cette parabole que je viens de lire : la parabole du bon Samaritain. Elle fait partie de notre patrimoine religieux et culturel. C’est une des paraboles de l’évangile qui est la plus connue. Cette histoire - c’est-ce qu’est une parabole - est racontée par Jésus lorsqu’un Docteur de la Loi, un personnage important de son temps, lui pose la question « Qui est mon prochain? ».       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La réponse de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Remarquez que Jésus ne donne pas une réponse d’intellectuel, une réponse théorique. Il ne se met pas à parler de la situation économique de son temps etc. Mais il donne une réponse concrète qui est compréhensible et applicable par  chaque personne qui l’écoute et par nous encore aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Commet découvre-t-on son prochain? Pour répondre à cette question, reprenons la parabole que Jésus raconte et mettez-nous à la place du blessé sur le bord de la route.       <br />
              <br />
       S’il est encore conscient - l’évangile ne le dit pas - il voit passer des gens qui ne prennent pas la peine de s’arrêter : un prêtre d’abord, puis un lévite (c’est-à-dire quelqu’un qui travaillait au temple de Jérusalem). On peut imaginer qu’il en passe encore d’autres aussi qui ne s’arrêtent pas.        <br />
              <br />
       Soudain quelqu’un s’arrête. Qu’est-ce qu’il fait? Il s’approche, panse les plaies du blessé, il le fait monter sur son âne et il le conduit à l’auberge. Il prend soin de lui et il paye même l’aubergiste pour qu’il le garde.        <br />
              <br />
       Quand le blessé se sera remis, il ne se demandera pas longtemps qui a été son prochain. Car il se rappellera qu’il était à moitié mort et que c’est cet homme, le Samaritain, qui a pris soin de lui et s’est occupé de lui. C''est lui qui s'est fait proche de lui. C'est lui, le Samaritain, qui est le prochain du blessé sur la route.        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La leçon à retenir</span>       <br />
              <br />
       C'est ce que Jésus veut qu'on retienne. À la fin de l’évangile, Jésus demande au Docteur de la Loi « Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme qui était tombé entre les mains des bandits? » Le Docteur répond « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui ». Et Jésus de conclure « Va et toi aussi, fais de même ». Le prochain ce n’est pas seulement les autres, c’est aussi nous qui nous faisons proches.       <br />
              <br />
       Revenons à notre blessé. Comment, une fois guéri, va-t-il se comporter? S'il rencontre son bon Samaritain, il va sûrement le remercier. Mais, il ne le reverra probablement jamais. Que lui reste-il à faire?       <br />
              <br />
       S'il a du cœur, il ne pourra plus jamais, quand l’occasion se présentera, passer à côté des besoins des autres sans faire ce qu’il peut. Il sera marqué par cette expérience d’avoir été sauvé par quelqu’un et il se fera à son tour un proche, un prochain pour d’autres personnes.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Jésus le bon Samaritain</span>        <br />
              <br />
       Mes amis, nous sommes tous et toutes ce blessé de la route de Jéricho, nous faisons partie de l'humanité blessée par le péché.. Comme le blessé de la route de Jéricho nous avons besoin de quelqu'un qui s'arrête pour nous sauver. Celui qui s’arrête c’est Jésus. C’est lui le bon Samaritain. Il se fait proche de nous, il se fait notre prochain. Il se penche sur l’humanité blessée. Il multiplie les guérisons et les pardons. Il vient vers nous avec amour et compassion. Il se fait miséricordieux. Malgré nos fautes et nos erreurs, il nous relève et il nous conduit à Dieu.       <br />
              <br />
       L’évangile d’aujourd’hui nous invite donc à retenir que si Jésus, le Fils de Dieu, s'est fait proche de nous pour nous sauver et nous conduire à Dieu, comme lui nous devons nous faire proches de nos frères et sœurs pour les aimer comme Lui nous a aimés.  C’est là le cœur de son enseignement : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En poursuivant notre célébration, nous demanderons au Seigneur de renouveler notre regard pour que cette semaine nous sachions le reconnaître dans les autres, en particulier ceux et celles qui ont le plus besoin que l’on s’approche d’eux et d’elles par notre aide et notre amitié, par un coup de téléphone, par une visite, par un service, que sais-je ?       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur la grâce de nous émouvoir des peines, des blessures et des besoins de nos frères et sœurs pour devenir à notre tour, comme Jésus, des bons Samaritains. C’est ce que je nous souhaite à tous et à toutes,       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 juillet 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 5  juillet 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Elle est tout près de toi, cette Parole, afin que tu la mettes en pratique » (Dt 30, 10-14)       <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple :       <br />
           « Écoute la voix du Seigneur ton Dieu,       <br />
       en observant ses commandements et ses décrets       <br />
       inscrits dans ce livre de la Loi,       <br />
       et reviens au Seigneur ton Dieu       <br />
       de tout ton cœur et de toute ton âme.       <br />
           Car cette loi que je te prescris aujourd’hui       <br />
       n’est pas au-dessus de tes forces       <br />
       ni hors de ton atteinte.       <br />
           Elle n’est pas dans les cieux, pour que tu dises :       <br />
       ‘Qui montera aux cieux       <br />
       nous la chercher ?       <br />
       Qui nous la fera entendre,       <br />
       afin que nous la mettions en pratique ?’       <br />
           Elle n’est pas au-delà des mers, pour que tu dises :       <br />
       ‘Qui se rendra au-delà des mers       <br />
       nous la chercher ?       <br />
       Qui nous la fera entendre,       <br />
       afin que nous la mettions en pratique ?’       <br />
           Elle est tout près de toi, cette Parole,       <br />
       elle est dans ta bouche et dans ton cœur,       <br />
       afin que tu la mettes en pratique. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 68, 14, 17, 30-31, 33-34, 36ab.37)       <br />
       R/ Cherchez Dieu, vous les humbles       <br />
       et votre cœur vivra.       <br />
              <br />
       Moi, je te prie, Seigneur :       <br />
       c’est l’heure de ta grâce ;       <br />
       dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,       <br />
       par ta vérité sauve-moi.       <br />
              <br />
       Réponds-moi, Seigneur,       <br />
       car il est bon, ton amour ;       <br />
       dans ta grande tendresse,       <br />
       regarde-moi.       <br />
              <br />
       Et moi, humilié, meurtri,       <br />
       que ton salut, Dieu, me redresse.       <br />
       Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,       <br />
       je vais le magnifier, lui rendre grâce.       <br />
              <br />
       Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :       <br />
       « Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »       <br />
       Car le Seigneur écoute les humbles,       <br />
       il n’oublie pas les siens emprisonnés.       <br />
              <br />
       Car Dieu viendra sauver Sion       <br />
       et rebâtir les villes de Juda.       <br />
       patrimoine pour les descendants de ses serviteurs,       <br />
       demeure pour ceux qui aiment son nom.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU BIEN       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 18b (19), 8, 9, 10, 11)       <br />
       R/ Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur ! (Ps 18b, 9ab)       <br />
              <br />
       La loi du Seigneur est parfaite,       <br />
       qui redonne vie ;       <br />
       la charte du Seigneur est sûre,       <br />
       qui rend sages les simples.       <br />
              <br />
       Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur ;       <br />
       le commandement du Seigneur est limpide,       <br />
       il clarifie le regard.       <br />
              <br />
       La crainte qu’il inspire est pure,       <br />
       elle est là pour toujours ;       <br />
       les décisions du Seigneur sont justes       <br />
       et vraiment équitables :       <br />
              <br />
       plus désirables que l’or,       <br />
       qu’une masse d’or fin,       <br />
       plus savoureuses que le miel       <br />
       qui coule des rayons.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tout est créé par lui et pour lui » (Col 1, 15-20)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus est l’image du Dieu invisible,       <br />
       le premier-né, avant toute créature :       <br />
           en lui, tout fut créé,       <br />
       dans le ciel et sur la terre.       <br />
       Les êtres visibles et invisibles,       <br />
       Puissances, Principautés,       <br />
       Souverainetés, Dominations,       <br />
       tout est créé par lui et pour lui.       <br />
           Il est avant toute chose,       <br />
       et tout subsiste en lui.       <br />
              <br />
           Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église :       <br />
       c’est lui le commencement,       <br />
       le premier-né d’entre les morts,       <br />
       afin qu’il ait en tout la primauté.       <br />
           Car Dieu a jugé bon       <br />
       qu’habite en lui toute plénitude       <br />
           et que tout, par le Christ,       <br />
       lui soit enfin réconcilié,       <br />
       faisant la paix par le sang de sa Croix,       <br />
       la paix pour tous les êtres       <br />
       sur la terre et dans le ciel.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Qui est mon prochain ? » (Lc 10, 25-37)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ;       <br />
       tu as les paroles de la vie éternelle.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 6, 63c.68c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           un docteur de la Loi se leva       <br />
       et mit Jésus à l’épreuve en disant :       <br />
       « Maître, que dois-je faire       <br />
       pour avoir en héritage la vie éternelle ? »       <br />
           Jésus lui demanda :       <br />
       « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ?       <br />
       Et comment lis-tu ? »       <br />
           L’autre répondit :       <br />
       « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu       <br />
       de tout ton cœur, de toute ton âme,       <br />
       de toute ta force et de toute ton intelligence,       <br />
       et ton prochain comme toi-même. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Tu as répondu correctement.       <br />
       Fais ainsi et tu vivras. »       <br />
           Mais lui, voulant se justifier,       <br />
       dit à Jésus :       <br />
       « Et qui est mon prochain ? »       <br />
           Jésus reprit la parole :       <br />
       « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho,       <br />
       et il tomba sur des bandits ;       <br />
       ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups,       <br />
       s’en allèrent, le laissant à moitié mort.       <br />
           Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ;       <br />
       il le vit et passa de l’autre côté.       <br />
           De même un lévite arriva à cet endroit ;       <br />
       il le vit et passa de l’autre côté.       <br />
           Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ;       <br />
       il le vit et fut saisi de compassion.       <br />
           Il s’approcha, et pansa ses blessures       <br />
       en y versant de l’huile et du vin ;       <br />
       puis il le chargea sur sa propre monture,       <br />
       le conduisit dans une auberge       <br />
       et prit soin de lui.       <br />
           Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent,       <br />
       et les donna à l’aubergiste, en lui disant :       <br />
       ‘Prends soin de lui ;       <br />
       tout ce que tu auras dépensé en plus,       <br />
       je te le rendrai quand je repasserai.’       <br />
           Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain       <br />
       de l’homme tombé aux mains des bandits ? »       <br />
           Le docteur de la Loi répondit :       <br />
       « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. »       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Va, et toi aussi, fais de même. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.        <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/87601179-62122463.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-15e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Qui-est-mon-prochain_a1253.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-85952155</guid>
   <title>Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »</title>
   <pubDate>Tue, 08 Apr 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 13 avril 2025. Textes: Luc 19, 28-40, Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2 6-11 et Luc 22, 14 - 23, 56.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85952155-61196273.jpg?v=1549133877" alt="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »" title="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »" />
     </div>
     <div>
      La jonction du récit de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem avec le récit détaillé de sa Passion est une introduction bien choisie pour la Semaine Sainte, la Grande Semaine, que nous nous apprêtons à vivre. Il nous sera donné non seulement de méditer sur les derniers jours de Jésus, mais surtout de le suivre pas à pas notamment le Jeudi-Saint qui nous rappellera son dernier repas, la Cène, et le lavement des pieds<!--, avec ses disciples avant d'être trahi et d'être livré aux autorité juives et romaines-->, puis le Vendredi-Saint qui commémorera  sa mort et enfin sa Résurrection qui sera célébrée dans la Vigile pascale et pendant tout le temps de Pâques.       <br />
       <!--       <br />
       Ces faits  sont des actes, des gestes et des attitudes de Jésus qui ne sont pas seulement passées, mais qui sont éternellement présents. C'est pourquoi, nous lisons attentivement les récits de la Passion durant la Semaine Sainte. J'aimerais expliciter un peu cette idée avant de revenir sur l'entrée de Jésus à Jérusalem.-->       <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Les mystères de la vie du Christ </span>       <br />
              <br />
       Les actions, les gestes du Christ sont communément appelés les mystères de la vie du Christ non parce qu'il sont incompréhensibles<!--, au contraire, ils sont le plus souvent des gestes et des attitudes en tout semblables aux nôtre-->, mais parce qu'ils sont remplis d'une puissance et d'une énergie qui dépassent les limites du temps et de l'espace à cause de la nature divine qui est en Jésus.        <br />
              <br />
       Les mystères de la vie du Christ que le cardinal de Bérulle appelait les « états intérieurs du Verbe Incarné » ( pour lire un résumé de la spiritualité bérullienne  <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/hsp/berulle.htm">cliquez ici </a>)  sont les actes, les gestes et les attitudes de celui qui est parfaitement homme, et, en même temps, parfaitement Dieu. Ce qui fait que les actions, les gestes de Jésus échappent ainsi par la puissance de Dieu à nos limites humaines.  Par la grâce de Dieu, ce qu'il vit continue de vivre éternellement. C'est pourquoi, le souvenir de ce que Jésus a vécu, même dans le détail, est si important pour les personnes qui croient au Christ. Nous ne méditerons jamais assez le déroulement de sa vie et de ses enseignements. Ils sont toujours actuels.       <br />
              <br />
       Ses derniers jours revêtent une importance particulière non seulement parce qu'ils sont les derniers, mais surtout parce qu'ils marquent que son Heure, comme le dit saint Jean, est arrivée. Son histoire de vie prendra un tour inattendu pour ses disciples. Lui s'y sentira à l'aise car c'est ainsi qu'il manifestera son obéissance à Dieu qui l'a choisi comme celui qui porte les péchés du monde.  Cette  obéissance totale remplie d'amour en fait le Sauveur qui réconcilie le monde avec Dieu, qui rétablit les relations avec Dieu et les uns avec les autres.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le salut en Jésus</span>       <br />
              <br />
       C'est une richesse propre au christianisme que cette assurance d'un salut<!--« au-delà de ma petite personne qui tend à réconcilier l’aventure humaine avec elle-même et avec Dieu  » (Frère Dominique Motte o.p. du Couvent de Lille en France dans <span style="font-style:italic">Carême dans la ville</span> 2019 le 3 avril 2019)-->. Ce salut nous est donné en Jésus-Christ qui  l'obtient par sa mort sur la Croix et son Sang répandu. Sa résurrection, le troisième jour, l'établit fermement et pour toujours comme Seigneur à la gloire de Dieu le Père et Seigneur de nos vies.        <br />
              <br />
       C’est ce que proclame saint Paul dans ce bel hymne de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Philippiens</span> que nous avons comme deuxième lecture : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort,  et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers ».       <br />
              <br />
       C'est avec cet arrière-fond que nous entrons dans cette nouvelle Semaine Sainte, car les mystères de la vie du Christ sont toujours actifs et remplis de grâces pour ceux et celles qui s'y unissent avec cœur et avec foi.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Les Rameaux</span>       <br />
              <br />
       L'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est célébrée dans la liturgie d'aujourd'hui par une procession qui rappelle cet évènement et par la bénédiction des rameaux ou palmes portées par les participants et les participantes. Ces rameaux sont conservés par plusieurs personnes tout au long de l'année. Ils en disposent  en les mettant au mur, par exemple, et  en les tressant parfois.       <br />
              <br />
       Ces signes sont des rappels que l'abaissement de Jésus dans sa Passion n'est pas une défaite, mais un triomphe sur les forces du mal. Ce triomphe de Jésus ne se réalise pas à la façon des triomphes humains comme ceux des Oscars ou des Molières. Il réside dans l'abandon à la volonté de Dieu qui fait de lui le Serviteur de ses frères et sœurs pour les amener avec lui près du Père.        <br />
              <br />
       Il s'agit d'un renversement des perspectives habituelles comme dans les Béatitudes. Ce qui est petit est ce qui est grand, ce qui est rejeté est ce qui est aimé de Dieu, ce qui est pauvre est ce qui est la véritable richesse. Message dur à entendre parfois, mais message au cœur des mystères de la vie du Christ. La dynamique du salut de Dieu n'est pas du même genre que celle des humains. Le Royaume de Dieu n'est pas comme les royaumes de la terre. Jésus le dira devant Pilate : « Mon royaume n'est pas de ce monde ». (Jean 18, 36)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons à Dieu au début de cette Semaine Sainte 2025 de laisser nos esprits et nos cœurs s'imprégner des mystères qui nous revivrons. Nous en avons continuellement besoin car, à mesure que nous avançons à la suite de Jésus, de nouveaux espaces et de nouvelles perspectives nous attendent.       <br />
              <br />
       Acceptons cette année de nous laisser surprendre par Jésus.       <br />
              <br />
       <!--Et disons-lui cette prière qui est celle de l’oraison….-->       <br />
              <br />
       Bonne Semaine Sainte!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       8 avril 2019       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      _____________________________________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C</b>       <br />
              <br />
       Entrée messianique       <br />
              <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Lc 19, 28-40)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
          En ce temps-là,       <br />
           Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.       <br />
           Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie,       <br />
       près de l’endroit appelé mont des Oliviers,       <br />
       il envoya deux de ses disciples,       <br />
           en disant :       <br />
       « Allez à ce village d’en face.       <br />
       À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché,       <br />
       sur lequel personne ne s’est encore assis.       <br />
       Détachez-le et amenez-le.       <br />
           Si l’on vous demande :       <br />
       ‘Pourquoi le détachez-vous ?’       <br />
       vous répondrez :       <br />
       ‘Parce que le Seigneur en a besoin.’ »       <br />
           Les envoyés partirent       <br />
       et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit.       <br />
           Alors qu’ils détachaient le petit âne,       <br />
       ses maîtres leur demandèrent :       <br />
       « Pourquoi détachez-vous l’âne ? »       <br />
           Ils répondirent :       <br />
       « Parce que le Seigneur en a besoin. »       <br />
           Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus,       <br />
       jetèrent leurs manteaux dessus,       <br />
       et y firent monter Jésus.       <br />
           À mesure que Jésus avançait,       <br />
       les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.       <br />
           Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers,       <br />
       toute la foule des disciples, remplie de joie,       <br />
       se mit à louer Dieu à pleine voix       <br />
       pour tous les miracles qu’ils avaient vus,       <br />
           et ils disaient :       <br />
       « Béni soit celui qui vient,       <br />
       le Roi, au nom du Seigneur.       <br />
       Paix dans le ciel       <br />
       et gloire au plus haut des cieux ! »       <br />
           Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule,       <br />
       dirent à Jésus :       <br />
       « Maître, réprimande tes disciples ! »       <br />
           Mais il prit la parole en disant :       <br />
       « Je vous le dis :       <br />
       si eux se taisent,       <br />
       les pierres crieront. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       Messe de la Passion       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
              <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps 21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent ;       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure ;       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds,       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Mais tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2 6-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 22, 14 – 23, 56)       <br />
              <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants : X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
              <br />
       L. Quand l’heure fut venue,       <br />
       Jésus prit place à table,       <br />
       et les Apôtres avec lui.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous       <br />
       avant de souffrir !       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       jamais plus je ne la mangerai       <br />
       jusqu’à ce qu’elle soit pleinement accomplie       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
           L. Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce,       <br />
       il dit :       <br />
       X « Prenez ceci et partagez entre vous.       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       désormais, jamais plus       <br />
       je ne boirai du fruit de la vigne       <br />
       jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. »       <br />
              <br />
           L. Puis, ayant pris du pain et rendu grâce,       <br />
       il le rompit       <br />
       et le leur donna, en disant :       <br />
       X « Ceci est mon corps, donné pour vous.       <br />
       Faites cela en mémoire de moi. »       <br />
           L. Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant :       <br />
       X « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang       <br />
       répandu pour vous.       <br />
           Et cependant, voici que la main de celui qui me livre       <br />
       est à côté de moi sur la table.       <br />
           En effet, le Fils de l’homme s’en va       <br />
       selon ce qui a été fixé.       <br />
       Mais malheureux cet homme-là       <br />
       par qui il est livré ! »       <br />
           L. Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres       <br />
       quel pourrait bien être, parmi eux, celui qui allait faire cela.       <br />
              <br />
           Ils en arrivèrent à se quereller :       <br />
       lequel d’entre eux, à leur avis, était le plus grand ?       <br />
           Mais il leur dit :       <br />
       X « Les rois des nations       <br />
       les commandent en maîtres,       <br />
       et ceux qui exercent le pouvoir sur elles       <br />
       se font appeler bienfaiteurs.       <br />
           Pour vous, rien de tel !       <br />
       Au contraire, que le plus grand d’entre vous       <br />
       devienne comme le plus jeune,       <br />
       et le chef, comme celui qui sert.       <br />
           Quel est en effet le plus grand :       <br />
       celui qui est à table, ou celui qui sert ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui est à table ?       <br />
       Eh bien moi, je suis au milieu de vous       <br />
       comme celui qui sert.       <br />
           Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves.       <br />
           Et moi, je dispose pour vous du Royaume,       <br />
       comme mon Père en a disposé pour moi.       <br />
           Ainsi vous mangerez et boirez à ma table       <br />
       dans mon Royaume,       <br />
       et vous siégerez sur des trônes       <br />
       pour juger les douze tribus d’Israël.       <br />
              <br />
           Simon, Simon,       <br />
       voici que Satan vous a réclamés       <br />
       pour vous passer au crible comme le blé.       <br />
           Mais j’ai prié pour toi,       <br />
       afin que ta foi ne défaille pas.       <br />
       Toi donc, quand tu sera revenu,       <br />
       affermis tes frères. »       <br />
           L. Pierre lui dit :       <br />
       D. « Seigneur, avec toi, je suis prêt       <br />
       à aller en prison et à la mort. »       <br />
           L. Jésus reprit :       <br />
       X « Je te le déclare, Pierre :       <br />
       le coq ne chantera pas aujourd’hui       <br />
       avant que toi, par trois fois,       <br />
       tu aies nié me connaître. »       <br />
              <br />
           L. Puis il leur dit :       <br />
       X « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni sac, ni sandales,       <br />
       avez-vous donc manqué de quelque chose ? »       <br />
           L. Ils lui répondirent :       <br />
       D. « Non, de rien. »       <br />
       L. Jésus leur dit :       <br />
       X « Eh bien maintenant, celui qui a une bourse,       <br />
       qu’il la prenne,       <br />
       de même celui qui a un sac ;       <br />
       et celui qui n’a pas d’épée,       <br />
       qu’il vende son manteau pour en acheter une.       <br />
           Car, je vous le déclare :       <br />
       il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture :       <br />
       Il a été compté avec les impies.       <br />
       De fait, ce qui me concerne       <br />
       va trouver son accomplissement. »       <br />
           L. Ils lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, voici deux épées. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Cela suffit. »       <br />
              <br />
           L. Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude,       <br />
       au mont des Oliviers,       <br />
       et ses disciples le suivirent.       <br />
           Arrivé en ce lieu, il leur dit :       <br />
       X « Priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
           L. Puis il s’écarta       <br />
       à la distance d’un jet de pierre environ.       <br />
       S’étant mis à genoux,       <br />
       il priait en disant :       <br />
           X « Père, si tu le veux,       <br />
       éloigne de moi cette coupe ;       <br />
       cependant, que soit faite non pas ma volonté,       <br />
       mais la tienne. »       <br />
           L. Alors, du ciel, lui apparut un ange       <br />
       qui le réconfortait.       <br />
           Entré en agonie,       <br />
       Jésus priait avec plus d’insistance,       <br />
       et sa sueur devint comme des gouttes de sang       <br />
       qui tombaient sur la terre.       <br />
           Puis Jésus se releva de sa prière       <br />
       et rejoignit ses disciples       <br />
       qu’il trouva endormis, accablés de tristesse.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « Pourquoi dormez-vous ?       <br />
       Relevez-vous       <br />
       et priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
              <br />
           L. Il parlait encore,       <br />
       quand parut une foule de gens.       <br />
       Celui qui s’appelait Judas, l’un des Douze,       <br />
       marchait à leur tête.       <br />
       Il s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser.       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       X « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ? »       <br />
           L. Voyant ce qui allait se passer,       <br />
       ceux qui entouraient Jésus lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, et si nous frappions avec l’épée ? »       <br />
           L. L’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre       <br />
       et lui trancha l’oreille droite.       <br />
           Mais Jésus dit :       <br />
       X « Restez-en là ! »       <br />
       L. Et, touchant l’oreille de l’homme,       <br />
       il le guérit.       <br />
           Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l’arrêter,       <br />
       grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens :       <br />
       X « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ?       <br />
           Chaque jour, j’étais avec vous dans le Temple,       <br />
       et vous n’avez pas porté la main sur moi.       <br />
       Mais c’est maintenant votre heure       <br />
       et le pouvoir des ténèbres. »       <br />
              <br />
           L. S’étant saisis de Jésus, ils l’emmenèrent       <br />
       et le firent entrer dans la résidence du grand prêtre.       <br />
       Pierre suivait à distance.       <br />
           On avait allumé un feu au milieu de la cour,       <br />
       et tous étaient assis là.       <br />
       Pierre vint s’asseoir au milieu d’eux.       <br />
           Une jeune servante le vit assis près du feu ;       <br />
       elle le dévisagea et dit :       <br />
       A. « Celui-là aussi était avec lui. »       <br />
           L. Mais il nia :       <br />
       D. « Non, je ne le connais pas. »       <br />
           L. Peu après, un autre dit en le voyant :       <br />
       F. « Toi aussi, tu es l’un d’entre eux. »       <br />
       L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Non, je ne le suis pas. »       <br />
           L. Environ une heure plus tard,       <br />
       un autre insistait avec force :       <br />
       F. « C’est tout à fait sûr ! Celui-là était avec lui,       <br />
       et d’ailleurs il est Galiléen. »       <br />
           L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Je ne sais pas ce que tu veux dire. »       <br />
       L. Et à l’instant même, comme il parlait encore,       <br />
       un coq chanta.       <br />
           Le Seigneur, se retournant,       <br />
       posa son regard sur Pierre.       <br />
       Alors Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante aujourd’hui,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
           Il sortit et, dehors, pleura amèrement.       <br />
              <br />
           Les hommes qui gardaient Jésus       <br />
       se moquaient de lui et le rouaient de coups.       <br />
           Ils lui avaient voilé le visage,       <br />
       et ils l’interrogeaient :       <br />
       F. « Fais le prophète !       <br />
       Qui est-ce qui t’a frappé ? »       <br />
           L. Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes.       <br />
              <br />
           Lorsqu’il fit jour,       <br />
       se réunit le collège des anciens du peuple,       <br />
       grands prêtres et scribes,       <br />
       et on emmena Jésus devant leur conseil suprême.       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       F. « Si tu es le Christ,       <br />
       dis-le nous. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Si je vous le dis,       <br />
       vous ne me croirez pas ;       <br />
           et si j’interroge,       <br />
       vous ne répondrez pas.       <br />
           Mais désormais le Fils de l’homme       <br />
       sera assis à la droite de la Puissance de Dieu. »       <br />
           L. Tous lui dirent alors :       <br />
       F. « Tu es donc le Fils de Dieu ? »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Vous dites vous-mêmes que je le suis. »       <br />
           L. Ils dirent alors :       <br />
       F. « Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ?       <br />
       Nous-mêmes, nous l’avons entendu de sa bouche. »       <br />
           L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
              <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
              <br />
          L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
       Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »       <br />
          L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                    Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
       À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           Alors arriva un membre du Conseil, nommé Joseph ;       <br />
       c’était un homme bon et juste,       <br />
           qui n’avait donné son accord       <br />
       ni à leur délibération, ni à leurs actes.       <br />
       Il était d’Arimathie, ville de Judée,       <br />
       et il attendait le règne de Dieu.       <br />
           Il alla trouver Pilate       <br />
       et demanda le corps de Jésus.       <br />
           Puis il le descendit de la croix,       <br />
       l’enveloppa dans un linceul       <br />
       et le mit dans un tombeau taillé dans le roc,       <br />
       où personne encore n’avait été déposé.       <br />
           C’était le jour de la Préparation de la fête,       <br />
       et déjà brillaient les lumières du sabbat.       <br />
           Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée       <br />
       suivirent Joseph.       <br />
       Elles regardèrent le tombeau       <br />
       pour voir comment le corps avait été placé.       <br />
           Puis elles s’en retournèrent       <br />
       et préparèrent aromates et parfums.       <br />
       Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Évangile       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 23, 1-49)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
           L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
              <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
           Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »            <br />
       L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                  (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
         À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-C-Il-s-est-abaisse-devenant-obeissant-jusqu-a_a1238.html</link>
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   <title>Homélie pour le 5e dimanche du carême Année C  « Je ne te condamne pas » </title>
   <pubDate>Tue, 01 Apr 2025 21:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 6 avril 2025. Textes: Isaïe 43, 16-21, Philippiens 3, 8-14 et Jean 8, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85946589-61193041.jpg?v=1554076225" alt="Homélie pour le 5e dimanche du carême Année C  « Je ne te condamne pas » " title="Homélie pour le 5e dimanche du carême Année C  « Je ne te condamne pas » " />
     </div>
     <div>
      Cet épisode de la femme adultère est avec celui de la Samaritaine que Jésus rencontre au puits et à qui il demande à boire (Jean 4, 5-42) une des scènes les plus émouvantes de la prédication de  Jésus que nous racontent les évangiles.       <br />
              <br />
       Le récit de la femme adultère que nous venons d’entendre est comme une photographie, un reportage sur le vif que les apôtres ont retenu et que saint Jean a inscrit dans son évangile.       <br />
              <br />
       Comme tous les événements de la vie de Jésus, il est pour nous riche d’enseignements. Sans prétention, j’en ai dégagé trois que je vous partage ce matin pour alimenter notre méditation en ce 5e dimanche du carême.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une remarque bien appropriée</span>       <br />
              <br />
       Le premier enseignement que je retiens est exprimé par la phrase « « Celui d’entre vous qui est sans péché,  qu’il soit le premier à lui jeter une pierre ». C’est une application pratique de ce que Jésus a déjà proclamé lorsqu’il disait : «  Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »  (Luc 6, 42). En d’autres termes il dit à ceux qui condamnent la femme : « Commencez par vous regarder avant de condamner l’autre ».        <br />
              <br />
       Cette remarque a toute sa valeur en tout temps. Il est très facile, en effet, d’avoir deux regards : un pour les autres, sévère et dur, et un autre pour nous, large et doux. Il faut être conscient de cette tendance naturelle et prendre le temps de se questionner dans nos attitudes vis-à-vis les autres. Il ne s’agit pas de nier ce qui est mal ou ce qui est incorrect. On ne se ferme pas les yeux sur le mal ou le péché, mais on reste toujours sensible aux personnes,  à leur dignité, à leurs efforts, à leurs limites, à leurs histoires si différentes les unes des autres.       <br />
              <br />
       Voilà une première leçon que je voulais vous partager après avoir médité le fameux récit de la femme adultère. Chacune et chacun peut en faire son profit, je pense. Mais ce n’est pas tout. Il y a deux autres points que je voudrais ajouter.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une invitation au discernement</span>       <br />
              <br />
       Le deuxième point m’est suggéré par le geste unique de Jésus qui se penche par deux fois et qui écrit sur la terre. Ce qui m’a intéressé ici ce n’est pas d’imaginer les mots que Jésus a pu écrire ou les signes qu’il a peut-être dessinés. Non, je me suis mis plutôt dans la peau de Jésus et j'ai vu ces deux gestes comme des gestes de pause où il laisse du temps à ses interlocuteurs pour se ressaisir, pour mieux discerner.        <br />
              <br />
       Ces moments de pause de Jésus qui se penche pour écrire sur le sol veulent favoriser un questionnement chez ses interlocuteurs, outrés par cette femme qui a commis l’adultère.<!--Ceux-ci, outrés par ce cas d’une femme qui a commis l’adultère,--> Il les invite à plus d'ouverture au lieu de se cantonner dans une position qui oublie la personne au profit d’une  application stricte de la Loi. Leur recours à la Loi de Moïse est ainsi mis en question. Ils le font d’une façon trop légaliste pour Jésus. Celui-ci voit la situation avec un autre regard qui est celui de la miséricorde, lui qui a dit à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.  » (Luc  6, 36-37)        <br />
              <br />
       Jésus sait,  bien sûr, que cette femme a péché et que la loi de Moïse impose une punition claire pour ce genre de faute. Et pourtant, il ne se laisse pas aller comme ses interlocuteurs à une interprétation rigide et absolue de la  loi. Il s’intéresse non seulement à la punition mais à la personne qui est devant lui et à sa capacité de faire face à sa situation. C'est ce qui explique sa réponse « Je ne te condamne pas ».        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Une attitude d'accueil et de compassion</span>       <br />
              <br />
       Cette réponse est le troisième point que je veux souligner. Le « Je ne te condamne pas » est une réponse qui reflète l'amour de Dieu qui sauve et qui pardonne. C'est la mission de Jésus d'en être le messager. « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades », dira-t-il un jour aux pharisiens qui lui reprochaient de manger avec les publicains et les pécheurs. Et il ajoutait : « Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.  » (Mathieu 9, 12-13) <!-- En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » dira-t-il à Zachée (Luc 10, 19).--> Devant cette femme accablée par ses accusateurs,  Jésus ne se présente pas comme un juge extérieur, il regarde avec amour l’intérieur de la personne. D'autre part, son attitude d'accueil et de respect ne l'empêche pas  d'inciter la personne à changer, à se prendre en main, à se convertir. Il le dit explicitement à la femme  : « Va et ne pèche plus ».       <br />
              <br />
       On est justifié de retenir le comportement de Jésus dans cet épisode de la femme adultère comme un modèle de notre comportement avec nos frères et sœurs dans le pétrin. L’attitude à développer à la suite de Jésus c’est celle du respect et de l'amour pour les personnes qu’elles que soit leur situation de vie et leur histoire.        <br />
              <br />
       Je ne puis m’empêcher de citer le pape François dans son document sur le <span style="font-style:italic">Synode sur la Famille</span> publié en 2016 intitulé  <span style="font-style:italic">Amoris laetitia</span>  ( La joie de l’amour )  qui insiste pour dire que « la route de l’Église est celle de ne condamner personne éternellement; de répandre la miséricorde de Dieu sur toutes les personnes qui la demandent d’un cœur sincère ». (no 296)  Déjà sur l’avion de retour de la  <span style="font-style:italic">Journée mondiale de la jeunesse</span> tenue à Rio de Janeiro en 2013, il avait surpris le monde entier en répondant à un journaliste qui lui demandait ce qu'il pensait d’une personne qui est homosexuelle : « Qui suis-je pour la juger ? » Ce qui est, à tout fin pratique, une réponse calquée sur celle de Jésus à la femme adultère : « Je ne te condamne ».       <br />
              <br />
       L’Église à la suite de Jésus n’a pas à se lancer dans les condamnations, mais elle a à manifester la bonté et la miséricorde de Dieu<!-- en se faisant l’apôtre du pardon-->. L’idéal évangélique et les invitations de Jésus gardent toute leur force. L’Église doit  les rappeler et les proclamer, mais elle doit le faire en tenant compte des personnes d’abord. <!--C’est ce qui est ressorti de la rencontre des présidents des conférences épiscopales sur les abus vis-à-vis les mineurs dans l’Église en février 2019 où on a mis au premier plan les personnes abusées alors qu’on avait eu tendance dans le passé à mettre en avant l’intérêt de l’Église institution et celui des personnes en autorité.-->       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment arriver à cette attitude d'accueil et de respect pour les personnes dans leurs faiblesses et leurs pauvretés dont Jésus nous donne l'exemple ? Ce n’est pas facile. Nous y arriverons si, comme saint Paul, nous nous laissons saisir par le Christ comme il est dit dans la deuxième lecture. Il y a des choses qui sont possibles uniquement avec la grâce de Dieu. Cette grâce de Dieu est en nous et elle n’est pas vaine et inactive.        <br />
              <br />
       Les rencontres comme celle de Jésus avec la femme adultère ne nous manquerons pas. La société autour de nous porte les marques de blessures de toutes sortes, de recherches manquées, de pesanteurs difficiles à supporter. Il ne s’agit pas seulement de la société,  mais il s’agit aussi de chacune et chacun d’entre nous qui portons, comme la femme adultère, le poids de nos propres limites, de notre péché et de nos pauvretés.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit pour nous une rencontre unique avec Jésus comme le fut celle de la femme adultère avec lui. Il est présent parmi nous et il nous redit, qui que nous soyons :  « Je ne te condamne pas. Va et ne pêche plus ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       1 avril 2025       <br />
              <br />
       <!--homélie  reprise de celle avec corrections du2 avril 2019-->       <br />
              <br />
               <br />
       <!--Voici que je fais une chose nouvelle       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
              <br />
       à cause de ce bien qui dépasse tout :       <br />
       la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.       <br />
              <br />
       je n’ai pas encore atteint la perfection,       <br />
       mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir,       <br />
       puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.       <br />
              <br />
       il s’assit et se mit à enseigner.       <br />
              <br />
       Mais Jésus s’était baissé       <br />
       et, du doigt, il écrivait sur la terre.       <br />
              <br />
       « Moi non plus, je ne te condamne pas.       <br />
       Va, et désormais ne pèche plus. »       <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ___________________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 5e dimanche du carême Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Voici que je fais une chose nouvelle, je vais désaltérer mon peuple » (Is 43, 16-21)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur,       <br />
       lui qui fit un chemin dans la mer,       <br />
       un sentier dans les eaux puissantes,       <br />
           lui qui mit en campagne des chars et des chevaux,       <br />
       des troupes et de puissants guerriers ;       <br />
       les voilà tous couchés pour ne plus se relever,       <br />
       ils se sont éteints, consumés comme une mèche.       <br />
       Le Seigneur dit :       <br />
           « Ne faites plus mémoire des événements passés,       <br />
       ne songez plus aux choses d’autrefois.       <br />
           Voici que je fais une chose nouvelle :       <br />
       elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ?       <br />
       Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides.       <br />
           Les bêtes sauvages me rendront gloire       <br />
       – les chacals et les autruches –       <br />
       parce que j’aurai fait couler de l’eau dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides,       <br />
       pour désaltérer mon peuple,       <br />
       celui que j’ai choisi.       <br />
           Ce peuple que je me suis façonné       <br />
       redira ma louange. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)       <br />
              <br />
       R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
       Alors notre bouche était pleine de rires,       <br />
       nous poussions des cris de joie.       <br />
              <br />
       Alors on disait parmi les nations :       <br />
       « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »       <br />
       Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête !       <br />
              <br />
       Ramène, Seigneur, nos captifs,       <br />
       comme les torrents au désert.       <br />
       Qui sème dans les larmes       <br />
       moissonne dans la joie.       <br />
              <br />
       Il s’en va, il s’en va en pleurant,       <br />
       il jette la semence ;       <br />
       il s’en vient, il s’en vient dans la joie,       <br />
       il rapporte les gerbes.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « À cause du Christ, j’ai tout perdu, en devenant semblable à lui dans sa mort » (Ph 3, 8-14)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       tous les avantages que j’avais autrefois,       <br />
           je les considère comme une perte       <br />
       à cause de ce bien qui dépasse tout :       <br />
       la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.       <br />
       À cause de lui, j’ai tout perdu ;       <br />
       je considère tout comme des ordures,       <br />
       afin de gagner un seul avantage, le Christ,       <br />
           et, en lui, d’être reconnu juste,       <br />
       non pas de la justice venant de la loi de Moïse       <br />
       mais de celle qui vient de la foi au Christ,       <br />
       la justice venant de Dieu, qui est fondée sur la foi.       <br />
           Il s’agit pour moi de connaître le Christ,       <br />
       d’éprouver la puissance de sa résurrection       <br />
       et de communier aux souffrances de sa Passion,       <br />
       en devenant semblable à lui dans sa mort,       <br />
           avec l’espoir de parvenir       <br />
       à la résurrection d’entre les morts.       <br />
           Certes, je n’ai pas encore obtenu cela,       <br />
       je n’ai pas encore atteint la perfection,       <br />
       mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir,       <br />
       puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.       <br />
           Frères, quant à moi, je ne pense pas avoir déjà saisi cela.       <br />
       Une seule chose compte :       <br />
       oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant,       <br />
           je cours vers le but en vue du prix       <br />
       auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Celui d’entre-vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à jeter une pierre » (Jn 8, 1-11)       <br />
              <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi.       <br />
       Maintenant, dit le Seigneur,       <br />
       revenez à moi de tout votre cœur,       <br />
       car je suis tendre et miséricordieux.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi. (cf. Jl 2, 12b.13c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’en alla au mont des Oliviers.       <br />
                   Dès l’aurore, il retourna au Temple.       <br />
       Comme tout le peuple venait à lui,       <br />
       il s’assit et se mit à enseigner.       <br />
           Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme       <br />
       qu’on avait surprise en situation d’adultère.       <br />
       Ils la mettent au milieu,       <br />
           et disent à Jésus :       <br />
       « Maître, cette femme       <br />
       a été surprise en flagrant délit d’adultère.       <br />
           Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné       <br />
       de lapider ces femmes-là.       <br />
       Et toi, que dis-tu ? »       <br />
           Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve,       <br />
       afin de pouvoir l’accuser.       <br />
       Mais Jésus s’était baissé       <br />
       et, du doigt, il écrivait sur la terre.       <br />
           Comme on persistait à l’interroger,       <br />
       il se redressa et leur dit :       <br />
       « Celui d’entre vous qui est sans péché,       <br />
       qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »       <br />
           Il se baissa de nouveau       <br />
       et il écrivait sur la terre.       <br />
           Eux, après avoir entendu cela,       <br />
       s’en allaient un par un,       <br />
       en commençant par les plus âgés.       <br />
       Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.       <br />
           Il se redressa et lui demanda :       <br />
       « Femme, où sont-ils donc ?       <br />
       Personne ne t’a condamnée ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Personne, Seigneur. »       <br />
       Et Jésus lui dit :       <br />
       « Moi non plus, je ne te condamne pas.       <br />
       Va, et désormais ne pèche plus. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/85946589-61193041.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-careme-Annee-C-Je-ne-te-condamne-pas_a1237.html</link>
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   <title>Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent  Année C : « Un avenir prometteur »</title>
   <pubDate>Tue, 03 Dec 2024 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent Année C le 8 décembre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Baruc 5, 1-9, Philippiens 1, 4-6.8-11 et Luc 3, 1-6.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/82989711-59469442.jpg?v=1635364721" alt="Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent  Année C : « Un avenir prometteur »" title="Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent  Année C : « Un avenir prometteur »" />
     </div>
     <div>
      Les lectures de ce deuxième dimanche de l'Avent, nous invitent à voir ce que Dieu a commencé de faire pour son peuple et pour l'humanité sous l'image de la Jérusalem dont parle le prophète Baruc : « Jérusalem quitte ta robe de tristesse et de misère, et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours ». Le prophète dirige notre regard vers un avenir prometteur. Les textes de dimanche dernier à travers les images du Retour du Fils de l’homme nous parlaient de l'essentiel de la venue du Sauveur : notre rédemption et notre salut. Les textes de ce dimanche-ci nous disent comment y entrer et les faire nôtres.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">L'action de Dieu se manifeste dès maintenant dans nos vies</span>       <br />
              <br />
       Notre rédemption et notre salut sont des réalités qui sont déjà là. L'évangile qui vient d'être proclamé le dit clairement en présentant Jean-Baptiste, le Précurseur de la venue de Jésus. Cette présentation sur laquelle j’aimerais m’attarder un peu nous éclaire sur cet avenir prometteur que présente le prophète Baruc.        <br />
              <br />
       En effet, l'arrivée de Jean-Baptiste se situe dans un temps déterminé comme le précise le début de l'Évangile : " L'an quinze du règne de l'empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode prince de Galilée, son frère Philippe prince du pays d'Iturée etc." Ces précisions ne sont pas seulement intéressantes parce qu'elles nous décrivent un arrière-fond historique, mais surtout parce qu'elles nous renseignent sur la façon dont Dieu vient au secours de l'humanité. L’évangéliste n’utilise plus des images comme lorsqu’il parle du Retour du Christ à la fin des temps, il nous situe dans le temps réel. L'action de Dieu est concrète. Elle est insérée dans la vie des gens.        <br />
              <br />
       Ici il est question de Jean-Baptiste dont la mission sera celle de précurseur de la venue de Jésus qui lui aussi, Verbe de Dieu, habitera parmi nous dans la chair et le temps. Jean-Baptiste le dernier des prophètes est un envoyé de Dieu. Son arrivée marque la fin de l'attente d'un Sauveur, elle inaugure la Nouvelle Alliance et prépare de façon immédiate la venue du Sauveur dans le monde.       <br />
              <br />
       Dans cette venue, tout être vivant verra le salut de Dieu. Les ravins seront comblés, les montagnes et les collines abaissées, les routes aplanies proclame Jean-Baptiste reprenant les paroles de Baruc (Luc 3, 6). L'action de Dieu est déjà présente. Dieu devance notre attente.        <br />
              <br />
       Ainsi, aujourd'hui les textes ne nous parlent pas d'une venue du Salut, d'un Retour du Christ à attendre. Non! Ils nous disent que Dieu est là dans vos vies. Comme on le chante avec raison "Tu es là au cœur de nos vies Et c'est toi qui nous fait vivre! Bien vivant, ô Jésus-Christ".       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Un Salut en voie d'achèvement</span>       <br />
              <br />
       Et ce que Dieu fait en chacune de nos vies, il va continuer de le faire jusqu'à  l’achèvement final. C'est exactement ce que dit saint Paul aux chrétiens de la ville de Philippes qu'il a évangélisés avec ses amis Silas et Luc.        <br />
              <br />
       Écoutez: "Et puisque Dieu a si bien commencé chez vous son travail, je suis persuadé qu'il le continuera jusqu'à son achèvement au jour où viendra le Christ Jésus [...] dans ma prière, je demande que votre amour vous fasse progresser de plus en plus dans la connaissance vraie et la parfaite clairvoyance qui vous feront discerner ce qui est plus important [...] ainsi vous marcherez sans trébucher vers le jour du Christ."       <br />
              <br />
       La pandémie de la Covid-19 a laissé des traces. On est toujours en recherche de réponses aux changements climatiques, et les affrontements ne sont pas disparus comme à Gaza et au Liban, mais nous sommes là en chair et en os, ne nous laissons pas abattre. Le Salut est déjà commencé. Il est là en voie d'achèvement avec notre participation généreuse et attentive.       <br />
              <br />
       Le temps de l'Avent prépare à la fête de Noël, à la venue du Christ. Si nous y revenons à chaque année c'est parce que cette venue n'est jamais terminée. La naissance du Christ dans nos vies n'est pas faite une fois pour toutes. Le Christ continue de naître en nous et dans le monde jusqu'à la fin des temps.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Retenons, frères et soeurs, que le temps de l'Avent est un temps de cheminement dans la foi, un temps de pèlerinage intérieur et un temps d'exercice de la charité autour de nous dans des gestes de partage de toutes sortes.        <br />
              <br />
       Ce dernier volet est très présent dans les usages et les traditions reliées au Temps des Fêtes qui le reflètent avec bonheur : cueillette de vêtements, panier de nourriture, quête de la <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guignol%C3%A9e">guignolée</a> au Québec (voir note à la fin) et que sais-je encore?  Même si ces gestes font partie d'un décor qui semble étranger à la fête de Noël, n'ayons pas peur d'y entrer avec un esprit qui correspond à nos choix personnels et d'y voir des occasions de vivre le temps de l'Avent comme une venue du Sauveur déjà présent sous diverses formes dans notre monde, des formes de présence qui sont comme des "semences du Verbe" .       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Oui, réjouis-toi, Jérusalem! "Debout vois tes enfants rassemblés du levant au couchant par la parole du Dieu Saint". Accueillons ces paroles d'espérance avec un cœur ouvert et un engagement concret pour vivre la venue du Sauveur dans nos vies de chaque jour.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie où celui-ci se fait présent dans son Corps et dans son Sang manifeste notre engagement à sa suite et notre foi dans l'amour et la miséricorde de Dieu qui rejoint toutes les personnes quelles qu'elles soient.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval       <br />
              <br />
       3 décembre 2024 </span>       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 1 décembre 2015 et 30 novembre 2021-->       <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Note sur la guignolée</span>       <br />
              <br />
        "La guignolée est, au Québec, écrit-on dans l'<a class="link" href="http://agora.qc.ca/Dossiers/Guignolee">Encyclopédie de l'Agora</a>, une fête du partage qui, à l'origine avait lieu la veille du Nouvel An et témoignait de la solidarité des habitants d'un rang, alors que d'autres formes d'entraide se limitaient aux voisins immédiats ou étaient pratiquées à l'échelle de la paroisse entière. Si elle a conservé des racines religieuses, païennes et chrétiennes, cette quête s'étend désormais à tout le mois de décembre, soutenue par les médias."        <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Dieu va déployer ta splendeur » (Ba 5, 1-9)       <br />
       Lecture du livre du prophète Baruc       <br />
              <br />
           Jérusalem, quitte ta robe de tristesse et de misère,       <br />
       et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours,       <br />
           enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu,       <br />
       mets sur ta tête le diadème de la gloire de l’Éternel.       <br />
           Dieu va déployer ta splendeur partout sous le ciel,       <br />
           car Dieu, pour toujours, te donnera ces noms :       <br />
       « Paix-de-la-justice »       <br />
       et « Gloire-de-la-piété-envers-Dieu ».       <br />
           Debout, Jérusalem ! tiens-toi sur la hauteur,       <br />
       et regarde vers l’orient :       <br />
       vois tes enfants rassemblés du couchant au levant       <br />
       par la parole du Dieu Saint ;       <br />
       ils se réjouissent parce que Dieu se souvient.       <br />
           Tu les avais vus partir à pied,       <br />
       emmenés par les ennemis,       <br />
       et Dieu te les ramène, portés en triomphe,       <br />
       comme sur un trône royal.       <br />
           Car Dieu a décidé       <br />
       que les hautes montagnes et les collines éternelles       <br />
       seraient abaissées,       <br />
       et que les vallées seraient comblées :       <br />
       ainsi la terre sera aplanie,       <br />
       afin qu’Israël chemine en sécurité       <br />
       dans la gloire de Dieu.       <br />
           Sur l’ordre de Dieu,       <br />
       les forêts et les arbres odoriférants       <br />
       donneront à Israël leur ombrage ;       <br />
           car Dieu conduira Israël dans la joie,       <br />
       à la lumière de sa gloire,       <br />
       avec sa miséricorde et sa justice.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)       <br />
       R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
       Alors notre bouche était pleine de rires,       <br />
       nous poussions des cris de joie.       <br />
              <br />
       Alors on disait parmi les nations :       <br />
       « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »       <br />
       Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête !       <br />
              <br />
       Ramène, Seigneur, nos captifs,       <br />
       comme les torrents au désert.       <br />
       Qui sème dans les larmes       <br />
       moissonne dans la joie.       <br />
              <br />
       Il s’en va, il s’en va en pleurant,       <br />
       il jette la semence ;       <br />
       il s’en vient, il s’en vient dans la joie,       <br />
       il rapporte les gerbes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dans la droiture, marchez sans trébucher vers le jour du Christ » (Ph 1, 4-6.8-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           à tout moment, chaque fois que je prie pour vous tous,       <br />
       c’est avec joie que je le fais,       <br />
           à cause de votre communion avec moi,       <br />
       dès le premier jour jusqu’à maintenant,       <br />
       pour l’annonce de l’Évangile.       <br />
           J’en suis persuadé,       <br />
       celui qui a commencé en vous un si beau travail       <br />
       le continuera jusqu’à son achèvement       <br />
       au jour où viendra le Christ Jésus.       <br />
           Dieu est témoin de ma vive affection pour vous tous       <br />
       dans la tendresse du Christ Jésus.       <br />
           Et, dans ma prière,       <br />
       je demande que votre amour vous fasse progresser de plus en plus       <br />
       dans la pleine connaissance et en toute clairvoyance       <br />
           pour discerner ce qui est important.       <br />
       Ainsi, serez-vous purs et irréprochables       <br />
       pour le jour du Christ,       <br />
           comblés du fruit de la justice       <br />
       qui s’obtient par Jésus Christ,       <br />
       pour la gloire et la louange de Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tout être vivant verra le salut de Dieu » (Lc 3, 1-6)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Préparez le chemin du Seigneur,       <br />
       rendez droits ses sentiers :       <br />
       tout être vivant verra le salut de Dieu.       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 3, 4.6)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       L’an quinze du règne de l’empereur Tibère,       <br />
       Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée,       <br />
       Hérode étant alors au pouvoir en Galilée,       <br />
       son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide,       <br />
       Lysanias en Abilène,       <br />
                   les grands prêtres étant Hanne et Caïphe,       <br />
       la parole de Dieu fut adressée dans le désert       <br />
       à Jean, le fils de Zacharie.       <br />
              <br />
           Il parcourut toute la région du Jourdain,       <br />
       en proclamant un baptême de conversion       <br />
       pour le pardon des péchés,       <br />
           comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète :       <br />
       Voix de celui qui crie dans le désert :       <br />
       Préparez le chemin du Seigneur,       <br />
       rendez droits ses sentiers.       <br />
           Tout ravin sera comblé,       <br />
       toute montagne et toute colline seront abaissées ;       <br />
       les passages tortueux deviendront droits,       <br />
       les chemins rocailleux seront aplanis ;       <br />
           et tout être vivant verra le salut de Dieu.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/82989711-59469442.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-l-Avent-Annee-C-Un-avenir-prometteur_a1207.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-77063385</guid>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »</title>
   <pubDate>Tue, 05 Mar 2024 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 10 mars 2024. Textes: 2 Chroniques 36, 14-16.19-23, Éphésiens 2, 4-10 et Jean 3, 14-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/77063385-55904471.jpg?v=1609856597" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »" />
     </div>
     <div>
      Dans le texte de la première lecture de la messe d'aujourd'hui il est question d’une incroyable délivrance vécue par le peuple d’Israël. Celle-ci fait partie d’une histoire du salut pleine de rebondissements et remplie de bouleversements. Et dans son entretien avec Nicodème, un sage juif qui a demandé à le rencontrer, Jésus explique dans le texte de l’évangile qui vient d’être lu l’aboutissement de toute cette histoire avec l’image du serpent de bronze qu’il s’applique à lui-même élevé sur la croix.        <br />
              <br />
       Pour bien saisir cette image du serpent de bronze qui symbolise la croix du Christ, faisons tout d'abord un bref parcours  qui l’éclairera.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Les préparations</span>       <br />
              <br />
       L'Ancien Testament célèbre l'action de Dieu pour son peuple sous le mode de la victoire. C'est Lui qui l'a fait sortir d'Égypte et entrer dans la Terre promise. Des dirigeants comme Cyrus dont il est question dans la première lecture deviennent instruments de Dieu pour la libération de son peuple. Celui-ci retrouve une demeure et une terre où  il peut s'épanouir en paix. C’est la victoire de son Dieu.       <br />
              <br />
       Mais, en même temps, les prophètes, comme le prophète Isaïe, mettent devant les yeux du peuple une image où la victoire ne se réalise pas avec éclat, mais dans le dénuement et la souffrance. Ils annoncent un Sauveur - un Messie – souffrant qui sera un homme de douleur mené à l'abattoir comme un agneau sans défense (Isaïe 53, 7). Jean-Baptiste va utiliser ces images et ces paroles et il va les appliquer à Jésus en le déclarant l’ « Agneau de Dieu ».        <br />
              <br />
       Dans notre texte de l’évangile, ici, Jésus utilise avec Nicodème une autre image : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle ».       <br />
              <br />
       Après la Passion et la Résurrection, les premiers chrétiens  ont compris à travers cette image du serpent de bronze que sur la croix où Jésus est élevé se réalise une victoire d’un nouveau genre. Sur la croix se joue un drame où ce qui semble perdu devient victorieux. Sur la croix naît un nouveau monde. Sur la croix les ténèbres sont vaincus.         <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Un abaissement, une kénose irremplaçable</span>       <br />
              <br />
       Cette victoire de la croix n'était pas évidente pour les disciples lorsque les événements se sont produits.  <!--Le mystère de Jésus qui meurt sur la croix questionne non seulement ses disciples, mais ils en sont effarés.--> Lors des événements des derniers jours de la vie terrestre de Jésus, les apôtres s'enfuiront tous, sauf saint Jean accompagné de Marie, la mère de Jésus, et de quelques femmes qui se retrouveront sur le Calvaire.        <br />
              <br />
       Tout l'enseignement de Jésus qui parlait de son Heure, qui annonçait à mots couverts sa Passion avait passé par-dessus la tête des apôtres. Son annonce d'un messie crucifié, scandale pour les juifs et  folie pour les païens, comme dira saint Paul (I Corinthiens 1, 23) ne correspondait pas à leur lecture des Écritures. Ils attendaient un Messie flamboyant, victorieux.        <br />
              <br />
       La victoire ne se situe pas où ils l'attendaient. Cette victoire c'est celle de la croix qui deviendra le signe incroyable de l'amour de Dieu : «  Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé » dit Jésus à Nicodème (Jean 3, 16).         <br />
              <br />
       Tout est là. La croix, un instrument associé à un supplice, change de sens par la mort de Jésus. Elle devient le signe d'un amour qui sauve et donne la vie. Les premiers chrétiens l’avaient si bien compris qu’ils choisirent la croix comme symbole de leur foi et de leur choix de suivre Jésus. Et il a été celui de toutes les générations qui ont suivies.        <br />
       <!--la mesure de l'adhésion des disciples à leur Maître. Elle sera le repère sensible et concret de l’imitation de Jésus. «  Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » (Mathieu 16, 24).   Saint Jean en reprenant l’image du serpent de bronze élevé pour protéger le peuple d’Israël au désert, l’applique à la mort de Jésus sur la croix : « Quand je serai élevé j'attirerai tout à moi ». Les premiers chrétiens l’avait si bien compris qu’ils choisirent la croix comme symbole de leur foi et de leur choix de suivre Jésus. C'est un choix surprenant car il s'agissait d'un instrument de supplice. Il a été celui de toutes les générations qui ont suivies. -->       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Le sens de la croix</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes habitués à voir des croix partout. Mais en réalisons-nous tout le sens? Permettez-moi de vous donner trois mots pour décrire le sens de la croix : amour, salut, vie.        <br />
              <br />
       Amour. La crucifixion de Jésus est l'expression ultime de l'amour Dieu le Père pour le monde. Elle est la clé sans laquelle son amour ne peut être reçu ni compris. Car comme le dit Jésus, il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime.          <br />
              <br />
       Salut. La croix exprime le don que Jésus fait de sa vie pour le salut de tous et non pas d’une minorité. Sa mort porte le poids de tous les péchés du monde. Sa mort réconcilie le monde avec Dieu. Elle est le moyen par lequel Dieu sauve le monde. Les ténèbres disparaissent et la lumière devient accessible pour tous.       <br />
               <br />
       Vie. Enfin, en troisième lieu, la mort du Christ sur la croix ouvre à quiconque croit en Lui une vie éternelle. « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » dit Jésus au bon larron (Luc 23,43). Le Christ est descendu au plus profond des ténèbres de la mort, il en est ressorti glorieux et vivant pour Dieu. Il nous  entraîne à sa suite. Par le baptême nous sommes morts au péché avec le Christ pour ressusciter avec lui à une vie nouvelle et éternelle. Saint Paul le dit merveilleusement bien dans la deuxième lecture :  « Dieu est riche en miséricorde ;  à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés. Avec lui, il nous a ressuscités et il nous a fait siéger aux cieux, dans le Christ Jésus».       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons pris le temps de nous arrêter en ce dimanche au mystère de la mort du Christ élevé en croix. Il  y aurait encore beaucoup à dire. Ce mystère de la croix occupera nos pensées lors des célébrations pascales où nous relirons par deux fois le texte de la Passion de Jésus du début jusqu'à son enterrement.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui dans notre célébration eucharistique reconnaissons la présence de Jésus qui, sous les signes de son Corps et de son Sang, le Pain et le Vin consacrés, que nous partageons, s’offre encore comme lorsqu’il fut élevé sur la croix, car l’offrande qu’il fit alors demeure éternellement présente et nous pouvons toujours nous y associer dans la foi, ce que nous faisons à chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie.       <br />
              <br />
       Bonne célébration!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 mars 2024       <br />
               <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 6 mars 2018 et du 9 mars 2021       <br />
       -->       <br />
              <br />
       ________________________________       <br />
       <!--       <br />
       Pour prolonger la méditation regarder la vidéo de la <span style="font-style:italic">Communauté du Chemin Neuf</span> sur le site Marie de Nazareth intitulée <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=IpthLqaIX1A&feature=share">Pourquoi suis-je sauvé par la mort d'un homme il y a 2000 ans ?</a>        <br />
              <br />
       -->       <br />
       Pour prolonger la méditation  lire ce texte de Sébastien Doane dans <span style="font-style:italic"> Interbible</span> du 5 mars 2018 :  « Dans l’Antiquité, le serpent était un symbole de vie éternelle parce que périodiquement, il meurt en laissant sa peau morte pour continuer sa vie. Plus précisément, l’épisode du serpent élevé par Moïse évoque une scène du livre des Nombres (21,4-9) où pendant la traversée du désert, plusieurs personnes sont en danger de mort après avoir été mordues par des serpents. La solution offerte par le Seigneur est que Moïse élève un serpent sur une hampe. Quiconque regardait ce serpent avait la vie sauve. L’analogie offerte par cette image est que Jésus lorsqu’il sera élevé sur la croix aura aussi une portée salvifique. Cette analogie met l’accent sur la différence entre la vie offerte par Moïse et son serpent et Jésus. Alors que pour l’épisode de Moïse, il s’agit d’un retour à la santé, pour Jean, le salut offert par l’élévation de Jésus permet une vie éternelle.        <br />
              <br />
       [...]  l’image de l’élévation du Fils de l’homme permet un regard prospectif vers la suite. Elle anticipe la crucifixion de Jésus qui, pour Jean, n’est fondamentalement pas une forme de torture et d’exécution, mais le lieu où se manifestera l’exaltation du Fils qui est élevé vers son Père.        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Autre citation, celle de Pascal:       <br />
       « Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je te suis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553)       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       La colère et la miséricorde du Seigneur manifestées par l’exil et la délivrance du peuple (2 Ch 36, 14-16.19-23)       <br />
       Lecture du deuxième livre des Chroniques       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       tous les chefs des prêtres et du peuple       <br />
       multipliaient les infidélités,       <br />
       en imitant toutes les abominations des nations païennes,       <br />
       et ils profanaient la Maison       <br />
       que le Seigneur avait consacrée à Jérusalem.       <br />
       Le Seigneur, le Dieu de leurs pères,       <br />
       sans attendre et sans se lasser,       <br />
       leur envoyait des messagers,       <br />
       car il avait pitié de son peuple et de sa Demeure.       <br />
       Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu,       <br />
       méprisaient ses paroles,       <br />
       et se moquaient de ses prophètes ;       <br />
       finalement, il n’y eut plus de remède       <br />
       à la fureur grandissante du Seigneur contre son peuple.       <br />
       Les Babyloniens brûlèrent la Maison de Dieu,       <br />
       détruisirent le rempart de Jérusalem,       <br />
       incendièrent tous ses palais,       <br />
       et réduisirent à rien tous leurs objets précieux.       <br />
       Nabucodonosor déporta à Babylone       <br />
       ceux qui avaient échappé au massacre ;       <br />
       ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils       <br />
       jusqu’au temps de la domination des Perses.       <br />
       Ainsi s’accomplit la parole du Seigneur       <br />
       proclamée par Jérémie :       <br />
       La terre sera dévastée et elle se reposera       <br />
       durant 70 ans,       <br />
       jusqu’à ce qu’elle ait compensé par ce repos       <br />
       tous les sabbats profanés.       <br />
              <br />
       Or, la première année du règne de Cyrus, roi de Perse,       <br />
       pour que soit accomplie la parole du Seigneur       <br />
       proclamée par Jérémie,       <br />
       le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse.       <br />
       Et celui-ci fit publier dans tout son royaume       <br />
       – et même consigner par écrit – :       <br />
       « Ainsi parle Cyrus, roi de Perse :       <br />
       Le Seigneur, le Dieu du ciel,       <br />
       m’a donné tous les royaumes de la terre ;       <br />
       et il m’a chargé de lui bâtir une maison       <br />
       à Jérusalem, en Juda.       <br />
       Quiconque parmi vous fait partie de son peuple,       <br />
       que le Seigneur son Dieu soit avec lui,       <br />
       et qu’il monte à Jérusalem ! »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (136 (137), 1-2, 3, 4-5, 6)       <br />
       R/ Que ma langue s’attache à mon palais       <br />
       si je perds ton souvenir ! (cf. 136, 6a)       <br />
              <br />
       Au bord des fleuves de Babylone       <br />
           nous étions assis et nous pleurions,       <br />
       nous souvenant de Sion ;       <br />
       aux saules des alentours       <br />
       nous avions pendu nos harpes.       <br />
              <br />
       C’est là que nos vainqueurs       <br />
           nous demandèrent des chansons,       <br />
       et nos bourreaux, des airs joyeux :       <br />
       « Chantez-nous, disaient-ils,       <br />
       quelque chant de Sion. »       <br />
              <br />
       Comment chanterions-nous un chant du Seigneur       <br />
       sur une terre étrangère ?       <br />
       Si je t’oublie, Jérusalem,       <br />
       que ma main droite m’oublie !       <br />
              <br />
       Je veux que ma langue s’attache à mon palais       <br />
       si je perds ton souvenir,       <br />
       si je n’élève Jérusalem       <br />
       au sommet de ma joie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Morts par suite des fautes, c’est bien par grâce que vous êtes sauvés » (Ep 2, 4-10)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       Dieu est riche en miséricorde ;       <br />
       à cause du grand amour dont il nous a aimés,       <br />
       nous qui étions des morts par suite de nos fautes,       <br />
       il nous a donné la vie avec le Christ :       <br />
       c’est bien par grâce que vous êtes sauvés.       <br />
       Avec lui, il nous a ressuscités       <br />
       et il nous a fait siéger aux cieux,       <br />
       dans le Christ Jésus.       <br />
       Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs,       <br />
       la richesse surabondante de sa grâce,       <br />
       par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.       <br />
       C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés,       <br />
       et par le moyen de la foi.       <br />
       Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.       <br />
       Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil.       <br />
       C’est Dieu qui nous a faits,       <br />
       il nous a créés dans le Christ Jésus,       <br />
       en vue de la réalisation d’œuvres bonnes       <br />
       qu’il a préparées d’avance       <br />
       pour que nous les pratiquions.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Dieu a envoyé son Fils pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 14-21)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !         <br />
       Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (Jn 3, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :       <br />
       « De même que le serpent de bronze       <br />
       fut élevé par Moïse dans le désert,       <br />
       ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,       <br />
       afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.       <br />
       Car Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,       <br />
       mais obtienne la vie éternelle.       <br />
       Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,       <br />
       non pas pour juger le monde,       <br />
       mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.       <br />
       Celui qui croit en lui échappe au Jugement,       <br />
       celui qui ne croit pas est déjà jugé,       <br />
       du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.       <br />
       Et le Jugement, le voici :       <br />
       la lumière est venue dans le monde,       <br />
       et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,       <br />
       parce que leurs œuvres étaient mauvaises.       <br />
       Celui qui fait le mal déteste la lumière :       <br />
       il ne vient pas à la lumière,       <br />
       de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;       <br />
       mais celui qui fait la vérité vient à la lumière,       <br />
       pour qu’il soit manifeste       <br />
       que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>T>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/77063385-55904471.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Il-faut-que-le-Fils-de-l-homme-soit-eleve_a1166.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-74927187</guid>
   <title>Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A : « Les vignerons homicides » </title>
   <pubDate>Tue, 03 Oct 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année A 8 octobre 2023 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Isaie 5, 1-7 Philippiens 4, 6-9 et Mathieu 21, 33-43.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/74927187-52310374.jpg?v=1693923948" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A : « Les vignerons homicides » " title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A : « Les vignerons homicides » " />
     </div>
     <div>
       « Les vignerons homicides » Le récit de l'évangile qui vient d’être lu est d’une violence qui heurte aujourd’hui. Il peut faire penser aux propos des radicaux de toutes sortes dont nous parlent les actualités. En effet, il  y a dans cette parabole un radicalisme qui demande quelques explications.        <br />
              <br />
       Si on se contente de la lire avec nos sensibilités d’aujourd’hui, on n’y comprend pas grand chose ou on la rejette carrément. Il faut donc se donner la peine, d'une part, de situer les paroles de Jésus dans leur cadre historique et, d’autre part, d’en chercher le message.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le cadre historique de la parabole des vignerons homicides</span>       <br />
              <br />
       La parabole des vignerons homicides comme il est convenu de désigner ce passage de l’évangile selon saint Mathieu fait partie d’un ensemble qui porte sur le Royaume de Dieu parmi nous.        <br />
              <br />
       Pour les juifs du temps de Jésus, le Royaume de Dieu s’incarne dans leur peuple d’Israël. C’est lui le Royaume de Dieu. Avec cette clé on peut relire la parabole en l’appliquant d’abord à Israël. Pour le peuple d’Israël, Dieu s’est manifesté en faisant alliance avec leur ancêtre Abraham. Comme le maître du domaine dont parle la parabole, Dieu plante et arrose sa vigne qu’est Israël par sa Parole et par ses prophètes qui enseignent le peuple. Ceux-ci sont représentés ici par les serviteurs de la parabole.        <br />
              <br />
       Comme ces serviteurs, les prophètes de l’Israël ancien rappellent les lois de Dieu et les exigences de l’Alliance avec Abraham. Comme les serviteurs, ils sont persécutés, même mis à mort. Israël, la vigne du Seigneur dont il attendait de beaux raisins, en a donné de mauvais comme le dit le prophète Isaïe dans la première lecture. Mais Dieu, comme le maître du domaine, ne se décourage pas. Comme celui-ci, il leur envoie en dernier lieu son fils bien-aimé. C’est Jésus. Il subit comme le fils de l’évangile le rejet et la mort infamante sur une croix.       <br />
              <br />
       Voilà sous forme imagée une brève histoire du salut que Dieu offre et dont Jésus est le messager.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le message</span>       <br />
              <br />
       Si Jésus raconte cette histoire dans les images dures et violentes que nous avons lues, c’est pour frapper l’imagination de ses auditeurs et les pousser à la conversion.        <br />
              <br />
       On doit comprendre que les images utilisées le sont, non pour proposer un mode de vie, mais pour susciter, chez ceux et celles qui écoutent Jésus, un engagement différent de celui de leurs  prédécesseurs qui ont refusé et tué les prophètes.        <br />
              <br />
       Quel est cet engagement? C’est l’accueil de Jésus lui-même, le prophète des prophètes. Celui-ci se présente d’ailleurs dans le commentaire qu’il donne de la parabole comme la pierre angulaire de la nouvelle demeure de Dieu : « La pierre qu’on rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l'œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ».        <br />
              <br />
       Désormais la demeure du Seigneur est ouverte à tous et à toutes. « Le Royaume de Dieu vous sera enlevé, dit Jésus en pensant à Israël, pour être donné  à une nation qui lui fera produire ses fruits ». Cette nouvelle nation est une terre où Dieu s’emploie avec les ouvrières et ouvriers que nous sommes à faire produire la vigne. Cette vigne est faite de multiples cépages. « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, » dira Jésus aux Apôtres en Galilée à la montagne où il leur avait demandé de se rendre après sa résurrection. (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 28, 19)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       L’Alliance faite avec Abraham et le peuple d’Israël ne souffre plus de frontières désormais. Elle n’est plus réservée à ceux qui ont la circoncision c'est-à-dire au peuple d'Israël. Elle peut se vivre par tous ceux et celles qui acceptent d’être baptisés au nom de Jésus et de le reconnaître comme leur Maître et Seigneur, comme la pierre angulaire sur laquelle s’appuie et se construit l’édifice spirituel de leur vie et du Royaume de Dieu.       <br />
              <br />
       Vous voyez que cette parabole de Jésus sur les vignerons homicides, malgré la violence qu’on  y trouve, comporte un message des plus ouverts pour nous aujourd’hui. En effet, nous sommes invités à reconnaître le Royaume de Dieu déjà à l‘œuvre dans notre monde. «  Le Royaume de Dieu est au milieu de nous »  dit Jésus (<span style="font-style:italic">Luc</span> 17, 21).        <br />
              <br />
       Ce Royaume advient lorsque deux ou trois se réunissent au nom de Jésus (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 18, 20), lorsque le pauvre est évangélisé, lorsque le malade est visité, lorsque les sourds entendent, lorsque les aveugles voient etc. (cf. <span style="font-style:italic">Mathieu</span> 25, 34-40, <span style="font-style:italic">Luc</span> 4 16-20, <span style="font-style:italic">Marc</span> 16, 17-18) Tels sont les fruits de la venue du Royaume de Dieu.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       À chaque Eucharistie le président nous invite en terminant à aller sur les chemins de nos vies et de notre monde pour annoncer et redire la Bonne Nouvelle que nous avons découverte en Jésus. « Allez dans la paix du Christ » nous dit-il.        <br />
              <br />
       Je nous redis la même chose au terme de cette homélie : « Allons et soyons chacun et chacune, selon nos possibilités et selon notre état de vie, des témoins de Jésus-Christ aujourd’hui ».       <br />
               <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 octobre 2023       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--reprise de celle du 3 octobre 2017 et16 septembre 2020       <br />
       -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La vigne du Seigneur de l’univers, c’est la maison d’Israël » (Is 5, 1-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Je veux chanter pour mon ami       <br />
       le chant du bien-aimé à sa vigne.       <br />
              <br />
       Mon ami avait une vigne       <br />
       sur un coteau fertile.       <br />
           Il en retourna la terre, en retira les pierres,       <br />
       pour y mettre un plant de qualité.       <br />
       Au milieu, il bâtit une tour de garde       <br />
       et creusa aussi un pressoir.       <br />
       Il en attendait de beaux raisins,       <br />
       mais elle en donna de mauvais.       <br />
              <br />
          Et maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda,       <br />
       soyez donc juges entre moi et ma vigne !       <br />
           Pouvais-je faire pour ma vigne       <br />
       plus que je n’ai fait ?       <br />
       J’attendais de beaux raisins,       <br />
       pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ?       <br />
           Eh bien, je vais vous apprendre       <br />
       ce que je ferai de ma vigne :       <br />
       enlever sa clôture       <br />
       pour qu’elle soit dévorée par les animaux,       <br />
       ouvrir une brèche dans son mur       <br />
       pour qu’elle soit piétinée.       <br />
           J’en ferai une pente désolée ;       <br />
       elle ne sera ni taillée ni sarclée,       <br />
       il y poussera des épines et des ronces ;       <br />
       j’interdirai aux nuages       <br />
       d’y faire tomber la pluie.       <br />
              <br />
           La vigne du Seigneur de l’univers,       <br />
       c’est la maison d’Israël.       <br />
       Le plant qu’il chérissait,       <br />
       ce sont les hommes de Juda.       <br />
       Il en attendait le droit,       <br />
       et voici le crime ;       <br />
       il en attendait la justice,       <br />
       et voici les cris.       <br />
              <br />
         – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 79 (80), 9-12, 13-14, 15-16a, 19-20)       <br />
       R/ La vigne du Seigneur de l’univers,       <br />
       c’est la maison d’Israël. (cf. Is 5, 7a)       <br />
              <br />
       La vigne que tu as prise à l’Égypte,       <br />
       tu la replantes en chassant des nations.       <br />
       Elle étendait ses sarments jusqu’à la mer,       <br />
       et ses rejets, jusqu’au Fleuve.       <br />
              <br />
       Pourquoi as-tu percé sa clôture ?       <br />
       Tous les passants y grappillent en chemin ;       <br />
       le sanglier des forêts la ravage       <br />
       et les bêtes des champs la broutent.       <br />
              <br />
       Dieu de l’univers, reviens !       <br />
       Du haut des cieux, regarde et vois :       <br />
       visite cette vigne, protège-la,       <br />
       celle qu’a plantée ta main puissante.       <br />
              <br />
       Jamais plus nous n’irons loin de toi :       <br />
       fais-nous vivre et invoquer ton nom !       <br />
       Seigneur, Dieu de l’univers, fais-nous revenir ;       <br />
       que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Mettez cela en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous » (Ph 4, 6-9)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ne soyez inquiets de rien,       <br />
       mais, en toute circonstance,       <br />
       priez et suppliez, tout en rendant grâce,       <br />
       pour faire connaître à Dieu vos demandes.       <br />
           Et la paix de Dieu,       <br />
       qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir,       <br />
       gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.       <br />
           Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble,       <br />
       tout ce qui est juste et pur,       <br />
       tout ce qui est digne d’être aimé et honoré,       <br />
       tout ce qui s’appelle vertu       <br />
       et qui mérite des éloges,       <br />
       tout cela, prenez-le en compte.       <br />
           Ce que vous avez appris et reçu,       <br />
       ce que vous avez vu et entendu de moi,       <br />
       mettez-le en pratique.       <br />
       Et le Dieu de la paix sera avec vous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il louera la vigne à d’autres vignerons » (Mt 21, 33-43)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       C’est moi qui vous ai choisis,       <br />
       afin que vous alliez, que vous portiez du fruit,       <br />
       et que votre fruit demeure, dit le Seigneur.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 15, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :       <br />
           « Écoutez cette parabole :       <br />
       Un homme était propriétaire d’un domaine ;       <br />
       il planta une vigne,       <br />
       l’entoura d’une clôture,       <br />
       y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde.       <br />
       Puis il loua cette vigne à des vignerons,       <br />
       et partit en voyage.       <br />
           Quand arriva le temps des fruits,       <br />
       il envoya ses serviteurs auprès des vignerons       <br />
       pour se faire remettre le produit de sa vigne.       <br />
           Mais les vignerons se saisirent des serviteurs,       <br />
       frappèrent l’un,       <br />
       tuèrent l’autre,       <br />
       lapidèrent le troisième.       <br />
           De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs       <br />
       plus nombreux que les premiers ;       <br />
       mais on les traita de la même façon.       <br />
           Finalement, il leur envoya son fils,       <br />
       en se disant :       <br />
       ‘Ils respecteront mon fils.’       <br />
           Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux :       <br />
       ‘Voici l’héritier :       <br />
       venez ! tuons-le,       <br />
       nous aurons son héritage !’       <br />
           Ils se saisirent de lui,       <br />
       le jetèrent hors de la vigne       <br />
       et le tuèrent.       <br />
           Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra,       <br />
       que fera-t-il à ces vignerons ? »       <br />
           On lui répond :       <br />
       « Ces misérables, il les fera périr misérablement.       <br />
       Il louera la vigne à d’autres vignerons,       <br />
       qui lui en remettront le produit en temps voulu. »       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures :       <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux !       <br />
           Aussi, je vous le dis :       <br />
       Le royaume de Dieu vous sera enlevé       <br />
       pour être donné à une nation       <br />
       qui lui fera produire ses fruits. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/74927187-52310374.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-27e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Les-vignerons-homicides_a1140.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-74927093</guid>
   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année A : « Se convertir non en paroles, mais en actes »</title>
   <pubDate>Tue, 26 Sep 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année A 1 octobre 2023 par Mgr Hermann Giguère P.H. Textes : Ezékiel 18, 25-28, Philippiens 2, 1-5 et Mathieu 21, 28-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/74927093-52310330.jpg?v=1693923353" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année A : « Se convertir non en paroles, mais en actes »" title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année A : « Se convertir non en paroles, mais en actes »" />
     </div>
     <div>
      Les textes des lectures d’aujourd’hui et de l’évangile nous placent au cœur du Royaume de Dieu parmi nous. Ce Royaume n’est plus seulement annoncé par Jésus. Il est là. Il nous revient de le recevoir. Jésus dans l’évangile présente deux façons de le recevoir qu’il applique par la suite à ses interlocuteurs.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Deux réponses </span>       <br />
              <br />
       Comme souvent, Jésus, ici encore, donne son enseignement en racontant une histoire, une parabole. Celle d’aujourd’hui est très courte et très simple. Elle met en scène deux fils qui répondent de façon différente à leur père qui leur demande d’aller travailler à sa vigne.       <br />
              <br />
       Le premier fils se montre récalcitrant devant la demande de son père.  Il répond tout de suite qu’il refuse. Mais il n’est pas satisfait de sa réponse. On imagine qu’il mijote les raisons de la demande et qu’il se pose des questions sur sa réponse trop rapide. On pourrait dire qu’il se met en état de discernement face à cet appel qu’il n’attendait peut-être pas. Finalement il change sa réponse pour un oui en allant travailler à la vigne de son père.       <br />
              <br />
       Le second est plutôt sympathique au premier abord. Il a l’air généreux et répond sans hésitation à son père qu’il ira faire le travail demandé.  Mais une fois cette promesse faite il ne se présente pas sur le terrain. A-t-il oublié ? S’est-il lancé dans d’autres travaux ? L’histoire ne le dit pas. Quoiqu’il en soit, il reste qu’il fait faux bond à son père. Il n’est pas fiable. Il se contente de sauver la face. Il est une manière de « yes man » dans l’argot québécois ou de « béni oui-oui » dans l’argot français. Il s’évertue à plaire aux autorités pour faire belle figure. Il n’y a aucune profondeur dans ses choix. C’est seulement la façade, l’extérieur qui compte.       <br />
              <br />
       Le second fils reste dans le monde des apparences. Il ne pense qu’à sauver sa face. Le premier fils est plus mûr. Il hésite. De prime abord, il n’est pas intéressé, mais à la réflexion il passe de la parole de refus à des gestes qui restaurent le lien avec son père et répondent à sa demande.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Message de la parabole</span>       <br />
              <br />
       Jésus commente ce récit en demandant à ses auditeurs « Lequel des deux a fait la volonté du père? - Le premier, disent-ils ». Et Jésus, en partant de cette réponse qui loue l’attitude du premier fils qui s’est rebuté d’abord mais qui a changé de comportement en faisant la volonté de son père comme celui-ci le désirait, explique à ses auditeurs que le second fils représente les pharisiens qui, comme ce fils, se contentent de sauver la face, qui se complaisent dans les gestes extérieurs sans y mettre leur cœur, qui manquent de cohérence entre ce qu’ils disent et ce qu’ils font.        <br />
              <br />
       C’est ce qui le fera les traiter par Jésus de « sépulcres blanchis » (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 23, 27). Ils ont entendu la prédication des prophètes annonçant la venue du Royaume de Dieu. Ils écoutent celle de Jésus qui leur proclame que le Royaume de Dieu est déjà là, mais ils font la sourde oreille et se réfugient dans leurs pratiques extérieures.        <br />
              <br />
       Leur cœur reste fermé, tandis que c’est le contraire chez ceux et celles que Jésus appellent les publicains et les courtisanes, deux catégories de personnes loin des pharisiens. Les publicains souvent volent les gens en collectant les impôts pour les Romains et les courtisanes sont des filles de mauvaise vie.        <br />
              <br />
       Jésus les compare ici au premier fils en les louant, non de leurs fautes, mais de leur conversion et de leur acceptation de l’invitation du Père du ciel que représente le père des deux fils.  « Je vous le dis en vérité, les publicains et les courtisanes vous devancent dans le Royaume de Dieu. Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous n'avez pas cru en lui; mais les publicains et les courtisanes ont cru en lui; et vous, qui avez vu, vous ne vous êtes pas repentis même par la suite pour croire en lui ». Le prophète Ezékiel fait dire à Dieu quelque chose de semblable dans la première lecture : « Si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Il a ouvert les yeux et s’est détourné de ses crimes. C’est certain, il vivra, il ne mourra pas ».       <br />
              <br />
       La véritable conversion ne se réalise pas par des paroles uniquement, mais par des actes. Jésus dira un jour : « Ce n’est pas en me disant : ‘Seigneur, Seigneur !’ qu’on entrera dans le Royaume des cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.» (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 7, 21). C’est que font ces publicains et ces courtisanes convertis par la parole de Jésus.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous pouvons, à la suite de ce message de Jésus qui s’adresse d’abord aux personnes qui l'écoutent faire un pas de plus et nous demander quelle sorte d’auditeur ou d’auditrice nous sommes.       <br />
              <br />
       La question est tout à fait pertinente, car il y a en nous un mélange,  dans des proportions variables, des deux fils et  de leurs réponses, des pharisiens et des publicains. Nous avons à combattre pour laisser se manifester le meilleur en nous. Saint Paul dira aux chrétiens de Rome qu’il fait le mal qu’il ne voudrait pas et qu’il ne fait pas le bien qu’il voudrait (<span style="font-style:italic">Romains</span> 7, 19).       <br />
              <br />
       La demande du Père du ciel d’aller à sa vigne retentit toujours pour nous. Elle nous est transmise par Jésus lorsqu’il nous dit « Vous êtes le sel de la terre… vous êtes la lumière du monde » (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 5, 13-14). C’est une invitation qui s’adresse à toutes et à tous quelles que soient nos situations personnelles de péché qui nous éloignent de Dieu.  Malgré nos fautes, nos erreurs, nos petitesses, Dieu nous regarde et nous dit comme le père des deux fils : « Allez à ma vigne ».       <br />
              <br />
       Cette invitation nous est faite avec douceur, avec miséricorde, car c’est le cœur que Dieu regarde et il n’est jamais trop tard pour aller à sa vigne, pour faire sa volonté.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cette Eucharistie que nous célébrons ensemble nous met en action pour entrer de mieux en mieux dans la volonté de Dieu sur nous et sur le monde. Nous sommes soutenus dans cette démarche par la certitude de la présence réelle de Jésus qui, ressuscité, est toujours vivant.         <br />
              <br />
       À travers les signes du Pain et du Vin nous le recevons comme le Fils Premier-Né qui nous donne l’exemple de l’accomplissement parfait de la volonté de notre Père des cieux non seulement en paroles, mais en actes. C’est ce que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       26 septembre 2023       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de celle du 26 septembre 2017-->       <br />
              <br />
              <br />
           <!-- real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Si le méchant se détourne de sa méchanceté, il sauvera sa vie » (Ez 18, 25-28)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
           « Vous dites :       <br />
       ‘La conduite du Seigneur n’est pas la bonne’.       <br />
       Écoutez donc, fils d’Israël :       <br />
       est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ?       <br />
       N’est-ce pas plutôt la vôtre ?       <br />
           Si le juste se détourne de sa justice,       <br />
       commet le mal, et meurt dans cet état,       <br />
       c’est à cause de son mal qu’il mourra.       <br />
           Si le méchant se détourne de sa méchanceté       <br />
       pour pratiquer le droit et la justice,       <br />
       il sauvera sa vie.       <br />
           Il a ouvert les yeux       <br />
       et s’est détourné de ses crimes.       <br />
       C’est certain, il vivra, il ne mourra pas. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 24 (25), 4-5ab, 6-7, 8-9)       <br />
       R/ Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse. (Ps 24, 6a)       <br />
              <br />
       Seigneur, enseigne-moi tes voies,       <br />
       fais-moi connaître ta route.       <br />
       Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,       <br />
       car tu es le Dieu qui me sauve.       <br />
              <br />
       Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,       <br />
       ton amour qui est de toujours.       <br />
       Oublie les révoltes, les péchés de ma jeunesse ;       <br />
       dans ton amour, ne m’oublie pas.       <br />
              <br />
       Il est droit, il est bon, le Seigneur,       <br />
       lui qui montre aux pécheurs le chemin.       <br />
       Sa justice dirige les humbles,       <br />
       il enseigne aux humbles son chemin.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus » (Ph 2, 1-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           s’il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres,       <br />
       si l’on s’encourage avec amour,       <br />
       si l’on est en communion dans l’Esprit,       <br />
       si l’on a de la tendresse et de la compassion,       <br />
           alors, pour que ma joie soit complète,       <br />
       ayez les mêmes dispositions,       <br />
       le même amour,       <br />
       les mêmes sentiments ;       <br />
       recherchez l’unité.       <br />
           Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux,       <br />
       mais ayez assez d’humilité       <br />
       pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes.       <br />
           Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts ;       <br />
       pensez aussi à ceux des autres.       <br />
              <br />
           Ayez en vous les dispositions       <br />
       qui sont dans le Christ Jésus :       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       il ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       Ou bien, lecture brève :       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus » (Ph 2, 1-5)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           s’il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres,       <br />
       si l’on s’encourage avec amour,       <br />
       si l’on est en communion dans l’Esprit,       <br />
       si l’on a de la tendresse et de la compassion,       <br />
           alors, pour que ma joie soit complète,       <br />
       ayez les mêmes dispositions,       <br />
       le même amour,       <br />
       les mêmes sentiments ;       <br />
       recherchez l’unité.       <br />
           Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux,       <br />
       mais ayez assez d’humilité       <br />
       pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes.       <br />
           Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts ;       <br />
       pensez aussi à ceux des autres.       <br />
              <br />
           Ayez en vous les dispositions       <br />
       qui sont dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « S’étant repenti, il y alla » (Mt 21, 28-32)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;       <br />
       moi, je les connais, et elles me suivent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 27)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :       <br />
           « Quel est votre avis ?       <br />
       Un homme avait deux fils.       <br />
       Il vint trouver le premier et lui dit :       <br />
       ‘Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.’       <br />
           Celui-ci répondit : ‘Je ne veux pas.’       <br />
       Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla.       <br />
           Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière.       <br />
       Celui-ci répondit : ‘Oui, Seigneur !’       <br />
       et il n’y alla pas.       <br />
           Lequel des deux a fait la volonté du père ? »       <br />
       Ils lui répondent :       <br />
       « Le premier. »       <br />
              <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Amen, je vous le déclare :       <br />
       les publicains et les prostituées       <br />
       vous précèdent dans le royaume de Dieu.       <br />
           Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice,       <br />
       et vous n’avez pas cru à sa parole ;       <br />
       mais les publicains et les prostituées y ont cru.       <br />
       Tandis que vous, après avoir vu cela,       <br />
       vous ne vous êtes même pas repentis plus tard       <br />
       pour croire à sa parole. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/74927093-52310330.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Se-convertir-non-en-paroles-mais-en-actes_a1139.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-73493773</guid>
   <title>Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année A :  « La cananéenne qui crie après Jésus »</title>
   <pubDate>Tue, 15 Aug 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année A à la Chapelle du Lac Poulin le 20 août 2023. Textes : Isaïe 56, 1.6-7, Romains 11, 13-15.29-32 et Mathieu 15, 21-28.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/73493773-51147543.jpg?v=1688072358" alt="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année A :  « La cananéenne qui crie après Jésus »" title="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année A :  « La cananéenne qui crie après Jésus »" />
     </div>
     <div>
      En écoutant raconter ce fait divers de l’évangile aujourd’hui, je me disais « Mais pourquoi l’a-t-on conservé? Pourquoi les disciples et les apôtres en ont-ils gardé le souvenir? ». En effet, il s’est passé bien des choses dans la vie de Jésus. On a en a oublié plusieurs, mais le souvenir de cette femme qui crie après Jésus n’a pas été oublié. Et c'est heureux pour nous, car ce fait nous donne un enseignement des plus importants sur le but de la mission de Jésus dans le monde.       <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
        I – <span style="font-style:italic">Le fait commenté</span>       <br />
              <br />
       De quoi s’agit-il ? Jésus se retire dans le territoire de Tyr et de Sidon (Tayz et Saida dans le Liban d'aujourd’hui. Saida est à 48 km de Beyrouth). Jésus n’est presque jamais sorti de la Palestine. Il a rarement foulé le sol d’un territoire païen. En allant sur le territoire de deux villes de commerce situées sur le bord de la mer, il s’en va à l’étranger, en pays païen.       <br />
              <br />
       C'est au cours de son voyage qu’il rencontre cette femme cananéenne qui le connaît de  nom, qui connaît sa réputation, qui a entendu parler de lui et qui s’organise pour attirer son attention et lui recommander sa fille qui est très malade. Elle le fait parce qu'elle a compris déjà ce que bien des Juifs n’ont pas compris :  Jésus est le Messie, l'Envoyé de Dieu. C'est pour cela qu'elle l’appelle « Fils de David ».       <br />
              <br />
       Continuons de suivre la scène. Il semble bien que Jésus, habitué d'entendre crier après lui, ne fait pas trop attention et qu’il continue son chemin avec son groupe. La femme cananéenne se met à les suivre et continue à crier. Les disciples sont agacés et demandent à Jésus de la renvoyer.        <br />
              <br />
       Que va faire Jésus ? C’est là que ça devient très important, pas seulement pour la femme mais pour nous aussi. <!--Jésus va-t-il offrir le salut seulement aux Juifs? Va-t-il offrir le salut à tous les peuples de la terre, aux païens c’est-à dire aux autres que le juifs?--> Écoutez bien le message, l’enseignement qui ressort des réponses de Jésus aux disciples et ensuite à la femme.        <br />
              <br />
       Aux disciples qui s’approchent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! », Jésus répond dans un premier temps : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël ». Et à la femme qui continue de le supplier il dit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens ». Celle-ci a alors cette réponse renversante par la foi et la confiance qu’elle met en Jésus. Elle lui dit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres ».        <br />
              <br />
       Et Jésus est interloqué par cette réponse. C'est alors que, dans un second temps, il perçoit que le salut de Dieu n'est pas réservé aux seuls juifs et il répond : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » À l’heure même, sa fille est guérie. Pour Jésus le salut n'est pas offert seulement aux juifs, il est offert aussi à d'autres que les juifs, aux  païens notamment, en somme, à tous les peuples de la terre. C'est ce qu'on appelle l'universalité du salut offert par Dieu à toute personne qui accepte de le recevoir dans la foi et la confiance comme cette femme cananéenne.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Message</span>       <br />
              <br />
       Jésus, comme  un bon Juif, savait par l’Ancien Testament que Dieu a choisi le peuple élu, Israël, pour rassembler tous les peuples. C’est à Israël que Dieu s’est révélé par Abraham, Isaac et Jacob, leurs pères dans la foi. C'est ce que  Jésus exprime, dans un premier temps, quand il réagit brusquement en disant « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens ».       <br />
              <br />
       Mais. dans un deuxième temps. Jésus dans sa réponse à l’insistance de la femme - « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » -  va plus loin et il nous révèle que ceux et celles qui sont le vrai peuple élu ce ne sont pas seulement les juifs, mais tous ceux et celles qui croient en Jésus et en sa mission de Sauveur. Désormais celui qui croit en Jésus de quelque peuple, de quelque milieu, de quelque couleur qu’il soit peut être sauvé.       <br />
              <br />
       L'Ancien Testament, comme nous le montre ce passage du prophète Isaïe que nous avons lu dans la première lecture, annonçait déjà l'universalité du salut : « Les étrangers qui se sont attachés au Seigneur pour l’honorer, pour aimer son nom, pour devenir ses serviteurs, tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner et tiennent ferme à mon alliance, je les conduirai à ma montagne sainte, je les comblerai de joie dans ma maison de prière ». Saint Paul reflétant cette ouverture du prophète Isaïe et la leçon de l’évangile d’aujourd’hui dira aux Galates : « Car tous, dans le Christ Jésus, vous êtes fils de Dieu par la foi. En effet, vous tous que le baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ ; il n’y a plus ni juif ni grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus  ». (<span style="font-style:italic">Galates</span> 3, 26-28) Toutes et tous peuvent être sauvés, comme cette femme cananéenne qui a cru en Jésus.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Ici, Jésus modifie sa première réaction parce qu’il  comprend que Dieu offre son salut à toutes et à tous. C'est le message qu'il va s'employer à répandre désormais. Cette universalité du salut a souvent été difficile à accepter. Pourtant Dieu n’a pas de préférence parmi les nations, les catégories d’âge etc. Dieu n’exclut personne.  L’exclusion c’est nous qui la faisons bien souvent, qui mettons des étiquettes. L’Église, nous toutes et tous,  a encore beaucoup à faire aujourd’hui sur ce plan. Il y a toujours des tentations d’exclure, de mettre des barrières.       <br />
              <br />
        Autrefois on disait « Hors de l’Église, pas de salut ». L’évangile d’aujourd’hui nous invite à ne pas nous considérer comme une élite à qui Dieu se révèle et qui est à part. Nous sommes invités à regarder le cœur, la foi des personnes et non leurs allures extérieures, leurs possessions, leur qualifications ou leurs provenances.  En résumé,  notre foi c’est de reconnaître la mission universelle de l’Église et d’y travailler de toutes nos forces.  Alors Jésus pourra nous dire à nous aussi « Ta foi  est grande. Que tout se fasse comme tu veux ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de ne pas céder à l’exclusion et à l’intolérance. Comme la cananéenne redisons notre foi totale en Jésus et proclamons-la en récitant le <span style="font-style:italic">Symbole des apôtres</span>.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       15 août 2023       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 11 août 2020 qui s'Inspirait de celle       <br />
              <br />
        du 15 août 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Les étrangers, je les conduirai à ma montagne sainte » (Is 56, 1.6-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
       Observez le droit,       <br />
       pratiquez la justice,       <br />
       car mon salut approche, il vient,       <br />
       et ma justice va se révéler.       <br />
              <br />
           Les étrangers qui se sont attachés au Seigneur       <br />
       pour l’honorer, pour aimer son nom,       <br />
       pour devenir ses serviteurs,       <br />
       tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner       <br />
       et tiennent ferme à mon alliance,       <br />
           je les conduirai à ma montagne sainte,       <br />
       je les comblerai de joie dans ma maison de prière,       <br />
       leurs holocaustes et leurs sacrifices       <br />
       seront agréés sur mon autel,       <br />
       car ma maison s’appellera       <br />
       « Maison de prière pour tous les peuples. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 66 (67), 2-3, 5, 7-8)       <br />
       R/ Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;       <br />
       qu’ils te rendent grâce tous ensemble ! (Ps 66, 4)       <br />
              <br />
       Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,       <br />
       que ton visage s’illumine pour nous ;       <br />
       et ton chemin sera connu sur la terre,       <br />
       ton salut, parmi toutes les nations.       <br />
              <br />
       Que les nations chantent leur joie,       <br />
       car tu gouvernes le monde avec justice ;       <br />
       tu gouvernes les peuples avec droiture,       <br />
       sur la terre, tu conduis les nations.       <br />
              <br />
       La terre a donné son fruit ;       <br />
       Dieu, notre Dieu, nous bénit.       <br />
       Que Dieu nous bénisse,       <br />
       et que la terre tout entière l’adore !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « À l’égard d’Israël, les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance » (Rm 11, 13-15.29-32)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           je vous le dis à vous, qui venez des nations païennes :       <br />
       dans la mesure où je suis moi-même apôtre des nations,       <br />
       j’honore mon ministère,       <br />
           mais dans l’espoir de rendre jaloux mes frères selon la chair,       <br />
       et d’en sauver quelques-uns.       <br />
           Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu       <br />
       quand ils ont été mis à l’écart,       <br />
       qu’arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ?       <br />
       Ce sera la vie pour ceux qui étaient morts !       <br />
              <br />
           Les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance.       <br />
           Jadis, en effet, vous avez refusé de croire en Dieu,       <br />
       et maintenant, par suite de leur refus de croire,       <br />
       vous avez obtenu miséricorde ;       <br />
           de même, maintenant, ce sont eux qui ont refusé de croire,       <br />
       par suite de la miséricorde que vous avez obtenue,       <br />
       mais c’est pour qu’ils obtiennent miséricorde, eux aussi.       <br />
           Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans le refus de croire       <br />
       pour faire à tous miséricorde.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Femme, grande est ta foi ! » (Mt 15, 21-28)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus proclamait l’Évangile du Royaume,       <br />
       et guérissait toute maladie dans le peuple.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 4, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           partant de Génésareth,       <br />
       Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.       <br />
           Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant :       <br />
       « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David !       <br />
       Ma fille est tourmentée par un démon. »       <br />
           Mais il ne lui répondit pas un mot.       <br />
       Les disciples s’approchèrent pour lui demander :       <br />
       « Renvoie-la,       <br />
       car elle nous poursuit de ses cris ! »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »       <br />
           Mais elle vint se prosterner devant lui en disant :       <br />
       « Seigneur, viens à mon secours ! »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants       <br />
       et de le jeter aux petits chiens. »       <br />
       Elle reprit :       <br />
       « Oui, Seigneur ;       <br />
       mais justement, les petits chiens mangent les miettes       <br />
       qui tombent de la table de leurs maîtres. »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Femme, grande est ta foi,       <br />
       que tout se passe pour toi comme tu le veux ! »       <br />
       Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/73493773-51147543.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-20e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-La-cananeenne-qui-crie-apres-Jesus_a1133.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent Année A « Jean, le Baptiste ouvre un chemin difficile, mais exaltant »</title>
   <pubDate>Tue, 29 Nov 2022 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 2e dimanche de l'Avent 4 décembre 2016 Année A Textes: Isaïe 11, 1-10, Romains 15, 4-9 et Mathieu 3, 1-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/68335900-48099155.jpg?v=1667482195" alt="Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent Année A « Jean, le Baptiste ouvre un chemin difficile, mais exaltant »" title="Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent Année A « Jean, le Baptiste ouvre un chemin difficile, mais exaltant »" />
     </div>
     <div>
      L’évangile de saint Mathieu qui vient d’être lu est si riche et rempli de réminiscences de l’Ancien Testament qu’il nous laisse un peu abasourdis. Je me contenterai de regarder avec vous ce matin les trois personnages qui sont mis à l’œuvre : Jean, le Baptiste, le groupe des auditeurs et « Celui qui doit venir ». C’est en les regardant qu’on entrera dans ce chemin de l’Avent qui nous conduit à Noël, un chemin difficile, mais exaltant .       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic"> Jean, le Baptiste</span>       <br />
              <br />
       Commençons par le premier personnage qui est introduit tout au début de la lecture : « En ces jours-là, parait Jean, le Baptiste ».       <br />
              <br />
       Jean se manifeste dans le désert. Il paraît à la face des contemporains. Et comment est-il caractérisé? Comme un baptiseur. Il est le Baptiste. En plongeant les gens qui se rassemblent autour de lui dans l'eau du Jourdain, il les invite par ce geste du baptême à une démarche de conversion où il leur faut se laisser « purifier et refaire » par Dieu. Ce faisant, il leur signifie que les temps sont accomplis : « le Royaume de Dieu est proche. »       <br />
              <br />
       Envoyé par Dieu, comme le furent les prophètes dont il rappelle le message, il est « celui que désignait la parole prononcée par le prophète Isaïe : ' Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers' ».       <br />
              <br />
       Le personnage de Jean, le Baptiste, qui est mis en scène ici annonce des temps nouveaux, un accomplissement, un salut  qui était attendu depuis longtemps. Ce salut demande un accueil vrai et inconditionnel. Cet accueil ne va pas se faire sans se laisser dépouiller, purifier de ses vues propres pour les ajuster à celles de Dieu.       <br />
              <br />
       C’est en regardant les auditeurs qui se pressent autour de Jean, le Baptiste, qu’on apprend comment le faire.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La cohorte des auditeurs</span>       <br />
              <br />
       Ceux qui se pressent autour de Jean, le Baptiste, sont pour la plupart des gens simples venus de Jérusalem, de toute  la Judée et de toute la région du Jourdain. Y a-t-il des femmes parmi eux? C’est une bonne question à laquelle je ne puis répondre, hélas.  Mais souhaitons qu’il y en ait eu.       <br />
              <br />
       À ces auditeurs, Jean, le Baptiste, rappelle l’enseignement des prophètes, mais il le fait non plus en vue d’un Jour du Seigneur  lointain, mais dans un ton où c’est la proximité de sa Venue qui ressort, une Venue qui demande qu’on ouvre son cœur et son esprit, qu’on change ses priorités. Il y a maintenant une urgence et, parmi ses auditeurs, il y a aussi des pharisiens et des saducéens, deux groupes particuliers de fidèles, qui se font tabasser : « engeance de vipères... produisez donc un fruit digne de conversion », car, ce sont ceux qui sont les plus susceptibles de rester attachés à leurs pratiques, à leurs sécurités, à leurs rites, à leurs habitudes et ainsi de s’enfermer dans un nombrilisme délétère qui les empêchera de voir Celui qui vient. Ne sommes-nous pas pharisiens ou sadducéens...parfois nous aussi?       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Celui qui vient</span>       <br />
              <br />
       « Celui qui vient », c’est le troisième personnage dont je voulais vous parler. Remarquez que Jean, le Baptiste, ne met pas de nom encore sur ce personnage, il laisse chaque personne s’en approcher à sa façon en relisant les Écritures qui le présente comme « un rameau qui sortira de la souche de Jessé, père de David , un rejeton qui jaillira de ses racines ». Et ce sera alors le commencement d’un monde nouveau de paix, de joie, de bonheur, de justice . « Les petits seront jugés avec droiture, le loup habitera avec l’agneau, il n’y aura plus de corruption, la connaissance de Dieu remplira tout le pays » nous dit le prophète Isaïe dans la première lecture.       <br />
              <br />
       Quelles belles images, n’est-ce pas? Elles expriment un idéal vers lequel nous continuons de marcher à la suite de « Celui qui vient » dont le nom est Jésus, le Verbe de Dieu fait homme, le Christ qui sauve toute l’humanité, non seulement les juifs, le peuple élu, mais aussi toutes les nations comme le dit saint Paul aux Romains dans la deuxième lecture : « Il s’est fait le serviteur des Juifs, en raison de la fidélité de Dieu, pour réaliser les promesses faites à nos pères; quant aux nations, c’est en raison de sa miséricorde qu’elles rendent gloire à Dieu »       <br />
              <br />
       Nos vies de chrétiens et de chrétiennes du XXIe siècle restent marquées par cette prédication de Jean, le Baptiste. C’est pourquoi  à chaque année durant le temps de l’Avent nous l’écoutons. Ses interpellations retentissent dans nos coeurs et nous invitent à préparer nous aussi les voies du Seigneur humblement selon nos pauvres moyens.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette méditation que m’a inspirée ce texte si riche  vous rejoigne dans vos vies et qu’elle prépare pour vous le chemin de la Nativité du Seigneur que nous fêterons à Noël en reconnaissant l'Enfant de la crèche, emmailloté et couché dans une mangeoire, comme le don merveilleux de Dieu le Père pour notre salut et pour le salut du monde.  «Debout! Veillons».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       29 novembre 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 29 novembre 2016-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Il jugera les petits avec justice » (Is 11, 1-10)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           En ce jour-là,       <br />
           un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David,       <br />
       un rejeton jaillira de ses racines.       <br />
           Sur lui reposera l’esprit du Seigneur :       <br />
       esprit de sagesse et de discernement,       <br />
       esprit de conseil et de force,       <br />
       esprit de connaissance et de crainte du Seigneur       <br />
           – qui lui inspirera la crainte du Seigneur.       <br />
       Il ne jugera pas sur l’apparence ;       <br />
       il ne se prononcera pas sur des rumeurs.       <br />
           Il jugera les petits avec justice ;       <br />
       avec droiture, il se prononcera       <br />
       en faveur des humbles du pays.       <br />
       Du bâton de sa parole, il frappera le pays ;       <br />
       du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant.       <br />
           La justice est la ceinture de ses hanches ;       <br />
       la fidélité est la ceinture de ses reins.       <br />
              <br />
           Le loup habitera avec l’agneau,       <br />
       le léopard se couchera près du chevreau,       <br />
       le veau et le lionceau seront nourris ensemble,       <br />
       un petit garçon les conduira.       <br />
           La vache et l’ourse auront même pâture,       <br />
       leurs petits auront même gîte.       <br />
       Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage.       <br />
           Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra ;       <br />
       sur le trou de la vipère, l’enfant étendra la main.       <br />
           Il n’y aura plus de mal ni de corruption       <br />
       sur toute ma montagne sainte ;       <br />
       car la connaissance du Seigneur remplira le pays       <br />
       comme les eaux recouvrent le fond de la mer.       <br />
              <br />
           Ce jour-là, la racine de Jessé       <br />
       sera dressée comme un étendard pour les peuples,       <br />
       les nations la chercheront,       <br />
       et la gloire sera sa demeure.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 71 (72), 1-2, 7-8, 12-13, 17)       <br />
       R/ En ces jours-là, fleurira la justice,       <br />
       grande paix jusqu’à la fin des temps. (cf. Ps 71, 7)       <br />
              <br />
       Dieu, donne au roi tes pouvoirs,       <br />
       à ce fils de roi ta justice.       <br />
       Qu’il gouverne ton peuple avec justice,       <br />
       qu’il fasse droit aux malheureux !       <br />
              <br />
       En ces jours-là, fleurira la justice,       <br />
       grande paix jusqu’à la fin des lunes !       <br />
       Qu’il domine de la mer à la mer,       <br />
       et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !       <br />
              <br />
       Il délivrera le pauvre qui appelle       <br />
       et le malheureux sans recours.       <br />
       Il aura souci du faible et du pauvre,       <br />
       du pauvre dont il sauve la vie.       <br />
              <br />
       Que son nom dure toujours ;       <br />
       sous le soleil, que subsiste son nom !       <br />
       En lui, que soient bénies toutes les familles de la terre ;       <br />
       que tous les pays le disent bienheureux !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Le Christ sauve tous les hommes (Rm 15, 4-9)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           tout ce qui a été écrit à l'avance dans les livres saints       <br />
       l’a été pour nous instruire,       <br />
       afin que, grâce à la persévérance et au réconfort des Écritures,       <br />
       nous ayons l’espérance.       <br />
           Que le Dieu de la persévérance et du réconfort       <br />
       vous donne d’être d’accord les uns avec les autres       <br />
       selon le Christ Jésus.       <br />
           Ainsi, d’un même cœur, d’une seule voix,       <br />
       vous rendrez gloire à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
           Accueillez-vous donc les uns les autres,       <br />
       comme le Christ vous a accueillis pour la gloire de Dieu.       <br />
           Car je vous le déclare : le Christ s’est fait le serviteur des Juifs,       <br />
       en raison de la fidélité de Dieu,       <br />
       pour réaliser les promesses faites à nos pères ;       <br />
           quant aux nations, c'est en raison de sa miséricorde       <br />
       qu'elles rendent gloire à Dieu,       <br />
       comme le dit l’Écriture :       <br />
       C’est pourquoi je proclamerai ta louange parmi les nations,       <br />
       je chanterai ton nom.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche » (Mt 3, 1-12)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Préparez le chemin du Seigneur,       <br />
       rendez droits ses sentiers :       <br />
       tout être vivant verra le salut de Dieu.       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 3, 4.6)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       paraît Jean le Baptiste,       <br />
       qui proclame dans le désert de Judée :       <br />
           « Convertissez-vous,       <br />
       car le royaume des Cieux est tout proche. »       <br />
           Jean est celui que désignait la parole       <br />
       prononcée par le prophète Isaïe :       <br />
       Voix de celui qui crie dans le désert :       <br />
       Préparez le chemin du Seigneur,       <br />
       rendez droits ses sentiers.       <br />
              <br />
           Lui, Jean, portait un vêtement de poils de chameau,       <br />
       et une ceinture de cuir autour des reins ;       <br />
       il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage.       <br />
           Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain       <br />
       se rendaient auprès de lui,       <br />
           et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain       <br />
       en reconnaissant leurs péchés.       <br />
           Voyant beaucoup de pharisiens et de sadducéens       <br />
       se présenter à son baptême,       <br />
       il leur dit :       <br />
       « Engeance de vipères !       <br />
       Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ?       <br />
           Produisez donc un fruit digne de la conversion.       <br />
           N’allez pas dire en vous-mêmes :       <br />
       ‘Nous avons Abraham pour père’ ;       <br />
       car, je vous le dis :       <br />
       des pierres que voici,       <br />
       Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham.       <br />
           Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres :       <br />
       tout arbre qui ne produit pas de bons fruits       <br />
       va être coupé et jeté au feu.       <br />
              <br />
           Moi, je vous baptise dans l’eau,       <br />
       en vue de la conversion.       <br />
       Mais celui qui vient derrière moi       <br />
       est plus fort que moi,       <br />
       et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales.       <br />
       Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.       <br />
       Il tient dans sa main la pelle à vanner,       <br />
       il va nettoyer son aire à battre le blé,       <br />
       et il amassera son grain dans le grenier ;       <br />
       quant à la paille,       <br />
       il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-Jean-le-Baptiste-ouvre-un-chemin-difficile-mais-exaltant_a1093.html</link>
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   <title>Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le lépreux reconnaissant  »</title>
   <pubDate>Tue, 04 Oct 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année C le 9 octobre 2022 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : 2 Rois 5, 14-17, 2 Timothée 2, 8-13 et Luc 17, 11-19.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/67242357-47597966.jpg?v=1662726080" alt="Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le lépreux reconnaissant  »" title="Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le lépreux reconnaissant  »" />
     </div>
     <div>
      Dans ce récit de l’évangile d’aujourd’hui qui raconte la guérison de dix lépreux, on a l’habitude de porter son attention spontanément sur le samaritain qui revient vers Jésus. On oublie les neuf autres. Je me suis demandé « Et eux, qu'est-ce qu’ils ont vécu? »       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Les neuf autres</span>       <br />
              <br />
       Au point de départ, ils sont là en groupe suppliant Jésus. Ils sont, dans la société du temps, mis à part, ils sont intouchables, ils sont impurs. Leur maladie est comme une blessure, une plaie que leurs frères et sœurs ne peuvent supporter.        <br />
              <br />
       Ils posent question finalement. Pourquoi sont-ils ainsi touchés? Le Dieu de bonté leur a-t-il tourné le dos pour qu’ils soient ainsi frappés? Ils sont sûrement en faute. Ils n’ont qu’à s’en prendre à eux. Leur présence (comme celle des handicapés de notre société d’aujourd’hui, peut-être) suscitent des questions sans réponse. On les cache ou les exclut.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une rencontre qui change tout </span>       <br />
              <br />
       Ces gens exclus et rejetés, vont faire une rencontre qui va changer leur vie. Ils font la rencontre de Jésus qui, lui, ne les rejette pas, mais qui en les envoyant aux prêtres où ils seront guéris indique qu’ils sont du peuple de Dieu à part entière, qu’ils sont aimés de Dieu, non pas exclus de sa miséricorde, mais purs et beaux aux yeux de Dieu.       <br />
              <br />
       Leur changement physique, leur guérison restaure l’image extérieure de cette beauté intérieure qu’ils ont. C’est la grâce de la rencontre avec Jésus qui opère cette transformation. Quand Jésus passe, le regard change. Quelque chose du véritable amour du vrai Dieu éclate et se manifeste toujours.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le lépreux samaritain</span>       <br />
              <br />
       Et, le samaritain?       <br />
              <br />
       Faut-il l’oublier? Certainement pas. Grâce à lui qui revient vers Jésus, nous comprenons que l’important ici ce n’est pas le cadeau reçu mais bien, au-delà du cadeau, la personne de l’auteur du don.       <br />
              <br />
       Pourquoi les parents sont-ils si heureux lorsque leur enfant leur présente un cadeau mal fagoté parfois comme un  bouquet de fleurs écrasées ou un dessin malhabile?       <br />
              <br />
       Ce qui les rend heureux, ce n’est pas la valeur du cadeau, c’est que ça vient de leur enfant Ainsi de nous avec Dieu. « Ta foi t’a sauvé ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe nous centre sur l’Auteur de tous les dons, du don par excellence de l’Eucharistie, le Père de lumière qui nous donne son Fils.       <br />
              <br />
       Au moment de partager le Corps du Christ lorsque nous dirons « Seigneur je ne suis pas digne », que notre cœur et nos voix laissent jaillir une action de grâces fervente à celui de qui nous tenons la vie, mouvement et l’être pour le don de son Fils dans le pain et vin consacrés que nous partageons et qui nous permet de communier intimement avec Lui.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       4 octobre 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 4 octobre 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Naaman retourna chez l’homme de Dieu et déclara : Il n’y a pas d’autre Dieu que celui d’Israël » (2 R 5, 14-17)       <br />
       Lecture du deuxième livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le général syrien Naaman, qui était lépreux,       <br />
           descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois,       <br />
       pour obéir à la parole d’Élisée, l’homme de Dieu ;       <br />
       alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant :       <br />
       il était purifié !       <br />
           Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ;       <br />
       il entra, se présenta devant lui et déclara :       <br />
       « Désormais, je le sais :       <br />
       il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël !       <br />
       Je t’en prie, accepte un présent de ton serviteur. »       <br />
           Mais Élisée répondit :       <br />
       « Par la vie du Seigneur que je sers,       <br />
       je n’accepterai rien. »       <br />
       Naaman le pressa d’accepter, mais il refusa.       <br />
           Naaman dit alors :       <br />
       « Puisque c’est ainsi,       <br />
       permets que ton serviteur emporte de la terre de ce pays       <br />
       autant que deux mulets peuvent en transporter,       <br />
       car je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice       <br />
       à d’autres dieux qu’au Seigneur Dieu d’Israël. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 97 (98), 1, 2-3ab,3cd-4)       <br />
       R/ Le Seigneur a fait connaître sa victoire       <br />
       et révélé sa justice aux nations. (Ps 97, 2)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       car il a fait des merveilles ;       <br />
       par son bras très saint, par sa main puissante,       <br />
       il s’est assuré la victoire.       <br />
              <br />
       Le Seigneur a fait connaître sa victoire       <br />
       et révélé sa justice aux nations ;       <br />
       il s’est rappelé sa fidélité, son amour,       <br />
       en faveur de la maison d’Israël.       <br />
              <br />
       La terre tout entière a vu       <br />
       la victoire de notre Dieu.       <br />
       Acclamez le Seigneur, terre entière,       <br />
       sonnez, chantez, jouez !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons » (2 Tm 2, 8-13)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           souviens-toi de Jésus Christ,       <br />
       ressuscité d’entre les morts,       <br />
       le descendant de David :       <br />
       voilà mon évangile.       <br />
           C’est pour lui que j’endure la souffrance,       <br />
       jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur.       <br />
       Mais on n’enchaîne pas la parole de Dieu !       <br />
           C’est pourquoi je supporte tout       <br />
       pour ceux que Dieu a choisis,       <br />
       afin qu’ils obtiennent, eux aussi,       <br />
       le salut qui est dans le Christ Jésus,       <br />
       avec la gloire éternelle.       <br />
              <br />
           Voici une parole digne de foi :       <br />
       Si nous sommes morts avec lui,       <br />
       avec lui nous vivrons.       <br />
           Si nous supportons l’épreuve,       <br />
       avec lui nous régnerons.       <br />
       Si nous le rejetons,       <br />
       lui aussi nous rejettera.       <br />
           Si nous manquons de foi,       <br />
       lui reste fidèle à sa parole,       <br />
       car il ne peut se rejeter lui-même.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » (Lc 17, 11-19)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Rendez grâce à Dieu en toute circonstance :       <br />
       c’est la volonté de Dieu à votre égard       <br />
       dans le Christ Jésus.       <br />
       Alléluia. (1 Th 5, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus, marchant vers Jérusalem,       <br />
       traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.       <br />
           Comme il entrait dans un village,       <br />
       dix lépreux vinrent à sa rencontre.       <br />
       Ils s’arrêtèrent à distance       <br />
           et lui crièrent :       <br />
       « Jésus, maître,       <br />
       prends pitié de nous. »       <br />
           À cette vue, Jésus leur dit :       <br />
       « Allez vous montrer aux prêtres. »       <br />
       En cours de route, ils furent purifiés.       <br />
              <br />
           L’un d’eux, voyant qu’il était guéri,       <br />
       revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.       <br />
           Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus       <br />
       en lui rendant grâce.       <br />
       Or, c’était un Samaritain.       <br />
           Alors Jésus prit la parole en disant :       <br />
       « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ?       <br />
       Les neuf autres, où sont-ils ?       <br />
           Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger       <br />
       pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
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  </item>

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   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » </title>
   <pubDate>Tue, 20 Sep 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C le 25 septembre 2022 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Amos 6, 1a. 4-7, 1 Timothée 6, 11-16 et Luc 16, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/65368487-46656730.jpg?v=1655213512" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » " title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » " />
     </div>
     <div>
      Une dame de ma région natale me disait il y a quelque temps, après la messe, comme elle souffrait de voir ses enfants loin de l’Église. « Ma sœur, continuait-elle, elle,  a mieux réussi : ses enfants sont ici à la messe » et de continuer ses réflexions pour terminer en me disant : « Je pense que les miens ont trop bien réussi dans la vie. Ils ont tous un bon métier, ils font de l’argent, ils n’ont pas besoin du bon Dieu ».       <br />
              <br />
       Cela m’a frappé. Sur le coup, je me suis dit « C’est une explication comme une autre ». Et pourtant en lisant l’évangile aujourd’hui cette réflexion me revient à l’esprit. La parabole que Jésus raconte, celle du riche et du pauvre Lazare ne dit-elle pas la même chose.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La parabole du riche et du pauvre Lazare</span>       <br />
              <br />
       Écoutons Jésus. L’homme riche porte des vêtements de luxe, il fait bonne chair. Il vit sans se préoccuper des autres. Il ne voit pas le pauvre Lazare qui est à sa porte. Les deux meurent et qu’est-ce qui se passe? Le riche est en proie aux souffrances et il voit le pauvre Lazare heureux avec Abraham leur père dans la foi. Il supplie cet ancêtre à tous deux de le soulager. Et la réponse d’Abraham est sans concession « Mon enfant, rappelle-toi  tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c’est ton tour de souffrir. »       <br />
              <br />
       Et l’histoire que raconte Jésus continue en soulignant qu’il y a désormais un mur infranchissable entre les deux. Le riche alors, continue la parabole, demande que ses frères soient prévenus qu’’ils sont sur une voie qui les mènera vers la souffrance éternelle et non vers le bonheur éternel.       <br />
              <br />
       Il imagine un stratagème : que l’une des personnes décédées vienne leur parler en personne. Mais Jésus de conclure ça ne servirait à rien, Dieu leur parle déjà par les Écriture, Moïse et les prophètes. C’est eux qu’il doivent écouter.        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Un choix personnel à faire </span>       <br />
              <br />
       Vous voyez par ce bref résumé que la pointe de cette histoire de Jésus c’est, non pas ce qui se passe après la mort, ni la demande du riche, c’est la réponse d’Abraham « Ils ont Moïse et les prophètes, c’est-à-dire, les Écritures Saintes, la Parole de Dieu, qu’ils les écoutent! »       <br />
              <br />
       Cette réponse est cinglante et percutante. Elle ne fait pas de détour. Elle met devant nos yeux un choix clair ou vous écoutez la Parole de Dieu reçue dans la foi ou vous suivez votre chemin sans vous en occuper ni sans vous occuper des autres.       <br />
              <br />
       Voilà  une invitation claire. Mais il y a plus,       <br />
              <br />
       En plus de cette invitation à choisir Dieu et sa Parole en premier lieu, il y a une mise en garde contre la richesse qui risque de nous aveugler comme le pensait la dame dont j’ai parlé en commençant, une richesse qui risque de nos enfermer sur nous-même et de ne plus laisser de place à Dieu. Richesse de  toutes sortes : richesse d’argent bien sûr, mais aussi richesse de la culture, de l'éducation, richesse du bien-être,  richesse de nos relations avec les amis et la famille etc. Tout cela comporte le risque de fermer notre cœur.        <br />
              <br />
       Le prophète Amos dans la première lecture décrit avec force détails comment les cœurs se ferment pour ceux qu’il appelle « la bande des vautrés » qui mangent les meilleurs agneaux, qui se frottent avec des parfums de luxe et le reste. Il leur prédit le malheur de la déportation.         <br />
              <br />
       Le riche d l’Évangile est comme cette "bande de vautrés". Il constate son erreur dans l'au-delà mais trop tard. Il ne peut plus changer rien. Le pauvre, lui dans sa pauvreté, a vécu autre chose. Il s’est ouvert, il a accueilli, il ne s’est pas fié uniquement sur ses ressources et ses moyens.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Que retenir de cette histoire célèbre de Jésus sur le riche et le pauvre Lazare?       <br />
              <br />
       Il ne faudrait pas en faire une lecture qui ramène le tout à une simple question de richesse. Elle peut certes empêcher de voir ce qui nous dérange, de voir les manifestations actuelles d’une pauvreté qui n’est plus la même que dans le temps de Jésus, mais qui est toujours là  sous diverses formes comme chez les itinérants, les jeunes drogués, les personnes délaissées, les personnes âgées, dans les conflits interminables, dans les couples et dans les familles etc.         <br />
              <br />
       Mais, le message central est que devenir disciples de Jésus n'est pas quelque chose d’automatique, c’est à chacun de faire son choix. Quand il était sur la terre le riche aurait pu agir autrement. Le choix était possible. Il a fait celui de jouir de la vie sous toutes ses formes sans se préoccuper de son âme et de son salut.         <br />
              <br />
       Dieu met devant nous,  devant chacun et chacune un choix aujourd'hui.  Comme il est dit dans le livre du Deutéronome : « Je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance ».  (Deutéronome 30, 19) . Et Jésus dans l’évangile nous dit «  Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent ». (Mathieu 6, 24)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce choix que nous faisons d’être disciples de Jésus, d’être avec lui, n’est pas un choix de tout repos, Nous aurons parfois et même souvent des retours en arrière et des manquements. C’est inscrit dans le chemin de la sainteté qui n’est pas une grâce qui est donnée sans effort de notre part et sans erreurs même.       <br />
              <br />
       Nous avons besoin de soutien et d’encouragement. C’est ce qui se produit à chaque dimanche dans nos célébrations eucharistiques. Nous nous retrouvons ensemble pour nous stimuler les uns les autres, pour nous nourrir de la Parole de Dieu et du Corps et du Sang de Jésus. Nous trouvons dans ces moments de célébration non seulement une nourriture spirituelle mais aussi une force pour continuer malgré les difficultés et les erreurs, car nous savons que Jésus a passé à travers un chemin autrement plus difficile et qu’il est maintenant auprès du Père où il nous attend.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       20 septembre 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 20 septembre 2016-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La bande des vautrés n’existera plus » (Am 6, 1a.4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur de l’univers :       <br />
           Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles dans Sion,       <br />
       et à ceux qui se croient en sécurité       <br />
       sur la montagne de Samarie.       <br />
           Couchés sur des lits d’ivoire,       <br />
       vautrés sur leurs divans,       <br />
       ils mangent les agneaux du troupeau,       <br />
       les veaux les plus tendres de l’étable ;       <br />
           ils improvisent au son de la harpe,       <br />
       ils inventent, comme David, des instruments de musique ;       <br />
           ils boivent le vin à même les amphores,       <br />
       ils se frottent avec des parfums de luxe,       <br />
       mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël !       <br />
           C’est pourquoi maintenant ils vont être déportés,       <br />
       ils seront les premiers des déportés ;       <br />
       et la bande des vautrés n’existera plus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 145 (146), 6c.7, 8.9a, 9bc-10)       <br />
       R/ Chante, ô mon âme,       <br />
       la louange du Seigneur !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 145, 1b)       <br />
              <br />
       Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,       <br />
       il fait justice aux opprimés ;       <br />
       aux affamés, il donne le pain ;       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes,       <br />
       le Seigneur protège l’étranger.       <br />
              <br />
       Il soutient la veuve et l’orphelin,       <br />
       il égare les pas du méchant.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera :       <br />
       ton Dieu, ô Sion, pour toujours !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Garde le commandement jusqu’à la Manifestation du Seigneur » (1 Tm 6, 11-16)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Toi, homme de Dieu,       <br />
       recherche la justice, la piété, la foi, la charité,       <br />
       la persévérance et la douceur.       <br />
           Mène le bon combat, celui de la foi,       <br />
       empare-toi de la vie éternelle !       <br />
       C’est à elle que tu as été appelé,       <br />
       c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi       <br />
       devant de nombreux témoins.       <br />
              <br />
           Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres,       <br />
       et en présence du Christ Jésus       <br />
       qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation,       <br />
       voici ce que je t’ordonne :       <br />
           garde le commandement du Seigneur,       <br />
       en demeurant sans tache, irréprochable       <br />
       jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Celui qui le fera paraître aux temps fixés, c’est Dieu,       <br />
       Souverain unique et bienheureux,       <br />
       Roi des rois et Seigneur des seigneurs,       <br />
           lui seul possède l’immortalité,       <br />
       habite une lumière inaccessible ;       <br />
       aucun homme ne l’a jamais vu,       <br />
       et nul ne peut le voir.       <br />
       À lui, honneur et puissance éternelle. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » (Lc 16, 19-31)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux pharisiens :       <br />
           « Il y avait un homme riche,       <br />
       vêtu de pourpre et de lin fin,       <br />
       qui faisait chaque jour des festins somptueux.       <br />
           Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,       <br />
       qui était couvert d’ulcères.       <br />
           Il aurait bien voulu se rassasier       <br />
       de ce qui tombait de la table du riche ;       <br />
       mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.       <br />
           Or le pauvre mourut,       <br />
       et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.       <br />
       Le riche mourut aussi,       <br />
       et on l’enterra.       <br />
           Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;       <br />
       levant les yeux, il vit Abraham de loin       <br />
       et Lazare tout près de lui.       <br />
           Alors il cria :       <br />
       ‘Père Abraham, prends pitié de moi       <br />
       et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau       <br />
       pour me rafraîchir la langue,       <br />
       car je souffre terriblement dans cette fournaise.       <br />
           – Mon enfant, répondit Abraham,       <br />
       rappelle-toi :       <br />
       tu as reçu le bonheur pendant ta vie,       <br />
       et Lazare, le malheur pendant la sienne.       <br />
       Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,       <br />
       et toi, la souffrance.       <br />
           Et en plus de tout cela, un grand abîme       <br />
       a été établi entre vous et nous,       <br />
       pour que ceux qui voudraient passer vers vous       <br />
       ne le puissent pas,       <br />
       et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.’       <br />
           Le riche répliqua :       <br />
       ‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare       <br />
       dans la maison de mon père.       <br />
           En effet, j’ai cinq frères :       <br />
       qu’il leur porte son témoignage,       <br />
       de peur qu’eux aussi ne viennent       <br />
       dans ce lieu de torture !’       <br />
           Abraham lui dit :       <br />
       ‘Ils ont Moïse et les Prophètes :       <br />
       qu’ils les écoutent !       <br />
           – Non, père Abraham, dit-il,       <br />
       mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,       <br />
       ils se convertiront.’       <br />
           Abraham répondit :       <br />
       ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,       <br />
       quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :       <br />
       ils ne seront pas convaincus.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/65368487-46656730.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-riche-et-le-pauvre-Lazare_a1083.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : « La porte étroite... »</title>
   <pubDate>Tue, 16 Aug 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C le 21 août 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Isaïe 66, 18-21, Hébreux 12, 5-7 et 11-13 et Luc 13, 22-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64229005-46109483.jpg?v=1655141183" alt="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : « La porte étroite... »" title="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : « La porte étroite... »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Introduction : une question</span>       <br />
              <br />
       Un quidam demande à Jésus s’il y aura peu de gens être sauvés C’est une question qui a hanté bien des croyants au cours des siècles. À certaines périodes, cette question était tellement présente qu’elle a provoqué de terribles angoisses chez certains.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La réponse de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Revenons à la question et à la réponse de Jésus. La question posée à Jésus semble bien claire, mais, en fait, posée comme elle l’est, elle est piégée. En effet, le type de l’évangile voudrait se faire dire oui ou non, mais, Jésus dans sa réponse déplace le centre de l’attention du « combien » au « comment ».        <br />
              <br />
       Combien il va y en avoir ce n’est pas la bonne question pour Jésus. La bonne question, c’est « moi, qu’est-ce que je fais pour être sauvé ». Comment? Et Jésus continue en disant que la porte est ouverte actuellement, mais un jour elle sera fermée, Ce qui est important donc c’est d’entrer maintenant dans le salut proposé par Jésus. « Efforcez-vous d’entrer maintenant par la porte étroite…beaucoup chercheront, plus tard à entrer et ne pourront pas, car le maître aura fermé la porte. »       <br />
              <br />
       Voilà le message de Jésus aujourd’hui : il est urgent d’accueillir Dieu dans sa vie. Il faut le faire maintenant et ne pas remettre à plus tard parce que ce sera alors trop tard.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une vie éternelle déjà commencée ici-bas</span>       <br />
              <br />
       Pourquoi Jésus nous presse-t-il tellement à ne pas remettre à plus tard de s’occuper de son salut?       <br />
              <br />
       Pour une raison bien simple, mais qui est au cœur de notre foi. C’est la suivante. Notre bonheur éternel, il se commence ici-bas dans l’amour, l’aide aux autres, le dévouement la générosité etc.… toutes les vertus qu'on essaie de pratiquer; patience, humilité, charité etc... enfin dans tout ce qui se vit quotidiennement.       <br />
              <br />
       Il y a une belle comparaison qui le dit très bien. L’enfant dans le sein de sa mère avant sa naissance ne se dit pas : « Je vais attendre plus tard pour me former des yeux parce qu'ici il n’y a pas de lumière ou encore à quoi sert d'avoir des jambes, il n’y a pas de place pour courir ici. » Il ne se dit pas cela parce que dans le sein de sa mère il développe les organes qui lui permettront de jouir pleinement de sa vie près sa naissance.       <br />
              <br />
       Il en est un ainsi pour des chrétiens. Nous devons développer ici-bas les organes spirituels, je dirais, l’amour de Dieu et du prochain, toues ces vertus dont j'ai parlé il y un instant, qui nous permettront de jouir pleinement de la vie avec Dieu pour toujours après notre mort.       <br />
              <br />
       Il faut donc prendre au sérieux le temps présent, ne pas fuir nos responsabilités, car c’est maintenant que se joue notre éternité.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une relation personnelle avec Jésus à développer</span>       <br />
              <br />
       Si on continue à lire la suite de cet évangile, on remarque qu’une condition est mise pour être sauvés : tu seras sauvé parce que, toi,  tu te seras impliqué personnellement. Il ne te suffira pas, dit Jésus de dire : « J’ai mangé et bu avec toi.. » en d’autres mots, j’ai été à la messe, j’ai fais mes prières, j’ai fait partie d’associations chrétiennes etc. etc. on se connaissait bien…       <br />
              <br />
       Vous savez, on peut bien vivre à côté de quelqu’un pendant plusieurs années sans s’intéresser vraiment à cette personne, à ses besoins, sans l’aimer, sans s’impliquer personnellement. Jésus nous dit que  ce peut être la même chose avec Dieu aussi.        <br />
              <br />
       Et pourtant, s’impliquer personnellement n’est pas si difficile. C’est à la portée de tous et toutes, dit Jésus, même des ceux et celles qui se sentent bien peu de choses : « Des derniers seront premiers et des premiers seront derniers ». C’est le cœur qui compte. Voilà!       <br />
              <br />
       Je pense ici à une dame qui me demandait souvent si tout ce qu’elle avait fait dans le silence pour sa famille, son mari et ses enfants, ça valait la peine. «  Ai-je bien fait, disait-elle? ». Je lui répondais que tout l’amour, toute la générosité qu’on déploie autour de soi, le bon Dieu le voit. C’est pourquoi, des « derniers » aux yeux du monde, sont des « premiers » aux yeux de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Seigneur Jésus, donne-moi le désir de t’ouvrir toute grande ma porte, car t’accueillir c’est accueillir le salut, te laisser entrer, c’est aussi le moyen d’entrer chez toi, dans ton royaume, dans ton amour. Fais-moi comprendre, dans cette Eucharistie où ta présence vient nous soutenir et nous nourrir spirituellement, que dès maintenant, je dois aussi ouvrir ma porte aux autres, car c’est par cette porte de l’amour que j'ouvre toute grande que tu entreras chez moi aujourd’hui et dans l’éternité.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       16 août 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 23 août 2013-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « De toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères » (Is 66, 18-21)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
           connaissant leurs actions et leurs pensées,       <br />
       moi, je viens rassembler toutes les nations,       <br />
       de toute langue.       <br />
       Elles viendront et verront ma gloire :       <br />
           je mettrai chez elles un signe !       <br />
       Et, du milieu d’elles, j’enverrai des rescapés       <br />
       vers les nations les plus éloignées,       <br />
       vers les îles lointaines       <br />
       qui n’ont rien entendu de ma renommée,       <br />
       qui n’ont pas vu ma gloire ;       <br />
       ma gloire, ces rescapés l’annonceront       <br />
       parmi les nations.       <br />
           Et, de toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères,       <br />
       en offrande au Seigneur,       <br />
       sur des chevaux et des chariots, en litière,       <br />
       à dos de mulets et de dromadaires,       <br />
       jusqu’à ma montagne sainte, à Jérusalem,       <br />
       – dit le Seigneur.       <br />
       On les portera comme l’offrande qu’apportent les fils d’Israël,       <br />
       dans des vases purs, à la maison du Seigneur.       <br />
           Je prendrai même des prêtres et des lévites parmi eux,       <br />
       – dit le Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 116 (117), 1, 2)       <br />
       R/ Allez dans le monde entier.       <br />
       Proclamez l’Évangile.       <br />
       ou : Alléluia ! (Mc 16, 15)       <br />
              <br />
       Louez le Seigneur, tous les peuples ;       <br />
       fêtez-le, tous les pays !       <br />
              <br />
       Son amour envers nous s’est montré le plus fort ;       <br />
       éternelle est la fidélité du Seigneur !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Quand Dieu aime quelqu’un, il lui donne de bonnes leçons » (He 12, 5-7.11-13)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous avez oublié cette parole de réconfort,       <br />
       qui vous est adressée comme à des fils :       <br />
       Mon fils, ne néglige pas les leçons du Seigneur,       <br />
       ne te décourage pas quand il te fait des reproches.       <br />
           Quand le Seigneur aime quelqu’un,       <br />
       il lui donne de bonnes leçons ;       <br />
       il corrige tous ceux qu’il accueille comme ses fils.       <br />
           Ce que vous endurez est une leçon.       <br />
       Dieu se comporte envers vous comme envers des fils ;       <br />
       et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ?       <br />
           Quand on vient de recevoir une leçon,       <br />
       on n’éprouve pas de la joie mais plutôt de la tristesse.       <br />
       Mais plus tard, quand on s’est repris grâce à la leçon,       <br />
       celle-ci produit un fruit de paix et de justice.       <br />
           C’est pourquoi,       <br />
       redressez les mains inertes et les genoux qui fléchissent,       <br />
           et rendez droits pour vos pieds les sentiers tortueux.       <br />
       Ainsi, celui qui boite ne se fera pas d’entorse ;       <br />
       bien plus, il sera guéri.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « On viendra de l’orient et de l’occident prendre place au festin dans le royaume de Dieu » (Lc 13, 22-30)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, dit le Seigneur ;       <br />
       personne ne va vers le Père sans passer par moi.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 6)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           tandis qu’il faisait route vers Jérusalem,       <br />
       Jésus traversait villes et villages en enseignant.       <br />
           Quelqu’un lui demanda :       <br />
       « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? »       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
           « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite,       <br />
       car, je vous le déclare,       <br />
       beaucoup chercheront à entrer       <br />
       et n’y parviendront pas.       <br />
           Lorsque le maître de maison se sera levé       <br />
       pour fermer la porte,       <br />
       si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte,       <br />
       en disant :       <br />
       ‘Seigneur, ouvre-nous’,       <br />
       il vous répondra :       <br />
       ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.’       <br />
           Alors vous vous mettrez à dire :       <br />
       ‘Nous avons mangé et bu en ta présence,       <br />
       et tu as enseigné sur nos places.’       <br />
           Il vous répondra :       <br />
       ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.       <br />
       Éloignez-vous de moi,       <br />
       vous tous qui commettez l’injustice.’       <br />
           Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents,       <br />
       quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob,       <br />
       et tous les prophètes       <br />
       dans le royaume de Dieu,       <br />
       et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors.       <br />
           Alors on viendra de l’orient et de l’occident,       <br />
       du nord et du midi,       <br />
       prendre place au festin dans le royaume de Dieu.       <br />
           Oui, il y a des derniers qui seront premiers,       <br />
       et des premiers qui seront derniers. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64229005-46109483.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-La-porte-etroite_a1078.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Je suis venu apporter un feu sur la terre »</title>
   <pubDate>Tue, 09 Aug 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année C le 14 août 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes: Jérémie 38, 4-6.-10, Hébreux 12, 1-9 et Luc 12, 49-53.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64229002-46109470.jpg?v=1654286621" alt="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Je suis venu apporter un feu sur la terre »" title="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Je suis venu apporter un feu sur la terre »" />
     </div>
     <div>
      J’ai un confrère aimant bien l’humour qui, un jour, lorsqu’il avait terminé la lecture de cet évangile, ferma ostensiblement le <span style="font-style:italic">Livre de la Parole</span> et lança d’un ton surpris « Quelle famille !».       <br />
              <br />
       La description des conflits et des oppositions qui attendent le disciple de Jésus est ainsi symbolisée par les divisons familiales ou entre amis. Elles sont le symbole d’une situation où l’annonce du salut que Dieu donne suscite non seulement des hésitations mais des oppositions.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le prophète Jérémie</span>       <br />
              <br />
       Cela est une longue histoire. Dans l’Ancien Testament, tout au cours de l’histoire du peuple élu, les prophètes ont rencontré des oppositions car ils allaient à contre-courant bien souvent des attentes simplistes et à courte vue de leurs contemporains.  Pour ceux-ci, les valeurs se limitaient à ce qu’on voit, au profit, à la réussite,  aux victoires guerrières, alors que les prophètes annonçaient une alliance où les cœurs sont changés, où le feu de l’amour a la première place. C'est ce message que Jésus reprend lorsqu’il dit : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! »        <br />
              <br />
       Parmi les prophètes, la figure du prophète Jérémie est emblématique. On le voit aujourd’hui dans un récit très coloré : «   Alors ils se saisirent de Jérémie et le jetèrent dans la citerne de Melkias, fils du roi, dans la cour de garde. On le descendit avec des cordes. Dans cette citerne il n’y avait pas d’eau, mais de la boue ». Au fond de cette citerne, Jérémie ne lâche pas. Il est à contre-courant, mais il s’appuie sur la Parole de Dieu qui le sauve de ce mauvais pas en changeant le cœur du roi qui donne cet ordre à Ébed-Mélek l’Éthiopien : « Prends trente hommes avec toi, et fais remonter de la citerne le prophète Jérémie avant qu’il ne meure. »       <br />
              <br />
       On sait par la suite que les déboires du prophète Jérémie ne sont pas finis, mais on sait aussi qu’il demeurera toujours fidèle à l’annonce du salut que Dieu offre à son peuple dans une alliance où ce sont les cœurs qui sont visés et non seulement les pratiques et les observances de la  Loi.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les paroles de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Ces situations vécues par Jérémie se rencontrent, toutes proportions gardées, tout au long de l’histoire de l’Église. Au moment où saint Luc écrit son évangile, il commençait à y avoir des divisions et même des persécutions. Aujourd’hui, dans nos sociétés très sécularisées, la référence aux convictions religieuses est souvent mise à l’écart. Et pourtant, c’est ce qui fait vivre bien des gens. Les croyants dont nous sommes doivent donc s’attendre à aller à contre-courant, eux aussi, comme le prophète Jérémie.        <br />
              <br />
       Les papes depuis saint Jean-Paul II nous le rappellent souvent. À preuve ces mots de saint Jean-Paul II qui ont fait le tour du monde lors de son élection comme évêque de Rome et pape  le 22 octo­bre 1978 : «N'ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ, à sa puissance salvatrice, ouvrez les frontières des États, des systèmes politiques et économiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation et du développement. »<!--dans <span style="font-style:italic">Novo millennio ineunte</span> à l’occasion de l’an 2000 : « Nous ne sommes certes pas séduits par la perspective naïve qu'il pourrait exister pour nous, face aux grands défis de notre temps, une formule magique. Non, ce n'est pas une formule qui nous sauvera, mais une Personne, et la certitude qu'elle nous inspire : Je suis avec vous ! »-->       <br />
              <br />
       Et , le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique</span> à la suite du <span style="font-style:italic">Synode sur les jeunes</span> en octobre 2018 les invite, ainsi que tout le Peuple de Dieu, à  ne pas se laisser détourner des valeurs et de la foi professée malgré les oppositions et la diffusion des valeurs du monde, les fameuses « valeurs mondaines » dont le pape François parle fréquemment, souvent contraires à celles de l’Évangile. Je cite : « L’Église du Christ peut toujours succomber à la tentation de perdre l’enthousiasme parce qu’elle n’écoute plus l’appel du Seigneur au risque de la foi, l’appel à tout donner sans mesurer les dangers, et qu’elle recommence à chercher de fausses sécurités mondaines ». (<span style="font-style:italic">Christus vivit</span> n. 37)  « Soyez capables d’aller à contre-courant et sachez partager Jésus, communiquez la foi qu’il vous a offerte. Si seulement vous pouviez sentir dans le cœur le même mouvement irrésistible qui agitait saint Paul quand il disait : '' Malheur à moi si je n'annonce pas l'Évangile '' » (1Co 9, 16). <span style="font-style:italic">(Ibidem</span>, n. 176)        <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus à ses disciples que nous rappelons ce matin sont pour nous un encouragement bienvenu. Oui, son message est comme un feu qui réchauffe et qui éclaire même si sa diffusion ne sera pas sans rencontrer bien des obstacles, parfois près de nous : « le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère » écrit saint Luc de façon imagée.        <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous les vivons ces obstacles, chacune et chacune à notre façon. Nous aimerions que nos convictions soient partagées par nos concitoyens et concitoyennes et nous constatons, hélas! qu’ils se sont éloignés de l’héritage catholique reçu dans leurs jeunes années, du moins en ce qui nous concerne au Québec.        <br />
              <br />
       On peut se réjouir que les valeurs de solidarité, de partage et de respect soient maintenant partie prenante des valeurs que notre société exalte et défend ainsi que celles de la dignité des personnes et de la liberté. Ce qui peut attrister hélas! c’est que le nom de Jésus n'est plus proclamé ouvertement et sans crainte.        <br />
              <br />
       Comme les prophètes de l'Ancien Testament, nous avons à redire que ces belles valeurs que notre société vit ont  leur source dans un amour qui nous prévient et nous rejoint tous et toutes, celui de l’amour d’un Dieu solidaire avec l’humanité et qui lui  donne son Fils unique : « Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle ».  (Jean 3, 16)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Faisons cette prière  en terminant :        <br />
              <br />
       Oui! Seigneur, répands le feu de ton amour sur la terre.       <br />
       Fais de tes enfants des témoins de cet  amour qui rejoint  toute l’humanité <!--Accorde la paix à notre monde ; -->       <br />
       Et fais disparaître les divisions nocives.       <br />
       Donne-nous la force de témoigner        <br />
       Que ton Fils Jésus est celui qui nous sauve       <br />
       Et celui qui nous conduit où tu nous attends       <br />
       Dans la joie d’une vie porteuse d’éternité        <br />
       Que tu nous as donnée et que nous te remettons.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       9 août 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 13 août 2019-->       <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
       <span style="font-style:italic">Lectures de la messe pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année C</span>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Ma mère, tu m’as enfanté homme de querelle pour tout le pays » (cf. Jr 15, 10) (Jr 38, 4-6.8-10)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       pendant le siège de Jérusalem,       <br />
       les princes qui tenaient Jérémie en prison       <br />
           dirent au roi Sédécias :       <br />
       « Que cet homme soit mis à mort :       <br />
       en parlant comme il le fait,       <br />
       il démoralise tout ce qui reste de combattant dans la ville,       <br />
       et toute la population.       <br />
       Ce n’est pas le bonheur du peuple qu’il cherche,       <br />
       mais son malheur. »       <br />
           Le roi Sédécias répondit :       <br />
       « Il est entre vos mains,       <br />
       et le roi ne peut rien contre vous ! »       <br />
           Alors ils se saisirent de Jérémie       <br />
       et le jetèrent dans la citerne de Melkias, fils du roi,       <br />
       dans la cour de garde.       <br />
       On le descendit avec des cordes.       <br />
       Dans cette citerne il n’y avait pas d’eau, mais de la boue,       <br />
       et Jérémie enfonça dans la boue.       <br />
           Ébed-Mélek sortit de la maison du roi       <br />
       et vint lui dire :       <br />
           « Monseigneur le roi,       <br />
       ce que ces gens-là ont fait au prophète Jérémie,       <br />
       c’est mal !       <br />
       Ils l’ont jeté dans la citerne,       <br />
       il va y mourir de faim       <br />
       car on n’a plus de pain dans la ville ! »       <br />
           Alors le roi donna cet ordre à Ébed-Mélek l’Éthiopien :       <br />
       « Prends trente hommes avec toi,       <br />
       et fais remonter de la citerne le prophète Jérémie       <br />
       avant qu’il ne meure. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 39 (40), 2, 3, 4, 18)       <br />
              <br />
       R/ Seigneur, viens vite à mon secours ! (Ps 39, 14b)       <br />
              <br />
       D’un grand espoir,       <br />
       j’espérais le Seigneur :       <br />
       il s’est penché vers moi       <br />
       pour entendre mon cri.       <br />
              <br />
       Il m’a tiré de l’horreur du gouffre,       <br />
       de la vase et de la boue ;       <br />
       il m’a fait reprendre pied sur le roc,       <br />
       il a raffermi mes pas.       <br />
              <br />
       Dans ma bouche il a mis un chant nouveau,       <br />
       une louange à notre Dieu.       <br />
       Beaucoup d’hommes verront, ils craindront,       <br />
       ils auront foi dans le Seigneur.       <br />
              <br />
       Je suis pauvre et malheureux,       <br />
       mais le Seigneur pense à moi.       <br />
       Tu es mon secours, mon libérateur :       <br />
       mon Dieu, ne tarde pas !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée » (He 12, 1-4)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous qui sommes entourés d’une immense nuée de témoins,       <br />
       et débarrassés de tout ce qui nous alourdit       <br />
       – en particulier du péché qui nous entrave si bien –,       <br />
       courons avec endurance       <br />
       l’épreuve qui nous est proposée,       <br />
           les yeux fixés sur Jésus,       <br />
       qui est à l’origine et au terme de la foi.       <br />
       Renonçant à la joie qui lui était proposée,       <br />
       il a enduré la croix en méprisant la honte de ce supplice,       <br />
       et il siège à la droite du trône de Dieu.       <br />
           Méditez l’exemple       <br />
       de celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle hostilité,       <br />
       et vous ne serez pas accablés par le découragement.       <br />
           Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang       <br />
       dans votre lutte contre le péché.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Je ne suis pas venu mettre la paix sur terre, mais bien plutôt la division » (Lc 12, 49-53)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;       <br />
       moi, je les connais, et elles me suivent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 27)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Je suis venu apporter un feu sur la terre,       <br />
       et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !       <br />
           Je dois recevoir un baptême,       <br />
       et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli !       <br />
           Pensez-vous que je sois venu       <br />
       mettre la paix sur la terre ?       <br />
       Non, je vous le dis,       <br />
       mais bien plutôt la division.       <br />
           Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées :       <br />
       trois contre deux et deux contre trois ;       <br />
           ils se diviseront :       <br />
       le père contre le fils       <br />
       et le fils contre le père,       <br />
       la mère contre la fille       <br />
       et la fille contre la mère,       <br />
       la belle-mère contre la belle-fille       <br />
       et la belle-fille contre la belle-mère. »       <br />
              <br />
         – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64229002-46109470.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-20e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C- Je-suis-venu-apporter-un-feu-sur-la-terre_a1077.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-64228942</guid>
   <title>Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »</title>
   <pubDate>Tue, 02 Aug 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C le 7 août 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Sagesse 18, 6-9, Hébreux 11, 1-2.8-19 et Luc 12, 32-48.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64228942-46109458.jpg?v=1652810122" alt="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »" title="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »" />
     </div>
     <div>
       Cette scène est un peu étrangère à nos habitudes ici au Québec, même si elle peut faire partie encore de la vie courante dans d’autres parties du monde. Il y a longtemps qu’on n'a plus ici de serviteurs, de servantes, de domestiques. Il y a longtemps qu’on n’a pas besoin d’allumer des flambeaux le soir ou des lampes à l’huile.        <br />
              <br />
       C’est une des difficultés de l’évangile et de la Bible en général. Comme me disait quelqu’un : « Toutes ces scènes d’une autre culture, ça ne nous dit pas grand-chose, pourquoi lire cela à l’église? » Et pourtant, c’est à travers ces récits, ces images que Dieu veut nous parler encore aujourd’hui. Il nous laisse un message. Il nous fait signe.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène : un maître et des serviteurs</span>       <br />
              <br />
       Revenons donc à notre scène du maître qui revient des noces. Les serviteurs se tiennent prêts. Ils ne se laissent pas aller à dormir.  Ils sont vigilants. Ils ne pensent pas à eux d‘abord, mais au maître. Ils sont tournés vers lui. Ils veulent son bien. Ils veulent qu’il soit heureux et content. Ils s’oublient eux-mêmes un peu comme des parents le font pour leurs enfants.       <br />
              <br />
       Voilà la scène de départ, le premier acte de la pièce de théâtre, pourrait-on dire, et qu'est-ce qui se passe? Le maître arrive et la situation est complètement renversée littéralement. Coup de théâtre. Les serviteurs tombent sur le dos. Ils n’en croient pas leur  yeux. C’est leur maître qui les sert lui-même, qui les fait manger. Ils sont abasourdis, car ce n’est pas ainsi d’habitude dans la vie des maîtres et des serviteurs.       <br />
              <br />
       Voilà le récit, l’histoire que raconte Jésus. Quel est le message pour nous selon vous? La réponse est dans le renversement. Jésus veut nous dire ici que lui - le Maître - il n’agit pas comme les maîtres ordinaires. Il agit comme un maître d’un genre particulier. Il vient à notre secours.  Il vient donner sa vie au service de l’Humanité. Il ne vient pas dominer, écraser. Il vient servir…jusqu’à donner tout ce qu’’il a pour nous, pour nous sauver. C’est cela le vrai service.       <br />
              <br />
       Vous voyez donc le pourquoi de ce petit récit bien simple qui fait appel à des habitudes que nous n’avons plus. Il garde quand même son intérêt. Car l’enseignement qu’il nous transmet est encore valable aujourd’hui et n’est pas sans conséquence si nous le prenons au sérieux       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Comme Lui</span>       <br />
              <br />
       Une première conséquence de cette attitude de service qui est au cœur de la vie de Jésus nous concerne tous et toutes. Jésus par ce récit veut nous dire que, comme le disciple n’est pas au-dessus du maître, nous ses disciples nous devons faire comme lui. Un <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=8XUvyFx6aLE">chant de Robert Lebel</a> que vous connaissez bien le dit admirablement : « Comme Lui, savoir dresser la table Comme Lui, nouer le tablier Se lever chaque jour et servir par amour Comme Lui. »       <br />
              <br />
       Pourquoi faire comme Lui ? Parce qu’il n’est plus là physiquement. Il est présent par ses disciples qui témoignent de Lui. Le Christ ce sont les chrétiens, le Christ c’est nous, nous sommes son Corps mystique, c'est à travers nous que les autres, nos contemporains, peuvent voir le Christ.       <br />
              <br />
       Vous êtes le Corps du Christ dit saint Paul aux chrétiens de Corinthe. Cela m’amène à me demander - à moi et que chacun et chacune se le demande à lui ou à elle aussi : « Est-ce que je pense de temps en temps à rendre témoignage de ma foi, à rendre le Christ visible? Est-ce que je veux le faire malgré mes limites et mes péchés? »       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Des serviteurs dans l’attente</span>       <br />
              <br />
       Une deuxième conséquence qui ressort de ce beau récit c’est une invitation à la vigilance dans l’attente de la venue du Maître qui se met au service de ses serviteurs. Nous sommes invités à être toujours dans l’attente de la venue de Dieu dans nos vies de chaque jour.       <br />
              <br />
       Les disciples de Jésus sont des êtres d’attente comme la femme qui attend un enfant, comme le jeune qui attend le spectacle de son groupe rock préféré etc.        <br />
              <br />
       Jésus nous dit aujourd’hui  « Vous rencontrerez un jour Celui que vous cherchez. Vous êtes ‘programmés’ pour une rencontre exceptionnelle, à ne pas manquer. … Un jour quelqu’un frappera à votre porte, quelqu’un qui vous connaît bien et vous aime…  ce sera au soir de votre vie, ce sera le Grand Rendez-vous. Tenez-vous prêts dès maintenant, soyez prêts avec vos lampes allumées ». C'est direct et clair : le disciple de Jésus se sait en marche vers une demeure où Jésus est déjà arrivé et où il l'attend.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous aide à nous laisser changer de plus en plus, à développer comme Jésus notre Maître cet esprit de service d’un véritable disciple qui marche à la suite de celui qui s’est fait le Serviteur parfait.         <br />
              <br />
       Comme l’écrit saint Paul aux Philippiens : « Le Christ Jésus,  ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom. » (Philippiens 2, 5-10)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
        2 août 2022        <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 2 août 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « En même temps que tu frappais nos adversaires, tu nous appelais à la gloire » (Sg 18, 6-9)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
           La nuit de la délivrance pascale       <br />
       avait été connue d’avance par nos Pères ;       <br />
       assurés des promesses auxquelles ils avaient cru,       <br />
       ils étaient dans la joie.       <br />
           Et ton peuple accueillit à la fois le salut des justes       <br />
       et la ruine de leurs ennemis.       <br />
           En même temps que tu frappais nos adversaires,       <br />
       tu nous appelais à la gloire.       <br />
           Dans le secret de leurs maisons,       <br />
       les fidèles descendants des justes offraient un sacrifice,       <br />
       et ils consacrèrent d’un commun accord cette loi divine :       <br />
       que les saints partageraient aussi bien le meilleur que le pire ;       <br />
       et déjà ils entonnaient les chants de louange des Pères.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 32 (33), 1.12, 18-19,20.22)       <br />
       R/ Heureux le peuple       <br />
       dont le Seigneur est le Dieu. (Ps 32, 12a)       <br />
              <br />
       Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes !       <br />
       Hommes droits, à vous la louange !       <br />
       Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,       <br />
       heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !       <br />
              <br />
       Dieu veille sur ceux qui le craignent,       <br />
       qui mettent leur espoir en son amour,       <br />
       pour les délivrer de la mort,       <br />
       les garder en vie aux jours de famine.       <br />
              <br />
       Nous attendons notre vie du Seigneur :       <br />
       il est pour nous un appui, un bouclier.       <br />
       Que ton amour, Seigneur, soit sur nous       <br />
       comme notre espoir est en toi !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Abraham attendait la ville dont le Seigneur lui-même est le bâtisseur et l’architecte » (He 11, 1-2.8-19)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           la foi est une façon de posséder ce que l’on espère,       <br />
       un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas.       <br />
           Et quand l’Écriture rend témoignage aux anciens,       <br />
       c’est à cause de leur foi.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :       <br />
       il partit vers un pays       <br />
       qu’il devait recevoir en héritage,       <br />
       et il partit sans savoir où il allait.       <br />
           Grâce à la foi, il vint séjourner en immigré       <br />
       dans la Terre promise, comme en terre étrangère ;       <br />
       il vivait sous la tente,       <br />
       ainsi qu’Isaac et Jacob,       <br />
       héritiers de la même promesse,       <br />
           car il attendait la ville qui aurait de vraies fondations,       <br />
       la ville dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,       <br />
       fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance       <br />
       parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.       <br />
           C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,       <br />
       a pu naître une descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       une multitude innombrable.       <br />
              <br />
           C’est dans la foi, sans avoir connu la réalisation des promesses,       <br />
       qu’ils sont tous morts ;       <br />
       mais ils l’avaient vue et saluée de loin,       <br />
       affirmant que, sur la terre,       <br />
       ils étaient des étrangers et des voyageurs.       <br />
           Or, parler ainsi, c’est montrer clairement       <br />
       qu’on est à la recherche d’une patrie.       <br />
           S’ils avaient songé à celle qu’ils avaient quittée,       <br />
       ils auraient eu la possibilité d’y revenir.       <br />
           En fait, ils aspiraient à une patrie meilleure,       <br />
       celle des cieux.       <br />
       Aussi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu,       <br />
       puisqu’il leur a préparé une ville.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve,       <br />
       Abraham offrit Isaac en sacrifice.       <br />
       Et il offrait le fils unique,       <br />
       alors qu’il avait reçu les promesses       <br />
           et entendu cette parole :       <br />
       C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.       <br />
           Il pensait en effet       <br />
       que Dieu est capable même de ressusciter les morts ;       <br />
       c’est pourquoi son fils lui fut rendu :       <br />
       il y a là une préfiguration.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Abraham attendait la ville dont le Seigneur lui-même est le bâtisseur et l’architecte » (He 11, 1-2.8-12)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           la foi est une façon de posséder ce que l’on espère,       <br />
       un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas.       <br />
           Et quand l’Écriture rend témoignage aux anciens,       <br />
       c’est à cause de leur foi.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :       <br />
       il partit vers un pays       <br />
       qu’il devait recevoir en héritage,       <br />
       et il partit sans savoir où il allait.       <br />
           Grâce à la foi, il vint séjourner en immigré       <br />
       dans la Terre promise, comme en terre étrangère ;       <br />
       il vivait sous la tente,       <br />
       ainsi qu’Isaac et Jacob,       <br />
       héritiers de la même promesse,       <br />
           car il attendait la ville qui aurait de vraies fondations,       <br />
       la ville dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,       <br />
       fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance       <br />
       parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.       <br />
           C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,       <br />
       a pu naître une descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       une multitude innombrable.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous aussi, tenez-vous prêts » (Lc 12, 32-48)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Veillez, tenez-vous prêts :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y pensez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 24, 42a.44)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Sois sans crainte, petit troupeau :       <br />
       votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume.       <br />
           Vendez ce que vous possédez       <br />
       et donnez-le en aumône.       <br />
       Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas,       <br />
       un trésor inépuisable dans les cieux,       <br />
       là où le voleur n’approche pas,       <br />
       où la mite ne détruit pas.       <br />
           Car là où est votre trésor,       <br />
       là aussi sera votre cœur.       <br />
           Restez en tenue de service,       <br />
       votre ceinture autour des reins,       <br />
       et vos lampes allumées.       <br />
           Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces,       <br />
       pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.       <br />
           Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée,       <br />
       trouvera en train de veiller.       <br />
       Amen, je vous le dis :       <br />
       c’est lui qui, la ceinture autour des reins,       <br />
       les fera prendre place à table       <br />
       et passera pour les servir.       <br />
           S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin       <br />
       et qu’il les trouve ainsi,       <br />
       heureux sont-ils !       <br />
           Vous le savez bien :       <br />
       si le maître de maison       <br />
       avait su à quelle heure le voleur viendrait,       <br />
       il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.       <br />
           Vous aussi, tenez-vous prêts :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y penserez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra. »       <br />
           Pierre dit alors :       <br />
       « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole,       <br />
       ou bien pour tous ? »       <br />
           Le Seigneur répondit :       <br />
       « Que dire de l’intendant fidèle et sensé       <br />
       à qui le maître confiera la charge de son personnel       <br />
       pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?       <br />
           Heureux ce serviteur       <br />
       que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !       <br />
           Vraiment, je vous le déclare :       <br />
       il l’établira sur tous ses biens.       <br />
           Mais si le serviteur se dit en lui-même :       <br />
       ‘Mon maître tarde à venir’,       <br />
       et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes,       <br />
       à manger, à boire et à s’enivrer,       <br />
           alors quand le maître viendra,       <br />
       le jour où son serviteur ne s’y attend pas       <br />
       et à l’heure qu’il ne connaît pas,       <br />
       il l’écartera       <br />
       et lui fera partager le sort des infidèles.       <br />
           Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître,       <br />
       n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté,       <br />
       recevra un grand nombre de coups.       <br />
           Mais celui qui ne la connaissait pas,       <br />
       et qui a mérité des coups pour sa conduite,       <br />
       celui-là n’en recevra qu’un petit nombre.       <br />
       À qui l’on a beaucoup donné,       <br />
       on demandera beaucoup ;       <br />
       à qui l’on a beaucoup confié,       <br />
       on réclamera davantage. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous aussi, tenez-vous prêts » (Lc 12, 35-40)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Restez en tenue de service,       <br />
       votre ceinture autour des reins,       <br />
       et vos lampes allumées.       <br />
           Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces,       <br />
       pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.       <br />
           Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée,       <br />
       trouvera en train de veiller.       <br />
       Amen, je vous le dis :       <br />
       c’est lui qui, la ceinture autour des reins,       <br />
       les fera prendre place à table       <br />
       et passera pour les servir.       <br />
           S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin       <br />
       et qu’il les trouve ainsi,       <br />
       heureux sont-ils !       <br />
           Vous le savez bien :       <br />
       si le maître de maison       <br />
       avait su à quelle heure le voleur viendrait,       <br />
       il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.       <br />
           Vous aussi, tenez-vous prêts :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y penserez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64228942-46109458.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-19e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-Maitre-se-fait-serviteur_a1076.html</link>
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