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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T19:02:05+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera ».</title>
   <pubDate>Tue, 10 Sep 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B le 15 septembre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 50, 5-9a, Jacques 2, 14-18 et Marc 8, 27-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602475-57034343.jpg?v=1625689653" alt="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera »." title="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera »." />
     </div>
     <div>
      Dans  notre évangile de ce matin Jésus se lance dans une manière de sondage pour voir ce qu’on dit et pense de lui, puis par la suite il apporte ses commentaires sur ce qu’il a entendu.       <br />
               <br />
       Commençons par le sondage.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le sondage</span>       <br />
              <br />
       Jésus va de villages en villages depuis quelque temps. Il est maintenant aux alentours de Césarée-de-Philippe, une ville située aux sources du fleuve le Jourdain. C’était une ville romaine florissante dont on peut visiter les ruines aujourd’hui, ce que j’ai pu faire il y a quelques années.         <br />
              <br />
       Au cours de ces longs déplacements à pied, les conversations occupent le temps agréablement. Elles se font sérieuses par moments. On a ici un de ces moments où Jésus procède à un sondage le concernant avec deux questions à ses disciples : «  Au dire des gens, qui suis-je ? » et «  Pour vous, qui suis-je? »        <br />
              <br />
       Les réponses sont des plus intéressantes. Elles nous donnent comme une photographie de Jésus, le prédicateur recherché et le guérisseur couru. Les gens reconnaissent en lui une dimension qui n’est pas le lot commun. Jésus, disent-ils, leur fait penser à Jean-Baptiste, à Élie ou à l’un des prophètes. Ce disant, les gens voient et mettent entre Jésus et Dieu une relation particulière. Ils ne savent pas exactement de quoi il s’agit, mais ils soupçonnent chez cet homme un destin unique, une mission extraordinaire.       <br />
              <br />
       Les disciples, eux, pour répondre à la question « Pour vous, qui suis-je? » vont plus loin que les gens questionnés auparavant. Ils ont fréquenté Jésus de près. Ils l’ont écouté. Il leur a expliqué en particulier certains de ses propos, de ses paraboles. Ils ont donc une longueur d’avance sur les autres gens. C’est Pierre qui se fera le porte-parole du groupe des disciples et il affirmera sans hésitation que pour eux Jésus est l’Envoyé de Dieu pour apporter le salut au monde. Il est le Christ c’est-à-dire celui qui a été choisi et qui a reçu l’onction de Dieu qui le fait  Sauveur de tous ceux et celles qui croient en lui et qui le reçoivent comme leur Sauveur personnel.       <br />
              <br />
       Voilà les réponses au sondage rapide que fait Jésus en marchant dans la belle nature de cette région des sources du Jourdain.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les commentaires de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Ce n’est pas fini. Jésus décide de profiter de ces réponses pour aller plus loin. La suite du texte de saint Marc rapporte les commentaires de Jésus lui-même qui nous révèlent les contours de l’identité même de Jésus comme Envoyé de Dieu et Sauveur.       <br />
               <br />
       Les propos de Jésus ne récusent pas ce qui a été dit par les gens et par les disciples, loin  de là. Jésus reconnaît sa relation particulière avec Dieu et sa mission de Sauveur, mais il entre dans les détails de celle-ci. Et c’est là que les disciples sont sidérés.       <br />
              <br />
       « Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. » C'est une première annonce de sa Passion dont le prophète Isaïe donne un aperçu dans la première lecture lorsqu'il met ces paroles dans la bouche du Messie :  « Je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.  »       <br />
              <br />
       On comprend la surprise des disciples qui attendent un Messie qui redonnera la royauté à Israël, qui libérera les juifs du joug des Romains et qui sera comme un nouveau David. Rien à voir avec un Messie qui souffre, qui est rejeté, qui meurt et qui ressuscite.        <br />
              <br />
       Et là encore, Pierre se lance et intervient au nom du groupe. « Cela ne se passera pas ainsi. Nous y verrons ». Et Jésus, tout entier consacré à sa mission, rejette de façon brutale l’intervention de Pierre : «  Retire-toi, tu es comme Satan qui essaie de me faire dévier de ma mission. Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ».        <br />
              <br />
       On le voit ici, Jésus est déjà tout imprégné des attentes de Dieu sur lui. Il a cheminé et il sait que le plan de Dieu pour le salut de l’humanité passe par un amour fou, un amour qui donne son propre Fils pour le salut de tous.       <br />
              <br />
       Et Jésus plutôt que de s’attarder sur  les étapes où il passera, sa mort et sa résurrection, se tourne vers ses disciples et leur indique comment, eux, ils peuvent se joindre à lui dans sa réponse à la mission reçue de son Père.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Écoutons les mots mêmes que les premiers chrétiens ont retenus de cette intervention de Jésus. Ils tiennent en deux phrases très connues depuis des siècles       <br />
              <br />
       La première : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même,  qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ».       <br />
              <br />
       Ici, Jésus insiste pour que ses disciples regardent vers lui et qu’ils marchent à sa suite. Prendre sa croix n’est autre chose que d’imiter Jésus, que de le suivre. L’important est la relation avec lui qui entraîne le disciple dans celle que lui-même vit avec Dieu son Père.        <br />
              <br />
       On voit qu’on est loin d’un ascétisme et d’une recherche de  sacrifices, de mortifications. Les croix sont plutôt la marque qu’on suit Jésus. Elles font que notre vie de tous les jours est unie à celle de Jésus.       <br />
              <br />
       Deuxième phrase à retenir : «  Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera ».       <br />
               <br />
       C’est la phrase qui est la plus connue et qui a inspiré de nombreux saints et saintes au cours de leur vie. Saint François de Laval  (1623-1708), apôtre de l’Amérique et premier évêque de Québec, l’avait gravée dans son cœur et il la répétait très souvent.       <br />
              <br />
       Perdre sa vie ou la sauver ? Mais de quelle vie s’agit-il ? On n'en a qu’une seule. Il est donc important de la diriger dans le bon sens `. Ce sens c'est de la vivre (la perdre) ``à cause de moi et de l'Évangile``. Jésus ici invite à faire des choix et de à mettre à la base de ceux-ci l'Évangile dont les Béatitudes sont la « carte d'identité»   du véritable disciple de Jésus comme le dit si bien le pape François. En effet, pour présenter la sainteté aujourd’hui dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique Gaudete et Exultate</span>, le pape François retient les Béatitudes comme cadre de la sainteté chrétienne. Il en fait un commentaire stimulant. « À travers celles-ci, écrit le pape, se dessine le visage du Maître que nous sommes appelés à révéler dans le quotidien de nos vies.  Le mot "heureux" ou “bienheureux”, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur. » (GE 63 et 64)        <br />
              <br />
       On n’aura jamais fini d’en tirer toutes les conséquences pour notre vie avec Dieu. L'extrait de la lettre de saint Jacques lu dans le deuxième lecture nous y invite par ces mots : « Si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? » « La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte » constate cette lettre remarquable attribuée à saint Jacques.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons fait un parcours à l’écoute de Jésus sur les chemins des villages aux sources du Jourdain, et Jésus continue de cheminer avec nous sur les chemins des «  villages d’aujourd’hui » que sont nos occupations diverses, nos loisirs, nos problèmes personnels ou communautaires comme celui des migrants et des réfugiés, nos relations familiales, nos défis environnementaux,  nos choix pour la vie etc., ce sont des «  villages » très animés dans notre société, mais qui attendent que l’on passe y révéler la Bonne Nouvelle qu’est Jésus lui-même, notre Seigneur et Sauveur.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit encore une fois une occasion de cheminer tout à côté de Jésus qui y est présent réellement par sa Parole et par son Pain. À la table de la Parole et à la table du Pain nous l’écoutons et nous nous nourrissons de sa vie pour être, selon ce qu’il nous demande, des témoins, nous aussi, de l’amour de Dieu pour toute l’humanité.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       10 septembre 2024       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 11 septembre 2018 et 7 septembre 2021-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient » (Is 50, 5-9a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.        <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
           Il est proche, Celui qui me justifie.       <br />
       Quelqu’un veut-il plaider contre moi ?       <br />
       Comparaissons ensemble !       <br />
       Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ?       <br />
       Qu’il s’avance vers moi !       <br />
           Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ;       <br />
       qui donc me condamnera ?       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 114 (116 A), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)       <br />
       R/ Je marcherai en présence du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 114, 9)       <br />
              <br />
       J’aime le Seigneur :       <br />
       il entend le cri de ma prière ;       <br />
       il incline vers moi son oreille :       <br />
       toute ma vie, je l’invoquerai.       <br />
              <br />
       J’étais pris dans les filets de la mort,       <br />
            retenu dans les liens de l’abîme,       <br />
       j’éprouvais la tristesse et l’angoisse ;       <br />
       j’ai invoqué le nom du Seigneur :       <br />
       « Seigneur, je t’en prie, délivre-moi ! »       <br />
              <br />
       Le Seigneur est justice et pitié,       <br />
       notre Dieu est tendresse.       <br />
       Le Seigneur défend les petits :       <br />
       j’étais faible, il m’a sauvé.       <br />
              <br />
       Il a sauvé mon âme de la mort,        <br />
       gardé mes yeux des larmes       <br />
             et mes pieds du faux pas.       <br />
       Je marcherai en présence du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte » (Jc 2, 14-18)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Mes frères,        <br />
       si quelqu’un prétend avoir la foi,        <br />
       sans la mettre en œuvre,        <br />
       à quoi cela sert-il ?        <br />
       Sa foi peut-elle le sauver ?        <br />
           Supposons qu’un frère ou une sœur        <br />
       n’ait pas de quoi s’habiller,        <br />
       ni de quoi manger tous les jours ;        <br />
           si l’un de vous leur dit :        <br />
       « Allez en paix !        <br />
       Mettez-vous au chaud,        <br />
       et mangez à votre faim ! »        <br />
       sans leur donner le nécessaire pour vivre,        <br />
       à quoi cela sert-il ?        <br />
           Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre,        <br />
       est bel et bien morte.        <br />
           En revanche, on va dire :       <br />
       « Toi, tu as la foi ;        <br />
       moi, j’ai les œuvres.        <br />
       Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ;        <br />
       moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu es le Christ… Il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup » (Mc 8, 27-35)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Que la croix du Seigneur soit ma seule fierté !       <br />
       Par elle, le monde est crucifié pour moi,       <br />
       et moi pour le monde.       <br />
       Alléluia. (Ga 6, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples,        <br />
       vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe.        <br />
       Chemin faisant, il interrogeait ses disciples :        <br />
       « Au dire des gens, qui suis-je ? »        <br />
           Ils lui répondirent :        <br />
       « Jean le Baptiste ;        <br />
       pour d’autres, Élie ;        <br />
       pour d’autres, un des prophètes. »           <br />
              <br />
       Et lui les interrogeait :        <br />
       « Et vous, que dites-vous ?        <br />
       Pour vous, qui suis-je ? »       <br />
       Pierre, prenant la parole, lui dit :        <br />
       « Tu es le Christ. »        <br />
           Alors, il leur défendit vivement        <br />
       de parler de lui à personne.       <br />
              <br />
           Il commença à leur enseigner        <br />
       qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup,        <br />
       qu’il soit rejeté par les anciens,       <br />
       les grands prêtres et les scribes,        <br />
       qu’il soit tué,        <br />
       et que, trois jours après, il ressuscite.        <br />
           Jésus disait cette parole ouvertement.       <br />
       Pierre, le prenant à part,        <br />
       se mit à lui faire de vifs reproches.        <br />
           Mais Jésus se retourna        <br />
       et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre :        <br />
       « Passe derrière moi, Satan !        <br />
       Tes pensées ne sont pas celles de Dieu,        <br />
       mais celles des hommes. »       <br />
           Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit :        <br />
       « Si quelqu’un veut marcher à ma suite,        <br />
       qu’il renonce à lui-même,        <br />
       qu’il prenne sa croix        <br />
       et qu’il me suive.        <br />
           Car celui qui veut sauver sa vie        <br />
       la perdra ;        <br />
       mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile        <br />
       la sauvera. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <title>Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert</title>
   <pubDate>Tue, 21 Feb 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 1er dimanche du Carême (Année A) 26 février 2023. Textes: Genèse 2, 7-9; 3,1-7a, Romains 5, 12-19 et Mathieu 4, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/69910253-48825430.jpg?v=1674081028" alt="Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert" title="Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert" />
     </div>
     <div>
      Les lectures de ce premier dimanche du Carême nous présentent comme c’est l’habitude le récit de la tentation de Jésus au désert. On en a cette année le récit selon l'évangile de saint Mathieu. On y ajoute dans la première lecture celui du péché d’Adam. Ces deux récits ont comme cadre deux lieux où se joue un drame semblable.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Deux lieux de tentation</span>       <br />
              <br />
       Le premier lieu, celui dont nous parle la première lecture, est le jardin d’Éden, le  « paradis terrestre » comme on le dit couramment. Ce jardin créé par Dieu, selon le récit de la création que l’on trouve dans le livre de la Genèse, devient, dans notre récit, le jardin de la tentation. Nous y voyons Adam, l’ancêtre de l’humanité, subir la tentation où il est amené à choisir entre sa volonté propre et le respect de celle de son créateur qui lui a interdit de se substituer à lui en mangeant le fruit de l’arbre du bien et du mal. Adam va franchir les limites inscrites par Dieu lui-même en cédant au tentateur sous la forme d’un serpent.       <br />
              <br />
       La tentation de se prendre pour Dieu sera plus forte que son attachement à son créateur. Il désire se faire égal à Dieu et c’est le drame. Il en paiera les conséquences entraînant  avec lui toute sa descendance  Par lui, comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture, le péché est entré dans le monde dès les origines.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant un autre décor. C’est celui du désert où se retire Jésus. Le désert est lui aussi le lieu de la tentation. Dans l’histoire d’Israël on voit le peuple juif succomber plusieurs fois dans l’idolâtrie au cours de son séjour au désert. Le désert est ainsi un lieu où se joue le combat entre Dieu et Satan, entre Dieu et l’Adversaire.        <br />
              <br />
       En se retirant au désert, Jésus accepte d’entrer dans ce combat, d’affronter le tentateur directement. Après quarante jours, celui-ci survient et le récit nous raconte les trois approches choisies et le refus radical de Jésus de se laisser entraîner à mettre Dieu de côté comme Adam. Au contraire, il manifeste sa totale obéissance à Dieu et ainsi par l’obéissance d’un seul la multitude sera rendue juste comme le dit saint Paul. Rien ne pourra remettre en  cause ce oui de Jésus qui est vainqueur du tentateur au désert.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le choix de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Comment se manifeste la victoire de Jésus ? Le récit tout simple de saint Mathieu est très riche d’enseignement sur ce point.       <br />
              <br />
       Les trois tentations décrites nous ramènent à trois tendances de notre nature humaine, sources d’innombrables déroutes, de conflits et de misères. Ces tendances sont toujours à l’œuvre et Jésus les affronte parce qu’en lui c’est nous aussi qui sommes soumis aux avances de l’Adversaire. « Dans le Christ c’est toi qui était tenté » dit saint Augustin dans son commentaire du psaume 60.       <br />
              <br />
       La première tentation est  représentée par la faim. Se nourrir est nécessaire pour toute personne. Sans nourriture pas de vie. C'est nécessaire pour la conservation de sa vie. Et le tentateur prend appui sur cette besoin inné dans l’humain pour le replier sur lui-même et lui fermer la porte du désir de transcendance, de l’invisible.  Jésus est radical dans sa réponse «  L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ».       <br />
              <br />
       La seconde tentation fait appel  à un orgueil démesuré, la vaine gloire, pour que Jésus se confronte à Dieu : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ». Et encore cette fois-ci,  Jésus  répond au tentateur en lui opposant la Parole de Dieu « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu ».       <br />
               <br />
       La troisième tentation est celle du pouvoir sous toutes ses formes représenté par les « rois de la terre ». Et pour la troisième fois, Jésus se réclame de la  Parole de Dieu pour repousser cette tentation : « C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Que retenir de ces deux récits, celui de la première lecture et celui de l'évangile ? La réponse se trouve dans  la seconde lecture. Saint Paul y explique  aux chrétiens de Rome  que Jésus est le seul et unique Sauveur d’un monde qui hélas! à la suite du premier homme, Adam, s’est perdu dans le péché et la mort. « Ainsi la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché » écrit saint Paul. Cet situation d’éloignement de Dieu ne pouvait être brisée que par quelqu’un qui, lui,  créerait de nouveaux liens et rétablirait la vie et l’amour dans le monde.        <br />
              <br />
       C’est Jésus, Fils de Dieu parmi ses frères et sœurs, qui sera le nouvel Adam et c’est par lui que toute créature sera réconciliée avec Dieu. Saint Paul l'affirme clairement lorsqu’il écrit  « De même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes  à  la justification qui donne la vie ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le début d’un nouveau Carême qui est toujours une belle montée vers Pâques est l’occasion pour nous de nous laisser entraîner dans le mouvement du Mystère du Salut que nous recevons en Jésus. Le pape Francois y insiste dans son message de Carême cette année : «  Pour approfondir notre connaissance du Maître, pour comprendre et accueillir à fond le mystère du salut divin, réalisé dans le don total de soi par amour, il faut se laisser conduire par lui à l’écart et en hauteur, en se détachant des médiocrités et des vanités. Il faut se mettre en chemin, un chemin qui monte, qui exige effort, sacrifice, concentration, comme une excursion en montagne ».        <br />
              <br />
       Comme on nous l’a dit mercredi dernier, le jour du <span style="font-style:italic">Mercredi des Cendres</span>, « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». Que notre Eucharistie aujourd'hui soit un moment de recueillement spécial et qu’elle nous aide à « nous laisse conduire l'écart et en hauteur » avec une ardeur renouvelée  tout au cours du Carême en union avec Jésus,  Celui qui est pour nous la Voie, la Vérité et la Vie (<span style="font-style:italic">Jean </span>14, 6).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       21 février 2023       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 25 février 2020 qui était elle un reprise de celle du 28 février 2 017 -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Création et péché de nos premiers parents (Gn 2, 7-9 ; 3, 1-7a)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Le Seigneur Dieu modela l’homme       <br />
       avec la poussière tirée du sol ;       <br />
       il insuffla dans ses narines le souffle de vie,       <br />
       et l’homme devint un être vivant.       <br />
           Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient,       <br />
       et y plaça l’homme qu’il avait modelé.       <br />
           Le Seigneur Dieu fit pousser du sol       <br />
       toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ;       <br />
       il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin,       <br />
       et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.       <br />
            Or le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs       <br />
       que le Seigneur Dieu avait faits.       <br />
       Il dit à la femme :       <br />
       « Alors, Dieu vous a vraiment dit :       <br />
       ‘Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin’ ? »       <br />
           La femme répondit au serpent :       <br />
       « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin.       <br />
           Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin,       <br />
       Dieu a dit :       <br />
       ‘Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas,       <br />
       sinon vous mourrez.’ »       <br />
           Le serpent dit à la femme :       <br />
       « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas !       <br />
           Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez,       <br />
       vos yeux s’ouvriront,       <br />
       et vous serez comme des dieux,       <br />
       connaissant le bien et le mal. »       <br />
           La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux,       <br />
       qu’il était agréable à regarder       <br />
       et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence.       <br />
       Elle prit de son fruit, et en mangea.       <br />
       Elle en donna aussi à son mari,       <br />
       et il en mangea.       <br />
           Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent       <br />
       et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17)       <br />
       R/ Pitié, Seigneur,       <br />
       car nous avons péché ! (cf. Ps 50, 3)       <br />
              <br />
       Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,       <br />
       selon ta grande miséricorde, efface mon péché.       <br />
       Lave-moi tout entier de ma faute,       <br />
       purifie-moi de mon offense.       <br />
              <br />
       Oui, je connais mon péché,       <br />
       ma faute est toujours devant moi.       <br />
       Contre toi, et toi seul, j’ai péché,       <br />
       ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.       <br />
              <br />
       Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,       <br />
       renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.       <br />
       Ne me chasse pas loin de ta face,       <br />
       ne me reprends pas ton esprit saint.       <br />
              <br />
       Rends-moi la joie d’être sauvé ;       <br />
       que l’esprit généreux me soutienne.       <br />
       Seigneur, ouvre mes lèvres,       <br />
       et ma bouche annoncera ta louange.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 12-19)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous savons que par un seul homme,       <br />
       le péché est entré dans le monde,       <br />
       et que par le péché est venue la mort ;       <br />
       et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,       <br />
       étant donné que tous ont péché.       <br />
              <br />
           Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde,       <br />
       mais le péché ne peut être imputé à personne       <br />
       tant qu’il n’y a pas de loi.       <br />
           Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       même sur ceux qui n’avaient pas péché       <br />
       par une transgression semblable à celle d’Adam.       <br />
       Or, Adam préfigure celui qui devait venir.       <br />
           Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute.       <br />
       En effet, si la mort a frappé la multitude       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       combien plus la grâce de Dieu       <br />
       s’est-elle répandue en abondance sur la multitude,       <br />
       cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.       <br />
              <br />
           Le don de Dieu et les conséquences du péché d’un seul       <br />
       n’ont pas la même mesure non plus :       <br />
       d’une part, en effet, pour la faute d’un seul,       <br />
       le jugement a conduit à la condamnation ;       <br />
       d’autre part, pour une multitude de fautes,       <br />
       le don gratuit de Dieu conduit à la justification.       <br />
           Si, en effet, à cause d’un seul homme,       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul,       <br />
       régneront-ils dans la vie,       <br />
       ceux qui reçoivent en abondance       <br />
       le don de la grâce qui les rend justes.       <br />
              <br />
           Bref, de même que la faute commise par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la condamnation,       <br />
       de même l’accomplissement de la justice par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.       <br />
           En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain       <br />
       la multitude a été rendue pécheresse,       <br />
       de même par l’obéissance d’un seul       <br />
       la multitude sera-t-elle rendue juste.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 12.17-19)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous savons que par un seul homme,       <br />
       le péché est entré dans le monde,       <br />
           et que par le péché est venue la mort ;       <br />
       et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,       <br />
       étant donné que tous ont péché.       <br />
           Si, en effet, à cause d’un seul homme,       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul,       <br />
       régneront-ils dans la vie,       <br />
       ceux qui reçoivent en abondance       <br />
       le don de la grâce qui les rend justes.       <br />
              <br />
           Bref, de même que la faute commise par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la condamnation,       <br />
       de même l’accomplissement de la justice par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.       <br />
           En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain       <br />
       la multitude a été rendue pécheresse,       <br />
       de même par l’obéissance d’un seul       <br />
       la multitude sera-t-elle rendue juste.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Jésus jeûne quarante jours, puis est tenté (Mt 4, 1-11)       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance.       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance. (Mt 4, 4b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus fut conduit au désert par l’Esprit       <br />
       pour être tenté par le diable.       <br />
               Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits,       <br />
       il eut faim.       <br />
           Le tentateur s’approcha et lui dit :       <br />
       « Si tu es Fils de Dieu,       <br />
       ordonne que ces pierres deviennent des pains. »       <br />
           Mais Jésus répondit :       <br />
       « Il est écrit :       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »       <br />
              <br />
           Alors le diable l’emmène à la Ville sainte,       <br />
       le place au sommet du Temple       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Si tu es Fils de Dieu,       <br />
       jette-toi en bas ;       <br />
       car il est écrit :       <br />
       Il donnera pour toi des ordres à ses anges,       <br />
       et :    Ils te porteront sur leurs mains,       <br />
       de peur que ton pied ne heurte une pierre. »       <br />
           Jésus lui déclara :       <br />
       « Il est encore écrit :       <br />
       Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »       <br />
              <br />
           Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne       <br />
       et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire.       <br />
           Il lui dit :       <br />
       « Tout cela, je te le donnerai,       <br />
       si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »       <br />
           Alors, Jésus lui dit :       <br />
       « Arrière, Satan !       <br />
       car il est écrit :       <br />
       C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras,       <br />
       à lui seul tu rendras un culte. »       <br />
              <br />
           Alors le diable le quitte.       <br />
       Et voici que des anges s’approchèrent,       <br />
       et ils le servaient.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/69910253-48825430.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-du-Careme-Annee-A-Jesus-au-desert_a1107.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Copie de Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert</title>
   <pubDate>Tue, 21 Feb 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 1er dimanche du Carême (Année A) 26 février 2023. Textes: Genèse 2, 7-9; 3,1-7a, Romains 5, 12-19 et Mathieu 4, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/91757395-64417812.jpg?v=1674081028" alt="Copie de Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert" title="Copie de Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert" />
     </div>
     <div>
      Les lectures de ce premier dimanche du Carême nous présentent comme c’est l’habitude le récit de la tentation de Jésus au désert. On en a cette année le récit selon l'évangile de saint Mathieu. On y ajoute dans la première lecture celui du péché d’Adam. Ces deux récits ont comme cadre deux lieux où se joue un drame semblable.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Deux lieux de tentation</span>       <br />
              <br />
       Le premier lieu, celui dont nous parle la première lecture, est le jardin d’Éden, le  « paradis terrestre » comme on le dit couramment. Ce jardin créé par Dieu, selon le récit de la création que l’on trouve dans le livre de la Genèse, devient, dans notre récit, le jardin de la tentation. Nous y voyons Adam, l’ancêtre de l’humanité, subir la tentation où il est amené à choisir entre sa volonté propre et le respect de celle de son créateur qui lui a interdit de se substituer à lui en mangeant le fruit de l’arbre du bien et du mal. Adam va franchir les limites inscrites par Dieu lui-même en cédant au tentateur sous la forme d’un serpent.       <br />
              <br />
       La tentation de se prendre pour Dieu sera plus forte que son attachement à son créateur. Il désire se faire égal à Dieu et c’est le drame. Il en paiera les conséquences entraînant  avec lui toute sa descendance  Par lui, comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture, le péché est entré dans le monde dès les origines.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant un autre décor. C’est celui du désert où se retire Jésus. Le désert est lui aussi le lieu de la tentation. Dans l’histoire d’Israël on voit le peuple juif succomber plusieurs fois dans l’idolâtrie au cours de son séjour au désert. Le désert est ainsi un lieu où se joue le combat entre Dieu et Satan, entre Dieu et l’Adversaire.        <br />
              <br />
       En se retirant au désert, Jésus accepte d’entrer dans ce combat, d’affronter le tentateur directement. Après quarante jours, celui-ci survient et le récit nous raconte les trois approches choisies et le refus radical de Jésus de se laisser entraîner à mettre Dieu de côté comme Adam. Au contraire, il manifeste sa totale obéissance à Dieu et ainsi par l’obéissance d’un seul la multitude sera rendue juste comme le dit saint Paul. Rien ne pourra remettre en  cause ce oui de Jésus qui est vainqueur du tentateur au désert.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le choix de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Comment se manifeste la victoire de Jésus ? Le récit tout simple de saint Mathieu est très riche d’enseignement sur ce point.       <br />
              <br />
       Les trois tentations décrites nous ramènent à trois tendances de notre nature humaine, sources d’innombrables déroutes, de conflits et de misères. Ces tendances sont toujours à l’œuvre et Jésus les affronte parce qu’en lui c’est nous aussi qui sommes soumis aux avances de l’Adversaire. « Dans le Christ c’est toi qui était tenté » dit saint Augustin dans son commentaire du psaume 60.       <br />
              <br />
       La première tentation est  représentée par la faim. Se nourrir est nécessaire pour toute personne. Sans nourriture pas de vie. C'est nécessaire pour la conservation de sa vie. Et le tentateur prend appui sur cette besoin inné dans l’humain pour le replier sur lui-même et lui fermer la porte du désir de transcendance, de l’invisible.  Jésus est radical dans sa réponse «  L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ».       <br />
              <br />
       La seconde tentation fait appel  à un orgueil démesuré, la vaine gloire, pour que Jésus se confronte à Dieu : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ». Et encore cette fois-ci,  Jésus  répond au tentateur en lui opposant la Parole de Dieu « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu ».       <br />
               <br />
       La troisième tentation est celle du pouvoir sous toutes ses formes représenté par les « rois de la terre ». Et pour la troisième fois, Jésus se réclame de la  Parole de Dieu pour repousser cette tentation : « C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Que retenir de ces deux récits, celui de la première lecture et celui de l'évangile ? La réponse se trouve dans  la seconde lecture. Saint Paul y explique  aux chrétiens de Rome  que Jésus est le seul et unique Sauveur d’un monde qui hélas! à la suite du premier homme, Adam, s’est perdu dans le péché et la mort. « Ainsi la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché » écrit saint Paul. Cet situation d’éloignement de Dieu ne pouvait être brisée que par quelqu’un qui, lui,  créerait de nouveaux liens et rétablirait la vie et l’amour dans le monde.        <br />
              <br />
       C’est Jésus, Fils de Dieu parmi ses frères et sœurs, qui sera le nouvel Adam et c’est par lui que toute créature sera réconciliée avec Dieu. Saint Paul l'affirme clairement lorsqu’il écrit  « De même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes  à  la justification qui donne la vie ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le début d’un nouveau Carême qui est toujours une belle montée vers Pâques est l’occasion pour nous de nous laisser entraîner dans le mouvement du Mystère du Salut que nous recevons en Jésus. Le pape Francois y insiste dans son message de Carême cette année : «  Pour approfondir notre connaissance du Maître, pour comprendre et accueillir à fond le mystère du salut divin, réalisé dans le don total de soi par amour, il faut se laisser conduire par lui à l’écart et en hauteur, en se détachant des médiocrités et des vanités. Il faut se mettre en chemin, un chemin qui monte, qui exige effort, sacrifice, concentration, comme une excursion en montagne ».        <br />
              <br />
       Comme on nous l’a dit mercredi dernier, le jour du <span style="font-style:italic">Mercredi des Cendres</span>, « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». Que notre Eucharistie aujourd'hui soit un moment de recueillement spécial et qu’elle nous aide à « nous laisse conduire l'écart et en hauteur » avec une ardeur renouvelée  tout au cours du Carême en union avec Jésus,  Celui qui est pour nous la Voie, la Vérité et la Vie (<span style="font-style:italic">Jean </span>14, 6).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       21 février 2023       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 25 février 2020 qui était elle un reprise de celle du 28 février 2 017 -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Création et péché de nos premiers parents (Gn 2, 7-9 ; 3, 1-7a)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Le Seigneur Dieu modela l’homme       <br />
       avec la poussière tirée du sol ;       <br />
       il insuffla dans ses narines le souffle de vie,       <br />
       et l’homme devint un être vivant.       <br />
           Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient,       <br />
       et y plaça l’homme qu’il avait modelé.       <br />
           Le Seigneur Dieu fit pousser du sol       <br />
       toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ;       <br />
       il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin,       <br />
       et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.       <br />
            Or le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs       <br />
       que le Seigneur Dieu avait faits.       <br />
       Il dit à la femme :       <br />
       « Alors, Dieu vous a vraiment dit :       <br />
       ‘Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin’ ? »       <br />
           La femme répondit au serpent :       <br />
       « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin.       <br />
           Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin,       <br />
       Dieu a dit :       <br />
       ‘Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas,       <br />
       sinon vous mourrez.’ »       <br />
           Le serpent dit à la femme :       <br />
       « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas !       <br />
           Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez,       <br />
       vos yeux s’ouvriront,       <br />
       et vous serez comme des dieux,       <br />
       connaissant le bien et le mal. »       <br />
           La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux,       <br />
       qu’il était agréable à regarder       <br />
       et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence.       <br />
       Elle prit de son fruit, et en mangea.       <br />
       Elle en donna aussi à son mari,       <br />
       et il en mangea.       <br />
           Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent       <br />
       et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17)       <br />
       R/ Pitié, Seigneur,       <br />
       car nous avons péché ! (cf. Ps 50, 3)       <br />
              <br />
       Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,       <br />
       selon ta grande miséricorde, efface mon péché.       <br />
       Lave-moi tout entier de ma faute,       <br />
       purifie-moi de mon offense.       <br />
              <br />
       Oui, je connais mon péché,       <br />
       ma faute est toujours devant moi.       <br />
       Contre toi, et toi seul, j’ai péché,       <br />
       ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.       <br />
              <br />
       Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,       <br />
       renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.       <br />
       Ne me chasse pas loin de ta face,       <br />
       ne me reprends pas ton esprit saint.       <br />
              <br />
       Rends-moi la joie d’être sauvé ;       <br />
       que l’esprit généreux me soutienne.       <br />
       Seigneur, ouvre mes lèvres,       <br />
       et ma bouche annoncera ta louange.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 12-19)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous savons que par un seul homme,       <br />
       le péché est entré dans le monde,       <br />
       et que par le péché est venue la mort ;       <br />
       et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,       <br />
       étant donné que tous ont péché.       <br />
              <br />
           Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde,       <br />
       mais le péché ne peut être imputé à personne       <br />
       tant qu’il n’y a pas de loi.       <br />
           Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       même sur ceux qui n’avaient pas péché       <br />
       par une transgression semblable à celle d’Adam.       <br />
       Or, Adam préfigure celui qui devait venir.       <br />
           Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute.       <br />
       En effet, si la mort a frappé la multitude       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       combien plus la grâce de Dieu       <br />
       s’est-elle répandue en abondance sur la multitude,       <br />
       cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.       <br />
              <br />
           Le don de Dieu et les conséquences du péché d’un seul       <br />
       n’ont pas la même mesure non plus :       <br />
       d’une part, en effet, pour la faute d’un seul,       <br />
       le jugement a conduit à la condamnation ;       <br />
       d’autre part, pour une multitude de fautes,       <br />
       le don gratuit de Dieu conduit à la justification.       <br />
           Si, en effet, à cause d’un seul homme,       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul,       <br />
       régneront-ils dans la vie,       <br />
       ceux qui reçoivent en abondance       <br />
       le don de la grâce qui les rend justes.       <br />
              <br />
           Bref, de même que la faute commise par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la condamnation,       <br />
       de même l’accomplissement de la justice par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.       <br />
           En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain       <br />
       la multitude a été rendue pécheresse,       <br />
       de même par l’obéissance d’un seul       <br />
       la multitude sera-t-elle rendue juste.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 12.17-19)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous savons que par un seul homme,       <br />
       le péché est entré dans le monde,       <br />
           et que par le péché est venue la mort ;       <br />
       et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,       <br />
       étant donné que tous ont péché.       <br />
           Si, en effet, à cause d’un seul homme,       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul,       <br />
       régneront-ils dans la vie,       <br />
       ceux qui reçoivent en abondance       <br />
       le don de la grâce qui les rend justes.       <br />
              <br />
           Bref, de même que la faute commise par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la condamnation,       <br />
       de même l’accomplissement de la justice par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.       <br />
           En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain       <br />
       la multitude a été rendue pécheresse,       <br />
       de même par l’obéissance d’un seul       <br />
       la multitude sera-t-elle rendue juste.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Jésus jeûne quarante jours, puis est tenté (Mt 4, 1-11)       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance.       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance. (Mt 4, 4b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus fut conduit au désert par l’Esprit       <br />
       pour être tenté par le diable.       <br />
               Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits,       <br />
       il eut faim.       <br />
           Le tentateur s’approcha et lui dit :       <br />
       « Si tu es Fils de Dieu,       <br />
       ordonne que ces pierres deviennent des pains. »       <br />
           Mais Jésus répondit :       <br />
       « Il est écrit :       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »       <br />
              <br />
           Alors le diable l’emmène à la Ville sainte,       <br />
       le place au sommet du Temple       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Si tu es Fils de Dieu,       <br />
       jette-toi en bas ;       <br />
       car il est écrit :       <br />
       Il donnera pour toi des ordres à ses anges,       <br />
       et :    Ils te porteront sur leurs mains,       <br />
       de peur que ton pied ne heurte une pierre. »       <br />
           Jésus lui déclara :       <br />
       « Il est encore écrit :       <br />
       Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »       <br />
              <br />
           Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne       <br />
       et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire.       <br />
           Il lui dit :       <br />
       « Tout cela, je te le donnerai,       <br />
       si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »       <br />
           Alors, Jésus lui dit :       <br />
       « Arrière, Satan !       <br />
       car il est écrit :       <br />
       C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras,       <br />
       à lui seul tu rendras un culte. »       <br />
              <br />
           Alors le diable le quitte.       <br />
       Et voici que des anges s’approchèrent,       <br />
       et ils le servaient.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/91757395-64417812.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Copie-de-Homelie-pour-le-1er-dimanche-du-Careme-Annee-A-Jesus-au-desert_a1288.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-57381443</guid>
   <title>Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera ».</title>
   <pubDate>Tue, 07 Sep 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B le 12 septembre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 50, 5-9a, Jacques 2, 14-18 et Marc 8, 27-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/57381443-42517248.jpg?v=1625689653" alt="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera »." title="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera »." />
     </div>
     <div>
      Dans  notre évangile de ce matin Jésus se lance dans une manière de sondage pour voir ce qu’on dit et pense de lui, puis par la suite il apporte ses commentaires sur ce qu’il a entendu.       <br />
               <br />
       Commençons par le sondage.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le sondage</span>       <br />
              <br />
       Jésus va de villages en villages depuis quelque temps. Il est maintenant aux alentours de Césarée-de-Philippe, une ville située aux sources du fleuve le Jourdain. C’était une ville romaine florissante dont on peut visiter les ruines aujourd’hui, ce que j’ai pu faire il y a quelques années.         <br />
              <br />
       Au cours de ces longs déplacements à pied, les conversations occupent le temps agréablement. Elles se font sérieuses par moments. On a ici un de ces moments où Jésus procède à un sondage le concernant avec deux questions à ses disciples : «  Au dire des gens, qui suis-je ? » et «  Pour vous, qui suis-je? »        <br />
              <br />
       Les réponses sont des plus intéressantes. Elles nous donnent comme une photographie de Jésus, le prédicateur recherché et le guérisseur couru. Les gens reconnaissent en lui une dimension qui n’est pas le lot commun. Jésus, disent-ils, leur fait penser à Jean-Baptiste, à Élie ou à l’un des prophètes. Ce disant, les gens voient et mettent entre Jésus et Dieu une relation particulière. Ils ne savent pas exactement de quoi il s’agit, mais ils soupçonnent chez cet homme un destin unique, une mission extraordinaire.       <br />
              <br />
       Les disciples, eux, pour répondre à la question « Pour vous, qui suis-je? » vont plus loin que les gens questionnés auparavant. Ils ont fréquenté Jésus de près. Ils l’ont écouté. Il leur a expliqué en particulier certains de ses propos, de ses paraboles. Ils ont donc une longueur d’avance sur les autres gens. C’est Pierre qui se fera le porte-parole du groupe des disciples et il affirmera sans hésitation que pour eux Jésus est l’Envoyé de Dieu pour apporter le salut au monde. Il est le Christ c’est-à-dire celui qui a été choisi et qui a reçu l’onction de Dieu qui le fait  Sauveur de tous ceux et celles qui croient en lui et qui le reçoivent comme leur Sauveur personnel.       <br />
              <br />
       Voilà les réponses au sondage rapide que fait Jésus en marchant dans la belle nature de cette région des sources du Jourdain.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les commentaires de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Ce n’est pas fini. Jésus décide de profiter de ces réponses pour aller plus loin. La suite du texte de saint Marc rapporte les commentaires de Jésus lui-même qui nous révèlent les contours de l’identité même de Jésus comme Envoyé de Dieu et Sauveur.       <br />
               <br />
       Les propos de Jésus ne récusent pas ce qui a été dit par les gens et par les disciples, loin  de là. Jésus reconnaît sa relation particulière avec Dieu et sa mission de Sauveur, mais il entre dans les détails de celle-ci. Et c’est là que les disciples sont sidérés.       <br />
              <br />
       « Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. » C'est une première annonce de sa Passion dont le prophète Isaïe donne un aperçu dans la première lecture lorsqu'il met ces paroles dans la bouche du Messie :  « Je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.  »       <br />
              <br />
       On comprend la surprise des disciples qui attendent un Messie qui redonnera la royauté à Israël, qui libérera les juifs du joug des Romains et qui sera comme un nouveau David. Rien à voir avec un Messie qui souffre, qui est rejeté, qui meurt et qui ressuscite.        <br />
              <br />
       Et là encore, Pierre se lance et intervient au nom du groupe. « Cela ne se passera pas ainsi. Nous y verrons ». Et Jésus, tout entier consacré à sa mission, rejette de façon brutale l’intervention de Pierre : «  Retire-toi, tu es comme Satan qui essaie de me faire dévier de ma mission. Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ».        <br />
              <br />
       On le voit ici, Jésus est déjà tout imprégné des attentes de Dieu sur lui. Il a cheminé et il sait que le plan de Dieu pour le salut de l’humanité passe par un amour fou, un amour qui donne son propre Fils pour le salut de tous.       <br />
              <br />
       Et Jésus plutôt que de s’attarder sur  les étapes où il passera, sa mort et sa résurrection, se tourne vers ses disciples et leur indique comment, eux, ils peuvent se joindre à lui dans sa réponse à la mission reçue de son Père.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Écoutons les mots mêmes que les premiers chrétiens ont retenus de cette intervention de Jésus. Ils tiennent en deux phrases très connues depuis des siècles       <br />
              <br />
       La première : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même,  qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ».       <br />
              <br />
       Ici, Jésus insiste pour que ses disciples regardent vers lui et qu’ils marchent à sa suite. Prendre sa croix n’est autre chose que d’imiter Jésus, que de le suivre. L’important est la relation avec lui qui entraîne le disciple dans celle que lui-même vit avec Dieu son Père.        <br />
              <br />
       On voit qu’on est loin d’un ascétisme et d’une recherche de  sacrifices, de mortifications. Les croix sont plutôt la marque qu’on suit Jésus. Elles font que notre vie de tous les jours est unie à celle de Jésus.       <br />
              <br />
       Deuxième phrase à retenir : «  Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera ».       <br />
               <br />
       C’est la phrase qui est la plus connue et qui a inspiré de nombreux saints et saintes au cours de leur vie. Saint François de Laval  (1623-1708), apôtre de l’Amérique et premier évêque de Québec, l’avait gravée dans son cœur et il la répétait très souvent.       <br />
              <br />
       Perdre sa vie ou la sauver ? Mais de quelle vie s’agit-il ? On n'en a qu’une seule. Il est donc important de la diriger dans le bon sens. Jésus ici invite à faire les choix qu’il propose et de mettre à la base de ceux-ci les Béatitudes qui sont la « carte d'identité»   du véritable disciple de Jésus comme le dit si bien le pape François. En effet, pour présenter la sainteté aujourd’hui dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique Gaudete et Exultate</span>, le pape François retient les Béatitudes comme cadre de la sainteté chrétienne. Il en fait un commentaire stimulant. « À travers celles-ci, écrit le pape, se dessine le visage du Maître que nous sommes appelés à révéler dans le quotidien de nos vies.  Le mot "heureux" ou “bienheureux”, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur. » (GE 63 et 64)        <br />
              <br />
       On n’aura jamais fini d’en tirer toutes les conséquences pour notre vie avec Dieu. L'extrait de la lettre de saint Jacques lu dans le deuxième lecture nous y invite par ces mots : « Si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? » « La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte » constate cette lettre remarquable attribuée à saint Jacques.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons fait un parcours à l’écoute de Jésus sur les chemins des villages aux sources du Jourdain, et Jésus continue de cheminer avec nous sur les chemins des «  villages d’aujourd’hui » que sont nos occupations diverses, nos loisirs, nos problèmes personnels ou communautaires comme celui des migrants et des réfugiés, nos relations familiales, nos défis environnementaux, la pandémie du coronavirus Covid19, nos choix pour la vie etc., ce sont des «  villages » très animés dans notre société, mais qui attendent que l’on passe y révéler la Bonne Nouvelle qu’est Jésus lui-même, notre Seigneur et Sauveur.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit encore une fois une occasion de cheminer tout à côté de Jésus qui y est présent réellement par sa Parole et par son Pain. À la table de la Parole et à la table du Pain nous l’écoutons et nous nous nourrissons de sa vie pour être, selon ce qu’il nous demande, des témoins, nous aussi, de l’amour de Dieu pour toute l’humanité.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 septembre 2021       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 11 septembre 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient » (Is 50, 5-9a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.        <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
           Il est proche, Celui qui me justifie.       <br />
       Quelqu’un veut-il plaider contre moi ?       <br />
       Comparaissons ensemble !       <br />
       Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ?       <br />
       Qu’il s’avance vers moi !       <br />
           Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ;       <br />
       qui donc me condamnera ?       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 114 (116 A), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)       <br />
       R/ Je marcherai en présence du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 114, 9)       <br />
              <br />
       J’aime le Seigneur :       <br />
       il entend le cri de ma prière ;       <br />
       il incline vers moi son oreille :       <br />
       toute ma vie, je l’invoquerai.       <br />
              <br />
       J’étais pris dans les filets de la mort,       <br />
            retenu dans les liens de l’abîme,       <br />
       j’éprouvais la tristesse et l’angoisse ;       <br />
       j’ai invoqué le nom du Seigneur :       <br />
       « Seigneur, je t’en prie, délivre-moi ! »       <br />
              <br />
       Le Seigneur est justice et pitié,       <br />
       notre Dieu est tendresse.       <br />
       Le Seigneur défend les petits :       <br />
       j’étais faible, il m’a sauvé.       <br />
              <br />
       Il a sauvé mon âme de la mort,        <br />
       gardé mes yeux des larmes       <br />
             et mes pieds du faux pas.       <br />
       Je marcherai en présence du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte » (Jc 2, 14-18)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Mes frères,        <br />
       si quelqu’un prétend avoir la foi,        <br />
       sans la mettre en œuvre,        <br />
       à quoi cela sert-il ?        <br />
       Sa foi peut-elle le sauver ?        <br />
           Supposons qu’un frère ou une sœur        <br />
       n’ait pas de quoi s’habiller,        <br />
       ni de quoi manger tous les jours ;        <br />
           si l’un de vous leur dit :        <br />
       « Allez en paix !        <br />
       Mettez-vous au chaud,        <br />
       et mangez à votre faim ! »        <br />
       sans leur donner le nécessaire pour vivre,        <br />
       à quoi cela sert-il ?        <br />
           Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre,        <br />
       est bel et bien morte.        <br />
           En revanche, on va dire :       <br />
       « Toi, tu as la foi ;        <br />
       moi, j’ai les œuvres.        <br />
       Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ;        <br />
       moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu es le Christ… Il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup » (Mc 8, 27-35)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Que la croix du Seigneur soit ma seule fierté !       <br />
       Par elle, le monde est crucifié pour moi,       <br />
       et moi pour le monde.       <br />
       Alléluia. (Ga 6, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples,        <br />
       vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe.        <br />
       Chemin faisant, il interrogeait ses disciples :        <br />
       « Au dire des gens, qui suis-je ? »        <br />
           Ils lui répondirent :        <br />
       « Jean le Baptiste ;        <br />
       pour d’autres, Élie ;        <br />
       pour d’autres, un des prophètes. »           <br />
              <br />
       Et lui les interrogeait :        <br />
       « Et vous, que dites-vous ?        <br />
       Pour vous, qui suis-je ? »       <br />
       Pierre, prenant la parole, lui dit :        <br />
       « Tu es le Christ. »        <br />
           Alors, il leur défendit vivement        <br />
       de parler de lui à personne.       <br />
              <br />
           Il commença à leur enseigner        <br />
       qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup,        <br />
       qu’il soit rejeté par les anciens,       <br />
       les grands prêtres et les scribes,        <br />
       qu’il soit tué,        <br />
       et que, trois jours après, il ressuscite.        <br />
           Jésus disait cette parole ouvertement.       <br />
       Pierre, le prenant à part,        <br />
       se mit à lui faire de vifs reproches.        <br />
           Mais Jésus se retourna        <br />
       et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre :        <br />
       « Passe derrière moi, Satan !        <br />
       Tes pensées ne sont pas celles de Dieu,        <br />
       mais celles des hommes. »       <br />
           Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit :        <br />
       « Si quelqu’un veut marcher à ma suite,        <br />
       qu’il renonce à lui-même,        <br />
       qu’il prenne sa croix        <br />
       et qu’il me suive.        <br />
           Car celui qui veut sauver sa vie        <br />
       la perdra ;        <br />
       mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile        <br />
       la sauvera. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
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   <title>Homélie pour Noël : « Une lumière a resplendi »</title>
   <pubDate>Fri, 20 Dec 2013 02:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la Messe de minuit de la fête de Noël, la Nativité du Seigneur, à la Chapelle de la Desserte du Lac Poulin (Diocèse de Québec) le 24 décembre 2013 par Mgr Hermann Giguère, desservant du Lac Poulin. Textes de l'Écriture : Isaïe 9, 1-6, Tite 2, 11-14 et Luc 2, 1-14..     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/6155557-9196294.jpg?v=1387505566" alt="Homélie pour Noël : « Une lumière a resplendi »" title="Homélie pour Noël : « Une lumière a resplendi »" />
     </div>
     <div>
      Vous êtes venu ce soir à la messe de Noël à la <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/lacpoulin/index.htm">Chapelle du Lac Poulin</a> parce que c’est beau, c’est priant, c’est joyeux, parce que ça vous rappelle des souvenirs d’enfance, parce que vous avez été invité par un parent, parce après la célébration vous avez une rencontre de famille, parce que vous venez chanter dans la chorale…que sais-je. Mais au-delà de ces raisons de circonstance, je vous assure qu’il se passera quelque chose ici ce soir que vous n’attendiez peut-être pas. Je ne sais pas exactement quoi, mais j’en suis sûr. Ensemble ouvrons nos yeux, nos bras et nos cœurs.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Une lumière inattendue</span>       <br />
              <br />
       Commençons par écouter le prophète Isaïe. C’est un vieux texte qui date de 700 ans avant Jésus-Christ.  Il nous parle du peuple qui marche dans les ténèbres. Il s’agit du peuple d’Israël qui a séjourné au désert pendant de longues années, qui s’est fatigué, qui s’est découragé parfois. Mais Dieu ne l’a pas abandonné. Dieu est toujours là, même si on ne le voit pas. «  Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu la lumière ».        <br />
              <br />
       N’est-ce pas ce qui arrive aux bergers dans le récit de l’Évangile? Ils sont avec leurs brebis. Ils n’attendent rien de spécial. Ils sont de simples gardiens de moutons. Ils gagnent leur vie modestement. Et voilà que tout à coup le ciel d’ouvre devant eux. Une lumière resplendit et le chant des anges les rejoint. Ils sont sortis d’eux-mêmes. On ne les reconnaît plus. Ils accourent à la crèche où se trouve l’Enfant-Jésus avec Marie et Joseph.        <br />
              <br />
       Les bergers  voient non seulement un enfant nouveau-né mais, éclairés par cette lumière qui a resplendi en eux, ils reconnaissent en cet enfant le Sauveur annoncé par les prophètes, la manifestation tangible de l’amour et de la miséricorde de Dieu pour son peuple et pour l’humanité toute entière. Voilà  une situation exceptionnelle.        <br />
              <br />
       Marie et Joseph penchés sur le berceau du nouveau-né ne savent pas trop quoi penser. Ils écoutent les bergers. Cet enfant n’est-il pas comme tous les autres enfants? Il a besoin de sa mère et de son père. Il ne peut rien faire sans eux. Leur cœur s’émeut. Pourquoi, leur enfant serait-il différent des autres enfants?       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Un Dieu devenu l’un de nous</span>       <br />
              <br />
       Voilà LA question. N’est-ce pas la même question que nous nous posons? En quoi l’Enfant-Jésus de la crèche est-il différent des autres enfants?        <br />
              <br />
       La réponse c’est qu’il ne l’est pas. Il est semblable en tout. Il pleure. Il ne fait pas ses nuits. Il sourit. C’est cela qui est le mystère de l’Incarnation qui est au cœur de notre foi.        <br />
              <br />
       Ce mystère nous dit que Dieu, dans cet enfant qui deviendra grand, qui mourra sur la croix et qui ressuscitera, a habité parmi nous. Dieu non seulement est venu nous visiter, mais il s’est fait l’un de nous. C’est toute la beauté du christianisme. Pour les chrétiens, Dieu n’est pas loin dans un palais de roi, mais il est là à côté de nous. Il se dévoile en Jésus et il nous appelle chacun et chacune par nos noms et prénoms. Il est le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob et de tous les croyants et croyantes qui nous ont précédés. Il est le Dieu de mes parents, de mes grands parents, de mes ancêtres dans la foi, des martyrs et des saints et saintes qui ont créé l’Église ici sur notre terre québécoise.       <br />
              <br />
       C’est ce que le pape François disait dans sa dernière audience le18 décembre 2013 : « Dieu est avec nous et Dieu a encore confiance en nous. Il est généreux, ce Dieu Père ! Il vient habiter avec les hommes, il choisit la terre pour demeure, afin d’être avec l’homme et de se laisser trouver là où l’homme passe ses journées dans la joie et dans la douleur. Par conséquent, la terre n’est plus seulement une ‘vallée de larmes’, mais le lieu où Dieu lui-même a planté sa tente, le lieu de la rencontre de Dieu avec l’homme, de la solidarité de Dieu avec les hommes. »       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Une rencontre inévitable</span>       <br />
              <br />
       La fête de Noël c’est cela d’abord et avant tout, c’est la fête de la rencontre de l’humanité avec Dieu en la personne de Jésus, vrai homme et vrai Dieu.        <br />
              <br />
       Vous êtes venus ici, au-delà des raisons qui vous ont amenés à la Chapelle du Lac Poulin, vous êtes venu, dis-je, pour une rencontre inévitable où Dieu vous attend. Pour chacun et chacune de nous le ciel s’ouvre ce soir comme pour les bergers et une lumière resplendit. Croyez-moi elle est là cette lumière. Elle est au-dedans de nous. Les anges reprennent pour nous le chant du « Gloire à Dieu » car nous savons que nous ne sommes jamais seuls.        <br />
              <br />
       Depuis le premier Noël, depuis cette naissance unique et incomparable à Bethléem, Dieu est avec nous de façon concrète. Il fait partie de notre vie et de notre destin pour toujours. Il nous permet de toujours garder une espérance active, de chérir cette petite lumière qui nous guide par monts et par vaux, à travers les hivers et les étés, appuyés sur Celui qui se donne totalement dans la pauvreté et l'humilité de l'étable de Bethléem.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez que vous aviez un rendez-vous inattendu ici ce soir. Vous en sortirez renouvelés et différents…même si vous ne vous en rendez pas compte tout de suite.        <br />
              <br />
       Je vous bénis pour votre participation à cette célébration. Je reconnais le poids de vos préoccupations, mais je vous redis le message merveilleux de cette nuit unique  dans l’histoire du monde : une lumière a resplendi dans les ténèbres… dans vos ténèbres, dans mes ténèbres. Elle est là et elle ne s’éteindra jamais et vous ne serez plus jamais les mêmes comme les bergers…c’est la grâce que je vous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       le 24 décembre 2013</span>       <br />
        _____________________________________       <br />
              <br />
              <br />
       &quot; Petite lumière dans la nuit, l'espérance ne fais pas atteindre monts et merveille : elle fait espérer  en celui qui comble plus que nos désirs&quot; (Père Paul Daladier S.J. dans la revue Signes)       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/6155557-9196310.jpg?v=1387508986" alt="Homélie pour Noël : « Une lumière a resplendi »" title="Homélie pour Noël : « Une lumière a resplendi »" />
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <title>Homélie pour Noël : « Un Sauveur vous est né »</title>
   <pubDate>Mon, 24 Dec 2012 01:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Louis Corriveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie en la fête de Noël à la messe dans la nuit de Noël 2012 à Saint-Raymond de Portneuf au Québec par l'abbé Louis Corriveau, prêtre associé à la communauté des prêtres du Séminaire de Québec et curé de l'Unité pastorale.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/5068277-7566027.jpg?v=1356309736" alt="Homélie pour Noël : « Un Sauveur vous est né »" title="Homélie pour Noël : « Un Sauveur vous est né »" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes dans la nuit de Noël.   Il fait noir.   Il fait froid.  Mais pour les besoins de la cause, je vous invite à vous projeter, par imagination, dans six mois, dans la nuit du 23 au 24 juin.   Imaginez que vous êtes sur le bord d’un lac et que vous apercevez un ami  qui est en train de se noyer.  Vous vous dépêchez car vous savez qu’il ne sait pas nager.    Heureusement, vous arrivez à temps et vous lui tendez la main.   Votre ami est hors de danger.        <br />
              <br />
       Dans le langage biblique, « vous l’avez délivré du mal ».   Comme la dernière phrase du Notre Père : « Mais délivre-nous du Mal. »   Votre ami était dans une situation qui menaçait sa vie.   Vous l’avez délivré de ce mal. Continuons l’exercice d’imagination.   Supposons que vous dites à votre ami : « Il serait temps que tu apprennes à nager » et qu’il accepte votre proposition.  Après quelques cours, votre ami est capable de nager.  Il  peut maintenant se lancer dans l’eau en toute sécurité.          <br />
              <br />
       Dans le langage biblique, en lui apprenant à nager, vous l’avez non seulement délivré du mal, « vous l’avez sauvé ».  Votre ami est sauvé car il a appris à être autonome lorsqu’il est dans l’eau.   Grâce à vous, il a pris une nouvelle stature, une nouvelle dimension.   Et lui aussi, à son tour, il pourra délivrer des personnes de ce mal, de la noyade.   Vous avez délivré du mal votre ami et, en plus, en lui apprenant à nager, vous lui permettez de porter du fruit pour les autres. C’est ça, être sauvé. C’est beaucoup plus que de se faire sortir du trouble.  Être sauvé, c'est avoir une vie amplifiée, épanouie et qui porte du fruit pour les autres.         <br />
              <br />
       Laissons le lac et la nuit de la St-Jean et revenons maintenant en cette froide nuit où nous entendons pour nous le message de l’Ange : Aujourd'hui vous est né un Sauveur.  Jésus est sauveur. Si Jésus est notre sauveur, c’est qu’il veut que nos vies soient amplifiées, épanouies et qu’elles portent du fruit pour les autres.  Comment Jésus a-t-il pu nous sauver? En donnant sa vie pour nous.    C’est ce que nous disent les Écritures :  Jésus s'est donné pour nous ... pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien.  Cette grâce nous apprend à rejeter le péché et les passions d'ici-bas, pour vivre dans le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux.       <br />
              <br />
              <br />
       Jésus s’est donné.    Sa vie a été un don.   D’ailleurs, je vous fais remarquer qu’à sa naissance, il a été déposé dans une mangeoire, un récipient pour la nourriture des animaux.  Dès le premier jour de sa vie, Jésus était destiné à s’offrir en « nourriture » aux autres.   Il a offert sa vie pour nous apprendre que vivre, c’est donner sa vie. Il s’est donné à nous pour que nous puissions « donner au suivant ».   Saint Paul nous dit que cette grâce d’un Dieu qui se donne nous apprend à vivre en hommes raisonnables c’est-à-dire à vivre dans la modération.  Sans la modération, je ne pense pas à l’autre.  Être raisonnable, vivre la modération, c’est vivre en me préoccupant de l’autre.  Jésus s’est donné à nous pour nous apprendre à penser aux autres et à vouloir le meilleur pour eux.         <br />
              <br />
       Est-ce possible pour nous de faire un pas de plus dans cette capacité de ressembler à Jésus?  Est-ce possible de voir nos vies amplifiées, élargies, épanouies et fécondes pour les autres?  Oui c’est possible, car la grâce qui s’est manifestée il y a deux mille ans est toujours active.  Nous pouvons faire appel à cette grâce.  Celui que les bergers ont contemplé jadis est là pour nous, ce soir.  Il est notre sauveur.         <br />
              <br />
       Devant le spectacle du mal dans le monde, nous avons parfois l’impression que la messe de Minuit n’est qu’une parenthèse sentimentale en dehors de la vraie vie.  En sortant de l’église, c’est facile de retomber dans le découragement, le fatalisme et de se dire qu’il n’y a rien à faire.  La messe de Minuit ne doit pas être une parenthèse.   Elle peut être un tremplin pour nous.   La Parole de Dieu nous dit que la grâce nous apprend à rejeter le péché et les passions d’ici bas. Nous n’appartenons pas au péché et aux passions.   Nous ne sommes pas les esclaves de nos pulsions. Nous ne sommes pas enfermés dans nos erreurs du passé. La grâce de Dieu est là pour nous et elle oriente nos regards vers l’avant.            <br />
              <br />
       Ce soir, nous contemplons un enfant dans une crèche.   Dans l’eucharistie que nous célébrons en cette nuit de Noël, ce n’est pas un enfant qui se donne à nous mais un homme vivant qui veut que nous soyons de plus en plus vivants.  Il veut faire de nous des êtres non seulement vivants mais des êtres vivifiants.  Le ressuscité se donne à nous ce soir pour nous apprendre à vivre dans le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux et pour faire de nous un peuple ardent à faire le bien.   Jésus ressuscité se donne à nous, corps et sang, pour que nos vies soient amplifiées, épanouies et porteuses de fruit pour les autres.       <br />
              <br />
              <br />
       Dieu le Père nous donne son Fils en cadeau pour nous apprendre à faire de nos vies des cadeaux pour les autres.          <br />
              <br />
       En cette nuit de Noël, rendons grâce au Père de nous avoir donné son Fils qui nous sauve.  Rendons-lui grâce de nous le donner encore ce soir, dans l’eucharistie.   Que l’Esprit Saint vienne se joindre au Père et au Fils pour que la grâce se manifeste de nouveau, en cette sainte nuit, et qu’elle fasse de nous une éternelle offrande à sa gloire.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Abbé Louis Corriveau       <br />
       St-Raymond de Portneuf       <br />
       25 décembre 2012</span>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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