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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T19:10:01+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »</title>
   <pubDate>Tue, 05 Aug 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C le 10 août 2025 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Sagesse 18, 6-9, Hébreux 11, 1-2.8-19 et Luc 12, 32-48.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379260-63200144.jpg?v=1652810122" alt="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »" title="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »" />
     </div>
     <div>
       Cette scène est un peu étrangère à nos habitudes ici au Québec, même si elle peut faire partie encore de la vie courante dans d’autres parties du monde. Il y a longtemps qu’on n'a plus ici de serviteurs, de servantes, de domestiques. Il y a longtemps qu’on n’a pas besoin d’allumer des flambeaux le soir ou des lampes à l’huile.        <br />
              <br />
       C’est une des difficultés de l’évangile et de la Bible en général. Comme me disait quelqu’un : « Toutes ces scènes d’une autre culture, ça ne nous dit pas grand-chose, pourquoi lire cela à l’église? » Et pourtant, c’est à travers ces récits, ces images que Dieu veut nous parler encore aujourd’hui. Il nous laisse un message. Il nous fait signe.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène : un maître et des serviteurs</span>       <br />
              <br />
       Revenons donc à notre scène du maître qui revient des noces. Les serviteurs se tiennent prêts. Ils ne se laissent pas aller à dormir.  Ils sont vigilants. Ils ne pensent pas à eux d‘abord, mais au maître. Ils sont tournés vers lui. Ils veulent son bien. Ils veulent qu’il soit heureux et content. Ils s’oublient eux-mêmes un peu comme des parents le font pour leurs enfants.       <br />
              <br />
       Voilà la scène de départ, le premier acte de la pièce de théâtre, pourrait-on dire, et qu'est-ce qui se passe? Le maître arrive et la situation est complètement renversée littéralement. Coup de théâtre. Les serviteurs tombent sur le dos. Ils n’en croient pas leur  yeux. C’est leur maître qui les sert lui-même, qui les fait manger. Ils sont abasourdis, car ce n’est pas ainsi d’habitude dans la vie des maîtres et des serviteurs.       <br />
              <br />
       Voilà le récit, l’histoire que raconte Jésus. Quel est le message pour nous selon vous? La réponse est dans le renversement. Jésus veut nous dire ici que lui - le Maître - il n’agit pas comme les maîtres ordinaires. Il agit comme un maître d’un genre particulier. Il vient à notre secours.  Il vient donner sa vie au service de l’Humanité. Il ne vient pas dominer, écraser. Il vient servir…jusqu’à donner tout ce qu’’il a pour nous, pour nous sauver. C’est cela le vrai service.       <br />
              <br />
       Vous voyez donc le pourquoi de ce petit récit bien simple qui fait appel à des habitudes que nous n’avons plus. Il garde quand même son intérêt. Car l’enseignement qu’il nous transmet est encore valable aujourd’hui et n’est pas sans conséquence si nous le prenons au sérieux       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Comme Lui</span>       <br />
              <br />
       Une première conséquence de cette attitude de service qui est au cœur de la vie de Jésus nous concerne tous et toutes. Jésus par ce récit veut nous dire que, comme le disciple n’est pas au-dessus du maître, nous ses disciples nous devons faire comme lui. Un <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=8XUvyFx6aLE">chant de Robert Lebel</a> que vous connaissez bien le dit admirablement : « Comme Lui, savoir dresser la table Comme Lui, nouer le tablier Se lever chaque jour et servir par amour Comme Lui. »       <br />
              <br />
       Pourquoi faire comme Lui ? Parce qu’il n’est plus là physiquement. Il est présent par ses disciples qui témoignent de Lui. Le Christ ce sont les chrétiens, le Christ c’est nous, nous sommes son Corps mystique, c'est à travers nous que les autres, nos contemporains, peuvent voir le Christ.       <br />
              <br />
       Vous êtes le Corps du Christ dit saint Paul aux chrétiens de Corinthe. Cela m’amène à me demander - à moi et que chacun et chacune se le demande à lui ou à elle aussi : « Est-ce que je pense de temps en temps à rendre témoignage de ma foi, à rendre le Christ visible? Est-ce que je veux le faire malgré mes limites et mes péchés? »       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Des serviteurs dans l’attente</span>       <br />
              <br />
       Une deuxième conséquence qui ressort de ce beau récit c’est une invitation à la vigilance dans l’attente de la venue du Maître qui se met au service de ses serviteurs. Nous sommes invités à être toujours dans l’attente de la venue de Dieu dans nos vies de chaque jour.       <br />
              <br />
       Les disciples de Jésus sont des êtres d’attente comme la femme qui attend un enfant, comme le jeune qui attend le spectacle de son groupe rock préféré etc.        <br />
              <br />
       Jésus nous dit aujourd’hui  « Vous rencontrerez un jour Celui que vous cherchez. Vous êtes ‘programmés’ pour une rencontre exceptionnelle, à ne pas manquer. … Un jour quelqu’un frappera à votre porte, quelqu’un qui vous connaît bien et vous aime…  ce sera peut-ëtre au soir de votre vie ou à un moment autre, ce sera le Grand Rendez-vous. Tenez-vous prêts dès maintenant, soyez prêts avec vos lampes allumées ». C'est direct et clair : le disciple de Jésus se sait en marche vers une demeure où Jésus est déjà arrivé et où il l'attend.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous aide à nous laisser changer de plus en plus, à développer comme Jésus notre Maître cet esprit de service d’un véritable disciple qui marche à la suite de celui qui s’est fait le Serviteur parfait.         <br />
              <br />
       Comme l’écrit saint Paul aux Philippiens : « Le Christ Jésus,  ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom. » (Philippiens 2, 5-10)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
        5 août 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 2 août 2016 et du 2 août 2022-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « En même temps que tu frappais nos adversaires, tu nous appelais à la gloire » (Sg 18, 6-9)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
           La nuit de la délivrance pascale       <br />
       avait été connue d’avance par nos Pères ;       <br />
       assurés des promesses auxquelles ils avaient cru,       <br />
       ils étaient dans la joie.       <br />
           Et ton peuple accueillit à la fois le salut des justes       <br />
       et la ruine de leurs ennemis.       <br />
           En même temps que tu frappais nos adversaires,       <br />
       tu nous appelais à la gloire.       <br />
           Dans le secret de leurs maisons,       <br />
       les fidèles descendants des justes offraient un sacrifice,       <br />
       et ils consacrèrent d’un commun accord cette loi divine :       <br />
       que les saints partageraient aussi bien le meilleur que le pire ;       <br />
       et déjà ils entonnaient les chants de louange des Pères.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 32 (33), 1.12, 18-19,20.22)       <br />
       R/ Heureux le peuple       <br />
       dont le Seigneur est le Dieu. (Ps 32, 12a)       <br />
              <br />
       Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes !       <br />
       Hommes droits, à vous la louange !       <br />
       Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,       <br />
       heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !       <br />
              <br />
       Dieu veille sur ceux qui le craignent,       <br />
       qui mettent leur espoir en son amour,       <br />
       pour les délivrer de la mort,       <br />
       les garder en vie aux jours de famine.       <br />
              <br />
       Nous attendons notre vie du Seigneur :       <br />
       il est pour nous un appui, un bouclier.       <br />
       Que ton amour, Seigneur, soit sur nous       <br />
       comme notre espoir est en toi !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Abraham attendait la ville dont le Seigneur lui-même est le bâtisseur et l’architecte » (He 11, 1-2.8-19)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           la foi est une façon de posséder ce que l’on espère,       <br />
       un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas.       <br />
           Et quand l’Écriture rend témoignage aux anciens,       <br />
       c’est à cause de leur foi.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :       <br />
       il partit vers un pays       <br />
       qu’il devait recevoir en héritage,       <br />
       et il partit sans savoir où il allait.       <br />
           Grâce à la foi, il vint séjourner en immigré       <br />
       dans la Terre promise, comme en terre étrangère ;       <br />
       il vivait sous la tente,       <br />
       ainsi qu’Isaac et Jacob,       <br />
       héritiers de la même promesse,       <br />
           car il attendait la ville qui aurait de vraies fondations,       <br />
       la ville dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,       <br />
       fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance       <br />
       parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.       <br />
           C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,       <br />
       a pu naître une descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       une multitude innombrable.       <br />
              <br />
           C’est dans la foi, sans avoir connu la réalisation des promesses,       <br />
       qu’ils sont tous morts ;       <br />
       mais ils l’avaient vue et saluée de loin,       <br />
       affirmant que, sur la terre,       <br />
       ils étaient des étrangers et des voyageurs.       <br />
           Or, parler ainsi, c’est montrer clairement       <br />
       qu’on est à la recherche d’une patrie.       <br />
           S’ils avaient songé à celle qu’ils avaient quittée,       <br />
       ils auraient eu la possibilité d’y revenir.       <br />
           En fait, ils aspiraient à une patrie meilleure,       <br />
       celle des cieux.       <br />
       Aussi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu,       <br />
       puisqu’il leur a préparé une ville.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve,       <br />
       Abraham offrit Isaac en sacrifice.       <br />
       Et il offrait le fils unique,       <br />
       alors qu’il avait reçu les promesses       <br />
           et entendu cette parole :       <br />
       C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.       <br />
           Il pensait en effet       <br />
       que Dieu est capable même de ressusciter les morts ;       <br />
       c’est pourquoi son fils lui fut rendu :       <br />
       il y a là une préfiguration.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Abraham attendait la ville dont le Seigneur lui-même est le bâtisseur et l’architecte » (He 11, 1-2.8-12)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           la foi est une façon de posséder ce que l’on espère,       <br />
       un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas.       <br />
           Et quand l’Écriture rend témoignage aux anciens,       <br />
       c’est à cause de leur foi.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :       <br />
       il partit vers un pays       <br />
       qu’il devait recevoir en héritage,       <br />
       et il partit sans savoir où il allait.       <br />
           Grâce à la foi, il vint séjourner en immigré       <br />
       dans la Terre promise, comme en terre étrangère ;       <br />
       il vivait sous la tente,       <br />
       ainsi qu’Isaac et Jacob,       <br />
       héritiers de la même promesse,       <br />
           car il attendait la ville qui aurait de vraies fondations,       <br />
       la ville dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,       <br />
       fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance       <br />
       parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.       <br />
           C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,       <br />
       a pu naître une descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       une multitude innombrable.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous aussi, tenez-vous prêts » (Lc 12, 32-48)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Veillez, tenez-vous prêts :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y pensez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 24, 42a.44)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Sois sans crainte, petit troupeau :       <br />
       votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume.       <br />
           Vendez ce que vous possédez       <br />
       et donnez-le en aumône.       <br />
       Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas,       <br />
       un trésor inépuisable dans les cieux,       <br />
       là où le voleur n’approche pas,       <br />
       où la mite ne détruit pas.       <br />
           Car là où est votre trésor,       <br />
       là aussi sera votre cœur.       <br />
           Restez en tenue de service,       <br />
       votre ceinture autour des reins,       <br />
       et vos lampes allumées.       <br />
           Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces,       <br />
       pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.       <br />
           Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée,       <br />
       trouvera en train de veiller.       <br />
       Amen, je vous le dis :       <br />
       c’est lui qui, la ceinture autour des reins,       <br />
       les fera prendre place à table       <br />
       et passera pour les servir.       <br />
           S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin       <br />
       et qu’il les trouve ainsi,       <br />
       heureux sont-ils !       <br />
           Vous le savez bien :       <br />
       si le maître de maison       <br />
       avait su à quelle heure le voleur viendrait,       <br />
       il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.       <br />
           Vous aussi, tenez-vous prêts :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y penserez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra. »       <br />
           Pierre dit alors :       <br />
       « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole,       <br />
       ou bien pour tous ? »       <br />
           Le Seigneur répondit :       <br />
       « Que dire de l’intendant fidèle et sensé       <br />
       à qui le maître confiera la charge de son personnel       <br />
       pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?       <br />
           Heureux ce serviteur       <br />
       que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !       <br />
           Vraiment, je vous le déclare :       <br />
       il l’établira sur tous ses biens.       <br />
           Mais si le serviteur se dit en lui-même :       <br />
       ‘Mon maître tarde à venir’,       <br />
       et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes,       <br />
       à manger, à boire et à s’enivrer,       <br />
           alors quand le maître viendra,       <br />
       le jour où son serviteur ne s’y attend pas       <br />
       et à l’heure qu’il ne connaît pas,       <br />
       il l’écartera       <br />
       et lui fera partager le sort des infidèles.       <br />
           Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître,       <br />
       n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté,       <br />
       recevra un grand nombre de coups.       <br />
           Mais celui qui ne la connaissait pas,       <br />
       et qui a mérité des coups pour sa conduite,       <br />
       celui-là n’en recevra qu’un petit nombre.       <br />
       À qui l’on a beaucoup donné,       <br />
       on demandera beaucoup ;       <br />
       à qui l’on a beaucoup confié,       <br />
       on réclamera davantage. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous aussi, tenez-vous prêts » (Lc 12, 35-40)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Restez en tenue de service,       <br />
       votre ceinture autour des reins,       <br />
       et vos lampes allumées.       <br />
           Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces,       <br />
       pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.       <br />
           Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée,       <br />
       trouvera en train de veiller.       <br />
       Amen, je vous le dis :       <br />
       c’est lui qui, la ceinture autour des reins,       <br />
       les fera prendre place à table       <br />
       et passera pour les servir.       <br />
           S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin       <br />
       et qu’il les trouve ainsi,       <br />
       heureux sont-ils !       <br />
           Vous le savez bien :       <br />
       si le maître de maison       <br />
       avait su à quelle heure le voleur viendrait,       <br />
       il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.       <br />
           Vous aussi, tenez-vous prêts :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y penserez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-19e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-Maitre-se-fait-serviteur_a1257.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année B : «  La loi du service  »</title>
   <pubDate>Tue, 15 Oct 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année B le 20 octobre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 53, 10-11, Hébreux 4, 14-16 et Marc 10, 35-45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602503-57034360.jpg?v=1631209273" alt="Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année B : «  La loi du service  »" title="Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année B : «  La loi du service  »" />
     </div>
     <div>
      Les textes de la Parole de Dieu aujourd’hui nous rappellent ce qu'on pourrait appeler une « loi fondamentale »  du Royaume de Dieu qui est aussi celle de la communauté chrétienne et de l'Église dans le monde.        <br />
              <br />
       On connaît bien le commandement de l'amour fraternel au cœur du message de Jésus (<span style="font-style:italic">Jean</span> 13, 34-35), mais celui-ci est inopérant s'il ne se joint pas à celui, tout aussi fondamental, que nous propose Jésus aujourd'hui et qui est la « loi du service ».       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Un malentendu profond</span>       <br />
              <br />
       Regardez la démarche de Jacques et Jean, fils de Zébédée. Ils n'ont rien compris aux enseignements de Jésus qui leur a expliqué plusieurs fois que sa mission était d'aller vers les brebis perdues, de servir la volonté de salut de son Père pour toute l'humanité sans faire d'exception.        <br />
              <br />
       La scène que nous avons dans l'évangile d'aujourd'hui nous les montre au sortir d'une discussion avec les autres apôtres pour savoir qui est le plus grand (<span style="font-style:italic">Marc</span> 9, 33 et suivants). Au cours de cette discussion, les apôtres se voient chacun sur un siège autour de Jésus trônant comme un roi temporel puissant. Ils se voient ainsi aux premiers rangs de sa cour royale. Jacques et Jean veulent s'assurer d'être non seulement aux premiers rangs, mais d'être « l'un à sa droite » et « l'autre à sa gauche ».       <br />
              <br />
       Et la réponse de Jésus fait éclater le malentendu au coeur de la discussion des apôtres : « Oui, dit Jésus vous serez avec moi si vous me suivez jusqu'à donner votre vie comme moi ». Ses mots exacts sont : « Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire, recevoir le baptême dans lequel je vais être plongé ? »       <br />
              <br />
       Jésus pense aux outrages, eux aux honneurs.       <br />
       Jésus pense au gibet où il sera élevé, eux pensent à des trônes.       <br />
       Jésus pense à donner sa vie pour tous, eux veulent s'élever aux dépens de tous.       <br />
              <br />
       Et on pourrait continuer. Malentendu profond.       <br />
              <br />
       Pour dissiper tout malentendu auprès de Jacques et de Jean ainsi qu'auprès des autres apôtres qui s'offusquaient en pensant que Jacques et Jean auraient des places spéciales dans le Royaume de Jésus, Jésus y va de précisions qui sont à retenir et qui constituent cette « loi fondamentale du service » dont je parlais en commençant.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> Des précisions révélatrices</span>       <br />
              <br />
       La voici cette « loi du service » dans la communauté chrétienne : « Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur. Celui qui veut être le premier sera l'esclave de tous » (<span style="font-style:italic">Marc</span> 10, 43-44).       <br />
              <br />
       Et quel est le fondement de cette « loi du service » ? C'est l'exemple et l'attitude même de Jésus, l'Envoyé du Père, c'est « parce que le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude ». Dans cette réponse Jésus nous situe au coeur de sa mission salvatrice.<!-- Le Verbe de Dieu, comme dit le prologue de l'évangile de Jean, est venu dans le monde, il a habité parmi les siens, il a pris chair et il s'est fait homme pour notre salut (Jean 1, 14). Comme dira saint Paul plus tard : « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (I Timothée 2, 4).-->        <br />
              <br />
       L'image du Serviteur souffrant que présente Isaïe dans la première lecture s'applique à merveille à Jésus. Dans sa passion, il sera ce Serviteur souffrant et ainsi « il justifiera les multitudes, il se chargera de leurs péchés ». Cette mission, Jésus l'a pleinement assumée et le soir du Jeudi-Saint, il a posé un geste que vous connaissez bien et qui illustre parfaitement le cœur de sa mission : le lavement des pieds des apôtres. À saint Pierre qui se rebiffait, il dit « Si je ne te lave pas, tu ne pourras avoir part avec moi » et il conclut par ces mots : "C’est un exemple que je vous ai donné : ce que j’ai fait pour vous, faites-le vous aussi" ». (<span style="font-style:italic">Jean</span> 13, 8 et 15)       <br />
              <br />
       La « loi fondamentale du service » dans le Royaume de Dieu, c'est un esprit nouveau, un renversement des perspectives auxquelles s'attendaient les apôtres. Ils le comprendront parfaitement après la Résurrection. Et nous le comprendrons, nous, en nous laissant habiter par l'Esprit de Jésus.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       En effet, il y a tout un chemin à faire pour développer cet esprit de service dont parle Jésus. Ce n'est pas évident dans notre monde d'aujourd'hui où la compétition a une si grande place et où les réussites sociales, financières, professionnelles sont sur le devant de la scène. Alors qu'en est-il de cet appel de Jésus dans nos vies?       <br />
              <br />
       Pour nous, chrétiens-croyants, il s'agit d'une règle absolue que nous ne mettons pas en doute. Elle s'applique non seulement aux ministres ordonnés, diacres, prêtres, évêques, mais à tous les fidèles membres de la communauté chrétienne. L'Église n'en sera que plus belle lorsque tous et toutes s'efforceront d'incarner dans leur vie de tous les jours cette « loi du service ».       <br />
              <br />
       Cet idéal du service demeure l'idéal incontournable du disciple de Jésus. Il nous revient de chercher à le vivre de diverses façons. Ce peut être en privilégiant le service de sa famille, le service des concitoyens, l'aide à des gens dans le besoin, la participation à des associations impliquées socialement etc. L'important n’est pas ce que nous faisons, mais c'est le cœur que nous y mettons car devenir disciple de Jésus c'est entrer dans une famille où il y a place pour tout le monde et où il y a de l'amour fraternel qui se sent et se voit.       <br />
              <br />
       Le pape François pour répondre à un journaliste qui, lors de sa conférence de presse sur l’avion à son retour de Philadelphie le 27 septembre 2015, lui demandait s'il se voyait comme une star s'est contenté de lui répondre, selon l’antique formule, le pape est « le serviteur des serviteurs de Dieu ». Quelle belle réponse et quel défi aussi ! Être serviteur n’est pas seulement la mission du pape, c’est aussi celle de chaque personne baptisée.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, dans cette célébration eucharistique dominicale, comme toutes les fois où nous sommes réunis « en son Nom », nous voulons rendre présente la « loi du service »  qui est au cœur de la mission de Jésus. Cette mission envoie les disciples jusqu’aux extrémités de la terre.        <br />
              <br />
       Oui! allons servir, soutenu par Celui qui vient heureusement, par son Corps et son Sang,  nous donner ainsi, lorsque nous le partageons, le moyen d'être de plus en plus des « disciples-missionnaires » comme le souhaite le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique  La joie de l’Évangile</span> au numéro 120 : « Tout chrétien est missionnaire dans la mesure où il a rencontré l’amour de Dieu en Jésus Christ ; nous ne disons plus que nous sommes ‘disciples’ et ‘missionnaires’, mais toujours que nous sommes ‘disciples-missionnaires’ ».  Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>        <br />
              <br />
              <br />
       15 octobre 2024       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 12 octobre 2021       <br />
       et du 16 octobre 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours » (Is 53, 10-11)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Broyé par la souffrance, le Serviteur a plu au Seigneur.       <br />
       S’il remet sa vie en sacrifice de réparation,       <br />
       il verra une descendance, il prolongera ses jours :       <br />
       par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.       <br />
           Par suite de ses tourments, il verra la lumière,       <br />
       la connaissance le comblera.       <br />
       Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes,       <br />
       il se chargera de leurs fautes.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 32 (33), 4-5, 18-19, 20.22)       <br />
       R/ Que ton amour, Seigneur, soit sur nous       <br />
       comme notre espoir est en toi ! (Ps 32, 22)       <br />
              <br />
       Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;       <br />
       il est fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Il aime le bon droit et la justice ;       <br />
       la terre est remplie de son amour.       <br />
              <br />
       Dieu veille sur ceux qui le craignent,       <br />
       qui mettent leur espoir en son amour,       <br />
       pour les délivrer de la mort,       <br />
       les garder en vie aux jours de famine.       <br />
              <br />
       Nous attendons notre vie du Seigneur :       <br />
       il est pour nous un appui, un bouclier.       <br />
       Que ton amour, Seigneur, soit sur nous       <br />
       comme notre espoir est en toi !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Avançons-nous avec assurance vers le Trône de la grâce » (He 4, 14-16)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           en Jésus, le Fils de Dieu,       <br />
       nous avons le grand prêtre par excellence,       <br />
       celui qui a traversé les cieux ;       <br />
       tenons donc ferme l’affirmation de notre foi.       <br />
           En effet, nous n’avons pas un grand prêtre       <br />
       incapable de compatir à nos faiblesses,       <br />
       mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses,       <br />
       à notre ressemblance, excepté le péché.       <br />
           Avançons-nous donc avec assurance       <br />
       vers le Trône de la grâce,       <br />
       pour obtenir miséricorde       <br />
       et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Le Fils de l’homme est venu donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mc 10, 35-45)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Le Fils de l’homme est venu pour servir,       <br />
       et donner sa vie en rançon pour la multitude.       <br />
       Alléluia. (cf. Mc 10, 45)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jacques et Jean, les fils de Zébédée,       <br />
       s’approchent de Jésus et lui disent :       <br />
       « Maître, ce que nous allons te demander,       <br />
       nous voudrions que tu le fasses pour nous. »       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »       <br />
           Ils lui répondirent :       <br />
       « Donne-nous de siéger,       <br />
       l’un à ta droite et l’autre à ta gauche,       <br />
       dans ta gloire. »       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Vous ne savez pas ce que vous demandez.       <br />
       Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire,       <br />
       être baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé ? »       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       « Nous le pouvons. »       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « La coupe que je vais boire, vous la boirez ;       <br />
       et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé.       <br />
           Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche,       <br />
       ce n’est pas à moi de l’accorder ;       <br />
       il y a ceux pour qui cela est préparé. »       <br />
              <br />
           Les dix autres, qui avaient entendu,       <br />
       se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.       <br />
           Jésus les appela et leur dit :       <br />
        « Vous le savez :       <br />
       ceux que l’on regarde comme chefs des nations       <br />
       les commandent en maîtres ;       <br />
       les grands leur font sentir leur pouvoir.       <br />
           Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi.       <br />
       Celui qui veut devenir grand parmi vous       <br />
       sera votre serviteur.       <br />
           Celui qui veut être parmi vous le premier       <br />
       sera l’esclave de tous :       <br />
           car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,       <br />
       mais pour servir,       <br />
       et donner sa vie en rançon pour la multitude. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Le Fils de l’homme est venu donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mc 10,  42-45)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples :       <br />
       « Vous le savez :       <br />
       ceux que l’on regarde comme chefs des nations       <br />
       les commandent en maîtres ;       <br />
       les grands leur font sentir leur pouvoir.       <br />
           Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi.       <br />
       Celui qui veut devenir grand parmi vous       <br />
       sera votre serviteur.       <br />
           Celui qui veut être parmi vous le premier       <br />
       sera l’esclave de tous :       <br />
           car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,       <br />
       mais pour servir,       <br />
       et donner sa vie en rançon pour la multitude. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-29e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-La-loi-du-service_a1200.html</link>
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   <title>Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent Année B : « L'Évangile, une Bonne Nouvelle »</title>
   <pubDate>Tue, 05 Dec 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent Année B le 10 décembre 2023. Textes : Isaïe, 40, 1-5.9-11, II Pierre 3, 8-14 et Marc, 1, 1-8.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/75838193-53431655.jpg?v=1600713655" alt="Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent Année B : « L'Évangile, une Bonne Nouvelle »" title="Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent Année B : « L'Évangile, une Bonne Nouvelle »" />
     </div>
     <div>
      En ce 2e dimanche de l’Avent, nous commençons à lire l’évangile de saint Marc qui nous accompagnera tout au cours de l’année liturgique en 2023 et 2024. C’est l’évangile qui, selon les spécialistes des Écritures, rapporte ce que saint Pierre donnait dans sa prédication alors que saint Marc le suivait comme compagnon. Cet évangile est le premier en date des quatre évangiles, le plus bref et le plus concret. Nous venons d’en lire les premières phrases sur lesquelles je vais m’arrêter ce matin, car elles nous livrent des aperçus essentiels à toute lecture des évangiles.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’évangile : une Bonne Nouvelle</span>       <br />
              <br />
       Il est important de signaler, en premier lieu, le mot employé par saint Marc pour décrire son ouvrage, c'est le mot « Évangile ». Saint Marc présente tout son ouvrage comme un « Évangile ». Il écrit : « Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu ». Le mot « Évangile » formé à partir d’un mot grec signifie « Bonne Nouvelle ». On peut comprendre que la « Bonne Nouvelle » c’est le message qu’a proclamé Jésus ou encore que c’est Jésus lui-même qui est la « Bonne Nouvelle ».  Aujourd'hui, cette  « Bonne nouvelle » pour plusieurs, hélas! est classée comme « fake news » ou « post-vérité » et, pourtant, elle nous ouvre des chemins inédits et parfois étonnants.       <br />
              <br />
       En employant ce mot « Évangile  » saint Marc est porté par le témoignage de vie des croyants et croyantes qui l'ont précédé. Il se situe dans la suite des prophètes de l’Ancien Testament qui, comme Isaïe dans l’extrait que nous avons lu dans la première lecture, invitait le peuple d’Israël à accueillir le Seigneur comme une bonne nouvelle : « Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Élève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Élève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : Voici votre Dieu ! Voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance…Comme un berger, il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent. »        <br />
              <br />
       Tout au long de son évangile saint Marc aura à cœur de faire retentir comment Jésus et son message sont la vraie « Bonne Nouvelle » dont l’humanité et le monde ont besoin.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">L’ouverture à la Bonne Nouvelle</span>       <br />
              <br />
       En second lieu, saint Marc, au tout début de son évangile nous invite à nous ouvrir à la « Bonne Nouvelle » en mettant devant nos yeux le personnage de Jean-Baptiste. Jean-Baptiste est  comme la voix qui crie dans le désert dont parlait le prophète Isaïe « Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers ».  C’est l’invitation qui nous est faite à nous ce matin « Préparez le chemin du Seigneur».  Dans le temps de l’Avent nous sommes invités à préparer la venue de la « Bonne Nouvelle » par un effort renouvelé d'ouverture.       <br />
              <br />
       Cet effort se nourrira des  textes des évangiles qui sont, comme vous le savez, au nombre de quatre : l’évangile selon saint Marc, l’évangile selon saint Luc, l’évangile selon saint Mathieu et l’évangile selon saint Jean. Ces évangiles sont faits de paroles et de mots dans lesquels s’est transmise la « Bonne Nouvelle de Jésus, Christ, Fils de Dieu ».        <br />
              <br />
       Est-ce que nous prenons la peine d’y revenir dans nos pensées et dans nos prières? Est-ce que ces paroles et ces mots viennent éclairer nos choix et nos décisions ? Est-ce que nous y trouvons réconfort et inspiration pour notre vie ?  Ce sont des questions qu’on peut se poser à juste titre, car les paroles et les mots des évangiles ne sont pas seulement des mots et des paroles qu’on connaît, qu’on se rappelle, qu’on transmet. Les mots et les paroles des évangiles sont les mots et les paroles de la « Bonne Nouvelle » et celle-ci ne peut s’enfermer dans les mots et les paroles. Elle les déborde. Elle devient vie chez ceux et celles qui  la reçoivent avec un cœur et une attitude d’attente et d’ouverture qui va au-delà de la simple compréhension.        <br />
              <br />
       La Bonne nouvelle répond à une espérance et à une attente inscrites dans le cœur des êtres humains. C’est saint Augustin qui écrivait au début du récit de sa vie dans le livre intitulé les <span style="font-style:italic">Confessions</span> : « Tu es grand  Seigneur, et très digne de louange... parcelle de ta création, l’être humain veut te louer. Car tu nous as faits pour toi et notre cœur est sans repos jusqu’à tant qu’il repose en toi ». Un auteur qui a merveilleusement saisi cela écrit « Le nom propre de mon espérance est la Bonne Nouvelle » (Guy Coq dans <span style="font-style:italic">Dis-moi ton espérance</span>, p. 95.)        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une prise de position nécessaire : conversion</span>        <br />
              <br />
       Le temps liturgique de l’Avent nous aidera cette année, j’en suis sûr, à progresser dans cet accueil personnel renouvelé de la « Bonne Nouvelle » que nous avons choisie comme chemin de vie. <!--de suivre comme disciples de Jésus.--> C'est un choix qui demande ouverture et écoute. <!--C'est une conversion qui est toujours à refaire.--> Quand je lis l’évangile, je dois le faire avec un désir de lumière sur ma propre vie et aussi dans une démarche de vérité dans mon existence.        <br />
              <br />
       C’est ce que Jean-Baptiste dans sa prédication veut favoriser en invitant les personnes qui l’écoutent à se convertir et à le signifier en se laissant plonger dans l’eau du Jourdain. Cette eau pour nous symbolise aussi l’eau du Baptême que nous avons reçu [pour la plupart à notre naissance] auquel Jean-Baptiste réfère lorsqu’il dit : « Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint ».        <br />
              <br />
       Baptisés dans l’Esprit Saint, nous sommes entrés dans le chemin de la conversion qui, ainsi commencée, dure toujours et se continue tout au cours de notre existence comme le souligne la deuxième lecture : « [Dieu] prend patience envers vous, car il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre, mais il veut que tous parviennent à la conversion. »       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous ne sommes pas seuls heureusement dans ce parcours. C’est avec nos frères et sœurs, disciples de Jésus, que nous nous retrouvons ensemble comme nous le faisons ce matin pour écouter, méditer et mettre en pratique la Bonne Nouvelle qui éclaire nos vies. D’ici Noël restons éveillés  et attentifs aux appels de la « Bonne Nouvelle ». Comme nos Noëls qui se suivent et se ressemblent,  mais qui ont toujours quelque chose de particulier, ainsi la « Bonne Nouvelle »,  toujours la même, nous réserve de bien belles surprises si nous prenons la peine de l’écouter en faisant la vérité en nous.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie où Jésus, Christ, Fils de Dieu nous rejoint personnellement par son Corps et son Sang que nous partageons sous les espèces du Pain et du Vin soit pour nous un moment de vérité, d’accueil et de paix comme le dit si bien le passage de la Lettre de Saint Pierre que nous avons lu il y a un instant et que je vous relis en terminant : « ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice. C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant cela, faites tout pour qu’on vous trouve sans tache ni défaut, dans la paix. »       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère  P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 décembre 2023       <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de celle du 5 décembre 2017 et  du 1 décembre 2020-->       <br />
              <br />
       Note : Les évangiles (du latin evangelium, lui-même emprunté au grec ancien εὐαγγέλιον / euangélion, « bonne nouvelle ») sont les écrits en langue grecque qui relatent la vie et l'enseignement de Jésus. Ils sont au nombre de quatre : l’évangile selon saint Marc, l’évangile selon saint Luc, l’évangile selon saint Mathieu et l’évangile selon saint Jean.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 2e  dimanche de l'Avent Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Préparez le chemin du Seigneur » (Is 40, 1-5.9-11)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Consolez, consolez mon peuple,       <br />
       – dit votre Dieu –       <br />
       parlez au cœur de Jérusalem.       <br />
       Proclamez que son service est accompli,       <br />
       que son crime est expié,       <br />
       qu’elle a reçu de la main du Seigneur       <br />
       le double pour toutes ses fautes.       <br />
              <br />
       Une voix proclame :       <br />
       « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ;       <br />
       tracez droit, dans les terres arides,       <br />
       une route pour notre Dieu.       <br />
       Que tout ravin soit comblé,       <br />
       toute montagne et toute colline abaissées !       <br />
       que les escarpements se changent en plaine,       <br />
       et les sommets, en large vallée !       <br />
       Alors se révélera la gloire du Seigneur,       <br />
       et tout être de chair verra       <br />
       que la bouche du Seigneur a parlé. »       <br />
              <br />
       Monte sur une haute montagne,       <br />
       toi qui portes la bonne nouvelle à Sion.       <br />
       Élève la voix avec force,       <br />
       toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem.       <br />
       Élève la voix, ne crains pas.       <br />
       Dis aux villes de Juda :       <br />
       « Voici votre Dieu ! »       <br />
       Voici le Seigneur Dieu !       <br />
       Il vient avec puissance ;       <br />
       son bras lui soumet tout.       <br />
       Voici le fruit de son travail avec lui,       <br />
       et devant lui, son ouvrage.       <br />
       Comme un berger, il fait paître son troupeau :       <br />
       son bras rassemble les agneaux,       <br />
       il les porte sur son cœur,       <br />
       il mène les brebis qui allaitent.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (84 (85), 9ab.10, 11-12, 13-14)       <br />
       R/ Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,       <br />
       et donne-nous ton salut.       <br />
         (84, 8)       <br />
              <br />
       J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?       <br />
       Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.       <br />
       Son salut est proche de ceux qui le craignent,       <br />
       et la gloire habitera notre terre.       <br />
              <br />
       Amour et vérité se rencontrent,       <br />
       justice et paix s’embrassent ;       <br />
       la vérité germera de la terre       <br />
       et du ciel se penchera la justice.       <br />
              <br />
       Le Seigneur donnera ses bienfaits,       <br />
       et notre terre donnera son fruit.       <br />
       La justice marchera devant lui,       <br />
       et ses pas traceront le chemin.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Ce que nous attendons, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle » (2 P 3, 8-14)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Pierre apôtre       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       il est une chose qui ne doit pas vous échapper :       <br />
       pour le Seigneur,       <br />
       un seul jour est comme mille ans,       <br />
       et mille ans sont comme un seul jour.       <br />
       Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse,       <br />
       alors que certains prétendent qu’il a du retard.       <br />
       Au contraire, il prend patience envers vous,       <br />
       car il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre,       <br />
       mais il veut que tous parviennent à la conversion.       <br />
       Cependant le jour du Seigneur viendra, comme un voleur.       <br />
       Alors les cieux disparaîtront avec fracas,       <br />
       les éléments embrasés seront dissous,       <br />
       la terre, avec tout ce qu’on a fait ici-bas, ne pourra y échapper.       <br />
       Ainsi, puisque tout cela est en voie de dissolution,       <br />
       vous voyez quels hommes vous devez être,       <br />
       en vivant dans la sainteté et la piété,       <br />
       vous qui attendez,       <br />
       vous qui hâtez l’avènement du jour de Dieu,       <br />
       ce jour où les cieux enflammés seront dissous,       <br />
       où les éléments embrasés seront en fusion.       <br />
       Car ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur,       <br />
       c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle       <br />
       où résidera la justice.       <br />
       C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant cela,       <br />
       faites tout pour qu’on vous trouve sans tache ni défaut,       <br />
       dans la paix.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Rendez droits les sentiers du Seigneur » (Mc 1, 1-8)       <br />
       Alléluia. Alléluia. Préparez le chemin du Seigneur,       <br />
       rendez droits ses sentiers :       <br />
       tout être vivant verra le salut de Dieu. Alléluia. (cf. Lc 3, 4.6)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Commencement de l’Évangile de Jésus,       <br />
       Christ, Fils de Dieu.       <br />
       Il est écrit dans Isaïe, le prophète :       <br />
       Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,       <br />
       pour ouvrir ton chemin.       <br />
       Voix de celui qui crie dans le désert :       <br />
       Préparez le chemin du Seigneur,       <br />
       rendez droits ses sentiers.       <br />
       Alors Jean, celui qui baptisait,       <br />
       parut dans le désert.       <br />
       Il proclamait un baptême de conversion       <br />
       pour le pardon des péchés.       <br />
              <br />
       Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem       <br />
       se rendaient auprès de lui,       <br />
       et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain,       <br />
       en reconnaissant publiquement leurs péchés.       <br />
       Jean était vêtu de poil de chameau,       <br />
       avec une ceinture de cuir autour des reins ;       <br />
       il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.       <br />
       Il proclamait :       <br />
       « Voici venir derrière moi       <br />
       celui qui est plus fort que moi ;       <br />
       je ne suis pas digne de m’abaisser       <br />
       pour défaire la courroie de ses sandales.       <br />
       Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ;       <br />
       lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.        <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <title>Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent Année B « Vigilance chrétienne : tout un programme  »</title>
   <pubDate>Tue, 28 Nov 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent Année B 3 décembre 2023. Textes : Isaïe, 63, 16b-17.19b, 64, 2b-7, I Corinthiens 1, 3-9 et Marc, 13, 33-37.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/75527519-53002355.jpg?v=1696011725" alt="Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent Année B « Vigilance chrétienne : tout un programme  »" title="Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent Année B « Vigilance chrétienne : tout un programme  »" />
     </div>
     <div>
      Une image m’est revenue en entendant cet appel à la vigilance que nous lance saint Marc, c’est celle de la mère cane au repos sur le quai du lac avec ses cannetons. Je la regardais et je constatais que ce moment de pause elle le vivait en se gardant toujours en éveil. Elle fermait les yeux et baissait la tête un moment, mais elle n’arrêtait pas de la relever et de jeter un regard sur sa progéniture. C’est pour moi l’exemple concret d’une vigilance de tous les instants. C’est le message de la liturgie de ce premier dimanche de l’Avent. Les disciples de Jésus se garderont toujours éveillés.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le récit de l’évangile</span>        <br />
              <br />
       Ce message ressort clairement de la parabole de l’évangile que nous raconte saint Marc. L’homme qui part en voyage représente Jésus qui a quitté ses disciples et qui les a laissés seuls avec une mission semblable à celle des serviteurs de l’évangile, celle de se garder éveillés.        <br />
              <br />
       Comme ces serviteurs, les disciples de Jésus ont reçu « tout pouvoir ». En effet, par le baptême, en devenant filles et fils de Dieu, sœurs et frères de Jésus, ils ont reçu toutes les richesses de la grâce du Christ comme saint Paul le rappelle aux Corinthiens dans la deuxième lecture lorsqu’il leur écrit : « Je ne cesse de rendre grâces à Dieu à votre sujet pour la grâce qu’il vous a donnée dans le Christ Jésus ; en lui vous avez reçu toutes les richesses, toutes celles de la parole et de la connaissance de Dieu… aucun don de grâce ne vous manque, à vous qui attendez de voir se révéler notre Seigneur Jésus Christ. »        <br />
              <br />
       Vivre l’attente du passage du Seigneur, de son Retour, de sa Venue est l’affaire de toute une vie. C’est pourquoi, au début de chaque année liturgique, la liturgie de l’Église revient avec les semaines de l’Avent qui nous préparent à accueillir avec un cœur renouvelé le Sauveur dont nous célébrons la nativité dans la nuit de Noël. Le mot « avent » vient d’un mot latin « adventus » qui veut dire « survenir, arriver ». C’est le temps où nous nous préparons à voir le Christ arriver, survenir dans le monde et dans nos vies. Rester éveillés est toujours d’actualité.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Quelques aspects de la vigilance des disciples de Jésus</span>       <br />
              <br />
       L’attitude de vigilance sur laquelle insiste la liturgie de ce premier dimanche de l’Avent ne peut se développer en vase clos. La vigilance ne se vit pas dans une attente passive. L’attente eschatologique de la Venue du Christ, de son Retour, de son Passage se doit d’être incarnée dans le concret de nos vies. Se contenter d’attendre patiemment sans rien faire c’est  le contraire de la véritable attente, de la vraie vigilance chrétienne.       <br />
              <br />
       Celle-ci ne nous éloigne pas du monde où nous vivons. Elle nous y insère encore plus profondément, car elle regarde vers Celui qui viendra, mais qui est déjà venu dans l’histoire il y a 2000 ans et qui est toujours présent. La vigilance chrétienne nous invite à prendre notre place dans notre monde, à en porter les joies et les peines. Elle nous invite à rester proches de ceux et celles qu’on aime. Elle nous envoie vers ceux et celles qui sont dans le besoin. Elle ne s’assoupit jamais comme la cane avec ses petits.        <br />
              <br />
       Souhaitons particulièrement que, durant cette année liturgique qui commence ,  1) notre vigilance chrétienne sache regarder et voir où sont les véritables défis et les besoins de notre monde; 2) qu’elle nous stimule à chercher de nouveaux moyens de faire connaître la richesse des dons du Seigneur pour que l’Évangile soit annoncé jusqu’au bout de la terre; 3) qu’elle nous enseigne aussi à savoir refuser les tentations d’un monde qui s’éloigne et se sépare de Dieu ce qui se vérifie malheureusement de plus en plus dans notre société québécoise prospère et bien nantie.        <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Une prière fervente </span>       <br />
              <br />
       Comment ne pas laisser nos cœurs et nos voix supplier Dieu de se manifester avec éclat comme le fait le prophète Isaïe dans la première lecture? « Pourquoi laisser nos cœurs s’endurcir et ne plus te craindre ? Reviens, à cause de tes serviteurs, des tribus de ton héritage. Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais, les montagnes seraient ébranlées devant ta face » supplie le prophète. Cette phrase a donné en latin le fameux répons de l'hymne de l'Avent bien connue : « Rorate caeli desuper ». (On peut écouter cette hymne de l'Avent admirablement chantée par deux jeunes filles <a class="link" href="https://www.hgiguere.net/Rorate-caeli-desuper-le-chant-par-excellence-du-temps-de-l-Avent_a315.html">en cliquant ici</a>.)       <br />
              <br />
       Le temps de l’Avent que nous commençons ce matin est un moment de pause où nous prenons le temps de laisser les grandes réalités de notre salut que nous appelons les mystères de la foi  prendre racine en nous : l’Incarnation du Fils de Dieu qui se fait l’un de nous, la Rédemption qui nous apporte le salut, la présence de l’Esprit de Dieu qui vivifie toute chose, l’appel à la vie glorieuse dans l’assemblée des saints et des saintes auprès de Dieu, notre Père, pour l’éternité.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Laissons ces belles réalités de notre foi entrer de plus en plus en nous et demandons au Seigneur que le temps de l’Avent cette année nous permette de mieux vivre notre espérance. Demandons au Seigneur de nous garder toujours sur le qui-vive comme la mère cane.  « Veillez donc, nous dit Jésus, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison...  Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
                <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       28 novembre 2023        <br />
              <br />
       <!--  reprise avec corrections de celle du 28 novembre 2017  et 24 novembre 2020 -->       <br />
           
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais ! » (Is 63, 16b-17.19b ; 64, 2b-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       C’est toi, Seigneur, notre père ;       <br />
       « Notre-rédempteur-depuis-toujours », tel est ton nom.       <br />
       Pourquoi, Seigneur, nous laisses-tu errer       <br />
       hors de tes chemins ?       <br />
       Pourquoi laisser nos cœurs s’endurcir       <br />
       et ne plus te craindre ?       <br />
       Reviens, à cause de tes serviteurs,       <br />
       des tribus de ton héritage.       <br />
       Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais,       <br />
       les montagnes seraient ébranlées devant ta face.       <br />
              <br />
       Voici que tu es descendu :       <br />
       les montagnes furent ébranlées devant ta face.       <br />
       Jamais on n’a entendu,       <br />
       jamais on n’a ouï dire,       <br />
       nul œil n’a jamais vu un autre dieu que toi       <br />
       agir ainsi pour celui qui l’attend.       <br />
       Tu viens rencontrer       <br />
       celui qui pratique avec joie la justice,       <br />
       qui se souvient de toi       <br />
       en suivant tes chemins.       <br />
       Tu étais irrité, mais nous avons encore péché,       <br />
       et nous nous sommes égarés.       <br />
       Tous, nous étions comme des gens impurs,       <br />
       et tous nos actes justes n’étaient que linges souillés.       <br />
       Tous, nous étions desséchés comme des feuilles,       <br />
       et nos fautes, comme le vent, nous emportaient.       <br />
       Personne n’invoque plus ton nom,       <br />
       nul ne se réveille pour prendre appui sur toi.       <br />
       Car tu nous as caché ton visage,       <br />
       tu nous as livrés au pouvoir de nos fautes.       <br />
       Mais maintenant, Seigneur, c’est toi notre père.       <br />
       Nous sommes l’argile, c’est toi qui nous façonnes :       <br />
       nous sommes tous l’ouvrage de ta main.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (79 (80), 2ac.3bc, 15-16a, 18-19)       <br />
       R/ Dieu, fais-nous revenir ;       <br />
       que ton visage s’éclaire,       <br />
       et nous serons sauvés !       <br />
         (79, 4)       <br />
              <br />
       Berger d’Israël, écoute,       <br />
       resplendis au-dessus des Kéroubim !       <br />
       Réveille ta vaillance       <br />
       et viens nous sauver.       <br />
              <br />
       Dieu de l’univers, reviens !       <br />
       Du haut des cieux, regarde et vois :       <br />
       visite cette vigne, protège-la,       <br />
       celle qu’a plantée ta main puissante.       <br />
              <br />
       Que ta main soutienne ton protégé,       <br />
       le fils de l’homme qui te doit sa force.       <br />
       Jamais plus nous n’irons loin de toi :       <br />
       fais-nous vivre et invoquer ton nom !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Nous attendons de voir se révéler notre Seigneur Jésus Christ (1 Co 1, 3-9)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       à vous, la grâce et la paix,       <br />
       de la part de Dieu notre Père       <br />
       et du Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Je ne cesse de rendre grâce à Dieu à votre sujet,       <br />
       pour la grâce qu’il vous a donnée dans le Christ Jésus ;       <br />
       en lui vous avez reçu toutes les richesses,       <br />
       toutes celles de la parole       <br />
       et de la connaissance de Dieu.       <br />
       Car le témoignage rendu au Christ       <br />
       s’est établi fermement parmi vous.       <br />
       Ainsi, aucun don de grâce ne vous manque,       <br />
       à vous qui attendez       <br />
       de voir se révéler notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       C’est lui qui vous fera tenir fermement jusqu’au bout,       <br />
       et vous serez sans reproche       <br />
       au jour de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Car Dieu est fidèle,       <br />
       lui qui vous a appelés à vivre en communion       <br />
       avec son Fils, Jésus Christ notre Seigneur.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Veillez, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison » (Mc 13, 33-37)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut.       <br />
       Alléluia. (Ps 84, 8)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
       « Prenez garde, restez éveillés :       <br />
       car vous ne savez pas       <br />
       quand ce sera le moment.       <br />
       C’est comme un homme parti en voyage :       <br />
       en quittant sa maison,       <br />
       il a donné tout pouvoir à ses serviteurs,       <br />
       fixé à chacun son travail,       <br />
       et demandé au portier de veiller.       <br />
       Veillez donc,       <br />
       car vous ne savez pas       <br />
       quand vient le maître de la maison,       <br />
       le soir ou à minuit,       <br />
       au chant du coq ou le matin ;       <br />
       s’il arrive à l’improviste,       <br />
       il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis.       <br />
       Ce que je vous dis là, je le dis à tous :       <br />
       Veillez ! »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/75527519-53002355.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-de-l-Avent-Annee-B-Vigilance-chretienne-tout-un-programme_a1147.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »</title>
   <pubDate>Tue, 02 Aug 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C le 7 août 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Sagesse 18, 6-9, Hébreux 11, 1-2.8-19 et Luc 12, 32-48.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64228942-46109458.jpg?v=1652810122" alt="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »" title="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »" />
     </div>
     <div>
       Cette scène est un peu étrangère à nos habitudes ici au Québec, même si elle peut faire partie encore de la vie courante dans d’autres parties du monde. Il y a longtemps qu’on n'a plus ici de serviteurs, de servantes, de domestiques. Il y a longtemps qu’on n’a pas besoin d’allumer des flambeaux le soir ou des lampes à l’huile.        <br />
              <br />
       C’est une des difficultés de l’évangile et de la Bible en général. Comme me disait quelqu’un : « Toutes ces scènes d’une autre culture, ça ne nous dit pas grand-chose, pourquoi lire cela à l’église? » Et pourtant, c’est à travers ces récits, ces images que Dieu veut nous parler encore aujourd’hui. Il nous laisse un message. Il nous fait signe.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène : un maître et des serviteurs</span>       <br />
              <br />
       Revenons donc à notre scène du maître qui revient des noces. Les serviteurs se tiennent prêts. Ils ne se laissent pas aller à dormir.  Ils sont vigilants. Ils ne pensent pas à eux d‘abord, mais au maître. Ils sont tournés vers lui. Ils veulent son bien. Ils veulent qu’il soit heureux et content. Ils s’oublient eux-mêmes un peu comme des parents le font pour leurs enfants.       <br />
              <br />
       Voilà la scène de départ, le premier acte de la pièce de théâtre, pourrait-on dire, et qu'est-ce qui se passe? Le maître arrive et la situation est complètement renversée littéralement. Coup de théâtre. Les serviteurs tombent sur le dos. Ils n’en croient pas leur  yeux. C’est leur maître qui les sert lui-même, qui les fait manger. Ils sont abasourdis, car ce n’est pas ainsi d’habitude dans la vie des maîtres et des serviteurs.       <br />
              <br />
       Voilà le récit, l’histoire que raconte Jésus. Quel est le message pour nous selon vous? La réponse est dans le renversement. Jésus veut nous dire ici que lui - le Maître - il n’agit pas comme les maîtres ordinaires. Il agit comme un maître d’un genre particulier. Il vient à notre secours.  Il vient donner sa vie au service de l’Humanité. Il ne vient pas dominer, écraser. Il vient servir…jusqu’à donner tout ce qu’’il a pour nous, pour nous sauver. C’est cela le vrai service.       <br />
              <br />
       Vous voyez donc le pourquoi de ce petit récit bien simple qui fait appel à des habitudes que nous n’avons plus. Il garde quand même son intérêt. Car l’enseignement qu’il nous transmet est encore valable aujourd’hui et n’est pas sans conséquence si nous le prenons au sérieux       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Comme Lui</span>       <br />
              <br />
       Une première conséquence de cette attitude de service qui est au cœur de la vie de Jésus nous concerne tous et toutes. Jésus par ce récit veut nous dire que, comme le disciple n’est pas au-dessus du maître, nous ses disciples nous devons faire comme lui. Un <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=8XUvyFx6aLE">chant de Robert Lebel</a> que vous connaissez bien le dit admirablement : « Comme Lui, savoir dresser la table Comme Lui, nouer le tablier Se lever chaque jour et servir par amour Comme Lui. »       <br />
              <br />
       Pourquoi faire comme Lui ? Parce qu’il n’est plus là physiquement. Il est présent par ses disciples qui témoignent de Lui. Le Christ ce sont les chrétiens, le Christ c’est nous, nous sommes son Corps mystique, c'est à travers nous que les autres, nos contemporains, peuvent voir le Christ.       <br />
              <br />
       Vous êtes le Corps du Christ dit saint Paul aux chrétiens de Corinthe. Cela m’amène à me demander - à moi et que chacun et chacune se le demande à lui ou à elle aussi : « Est-ce que je pense de temps en temps à rendre témoignage de ma foi, à rendre le Christ visible? Est-ce que je veux le faire malgré mes limites et mes péchés? »       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Des serviteurs dans l’attente</span>       <br />
              <br />
       Une deuxième conséquence qui ressort de ce beau récit c’est une invitation à la vigilance dans l’attente de la venue du Maître qui se met au service de ses serviteurs. Nous sommes invités à être toujours dans l’attente de la venue de Dieu dans nos vies de chaque jour.       <br />
              <br />
       Les disciples de Jésus sont des êtres d’attente comme la femme qui attend un enfant, comme le jeune qui attend le spectacle de son groupe rock préféré etc.        <br />
              <br />
       Jésus nous dit aujourd’hui  « Vous rencontrerez un jour Celui que vous cherchez. Vous êtes ‘programmés’ pour une rencontre exceptionnelle, à ne pas manquer. … Un jour quelqu’un frappera à votre porte, quelqu’un qui vous connaît bien et vous aime…  ce sera au soir de votre vie, ce sera le Grand Rendez-vous. Tenez-vous prêts dès maintenant, soyez prêts avec vos lampes allumées ». C'est direct et clair : le disciple de Jésus se sait en marche vers une demeure où Jésus est déjà arrivé et où il l'attend.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous aide à nous laisser changer de plus en plus, à développer comme Jésus notre Maître cet esprit de service d’un véritable disciple qui marche à la suite de celui qui s’est fait le Serviteur parfait.         <br />
              <br />
       Comme l’écrit saint Paul aux Philippiens : « Le Christ Jésus,  ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom. » (Philippiens 2, 5-10)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
        2 août 2022        <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 2 août 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « En même temps que tu frappais nos adversaires, tu nous appelais à la gloire » (Sg 18, 6-9)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
           La nuit de la délivrance pascale       <br />
       avait été connue d’avance par nos Pères ;       <br />
       assurés des promesses auxquelles ils avaient cru,       <br />
       ils étaient dans la joie.       <br />
           Et ton peuple accueillit à la fois le salut des justes       <br />
       et la ruine de leurs ennemis.       <br />
           En même temps que tu frappais nos adversaires,       <br />
       tu nous appelais à la gloire.       <br />
           Dans le secret de leurs maisons,       <br />
       les fidèles descendants des justes offraient un sacrifice,       <br />
       et ils consacrèrent d’un commun accord cette loi divine :       <br />
       que les saints partageraient aussi bien le meilleur que le pire ;       <br />
       et déjà ils entonnaient les chants de louange des Pères.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 32 (33), 1.12, 18-19,20.22)       <br />
       R/ Heureux le peuple       <br />
       dont le Seigneur est le Dieu. (Ps 32, 12a)       <br />
              <br />
       Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes !       <br />
       Hommes droits, à vous la louange !       <br />
       Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,       <br />
       heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !       <br />
              <br />
       Dieu veille sur ceux qui le craignent,       <br />
       qui mettent leur espoir en son amour,       <br />
       pour les délivrer de la mort,       <br />
       les garder en vie aux jours de famine.       <br />
              <br />
       Nous attendons notre vie du Seigneur :       <br />
       il est pour nous un appui, un bouclier.       <br />
       Que ton amour, Seigneur, soit sur nous       <br />
       comme notre espoir est en toi !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Abraham attendait la ville dont le Seigneur lui-même est le bâtisseur et l’architecte » (He 11, 1-2.8-19)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           la foi est une façon de posséder ce que l’on espère,       <br />
       un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas.       <br />
           Et quand l’Écriture rend témoignage aux anciens,       <br />
       c’est à cause de leur foi.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :       <br />
       il partit vers un pays       <br />
       qu’il devait recevoir en héritage,       <br />
       et il partit sans savoir où il allait.       <br />
           Grâce à la foi, il vint séjourner en immigré       <br />
       dans la Terre promise, comme en terre étrangère ;       <br />
       il vivait sous la tente,       <br />
       ainsi qu’Isaac et Jacob,       <br />
       héritiers de la même promesse,       <br />
           car il attendait la ville qui aurait de vraies fondations,       <br />
       la ville dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,       <br />
       fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance       <br />
       parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.       <br />
           C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,       <br />
       a pu naître une descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       une multitude innombrable.       <br />
              <br />
           C’est dans la foi, sans avoir connu la réalisation des promesses,       <br />
       qu’ils sont tous morts ;       <br />
       mais ils l’avaient vue et saluée de loin,       <br />
       affirmant que, sur la terre,       <br />
       ils étaient des étrangers et des voyageurs.       <br />
           Or, parler ainsi, c’est montrer clairement       <br />
       qu’on est à la recherche d’une patrie.       <br />
           S’ils avaient songé à celle qu’ils avaient quittée,       <br />
       ils auraient eu la possibilité d’y revenir.       <br />
           En fait, ils aspiraient à une patrie meilleure,       <br />
       celle des cieux.       <br />
       Aussi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu,       <br />
       puisqu’il leur a préparé une ville.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve,       <br />
       Abraham offrit Isaac en sacrifice.       <br />
       Et il offrait le fils unique,       <br />
       alors qu’il avait reçu les promesses       <br />
           et entendu cette parole :       <br />
       C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.       <br />
           Il pensait en effet       <br />
       que Dieu est capable même de ressusciter les morts ;       <br />
       c’est pourquoi son fils lui fut rendu :       <br />
       il y a là une préfiguration.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Abraham attendait la ville dont le Seigneur lui-même est le bâtisseur et l’architecte » (He 11, 1-2.8-12)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           la foi est une façon de posséder ce que l’on espère,       <br />
       un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas.       <br />
           Et quand l’Écriture rend témoignage aux anciens,       <br />
       c’est à cause de leur foi.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :       <br />
       il partit vers un pays       <br />
       qu’il devait recevoir en héritage,       <br />
       et il partit sans savoir où il allait.       <br />
           Grâce à la foi, il vint séjourner en immigré       <br />
       dans la Terre promise, comme en terre étrangère ;       <br />
       il vivait sous la tente,       <br />
       ainsi qu’Isaac et Jacob,       <br />
       héritiers de la même promesse,       <br />
           car il attendait la ville qui aurait de vraies fondations,       <br />
       la ville dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte.       <br />
              <br />
           Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,       <br />
       fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance       <br />
       parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.       <br />
           C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,       <br />
       a pu naître une descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       une multitude innombrable.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous aussi, tenez-vous prêts » (Lc 12, 32-48)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Veillez, tenez-vous prêts :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y pensez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 24, 42a.44)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Sois sans crainte, petit troupeau :       <br />
       votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume.       <br />
           Vendez ce que vous possédez       <br />
       et donnez-le en aumône.       <br />
       Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas,       <br />
       un trésor inépuisable dans les cieux,       <br />
       là où le voleur n’approche pas,       <br />
       où la mite ne détruit pas.       <br />
           Car là où est votre trésor,       <br />
       là aussi sera votre cœur.       <br />
           Restez en tenue de service,       <br />
       votre ceinture autour des reins,       <br />
       et vos lampes allumées.       <br />
           Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces,       <br />
       pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.       <br />
           Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée,       <br />
       trouvera en train de veiller.       <br />
       Amen, je vous le dis :       <br />
       c’est lui qui, la ceinture autour des reins,       <br />
       les fera prendre place à table       <br />
       et passera pour les servir.       <br />
           S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin       <br />
       et qu’il les trouve ainsi,       <br />
       heureux sont-ils !       <br />
           Vous le savez bien :       <br />
       si le maître de maison       <br />
       avait su à quelle heure le voleur viendrait,       <br />
       il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.       <br />
           Vous aussi, tenez-vous prêts :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y penserez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra. »       <br />
           Pierre dit alors :       <br />
       « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole,       <br />
       ou bien pour tous ? »       <br />
           Le Seigneur répondit :       <br />
       « Que dire de l’intendant fidèle et sensé       <br />
       à qui le maître confiera la charge de son personnel       <br />
       pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?       <br />
           Heureux ce serviteur       <br />
       que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !       <br />
           Vraiment, je vous le déclare :       <br />
       il l’établira sur tous ses biens.       <br />
           Mais si le serviteur se dit en lui-même :       <br />
       ‘Mon maître tarde à venir’,       <br />
       et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes,       <br />
       à manger, à boire et à s’enivrer,       <br />
           alors quand le maître viendra,       <br />
       le jour où son serviteur ne s’y attend pas       <br />
       et à l’heure qu’il ne connaît pas,       <br />
       il l’écartera       <br />
       et lui fera partager le sort des infidèles.       <br />
           Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître,       <br />
       n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté,       <br />
       recevra un grand nombre de coups.       <br />
           Mais celui qui ne la connaissait pas,       <br />
       et qui a mérité des coups pour sa conduite,       <br />
       celui-là n’en recevra qu’un petit nombre.       <br />
       À qui l’on a beaucoup donné,       <br />
       on demandera beaucoup ;       <br />
       à qui l’on a beaucoup confié,       <br />
       on réclamera davantage. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous aussi, tenez-vous prêts » (Lc 12, 35-40)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Restez en tenue de service,       <br />
       votre ceinture autour des reins,       <br />
       et vos lampes allumées.       <br />
           Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces,       <br />
       pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.       <br />
           Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée,       <br />
       trouvera en train de veiller.       <br />
       Amen, je vous le dis :       <br />
       c’est lui qui, la ceinture autour des reins,       <br />
       les fera prendre place à table       <br />
       et passera pour les servir.       <br />
           S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin       <br />
       et qu’il les trouve ainsi,       <br />
       heureux sont-ils !       <br />
           Vous le savez bien :       <br />
       si le maître de maison       <br />
       avait su à quelle heure le voleur viendrait,       <br />
       il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.       <br />
           Vous aussi, tenez-vous prêts :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y penserez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64228942-46109458.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-19e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-Maitre-se-fait-serviteur_a1076.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-58818997</guid>
   <title>Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année B : «  La loi du service  »</title>
   <pubDate>Tue, 12 Oct 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année B le 17 octobre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 53, 10-11, Hébreux 4, 14-16 et Marc 10, 35-45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/58818997-43329043.jpg?v=1631209273" alt="Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année B : «  La loi du service  »" title="Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année B : «  La loi du service  »" />
     </div>
     <div>
      Les textes de la Parole de Dieu aujourd’hui nous rappellent ce qu'on pourrait appeler une « loi fondamentale »  du Royaume de Dieu qui est aussi celle de la communauté chrétienne et de l'Église dans le monde.        <br />
              <br />
       On connaît bien le commandement de l'amour fraternel au cœur du message de Jésus (<span style="font-style:italic">Jean</span> 13, 34-35), mais celui-ci est inopérant s'il ne se joint pas à celui, tout aussi fondamental, que nous propose Jésus aujourd'hui et qui est la « loi du service ».       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Un malentendu profond</span>       <br />
              <br />
       Regardez la démarche de Jacques et Jean, fils de Zébédée. Ils n'ont rien compris aux enseignements de Jésus qui leur a expliqué plusieurs fois que sa mission était d'aller vers les brebis perdues, de servir la volonté de salut de son Père pour toute l'humanité sans faire d'exception.        <br />
              <br />
       La scène que nous avons dans l'évangile d'aujourd'hui nous les montre au sortir d'une discussion avec les autres apôtres pour savoir qui est le plus grand (<span style="font-style:italic">Mar</span>c 9, 33 et suivants). Au cours de cette discussion, les apôtres se voient chacun sur un siège autour de Jésus trônant comme un roi temporel puissant. Ils se voient ainsi aux premiers rangs de sa cour royale. Jacques et Jean veulent s'assurer d'être non seulement aux premiers rangs, mais d'être « l'un à sa droite » et « l'autre à sa gauche ».       <br />
              <br />
       Et la réponse de Jésus fait éclater le malentendu au coeur de la discussion des apôtres : « Oui, dit Jésus vous serez avec moi si vous me suivez jusqu'à donner votre vie comme moi ». Ses mots exacts sont : « Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire, recevoir le baptême dans lequel je vais être plongé ? »       <br />
              <br />
       Jésus pense aux outrages, eux aux honneurs.       <br />
       Jésus pense au gibet où il sera élevé, eux pensent à des trônes.       <br />
       Jésus pense à donner sa vie pour tous, eux veulent s'élever aux dépens de tous.       <br />
              <br />
       Et on pourrait continuer. Malentendu profond.       <br />
              <br />
       Pour dissiper tout malentendu auprès de Jacques et de Jean ainsi qu'auprès des autres apôtres qui s'offusquaient en pensant que Jacques et Jean auraient des places spéciales dans le Royaume de Jésus, Jésus y va de précisions qui sont à retenir et qui constituent cette « loi fondamentale du service » dont je parlais en commençant.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> Des précisions révélatrices</span>       <br />
              <br />
       La voici cette « loi du service » dans la communauté chrétienne : « Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur. Celui qui veut être le premier sera l'esclave de tous » (<span style="font-style:italic">Marc</span> 10, 43-44).       <br />
              <br />
       Et quel est le fondement de cette « loi du service » ? C'est l'exemple et l'attitude même de Jésus, l'Envoyé du Père, c'est « parce que le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude ». Dans cette réponse Jésus nous situe au coeur de sa mission salvatrice.<!-- Le Verbe de Dieu, comme dit le prologue de l'évangile de Jean, est venu dans le monde, il a habité parmi les siens, il a pris chair et il s'est fait homme pour notre salut (Jean 1, 14). Comme dira saint Paul plus tard : « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (I Timothée 2, 4).-->        <br />
              <br />
       L'image du Serviteur souffrant que présente Isaïe dans la première lecture s'applique à merveille à Jésus. Dans sa passion, il sera ce Serviteur souffrant et ainsi « il justifiera les multitudes, il se chargera de leurs péchés ». Cette mission, Jésus l'a pleinement assumée et le soir du Jeudi-Saint, il a posé un geste que vous connaissez bien et qui illustre parfaitement le cœur de sa mission : le lavement des pieds des apôtres. À saint Pierre qui se rebiffait, il dit « Si je ne te lave pas, tu ne pourras avoir part avec moi » et il conclut par ces mots : "C’est un exemple que je vous ai donné : ce que j’ai fait pour vous, faites-le vous aussi" ». (<span style="font-style:italic">Jean</span> 13, 8 et 15)       <br />
              <br />
       La « loi fondamentale du service » dans le Royaume de Dieu, c'est un esprit nouveau, un renversement des perspectives auxquelles s'attendaient les apôtres. Ils le comprendront parfaitement après la Résurrection. Et nous le comprendrons, nous, en nous laissant habiter par l'Esprit de Jésus.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       En effet, il y a tout un chemin à faire pour développer cet esprit de service dont parle Jésus. Ce n'est pas évident dans notre monde d'aujourd'hui où la compétition a une si grande place et où les réussites sociales, financières, professionnelles sont sur le devant de la scène. Alors qu'en est-il de cet appel de Jésus dans nos vies?       <br />
              <br />
       Pour nous, chrétiens-croyants, il s'agit d'une règle absolue que nous ne mettons pas en doute. Elle s'applique non seulement aux ministres ordonnés, diacres, prêtres, évêques, mais à tous les fidèles membres de la communauté chrétienne. L'Église n'en sera que plus belle lorsque tous et toutes s'efforceront d'incarner dans leur vie de tous les jours cette « loi du service ».       <br />
              <br />
       Cet idéal du service demeure l'idéal incontournable du disciple de Jésus. Il nous revient de chercher à le vivre de diverses façons. Ce peut être en privilégiant le service de sa famille, le service des concitoyens, l'aide à des gens dans le besoin, la participation à des associations impliquées socialement etc. L'important n’est pas ce que nous faisons, mais c'est le cœur que nous y mettons car devenir disciple de Jésus c'est entrer dans une famille où il y a place pour tout le monde et où il y a de l'amour fraternel qui se sent et se voit.       <br />
              <br />
       Le pape François pour répondre à un journaliste qui, lors de sa conférence de presse sur l’avion à son retour de Philadelphie le 27 septembre 2015, lui demandait s'il se voyait comme une star s'est contenté de lui répondre, selon l’antique formule, le pape est « le serviteur des serviteurs de Dieu ». Quelle belle réponse et quel défi aussi ! Être serviteur n’est pas seulement la mission du pape, c’est aussi celle de chaque personne baptisée.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, dans cette célébration eucharistique dominicale, comme toutes les fois où nous sommes réunis « en son Nom », nous voulons rendre présente la « loi du service »  qui est au cœur de la mission de Jésus. Cette mission envoie les disciples jusqu’aux extrémités de la terre.        <br />
              <br />
       Oui! allons servir, soutenu par Celui qui vient heureusement, par son Corps et son Sang,  nous donner ainsi, lorsque nous le partageons, le moyen d'être de plus en plus des « disciples-missionnaires » comme le souhaite le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique  La joie de l’Évangile</span> au numéro 120 : « Tout chrétien est missionnaire dans la mesure où il a rencontré l’amour de Dieu en Jésus Christ ; nous ne disons plus que nous sommes ‘disciples’ et ‘missionnaires’, mais toujours que nous sommes ‘disciples-missionnaires’ ».  Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>        <br />
              <br />
              <br />
       12 octobre 2021       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 16 octobre 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours » (Is 53, 10-11)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Broyé par la souffrance, le Serviteur a plu au Seigneur.       <br />
       S’il remet sa vie en sacrifice de réparation,       <br />
       il verra une descendance, il prolongera ses jours :       <br />
       par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.       <br />
           Par suite de ses tourments, il verra la lumière,       <br />
       la connaissance le comblera.       <br />
       Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes,       <br />
       il se chargera de leurs fautes.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 32 (33), 4-5, 18-19, 20.22)       <br />
       R/ Que ton amour, Seigneur, soit sur nous       <br />
       comme notre espoir est en toi ! (Ps 32, 22)       <br />
              <br />
       Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;       <br />
       il est fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Il aime le bon droit et la justice ;       <br />
       la terre est remplie de son amour.       <br />
              <br />
       Dieu veille sur ceux qui le craignent,       <br />
       qui mettent leur espoir en son amour,       <br />
       pour les délivrer de la mort,       <br />
       les garder en vie aux jours de famine.       <br />
              <br />
       Nous attendons notre vie du Seigneur :       <br />
       il est pour nous un appui, un bouclier.       <br />
       Que ton amour, Seigneur, soit sur nous       <br />
       comme notre espoir est en toi !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Avançons-nous avec assurance vers le Trône de la grâce » (He 4, 14-16)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           en Jésus, le Fils de Dieu,       <br />
       nous avons le grand prêtre par excellence,       <br />
       celui qui a traversé les cieux ;       <br />
       tenons donc ferme l’affirmation de notre foi.       <br />
           En effet, nous n’avons pas un grand prêtre       <br />
       incapable de compatir à nos faiblesses,       <br />
       mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses,       <br />
       à notre ressemblance, excepté le péché.       <br />
           Avançons-nous donc avec assurance       <br />
       vers le Trône de la grâce,       <br />
       pour obtenir miséricorde       <br />
       et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Le Fils de l’homme est venu donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mc 10, 35-45)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Le Fils de l’homme est venu pour servir,       <br />
       et donner sa vie en rançon pour la multitude.       <br />
       Alléluia. (cf. Mc 10, 45)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jacques et Jean, les fils de Zébédée,       <br />
       s’approchent de Jésus et lui disent :       <br />
       « Maître, ce que nous allons te demander,       <br />
       nous voudrions que tu le fasses pour nous. »       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »       <br />
           Ils lui répondirent :       <br />
       « Donne-nous de siéger,       <br />
       l’un à ta droite et l’autre à ta gauche,       <br />
       dans ta gloire. »       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Vous ne savez pas ce que vous demandez.       <br />
       Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire,       <br />
       être baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé ? »       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       « Nous le pouvons. »       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « La coupe que je vais boire, vous la boirez ;       <br />
       et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé.       <br />
           Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche,       <br />
       ce n’est pas à moi de l’accorder ;       <br />
       il y a ceux pour qui cela est préparé. »       <br />
              <br />
           Les dix autres, qui avaient entendu,       <br />
       se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.       <br />
           Jésus les appela et leur dit :       <br />
        « Vous le savez :       <br />
       ceux que l’on regarde comme chefs des nations       <br />
       les commandent en maîtres ;       <br />
       les grands leur font sentir leur pouvoir.       <br />
           Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi.       <br />
       Celui qui veut devenir grand parmi vous       <br />
       sera votre serviteur.       <br />
           Celui qui veut être parmi vous le premier       <br />
       sera l’esclave de tous :       <br />
           car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,       <br />
       mais pour servir,       <br />
       et donner sa vie en rançon pour la multitude. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Le Fils de l’homme est venu donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mc 10,  42-45)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples :       <br />
       « Vous le savez :       <br />
       ceux que l’on regarde comme chefs des nations       <br />
       les commandent en maîtres ;       <br />
       les grands leur font sentir leur pouvoir.       <br />
           Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi.       <br />
       Celui qui veut devenir grand parmi vous       <br />
       sera votre serviteur.       <br />
           Celui qui veut être parmi vous le premier       <br />
       sera l’esclave de tous :       <br />
           car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,       <br />
       mais pour servir,       <br />
       et donner sa vie en rançon pour la multitude. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/58818997-43329043.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-29e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-La-loi-du-service_a1030.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-49983737</guid>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent Année B « L'Évangile, une Bonne Nouvelle »</title>
   <pubDate>Tue, 01 Dec 2020 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent Année B le 6 décembre 2020. Textes : Isaïe, 40, 1-5.9-11, II Pierre 3, 8-14 et Marc, 1, 1-8.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/49983737-38709087.jpg?v=1600713655" alt="Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent Année B « L'Évangile, une Bonne Nouvelle »" title="Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent Année B « L'Évangile, une Bonne Nouvelle »" />
     </div>
     <div>
      En ce 2e dimanche de l’Avent, nous commençons à lire l’évangile de saint Marc qui nous accompagnera tout au cours de l’année liturgique en 2020 et 2021. C’est l’évangile qui, selon les spécialistes des Écritures, rapporte ce que saint Pierre donnait dans sa prédication alors que saint Marc le suivait comme compagnon. Cet évangile est le premier en date des quatre évangiles, le plus bref et le plus concret. Nous venons d’en lire les premières phrases sur lesquelles je vais m’arrêter ce matin, car elles nous livrent des aperçus essentiels à toute lecture des évangiles.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’évangile : une Bonne Nouvelle</span>       <br />
              <br />
       Il est important de signaler, en premier lieu, le mot employé par saint Marc pour décrire son ouvrage, c'est le mot « Évangile ». Saint Marc présente tout son ouvrage comme un « Évangile ». Il écrit : « Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu ». Le mot « Évangile » formé à partir d’un mot grec signifie « Bonne Nouvelle ». On peut comprendre que la « Bonne Nouvelle » c’est le message qu’a proclamé Jésus ou encore que c’est Jésus lui-même qui est la « Bonne Nouvelle ».  Aujourd'hui, cette  « Bonne nouvelle » pour plusieurs, hélas! est classée comme « fake news » ou « post-vérité » et, pourtant, elle nous ouvre des chemins inédits et parfois étonnants.       <br />
              <br />
       En employant ce mot « Évangile  » saint Marc est porté par le témoignage de vie des croyants et croyantes qui l'ont précédé. Il se situe dans la suite des prophètes de l’Ancien Testament qui, comme Isaïe dans l’extrait que nous avons lu dans la première lecture, invitait le peuple d’Israël à accueillir le Seigneur comme une bonne nouvelle : « Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Élève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Élève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : Voici votre Dieu ! Voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance…Comme un berger, il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent. »        <br />
              <br />
       Tout au long de son évangile saint Marc aura à cœur de faire retentir comment Jésus et son message sont la vraie « Bonne Nouvelle » dont l’humanité et le monde ont besoin.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">L’ouverture à la Bonne Nouvelle</span>       <br />
              <br />
       En second lieu, saint Marc, au tout début de son évangile nous invite à nous ouvrir à la « Bonne Nouvelle » en mettant devant nos yeux le personnage de Jean-Baptiste. Jean-Baptiste est  comme la voix qui crie dans le désert dont parlait le prophète Isaïe « Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers ».  C’est l’invitation qui nous est faite à nous ce matin « Préparez le chemin du Seigneur».  Dans le temps de l’Avent nous sommes invités à préparer la venue de la « Bonne Nouvelle » par un effort renouvelé d'ouverture.       <br />
              <br />
       Cet effort se nourrira des  textes des évangiles qui sont, comme vous le savez, au nombre de quatre : l’évangile selon saint Marc, l’évangile selon saint Luc, l’évangile selon saint Mathieu et l’évangile selon saint Jean. Ces évangiles sont faits de paroles et de mots dans lesquels s’est transmise la « Bonne Nouvelle de Jésus, Christ, Fils de Dieu ».        <br />
              <br />
       Est-ce que nous prenons la peine d’y revenir dans nos pensées et dans nos prières? Est-ce que ces paroles et ces mots viennent éclairer nos choix et nos décisions ? Est-ce que nous y trouvons réconfort et inspiration pour notre vie ?  Ce sont des questions qu’on peut se poser à juste titre, car les paroles et les mots des évangiles ne sont pas seulement des mots et des paroles qu’on connaît, qu’on se rappelle, qu’on transmet. Les mots et les paroles des évangiles sont les mots et les paroles de la « Bonne Nouvelle » et celle-ci ne peut s’enfermer dans les mots et les paroles. Elle les déborde. Elle devient vie chez ceux et celles qui  la reçoivent avec un cœur et une attitude d’attente et d’ouverture qui va au-delà de la simple compréhension.        <br />
              <br />
       La Bonne nouvelle répond à une espérance et à une attente inscrites dans le cœur des êtres humains. C’est saint Augustin qui écrivait au début du récit de sa vie dans le livre intitulé les <span style="font-style:italic">Confessions</span> : « Tu es grand  Seigneur, et très digne de louange... parcelle de ta création, l’être humain veut te louer. Car tu nous as faits pour toi et notre cœur est sans repos jusqu’à tant qu’il repose en toi ». Un auteur qui a merveilleusement saisi cela écrit « Le nom propre de mon espérance est la Bonne Nouvelle » (Guy Coq dans <span style="font-style:italic">Dis-moi ton espérance</span>, p. 95.)        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une prise de position nécessaire : conversion</span>        <br />
              <br />
       Le temps liturgique de l’Avent nous aidera cette année, j’en suis sûr, à progresser dans cet accueil personnel renouvelé de la « Bonne Nouvelle » que nous avons choisie comme chemin de vie. <!--de suivre comme disciples de Jésus.--> C'est un choix qui demande ouverture et écoute. <!--C'est une conversion qui est toujours à refaire.--> Quand je lis l’évangile, je dois le faire avec un désir de lumière sur ma propre vie et aussi dans une démarche de vérité dans mon existence.        <br />
              <br />
       C’est ce que Jean-Baptiste dans sa prédication veut favoriser en invitant les personnes qui l’écoutent à se convertir et à le signifier en se laissant verser de l’eau du Jourdain sur la tête. Cette eau pour nous symbolise aussi l’eau du Baptême que nous avons reçu [pour la plupart à notre naissance] auquel Jean-Baptiste réfère lorsqu’il dit : « Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint ».        <br />
              <br />
       Baptisés dans l’Esprit Saint, nous sommes entrés dans le chemin de la conversion qui, ainsi commencée, dure toujours et se continue tout au cours de notre existence comme le souligne la deuxième lecture : « [Dieu] il prend patience envers vous, car il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre, mais il veut que tous parviennent à la conversion. »       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous ne sommes pas seuls heureusement dans ce parcours. C’est avec nos frères et sœurs, disciples de Jésus, que nous nous retrouvons ensemble comme nous le faisons ce matin pour écouter, méditer et mettre en pratique la Bonne Nouvelle qui éclaire nos vies. D’ici Noël restons éveillés  et attentifs aux appels de la « Bonne Nouvelle ». Comme nos Noëls qui se suivent et se ressemblent,  mais qui ont toujours quelque chose de particulier, ainsi la « Bonne Nouvelle »,  toujours la même, nous réserve de bien belles surprises si nous prenons la peine de l’écouter en faisant la vérité en nous.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie où Jésus, Christ, Fils de Dieu nous rejoint personnellement par son Corps et son Sang que nous partageons sous les espèces du Pain et du Vin soit pour nous un moment de vérité, d’accueil et de paix comme le dit si bien le passage de la Lettre de Saint Pierre que nous avons lu il y a un instant et que je vous relis en terminant : « ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice. C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant cela, faites tout pour qu’on vous trouve sans tache ni défaut, dans la paix. »       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère  P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       1 décembre 2020       <br />
              <br />
       <!-- reprise avec correctionsde celle du 5 décembre 2017-->       <br />
              <br />
       Note : Les évangiles (du latin evangelium, lui-même emprunté au grec ancien εὐαγγέλιον / euangélion, « bonne nouvelle ») sont les écrits en langue grecque qui relatent la vie et l'enseignement de Jésus. Ils sont au nombre de quatre : l’évangile selon saint Marc, l’évangile selon saint Luc, l’évangile selon saint Mathieu et l’évangile selon saint Jean.       <br />
              <br />
       <!--Jean Baptiste parle d'un baptême de conversion       <br />
              <br />
           Première lecture : Isaïe, Chapitre 40, versets 1 à 5 &amp; 9 à 11       <br />
           Psaume 84       <br />
           Seconde lecture : Deuxième lettre de saint Pierre Chapitre 3, versets 8 à 14       <br />
           Lecture de l’Evangile selon saint Marc, chapitre 1, versets 1 à 8 : Jean Baptiste parle d'un baptême de conversion       <br />
              <br />
              <br />
       Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année A « La parabole des talents »Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année A le 19 novembre 2017 par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec. Textes: Provebes31,10-13.19-20.3-31, 1 Thessaloniciens 5,1-6 et Mathieu 25, 14-30.Cette histoire ou parabole de Jésus sur les« talents » nous renvoie encore une fois aux usages de son temps. Pour les québécois du Lac St-Jean le mot « talent » est utilisé dans un sens bien différent. L’expression « grand talent » est  souvent employée pour désigner quelqu'un qui croit tout savoir. Ainsi on        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Préparez le chemin du Seigneur » (Is 40, 1-5.9-11)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Consolez, consolez mon peuple,       <br />
       – dit votre Dieu –       <br />
       parlez au cœur de Jérusalem.       <br />
       Proclamez que son service est accompli,       <br />
       que son crime est expié,       <br />
       qu’elle a reçu de la main du Seigneur       <br />
       le double pour toutes ses fautes.       <br />
              <br />
       Une voix proclame :       <br />
       « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ;       <br />
       tracez droit, dans les terres arides,       <br />
       une route pour notre Dieu.       <br />
       Que tout ravin soit comblé,       <br />
       toute montagne et toute colline abaissées !       <br />
       que les escarpements se changent en plaine,       <br />
       et les sommets, en large vallée !       <br />
       Alors se révélera la gloire du Seigneur,       <br />
       et tout être de chair verra       <br />
       que la bouche du Seigneur a parlé. »       <br />
              <br />
       Monte sur une haute montagne,       <br />
       toi qui portes la bonne nouvelle à Sion.       <br />
       Élève la voix avec force,       <br />
       toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem.       <br />
       Élève la voix, ne crains pas.       <br />
       Dis aux villes de Juda :       <br />
       « Voici votre Dieu ! »       <br />
       Voici le Seigneur Dieu !       <br />
       Il vient avec puissance ;       <br />
       son bras lui soumet tout.       <br />
       Voici le fruit de son travail avec lui,       <br />
       et devant lui, son ouvrage.       <br />
       Comme un berger, il fait paître son troupeau :       <br />
       son bras rassemble les agneaux,       <br />
       il les porte sur son cœur,       <br />
       il mène les brebis qui allaitent.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (84 (85), 9ab.10, 11-12, 13-14)       <br />
              <br />
       R/ Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,       <br />
       et donne-nous ton salut.       <br />
       84, 8       <br />
              <br />
       J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?       <br />
       Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.       <br />
       Son salut est proche de ceux qui le craignent,       <br />
       et la gloire habitera notre terre.       <br />
              <br />
       Amour et vérité se rencontrent,       <br />
       justice et paix s’embrassent ;       <br />
       la vérité germera de la terre       <br />
       et du ciel se penchera la justice.       <br />
              <br />
       Le Seigneur donnera ses bienfaits,       <br />
       et notre terre donnera son fruit.       <br />
       La justice marchera devant lui,       <br />
       et ses pas traceront le chemin.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Ce que nous attendons, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle » (2 P 3, 8-14)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Pierre apôtre       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       il est une chose qui ne doit pas vous échapper :       <br />
       pour le Seigneur,       <br />
       un seul jour est comme mille ans,       <br />
       et mille ans sont comme un seul jour.       <br />
       Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse,       <br />
       alors que certains prétendent qu’il a du retard.       <br />
       Au contraire, il prend patience envers vous,       <br />
       car il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre,       <br />
       mais il veut que tous parviennent à la conversion.       <br />
       Cependant le jour du Seigneur viendra, comme un voleur.       <br />
       Alors les cieux disparaîtront avec fracas,       <br />
       les éléments embrasés seront dissous,       <br />
       la terre, avec tout ce qu’on a fait ici-bas, ne pourra y échapper.       <br />
       Ainsi, puisque tout cela est en voie de dissolution,       <br />
       vous voyez quels hommes vous devez être,       <br />
       en vivant dans la sainteté et la piété,       <br />
       vous qui attendez,       <br />
       vous qui hâtez l’avènement du jour de Dieu,       <br />
       ce jour où les cieux enflammés seront dissous,       <br />
       où les éléments embrasés seront en fusion.       <br />
       Car ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur,       <br />
       c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle       <br />
       où résidera la justice.       <br />
       C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant cela,       <br />
       faites tout pour qu’on vous trouve sans tache ni défaut,       <br />
       dans la paix.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Rendez droits les sentiers du Seigneur » (Mc 1, 1-8)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia. Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers : tout être vivant verra le salut de Dieu. Alléluia. (cf. Lc 3, 4.6)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Commencement de l’Évangile de Jésus,       <br />
       Christ, Fils de Dieu.       <br />
       Il est écrit dans Isaïe, le prophète :       <br />
       Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,       <br />
       pour ouvrir ton chemin.       <br />
       Voix de celui qui crie dans le désert :       <br />
       Préparez le chemin du Seigneur,       <br />
       rendez droits ses sentiers.       <br />
       Alors Jean, celui qui baptisait,       <br />
       parut dans le désert.       <br />
       Il proclamait un baptême de conversion       <br />
       pour le pardon des péchés.       <br />
              <br />
       Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem       <br />
       se rendaient auprès de lui,       <br />
       et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain,       <br />
       en reconnaissant publiquement leurs péchés.       <br />
       Jean était vêtu de poil de chameau,       <br />
       avec une ceinture de cuir autour des reins ;       <br />
       il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.       <br />
       Il proclamait :       <br />
       « Voici venir derrière moi       <br />
       celui qui est plus fort que moi ;       <br />
       je ne suis pas digne de m’abaisser       <br />
       pour défaire la courroie de ses sandales.       <br />
       Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ;       <br />
       lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »       <br />
              <br />
       -->       <br />
                  <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 2e  dimanche de l'Avent Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Préparez le chemin du Seigneur » (Is 40, 1-5.9-11)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Consolez, consolez mon peuple,       <br />
       – dit votre Dieu –       <br />
       parlez au cœur de Jérusalem.       <br />
       Proclamez que son service est accompli,       <br />
       que son crime est expié,       <br />
       qu’elle a reçu de la main du Seigneur       <br />
       le double pour toutes ses fautes.       <br />
              <br />
       Une voix proclame :       <br />
       « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ;       <br />
       tracez droit, dans les terres arides,       <br />
       une route pour notre Dieu.       <br />
       Que tout ravin soit comblé,       <br />
       toute montagne et toute colline abaissées !       <br />
       que les escarpements se changent en plaine,       <br />
       et les sommets, en large vallée !       <br />
       Alors se révélera la gloire du Seigneur,       <br />
       et tout être de chair verra       <br />
       que la bouche du Seigneur a parlé. »       <br />
              <br />
       Monte sur une haute montagne,       <br />
       toi qui portes la bonne nouvelle à Sion.       <br />
       Élève la voix avec force,       <br />
       toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem.       <br />
       Élève la voix, ne crains pas.       <br />
       Dis aux villes de Juda :       <br />
       « Voici votre Dieu ! »       <br />
       Voici le Seigneur Dieu !       <br />
       Il vient avec puissance ;       <br />
       son bras lui soumet tout.       <br />
       Voici le fruit de son travail avec lui,       <br />
       et devant lui, son ouvrage.       <br />
       Comme un berger, il fait paître son troupeau :       <br />
       son bras rassemble les agneaux,       <br />
       il les porte sur son cœur,       <br />
       il mène les brebis qui allaitent.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (84 (85), 9ab.10, 11-12, 13-14)       <br />
       R/ Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,       <br />
       et donne-nous ton salut.       <br />
         (84, 8)       <br />
              <br />
       J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?       <br />
       Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.       <br />
       Son salut est proche de ceux qui le craignent,       <br />
       et la gloire habitera notre terre.       <br />
              <br />
       Amour et vérité se rencontrent,       <br />
       justice et paix s’embrassent ;       <br />
       la vérité germera de la terre       <br />
       et du ciel se penchera la justice.       <br />
              <br />
       Le Seigneur donnera ses bienfaits,       <br />
       et notre terre donnera son fruit.       <br />
       La justice marchera devant lui,       <br />
       et ses pas traceront le chemin.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Ce que nous attendons, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle » (2 P 3, 8-14)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Pierre apôtre       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       il est une chose qui ne doit pas vous échapper :       <br />
       pour le Seigneur,       <br />
       un seul jour est comme mille ans,       <br />
       et mille ans sont comme un seul jour.       <br />
       Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse,       <br />
       alors que certains prétendent qu’il a du retard.       <br />
       Au contraire, il prend patience envers vous,       <br />
       car il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre,       <br />
       mais il veut que tous parviennent à la conversion.       <br />
       Cependant le jour du Seigneur viendra, comme un voleur.       <br />
       Alors les cieux disparaîtront avec fracas,       <br />
       les éléments embrasés seront dissous,       <br />
       la terre, avec tout ce qu’on a fait ici-bas, ne pourra y échapper.       <br />
       Ainsi, puisque tout cela est en voie de dissolution,       <br />
       vous voyez quels hommes vous devez être,       <br />
       en vivant dans la sainteté et la piété,       <br />
       vous qui attendez,       <br />
       vous qui hâtez l’avènement du jour de Dieu,       <br />
       ce jour où les cieux enflammés seront dissous,       <br />
       où les éléments embrasés seront en fusion.       <br />
       Car ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur,       <br />
       c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle       <br />
       où résidera la justice.       <br />
       C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant cela,       <br />
       faites tout pour qu’on vous trouve sans tache ni défaut,       <br />
       dans la paix.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Rendez droits les sentiers du Seigneur » (Mc 1, 1-8)       <br />
       Alléluia. Alléluia. Préparez le chemin du Seigneur,       <br />
       rendez droits ses sentiers :       <br />
       tout être vivant verra le salut de Dieu. Alléluia. (cf. Lc 3, 4.6)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Commencement de l’Évangile de Jésus,       <br />
       Christ, Fils de Dieu.       <br />
       Il est écrit dans Isaïe, le prophète :       <br />
       Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,       <br />
       pour ouvrir ton chemin.       <br />
       Voix de celui qui crie dans le désert :       <br />
       Préparez le chemin du Seigneur,       <br />
       rendez droits ses sentiers.       <br />
       Alors Jean, celui qui baptisait,       <br />
       parut dans le désert.       <br />
       Il proclamait un baptême de conversion       <br />
       pour le pardon des péchés.       <br />
              <br />
       Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem       <br />
       se rendaient auprès de lui,       <br />
       et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain,       <br />
       en reconnaissant publiquement leurs péchés.       <br />
       Jean était vêtu de poil de chameau,       <br />
       avec une ceinture de cuir autour des reins ;       <br />
       il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.       <br />
       Il proclamait :       <br />
       « Voici venir derrière moi       <br />
       celui qui est plus fort que moi ;       <br />
       je ne suis pas digne de m’abaisser       <br />
       pour défaire la courroie de ses sandales.       <br />
       Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ;       <br />
       lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.        <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-l-Avent-Annee-B-L-Evangile-une-Bonne-Nouvelle_a981.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B « Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur »</title>
   <pubDate>Tue, 21 Aug 2018 20:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 26 août 2018 Année B. Homélie à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec, recteur de cette desserte. Textes: Josué 24, 1-2a.15-17.18b, Éphésiens 5, 21-32 et Jean 6, 60-69.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/22612084-25237705.jpg?v=1527725038" alt="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B « Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur »" title="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B « Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Excursus</span> : Sur le texte d’Éphésiens « Soyez soumis les uns aux autres : les femmes à leur mari ». Est-ce que saint Paul utiliserait aujourd’hui les mêmes formules qu’il emploie dans cette lettre à l’Église d’Éphèse?  Je ne le pense pas. Il utiliserait d’autres formules. Ce qui est important de retenir c’est l’idée que le Christ a aimé l’Église et qu’il s’est livré pour elle et que sans le Christ l’Église est une institution purement humaine et vide. Il y a un lien unique, étroit, entre le Christ et l’Église comme celui qu’il y a entre les époux.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Homélie</span>       <br />
              <br />
       Comme nous avons fait plusieurs fois cet été, recherchons le lien que la liturgie invite à faire entre la première lecture et celle de l’évangile. La deuxième lecture quant à elle n’a pas été choisie dans le même but. Elle déroule à la suite des passages des lettres de saint Paul. On y trouve parfois un certain lien avec les deux autres lectures, parfois non.        <br />
              <br />
              <br />
       Aujourd’hui dans la première lecture tirée du livre de Josué qui raconte une réunion de toutes les tribus d’Israël à Sichem, une phrase m’a frappé : « Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur ». Le mot « servir » a plusieurs sens dans le langage courant ainsi que dans l’Ancien Testament dans le Nouveau testament. Il nous servira de fil conducteur pour cette homélie.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Les sens du mot servir</span>       <br />
              <br />
       Dans le langage courant, « servir » peut se dire de quelqu'un ou de quelque chose qui nous est utile. On se sert d’un conseiller financier, d’un médecin. On se sert d’un balai, d’un plat, d’un chaudron etc. « Servir » peut aussi nous mettre sur le registre de l’aide et du soutien à des personnes. Je vais aller servir ma grand-mère qui est en résidence d’aînés. Je sers des repas à la Popote roulante. Je sers guide à des jeunes pour leurs devoirs etc. Voilà deux sens du mot « servir » assez courants.       <br />
              <br />
       Dans la Bible on retrouve le même mot, mais avec une connotation religieuse. Dans l’Ancien Testament  d’où est tiré le texte de la première lecture, lorsqu’il est question de servir c’est toujours en référence à Dieu : « servir le Seigneur ».        <br />
              <br />
       L’accent est mis sur l’autre, sur la personne qu’on sert. Il laisse en retrait la personne qui sert pour se fixer sur celle qui est servie. Dans l’Ancien Testament, ce service sera celui de la Gloire de Dieu. Ce sera le service de la grandeur de Dieu, de sa bonté et de son amour. Les « serviteurs » vrais seront ceux et celles qui regardent vers le Seigneur et ses volontés et non du côté de leurs désirs et de leurs attentes à eux et à elles.       <br />
              <br />
       Dans le Nouveau Testament - évangiles et lettres des apôtres - le terme « servir » revient souvent. Il prend un couleur particulière puisque Jésus lui-même se définit comme le « Serviteur par excellence ». Les disciples regarderont vers lui pour apprendre comment être à leur tour des vrais serviteurs. À son exemple, ils deviendront les serviteurs de leurs frères et sœurs. Ainsi le service acquiert une importance particulière dans l’enseignement de Jésus. Il lavera les pieds de ses disciples pour leur enseigner comment le faire à leur tour.       <br />
              <br />
       On le voit, dans la Bible le mot « servir » nous implique toujours dans un réseau de relations personnelles.        <br />
              <br />
       II -  <span style="font-style:italic">Le choix de marcher derrière Jésus</span>       <br />
              <br />
       Cet arrière-fond porté par le mot « servir » nous permet ce matin de relire la discussion qui est racontée dans l’évangile d’une façon nouvelle. Ce qui est en cause n’est pas seulement un choix de ce qui m’est utile ou profitable, mais une relation personnelle avec Jésus.         <br />
              <br />
       Les auditeurs et les auditrices de Jésus réagissent dans un premier temps avec étonnement devant ses propos, cela se comprend, car Jésus dans ses paroles se présente comme Dieu lui-même, comme celui qui est venu dans le monde pour que Dieu soit présent et incarné. Cette affirmation surprend et déroute. « Cela vous scandalise ? » dit Jésus.        <br />
              <br />
       Mais ce n’est pas tout, il annonce qu’il participe à la gloire de Dieu lui-même « Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant ! »       <br />
              <br />
       La réaction d’étonnement fait place bientôt à une forme de refus d’entrer en relation avec ce Jésus si déroutant.  « Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas…  À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner ». Il n’est pas question pour eux de  servir  ce nouveau Maître.        <br />
              <br />
       Les autres disciples, même s’ils n’ont pas encore tout compris, font confiance. Ils acceptent de servir en regardant celui que Dieu envoie. Ils ne se regardent pas eux-mêmes. Leurs regards, leurs pensées et leurs actions se laisseront désormais inspirer par les paroles de Jésus. «  Tu as les paroles de la vie éternelle ».        <br />
              <br />
       Point n’est besoin de délibérer longuement. Ils se rangent du côté de Celui que Dieu envoie et lui jurent une fidélité totale.        <br />
              <br />
       Ce choix est très beau, même si on sait que devant les obstacles et devant la persécution qui amène Jésus sur la croix, ils seront déboussolés. Et pourtant, ce choix ne disparaîtra jamais, et l’Esprit Saint les renouvellera au point que plusieurs d’entre eux donneront leur vie pour servir Jésus jusqu'à la mort.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Dans la vie, il y a souvent des moments de choix, des étapes où l'on doit non seulement chercher un chemin, mais où l'on doit ouvrir une porte et faire un choix. C’est ce que les disciples ont fait ce matin.       <br />
              <br />
       Nous sommes nous aussi des disciples de Jésus dans le 21e siècle. Nos choix de vie sont présents à chaque jour dans nos occupations de toutes sortes, dans notre famille, dans nos loisirs, dans nos occupations. Est-ce que cette vie qui est la nôtre se laisse interpeller par les paroles de Jésus qui nous arrivent de diverses façons, soit ici à l’église, soit dans des conversations, soit encore dans des événements ? Nous laissons-nous toucher? Reconnaissons-nous qu’elles sont des paroles de vie?       <br />
              <br />
        Ce n'est pas toujours facile, je le sais. Nous sommes comme les disciples qui ont laissé Jésus au moment de la Passion, mais n’abandons pas si facilement, car nous pouvons compter sur sa présence continuelle dans le sacrement de l’Eucharistie, dans son Corps et dans son Sang partagés. Comme nous le faisons ce matin.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Retenons en terminant que notre célébration eucharistique - notre messe – est le lieu d’une rencontre personnelle avec Jésus que nous servons. Comme les tribus d’Israël réunies par Josué à Sichem qui promettaient de servir le Seigneur, mettons-nous en état de servir nous aussi en recevant son Envoyé, son Fils bien-aimé, Jésus. C’est lui  que nous prions ensemble. C’est à lui que nous présentons nos besoins et nos demandes. Nous lui offrons nos vies en union avec lui comme hommage et louange à Dieu de qui nous les tenons.        <br />
              <br />
       Ainsi chaque dimanche est un moment où nous venons servir le Seigneur en union avec Jésus le Serviteur parfait présent au milieu de nous par sa Parole et par son Corps et son Sang.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       21  août 2018       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       <!--Idées       <br />
              <br />
        Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas.       <br />
              <br />
       Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur.        <br />
              <br />
        Cette parole est rude !        <br />
       Qui peut l’entendre ? »        <br />
              <br />
        Cette parole est rude !        <br />
       Qui peut l’entendre ? »        <br />
              <br />
       Quant à nous, nous croyons,        <br />
       et nous savons que tu es le Saint de Dieu.        <br />
              <br />
       ----------------       <br />
              <br />
       Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Nous voulons servir le Seigneur, car c’est lui notre Dieu » (Jos 24, 1-2a.15-17.18b)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Josué       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           Josué réunit toutes les tribus d’Israël à Sichem ;        <br />
       puis il appela les anciens d’Israël,        <br />
       avec les chefs, les juges et les scribes ;        <br />
       ils se présentèrent devant Dieu.        <br />
           Josué dit alors à tout le peuple :        <br />
           « S’il ne vous plaît pas de servir le Seigneur,        <br />
       choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir :        <br />
       les dieux que vos pères servaient au-delà de l’Euphrate,        <br />
       ou les dieux des Amorites dont vous habitez le pays.        <br />
       Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur. »        <br />
           Le peuple répondit :        <br />
       « Plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur        <br />
       pour servir d’autres dieux !        <br />
           C’est le Seigneur notre Dieu        <br />
       qui nous a fait monter, nous et nos pères,        <br />
       du pays d’Égypte, cette maison d’esclavage ;        <br />
       c’est lui qui, sous nos yeux, a accompli tous ces signes        <br />
       et nous a protégés tout le long du chemin que nous avons parcouru,       <br />
       chez tous les peuples au milieu desquels nous sommes passés.       <br />
           Nous aussi, nous voulons servir le Seigneur,        <br />
       car c’est lui notre Dieu. »       <br />
              <br />
            – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 16-17, 20-21, 22-23)       <br />
              <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Le Seigneur regarde les justes,       <br />
       il écoute, attentif à leurs cris.       <br />
       Le Seigneur affronte les méchants       <br />
       pour effacer de la terre leur mémoire.       <br />
              <br />
       Malheur sur malheur pour le juste,       <br />
       mais le Seigneur chaque fois le délivre.       <br />
       Il veille sur chacun de ses os :       <br />
       pas un ne sera brisé.       <br />
              <br />
       Le mal tuera les méchants ;       <br />
       ils seront châtiés d’avoir haï le juste.       <br />
       Le Seigneur rachètera ses serviteurs :       <br />
       pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église » (Ep 5, 21-32)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           par respect pour le Christ,        <br />
       soyez soumis les uns aux autres ;        <br />
           les femmes, à leur mari, comme au Seigneur Jésus ;       <br />
           car, pour la femme, le mari est la tête,        <br />
       tout comme, pour l’Église, le Christ est la tête,        <br />
       lui qui est le Sauveur de son corps.        <br />
           Eh bien ! puisque l’Église se soumet au Christ,        <br />
       qu’il en soit toujours de même pour les femmes        <br />
       à l’égard de leur mari.       <br />
              <br />
           Vous, les hommes,        <br />
       aimez votre femme à l’exemple du Christ :        <br />
       il a aimé l’Église,        <br />
       il s’est livré lui-même pour elle,        <br />
           afin de la rendre sainte        <br />
       en la purifiant par le bain de l’eau baptismale,       <br />
       accompagné d’une parole ;        <br />
           il voulait se la présenter à lui-même, cette Église,        <br />
       resplendissante, sans tache, ni ride, ni rien de tel ;        <br />
       il la voulait sainte et immaculée.        <br />
           C’est de la même façon que les maris doivent aimer leur femme :        <br />
       comme leur propre corps.        <br />
       Celui qui aime sa femme s’aime soi-même.        <br />
           Jamais personne n’a méprisé son propre corps :        <br />
       au contraire, on le nourrit, on en prend soin.        <br />
              <br />
       C’est ce que fait le Christ pour l’Église,        <br />
           parce que nous sommes les membres de son corps.        <br />
       Comme dit l’Écriture :        <br />
           À cause de cela,        <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,        <br />
       il s’attachera à sa femme,        <br />
       et tous deux ne feront plus qu’un.        <br />
           Ce mystère est grand :        <br />
       je le dis en référence au Christ et à l’Église.        <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 60-69)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ;       <br />
       tu as les paroles de la vie éternelle.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 6, 63c.68c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus avait donné un enseignement        <br />
       dans la synagogue de Capharnaüm.       <br />
           Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent :        <br />
       « Cette parole est rude !        <br />
       Qui peut l’entendre ? »        <br />
           Jésus savait en lui-même        <br />
       que ses disciples récriminaient à son sujet.        <br />
       Il leur dit :        <br />
       « Cela vous scandalise ?        <br />
           Et quand vous verrez le Fils de l’homme        <br />
       monter là où il était auparavant !...        <br />
           C’est l’esprit qui fait vivre,        <br />
       la chair n’est capable de rien.        <br />
       Les paroles que je vous ai dites sont esprit        <br />
       et elles sont vie.        <br />
           Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. »        <br />
       Jésus savait en effet depuis le commencement        <br />
       quels étaient ceux qui ne croyaient pas,        <br />
       et qui était celui qui le livrerait.        <br />
           Il ajouta :        <br />
       « Voilà pourquoi je vous ai dit        <br />
       que personne ne peut venir à moi        <br />
       si cela ne lui est pas donné par le Père. »        <br />
              <br />
           À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent        <br />
       et cessèrent de l’accompagner.        <br />
           Alors Jésus dit aux Douze :        <br />
       « Voulez-vous partir, vous aussi ? »        <br />
           Simon-Pierre lui répondit :        <br />
       « Seigneur, à qui irions-nous ?        <br />
       Tu as les paroles de la vie éternelle.        <br />
           Quant à nous, nous croyons,        <br />
       et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/22612084-25237705.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Moi-et-les-miens-nous-voulons-servir-le-Seigneur_a849.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »  (Luc 12, 32-41)</title>
   <pubDate>Tue, 02 Aug 2016 20:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec, recteur de cette desserte le 7 août 2016 pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C Textes : Sagesse 18, 6-9; Hébreux 11,1-2.8-19 et Luc 12, 32-41.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/9490515-15230379.jpg?v=1464986144" alt="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »  (Luc 12, 32-41)" title="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le Maître se fait serviteur »  (Luc 12, 32-41)" />
     </div>
     <div>
      Cette scène est un peu étrangère à nos habitudes ici au Québec, même si elle peut faire partie encore de la vie courante dans d’autres parties du monde. Il y a longtemps qu’on n'a plus ici de serviteurs, de servantes, de domestiques. Il y a longtemps qu’on n’a pas besoin d’allumer des flambeaux le soir ou des lampes à l’huile.        <br />
              <br />
       C’est une des difficultés de l’évangile et de la Bible en général. Comme me disait quelqu’un : « Toutes ces scènes d’une autre culture, ça ne nous dit pas grand-chose, pourquoi lire cela à l’église? » Et pourtant, c’est à travers ces récits, ces images que Dieu veut nous parler encore aujourd’hui. Il nous laisse un message. Il nous fait signe.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène : un maître et des serviteurs</span>       <br />
              <br />
       Revenons donc à notre scène du maître qui revient des noces. Les serviteurs se tiennent prêts. Ils ne se laissent pas aller à dormir.  Ils sont vigilants. Ils ne pensent pas à eux d‘abord, mais au maître. Ils sont tournés vers lui. Ils veulent son bien. Ils veulent qu’il soit heureux et content. Ils s’oublient eux-mêmes un peu comme des parents le font pour leurs enfants.       <br />
              <br />
       Voilà la scène de départ, le premier acte de la pièce de théâtre, pourrait-on dire, et qu'est-ce qui se passe? Le maître arrive et la situation est complètement renversée littéralement. Coup de théâtre. Les serviteurs tombent sur le dos. Ils n’en croient pas leur  yeux. C’est leur maître qui les sert lui-même, qui les fait manger. Ils sont abasourdis, car ce n’est pas ainsi d’habitude dans la vie des maîtres et des serviteurs.       <br />
              <br />
       Voilà le récit, l’histoire que raconte Jésus. Quel est le message pour nous selon vous? La réponse est dans le renversement. Jésus veut nous dire ici que lui - le Maître - il n’agit pas comme les maîtres ordinaires. Il agit comme un maître d’un genre particulier. Il vient à notre secours.  Il vient donner sa vie au service de l’Humanité. Il ne vient pas dominer, écraser. Il vient servir…jusqu’à donner tout ce qu’’il a pour nous, pour nous sauver. C’est cela le vrai service.       <br />
              <br />
       Vous voyez donc le pourquoi de ce petit récit bien simple qui fait appel à des habitudes que nous n’avons plus. Il garde quand même son intérêt. Car l’enseignement qu’il nous transmet est encore valable aujourd’hui et n’est pas sans conséquence si nous le prenons au sérieux       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Comme Lui</span>       <br />
              <br />
       Une première conséquence de cette attitude de service qui est au cœur de la vie de Jésus nous concerne tous et toutes. Jésus par ce récit veut nous dire que, comme le disciple n’est pas au-dessus du maître, nous ses disciples nous devons faire comme lui. Un <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=8XUvyFx6aLE">chant de Robert Lebel</a> que vous connaissez bien le dit admirablement : « Comme Lui, savoir dresser la table Comme Lui, nouer le tablier Se lever chaque jour et servir par amour Comme Lui. »       <br />
              <br />
       Pourquoi faire comme Lui ? Parce qu’il n’est plus là physiquement. Il est présent par ses disciples qui témoignent de Lui. Le Christ ce sont les chrétiens, le Christ c’est nous, nous sommes son Corps mystique, c'est à travers nous que les autres, nos contemporains, peuvent voir le Christ.       <br />
              <br />
       Vous êtes le Corps du Christ dit saint Paul aux chrétiens de Corinthe. Cela m’amène à me demander - à moi et que chacun et chacune se le demande à lui ou à elle aussi : « Est-ce que je pense de temps en temps à rendre témoignage de ma foi, à rendre le Christ visible? Est-ce que je veux le faire malgré mes limites et mes péchés? »       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Des serviteurs dans l’attente</span>       <br />
              <br />
       Une deuxième conséquence qui ressort de ce beau récit c’est une invitation à la vigilance dans l’attente de la venue du Maître qui se met au service de ses serviteurs. Nous sommes invités à être toujours dans l’attente de la venue de Dieu dans nos vies de chaque jour.       <br />
              <br />
       Les disciples de Jésus sont des êtres d’attente comme la femme qui attend un enfant, comme le jeune qui attend le spectacle de son groupe rock préféré etc.        <br />
              <br />
       Jésus nous dit aujourd’hui  « Vous rencontrerez un jour Celui que vous cherchez. Vous êtes ‘programmés’ pour une rencontre exceptionnelle, à ne pas manquer. … Un jour quelqu’un frappera à votre porte, quelqu’un qui vous connaît bien et vous aime…  ce sera au soir de votre vie, ce sera le Grand Rendez-vous. Tenez-vous prêts dès maintenant, soyez prêts avec vos lampes allumées ». C'est direct et clair : le disciple de Jésus se sait en marche vers une demeure où Jésus est déjà arrivé et où il l'attend.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous aide à nous laisser changer de plus en plus, à développer comme Jésus notre Maître cet esprit de service d’un véritable disciple qui marche à la suite de celui qui s’est fait le Serviteur parfait.         <br />
              <br />
       Comme l’écrit saint Paul aux Philippiens : « Le Christ Jésus,  ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom. » (Philippiens 2, 5-10)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       2 août 2016       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/9490515-15230379.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-19e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-Maitre-se-fait-serviteur-Luc-12-32-41_a723.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Les diacres, témoins du service</title>
   <pubDate>Thu, 26 Jan 2012 20:13:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mgr Maurice Couture</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Conférence de Mgr Maurice Couture, archevêque émérite de Québec, aux diacres permanents de l'Archidiocèse de Québec lors de l'échange de voeux pour la nouvelle année. Version PDF     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3728626-5538307.jpg?v=1327606814" alt="Les diacres, témoins du service" title="Les diacres, témoins du service" />
     </div>
     <div>
      J’envie la chance qu’ont les diacres d’être désignés par un terme qui les caractérise si bien. Comme vous savez, diacres vient du mot grec diaconeiv, qui signifie servir. Les prêtres doivent s’accommoder de l’étymologie grecque presbyteroi qui veut dire anciens. Les évêques ne sont guère mieux partagés. Le mot episcopoi signifie surveillants. Plus littéralement, episcopein  veut dire regarder de haut. Pas de quoi donner une belle image à l’évêque!       <br />
              <br />
       Mais la beauté du diaconat n’est pas que sémantique. Elle est surtout évangélique. Si vous relevez dans la Bible et dans les textes conciliaires et pontificaux  les références au Messie serviteur, au Christ serviteur et à l’Église servante, vous en avez pour noircir quelques pages. Sans être exhaustif, je ne puis traiter mon sujet sans m’appuyer sur la Parole de Dieu et le Magistère.       <br />
              <br />
       On se souvient du serviteur du premier chant du  1e livre d’Isaïe. Jésus va lui-même s’identifier à ce personnage figuratif du Messie (Luc 4,  18-19), lorsqu’il est appelé à faire la lecture du fameux passage du prophète :       <br />
       «L’esprit du Seigneur est sur moi…»  Jésus dira : «Aujourd’hui s’accomplit à vos oreilles ce passage de l’Écriture».       <br />
              <br />
       Il insistera à plusieurs reprises sur son rôle de serviteur, se refusant à reconnaître sa royauté, sinon alors qu’il est devenu le serviteur souffrant d’Isaïe Il répétera : «Je suis venu pour servir et non pour être servi». (Mt 20, 28).«Je suis au milieu de vous comme celui qui sert». (Lc 22,27) «Le maître se ceindra, les fera mettre à table et, passant de l’un à l’autre, il les servira».       <br />
       Ses actes iront plus loin que ses paroles, puisqu’il posera envers ses        <br />
       disciples le geste des esclaves envers leurs maîtres : le lavement des pieds. Et il demandera à ses disciples d’en faire autant les uns envers les autres (Jn 13,15).       <br />
              <br />
       C’est dire que Jésus a reconnu expressément son action comme une diaconie et en a recommandé non moins expressément l’exercice à ses disciples.       <br />
              <br />
       Il n’est donc pas étonnant que la spiritualité du service soit devenue la spiritualité de toute l’Église, en tant que toute l’Église (Directoire du diaconat permanent). Comme Marie, mère de l’Église, s’est dite la «servante du Seigneur» (Luc 1, 28), l’Église est au service du salut du monde. Le Concile Vatican II a rappelé à une Église, plus habituée à un certain style triomphant, son rôle de servante. C’est impressionnant de parcourir, ne serait-ce que dans la table analytique des textes conciliaires (éditions du centurion),les nombreuses références à cette dimension essentielle de l’Église  servante : des références qui s’étendent sur une page entière et concernent nommément toutes les catégories de baptisés : les pasteurs (10), les prêtres (23), les diacres (évidemment) (3), les séminaristes (3), les religieux (7), les missionnaires (1), les chrétiens et chrétiennes (14), les associations catholiques (1). Cette seule énumération permet de conclure que, vraiment, toute l’Église est servante.       <br />
              <br />
       Les chiffres révèlent que les ministres ordonnés sont particulièrement invités à exercer leur mission dans un esprit de service. Là encore, le sens même de leur titre le commande : ministre vient du latin minister, qui signifie justement serviteur. On n’y échappe pas, vraiment!       <br />
              <br />
       Il n’y  a donc pas que les diacres qui doivent servir dans l’Église. Tous les chrétiens, toutes les chrétiennes sont au service les uns des autres. De  même, les conseils évangéliques s’adressent à tous les disciples de Jésus, mais les religieux et les religieuses en font profession, sous une forme radicale. La chasteté religieuse n’est pas nécessairement plus méritante devant Dieu, pas toujours plus difficile que la chasteté conjugale, pas plus méritante et probablement plus facile que le célibat laïque, mais il appartient aux personnes consacrées d’être les témoins du radicalisme évangélique. De même pour les vœux de pauvreté et d’obéissance. L’expérience humaine démontre que le pouvoir et l’argent exercent un empire considérable sur les comportements humains. C’est la mission des religieux et des religieuses de témoigner que les dérives en la matière sont surmontables, puisqu’ils en surmontent même les attraits légitimes.       <br />
              <br />
       De plus, les personnes consacrées prononcent leurs veux dans un institut dont les statuts ont été reconnus par l’Église. Leur charisme communautaire les met au service d’une portion déterminée du peuple de Dieu.       <br />
              <br />
       Tout cela se retrouve sous une autre forme dans le diaconat. Le diacre personnifie le service vécu par le Christ. Il le partage à un titre particulier avec les autres ministres ordonnés, diacres eux aussi. Mais ils incarnent comme l’essence du service à l’état pur. Ils sont comme la conscience du peuple de Dieu, à un titre spécial des prêtres et des évêques, et d’une façon plus large pour tous les baptisés qui jouissent du sacerdoce des fidèles, prêtres, prophètes et rois. Chacun de ces titres dont vous gratifiez généreusement les enfants que vous baptisez comporte une dimension de service. Comme prophète, le chrétien, la chrétienne doit dispenser la parole de Dieu, témoigner de l’Évangile en paroles et en actes. Comme prêtre, il (elle) est appelé(e) à contribuer à la sanctification de son prochaine en diffusant les valeurs évangéliques. Comme roi à la manière de Jésus, il (elle) ne cherche pas à être servi(e), mais à servir. S’il est un ministère où le diacre est appelé à se nourrir des mystères qu’il célèbre, c’est bien le ministère du baptême qui offre de plus en plus un lieu de nouvelle évangélisation.       <br />
              <br />
       Le bienheureux Jean-Paul II, quelques mois avant de mourir (24 janvier 2004), soulignait la pertinence missionnaire du ministère diaconal :       <br />
              <br />
       «J’apprécie la mission que les diacres remplissent car il sont parfois au contact de milieux très éloignés de l’Église. Ils sont reconnus en raison de leurs compétences professionnelles et de leur proximité fraternelle avec les personnes et la culture dans laquelle elles sont immergées. Ils présentent un visage caractéristique de l’Église qui aime être proche des gens et de leur réalité quotidienne».       <br />
              <br />
       Ces propos décrivent bien le ministère diaconal à la fois dans sa mission (serviteurs de l’Évangile), dans son lieu de mission (milieux éloignés de l’Église) et dans son style d’interventions (compétence professionnelle et proximité familiale). (Cf Le diaconat permanent, AECQ, Fides,  2000)       <br />
       Devant le cumul des tâches par les prêtres et l’implication grandissante des laïcs dans la vie de nos communautés chrétiennes, on peut se demander s’il est possible d’asseoir une conception juste du diaconat permanent à partir de fonctions vraiment spécifiques. Il en est résulté un certain  flou dans le rétablissement du diaconat permanent et, ici et là, un malaise dans les rangs des diacres eux-mêmes. Il n’y a pas lieu de s’étonner qu’une fonction ecclésiale disparue depuis plusieurs siècles et substituée successivement par les prêtres, les religieux et les laïcs engagés  connaisse certaines difficultés à se rétablir. Raison de plus pour définir le diacre par son être autant que par le type de service. C’est l’affirmation du Comité des ministères de l’Assemblée  des évêques du Québec (ouvrage cité). En définitive, c’est autant par ce qu’il est  que par ce qu’il fait que le diacre trouve sa spécificité dans l’ensemble des ministères (25).       <br />
              <br />
       Avant nos évêques, le théologien Roch Pagé estimait que «c’est du côté de l’être qu’il faut chercher la spécifité du diaconat, et non pas du faire. C’est ce qu’ils sont qui fait l’originalité de ce qu’ils font».       <br />
              <br />
       Le diaconat est le sacrement du service dans le peuple de Dieu; le diacre est le signe sacramentel de ce que les membres de la communauté doivent être les uns pour les autres, comme le couple marié est le signe de l’amour du Christ pour son Église. Il est un rappel constant, permanent, autant pour les évêques et les prêtres que pour les autres fidèles, qu’ils sont serviteurs les uns des autres comme le Christ le fut pour les siens et, à travers eux, pour l’humanité.       <br />
              <br />
       Appelés à signifier la dimension diaconale de l’Église toute entière, il accomplit des services divers dans l’Église et dans le monde, sans s’identifier avec aucune. Les trois pôles vers lesquels converge sa mission, à savoir la charité, la parole et la liturgie, deviennent des lieux de signification de ce que tous font ou devraient faire,  et non pas strictement, surtout pas exclusivement, les lieux de l’action spécifique du diacre.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi ces trois lieux sont identifiés tous trois sous le vocable des services : le service de la parole, le service de la liturgie, le service de la charité.       <br />
              <br />
       Dès lors, on pourrait penser que la disposition principale qui sied au diacre serait le dévouement, le don entier de soi-même. Tout service, bien sûr, exige qu’on s’investisse, qu’on y mette tout son cœur. Mais la vertu dominante du serviteur du Christ qui lave les pieds de ses disciples, qui «s’est abaissé jusqu’à la mort sur une croix», selon les mots de Paul aux Philipiens, c’est l’humilité qui colore le service diaconal, quelle qu’en soit la forme.       <br />
              <br />
       Permettez que j’en décrive quelques implications concrètes et que j’interpelle vos motivations comme les miennes d’ailleurs. Je nous interroge :       <br />
              <br />
       1- Quel est le type de service que je privilégie comme spontanément?       <br />
              <br />
       Quelle hiérarchie j’établis comme instinctivement dans mon service ministériel, lorsqu’il s’agit de répartir le temps dont je dispose pour la communauté, de discerner les engagements, de mettre de l’énergie? Il est évident que le service le moins attrayant – parce qu’il concerne ceux et celles que l’on est moins porté à servir – c’est celui de la Charité;! C’est moins gratifiant que le service de la Parole ou celui de la liturgie, mais, tout compte fait, c’est là que le service est le plus «service»!        <br />
              <br />
       Deux questions :       <br />
              <br />
       a) Lorsque je m’adonne au service de la Parole ou de la Liturgie       <br />
       suis-je mu par un véritable désir de servir, non de me faire dire que je suis meilleur que le curé, qu’on devrait bien me faire prêcher plus souvent…       <br />
              <br />
       b) Si je réclame qu’on respecte la place du diacre, suis-je motivé par le bien de l’Église, ou par mon désir d’être considéré?       <br />
              <br />
       2- Quelles sont les personnes que je suis porté à servir?        <br />
              <br />
       Mère Teresa demande aux membres de sa communauté, non       <br />
       seulement d’aller aux plus pauvres, mais d’aller aux plus pauvres parmi les pauvres! Quel que soit le service qu’il rend à la communauté chrétienne, le diacre permanent ne doit-il pas être le serviteur de ceux et celles que l’on ne sert pas, et de signaler par là même la présence de ceux et celles qui n’ont pas «droit au chapitre»?       <br />
              <br />
       a) Service de la Charité       <br />
              <br />
       Quels gens sont mes «privilégiés», mes «enfants gâtés»? Quelles sont les personnes vers lesquelles je vais spontanément, qui retiennent mon attention, qui m’attirent spontanément, pour qui et avec qui je travaille spontanément, que j’ai hâte de rencontrer, dont la vie concrète m’intéresse? Quelles sont les besognes qui me rendent heureux : celles qui paraissent, ou celles qui passent inaperçues et dont on ne parle point?       <br />
               <br />
       b) Service de la parole       <br />
              <br />
       Quelles sont les personnes qui me préoccupent, me hantent, m’habitent lorsque je songe à ce ministère? Celles au nom de qui  je me propose de «parler» dans l’Église? Celles à qui je suis désireux de porter la Parole de Dieu? Quels sont les lieux qui, lorsque j’envisage ce ministère, ont comme spontanément ma préférence : la grande communauté chrétienne rassemblée en célébration dominicale,… ou un bien humble et discret foyer pour personnes âgées, des couples que je prépare au baptême ou au mariage?       <br />
              <br />
       c) Service de la Liturgie       <br />
              <br />
       Quel service m’attire lors d’une célébration eucharistique : une place remarquable ou l’accueil des plus humbles fidèles qui viennent célébrer?  Être présent pour distribuer la communion à ceux et celles qui sont là, dans l’église, avec toute la communauté, c’est bien; être ailleurs pur assurer la communion à ceux et celles qui ne peuvent pas venir célébrer avec les autres, c’est peut-être mieux parfois.       <br />
              <br />
       3- Quelle est la manière dont je conçois mon service?       <br />
              <br />
       Comme un droit que je possède,… ou comme un service qu’on me demande? Suis-je offensé de ce que l’on ne me demande pas régulièrement d’assurer la prédication, d’être responsable de tel comité?       <br />
              <br />
       4- Quel est mon sentiment par rapport aux autres?       <br />
              <br />
       a) L’appel au ministère diaconal ou la vocation n’implique aucune supériorité dans l’ordre de la grâce ou dans l’ordre de la nature. Quelqu’un n’est pas appelé à recevoir ce ministère parce qu’il serait «saint» ou plus généreux que les autres, mais parce que l’évêque a discerné en lui certains charismes nécessaires à l’exercice de ce ministère. Quelqu’un n’est pas «choisi» parce qu’il est «plus» généreux que d’autres, mais parce qu’il se perçoit intimement comme ne pouvant «être» généreux autrement qu’en exerçant ce service dans l’Église et que l’évêque reconnaît cette aspiration et les aptitudes à la réaliser.       <br />
              <br />
       b) Si l’ordination  sacramentelle conférait une supériorité dans l’ordre de la grâce, pourquoi en priver l’épouse du diacre, et tant d’autres personnes dans l’Église? «Les plus grands dans le Royaume, ce ne sont pas les ministres, mais les saints»! L’ordination signifie simplement que dans l’Église, le service lui-même est un don de Dieu! Ça ne prend rien de moins que le don de Dieu  pour servir adéquatement  le «saint« Peuple de Dieu, et pour dresser fidèlement la «Table du Pauvre», ce Seigneur dépossédé. Cela est important à rappeler si l’on ne veut pas que les ordinations aient l’air de célébrer un serviteur au lieu de célébrer le Serviteur et le service comme  tel, et tous ceux et celles qui servent dans l’Église!       <br />
              <br />
       d) Tout cela est important à rappeler si l’on ne veut pas que les diacres permanents se comportent concrètement – et parlent d’eux-mêmes et de leur ministère – comme s’ils avaient le monopole du service dans l’Église! Ils ne sont là que pour signifier le  service du Christ, et pour rappeler à tous les membres de la communauté chrétienne de se tenir «en tenue de service»! Sinon, il y a prétention intolérable et presque du «mépris» pour tous ceux et celles qui, sans que cela soit reconnu et célébré, servent bien humblement et quotidiennement leurs frères et sœurs!       <br />
              <br />
       e) Le goût, l’inclination, la tendance à servir, et à servir les humbles : c’est à travers cela que le Seigneur fait  signe diaconal dans l’Église, Lui qui «n’est pas venu pour être servi, mais pour servir». L’Imitation de Jésus Christ contient des pages admirables concernant l’humilité. Il serait bon parfois que les diacres permanents – et tous les ministres ordonnés d’ailleurs – lisent ou/et relisent cette phrase bien connue : «Voulez-vous apprendre et savoir quelque chose qui vous serve : aimez à vivre inconnu et à n’être compté pour rien»  (L.I., c. II, #3). Non seulement «vivre inconnu», mais «être compté pour rien, et bien plus : «aimer cela»! Il ne s’agit pas de transformer le diacre en valet, mais de lui donner toute sa dignité de «serviteur»!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Mes propos ne visent pas à faire rentrer les diacres dans le rang, mais à les convaincre que l’attitude humble de service est celle qui accréditera le diaconat permanent, une institution qui doit faire son chemin à nouveau, et contribuer à bâtir sa crédibilité. Car, ne l’oublions pas, le diaconat permanent est une institution à la fois très ancienne et très jeune. C’est ce qui en fait une institution fragile en même  temps qu’un ministère porteur de dynamisme et de fraîcheur. L’Église de Québec peut se dire heureuse de pourvoir en bénéficier.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">+Maurice Couture, S.V.        <br />
       Archevêque émérite de Québec</span>       <br />
       7 janvier 2012       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3728626-5538408.jpg?v=1327607788" alt="Les diacres, témoins du service" title="Les diacres, témoins du service" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <title>« Voici que nous montons à Jérusalem » Homélie pour l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec 23 mars 2011 - Mercredi de la 2e semaine du Carême Année A </title>
   <pubDate>Wed, 23 Mar 2011 20:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie de Mgr Hermann Giguère, supérieur général du Séminaire de Québec lors de l' Anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec à la chapelle du Pavillon Jean-Olivier-Briand le 23 mars 2010. Textes de l'Écriture: Jérémie 18, 18-20 et Mathieu, 20, 17-28.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2794773-3958986.jpg?v=1300829214" alt="« Voici que nous montons à Jérusalem » Homélie pour l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec 23 mars 2011 - Mercredi de la 2e semaine du Carême Année A " title="« Voici que nous montons à Jérusalem » Homélie pour l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec 23 mars 2011 - Mercredi de la 2e semaine du Carême Année A " />
     </div>
     <div>
      Les premières lignes du récit évangélique qui vient d’être lu présente une réunion au sommet, pourrait-on dire, de Jésus avec ses proches, les Douze, qu’il prend à part avant de monter à Jérusalem. « Voici que nous montons à Jérusalem » leur dit-il. Et de leur expliquer, d’un part, le sens de sa mission et, d’autre part, l’environnement dans lequel il souhaite que se transmette son héritage.       <br />
              <br />
       Arrêtons-nous un instant sur ces deux points pour en dégager des applications pour notre communauté invitée, elle aussi, à « monter à Jérusalem » dans les années à venir.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une mission qui  sort de l’ordinaire et qui dérange</span>       <br />
              <br />
       Le mouvement de la mission du Fils de l’Homme passe par un chemin inattendu pour ses proches et pour ses disciples. Jésus ne leur cache pas le sens du parcours qui sera le sien. Descendu parmi les siens, le Verbe de Dieu s’anéantit lui-même en prenant la nature humaine, il s’offre totalement à l’amour miséricordieux du Père qui le relève et le ressuscite le troisième jour (cf. saint Paul Philippiens 2, 6-11). « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l'homme sera livré aux chefs des prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux païens pour qu'ils se moquent de lui, le flagellent et le crucifient, et, le troisième jour, il ressuscitera.» (Mathieu, 20, 18)        <br />
              <br />
       Voilà le cœur de la mission de Jésus : s’offrir totalement à la volonté du Père pour le salut du plus grand nombre, « donner sa vie en rançon pour la multitude » comme le dit la dernière phrase de l'évangile qui vient d'être lu.(Mathieu 20, 28)       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, consacrés par le Baptême les disciples de Jésus ne suivront pas un chemin différent. Les années qui viennent au Québec peuvent faire peur et inquiéter à certains moments. Nous montons, nous aussi, à Jérusalem. Point n’est besoin de se surprendre des difficultés du chemin. Sur les pas de Jésus, nous rencontrons la même humanité avec ses peurs, ses défis, ses attentes. Nos frères et sœurs humains ne sont pas à côté du chemin vers Jérusalem, ils sont avec nous en marche à leur façon, mystérieuse parfois, mais bien réelle.       <br />
              <br />
       Comment les accompagner? Comment vivre entre nous le chemin de Jérusalem aujourd’hui?       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">L’environnement du chemin et des marcheurs</span>       <br />
              <br />
       La clé nous est donnée par Jésus dans sa réponse à la mère de Jacques et Jean. Sa demande reflète bien une dynamique toujours présente même après 2000 ans. Les rapports entre humains suscitent volontiers une mauvaise compétition, des abus de pouvoirs, une domination écrasante. Jésus renverse la situation et propose un environnement renouvelé où la liberté et l’entraide seront désormais le soutien des marcheurs. Pour y arriver, il faut, explique-t-il, que le marcheur se tourne vers l’autre et cesse de se recroqueviller sur lui-même dans un enfermement néfaste. Comment? En se situant dans un environnement de service à 100 pour 100.         <br />
              <br />
       Écoutez cette consigne : « Vous le savez : les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand sera votre serviteur; et celui qui veut être le premier sera votre esclave ».       <br />
              <br />
       Sur la route de Jérusalem, en ce temps de Carême, en cette relance de la vie de notre Église par l’arrivée d’un nouveau pasteur, nous avons de belles occasions de laisser naître en nous et dans l’Église des gestes concrets et porteurs de renouveau. À chacun et à chacune de les identifier et de se mettre en route.       <br />
              <br />
       III -  <span style="font-style:italic">Un fondateur toujours en marche</span>       <br />
              <br />
       Le fondateur du Séminaire, le bienheureux François de Laval, peut nous servir d’exemple et de modèle. Il fut en marche durant toute sa vie donnée pour son « Église naissante » comme il aimait à qualifier l’Église de Nouvelle-France.       <br />
              <br />
       Il fut un marcheur infatigable dans tous les sens du mot. On le voyait racontent les <span style="font-style:italic">Relations de Jésuites</span> en raquette sur la neige en hiver ou en canot faisant le tour de son immense diocèse. À son arrivée à Québec, le 16 juin 1659, il n’eut rien de plus pressé que de visiter toutes les maisons du petit village de 300 personnes qu’était Québec à l’époque ainsi que les cabanes des Amérindiens précise les <span style="font-style:italic">Relations</span>. Et cet élan ne se démentît jamais jusqu’à la fin de sa vie.       <br />
              <br />
       Pour les prêtres du Séminaire il voulait qu’ils soient disposés à être envoyés « à toutes rencontres, et au besoin dans les paroisses, et tous autres lieux du dit Pays, » où les pousseraient les besoins d’évangélisation et le souci pastoral des populations. En 1698, il envoya même un groupe de prêtres du Séminaire sur les bords du Mississipi comme missionnaires.        <br />
              <br />
       Il voulait que les séminaristes soient solidement formés pour maintenir l’élan missionnaire qu’il avait su infuser dans son Église.  Ainsi écrit-il le 26 mars 1659 dans l’<span style="font-style:italic">Acte de fondation du Séminaire</span> qui en même temps met sur pied le Grand Séminaire : « Considérant qu'il a plu à la Divine Providence nous charger de l'Église naissante du Canada dit la Nouvelle-France; et qu'il est d'une extrême importance dans ses commencements de donner au Clergé la meilleure forme qui se pourra pour perfectionner des ouvriers, et les rendre capables de cultiver cette nouvelle vigne du Seigneur, en vertu de l'autorité qui nous a été commise, nous avons érigé et érigeons dès à présent, et à perpétuité, un Séminaire pour servir de Clergé à cette nouvelle Église…dans lequel on élèvera et formera les jeunes Clercs qui paraîtront propres au service de Dieu, et auxquels, à cette fin, on enseignera la manière de bien administrer les sacrements, la méthode de catéchiser et prêcher apostoliquement, la Théologie morale, les cérémonies, le plain-chant grégorien, et autres choses appartenant au devoir d'un bon Ecclésiastique ».       <br />
              <br />
       Ces rappels de circonstance sont pour nous aujourd’hui un stimulant à prendre nous aussi la « route de Jérusalem » où remplis de confiance et d’élan, appuyés sur ces devanciers qui n’ont eu peur d’aucuns défis nous répondrons aux appels du Seigneur pour une « nouvelle évangélisation », « nouvelle »  dans ses moyens et dans son ardeur.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce défi est le nôtre aujourd’hui. Nous pouvons compter que l’Esprit de Dieu souffle toujours et qu’il guidera nos pas sur cette route. Pour nous accompagner nous avons une nourriture à nulle autre pareille. Assidus à la Parole et à la fraction du pain comme les premiers chrétiens (cf. Actes 2, 42), nous pourrons rendre dans notre société le témoignage que Jésus est toujours vivant et qu’il est venu pour servir et donner sa vie pour la multitude.       <br />
              <br />
       C’est donc dans une attente vigoureuse et une espérance ferme que nous refaisons les gestes de l’Eucharistie en ce jour d’anniversaire et que nous demandons au Seigneur de devenir de plus en plus serviteurs de nos frères et sœurs. C’est la grâce que je nous souhaite à tous et à toutes.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
              <br />
       Le 24 mars 2010</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
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   <title>« Serviteurs en devenir» Homélie pour le Jeudi Saint 2010</title>
   <pubDate>Thu, 01 Apr 2010 20:13:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Messe en mémoire de la Cène du Seigneur au Séminaire de Québec, le 1 avril 2010. Textes de l'Écriture: Exode 12, 1-8.11-14; I Cor 11, 23-26 etJn, 13, 1-15. Homéliste : Mgr Hermann Giguère, P.H, supérieur général du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1983198-2735089.jpg?v=1289459881" alt="« Serviteurs en devenir» Homélie pour le Jeudi Saint 2010" title="« Serviteurs en devenir» Homélie pour le Jeudi Saint 2010" />
     </div>
     <div>
      Ce Jeudi-Saint prend place dans une année sacerdotale, une année consacrée aux prêtres, une année de renouveau pour leur ministère et leur vie de prêtres au service du Peuple de Dieu.       <br />
              <br />
       Deux événements sont rappelés dans la liturgie de la messe en mémoire de la Cène du Seigneur : l’institution de l'Eucharistie et le lavement des pieds.  C’est l’occasion pour une communauté de prêtre comme la nôtre de raviver le don qui est en nous par l’imposition des mains, de le considérer dans son actualité toujours présente et de le laisser produire en nous les effets de grâce qu’il porte.        <br />
              <br />
       La présentation générale du Missel romain pour le Jeudi-Saint nous servira de guide. Nous y lisons à propos du Jeudi-Saint : «  La concélébration qui manifeste heureusement l’unité du sacerdoce et du sacrifice, ainsi que l’unité du peuple de Dieu tout entier, est prescrite par le rite lui-même... Elle est recommandée le Jeudi-Saint ».       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">L’institution de l’Eucharistie</span>        <br />
              <br />
       L’institution de l’Eucharistie se fait dans un geste de Jésus qui est posé avec ses Apôtres à qui il demande de le répéter : « Faites ceci en mémoire de moi. » Répéter le geste de Jésus n’est pas seulement refaire ses gestes et redire ses paroles, mais c’est encore bien plus entrer dans le mouvement qui le porte.        <br />
              <br />
       La Cène est d’une certaine façon le sommet de sa mission. Elle anticipe le moment où sur la Croix, il sera élevé portant sur lui le péché du monde et offrant à Dieu le sacrifice d’agréable odeur en s’offrant lui-même, chair et sang, dans un acte d’obéissance et de d’amour unique qui sauve le monde.       <br />
              <br />
       « Tu m’as donné un corps. Voici que je viens, Père pour faire ta volonté » dira l’épitre aux Hébreux. Toute l’humanité est entraînée dans le mouvement d’amour de Jésus vers son Père, Dans ce mouvement d’abaissement réside le secret de l’exaltation qui sera celle de la Résurrection.       <br />
              <br />
       Ainsi l’Eucharistie, comme la Cène, nous fait entrer dans le mouvement de retour à Dieu inauguré par la Mort et la Résurrection du Christ. Les baptisés y sont invités et c’est par le ministère des prêtres que chaque baptisé peut s’unir au Christ et s’offrir lui-même en sacrifice spirituel.  .       <br />
              <br />
       Il ne peut le faire sans le Christ. Et pour que se réalise cette union fondamentale, Jésus a chargé certains parmi les baptisés d’être des sacrements, des signes sensibles, de cette présence particulière.       <br />
              <br />
       En effet, comme le dit le Concile Vatican II, les prêtres sont marqués « d’un caractère spécial » et configurés « au Christ Prêtre pour les rendre capables d’agir au nom du Christ Tête en personne. » (PO n. 2). Ainsi « c’est par le ministère des prêtres que se consomme le sacrifice spirituel des chrétiens, en union avec le sacrifice du Christ, unique Médiateur, offert au nom de toute l’Église dans l’Eucharistie par les mains des prêtres, de manière sacramentelle et non sanglante, jusqu’à ce que vienne le Seigneur lui-même. » (PO n. 2).       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le ministère ordonné</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez donc que le rappel, ce soir, de l’institution de l’Eucharistie ne peut que nous enraciner dans ce qui est au cœur de notre ministère ordonné. Bien sûr, que le ministère du prêtre ne ses limite pas aux sacrements, il est aussi ministre de la Parole de Dieu, guide et pasteur du peuple de Dieu, mais comme le dit encore le Concile Vatican II l’ensemble de son ministère aboutit et se consomme dans l’Eucharistie.        <br />
              <br />
       Voilà pourquoi, lors de leur ordination les prêtres sont invités à « reconnaître » ce qu’ils sont et à « imiter » ce qu’ils font : « Agnoscite quod agitis, imitamini quod tractatis ».       <br />
              <br />
       Comment répondre en vérité à cette invitation? Chacun trouvera les moyens concrets pour le faire. Célébration quotidienne de l’Eucharistie, prédication proche de la Parole de Dieu, présidence des sacrements signifiante etc.       <br />
              <br />
       Toutefois, ce travail de toute une vie devra se laisser animer de l’intérieur par un esprit particulier dont Jésus nous donne l’exemple dans le second événement que nous célébrons ce soir : le lavement des pieds.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">L’événement du lavement des pieds </span>       <br />
              <br />
       On l’a dit et répété souvent : l’évangile de saint Jean ne raconte pas comme les évangiles synoptiques l’institution comme telle de l’Eucharistie. Il rapporte plutôt un geste de Jésus qui a pris place lors de la Cène : le lavement des pieds des disciples. Ce geste a surpris. Pensez à la réaction de Pierre. Ce geste s’est fait sans paroles. Il a été laissé en héritage aux disciples.Ce que j’ai fait, faites-le. « C'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous.».        <br />
              <br />
       Le ministère du prêtre, signe du Christ Tête et Pasteur ne peut se comprendre sans ce geste. «Intendant des mystères de Dieu », porteur du Seigneur lui-même comme Marie en visite chez Élisabeth, le prêtre doit commencer lui aussi par laver les pieds des disciples de Jésus pour être ce qu’il est : « configuré au Christ » et agissant « in persona Christi ».       <br />
              <br />
       Lors de la retraite à Ars en septembre denier à laquelle j’ai eu le bonheur de participer, Jean Vanier est venu pour un entretien. Il nous a raconté qu’il avait accepté de venir à condition que son entretien n’en soit pas un. Il a exigé, a-t-il dit, que les 800 prêtres présents posent ensemble en petits groupes le geste de ses laver les pieds les uns aux autres. Ce qui fut fait.        <br />
              <br />
       Pour lui, le ministère du prêtre ne peut se comprendre sans ce geste qui n’est pas seulement un symbole, mais qui est le cœur même et la réalité profonde de leur ministère. Ce fut une expérience extraordinaire que de voir ces centaines de prêtres dans les prés qui entourent la basilique inférieure à Ars. Le geste fut posé selon les directives de Jean Vanier en silence.        <br />
              <br />
       Le geste du lavement des pieds oblige à se pencher, à s’agenouiller devant l’autre. Il en fait non pas un maître, car il ne s’agit pas d’un geste d’esclave. Il signifie profondément que c’est la personne qui est devant soi qui compte. Il fait écho à cette parole de Jésus « Je suis venu pour que le monde ait la vie. »       <br />
              <br />
       Nous le referons ce geste ce soir dans le silence total et nous laisserons le Seigneur augmenter en nous l’esprit de service au cœur de notre vocation de prêtre. Sans l’empreinte du service, sans l’attitude du serviteur au fond de nous, toutes les célébrations, toutes les actions, toutes les entreprises liées à notre ministère sont vains et comme de la paille jetée au vent même si la grâce de Dieu peut toujours agir malgré des serviteurs indignes comme le note le Concile Vatican II (PO n. 12).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Voilà, chers confrères, quelques réflexions susceptibles, je l’espère, d’aider à un renouveau de notre vie et de notre ministère de prêtre en cette année sacerdotale. Le lien de l’Eucharistie et du service est incontournable. C’est pourquoi, l’évangile de saint Jean n’a pas pris la peine de rappeler l’institution de l’Eucharistie. Incontournable dans la réalité vécue par Jésus, incontournable dans la vie du prêtre. Le thème de l’année sacerdotale prend ainsi tout son sens : « Fidélité du Christ, fidélité du prêtre ».        <br />
              <br />
       Que cette célébration soit pour nous, à travers le pain et le vin consacrés et à travers les paroles dites, un jalon de plus sur le chemin du service où nous a précédé celui qui s’est fait le Serviteur souffrant pour le salut de tous.       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, ptre p.h.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
              <br />
       Le 1 avril 2010.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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