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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T18:31:06+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C : « Si quelqu’un vient à moi...  »</title>
   <pubDate>Tue, 02 Sep 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C le 7 septembre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec. Textes : Sagesse 9, 13-18, Philémon 9b-10,12-14 et Luc 14, 25-33.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379344-63200168.jpg?v=1655146065" alt="Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C : « Si quelqu’un vient à moi...  »" title="Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C : « Si quelqu’un vient à moi...  »" />
     </div>
     <div>
      Le début du texte de saint Luc que je viens de lire est abrupt, provoquant et même choquant. Il faut toutefois noter que le terme « haïr » en hébreu traduit ici une priorité. Il veut dire littéralement et plus justement « préférer ». Nous y reviendrons. Quoiqu’il en soit, nous sommes devant une invitation percutante de Jésus. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un monde nouveau</span>       <br />
              <br />
       Jésus ne vient pas annoncer un monde nouveau où l’amour est condamné. Au contraire, comme l’ont retenu les disciples  de saint Jean, Jésus a prêché l’amour et non la haine : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » comme il est répété de nombreuses fois dans la première lettre de saint Jean (1 Jean 2, 9-10 et 4, 20).       <br />
              <br />
       Pourquoi alors ces formules si provocantes? Comme je l’ai dit en commençant, la traduction « me préférer »  nous donne la clé. « Haïr » dans le langage des juifs, dans la langue hébraïque qui est une langue sémitique, c’est synonyme de mettre consciemment au deuxième rang.        <br />
              <br />
       Père, mère, femme, enfants, frères, sœurs et même sa propre vie, tout cela doit être bien situé après Jésus qui doit être mis au centre de sa vie. Pour suivre Jésus, il est indispensable que Jésus soit placée au-dessus de tout, qu’il  y ait de notre part un jugement de valeur qui le reconnaisse comme la Voie, la Vérité et la Vie, comme le seul et unique Sauveur de nos vies, comme la révélation parfaite du Père, car en lui seul réside le salut.       <br />
              <br />
       Les premiers disciples l’avaient bien compris : pas de salut possible sans reconnaître que ce salut vient par Jésus, sans donner à Jésus la priorité absolue, sans en faire le centre de notre vie. Les apôtres Pierre et Jean appelés à se justifier devant le tribunal du Sanhédrin d’une guérison qu’ils avaient faite à la sortie du Temple le proclament avec conviction : « Il n’y a aucun salut ailleurs qu’en lui, car il n’y a dans le ciel aucun autre nom offert aux hommes qui soit nécessaire à notre salut » (Actes des apôtres 4, 12).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">De la nécessité de s’asseoir</span>       <br />
              <br />
       Cet enseignement tiré du début du texte de saint Luc me semble demander deux commentaires complémentaires.       <br />
              <br />
       Le premier commentaire nous est fourni par la lecture des deux petites paraboles qui accompagnent le début du texte de saint Luc que je viens de commenter. Ces deux paraboles, l'une qui prend l'image d'une construction et l'autre l'image d’une guerre à bien conduire, nous invitent à ne pas nous décider à la légère pour le Christ. Elles nous demandent de nous asseoir, de réfléchir, de tenir conseil avec nous-même. Être disciple de Jésus c’est un choix réfléchi, libre, ce n’est pas seulement une question d’enthousiasme du moment, car cela nous amène forcément sur le même chemin que celui de Jésus où la croix ne fera pas défaut. : « Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi, ne peut être mon disciple » dit Jésus.       <br />
              <br />
       Il y a un point de départ, des reprises même de départ, et cela peut se vivre à tout âge - sainte Thérèse d’Avila a vécu ce départ réel dans la quarantaine - et c’est au point de départ que Jésus doit être préféré à tout, c’est au point de départ qu’il faut faire un choix lucide, réfléchi. C’est ce qui manque chez plusieurs au Québec qui se disent chrétiens sans vraiment en faire un véritable choix. Ils ont peur de s’afficher croyants ou catholiques et s’en vont ainsi sans jamais se compromettre pour Jésus.       <br />
              <br />
       Ceci étant dit, venons-en au second commentaire       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les vocations particulières et la vocation universelle à la sainteté</span>       <br />
              <br />
       Jésus demande à tous le même sérieux à sa suite. Tous ceux et celles qui entendent son appel à la conversion et à la foi en son message et qui répondent oui sincèrement sont des disciples de Jésus.       <br />
              <br />
       Mais il y a aussi des vocations, des appels particuliers. C’est ça mon second commentaire. Certains et certaines vont suivre Jésus en renonçant au mariage « pour le Royaume de Dieu » (Mathieu 19, 12), en renonçant à l‘argent et à la propriété. Ils vont faire les vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance dans un ordre ou une congrégation religieuse.        <br />
              <br />
       Si tous sont appelés à préférer Jésus à tout, à le recevoir comme Sauveur. Tous ne sont pas appelés à vivre de la même façon le renoncement évangélique dont parle l’Évangile. Zachée n’a pas tout  abandonné (Luc 19, 10). Les femmes de Galilée qui ont suivi Jésus ne renoncent pas à tout ce qu’elles possèdent (Luc 8, 3).        <br />
              <br />
       Il y a ici le mystère des vocations et des appels particuliers à respecter, mais tous sont appelés à la sainteté. L’appel à la sainteté est universel comme le proclame  le Concile Vatican II dans la <span style="font-style:italic">Constitution sur l’Église</span>, sainteté dans son état de vie, dans sa vocation particulière et dans son histoire personnelle. La sainteté n’est pas réservée aux religieux et aux religieuses comme on l’a trop souvent laissé entendre autrefois. La mère de famille, la femme au travail, le médecin, le plombier, l’étudiant, l’écolier peuvent eux aussi marcher sur la voie de la sainteté.  Le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique</span>  portant sur la sainteté publiée le 9 avril 2018 nous invite à aller dans ce sens en considérant « la grande nuée de témoins » de la sainteté « et parmi eux, écrit-il, il peut y avoir notre propre mère, une grand-mère ou d’autres personnes proches (cf. 2 Tm 1, 5). Peut-être leur vie n’a-t-elle pas toujours été parfaite, mais, malgré des imperfections et des chutes, ils sont allés de l’avant et ils ont plu au Seigneur. » (GE 3) Il les appelle « les saints de la porte d’à côté » ou « la classe moyenne de la sainteté » (GE 7).        <br />
              <br />
       On en a de beaux modèles d'une sainteté  vécue dans son état de vie et sa vocation personnelle dans les  enfants de Fatima, François et Jacinthe, qui ont été reconnus saints par le pape Jean-Paul II et béatifiés le 13 mai 2000, dans cette femme médecin, Jeanne Beretta Molla qui s’est sacrifiée pour son enfant (béatifiée le 24 avril 1994),  ou encore dans cet étudiant sportif, alpiniste  et rassembleur, Pier Giorgio Frassati (1901-1925), récemment canonisé (7 septembre 2025) à Rome et tout récemment en Carlo Acutis, un jeune crack d'informatique mort à 15 ans et canonisé lui aussi en même temps que Pier GIorgio Frassati le 7 septembre 2025.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>        <br />
              <br />
       Frères et sœurs, demandons au Seigneur de renouveler notre désir lucide de suivre Jésus et que cette Eucharistie nous donne la force d’aller jusqu’au bout comme Jésus lui-même,       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       2 septembre 2025       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 30 août 2016 et du 30 qoût 2022-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? » (Sg 9, 13-18)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       Quel homme peut découvrir les intentions de Dieu ?       <br />
       Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ?       <br />
           Les réflexions des mortels sont incertaines,       <br />
       et nos pensées, instables ;       <br />
           car un corps périssable appesantit notre âme,       <br />
       et cette enveloppe d’argile       <br />
       alourdit notre esprit aux mille pensées.       <br />
           Nous avons peine à nous représenter ce qui est sur terre,       <br />
       et nous trouvons avec effort ce qui est à notre portée ;       <br />
       ce qui est dans les cieux, qui donc l’a découvert ?       <br />
           Et qui aurait connu ta volonté,       <br />
       si tu n’avais pas donné la Sagesse       <br />
       et envoyé d’en haut ton Esprit Saint ?       <br />
           C’est ainsi que les sentiers des habitants de la terre       <br />
       sont devenus droits ;       <br />
       c’est ainsi que les hommes ont appris ce qui te plaît       <br />
       et, par la Sagesse, ont été sauvés.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 89 (90), 3-4, 5-6, 12-13, 14.17abc)       <br />
       R/ D’âge en âge, Seigneur,       <br />
       tu as été notre refuge. (Ps 89, 1)       <br />
              <br />
       Tu fais retourner l’homme à la poussière ;       <br />
       tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! »       <br />
       À tes yeux, mille ans sont comme hier,       <br />
       c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.       <br />
              <br />
       Tu les as balayés : ce n’est qu’un songe ;       <br />
       dès le matin, c’est une herbe changeante :       <br />
       elle fleurit le matin, elle change ;       <br />
       le soir, elle est fanée, desséchée.       <br />
              <br />
       Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :       <br />
       que nos cœurs pénètrent la sagesse.       <br />
       Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?       <br />
       Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.       <br />
              <br />
       Rassasie-nous de ton amour au matin,       <br />
       que nous passions nos jours dans la joie et les chants.       <br />
       Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !       <br />
       Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Accueille-le, non plus comme un esclave, mais comme un frère bien-aimé » (Phm 9b-10.12-17)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Philémon       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           moi, Paul, tel que je suis, un vieil homme       <br />
       et, qui plus est, prisonnier maintenant à cause du Christ Jésus,       <br />
           j’ai quelque chose à te demander pour Onésime,       <br />
       mon enfant à qui, en prison, j’ai donné la vie dans le Christ.       <br />
           Je te le renvoie,       <br />
       lui qui est comme mon cœur.       <br />
           Je l’aurais volontiers gardé auprès de moi,       <br />
       pour qu’il me rende des services en ton nom,       <br />
       à moi qui suis en prison à cause de l’Évangile.       <br />
           Mais je n’ai rien voulu faire sans ton accord,       <br />
       pour que tu accomplisses ce qui est bien,       <br />
       non par contrainte mais volontiers.       <br />
           S’il a été éloigné de toi pendant quelque temps,       <br />
       c’est peut-être pour que tu le retrouves définitivement,       <br />
           non plus comme un esclave,       <br />
       mais, mieux qu’un esclave, comme un frère bien-aimé :       <br />
       il l’est vraiment pour moi,       <br />
       combien plus le sera-t-il pour toi,       <br />
       aussi bien humainement que dans le Seigneur.       <br />
           Si donc tu estimes que je suis en communion avec toi,       <br />
       accueille-le comme si c’était moi.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple » (Lc 14, 25-33)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Pour ton serviteur, que ton visage s’illumine :       <br />
       apprends-moi tes commandements.       <br />
       Alléluia. (Ps 118, 135)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           de grandes foules faisaient route avec Jésus ;       <br />
       il se retourna et leur dit :       <br />
           « Si quelqu’un vient à moi       <br />
       sans me préférer à son père, sa mère, sa femme,       <br />
       ses enfants, ses frères et sœurs,       <br />
       et même à sa propre vie,       <br />
       il ne peut pas être mon disciple.       <br />
           Celui qui ne porte pas sa croix       <br />
       pour marcher à ma suite       <br />
       ne peut pas être mon disciple.       <br />
              <br />
           Quel est celui d’entre vous       <br />
       qui, voulant bâtir une tour,       <br />
       ne commence par s’asseoir       <br />
       pour calculer la dépense       <br />
       et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?       <br />
           Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever,       <br />
       tous ceux qui le verront vont se moquer de lui :       <br />
           ‘Voilà un homme qui a commencé à bâtir       <br />
       et n’a pas été capable d’achever !’       <br />
           Et quel est le roi       <br />
       qui, partant en guerre contre un autre roi,       <br />
       ne commence par s’asseoir       <br />
       pour voir s’il peut, avec dix mille hommes,       <br />
       affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?       <br />
           S’il ne le peut pas,       <br />
       il envoie, pendant que l’autre est encore loin,       <br />
       une délégation pour demander les conditions de paix.       <br />
              <br />
           Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas       <br />
       à tout ce qui lui appartient       <br />
       ne peut pas être mon disciple. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/89379344-63200168.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-23e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Si-quelqu-un-vient-a-moi_a1261.html</link>
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   <title>Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année B : «  La loi du service  »</title>
   <pubDate>Tue, 15 Oct 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année B le 20 octobre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 53, 10-11, Hébreux 4, 14-16 et Marc 10, 35-45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602503-57034360.jpg?v=1631209273" alt="Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année B : «  La loi du service  »" title="Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année B : «  La loi du service  »" />
     </div>
     <div>
      Les textes de la Parole de Dieu aujourd’hui nous rappellent ce qu'on pourrait appeler une « loi fondamentale »  du Royaume de Dieu qui est aussi celle de la communauté chrétienne et de l'Église dans le monde.        <br />
              <br />
       On connaît bien le commandement de l'amour fraternel au cœur du message de Jésus (<span style="font-style:italic">Jean</span> 13, 34-35), mais celui-ci est inopérant s'il ne se joint pas à celui, tout aussi fondamental, que nous propose Jésus aujourd'hui et qui est la « loi du service ».       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Un malentendu profond</span>       <br />
              <br />
       Regardez la démarche de Jacques et Jean, fils de Zébédée. Ils n'ont rien compris aux enseignements de Jésus qui leur a expliqué plusieurs fois que sa mission était d'aller vers les brebis perdues, de servir la volonté de salut de son Père pour toute l'humanité sans faire d'exception.        <br />
              <br />
       La scène que nous avons dans l'évangile d'aujourd'hui nous les montre au sortir d'une discussion avec les autres apôtres pour savoir qui est le plus grand (<span style="font-style:italic">Marc</span> 9, 33 et suivants). Au cours de cette discussion, les apôtres se voient chacun sur un siège autour de Jésus trônant comme un roi temporel puissant. Ils se voient ainsi aux premiers rangs de sa cour royale. Jacques et Jean veulent s'assurer d'être non seulement aux premiers rangs, mais d'être « l'un à sa droite » et « l'autre à sa gauche ».       <br />
              <br />
       Et la réponse de Jésus fait éclater le malentendu au coeur de la discussion des apôtres : « Oui, dit Jésus vous serez avec moi si vous me suivez jusqu'à donner votre vie comme moi ». Ses mots exacts sont : « Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire, recevoir le baptême dans lequel je vais être plongé ? »       <br />
              <br />
       Jésus pense aux outrages, eux aux honneurs.       <br />
       Jésus pense au gibet où il sera élevé, eux pensent à des trônes.       <br />
       Jésus pense à donner sa vie pour tous, eux veulent s'élever aux dépens de tous.       <br />
              <br />
       Et on pourrait continuer. Malentendu profond.       <br />
              <br />
       Pour dissiper tout malentendu auprès de Jacques et de Jean ainsi qu'auprès des autres apôtres qui s'offusquaient en pensant que Jacques et Jean auraient des places spéciales dans le Royaume de Jésus, Jésus y va de précisions qui sont à retenir et qui constituent cette « loi fondamentale du service » dont je parlais en commençant.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> Des précisions révélatrices</span>       <br />
              <br />
       La voici cette « loi du service » dans la communauté chrétienne : « Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur. Celui qui veut être le premier sera l'esclave de tous » (<span style="font-style:italic">Marc</span> 10, 43-44).       <br />
              <br />
       Et quel est le fondement de cette « loi du service » ? C'est l'exemple et l'attitude même de Jésus, l'Envoyé du Père, c'est « parce que le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude ». Dans cette réponse Jésus nous situe au coeur de sa mission salvatrice.<!-- Le Verbe de Dieu, comme dit le prologue de l'évangile de Jean, est venu dans le monde, il a habité parmi les siens, il a pris chair et il s'est fait homme pour notre salut (Jean 1, 14). Comme dira saint Paul plus tard : « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (I Timothée 2, 4).-->        <br />
              <br />
       L'image du Serviteur souffrant que présente Isaïe dans la première lecture s'applique à merveille à Jésus. Dans sa passion, il sera ce Serviteur souffrant et ainsi « il justifiera les multitudes, il se chargera de leurs péchés ». Cette mission, Jésus l'a pleinement assumée et le soir du Jeudi-Saint, il a posé un geste que vous connaissez bien et qui illustre parfaitement le cœur de sa mission : le lavement des pieds des apôtres. À saint Pierre qui se rebiffait, il dit « Si je ne te lave pas, tu ne pourras avoir part avec moi » et il conclut par ces mots : "C’est un exemple que je vous ai donné : ce que j’ai fait pour vous, faites-le vous aussi" ». (<span style="font-style:italic">Jean</span> 13, 8 et 15)       <br />
              <br />
       La « loi fondamentale du service » dans le Royaume de Dieu, c'est un esprit nouveau, un renversement des perspectives auxquelles s'attendaient les apôtres. Ils le comprendront parfaitement après la Résurrection. Et nous le comprendrons, nous, en nous laissant habiter par l'Esprit de Jésus.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       En effet, il y a tout un chemin à faire pour développer cet esprit de service dont parle Jésus. Ce n'est pas évident dans notre monde d'aujourd'hui où la compétition a une si grande place et où les réussites sociales, financières, professionnelles sont sur le devant de la scène. Alors qu'en est-il de cet appel de Jésus dans nos vies?       <br />
              <br />
       Pour nous, chrétiens-croyants, il s'agit d'une règle absolue que nous ne mettons pas en doute. Elle s'applique non seulement aux ministres ordonnés, diacres, prêtres, évêques, mais à tous les fidèles membres de la communauté chrétienne. L'Église n'en sera que plus belle lorsque tous et toutes s'efforceront d'incarner dans leur vie de tous les jours cette « loi du service ».       <br />
              <br />
       Cet idéal du service demeure l'idéal incontournable du disciple de Jésus. Il nous revient de chercher à le vivre de diverses façons. Ce peut être en privilégiant le service de sa famille, le service des concitoyens, l'aide à des gens dans le besoin, la participation à des associations impliquées socialement etc. L'important n’est pas ce que nous faisons, mais c'est le cœur que nous y mettons car devenir disciple de Jésus c'est entrer dans une famille où il y a place pour tout le monde et où il y a de l'amour fraternel qui se sent et se voit.       <br />
              <br />
       Le pape François pour répondre à un journaliste qui, lors de sa conférence de presse sur l’avion à son retour de Philadelphie le 27 septembre 2015, lui demandait s'il se voyait comme une star s'est contenté de lui répondre, selon l’antique formule, le pape est « le serviteur des serviteurs de Dieu ». Quelle belle réponse et quel défi aussi ! Être serviteur n’est pas seulement la mission du pape, c’est aussi celle de chaque personne baptisée.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, dans cette célébration eucharistique dominicale, comme toutes les fois où nous sommes réunis « en son Nom », nous voulons rendre présente la « loi du service »  qui est au cœur de la mission de Jésus. Cette mission envoie les disciples jusqu’aux extrémités de la terre.        <br />
              <br />
       Oui! allons servir, soutenu par Celui qui vient heureusement, par son Corps et son Sang,  nous donner ainsi, lorsque nous le partageons, le moyen d'être de plus en plus des « disciples-missionnaires » comme le souhaite le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique  La joie de l’Évangile</span> au numéro 120 : « Tout chrétien est missionnaire dans la mesure où il a rencontré l’amour de Dieu en Jésus Christ ; nous ne disons plus que nous sommes ‘disciples’ et ‘missionnaires’, mais toujours que nous sommes ‘disciples-missionnaires’ ».  Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>        <br />
              <br />
              <br />
       15 octobre 2024       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 12 octobre 2021       <br />
       et du 16 octobre 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours » (Is 53, 10-11)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Broyé par la souffrance, le Serviteur a plu au Seigneur.       <br />
       S’il remet sa vie en sacrifice de réparation,       <br />
       il verra une descendance, il prolongera ses jours :       <br />
       par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.       <br />
           Par suite de ses tourments, il verra la lumière,       <br />
       la connaissance le comblera.       <br />
       Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes,       <br />
       il se chargera de leurs fautes.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 32 (33), 4-5, 18-19, 20.22)       <br />
       R/ Que ton amour, Seigneur, soit sur nous       <br />
       comme notre espoir est en toi ! (Ps 32, 22)       <br />
              <br />
       Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;       <br />
       il est fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Il aime le bon droit et la justice ;       <br />
       la terre est remplie de son amour.       <br />
              <br />
       Dieu veille sur ceux qui le craignent,       <br />
       qui mettent leur espoir en son amour,       <br />
       pour les délivrer de la mort,       <br />
       les garder en vie aux jours de famine.       <br />
              <br />
       Nous attendons notre vie du Seigneur :       <br />
       il est pour nous un appui, un bouclier.       <br />
       Que ton amour, Seigneur, soit sur nous       <br />
       comme notre espoir est en toi !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Avançons-nous avec assurance vers le Trône de la grâce » (He 4, 14-16)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           en Jésus, le Fils de Dieu,       <br />
       nous avons le grand prêtre par excellence,       <br />
       celui qui a traversé les cieux ;       <br />
       tenons donc ferme l’affirmation de notre foi.       <br />
           En effet, nous n’avons pas un grand prêtre       <br />
       incapable de compatir à nos faiblesses,       <br />
       mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses,       <br />
       à notre ressemblance, excepté le péché.       <br />
           Avançons-nous donc avec assurance       <br />
       vers le Trône de la grâce,       <br />
       pour obtenir miséricorde       <br />
       et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Le Fils de l’homme est venu donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mc 10, 35-45)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Le Fils de l’homme est venu pour servir,       <br />
       et donner sa vie en rançon pour la multitude.       <br />
       Alléluia. (cf. Mc 10, 45)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jacques et Jean, les fils de Zébédée,       <br />
       s’approchent de Jésus et lui disent :       <br />
       « Maître, ce que nous allons te demander,       <br />
       nous voudrions que tu le fasses pour nous. »       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »       <br />
           Ils lui répondirent :       <br />
       « Donne-nous de siéger,       <br />
       l’un à ta droite et l’autre à ta gauche,       <br />
       dans ta gloire. »       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Vous ne savez pas ce que vous demandez.       <br />
       Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire,       <br />
       être baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé ? »       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       « Nous le pouvons. »       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « La coupe que je vais boire, vous la boirez ;       <br />
       et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé.       <br />
           Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche,       <br />
       ce n’est pas à moi de l’accorder ;       <br />
       il y a ceux pour qui cela est préparé. »       <br />
              <br />
           Les dix autres, qui avaient entendu,       <br />
       se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.       <br />
           Jésus les appela et leur dit :       <br />
        « Vous le savez :       <br />
       ceux que l’on regarde comme chefs des nations       <br />
       les commandent en maîtres ;       <br />
       les grands leur font sentir leur pouvoir.       <br />
           Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi.       <br />
       Celui qui veut devenir grand parmi vous       <br />
       sera votre serviteur.       <br />
           Celui qui veut être parmi vous le premier       <br />
       sera l’esclave de tous :       <br />
           car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,       <br />
       mais pour servir,       <br />
       et donner sa vie en rançon pour la multitude. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Le Fils de l’homme est venu donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mc 10,  42-45)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples :       <br />
       « Vous le savez :       <br />
       ceux que l’on regarde comme chefs des nations       <br />
       les commandent en maîtres ;       <br />
       les grands leur font sentir leur pouvoir.       <br />
           Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi.       <br />
       Celui qui veut devenir grand parmi vous       <br />
       sera votre serviteur.       <br />
           Celui qui veut être parmi vous le premier       <br />
       sera l’esclave de tous :       <br />
           car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,       <br />
       mais pour servir,       <br />
       et donner sa vie en rançon pour la multitude. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78602503-57034360.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-29e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-La-loi-du-service_a1200.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-78602475</guid>
   <title>Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera ».</title>
   <pubDate>Tue, 10 Sep 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B le 15 septembre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 50, 5-9a, Jacques 2, 14-18 et Marc 8, 27-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602475-57034343.jpg?v=1625689653" alt="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera »." title="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera »." />
     </div>
     <div>
      Dans  notre évangile de ce matin Jésus se lance dans une manière de sondage pour voir ce qu’on dit et pense de lui, puis par la suite il apporte ses commentaires sur ce qu’il a entendu.       <br />
               <br />
       Commençons par le sondage.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le sondage</span>       <br />
              <br />
       Jésus va de villages en villages depuis quelque temps. Il est maintenant aux alentours de Césarée-de-Philippe, une ville située aux sources du fleuve le Jourdain. C’était une ville romaine florissante dont on peut visiter les ruines aujourd’hui, ce que j’ai pu faire il y a quelques années.         <br />
              <br />
       Au cours de ces longs déplacements à pied, les conversations occupent le temps agréablement. Elles se font sérieuses par moments. On a ici un de ces moments où Jésus procède à un sondage le concernant avec deux questions à ses disciples : «  Au dire des gens, qui suis-je ? » et «  Pour vous, qui suis-je? »        <br />
              <br />
       Les réponses sont des plus intéressantes. Elles nous donnent comme une photographie de Jésus, le prédicateur recherché et le guérisseur couru. Les gens reconnaissent en lui une dimension qui n’est pas le lot commun. Jésus, disent-ils, leur fait penser à Jean-Baptiste, à Élie ou à l’un des prophètes. Ce disant, les gens voient et mettent entre Jésus et Dieu une relation particulière. Ils ne savent pas exactement de quoi il s’agit, mais ils soupçonnent chez cet homme un destin unique, une mission extraordinaire.       <br />
              <br />
       Les disciples, eux, pour répondre à la question « Pour vous, qui suis-je? » vont plus loin que les gens questionnés auparavant. Ils ont fréquenté Jésus de près. Ils l’ont écouté. Il leur a expliqué en particulier certains de ses propos, de ses paraboles. Ils ont donc une longueur d’avance sur les autres gens. C’est Pierre qui se fera le porte-parole du groupe des disciples et il affirmera sans hésitation que pour eux Jésus est l’Envoyé de Dieu pour apporter le salut au monde. Il est le Christ c’est-à-dire celui qui a été choisi et qui a reçu l’onction de Dieu qui le fait  Sauveur de tous ceux et celles qui croient en lui et qui le reçoivent comme leur Sauveur personnel.       <br />
              <br />
       Voilà les réponses au sondage rapide que fait Jésus en marchant dans la belle nature de cette région des sources du Jourdain.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les commentaires de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Ce n’est pas fini. Jésus décide de profiter de ces réponses pour aller plus loin. La suite du texte de saint Marc rapporte les commentaires de Jésus lui-même qui nous révèlent les contours de l’identité même de Jésus comme Envoyé de Dieu et Sauveur.       <br />
               <br />
       Les propos de Jésus ne récusent pas ce qui a été dit par les gens et par les disciples, loin  de là. Jésus reconnaît sa relation particulière avec Dieu et sa mission de Sauveur, mais il entre dans les détails de celle-ci. Et c’est là que les disciples sont sidérés.       <br />
              <br />
       « Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. » C'est une première annonce de sa Passion dont le prophète Isaïe donne un aperçu dans la première lecture lorsqu'il met ces paroles dans la bouche du Messie :  « Je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.  »       <br />
              <br />
       On comprend la surprise des disciples qui attendent un Messie qui redonnera la royauté à Israël, qui libérera les juifs du joug des Romains et qui sera comme un nouveau David. Rien à voir avec un Messie qui souffre, qui est rejeté, qui meurt et qui ressuscite.        <br />
              <br />
       Et là encore, Pierre se lance et intervient au nom du groupe. « Cela ne se passera pas ainsi. Nous y verrons ». Et Jésus, tout entier consacré à sa mission, rejette de façon brutale l’intervention de Pierre : «  Retire-toi, tu es comme Satan qui essaie de me faire dévier de ma mission. Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ».        <br />
              <br />
       On le voit ici, Jésus est déjà tout imprégné des attentes de Dieu sur lui. Il a cheminé et il sait que le plan de Dieu pour le salut de l’humanité passe par un amour fou, un amour qui donne son propre Fils pour le salut de tous.       <br />
              <br />
       Et Jésus plutôt que de s’attarder sur  les étapes où il passera, sa mort et sa résurrection, se tourne vers ses disciples et leur indique comment, eux, ils peuvent se joindre à lui dans sa réponse à la mission reçue de son Père.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Écoutons les mots mêmes que les premiers chrétiens ont retenus de cette intervention de Jésus. Ils tiennent en deux phrases très connues depuis des siècles       <br />
              <br />
       La première : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même,  qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ».       <br />
              <br />
       Ici, Jésus insiste pour que ses disciples regardent vers lui et qu’ils marchent à sa suite. Prendre sa croix n’est autre chose que d’imiter Jésus, que de le suivre. L’important est la relation avec lui qui entraîne le disciple dans celle que lui-même vit avec Dieu son Père.        <br />
              <br />
       On voit qu’on est loin d’un ascétisme et d’une recherche de  sacrifices, de mortifications. Les croix sont plutôt la marque qu’on suit Jésus. Elles font que notre vie de tous les jours est unie à celle de Jésus.       <br />
              <br />
       Deuxième phrase à retenir : «  Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera ».       <br />
               <br />
       C’est la phrase qui est la plus connue et qui a inspiré de nombreux saints et saintes au cours de leur vie. Saint François de Laval  (1623-1708), apôtre de l’Amérique et premier évêque de Québec, l’avait gravée dans son cœur et il la répétait très souvent.       <br />
              <br />
       Perdre sa vie ou la sauver ? Mais de quelle vie s’agit-il ? On n'en a qu’une seule. Il est donc important de la diriger dans le bon sens `. Ce sens c'est de la vivre (la perdre) ``à cause de moi et de l'Évangile``. Jésus ici invite à faire des choix et de à mettre à la base de ceux-ci l'Évangile dont les Béatitudes sont la « carte d'identité»   du véritable disciple de Jésus comme le dit si bien le pape François. En effet, pour présenter la sainteté aujourd’hui dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique Gaudete et Exultate</span>, le pape François retient les Béatitudes comme cadre de la sainteté chrétienne. Il en fait un commentaire stimulant. « À travers celles-ci, écrit le pape, se dessine le visage du Maître que nous sommes appelés à révéler dans le quotidien de nos vies.  Le mot "heureux" ou “bienheureux”, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur. » (GE 63 et 64)        <br />
              <br />
       On n’aura jamais fini d’en tirer toutes les conséquences pour notre vie avec Dieu. L'extrait de la lettre de saint Jacques lu dans le deuxième lecture nous y invite par ces mots : « Si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? » « La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte » constate cette lettre remarquable attribuée à saint Jacques.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons fait un parcours à l’écoute de Jésus sur les chemins des villages aux sources du Jourdain, et Jésus continue de cheminer avec nous sur les chemins des «  villages d’aujourd’hui » que sont nos occupations diverses, nos loisirs, nos problèmes personnels ou communautaires comme celui des migrants et des réfugiés, nos relations familiales, nos défis environnementaux,  nos choix pour la vie etc., ce sont des «  villages » très animés dans notre société, mais qui attendent que l’on passe y révéler la Bonne Nouvelle qu’est Jésus lui-même, notre Seigneur et Sauveur.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit encore une fois une occasion de cheminer tout à côté de Jésus qui y est présent réellement par sa Parole et par son Pain. À la table de la Parole et à la table du Pain nous l’écoutons et nous nous nourrissons de sa vie pour être, selon ce qu’il nous demande, des témoins, nous aussi, de l’amour de Dieu pour toute l’humanité.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       10 septembre 2024       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 11 septembre 2018 et 7 septembre 2021-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient » (Is 50, 5-9a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.        <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
           Il est proche, Celui qui me justifie.       <br />
       Quelqu’un veut-il plaider contre moi ?       <br />
       Comparaissons ensemble !       <br />
       Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ?       <br />
       Qu’il s’avance vers moi !       <br />
           Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ;       <br />
       qui donc me condamnera ?       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 114 (116 A), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)       <br />
       R/ Je marcherai en présence du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 114, 9)       <br />
              <br />
       J’aime le Seigneur :       <br />
       il entend le cri de ma prière ;       <br />
       il incline vers moi son oreille :       <br />
       toute ma vie, je l’invoquerai.       <br />
              <br />
       J’étais pris dans les filets de la mort,       <br />
            retenu dans les liens de l’abîme,       <br />
       j’éprouvais la tristesse et l’angoisse ;       <br />
       j’ai invoqué le nom du Seigneur :       <br />
       « Seigneur, je t’en prie, délivre-moi ! »       <br />
              <br />
       Le Seigneur est justice et pitié,       <br />
       notre Dieu est tendresse.       <br />
       Le Seigneur défend les petits :       <br />
       j’étais faible, il m’a sauvé.       <br />
              <br />
       Il a sauvé mon âme de la mort,        <br />
       gardé mes yeux des larmes       <br />
             et mes pieds du faux pas.       <br />
       Je marcherai en présence du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte » (Jc 2, 14-18)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Mes frères,        <br />
       si quelqu’un prétend avoir la foi,        <br />
       sans la mettre en œuvre,        <br />
       à quoi cela sert-il ?        <br />
       Sa foi peut-elle le sauver ?        <br />
           Supposons qu’un frère ou une sœur        <br />
       n’ait pas de quoi s’habiller,        <br />
       ni de quoi manger tous les jours ;        <br />
           si l’un de vous leur dit :        <br />
       « Allez en paix !        <br />
       Mettez-vous au chaud,        <br />
       et mangez à votre faim ! »        <br />
       sans leur donner le nécessaire pour vivre,        <br />
       à quoi cela sert-il ?        <br />
           Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre,        <br />
       est bel et bien morte.        <br />
           En revanche, on va dire :       <br />
       « Toi, tu as la foi ;        <br />
       moi, j’ai les œuvres.        <br />
       Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ;        <br />
       moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu es le Christ… Il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup » (Mc 8, 27-35)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Que la croix du Seigneur soit ma seule fierté !       <br />
       Par elle, le monde est crucifié pour moi,       <br />
       et moi pour le monde.       <br />
       Alléluia. (Ga 6, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples,        <br />
       vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe.        <br />
       Chemin faisant, il interrogeait ses disciples :        <br />
       « Au dire des gens, qui suis-je ? »        <br />
           Ils lui répondirent :        <br />
       « Jean le Baptiste ;        <br />
       pour d’autres, Élie ;        <br />
       pour d’autres, un des prophètes. »           <br />
              <br />
       Et lui les interrogeait :        <br />
       « Et vous, que dites-vous ?        <br />
       Pour vous, qui suis-je ? »       <br />
       Pierre, prenant la parole, lui dit :        <br />
       « Tu es le Christ. »        <br />
           Alors, il leur défendit vivement        <br />
       de parler de lui à personne.       <br />
              <br />
           Il commença à leur enseigner        <br />
       qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup,        <br />
       qu’il soit rejeté par les anciens,       <br />
       les grands prêtres et les scribes,        <br />
       qu’il soit tué,        <br />
       et que, trois jours après, il ressuscite.        <br />
           Jésus disait cette parole ouvertement.       <br />
       Pierre, le prenant à part,        <br />
       se mit à lui faire de vifs reproches.        <br />
           Mais Jésus se retourna        <br />
       et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre :        <br />
       « Passe derrière moi, Satan !        <br />
       Tes pensées ne sont pas celles de Dieu,        <br />
       mais celles des hommes. »       <br />
           Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit :        <br />
       « Si quelqu’un veut marcher à ma suite,        <br />
       qu’il renonce à lui-même,        <br />
       qu’il prenne sa croix        <br />
       et qu’il me suive.        <br />
           Car celui qui veut sauver sa vie        <br />
       la perdra ;        <br />
       mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile        <br />
       la sauvera. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78602475-57034343.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Celui-qui-perdra-sa-vie-a-cause-de-moi-et-de-l-Evangile-la_a1195.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-77063418</guid>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année B  « Si le grain de blé ne meurt... »</title>
   <pubDate>Tue, 12 Mar 2024 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 17 mars 2024. Textes: Jérémie 31, 31-34, Hébreux 5, 7-9 et Jean 12, 20-33.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/77063418-55904491.jpg?v=1609856993" alt="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année B  « Si le grain de blé ne meurt... »" title="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année B  « Si le grain de blé ne meurt... »" />
     </div>
     <div>
      Des Grecs demandent à voir Jésus. Avez-vous remarqué que Jésus à qui on transmet la demande n'y répond pas directement ? Il parle plutôt de lui. Dans les derniers jours de sa vie, il est totalement concentré sur sa mission. Et au lieu de répondre à la demande  des Grecs, il partage aux personnes présentes ce qui l'habite.        <br />
              <br />
       Ce partage est un des plus beaux que nous ayons dans les évangiles. On y voit ce que saint Jean (qui était probablement présent) en a retenu, à savoir que Jésus a vécu les derniers moments de sa vie dans une confiance totale à son Père même si le plan de Dieu sur lui prenait une direction qui le mènerait  à la  croix, l'« élèverait» sur la croix.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le sacrifice du Christ</span>       <br />
              <br />
       La deuxième lecture tirée de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux</span> décrit ce qu’ont pu être les sentiments de Jésus en voyant venir la croix. Des sentiments d'abandon et d'obéissance à son Père. Le texte de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux</span> ne peut être plus clair. Relisons-le ensemble si vous le voulez bien :       <br />
              <br />
       « Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect (en d’autres termes, en raison de son grand abandon). Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel. »       <br />
              <br />
       Laissons ces paroles entrer en nous. Elles nous préparent avec à propos à la Semaine Sainte qui s’en vient à grands pas. Elles nous placent sur le bon chemin pour vivre les Jours Saints, car elles mettent devant nos yeux l’offrande que fait Jésus sur la croix, le sacrifice de sa vie pour que ses frères et sœurs soient réconciliés avec Dieu.       <br />
               <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une Alliance nouvelle </span>       <br />
              <br />
       Cette réconciliation on l’appelle la Nouvelle Alliance qu’annonce le prophète Jérémie dans la première lecture. Sur la croix et dans ses souffrances inouïes Jésus consomme la Nouvelle Alliance. Cette Nouvelle Alliance ne tiendra plus dans  des prescriptions à sauvegarder et à appliquer, mais elle se développera dans une intériorisation personnelle. La Nouvelle Alliance se fera dans le cœur des personnes. Les personnes devront, à l'exemple de Jésus,   choisir de s'y abandonner dans l'obéissance et dans la confiance.        <br />
              <br />
       Relisons la merveilleuse promesse que nous révèle texte du prophète Jérémie.       <br />
              <br />
       «  Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai sur leur cœur. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Ils n’auront plus à instruire chacun son compagnon, ni chacun son frère en disant : ‘Apprends à connaître le Seigneur !’ Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands – oracle du Seigneur. Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés. »       <br />
              <br />
       « Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes, je l’inscrirai sur leur cœur. » Voilà l’essentiel de la Nouvelle Alliance.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La semence mise en terre</span>       <br />
              <br />
       La réalisation de la Nouvelle Alliance passe par le sacrifice de Jésus qui donne sa vie pour le monde sur la croix. Jésus  en parle comme de son Heure. Il prie pour pouvoir vivre cette Heure avec détachement et dans l’abandon total à la volonté de son Père. Cet abandon est reconnu et loué par la voix - celle de son Père - qui se fait entendre dans le récit de l’évangile, lu il y a un instant,  et qui dit : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore ».        <br />
              <br />
       Jésus compare son Heure au parcours d'une semence mise en terre. « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit ».        <br />
              <br />
       Cette image est des plus parlantes. La semence est remplie de vie et de puissance de vie nouvelle, pourtant elle doit être enfouie en terre, se laisser défaire pour pouvoir donner toute son énergie à de nouvelles pousses qui apparaîtront petit à petit.       <br />
              <br />
       Ainsi de la mort de Jésus, elle est une semence. Sur la croix Jésus est non seulement élevé, mais son humanité est enfouie dans la masse humaine. Il porte toute l'humanité en lui avec ses limites et ses faiblesses. Il porte les péchés du monde. Il pourrait s'y refuser, mais c'est l'abandon à la volonté de son Père qui prend le dessus.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi, celui-ci le ressuscitera après trois jours et sa mort deviendra ainsi le début d'une vie nouvelle où, ressuscité par la puissance de Dieu, il entraîne derrière lui tous ceux et celles qui l'acceptent comme le Seigneur de leur vie.       <br />
              <br />
       Comment le fait-il ? En nous associant à lui par le Baptême. Par ce sacrement, la personne qui s’avance est plongée dans l’eau avec le Christ, lavée de ses fautes et elle naît à une vie nouvelle avec le Christ ressuscité  comme on l’explique aux futurs baptisés qui, pendant le carême, s’y préparent et qui vivront leur baptême lors de la Vigile pascale.        <br />
              <br />
       C’est dans le sillage de cette transformation qui ressemble à celle de la semence  que toute la vie du baptisé sera désormais, en union avec le Christ et à sa suite, une vie pour Dieu : « Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes, écrit saint Paul dans sa <span style="font-style:italic">Lettre aux Romains</span> ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant.  De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ » (<span style="font-style:italic">Romains </span>6, 10).       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur aujourd'hui d’entrer avec tout notre cœur dans cette Nouvelle Alliance avec Dieu que Jésus est venu établir et dont nous sommes partie prenant depuis notre baptême.         <br />
              <br />
       À chaque messe, le président, lorsqu’il consacre le vin, nous le rappelle en disant ces paroles : « Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l'Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés.  » Chaque dimanche nous présentons au Seigneur, dans le pain et vin, fruits du travail  humain, nos efforts pour entrer de tout notre cœur dans cette Alliance nouvelle et éternelle que Jésus a inaugurée.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       12 mars 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du13 mars 2018 et 16 mars 2021 -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je conclurai une alliance nouvelle et je ne me rappellerai plus leurs péchés » (Jr 31, 31-34)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       Voici venir des jours – oracle du Seigneur –,       <br />
       où je conclurai avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda       <br />
       une alliance nouvelle.       <br />
       Ce ne sera pas comme l’alliance       <br />
       que j’ai conclue avec leurs pères,       <br />
       le jour où je les ai pris par la main       <br />
       pour les faire sortir du pays d’Égypte :       <br />
       mon alliance, c’est eux qui l’ont rompue,       <br />
       alors que moi, j’étais leur maître       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
              <br />
       Mais voici quelle sera l’alliance       <br />
       que je conclurai avec la maison d’Israël       <br />
       quand ces jours-là seront passés       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
       Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ;       <br />
       je l’inscrirai sur leur cœur.       <br />
       Je serai leur Dieu,       <br />
       et ils seront mon peuple.       <br />
       Ils n’auront plus à instruire chacun son compagnon,       <br />
       ni chacun son frère en disant :       <br />
       « Apprends à connaître le Seigneur ! »       <br />
       Car tous me connaîtront,       <br />
       des plus petits jusqu’aux plus grands       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
       Je pardonnerai leurs fautes,       <br />
       je ne me rappellerai plus leurs péchés.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (50 (51), 3-4, 12-13, 14-15)       <br />
       R/ Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu. (50, 12a)       <br />
              <br />
       Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,       <br />
       selon ta grande miséricorde, efface mon péché.       <br />
       Lave-moi tout entier de ma faute,       <br />
       purifie-moi de mon offense.       <br />
              <br />
       Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,       <br />
       renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.       <br />
       Ne me chasse pas loin de ta face,       <br />
       ne me reprends pas ton esprit saint.       <br />
              <br />
       Rends-moi la joie d’être sauvé ;       <br />
       que l’esprit généreux me soutienne.       <br />
       Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;       <br />
       vers toi, reviendront les égarés.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il a appris l’obéissance et est devenu la cause du salut éternel » (He 5, 7-9)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Le Christ,       <br />
       pendant les jours de sa vie dans la chair,       <br />
       offrit, avec un grand cri et dans les larmes,       <br />
       des prières et des supplications       <br />
       à Dieu qui pouvait le sauver de la mort,       <br />
       et il fut exaucé       <br />
       en raison de son grand respect.       <br />
       Bien qu’il soit le Fils,       <br />
       il apprit par ses souffrances l’obéissance       <br />
       et, conduit à sa perfection,       <br />
       il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent       <br />
       la cause du salut éternel.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
              <br />
       « Si le grain de blé tombé en terre meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 20-33)       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi.       <br />
       Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi. (Jn 12, 26)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem       <br />
       pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque.       <br />
       Ils abordèrent Philippe,       <br />
       qui était de Bethsaïde en Galilée,       <br />
       et lui firent cette demande :       <br />
       « Nous voudrions voir Jésus. »       <br />
       Philippe va le dire à André,       <br />
       et tous deux vont le dire à Jésus.       <br />
       Alors Jésus leur déclare :       <br />
       « L’heure est venue où le Fils de l’homme       <br />
       doit être glorifié.       <br />
       Amen, amen, je vous le dis :       <br />
       si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas,       <br />
       il reste seul ;       <br />
       mais s’il meurt,       <br />
       il porte beaucoup de fruit.       <br />
       Qui aime sa vie       <br />
       la perd ;       <br />
       qui s’en détache en ce monde       <br />
       la gardera pour la vie éternelle.       <br />
       Si quelqu’un veut me servir,       <br />
       qu’il me suive ;       <br />
       et là où moi je suis,       <br />
       là aussi sera mon serviteur.       <br />
       Si quelqu’un me sert,       <br />
       mon Père l’honorera.       <br />
              <br />
       Maintenant mon âme est bouleversée.       <br />
       Que vais-je dire ?       <br />
       “Père, sauve-moi       <br />
       de cette heure” ?       <br />
       – Mais non ! C’est pour cela       <br />
       que je suis parvenu à cette heure-ci !       <br />
       Père, glorifie ton nom ! »       <br />
       Alors, du ciel vint une voix qui disait :       <br />
       « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. »       <br />
       En l’entendant, la foule qui se tenait là       <br />
       disait que c’était un coup de tonnerre.       <br />
       D’autres disaient :       <br />
       « C’est un ange qui lui a parlé. »       <br />
       Mais Jésus leur répondit :       <br />
       « Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix,       <br />
       mais pour vous.       <br />
       Maintenant a lieu le jugement de ce monde ;       <br />
       maintenant le prince de ce monde       <br />
       va être jeté dehors ;       <br />
       et moi, quand j’aurai été élevé de terre,       <br />
       j’attirerai à moi tous les hommes. »       <br />
       Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/77063418-55904491.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Si-le-grain-de-ble-ne-meurt_a1167.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-64229164</guid>
   <title>Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C : « Si quelqu’un vient à moi...  »</title>
   <pubDate>Tue, 30 Aug 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C le 4 septembre 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Sagesse 9, 13-18, Philémon 9b-10,12-14 et Luc 14, 25-33.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64229164-46109519.jpg?v=1655146065" alt="Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C : « Si quelqu’un vient à moi...  »" title="Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C : « Si quelqu’un vient à moi...  »" />
     </div>
     <div>
      Le début du texte de saint Luc que je viens de lire est abrupt, provoquant et même choquant. Il faut toutefois noter que le terme « haïr » en hébreu traduit ici une priorité. Il veut dire littéralement et plus justement « préférer ». Nous y reviendrons. Quoiqu’il en soit, nous sommes devant une invitation percutante de Jésus. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un monde nouveau</span>       <br />
              <br />
       Jésus ne vient pas annoncer un monde nouveau où l’amour est condamné. Au contraire, comme l’ont retenu les disciples  de saint Jean, Jésus a prêché l’amour et non la haine : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » comme il est répété de nombreuses fois dans la première lettre de saint Jean (1 Jean 2, 9-10 et 4, 20).       <br />
              <br />
       Pourquoi alors ces formules si provocantes? Comme je l’ai dit en commençant, la traduction « me préférer »  nous donne la clé. « Haïr » dans le langage des juifs, dans la langue hébraïque qui est une langue sémitique, c’est synonyme de mettre consciemment au deuxième rang.        <br />
              <br />
       Père, mère, femme, enfants, frères, sœurs et même sa propre vie, tout cela doit être bien situé après Jésus qui doit être mis au centre de sa vie. Pour suivre Jésus, il est indispensable que Jésus soit placée au-dessus de tout, qu’il  y ait de notre part un jugement de valeur qui le reconnaisse comme la Voie, la Vérité et la Vie, comme le seul et unique Sauveur de nos vies, comme la révélation parfaite du Père, car en lui seul réside le salut.       <br />
              <br />
       Les premiers disciples l’avaient bien compris : pas de salut possible sans reconnaître que ce salut vient par Jésus, sans donner à Jésus la priorité absolue, sans en faire le centre de notre vie. Les apôtres Pierre et Jean appelés à se justifier devant le tribunal du Sanhédrin d’une guérison qu’ils avaient faite à la sortie du Temple le proclament avec conviction : « Il n’y a aucun salut ailleurs qu’en lui, car il n’y a dans le ciel aucun autre nom offert aux hommes qui soit nécessaire à notre salut » (Actes des apôtres 4, 12).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">De la nécessité de s’asseoir</span>       <br />
              <br />
       Cet enseignement tiré du début du texte de saint Luc me semble demander deux commentaires complémentaires.       <br />
              <br />
       Le premier commentaire nous est fourni par la lecture des deux petites paraboles qui accompagnent le début du texte de saint Luc que je viens de commenter. Ces deux paraboles, l'une qui prend l'image d'une construction et l'autre l'image d’une guerre à bien conduire, nous invitent à ne pas nous décider à la légère pour le Christ. Elles nous demandent de nous asseoir, de réfléchir, de tenir conseil avec nous-même. Être disciple de Jésus c’est un choix réfléchi, libre, ce n’est pas seulement une question d’enthousiasme du moment, car cela nous amène forcément sur le même chemin que celui de Jésus où la croix ne fera pas défaut. : « Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi, ne peut être mon disciple » dit Jésus.       <br />
              <br />
       Il y a un point de départ, des reprises même de départ, et cela peut se vivre à tout âge - sainte Thérèse d’Avila a vécu ce départ réel dans la quarantaine - et c’est au point de départ que Jésus doit être préféré à tout, c’est au point de départ qu’il faut faire un choix lucide, réfléchi. C’est ce qui manque chez plusieurs au Québec qui se disent chrétiens sans vraiment en faire un véritable choix. Ils ont peur de s’afficher croyants ou catholiques et s’en vont ainsi sans jamais se compromettre pour Jésus.       <br />
              <br />
       Ceci étant dit, venons-en au second commentaire       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les vocations particulières et la vocation universelle à la sainteté</span>       <br />
              <br />
       Jésus demande à tous le même sérieux à sa suite. Tous ceux et celles qui entendent son appel à la conversion et à la foi en son message et qui répondent oui sincèrement sont des disciples de Jésus.       <br />
              <br />
       Mais il y a aussi des vocations, des appels particuliers. C’est ça mon second commentaire. Certains et certaines vont suivre Jésus en renonçant au mariage « pour le Royaume de Dieu » (Mathieu 19, 12), en renonçant à l‘argent et à la propriété. Ils vont faire les vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance dans un ordre ou une congrégation religieuse.        <br />
              <br />
       Si tous sont appelés à préférer Jésus à tout, à le recevoir comme Sauveur. Tous ne sont pas appelés à vivre de la même façon le renoncement évangélique dont parle l’Évangile. Zachée n’a pas tout  abandonné (Luc 19, 10). Les femmes de Galilée qui ont suivi Jésus ne renoncent pas à tout ce qu’elles possèdent (Luc 8, 3).        <br />
              <br />
       Il y a ici le mystère des vocations et des appels particuliers à respecter, mais tous sont appelés à la sainteté. L’appel à la sainteté est universel comme le proclame  le Concile Vatican II dans la <span style="font-style:italic">Constitution sur l’Église</span>, sainteté dans son état de vie, dans sa vocation particulière et dans son histoire personnelle. La sainteté n’est pas réservée aux religieux et aux religieuses comme on l’a trop souvent laissé entendre autrefois. La mère de famille, la femme au travail, le médecin, le plombier, l’étudiant, l’écolier peuvent eux aussi marcher sur la voie de la sainteté.  Le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique</span>  portant sur la sainteté publiée le 9 avril 2018 nous invite à aller dans ce sens en considérant « la grande nuée de témoins » de la sainteté « et parmi eux, écrit-il, il peut y avoir notre propre mère, une grand-mère ou d’autres personnes proches (cf. 2 Tm 1, 5). Peut-être leur vie n’a-t-elle pas toujours été parfaite, mais, malgré des imperfections et des chutes, ils sont allés de l’avant et ils ont plu au Seigneur. » (GE 3) Il les appelle « les saints de la porte d’à côté » ou « la classe moyenne de la sainteté » (GE 7).        <br />
              <br />
       On en a de beaux modèles d'une sainteté  vécue dans son état de vie et sa vocation personnelle dans les  enfants de Fatima, François et Jacinthe, qui ont été reconnus saints par le pape Jean-Paul II et béatifiés le 13 mai 2000, dans cette femme médecin, Jeanne Beretta Molla qui s’est sacrifiée pour son enfant (béatifiée le 24 avril 1994),  ou encore dans cet étudiant sportif, alpiniste  et rassembleur, Pier Giorgio Frassati (1901-1925) béatifié le 20 mai 1990 à Rome et tout récemment en Carlo Acutis, un jeune crack d'informatique mort à 15 ans et béatifié par le pape François le 10 octobre 2020.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>        <br />
              <br />
       Frères et sœurs, demandons au Seigneur de renouveler notre désir lucide de suivre Jésus et que cette Eucharistie nous donne la force d’aller jusqu’au bout comme Jésus lui-même,       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       30 août 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 30 août 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? » (Sg 9, 13-18)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       Quel homme peut découvrir les intentions de Dieu ?       <br />
       Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ?       <br />
           Les réflexions des mortels sont incertaines,       <br />
       et nos pensées, instables ;       <br />
           car un corps périssable appesantit notre âme,       <br />
       et cette enveloppe d’argile       <br />
       alourdit notre esprit aux mille pensées.       <br />
           Nous avons peine à nous représenter ce qui est sur terre,       <br />
       et nous trouvons avec effort ce qui est à notre portée ;       <br />
       ce qui est dans les cieux, qui donc l’a découvert ?       <br />
           Et qui aurait connu ta volonté,       <br />
       si tu n’avais pas donné la Sagesse       <br />
       et envoyé d’en haut ton Esprit Saint ?       <br />
           C’est ainsi que les sentiers des habitants de la terre       <br />
       sont devenus droits ;       <br />
       c’est ainsi que les hommes ont appris ce qui te plaît       <br />
       et, par la Sagesse, ont été sauvés.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 89 (90), 3-4, 5-6, 12-13, 14.17abc)       <br />
       R/ D’âge en âge, Seigneur,       <br />
       tu as été notre refuge. (Ps 89, 1)       <br />
              <br />
       Tu fais retourner l’homme à la poussière ;       <br />
       tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! »       <br />
       À tes yeux, mille ans sont comme hier,       <br />
       c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.       <br />
              <br />
       Tu les as balayés : ce n’est qu’un songe ;       <br />
       dès le matin, c’est une herbe changeante :       <br />
       elle fleurit le matin, elle change ;       <br />
       le soir, elle est fanée, desséchée.       <br />
              <br />
       Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :       <br />
       que nos cœurs pénètrent la sagesse.       <br />
       Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?       <br />
       Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.       <br />
              <br />
       Rassasie-nous de ton amour au matin,       <br />
       que nous passions nos jours dans la joie et les chants.       <br />
       Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !       <br />
       Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Accueille-le, non plus comme un esclave, mais comme un frère bien-aimé » (Phm 9b-10.12-17)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Philémon       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           moi, Paul, tel que je suis, un vieil homme       <br />
       et, qui plus est, prisonnier maintenant à cause du Christ Jésus,       <br />
           j’ai quelque chose à te demander pour Onésime,       <br />
       mon enfant à qui, en prison, j’ai donné la vie dans le Christ.       <br />
           Je te le renvoie,       <br />
       lui qui est comme mon cœur.       <br />
           Je l’aurais volontiers gardé auprès de moi,       <br />
       pour qu’il me rende des services en ton nom,       <br />
       à moi qui suis en prison à cause de l’Évangile.       <br />
           Mais je n’ai rien voulu faire sans ton accord,       <br />
       pour que tu accomplisses ce qui est bien,       <br />
       non par contrainte mais volontiers.       <br />
           S’il a été éloigné de toi pendant quelque temps,       <br />
       c’est peut-être pour que tu le retrouves définitivement,       <br />
           non plus comme un esclave,       <br />
       mais, mieux qu’un esclave, comme un frère bien-aimé :       <br />
       il l’est vraiment pour moi,       <br />
       combien plus le sera-t-il pour toi,       <br />
       aussi bien humainement que dans le Seigneur.       <br />
           Si donc tu estimes que je suis en communion avec toi,       <br />
       accueille-le comme si c’était moi.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple » (Lc 14, 25-33)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Pour ton serviteur, que ton visage s’illumine :       <br />
       apprends-moi tes commandements.       <br />
       Alléluia. (Ps 118, 135)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           de grandes foules faisaient route avec Jésus ;       <br />
       il se retourna et leur dit :       <br />
           « Si quelqu’un vient à moi       <br />
       sans me préférer à son père, sa mère, sa femme,       <br />
       ses enfants, ses frères et sœurs,       <br />
       et même à sa propre vie,       <br />
       il ne peut pas être mon disciple.       <br />
           Celui qui ne porte pas sa croix       <br />
       pour marcher à ma suite       <br />
       ne peut pas être mon disciple.       <br />
              <br />
           Quel est celui d’entre vous       <br />
       qui, voulant bâtir une tour,       <br />
       ne commence par s’asseoir       <br />
       pour calculer la dépense       <br />
       et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?       <br />
           Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever,       <br />
       tous ceux qui le verront vont se moquer de lui :       <br />
           ‘Voilà un homme qui a commencé à bâtir       <br />
       et n’a pas été capable d’achever !’       <br />
           Et quel est le roi       <br />
       qui, partant en guerre contre un autre roi,       <br />
       ne commence par s’asseoir       <br />
       pour voir s’il peut, avec dix mille hommes,       <br />
       affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?       <br />
           S’il ne le peut pas,       <br />
       il envoie, pendant que l’autre est encore loin,       <br />
       une délégation pour demander les conditions de paix.       <br />
              <br />
           Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas       <br />
       à tout ce qui lui appartient       <br />
       ne peut pas être mon disciple. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64229164-46109519.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-23e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Si-quelqu-un-vient-a-moi_a1080.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-58818997</guid>
   <title>Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année B : «  La loi du service  »</title>
   <pubDate>Tue, 12 Oct 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année B le 17 octobre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 53, 10-11, Hébreux 4, 14-16 et Marc 10, 35-45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/58818997-43329043.jpg?v=1631209273" alt="Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année B : «  La loi du service  »" title="Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année B : «  La loi du service  »" />
     </div>
     <div>
      Les textes de la Parole de Dieu aujourd’hui nous rappellent ce qu'on pourrait appeler une « loi fondamentale »  du Royaume de Dieu qui est aussi celle de la communauté chrétienne et de l'Église dans le monde.        <br />
              <br />
       On connaît bien le commandement de l'amour fraternel au cœur du message de Jésus (<span style="font-style:italic">Jean</span> 13, 34-35), mais celui-ci est inopérant s'il ne se joint pas à celui, tout aussi fondamental, que nous propose Jésus aujourd'hui et qui est la « loi du service ».       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Un malentendu profond</span>       <br />
              <br />
       Regardez la démarche de Jacques et Jean, fils de Zébédée. Ils n'ont rien compris aux enseignements de Jésus qui leur a expliqué plusieurs fois que sa mission était d'aller vers les brebis perdues, de servir la volonté de salut de son Père pour toute l'humanité sans faire d'exception.        <br />
              <br />
       La scène que nous avons dans l'évangile d'aujourd'hui nous les montre au sortir d'une discussion avec les autres apôtres pour savoir qui est le plus grand (<span style="font-style:italic">Mar</span>c 9, 33 et suivants). Au cours de cette discussion, les apôtres se voient chacun sur un siège autour de Jésus trônant comme un roi temporel puissant. Ils se voient ainsi aux premiers rangs de sa cour royale. Jacques et Jean veulent s'assurer d'être non seulement aux premiers rangs, mais d'être « l'un à sa droite » et « l'autre à sa gauche ».       <br />
              <br />
       Et la réponse de Jésus fait éclater le malentendu au coeur de la discussion des apôtres : « Oui, dit Jésus vous serez avec moi si vous me suivez jusqu'à donner votre vie comme moi ». Ses mots exacts sont : « Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire, recevoir le baptême dans lequel je vais être plongé ? »       <br />
              <br />
       Jésus pense aux outrages, eux aux honneurs.       <br />
       Jésus pense au gibet où il sera élevé, eux pensent à des trônes.       <br />
       Jésus pense à donner sa vie pour tous, eux veulent s'élever aux dépens de tous.       <br />
              <br />
       Et on pourrait continuer. Malentendu profond.       <br />
              <br />
       Pour dissiper tout malentendu auprès de Jacques et de Jean ainsi qu'auprès des autres apôtres qui s'offusquaient en pensant que Jacques et Jean auraient des places spéciales dans le Royaume de Jésus, Jésus y va de précisions qui sont à retenir et qui constituent cette « loi fondamentale du service » dont je parlais en commençant.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> Des précisions révélatrices</span>       <br />
              <br />
       La voici cette « loi du service » dans la communauté chrétienne : « Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur. Celui qui veut être le premier sera l'esclave de tous » (<span style="font-style:italic">Marc</span> 10, 43-44).       <br />
              <br />
       Et quel est le fondement de cette « loi du service » ? C'est l'exemple et l'attitude même de Jésus, l'Envoyé du Père, c'est « parce que le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude ». Dans cette réponse Jésus nous situe au coeur de sa mission salvatrice.<!-- Le Verbe de Dieu, comme dit le prologue de l'évangile de Jean, est venu dans le monde, il a habité parmi les siens, il a pris chair et il s'est fait homme pour notre salut (Jean 1, 14). Comme dira saint Paul plus tard : « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (I Timothée 2, 4).-->        <br />
              <br />
       L'image du Serviteur souffrant que présente Isaïe dans la première lecture s'applique à merveille à Jésus. Dans sa passion, il sera ce Serviteur souffrant et ainsi « il justifiera les multitudes, il se chargera de leurs péchés ». Cette mission, Jésus l'a pleinement assumée et le soir du Jeudi-Saint, il a posé un geste que vous connaissez bien et qui illustre parfaitement le cœur de sa mission : le lavement des pieds des apôtres. À saint Pierre qui se rebiffait, il dit « Si je ne te lave pas, tu ne pourras avoir part avec moi » et il conclut par ces mots : "C’est un exemple que je vous ai donné : ce que j’ai fait pour vous, faites-le vous aussi" ». (<span style="font-style:italic">Jean</span> 13, 8 et 15)       <br />
              <br />
       La « loi fondamentale du service » dans le Royaume de Dieu, c'est un esprit nouveau, un renversement des perspectives auxquelles s'attendaient les apôtres. Ils le comprendront parfaitement après la Résurrection. Et nous le comprendrons, nous, en nous laissant habiter par l'Esprit de Jésus.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       En effet, il y a tout un chemin à faire pour développer cet esprit de service dont parle Jésus. Ce n'est pas évident dans notre monde d'aujourd'hui où la compétition a une si grande place et où les réussites sociales, financières, professionnelles sont sur le devant de la scène. Alors qu'en est-il de cet appel de Jésus dans nos vies?       <br />
              <br />
       Pour nous, chrétiens-croyants, il s'agit d'une règle absolue que nous ne mettons pas en doute. Elle s'applique non seulement aux ministres ordonnés, diacres, prêtres, évêques, mais à tous les fidèles membres de la communauté chrétienne. L'Église n'en sera que plus belle lorsque tous et toutes s'efforceront d'incarner dans leur vie de tous les jours cette « loi du service ».       <br />
              <br />
       Cet idéal du service demeure l'idéal incontournable du disciple de Jésus. Il nous revient de chercher à le vivre de diverses façons. Ce peut être en privilégiant le service de sa famille, le service des concitoyens, l'aide à des gens dans le besoin, la participation à des associations impliquées socialement etc. L'important n’est pas ce que nous faisons, mais c'est le cœur que nous y mettons car devenir disciple de Jésus c'est entrer dans une famille où il y a place pour tout le monde et où il y a de l'amour fraternel qui se sent et se voit.       <br />
              <br />
       Le pape François pour répondre à un journaliste qui, lors de sa conférence de presse sur l’avion à son retour de Philadelphie le 27 septembre 2015, lui demandait s'il se voyait comme une star s'est contenté de lui répondre, selon l’antique formule, le pape est « le serviteur des serviteurs de Dieu ». Quelle belle réponse et quel défi aussi ! Être serviteur n’est pas seulement la mission du pape, c’est aussi celle de chaque personne baptisée.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, dans cette célébration eucharistique dominicale, comme toutes les fois où nous sommes réunis « en son Nom », nous voulons rendre présente la « loi du service »  qui est au cœur de la mission de Jésus. Cette mission envoie les disciples jusqu’aux extrémités de la terre.        <br />
              <br />
       Oui! allons servir, soutenu par Celui qui vient heureusement, par son Corps et son Sang,  nous donner ainsi, lorsque nous le partageons, le moyen d'être de plus en plus des « disciples-missionnaires » comme le souhaite le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique  La joie de l’Évangile</span> au numéro 120 : « Tout chrétien est missionnaire dans la mesure où il a rencontré l’amour de Dieu en Jésus Christ ; nous ne disons plus que nous sommes ‘disciples’ et ‘missionnaires’, mais toujours que nous sommes ‘disciples-missionnaires’ ».  Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>        <br />
              <br />
              <br />
       12 octobre 2021       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 16 octobre 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
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      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours » (Is 53, 10-11)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Broyé par la souffrance, le Serviteur a plu au Seigneur.       <br />
       S’il remet sa vie en sacrifice de réparation,       <br />
       il verra une descendance, il prolongera ses jours :       <br />
       par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.       <br />
           Par suite de ses tourments, il verra la lumière,       <br />
       la connaissance le comblera.       <br />
       Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes,       <br />
       il se chargera de leurs fautes.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 32 (33), 4-5, 18-19, 20.22)       <br />
       R/ Que ton amour, Seigneur, soit sur nous       <br />
       comme notre espoir est en toi ! (Ps 32, 22)       <br />
              <br />
       Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;       <br />
       il est fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Il aime le bon droit et la justice ;       <br />
       la terre est remplie de son amour.       <br />
              <br />
       Dieu veille sur ceux qui le craignent,       <br />
       qui mettent leur espoir en son amour,       <br />
       pour les délivrer de la mort,       <br />
       les garder en vie aux jours de famine.       <br />
              <br />
       Nous attendons notre vie du Seigneur :       <br />
       il est pour nous un appui, un bouclier.       <br />
       Que ton amour, Seigneur, soit sur nous       <br />
       comme notre espoir est en toi !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Avançons-nous avec assurance vers le Trône de la grâce » (He 4, 14-16)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           en Jésus, le Fils de Dieu,       <br />
       nous avons le grand prêtre par excellence,       <br />
       celui qui a traversé les cieux ;       <br />
       tenons donc ferme l’affirmation de notre foi.       <br />
           En effet, nous n’avons pas un grand prêtre       <br />
       incapable de compatir à nos faiblesses,       <br />
       mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses,       <br />
       à notre ressemblance, excepté le péché.       <br />
           Avançons-nous donc avec assurance       <br />
       vers le Trône de la grâce,       <br />
       pour obtenir miséricorde       <br />
       et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Le Fils de l’homme est venu donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mc 10, 35-45)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Le Fils de l’homme est venu pour servir,       <br />
       et donner sa vie en rançon pour la multitude.       <br />
       Alléluia. (cf. Mc 10, 45)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jacques et Jean, les fils de Zébédée,       <br />
       s’approchent de Jésus et lui disent :       <br />
       « Maître, ce que nous allons te demander,       <br />
       nous voudrions que tu le fasses pour nous. »       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »       <br />
           Ils lui répondirent :       <br />
       « Donne-nous de siéger,       <br />
       l’un à ta droite et l’autre à ta gauche,       <br />
       dans ta gloire. »       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Vous ne savez pas ce que vous demandez.       <br />
       Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire,       <br />
       être baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé ? »       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       « Nous le pouvons. »       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « La coupe que je vais boire, vous la boirez ;       <br />
       et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé.       <br />
           Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche,       <br />
       ce n’est pas à moi de l’accorder ;       <br />
       il y a ceux pour qui cela est préparé. »       <br />
              <br />
           Les dix autres, qui avaient entendu,       <br />
       se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.       <br />
           Jésus les appela et leur dit :       <br />
        « Vous le savez :       <br />
       ceux que l’on regarde comme chefs des nations       <br />
       les commandent en maîtres ;       <br />
       les grands leur font sentir leur pouvoir.       <br />
           Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi.       <br />
       Celui qui veut devenir grand parmi vous       <br />
       sera votre serviteur.       <br />
           Celui qui veut être parmi vous le premier       <br />
       sera l’esclave de tous :       <br />
           car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,       <br />
       mais pour servir,       <br />
       et donner sa vie en rançon pour la multitude. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Le Fils de l’homme est venu donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mc 10,  42-45)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples :       <br />
       « Vous le savez :       <br />
       ceux que l’on regarde comme chefs des nations       <br />
       les commandent en maîtres ;       <br />
       les grands leur font sentir leur pouvoir.       <br />
           Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi.       <br />
       Celui qui veut devenir grand parmi vous       <br />
       sera votre serviteur.       <br />
           Celui qui veut être parmi vous le premier       <br />
       sera l’esclave de tous :       <br />
           car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,       <br />
       mais pour servir,       <br />
       et donner sa vie en rançon pour la multitude. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/58818997-43329043.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-29e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-La-loi-du-service_a1030.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-57381443</guid>
   <title>Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera ».</title>
   <pubDate>Tue, 07 Sep 2021 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B le 12 septembre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 50, 5-9a, Jacques 2, 14-18 et Marc 8, 27-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/57381443-42517248.jpg?v=1625689653" alt="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera »." title="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera »." />
     </div>
     <div>
      Dans  notre évangile de ce matin Jésus se lance dans une manière de sondage pour voir ce qu’on dit et pense de lui, puis par la suite il apporte ses commentaires sur ce qu’il a entendu.       <br />
               <br />
       Commençons par le sondage.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le sondage</span>       <br />
              <br />
       Jésus va de villages en villages depuis quelque temps. Il est maintenant aux alentours de Césarée-de-Philippe, une ville située aux sources du fleuve le Jourdain. C’était une ville romaine florissante dont on peut visiter les ruines aujourd’hui, ce que j’ai pu faire il y a quelques années.         <br />
              <br />
       Au cours de ces longs déplacements à pied, les conversations occupent le temps agréablement. Elles se font sérieuses par moments. On a ici un de ces moments où Jésus procède à un sondage le concernant avec deux questions à ses disciples : «  Au dire des gens, qui suis-je ? » et «  Pour vous, qui suis-je? »        <br />
              <br />
       Les réponses sont des plus intéressantes. Elles nous donnent comme une photographie de Jésus, le prédicateur recherché et le guérisseur couru. Les gens reconnaissent en lui une dimension qui n’est pas le lot commun. Jésus, disent-ils, leur fait penser à Jean-Baptiste, à Élie ou à l’un des prophètes. Ce disant, les gens voient et mettent entre Jésus et Dieu une relation particulière. Ils ne savent pas exactement de quoi il s’agit, mais ils soupçonnent chez cet homme un destin unique, une mission extraordinaire.       <br />
              <br />
       Les disciples, eux, pour répondre à la question « Pour vous, qui suis-je? » vont plus loin que les gens questionnés auparavant. Ils ont fréquenté Jésus de près. Ils l’ont écouté. Il leur a expliqué en particulier certains de ses propos, de ses paraboles. Ils ont donc une longueur d’avance sur les autres gens. C’est Pierre qui se fera le porte-parole du groupe des disciples et il affirmera sans hésitation que pour eux Jésus est l’Envoyé de Dieu pour apporter le salut au monde. Il est le Christ c’est-à-dire celui qui a été choisi et qui a reçu l’onction de Dieu qui le fait  Sauveur de tous ceux et celles qui croient en lui et qui le reçoivent comme leur Sauveur personnel.       <br />
              <br />
       Voilà les réponses au sondage rapide que fait Jésus en marchant dans la belle nature de cette région des sources du Jourdain.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les commentaires de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Ce n’est pas fini. Jésus décide de profiter de ces réponses pour aller plus loin. La suite du texte de saint Marc rapporte les commentaires de Jésus lui-même qui nous révèlent les contours de l’identité même de Jésus comme Envoyé de Dieu et Sauveur.       <br />
               <br />
       Les propos de Jésus ne récusent pas ce qui a été dit par les gens et par les disciples, loin  de là. Jésus reconnaît sa relation particulière avec Dieu et sa mission de Sauveur, mais il entre dans les détails de celle-ci. Et c’est là que les disciples sont sidérés.       <br />
              <br />
       « Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. » C'est une première annonce de sa Passion dont le prophète Isaïe donne un aperçu dans la première lecture lorsqu'il met ces paroles dans la bouche du Messie :  « Je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.  »       <br />
              <br />
       On comprend la surprise des disciples qui attendent un Messie qui redonnera la royauté à Israël, qui libérera les juifs du joug des Romains et qui sera comme un nouveau David. Rien à voir avec un Messie qui souffre, qui est rejeté, qui meurt et qui ressuscite.        <br />
              <br />
       Et là encore, Pierre se lance et intervient au nom du groupe. « Cela ne se passera pas ainsi. Nous y verrons ». Et Jésus, tout entier consacré à sa mission, rejette de façon brutale l’intervention de Pierre : «  Retire-toi, tu es comme Satan qui essaie de me faire dévier de ma mission. Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ».        <br />
              <br />
       On le voit ici, Jésus est déjà tout imprégné des attentes de Dieu sur lui. Il a cheminé et il sait que le plan de Dieu pour le salut de l’humanité passe par un amour fou, un amour qui donne son propre Fils pour le salut de tous.       <br />
              <br />
       Et Jésus plutôt que de s’attarder sur  les étapes où il passera, sa mort et sa résurrection, se tourne vers ses disciples et leur indique comment, eux, ils peuvent se joindre à lui dans sa réponse à la mission reçue de son Père.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Écoutons les mots mêmes que les premiers chrétiens ont retenus de cette intervention de Jésus. Ils tiennent en deux phrases très connues depuis des siècles       <br />
              <br />
       La première : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même,  qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ».       <br />
              <br />
       Ici, Jésus insiste pour que ses disciples regardent vers lui et qu’ils marchent à sa suite. Prendre sa croix n’est autre chose que d’imiter Jésus, que de le suivre. L’important est la relation avec lui qui entraîne le disciple dans celle que lui-même vit avec Dieu son Père.        <br />
              <br />
       On voit qu’on est loin d’un ascétisme et d’une recherche de  sacrifices, de mortifications. Les croix sont plutôt la marque qu’on suit Jésus. Elles font que notre vie de tous les jours est unie à celle de Jésus.       <br />
              <br />
       Deuxième phrase à retenir : «  Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera ».       <br />
               <br />
       C’est la phrase qui est la plus connue et qui a inspiré de nombreux saints et saintes au cours de leur vie. Saint François de Laval  (1623-1708), apôtre de l’Amérique et premier évêque de Québec, l’avait gravée dans son cœur et il la répétait très souvent.       <br />
              <br />
       Perdre sa vie ou la sauver ? Mais de quelle vie s’agit-il ? On n'en a qu’une seule. Il est donc important de la diriger dans le bon sens. Jésus ici invite à faire les choix qu’il propose et de mettre à la base de ceux-ci les Béatitudes qui sont la « carte d'identité»   du véritable disciple de Jésus comme le dit si bien le pape François. En effet, pour présenter la sainteté aujourd’hui dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique Gaudete et Exultate</span>, le pape François retient les Béatitudes comme cadre de la sainteté chrétienne. Il en fait un commentaire stimulant. « À travers celles-ci, écrit le pape, se dessine le visage du Maître que nous sommes appelés à révéler dans le quotidien de nos vies.  Le mot "heureux" ou “bienheureux”, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur. » (GE 63 et 64)        <br />
              <br />
       On n’aura jamais fini d’en tirer toutes les conséquences pour notre vie avec Dieu. L'extrait de la lettre de saint Jacques lu dans le deuxième lecture nous y invite par ces mots : « Si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? » « La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte » constate cette lettre remarquable attribuée à saint Jacques.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons fait un parcours à l’écoute de Jésus sur les chemins des villages aux sources du Jourdain, et Jésus continue de cheminer avec nous sur les chemins des «  villages d’aujourd’hui » que sont nos occupations diverses, nos loisirs, nos problèmes personnels ou communautaires comme celui des migrants et des réfugiés, nos relations familiales, nos défis environnementaux, la pandémie du coronavirus Covid19, nos choix pour la vie etc., ce sont des «  villages » très animés dans notre société, mais qui attendent que l’on passe y révéler la Bonne Nouvelle qu’est Jésus lui-même, notre Seigneur et Sauveur.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit encore une fois une occasion de cheminer tout à côté de Jésus qui y est présent réellement par sa Parole et par son Pain. À la table de la Parole et à la table du Pain nous l’écoutons et nous nous nourrissons de sa vie pour être, selon ce qu’il nous demande, des témoins, nous aussi, de l’amour de Dieu pour toute l’humanité.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 septembre 2021       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 11 septembre 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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       </form>       <br />
       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient » (Is 50, 5-9a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.        <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
           Il est proche, Celui qui me justifie.       <br />
       Quelqu’un veut-il plaider contre moi ?       <br />
       Comparaissons ensemble !       <br />
       Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ?       <br />
       Qu’il s’avance vers moi !       <br />
           Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ;       <br />
       qui donc me condamnera ?       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 114 (116 A), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)       <br />
       R/ Je marcherai en présence du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 114, 9)       <br />
              <br />
       J’aime le Seigneur :       <br />
       il entend le cri de ma prière ;       <br />
       il incline vers moi son oreille :       <br />
       toute ma vie, je l’invoquerai.       <br />
              <br />
       J’étais pris dans les filets de la mort,       <br />
            retenu dans les liens de l’abîme,       <br />
       j’éprouvais la tristesse et l’angoisse ;       <br />
       j’ai invoqué le nom du Seigneur :       <br />
       « Seigneur, je t’en prie, délivre-moi ! »       <br />
              <br />
       Le Seigneur est justice et pitié,       <br />
       notre Dieu est tendresse.       <br />
       Le Seigneur défend les petits :       <br />
       j’étais faible, il m’a sauvé.       <br />
              <br />
       Il a sauvé mon âme de la mort,        <br />
       gardé mes yeux des larmes       <br />
             et mes pieds du faux pas.       <br />
       Je marcherai en présence du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte » (Jc 2, 14-18)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Mes frères,        <br />
       si quelqu’un prétend avoir la foi,        <br />
       sans la mettre en œuvre,        <br />
       à quoi cela sert-il ?        <br />
       Sa foi peut-elle le sauver ?        <br />
           Supposons qu’un frère ou une sœur        <br />
       n’ait pas de quoi s’habiller,        <br />
       ni de quoi manger tous les jours ;        <br />
           si l’un de vous leur dit :        <br />
       « Allez en paix !        <br />
       Mettez-vous au chaud,        <br />
       et mangez à votre faim ! »        <br />
       sans leur donner le nécessaire pour vivre,        <br />
       à quoi cela sert-il ?        <br />
           Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre,        <br />
       est bel et bien morte.        <br />
           En revanche, on va dire :       <br />
       « Toi, tu as la foi ;        <br />
       moi, j’ai les œuvres.        <br />
       Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ;        <br />
       moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu es le Christ… Il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup » (Mc 8, 27-35)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Que la croix du Seigneur soit ma seule fierté !       <br />
       Par elle, le monde est crucifié pour moi,       <br />
       et moi pour le monde.       <br />
       Alléluia. (Ga 6, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples,        <br />
       vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe.        <br />
       Chemin faisant, il interrogeait ses disciples :        <br />
       « Au dire des gens, qui suis-je ? »        <br />
           Ils lui répondirent :        <br />
       « Jean le Baptiste ;        <br />
       pour d’autres, Élie ;        <br />
       pour d’autres, un des prophètes. »           <br />
              <br />
       Et lui les interrogeait :        <br />
       « Et vous, que dites-vous ?        <br />
       Pour vous, qui suis-je ? »       <br />
       Pierre, prenant la parole, lui dit :        <br />
       « Tu es le Christ. »        <br />
           Alors, il leur défendit vivement        <br />
       de parler de lui à personne.       <br />
              <br />
           Il commença à leur enseigner        <br />
       qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup,        <br />
       qu’il soit rejeté par les anciens,       <br />
       les grands prêtres et les scribes,        <br />
       qu’il soit tué,        <br />
       et que, trois jours après, il ressuscite.        <br />
           Jésus disait cette parole ouvertement.       <br />
       Pierre, le prenant à part,        <br />
       se mit à lui faire de vifs reproches.        <br />
           Mais Jésus se retourna        <br />
       et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre :        <br />
       « Passe derrière moi, Satan !        <br />
       Tes pensées ne sont pas celles de Dieu,        <br />
       mais celles des hommes. »       <br />
           Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit :        <br />
       « Si quelqu’un veut marcher à ma suite,        <br />
       qu’il renonce à lui-même,        <br />
       qu’il prenne sa croix        <br />
       et qu’il me suive.        <br />
           Car celui qui veut sauver sa vie        <br />
       la perdra ;        <br />
       mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile        <br />
       la sauvera. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/57381443-42517248.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Celui-qui-perdra-sa-vie-a-cause-de-moi-et-de-l-Evangile-la_a1025.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-52796951</guid>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année B  « Si le grain de blé ne meurt... »</title>
   <pubDate>Tue, 16 Mar 2021 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 21 mars 2021. Textes: Jérémie 31, 31-34, Hébreux 5, 7-9 et Jean 12, 20-33.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/52796951-40141401.jpg?v=1609856993" alt="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année B  « Si le grain de blé ne meurt... »" title="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année B  « Si le grain de blé ne meurt... »" />
     </div>
     <div>
      Des Grecs demandent à voir Jésus. Avez-vous remarqué que Jésus à qui on transmet la demande n'y répond pas directement ? Il parle plutôt de lui. Dans les derniers jours de sa vie, il est totalement concentré sur sa mission. Et au lieu de répondre à la demande  des Grecs, il partage aux personnes présentes ce qui l'habite.        <br />
              <br />
       Ce partage est un des plus beaux que nous ayons dans les évangiles. On y voit ce que saint Jean (qui était probablement présent) en a retenu, à savoir que Jésus a vécu les derniers moments de sa vie dans une confiance totale à son Père même si le plan de Dieu sur lui prenait une direction qui le mènerait  à la  croix, l'« élèverait» sur la croix.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le sacrifice du Christ</span>       <br />
              <br />
       La deuxième lecture tirée de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux</span> décrit ce qu’ont pu être les sentiments de Jésus en voyant venir la croix. Des sentiments d'abandon et d'obéissance à son Père. Le texte de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux</span> ne peut être plus clair. Relisons-le ensemble si vous le voulez bien :       <br />
              <br />
       « Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect (en d’autres termes, en raison de son grand abandon). Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel. »       <br />
              <br />
       Laissons ces paroles entrer en nous. Elles nous préparent avec à propos à la Semaine Sainte qui s’en vient à grands pas. Elles nous placent sur le bon chemin pour vivre les Jours Saints, car elles mettent devant nos yeux l’offrande que fait Jésus sur la croix, le sacrifice de sa vie pour que ses frères et sœurs soient réconciliés avec Dieu.       <br />
               <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une Alliance nouvelle </span>       <br />
              <br />
       Cette réconciliation on l’appelle la Nouvelle Alliance qu’annonce le prophète Jérémie dans la première lecture. Sur la croix et dans ses souffrances inouïes Jésus consomme la Nouvelle Alliance. Cette Nouvelle Alliance ne tiendra plus dans  des prescriptions à sauvegarder et à appliquer, mais elle se développera dans une intériorisation personnelle. La Nouvelle Alliance se fera dans le cœur des personnes. Les personnes devront, à l'exemple de Jésus,   choisir de s'y abandonner dans l'obéissance et dans la confiance.        <br />
              <br />
       Relisons la merveilleuse promesse que nous révèle texte du prophète Jérémie.       <br />
              <br />
       «  Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai sur leur cœur. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Ils n’auront plus à instruire chacun son compagnon, ni chacun son frère en disant : ‘Apprends à connaître le Seigneur !’ Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands – oracle du Seigneur. Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés. »       <br />
              <br />
       « Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes, je l’inscrirai sur leur cœur. » Voilà l’essentiel de la Nouvelle Alliance.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La semence mise en terre</span>       <br />
              <br />
       La réalisation de la Nouvelle Alliance passe par le sacrifice de Jésus qui donne sa vie pour le monde sur la croix. Jésus  en parle comme de son Heure. Il prie pour pouvoir vivre cette Heure avec détachement et dans l’abandon total à la volonté de son Père. Cet abandon est reconnu et loué par la voix - celle de son Père - qui se fait entendre dans le récit de l’évangile, lu il y a un instant,  et qui dit : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore ».        <br />
              <br />
       Jésus compare son Heure au parcours d'une semence mise en terre. « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit ». Cette image est des plus parlantes. La semence est remplie de vie et de puissance de vie nouvelle, pourtant elle doit être enfouie en terre, se laisser défaire pour pouvoir donner toute son énergie à de nouvelles pousses qui apparaîtront petit à petit.       <br />
              <br />
       Ainsi de la mort de Jésus, elle est une semence. Sur la croix Jésus est non seulement élevé, mais son humanité est enfouie dans la masse humaine. Il porte toute l'humanité en lui avec ses limites et ses faiblesses. Il porte les péchés du monde. Il pourrait s'y refuser, mais c'est l'abandon à la volonté de son Père qui prend le dessus. C’est pourquoi, celui-ci le ressuscitera après trois jours et sa mort deviendra ainsi le début d'une vie nouvelle où, ressuscité par la puissance de Dieu, il entraîne derrière lui tous ceux et celles qui l'acceptent comme le Seigneur de leur vie.       <br />
              <br />
       Comment le fait-il ? En nous associant à lui par le Baptême. Par ce sacrement, la personne qui s’avance est plongée dans l’eau avec le Christ, lavée de ses fautes et elle naît à une vie nouvelle avec le Christ ressuscité  comme on l’explique aux futurs baptisés qui, pendant le carême, s’y préparent et qui vivront leur baptême lors de la Vigile pascale.        <br />
              <br />
       C’est dans le sillage de cette transformation qui ressemble à celle de la semence  que toute la vie du baptisé sera désormais, en union avec le Christ et à sa suite, une vie pour Dieu : « Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes, écrit saint Paul dans sa <span style="font-style:italic">Lettre aux Romains</span> ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant.  De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ » (<span style="font-style:italic">Romains </span>6, 10).       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur aujourd'ui d’entrer avec tout notre cœur dans cette Nouvelle Alliance avec Dieu que Jésus est venu établir et de laquelle nous sommes partie prenant depuis notre baptême.         <br />
              <br />
       À chaque messe, le président, lorsqu’il consacre le vin, nous le rappelle en disant ces paroles : « Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l'Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés.  »       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Chaque dimanche nous présentons au Seigneur, dans le pain et vin, fruits du travail  humain, nos efforts pour entrer de tout notre cœur dans cette Alliance nouvelle et éternelle que Jésus a inaugurée. -->       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       16 mars 2021       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du13 mars 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je conclurai une alliance nouvelle et je ne me rappellerai plus leurs péchés » (Jr 31, 31-34)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       Voici venir des jours – oracle du Seigneur –,       <br />
       où je conclurai avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda       <br />
       une alliance nouvelle.       <br />
       Ce ne sera pas comme l’alliance       <br />
       que j’ai conclue avec leurs pères,       <br />
       le jour où je les ai pris par la main       <br />
       pour les faire sortir du pays d’Égypte :       <br />
       mon alliance, c’est eux qui l’ont rompue,       <br />
       alors que moi, j’étais leur maître       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
              <br />
       Mais voici quelle sera l’alliance       <br />
       que je conclurai avec la maison d’Israël       <br />
       quand ces jours-là seront passés       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
       Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ;       <br />
       je l’inscrirai sur leur cœur.       <br />
       Je serai leur Dieu,       <br />
       et ils seront mon peuple.       <br />
       Ils n’auront plus à instruire chacun son compagnon,       <br />
       ni chacun son frère en disant :       <br />
       « Apprends à connaître le Seigneur ! »       <br />
       Car tous me connaîtront,       <br />
       des plus petits jusqu’aux plus grands       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
       Je pardonnerai leurs fautes,       <br />
       je ne me rappellerai plus leurs péchés.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (50 (51), 3-4, 12-13, 14-15)       <br />
       R/ Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu. (50, 12a)       <br />
              <br />
       Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,       <br />
       selon ta grande miséricorde, efface mon péché.       <br />
       Lave-moi tout entier de ma faute,       <br />
       purifie-moi de mon offense.       <br />
              <br />
       Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,       <br />
       renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.       <br />
       Ne me chasse pas loin de ta face,       <br />
       ne me reprends pas ton esprit saint.       <br />
              <br />
       Rends-moi la joie d’être sauvé ;       <br />
       que l’esprit généreux me soutienne.       <br />
       Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;       <br />
       vers toi, reviendront les égarés.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il a appris l’obéissance et est devenu la cause du salut éternel » (He 5, 7-9)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Le Christ,       <br />
       pendant les jours de sa vie dans la chair,       <br />
       offrit, avec un grand cri et dans les larmes,       <br />
       des prières et des supplications       <br />
       à Dieu qui pouvait le sauver de la mort,       <br />
       et il fut exaucé       <br />
       en raison de son grand respect.       <br />
       Bien qu’il soit le Fils,       <br />
       il apprit par ses souffrances l’obéissance       <br />
       et, conduit à sa perfection,       <br />
       il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent       <br />
       la cause du salut éternel.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
              <br />
       « Si le grain de blé tombé en terre meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 20-33)       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi.       <br />
       Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi. (Jn 12, 26)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem       <br />
       pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque.       <br />
       Ils abordèrent Philippe,       <br />
       qui était de Bethsaïde en Galilée,       <br />
       et lui firent cette demande :       <br />
       « Nous voudrions voir Jésus. »       <br />
       Philippe va le dire à André,       <br />
       et tous deux vont le dire à Jésus.       <br />
       Alors Jésus leur déclare :       <br />
       « L’heure est venue où le Fils de l’homme       <br />
       doit être glorifié.       <br />
       Amen, amen, je vous le dis :       <br />
       si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas,       <br />
       il reste seul ;       <br />
       mais s’il meurt,       <br />
       il porte beaucoup de fruit.       <br />
       Qui aime sa vie       <br />
       la perd ;       <br />
       qui s’en détache en ce monde       <br />
       la gardera pour la vie éternelle.       <br />
       Si quelqu’un veut me servir,       <br />
       qu’il me suive ;       <br />
       et là où moi je suis,       <br />
       là aussi sera mon serviteur.       <br />
       Si quelqu’un me sert,       <br />
       mon Père l’honorera.       <br />
              <br />
       Maintenant mon âme est bouleversée.       <br />
       Que vais-je dire ?       <br />
       “Père, sauve-moi       <br />
       de cette heure” ?       <br />
       – Mais non ! C’est pour cela       <br />
       que je suis parvenu à cette heure-ci !       <br />
       Père, glorifie ton nom ! »       <br />
       Alors, du ciel vint une voix qui disait :       <br />
       « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. »       <br />
       En l’entendant, la foule qui se tenait là       <br />
       disait que c’était un coup de tonnerre.       <br />
       D’autres disaient :       <br />
       « C’est un ange qui lui a parlé. »       <br />
       Mais Jésus leur répondit :       <br />
       « Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix,       <br />
       mais pour vous.       <br />
       Maintenant a lieu le jugement de ce monde ;       <br />
       maintenant le prince de ce monde       <br />
       va être jeté dehors ;       <br />
       et moi, quand j’aurai été élevé de terre,       <br />
       j’attirerai à moi tous les hommes. »       <br />
       Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <title>Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C : « Suivre et regarder en avant »  (Luc 9, 51-62)</title>
   <pubDate>Tue, 21 Jun 2016 19:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C le 26 juin 2016 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : I Rois 19, 16b.1-21, Galates 5, 1.13-18 et Luc 9, 51-62.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/9471705-15194987.jpg?v=1463406975" alt="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C : « Suivre et regarder en avant »  (Luc 9, 51-62)" title="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C : « Suivre et regarder en avant »  (Luc 9, 51-62)" />
     </div>
     <div>
      « Suivre sa vocation » tel pourrait être le thème du passage de l’évangile de saint Luc qui vient d’être lu.        <br />
              <br />
       Jésus prend avec courage la route de Jérusalem. Dans l’évangile de saint Luc cet épisode de la vie de Jésus est un point tournant. Il monte à Jérusalem qui est dans les montagnes où il se doute qu’il sera trahi, qu’il  mourra, qu’il y  laissera sa vie.  Saint Luc nous présente Jésus au moment où il décide de se lancer, d’aller jusqu’au bout de sa vocation, de sa mission, d’être lui-même. Ce qui n’est pas facile.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Radicalisme et radicalismes</span>       <br />
              <br />
       On a entendu des témoignages de personnes comme des artistes ou des athlètes qui nous racontent comment ils ont à un moment donné décidé d’aller jusqu’au bout quelles qu’en soit les conséquences. Leurs aspirations, leur vocation demandaient qu’ils mettent ainsi tout leur potentiel dans la poursuite de cet objectif.       <br />
              <br />
       Il faut bien sûr noter ici que tous les objectifs ne sont pas interchangeables. On voit aujourd’hui des radicalismes religieux qui font peur. Ces gens nous disent qu’ils sont prêts à aller jusqu’au bout de leurs convictions eux aussi.       <br />
              <br />
       Quelle est la différence entre le choix de Jésus et ces choix qui font peur?       <br />
              <br />
       Une seule réponse : la motivation.       <br />
              <br />
       Chez Jésus, aucune motivation de performance personnelle ou de domination quelconque. Tout est dans le service : humble, constant et fidèle. Jésus se présente à ses concitoyens comme celui qui sert et non comme un maître dominateur. Il se présente comme un bon berger qui s’occupe de chaque personne avec attention, comme un père accueillant pour l’enfant prodigue, comme le défenseur miséricordieux de la femme adultère, comme l’éveilleur du cœur de la Samaritaine etc.       <br />
              <br />
       Rien à voir avec ces jeunes qui décident de tout bouleverser au nom d’une idéologie ou d’un radicalisme politique ou religieux         <br />
              <br />
       II– <span style="font-style:italic">Des pièges</span>       <br />
              <br />
       Comment conserver une motivation évangélique dans nos choix ? Malgré les hauts et les bas, il s’agit de tenir la route avec persévérance, de suivre Jésus et comme lui de toujours regarder en avant.  Dans cette suite et cette imitation de Jésus, celui-ci  en réponse aux apôtres  et à certains auditeurs nous indique ici quelques pièges à éviter.        <br />
              <br />
       Le premier c’est l’intolérance illustrée par l’attitude des apôtres Jacques et Jean qui sont prêts à faire venir la foudre sur les Samaritains « que le feu tombe du ciel pour les détruire ». Nous n’avons pas à devenir des disciples rigides et fermés. D’où l’interpellation vive de Jésus qui ne se reconnaît pas dans cette attitude.       <br />
              <br />
       Le deuxième piège que Jésus signale c’est celui de l’attachement désordonné aux biens de ce monde qui passe, aux biens terrestres. Jésus, le Fils de l’homme, n’a pas d’endroit où reposer sa tête. Il se garde libre en tout.       <br />
              <br />
       Le troisième piège c’est la remise à plus tard, la fameuse « procrastination ». « Laisse-moi d’abord» enterrer mon père, faire mes adieux, prendre du bon temps, penser à moi...  « Laisse-moi d’abord » quelle belle excuse pour ne rien faire maintenant.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une invitation</span>       <br />
              <br />
       Aujourd’hui Jésus parle à notre cœur. Il nous interpelle de diverses façons. Ces appels ne sont pas toujours évidents, car nous sommes bien occupés au travail, sur les réseaux sociaux etc. et nos temps d’écoute se font rares parfois. Nous laissons aller la charrue en regardant en arrière alors qu’il faut regarder en avant pour avancer.        <br />
              <br />
       Un de mes amis agronome m’a expliqué que cette image de la charrue est très évocatrice pour lui car si on ne surveille pas la charrue continuellement elle peut piquer en terre et on se retrouve avec les manchons en l’air sur la gueule ou encore la charrue sort du sillon, s’en va de travers et il faut recommencer. Alors suivons Jésus en regardant en avant.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C'est ce à quoi nous invite l’évangile d’aujourd’hui. Comme disciples de Jésus n'hésitons pas à mettre la main à la charrue en regardant en avant avec confiance pour suivre Jésus et le laisser devenir de plus en plus le Maître de toute notre vie. Nous témoignons ainsi que  Jésus est toujours vivant et présent dans notre monde.  On devient ainsi sans prétention le sel de la terre et la lumière du monde (Mathieu 5, 13-14). C’est ce que je nous souhaite à tous et à toutes.       <br />
              <br />
       <!--C'est Les autres voient Jésus à travers nous. Comme on le chante parfois « Vous êtes le Corps du Christ Vous êtes l’amour du Christ, alors qu’avez-vous fait de Lui ? »-->       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 juin 2016       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Suivre-et-regarder-en-avant-Luc-9-51-62_a717.html</link>
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   <title>Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année C : « La grâce de la foi confiante »  (Luc 9, 18-24)</title>
   <pubDate>Tue, 14 Jun 2016 19:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année C le 19 juin 2016 par Mgr Hermann Giguère P. H., du Séminaire de Québec à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., recteur de cette desserte. Textes : Zacharie 12, 1-11, 13, 1, Galates 3, 26-29 et Luc 9, 18-24.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/9471691-15194964.jpg?v=1463406530" alt="Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année C : « La grâce de la foi confiante »  (Luc 9, 18-24)" title="Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année C : « La grâce de la foi confiante »  (Luc 9, 18-24)" />
     </div>
     <div>
      « Pour vous qui suis-je? » Saint Pierre répond à Jésus qu’il est celui en qui ils ont mis leur confiance : le «  Messie de Dieu » celui qui sauve auquel ils peuvent se fier pour tout, en lui abandonnant leurs vies. Mais Jésus lui répond que ce n’est pas si facile que ça de s’abandonner, faire confiance, cela amène des choix, des renoncements. C'est le cas pour Jésus.       <br />
       <!--N’est-ce pas ce qu’on peut constater dans nos vies et autour de nous?       <br />
       Je l’ai constaté de façon particulière en accompagnant un ami prêtre de 45 ans qui avait été notifié que son cancer de la rate le condamnait. Le médecin lui a donné alors un an. Je le voyais baisser continuellement. Au cours de mes visites, il me disait que c’était bien difficile de faire confiance, de s’abandonner à la volonté de Dieu. Lui qui avait été longtemps aumônier dans un hôpital où avait encouragé bien des gens se sentait démuni. Il avait de la misère à mettre en pratique ce qu’il disait aux autres quand il était aumônier d’hôpital.-->       <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un modèle d'abandon</span>       <br />
              <br />
       Si nous tournons notre regard vers le Jésus que les apôtres découvrent sur les chemins de la Galilée, nous voyons quelqu’un qui avance sur  sa route en prévoyant que tout ne sera pas facile. Il s’abandonne. Il donne sa vie en sachant qu’il faut que le Fils de l’Homme souffre beaucoup avant d’entrer dans la gloire.  « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup ».       <br />
              <br />
       Il se rend disponible à sa mission, une mission qui le conduira jusqu’à la croix. Il témoigne que celui qui perd sa vie, la sauve en la remettant totalement Dieu, ce qui n'est pas toujours facile.        <br />
              <br />
       Même pour Jésus, la peur et la crainte de tout perdre lui ont fait suer des sueurs de sang le soir du Jeudi Saint dans son agonie au jardin des Oliviers dit Gethsémani. Mais, sa prière qui se faisait ardente lui faisait dire « Si c'est possible que ce calice s'éloigne de moi, mais que ta volonté soit faite. »        <br />
              <br />
       Et Jésus, après le baiser de Judas est allé jusqu'au bout comme un Serviteur souffrant qui donne sa vie pour ses frères et sœurs afin qu'ils soient réconciliés pour toujours avec Dieu.        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Un engagement</span>        <br />
              <br />
       L’évangile d’aujourd’hui nous invite à regarder ce que Jésus est pour nous.  Sommes-nous sur la même longueur d’onde que saint Pierre ?.       <br />
               <br />
       « Qui suis-je pour vous? » nous demande Jésus. « Voulez-vous me faire confiance comme moi j’ai fait confiance à mon Père? » « Voulez-vous marcher à ma suite? »        <br />
              <br />
       C’est une question qui demande une réponse personnelle. Cette réponse Jésus en indique ici la couleur particulière. Elle est une suite, une imitation qui demande de « prendre sa croix chaque jour », de « perdre sa vie ». Ces mots très forts ne sont pas déplacés ici car ils nous invitent à la seule attitude possible si nous voulons nous mettre sur les traces de Jésus, c’est celle de l’abandon confiant comme celui d’un enfant dans les bras de son père. Elle se résume dans deux mots « faire confiance ».       <br />
              <br />
       Faire confiance       <br />
       - c'est faire un choix clair de la personne de Jésus sur qui on s'appuie       <br />
       - c'est continuer malgré les difficultés et les imprévus       <br />
       - c'est garder la foi même si on ne comprend pas toujours       <br />
       - c'est se laisser aimer       <br />
       - c'est recevoir les dons de Dieu avec action de grâces.       <br />
              <br />
       III–<span style="font-style:italic"> Prière d’abandon</span>       <br />
              <br />
       Faire confiance, être de plus en plus capables de dire avec nos coeurs et nos gestes cette merveilleuse prière du bienheureux Charles de Foucauld, ermite missionnaire dans le désert du Sahara, une prière qui dit tout sur l'abandon de façon simple et que nous pouvons essayer de mettre en pratique dans nos vies.        <br />
              <br />
       La voici :       <br />
              <br />
       Mon Père,       <br />
       Je m'abandonne à toi,       <br />
       fais de moi ce qu'il te plaira.       <br />
              <br />
       Quoi que tu fasses de moi,       <br />
       je te remercie.       <br />
              <br />
       Je suis prêt à tout, j'accepte tout.       <br />
       Pourvu que ta volonté       <br />
       se fasse en moi, en toutes tes créatures,       <br />
       je ne désire rien d'autre, mon Dieu.       <br />
              <br />
       Je remets mon âme entre tes mains.       <br />
       Je te la donne, mon Dieu,       <br />
       avec tout l'amour de mon cœur,       <br />
       parce que je t'aime,       <br />
       et que ce m'est un besoin d'amour       <br />
       de me donner,       <br />
       de me remettre entre tes mains, sans mesure,       <br />
       avec une infinie confiance,       <br />
       car tu es mon Père.       <br />
              <br />
              <br />
       Que notre Eucharistie où Jésus se rend présent par son Corps et son Sang soit pour nous une ouverture vers une confiance toujours plus grande en celui  qui est le « Messie d Dieu » : la Voie, la Vérité et la VIe.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       14 juin 2016       <br />
              <br />
       Félicitations à tous les papas en cette fête des Pères 2016 !       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--« Pour vous qui suis-je? ». Saint Pierre répond à Jésus qu’il est celui en qui ils ont mis leur confiance : le «  Messie de Dieu », celui qui sauve, celui auquel ils peuvent se fier pour tout, en lui abandonnant leurs vies. Mais Jésus lui répond que ce n’est pas si facile que ça de s’abandonner, de faire confiance, cela amène des choix, des renoncements. Et il donne des exemples.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un témoignage</span>       <br />
              <br />
       N’est-ce pas ce qu’on peut constater dans nos vies et autour de nous?       <br />
              <br />
       Je l’ai constaté de façon particulière en accompagnant un ami prêtre de 45 ans à qui on avait annoncé  que son cancer de la rate le condamnait définitivement. Le médecin lui avait donné alors un an. Je le voyais baisser continuellement. Au cours de mes visites, il me disait que c’était bien difficile de faire confiance, de s’abandonner à la volonté de Dieu. Lui qui avait été longtemps aumônier dans un hôpital où il avait encouragé bien des gens se sentait démunis. Il avait de la misère à mettre en pratique ce qu’il disait aux autres quand il était aumônier d’hôpital.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Un modèle</span>       <br />
              <br />
       Si nous tournons notre regard vers le Jésus que les apôtres découvrent sur les chemins de la Galilée, nous voyons quelqu’un qui avance sur  sa route en prévoyant que tout ne sera pas facile. Il s’abandonne. Il donne sa vie en sachant qu’il faut que le Fils de l’Homme souffre beaucoup avant d’entrer dans la gloire.       <br />
              <br />
       C’est ainsi qu’il se rend disponible à sa mission, une mission qui le conduira jusqu’à la croix. Il témoigne que celui qui perd sa vie, la sauve en la remettant totalement Dieu, ce qui n'est pas toujours facile. Même pour Jésus, la peur et la crainte de tout perdre lui ont fait suer des sueurs de sang le soir du Jeudi Saint dans son agonie au jardin des Oliviers dit Gethsémani. Mais, sa prière qui se faisait ardente lui faisait dire « Si c'est possible que calice s'éloigne de moi, mais que ta volonté soit faite. » Et Jésus, après le baiser de Judas est allé jusqu'au bout comme un Serviteur souffrant qui donne sa vie pour ses frères et soeurs afin qu'ils soient réconciliés pour toujours avec Dieu        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Un engagement</span>       <br />
              <br />
       L’évangile d’aujourd’hui nous invite à regarder ce que Jésus est pour nous. Sommes-nous sur la même longueur d’onde que saint Pierre ?       <br />
              <br />
       « Qui suis-je pour vous ? » nous demande Jésus. « Voulez-vous me faire confiance comme moi j’ai fait confiance à mon Père ? » « Voulez-vous marcher à ma suite ? »        <br />
              <br />
       C’est une question qui demande une réponse personnelle. Cette réponse Jésus en indique ici la couleur particulière. Elle est une suite, une imitation de Jésus  qui demande de « prendre sa croix chaque jour », de « perdre sa vie ». Ces mots très forts ne sont pas déplacés ici car ils nous invitent à la seule attitude possible si nous voulons nous mettre sur les traces de Jésus. Cette attitude se résume dans deux mots : « faire confiance ».       <br />
              <br />
              <br />
       Faire confiance :        <br />
       - c’est faire un choix clair de la personne de Jésus sur qui on s’appuie       <br />
       - c’est continuer malgré les difficultés et les imprévus,       <br />
       - c’est garder la foi même si on ne comprend pas  toujours       <br />
       - c'est se fier à la personne de Jésus totalement        <br />
       - c'est se laisser aimer       <br />
       - c'est recevoir les dons de Dieu avec action de grâces       <br />
              <br />
       Faire confiance c’est redire avec nos cœurs et nos gestes cette merveilleuse prière du bienheureux <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/hsp/hsiindc_foucauld_05.htm">Charles de Foucauld</a>, ermite missionnaire dans le désert du Sahara :       <br />
              <br />
       Mon Père,       <br />
       Je m'abandonne à toi,       <br />
       fais de moi ce qu'il te plaira.       <br />
              <br />
       Quoi que tu fasses de moi,       <br />
       je te remercie.       <br />
              <br />
       Je suis prêt à tout, j'accepte tout.       <br />
       Pourvu que ta volonté       <br />
       se fasse en moi, en toutes tes créatures,       <br />
       je ne désire rien d'autre, mon Dieu.       <br />
              <br />
       Je remets mon âme entre tes mains.       <br />
       Je te la donne, mon Dieu,       <br />
       avec tout l'amour de mon cœur,       <br />
       parce que je t'aime,       <br />
       et que ce m'est un besoin d'amour       <br />
       de me donner,       <br />
       de me remettre entre tes mains, sans mesure,       <br />
       avec une infinie confiance,       <br />
       car tu es mon Père.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre Eucharistie où Jésus se rend présent par son Corps et son Sang soit pour nous une ouverture vers une confiance toujours plus grande en celui qui est le « Messie de Dieu » :  la Voie, la Vérité et la Vie.        <br />
              <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/9471691-15194964.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-12e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-La-grace-de-la-foi-confiante-Luc-9-18-24_a716.html</link>
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