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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T19:02:20+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »</title>
   <pubDate>Tue, 08 Apr 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 13 avril 2025. Textes: Luc 19, 28-40, Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2 6-11 et Luc 22, 14 - 23, 56.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85952155-61196273.jpg?v=1549133877" alt="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »" title="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »" />
     </div>
     <div>
      La jonction du récit de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem avec le récit détaillé de sa Passion est une introduction bien choisie pour la Semaine Sainte, la Grande Semaine, que nous nous apprêtons à vivre. Il nous sera donné non seulement de méditer sur les derniers jours de Jésus, mais surtout de le suivre pas à pas notamment le Jeudi-Saint qui nous rappellera son dernier repas, la Cène, et le lavement des pieds<!--, avec ses disciples avant d'être trahi et d'être livré aux autorité juives et romaines-->, puis le Vendredi-Saint qui commémorera  sa mort et enfin sa Résurrection qui sera célébrée dans la Vigile pascale et pendant tout le temps de Pâques.       <br />
       <!--       <br />
       Ces faits  sont des actes, des gestes et des attitudes de Jésus qui ne sont pas seulement passées, mais qui sont éternellement présents. C'est pourquoi, nous lisons attentivement les récits de la Passion durant la Semaine Sainte. J'aimerais expliciter un peu cette idée avant de revenir sur l'entrée de Jésus à Jérusalem.-->       <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Les mystères de la vie du Christ </span>       <br />
              <br />
       Les actions, les gestes du Christ sont communément appelés les mystères de la vie du Christ non parce qu'il sont incompréhensibles<!--, au contraire, ils sont le plus souvent des gestes et des attitudes en tout semblables aux nôtre-->, mais parce qu'ils sont remplis d'une puissance et d'une énergie qui dépassent les limites du temps et de l'espace à cause de la nature divine qui est en Jésus.        <br />
              <br />
       Les mystères de la vie du Christ que le cardinal de Bérulle appelait les « états intérieurs du Verbe Incarné » ( pour lire un résumé de la spiritualité bérullienne  <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/hsp/berulle.htm">cliquez ici </a>)  sont les actes, les gestes et les attitudes de celui qui est parfaitement homme, et, en même temps, parfaitement Dieu. Ce qui fait que les actions, les gestes de Jésus échappent ainsi par la puissance de Dieu à nos limites humaines.  Par la grâce de Dieu, ce qu'il vit continue de vivre éternellement. C'est pourquoi, le souvenir de ce que Jésus a vécu, même dans le détail, est si important pour les personnes qui croient au Christ. Nous ne méditerons jamais assez le déroulement de sa vie et de ses enseignements. Ils sont toujours actuels.       <br />
              <br />
       Ses derniers jours revêtent une importance particulière non seulement parce qu'ils sont les derniers, mais surtout parce qu'ils marquent que son Heure, comme le dit saint Jean, est arrivée. Son histoire de vie prendra un tour inattendu pour ses disciples. Lui s'y sentira à l'aise car c'est ainsi qu'il manifestera son obéissance à Dieu qui l'a choisi comme celui qui porte les péchés du monde.  Cette  obéissance totale remplie d'amour en fait le Sauveur qui réconcilie le monde avec Dieu, qui rétablit les relations avec Dieu et les uns avec les autres.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le salut en Jésus</span>       <br />
              <br />
       C'est une richesse propre au christianisme que cette assurance d'un salut<!--« au-delà de ma petite personne qui tend à réconcilier l’aventure humaine avec elle-même et avec Dieu  » (Frère Dominique Motte o.p. du Couvent de Lille en France dans <span style="font-style:italic">Carême dans la ville</span> 2019 le 3 avril 2019)-->. Ce salut nous est donné en Jésus-Christ qui  l'obtient par sa mort sur la Croix et son Sang répandu. Sa résurrection, le troisième jour, l'établit fermement et pour toujours comme Seigneur à la gloire de Dieu le Père et Seigneur de nos vies.        <br />
              <br />
       C’est ce que proclame saint Paul dans ce bel hymne de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Philippiens</span> que nous avons comme deuxième lecture : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort,  et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers ».       <br />
              <br />
       C'est avec cet arrière-fond que nous entrons dans cette nouvelle Semaine Sainte, car les mystères de la vie du Christ sont toujours actifs et remplis de grâces pour ceux et celles qui s'y unissent avec cœur et avec foi.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Les Rameaux</span>       <br />
              <br />
       L'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est célébrée dans la liturgie d'aujourd'hui par une procession qui rappelle cet évènement et par la bénédiction des rameaux ou palmes portées par les participants et les participantes. Ces rameaux sont conservés par plusieurs personnes tout au long de l'année. Ils en disposent  en les mettant au mur, par exemple, et  en les tressant parfois.       <br />
              <br />
       Ces signes sont des rappels que l'abaissement de Jésus dans sa Passion n'est pas une défaite, mais un triomphe sur les forces du mal. Ce triomphe de Jésus ne se réalise pas à la façon des triomphes humains comme ceux des Oscars ou des Molières. Il réside dans l'abandon à la volonté de Dieu qui fait de lui le Serviteur de ses frères et sœurs pour les amener avec lui près du Père.        <br />
              <br />
       Il s'agit d'un renversement des perspectives habituelles comme dans les Béatitudes. Ce qui est petit est ce qui est grand, ce qui est rejeté est ce qui est aimé de Dieu, ce qui est pauvre est ce qui est la véritable richesse. Message dur à entendre parfois, mais message au cœur des mystères de la vie du Christ. La dynamique du salut de Dieu n'est pas du même genre que celle des humains. Le Royaume de Dieu n'est pas comme les royaumes de la terre. Jésus le dira devant Pilate : « Mon royaume n'est pas de ce monde ». (Jean 18, 36)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons à Dieu au début de cette Semaine Sainte 2025 de laisser nos esprits et nos cœurs s'imprégner des mystères qui nous revivrons. Nous en avons continuellement besoin car, à mesure que nous avançons à la suite de Jésus, de nouveaux espaces et de nouvelles perspectives nous attendent.       <br />
              <br />
       Acceptons cette année de nous laisser surprendre par Jésus.       <br />
              <br />
       <!--Et disons-lui cette prière qui est celle de l’oraison….-->       <br />
              <br />
       Bonne Semaine Sainte!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       8 avril 2019       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      _____________________________________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C</b>       <br />
              <br />
       Entrée messianique       <br />
              <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Lc 19, 28-40)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
          En ce temps-là,       <br />
           Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.       <br />
           Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie,       <br />
       près de l’endroit appelé mont des Oliviers,       <br />
       il envoya deux de ses disciples,       <br />
           en disant :       <br />
       « Allez à ce village d’en face.       <br />
       À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché,       <br />
       sur lequel personne ne s’est encore assis.       <br />
       Détachez-le et amenez-le.       <br />
           Si l’on vous demande :       <br />
       ‘Pourquoi le détachez-vous ?’       <br />
       vous répondrez :       <br />
       ‘Parce que le Seigneur en a besoin.’ »       <br />
           Les envoyés partirent       <br />
       et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit.       <br />
           Alors qu’ils détachaient le petit âne,       <br />
       ses maîtres leur demandèrent :       <br />
       « Pourquoi détachez-vous l’âne ? »       <br />
           Ils répondirent :       <br />
       « Parce que le Seigneur en a besoin. »       <br />
           Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus,       <br />
       jetèrent leurs manteaux dessus,       <br />
       et y firent monter Jésus.       <br />
           À mesure que Jésus avançait,       <br />
       les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.       <br />
           Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers,       <br />
       toute la foule des disciples, remplie de joie,       <br />
       se mit à louer Dieu à pleine voix       <br />
       pour tous les miracles qu’ils avaient vus,       <br />
           et ils disaient :       <br />
       « Béni soit celui qui vient,       <br />
       le Roi, au nom du Seigneur.       <br />
       Paix dans le ciel       <br />
       et gloire au plus haut des cieux ! »       <br />
           Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule,       <br />
       dirent à Jésus :       <br />
       « Maître, réprimande tes disciples ! »       <br />
           Mais il prit la parole en disant :       <br />
       « Je vous le dis :       <br />
       si eux se taisent,       <br />
       les pierres crieront. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       Messe de la Passion       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
              <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps 21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent ;       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure ;       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds,       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Mais tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2 6-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 22, 14 – 23, 56)       <br />
              <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants : X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
              <br />
       L. Quand l’heure fut venue,       <br />
       Jésus prit place à table,       <br />
       et les Apôtres avec lui.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous       <br />
       avant de souffrir !       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       jamais plus je ne la mangerai       <br />
       jusqu’à ce qu’elle soit pleinement accomplie       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
           L. Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce,       <br />
       il dit :       <br />
       X « Prenez ceci et partagez entre vous.       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       désormais, jamais plus       <br />
       je ne boirai du fruit de la vigne       <br />
       jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. »       <br />
              <br />
           L. Puis, ayant pris du pain et rendu grâce,       <br />
       il le rompit       <br />
       et le leur donna, en disant :       <br />
       X « Ceci est mon corps, donné pour vous.       <br />
       Faites cela en mémoire de moi. »       <br />
           L. Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant :       <br />
       X « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang       <br />
       répandu pour vous.       <br />
           Et cependant, voici que la main de celui qui me livre       <br />
       est à côté de moi sur la table.       <br />
           En effet, le Fils de l’homme s’en va       <br />
       selon ce qui a été fixé.       <br />
       Mais malheureux cet homme-là       <br />
       par qui il est livré ! »       <br />
           L. Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres       <br />
       quel pourrait bien être, parmi eux, celui qui allait faire cela.       <br />
              <br />
           Ils en arrivèrent à se quereller :       <br />
       lequel d’entre eux, à leur avis, était le plus grand ?       <br />
           Mais il leur dit :       <br />
       X « Les rois des nations       <br />
       les commandent en maîtres,       <br />
       et ceux qui exercent le pouvoir sur elles       <br />
       se font appeler bienfaiteurs.       <br />
           Pour vous, rien de tel !       <br />
       Au contraire, que le plus grand d’entre vous       <br />
       devienne comme le plus jeune,       <br />
       et le chef, comme celui qui sert.       <br />
           Quel est en effet le plus grand :       <br />
       celui qui est à table, ou celui qui sert ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui est à table ?       <br />
       Eh bien moi, je suis au milieu de vous       <br />
       comme celui qui sert.       <br />
           Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves.       <br />
           Et moi, je dispose pour vous du Royaume,       <br />
       comme mon Père en a disposé pour moi.       <br />
           Ainsi vous mangerez et boirez à ma table       <br />
       dans mon Royaume,       <br />
       et vous siégerez sur des trônes       <br />
       pour juger les douze tribus d’Israël.       <br />
              <br />
           Simon, Simon,       <br />
       voici que Satan vous a réclamés       <br />
       pour vous passer au crible comme le blé.       <br />
           Mais j’ai prié pour toi,       <br />
       afin que ta foi ne défaille pas.       <br />
       Toi donc, quand tu sera revenu,       <br />
       affermis tes frères. »       <br />
           L. Pierre lui dit :       <br />
       D. « Seigneur, avec toi, je suis prêt       <br />
       à aller en prison et à la mort. »       <br />
           L. Jésus reprit :       <br />
       X « Je te le déclare, Pierre :       <br />
       le coq ne chantera pas aujourd’hui       <br />
       avant que toi, par trois fois,       <br />
       tu aies nié me connaître. »       <br />
              <br />
           L. Puis il leur dit :       <br />
       X « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni sac, ni sandales,       <br />
       avez-vous donc manqué de quelque chose ? »       <br />
           L. Ils lui répondirent :       <br />
       D. « Non, de rien. »       <br />
       L. Jésus leur dit :       <br />
       X « Eh bien maintenant, celui qui a une bourse,       <br />
       qu’il la prenne,       <br />
       de même celui qui a un sac ;       <br />
       et celui qui n’a pas d’épée,       <br />
       qu’il vende son manteau pour en acheter une.       <br />
           Car, je vous le déclare :       <br />
       il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture :       <br />
       Il a été compté avec les impies.       <br />
       De fait, ce qui me concerne       <br />
       va trouver son accomplissement. »       <br />
           L. Ils lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, voici deux épées. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Cela suffit. »       <br />
              <br />
           L. Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude,       <br />
       au mont des Oliviers,       <br />
       et ses disciples le suivirent.       <br />
           Arrivé en ce lieu, il leur dit :       <br />
       X « Priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
           L. Puis il s’écarta       <br />
       à la distance d’un jet de pierre environ.       <br />
       S’étant mis à genoux,       <br />
       il priait en disant :       <br />
           X « Père, si tu le veux,       <br />
       éloigne de moi cette coupe ;       <br />
       cependant, que soit faite non pas ma volonté,       <br />
       mais la tienne. »       <br />
           L. Alors, du ciel, lui apparut un ange       <br />
       qui le réconfortait.       <br />
           Entré en agonie,       <br />
       Jésus priait avec plus d’insistance,       <br />
       et sa sueur devint comme des gouttes de sang       <br />
       qui tombaient sur la terre.       <br />
           Puis Jésus se releva de sa prière       <br />
       et rejoignit ses disciples       <br />
       qu’il trouva endormis, accablés de tristesse.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « Pourquoi dormez-vous ?       <br />
       Relevez-vous       <br />
       et priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
              <br />
           L. Il parlait encore,       <br />
       quand parut une foule de gens.       <br />
       Celui qui s’appelait Judas, l’un des Douze,       <br />
       marchait à leur tête.       <br />
       Il s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser.       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       X « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ? »       <br />
           L. Voyant ce qui allait se passer,       <br />
       ceux qui entouraient Jésus lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, et si nous frappions avec l’épée ? »       <br />
           L. L’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre       <br />
       et lui trancha l’oreille droite.       <br />
           Mais Jésus dit :       <br />
       X « Restez-en là ! »       <br />
       L. Et, touchant l’oreille de l’homme,       <br />
       il le guérit.       <br />
           Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l’arrêter,       <br />
       grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens :       <br />
       X « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ?       <br />
           Chaque jour, j’étais avec vous dans le Temple,       <br />
       et vous n’avez pas porté la main sur moi.       <br />
       Mais c’est maintenant votre heure       <br />
       et le pouvoir des ténèbres. »       <br />
              <br />
           L. S’étant saisis de Jésus, ils l’emmenèrent       <br />
       et le firent entrer dans la résidence du grand prêtre.       <br />
       Pierre suivait à distance.       <br />
           On avait allumé un feu au milieu de la cour,       <br />
       et tous étaient assis là.       <br />
       Pierre vint s’asseoir au milieu d’eux.       <br />
           Une jeune servante le vit assis près du feu ;       <br />
       elle le dévisagea et dit :       <br />
       A. « Celui-là aussi était avec lui. »       <br />
           L. Mais il nia :       <br />
       D. « Non, je ne le connais pas. »       <br />
           L. Peu après, un autre dit en le voyant :       <br />
       F. « Toi aussi, tu es l’un d’entre eux. »       <br />
       L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Non, je ne le suis pas. »       <br />
           L. Environ une heure plus tard,       <br />
       un autre insistait avec force :       <br />
       F. « C’est tout à fait sûr ! Celui-là était avec lui,       <br />
       et d’ailleurs il est Galiléen. »       <br />
           L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Je ne sais pas ce que tu veux dire. »       <br />
       L. Et à l’instant même, comme il parlait encore,       <br />
       un coq chanta.       <br />
           Le Seigneur, se retournant,       <br />
       posa son regard sur Pierre.       <br />
       Alors Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante aujourd’hui,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
           Il sortit et, dehors, pleura amèrement.       <br />
              <br />
           Les hommes qui gardaient Jésus       <br />
       se moquaient de lui et le rouaient de coups.       <br />
           Ils lui avaient voilé le visage,       <br />
       et ils l’interrogeaient :       <br />
       F. « Fais le prophète !       <br />
       Qui est-ce qui t’a frappé ? »       <br />
           L. Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes.       <br />
              <br />
           Lorsqu’il fit jour,       <br />
       se réunit le collège des anciens du peuple,       <br />
       grands prêtres et scribes,       <br />
       et on emmena Jésus devant leur conseil suprême.       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       F. « Si tu es le Christ,       <br />
       dis-le nous. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Si je vous le dis,       <br />
       vous ne me croirez pas ;       <br />
           et si j’interroge,       <br />
       vous ne répondrez pas.       <br />
           Mais désormais le Fils de l’homme       <br />
       sera assis à la droite de la Puissance de Dieu. »       <br />
           L. Tous lui dirent alors :       <br />
       F. « Tu es donc le Fils de Dieu ? »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Vous dites vous-mêmes que je le suis. »       <br />
           L. Ils dirent alors :       <br />
       F. « Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ?       <br />
       Nous-mêmes, nous l’avons entendu de sa bouche. »       <br />
           L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
              <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
              <br />
          L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
       Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »       <br />
          L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                    Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
       À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           Alors arriva un membre du Conseil, nommé Joseph ;       <br />
       c’était un homme bon et juste,       <br />
           qui n’avait donné son accord       <br />
       ni à leur délibération, ni à leurs actes.       <br />
       Il était d’Arimathie, ville de Judée,       <br />
       et il attendait le règne de Dieu.       <br />
           Il alla trouver Pilate       <br />
       et demanda le corps de Jésus.       <br />
           Puis il le descendit de la croix,       <br />
       l’enveloppa dans un linceul       <br />
       et le mit dans un tombeau taillé dans le roc,       <br />
       où personne encore n’avait été déposé.       <br />
           C’était le jour de la Préparation de la fête,       <br />
       et déjà brillaient les lumières du sabbat.       <br />
           Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée       <br />
       suivirent Joseph.       <br />
       Elles regardèrent le tombeau       <br />
       pour voir comment le corps avait été placé.       <br />
           Puis elles s’en retournèrent       <br />
       et préparèrent aromates et parfums.       <br />
       Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Évangile       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 23, 1-49)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
           L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
              <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
           Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »            <br />
       L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                  (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
         À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/85952155-61196273.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-C-Il-s-est-abaisse-devenant-obeissant-jusqu-a_a1238.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-61813555</guid>
   <title>Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur  Année C : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort » </title>
   <pubDate>Tue, 05 Apr 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du pour le Dimanche des Rameaux Année C le 10 avril 2022 Textes: Luc 19, 28-40, Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2, 6-11 et Lecture de la Passion selon saint Luc 22, 14-23, 56.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/61813555-44966941.jpg?v=1643318477" alt="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur  Année C : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort » " title="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur  Année C : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort » " />
     </div>
     <div>
      La jonction du récit de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem avec le récit détaillé de sa Passion est une introduction bien choisie pour la Semaine Sainte, la Grande Semaine, que nous nous apprêtons à vivre. Il nous sera donné non seulement de méditer sur les derniers jours de Jésus, mais surtout de le suivre pas à pas notamment le Jeudi-Saint qui nous rappellera son dernier repas, la Cène, et le lavement des pieds<!--, avec ses disciples avant d'être trahi et d'être livré aux autorité juives et romaines-->, puis le Vendredi-Saint qui commémorera  sa mort et enfin Pâques qui dans la Vigile pascale rappellera sa résurrection que nous célébrerons pendant tout le temps de Pâques.       <br />
              <br />
       Ces faits  sont des actes, des gestes et des attitudes de Jésus qui ne sont pas seulement passés, mais qui sont éternellement présents. C'est pourquoi, nous lisons attentivement les récits de la Passion durant la Semaine Sainte. J'aimerais expliciter un peu cette idée avant de revenir sur l'entrée de Jésus à Jérusalem.       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Les mystères de la vie du Christ </span>       <br />
              <br />
       Les actions, les gestes du Christ sont communément appelés les mystères de la vie du Christ non parce qu'il sont incompréhensibles,  - au contraire, ils sont le plus souvent des gestes et des attitudes en tout semblables aux nôtres -  mais parce qu'ils sont remplis d'une puissance et d'une énergie qui dépassent les limites du temps et de l'espace à cause de la nature divine qui est en Jésus.        <br />
              <br />
       Les mystères de la vie du Christ que le cardinal de Bérulle appelait les « états intérieurs du Verbe Incarné » ( pour lire un résumé de la spiritualité bérullienne  <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/hsp/berulle.htm">cliquez ici </a>)  sont les actes, les gestes et les attitudes de celui qui est parfaitement homme, et, en même temps, parfaitement Dieu. Ce qui fait que les actions, les gestes de Jésus échappent ainsi par la puissance de Dieu à nos limites humaines.  Par la grâce de Dieu, ce qu'il vit continue de vivre éternellement. C'est pourquoi, le souvenir de ce que Jésus a vécu, même dans le détail, est si important pour les personnes qui croient au Christ. Nous ne méditerons jamais assez le déroulement de sa vie et de ses enseignements. Ils sont toujours actuels.       <br />
              <br />
       Ses derniers jours revêtent une importance particulière non seulement parce qu'ils sont les derniers, mais surtout parce qu'ils marquent que son Heure, comme le dit saint Jean, est arrivée. Son histoire de vie prendra un tour inattendu pour ses disciples. Lui s'y sentira à l'aise car c'est ainsi qu'il manifestera son obéissance à Dieu qui l'a choisi comme celui qui porte les péchés du monde.  Cette  obéissance totale remplie d'amour en fait le Sauveur qui réconcilie le monde avec Dieu, qui rétablit les relations avec Dieu et les uns avec les autres.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le salut en Jésus</span>       <br />
              <br />
       C'est une richesse propre au christianisme que cette assurance d'un salut « au-delà de ma petite personne qui tend à réconcilier l’aventure humaine avec elle-même et avec Dieu  » (Frère Dominique Motte o.p. du Couvent de Lille en France). <!-- dans <span style="font-style:italic">Carême dans la ville</span> 2019 le 3 avril 2019)--> Ce salut nous est donné en Jésus-Christ qui  l'obtient par sa mort sur la Croix et son Sang répandu. Sa résurrection, le troisième jour, l'établit fermement et pour toujours comme Seigneur à la gloire de Dieu le Père et Seigneur de nos vies.        <br />
              <br />
       C’est ce que proclame saint Paul dans ce bel hymne de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Philippiens</span> que nous avons comme deuxième lecture : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort,  et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers ».       <br />
              <br />
       C'est avec cet arrière-fond que nous entrons dans cette nouvelle Semaine Sainte, car les mystères de la vie du Christ sont toujours actifs et remplis de grâces pour ceux et celles qui s'y unissent avec cœur et avec foi.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Les Rameaux</span>       <br />
              <br />
       L'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est célébrée dans la liturgie d'aujourd'hui par une procession qui rappelle cet évènement et par la bénédiction des rameaux ou palmes portées par les participants et les participantes. Ces rameaux sont conservés par plusieurs personnes tout au long de l'année. Ils en disposent  en les mettant au mur, par exemple, et  en les tressant parfois.       <br />
              <br />
       Ces signes sont des rappels que l'abaissement de Jésus dans sa Passion n'est pas une défaite, mais un triomphe sur les forces du mal. Ce triomphe de Jésus ne se réalise pas à la façon des triomphes humains comme ceux des Oscars ou des Molières. Il réside dans l'abandon à la volonté de Dieu qui fait de lui le Serviteur de ses frères et sœurs pour les amener avec lui près du Père.        <br />
              <br />
       Il s'agit d'un renversement des perspectives habituelles comme dans les Béatitudes. Ce qui est petit est ce qui est grand, ce qui est rejeté est ce qui est aimé de Dieu, ce qui est pauvre est ce qui est la véritable richesse. Message dur à entendre parfois, mais message au cœur des mystères de la vie du Christ. La dynamique du salut de Dieu n'est pas du même genre que celle des humains. Le Royaume de Dieu n'est pas comme les royaumes de la terre. Jésus le dira devant Pilate : « Mon royaume n'est pas de ce monde ». (Jean 18, 36)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons à Dieu au début de cette Semaine Sainte 2022 de laisser nos esprits et nos cœurs s'imprégner des mystères qui nous revivrons. Nous en avons continuellement besoin car, à mesure que nous avançons à la suite de Jésus, de nouveaux espaces et de nouvelles perspectives nous attendent.       <br />
              <br />
       Acceptons cette année de nous laisser surprendre par Jésus.       <br />
              <br />
       <!--Et disons-lui cette prière qui est celle de l’oraison….-->       <br />
              <br />
       Bonne Semaine Sainte!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       5 avril 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 9 avril 2019-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      PROCESSION DES RAMEAUX       <br />
       ENTRÉE MESSIANIQUE       <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Lc 19, 28-40)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
          En ce temps-là,       <br />
           Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.       <br />
           Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie,       <br />
       près de l’endroit appelé mont des Oliviers,       <br />
       il envoya deux de ses disciples,       <br />
           en disant :       <br />
       « Allez à ce village d’en face.       <br />
       À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché,       <br />
       sur lequel personne ne s’est encore assis.       <br />
       Détachez-le et amenez-le.       <br />
           Si l’on vous demande :       <br />
       ‘Pourquoi le détachez-vous ?’       <br />
       vous répondrez :       <br />
       ‘Parce que le Seigneur en a besoin.’ »       <br />
           Les envoyés partirent       <br />
       et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit.       <br />
           Alors qu’ils détachaient le petit âne,       <br />
       ses maîtres leur demandèrent :       <br />
       « Pourquoi détachez-vous l’âne ? »       <br />
           Ils répondirent :       <br />
       « Parce que le Seigneur en a besoin. »       <br />
           Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus,       <br />
       jetèrent leurs manteaux dessus,       <br />
       et y firent monter Jésus.       <br />
           À mesure que Jésus avançait,       <br />
       les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.       <br />
           Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers,       <br />
       toute la foule des disciples, remplie de joie,       <br />
       se mit à louer Dieu à pleine voix       <br />
       pour tous les miracles qu’ils avaient vus,       <br />
           et ils disaient :       <br />
       « Béni soit celui qui vient,       <br />
       le Roi, au nom du Seigneur.       <br />
       Paix dans le ciel       <br />
       et gloire au plus haut des cieux ! »       <br />
           Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule,       <br />
       dirent à Jésus :       <br />
       « Maître, réprimande tes disciples ! »       <br />
           Mais il prit la parole en disant :       <br />
       « Je vous le dis :       <br />
       si eux se taisent,       <br />
       les pierres crieront. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       MESSE DE LA PASSION       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps 21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent ;       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure ;       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds,       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Mais tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2 6-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 22, 14 – 23, 56)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants : X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
              <br />
       L. Quand l’heure fut venue,       <br />
       Jésus prit place à table,       <br />
       et les Apôtres avec lui.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous       <br />
       avant de souffrir !       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       jamais plus je ne la mangerai       <br />
       jusqu’à ce qu’elle soit pleinement accomplie       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
           L. Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce,       <br />
       il dit :       <br />
       X « Prenez ceci et partagez entre vous.       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       désormais, jamais plus       <br />
       je ne boirai du fruit de la vigne       <br />
       jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. »       <br />
              <br />
           L. Puis, ayant pris du pain et rendu grâce,       <br />
       il le rompit       <br />
       et le leur donna, en disant :       <br />
       X « Ceci est mon corps, donné pour vous.       <br />
       Faites cela en mémoire de moi. »       <br />
           L. Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant :       <br />
       X « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang       <br />
       répandu pour vous.       <br />
           Et cependant, voici que la main de celui qui me livre       <br />
       est à côté de moi sur la table.       <br />
           En effet, le Fils de l’homme s’en va       <br />
       selon ce qui a été fixé.       <br />
       Mais malheureux cet homme-là       <br />
       par qui il est livré ! »       <br />
           L. Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres       <br />
       quel pourrait bien être, parmi eux, celui qui allait faire cela.       <br />
              <br />
           Ils en arrivèrent à se quereller :       <br />
       lequel d’entre eux, à leur avis, était le plus grand ?       <br />
           Mais il leur dit :       <br />
       X « Les rois des nations       <br />
       les commandent en maîtres,       <br />
       et ceux qui exercent le pouvoir sur elles       <br />
       se font appeler bienfaiteurs.       <br />
           Pour vous, rien de tel !       <br />
       Au contraire, que le plus grand d’entre vous       <br />
       devienne comme le plus jeune,       <br />
       et le chef, comme celui qui sert.       <br />
           Quel est en effet le plus grand :       <br />
       celui qui est à table, ou celui qui sert ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui est à table ?       <br />
       Eh bien moi, je suis au milieu de vous       <br />
       comme celui qui sert.       <br />
           Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves.       <br />
           Et moi, je dispose pour vous du Royaume,       <br />
       comme mon Père en a disposé pour moi.       <br />
           Ainsi vous mangerez et boirez à ma table       <br />
       dans mon Royaume,       <br />
       et vous siégerez sur des trônes       <br />
       pour juger les douze tribus d’Israël.       <br />
              <br />
           Simon, Simon,       <br />
       voici que Satan vous a réclamés       <br />
       pour vous passer au crible comme le blé.       <br />
           Mais j’ai prié pour toi,       <br />
       afin que ta foi ne défaille pas.       <br />
       Toi donc, quand tu sera revenu,       <br />
       affermis tes frères. »       <br />
           L. Pierre lui dit :       <br />
       D. « Seigneur, avec toi, je suis prêt       <br />
       à aller en prison et à la mort. »       <br />
           L. Jésus reprit :       <br />
       X « Je te le déclare, Pierre :       <br />
       le coq ne chantera pas aujourd’hui       <br />
       avant que toi, par trois fois,       <br />
       tu aies nié me connaître. »       <br />
              <br />
           L. Puis il leur dit :       <br />
       X « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni sac, ni sandales,       <br />
       avez-vous donc manqué de quelque chose ? »       <br />
           L. Ils lui répondirent :       <br />
       D. « Non, de rien. »       <br />
       L. Jésus leur dit :       <br />
       X « Eh bien maintenant, celui qui a une bourse,       <br />
       qu’il la prenne,       <br />
       de même celui qui a un sac ;       <br />
       et celui qui n’a pas d’épée,       <br />
       qu’il vende son manteau pour en acheter une.       <br />
           Car, je vous le déclare :       <br />
       il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture :       <br />
       Il a été compté avec les impies.       <br />
       De fait, ce qui me concerne       <br />
       va trouver son accomplissement. »       <br />
           L. Ils lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, voici deux épées. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Cela suffit. »       <br />
              <br />
           L. Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude,       <br />
       au mont des Oliviers,       <br />
       et ses disciples le suivirent.       <br />
           Arrivé en ce lieu, il leur dit :       <br />
       X « Priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
           L. Puis il s’écarta       <br />
       à la distance d’un jet de pierre environ.       <br />
       S’étant mis à genoux,       <br />
       il priait en disant :       <br />
           X « Père, si tu le veux,       <br />
       éloigne de moi cette coupe ;       <br />
       cependant, que soit faite non pas ma volonté,       <br />
       mais la tienne. »       <br />
           L. Alors, du ciel, lui apparut un ange       <br />
       qui le réconfortait.       <br />
           Entré en agonie,       <br />
       Jésus priait avec plus d’insistance,       <br />
       et sa sueur devint comme des gouttes de sang       <br />
       qui tombaient sur la terre.       <br />
           Puis Jésus se releva de sa prière       <br />
       et rejoignit ses disciples       <br />
       qu’il trouva endormis, accablés de tristesse.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « Pourquoi dormez-vous ?       <br />
       Relevez-vous       <br />
       et priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
              <br />
           L. Il parlait encore,       <br />
       quand parut une foule de gens.       <br />
       Celui qui s’appelait Judas, l’un des Douze,       <br />
       marchait à leur tête.       <br />
       Il s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser.       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       X « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ? »       <br />
           L. Voyant ce qui allait se passer,       <br />
       ceux qui entouraient Jésus lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, et si nous frappions avec l’épée ? »       <br />
           L. L’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre       <br />
       et lui trancha l’oreille droite.       <br />
           Mais Jésus dit :       <br />
       X « Restez-en là ! »       <br />
       L. Et, touchant l’oreille de l’homme,       <br />
       il le guérit.       <br />
           Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l’arrêter,       <br />
       grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens :       <br />
       X « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ?       <br />
           Chaque jour, j’étais avec vous dans le Temple,       <br />
       et vous n’avez pas porté la main sur moi.       <br />
       Mais c’est maintenant votre heure       <br />
       et le pouvoir des ténèbres. »       <br />
              <br />
           L. S’étant saisis de Jésus, ils l’emmenèrent       <br />
       et le firent entrer dans la résidence du grand prêtre.       <br />
       Pierre suivait à distance.       <br />
           On avait allumé un feu au milieu de la cour,       <br />
       et tous étaient assis là.       <br />
       Pierre vint s’asseoir au milieu d’eux.       <br />
           Une jeune servante le vit assis près du feu ;       <br />
       elle le dévisagea et dit :       <br />
       A. « Celui-là aussi était avec lui. »       <br />
           L. Mais il nia :       <br />
       D. « Non, je ne le connais pas. »       <br />
           L. Peu après, un autre dit en le voyant :       <br />
       F. « Toi aussi, tu es l’un d’entre eux. »       <br />
       L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Non, je ne le suis pas. »       <br />
           L. Environ une heure plus tard,       <br />
       un autre insistait avec force :       <br />
       F. « C’est tout à fait sûr ! Celui-là était avec lui,       <br />
       et d’ailleurs il est Galiléen. »       <br />
           L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Je ne sais pas ce que tu veux dire. »       <br />
       L. Et à l’instant même, comme il parlait encore,       <br />
       un coq chanta.       <br />
           Le Seigneur, se retournant,       <br />
       posa son regard sur Pierre.       <br />
       Alors Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante aujourd’hui,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
           Il sortit et, dehors, pleura amèrement.       <br />
              <br />
           Les hommes qui gardaient Jésus       <br />
       se moquaient de lui et le rouaient de coups.       <br />
           Ils lui avaient voilé le visage,       <br />
       et ils l’interrogeaient :       <br />
       F. « Fais le prophète !       <br />
       Qui est-ce qui t’a frappé ? »       <br />
           L. Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes.       <br />
              <br />
           Lorsqu’il fit jour,       <br />
       se réunit le collège des anciens du peuple,       <br />
       grands prêtres et scribes,       <br />
       et on emmena Jésus devant leur conseil suprême.       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       F. « Si tu es le Christ,       <br />
       dis-le nous. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Si je vous le dis,       <br />
       vous ne me croirez pas ;       <br />
           et si j’interroge,       <br />
       vous ne répondrez pas.       <br />
           Mais désormais le Fils de l’homme       <br />
       sera assis à la droite de la Puissance de Dieu. »       <br />
           L. Tous lui dirent alors :       <br />
       F. « Tu es donc le Fils de Dieu ? »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Vous dites vous-mêmes que je le suis. »       <br />
           L. Ils dirent alors :       <br />
       F. « Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ?       <br />
       Nous-mêmes, nous l’avons entendu de sa bouche. »       <br />
           L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
              <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
              <br />
          L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
       Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »       <br />
          L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                    Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
       À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           Alors arriva un membre du Conseil, nommé Joseph ;       <br />
       c’était un homme bon et juste,       <br />
           qui n’avait donné son accord       <br />
       ni à leur délibération, ni à leurs actes.       <br />
       Il était d’Arimathie, ville de Judée,       <br />
       et il attendait le règne de Dieu.       <br />
           Il alla trouver Pilate       <br />
       et demanda le corps de Jésus.       <br />
           Puis il le descendit de la croix,       <br />
       l’enveloppa dans un linceul       <br />
       et le mit dans un tombeau taillé dans le roc,       <br />
       où personne encore n’avait été déposé.       <br />
           C’était le jour de la Préparation de la fête,       <br />
       et déjà brillaient les lumières du sabbat.       <br />
           Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée       <br />
       suivirent Joseph.       <br />
       Elles regardèrent le tombeau       <br />
       pour voir comment le corps avait été placé.       <br />
           Puis elles s’en retournèrent       <br />
       et préparèrent aromates et parfums.       <br />
       Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 23, 1-49)       <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
           L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
              <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
           Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »            <br />
       L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                  (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
         À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/61813555-44966941.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-C-Il-s-est-abaisse-devenant-obeissant-jusqu-a_a1057.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-30072580</guid>
   <title>Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »</title>
   <pubDate>Tue, 09 Apr 2019 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 14 avril 2019. Textes: Luc 19, 28-40, Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2 6-11 et Luc 22, 14 - 23, 56.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/30072580-28849663.jpg?v=1549133877" alt="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »" title="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »" />
     </div>
     <div>
      La jonction du récit de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem avec le récit détaillé de sa Passion est une introduction bien choisie pour la Semaine Sainte, la Grande Semaine, que nous nous apprêtons à vivre. Il nous sera donné non seulement de méditer sur les derniers jours de Jésus, mais surtout de le suivre pas à pas notamment le Jeudi-Saint qui nous rappellera son dernier repas, la Cène, et le lavement des pieds<!--, avec ses disciples avant d'être trahi et d'être livré aux autorité juives et romaines-->, puis le Vendredi-Saint qui commémorera  sa mort et enfin sa Résurrection qui sera célébrée dans la Vigile pascale et pendant tout le temps de Pâques.       <br />
       <!--       <br />
       Ces faits  sont des actes, des gestes et des attitudes de Jésus qui ne sont pas seulement passées, mais qui sont éternellement présents. C'est pourquoi, nous lisons attentivement les récits de la Passion durant la Semaine Sainte. J'aimerais expliciter un peu cette idée avant de revenir sur l'entrée de Jésus à Jérusalem.-->       <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Les mystères de la vie du Christ </span>       <br />
              <br />
       Les actions, les gestes du Christ sont communément appelés les mystères de la vie du Christ non parce qu'il sont incompréhensibles<!--, au contraire, ils sont le plus souvent des gestes et des attitudes en tout semblables aux nôtre-->, mais parce qu'ils sont remplis d'une puissance et d'une énergie qui dépassent les limites du temps et de l'espace à cause de la nature divine qui est en Jésus.        <br />
              <br />
       Les mystères de la vie du Christ que le cardinal de Bérulle appelait les « états intérieurs du Verbe Incarné » ( pour lire un résumé de la spiritualité bérullienne  <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/hsp/berulle.htm">cliquez ici </a>)  sont les actes, les gestes et les attitudes de celui qui est parfaitement homme, et, en même temps, parfaitement Dieu. Ce qui fait que les actions, les gestes de Jésus échappent ainsi par la puissance de Dieu à nos limites humaines.  Par la grâce de Dieu, ce qu'il vit continue de vivre éternellement. C'est pourquoi, le souvenir de ce que Jésus a vécu, même dans le détail, est si important pour les personnes qui croient au Christ. Nous ne méditerons jamais assez le déroulement de sa vie et de ses enseignements. Ils sont toujours actuels.       <br />
              <br />
       Ses derniers jours revêtent une importance particulière non seulement parce qu'ils sont les derniers, mais surtout parce qu'ils marquent que son Heure, comme le dit saint Jean, est arrivée. Son histoire de vie prendra un tour inattendu pour ses disciples. Lui s'y sentira à l'aise car c'est ainsi qu'il manifestera son obéissance à Dieu qui l'a choisi comme celui qui porte les péchés du monde.  Cette  obéissance totale remplie d'amour en fait le Sauveur qui réconcilie le monde avec Dieu, qui rétablit les relations avec Dieu et les uns avec les autres.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le salut en Jésus</span>       <br />
              <br />
       C'est une richesse propre au christianisme que cette assurance d'un salut « au-delà de ma petite personne qui tend à réconcilier l’aventure humaine avec elle-même et avec Dieu  » (Frère Dominique Motte o.p. du Couvent de Lille en France dans <span style="font-style:italic">Carême dans la ville</span> 2019 le 3 avril 2019). Ce salut nous est donné en Jésus-Christ qui  l'obtient par sa mort sur la Croix et son Sang répandu. Sa résurrection, le troisième jour, l'établit fermement et pour toujours comme Seigneur à la gloire de Dieu le Père et Seigneur de nos vies.        <br />
              <br />
       C’est ce que proclame saint Paul dans ce bel hymne de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Philippiens</span> que nous avons comme deuxième lecture : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort,  et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers ».       <br />
              <br />
       C'est avec cet arrière-fond que nous entrons dans cette nouvelle Semaine Sainte, car les mystères de la vie du Christ sont toujours actifs et remplis de grâces pour ceux et celles qui s'y unissent avec cœur et avec foi.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Les Rameaux</span>       <br />
              <br />
       L'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est célébrée dans la liturgie d'aujourd'hui par une procession qui rappelle cet évènement et par la bénédiction des rameaux ou palmes portées par les participants et les participantes. Ces rameaux sont conservés par plusieurs personnes tout au long de l'année. Ils en disposent  en les mettant au mur, par exemple, et  en les tressant parfois.       <br />
              <br />
       Ces signes sont des rappels que l'abaissement de Jésus dans sa Passion n'est pas une défaite, mais un triomphe sur les forces du mal. Ce triomphe de Jésus ne se réalise pas à la façon des triomphes humains comme ceux des Oscars ou des Molières. Il réside dans l'abandon à la volonté de Dieu qui fait de lui le Serviteur de ses frères et sœurs pour les amener avec lui près du Père.        <br />
              <br />
       Il s'agit d'un renversement des perspectives habituelles comme dans les Béatitudes. Ce qui est petit est ce qui est grand, ce qui est rejeté est ce qui est aimé de Dieu, ce qui est pauvre est ce qui est la véritable richesse. Message dur à entendre parfois, mais message au cœur des mystères de la vie du Christ. La dynamique du salut de Dieu n'est pas du même genre que celle des humains. Le Royaume de Dieu n'est pas comme les royaumes de la terre. Jésus le dira devant Pilate : « Mon royaume n'est pas de ce monde ». (Jean 18, 36)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons à Dieu au début de cette Semaine Sainte 2019 de laisser nos esprits et nos cœurs s'imprégner des mystères qui nous revivrons. Nous en avons continuellement besoin car, à mesure que nous avançons à la suite de Jésus, de nouveaux espaces et de nouvelles perspectives nous attendent.       <br />
              <br />
       Acceptons cette année de nous laisser surprendre par Jésus.       <br />
              <br />
       <!--Et disons-lui cette prière qui est celle de l’oraison….-->       <br />
              <br />
       Bonne Semaine Sainte!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       9 avril 2019       <br />
              <br />
              <br />
       _____________________________________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C</b>       <br />
              <br />
       Entrée messianique       <br />
              <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Lc 19, 28-40)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
          En ce temps-là,       <br />
           Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.       <br />
           Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie,       <br />
       près de l’endroit appelé mont des Oliviers,       <br />
       il envoya deux de ses disciples,       <br />
           en disant :       <br />
       « Allez à ce village d’en face.       <br />
       À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché,       <br />
       sur lequel personne ne s’est encore assis.       <br />
       Détachez-le et amenez-le.       <br />
           Si l’on vous demande :       <br />
       ‘Pourquoi le détachez-vous ?’       <br />
       vous répondrez :       <br />
       ‘Parce que le Seigneur en a besoin.’ »       <br />
           Les envoyés partirent       <br />
       et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit.       <br />
           Alors qu’ils détachaient le petit âne,       <br />
       ses maîtres leur demandèrent :       <br />
       « Pourquoi détachez-vous l’âne ? »       <br />
           Ils répondirent :       <br />
       « Parce que le Seigneur en a besoin. »       <br />
           Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus,       <br />
       jetèrent leurs manteaux dessus,       <br />
       et y firent monter Jésus.       <br />
           À mesure que Jésus avançait,       <br />
       les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.       <br />
           Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers,       <br />
       toute la foule des disciples, remplie de joie,       <br />
       se mit à louer Dieu à pleine voix       <br />
       pour tous les miracles qu’ils avaient vus,       <br />
           et ils disaient :       <br />
       « Béni soit celui qui vient,       <br />
       le Roi, au nom du Seigneur.       <br />
       Paix dans le ciel       <br />
       et gloire au plus haut des cieux ! »       <br />
           Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule,       <br />
       dirent à Jésus :       <br />
       « Maître, réprimande tes disciples ! »       <br />
           Mais il prit la parole en disant :       <br />
       « Je vous le dis :       <br />
       si eux se taisent,       <br />
       les pierres crieront. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       Messe de la Passion       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
              <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps 21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent ;       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure ;       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds,       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Mais tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2 6-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 22, 14 – 23, 56)       <br />
              <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants : X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
              <br />
       L. Quand l’heure fut venue,       <br />
       Jésus prit place à table,       <br />
       et les Apôtres avec lui.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous       <br />
       avant de souffrir !       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       jamais plus je ne la mangerai       <br />
       jusqu’à ce qu’elle soit pleinement accomplie       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
           L. Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce,       <br />
       il dit :       <br />
       X « Prenez ceci et partagez entre vous.       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       désormais, jamais plus       <br />
       je ne boirai du fruit de la vigne       <br />
       jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. »       <br />
              <br />
           L. Puis, ayant pris du pain et rendu grâce,       <br />
       il le rompit       <br />
       et le leur donna, en disant :       <br />
       X « Ceci est mon corps, donné pour vous.       <br />
       Faites cela en mémoire de moi. »       <br />
           L. Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant :       <br />
       X « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang       <br />
       répandu pour vous.       <br />
           Et cependant, voici que la main de celui qui me livre       <br />
       est à côté de moi sur la table.       <br />
           En effet, le Fils de l’homme s’en va       <br />
       selon ce qui a été fixé.       <br />
       Mais malheureux cet homme-là       <br />
       par qui il est livré ! »       <br />
           L. Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres       <br />
       quel pourrait bien être, parmi eux, celui qui allait faire cela.       <br />
              <br />
           Ils en arrivèrent à se quereller :       <br />
       lequel d’entre eux, à leur avis, était le plus grand ?       <br />
           Mais il leur dit :       <br />
       X « Les rois des nations       <br />
       les commandent en maîtres,       <br />
       et ceux qui exercent le pouvoir sur elles       <br />
       se font appeler bienfaiteurs.       <br />
           Pour vous, rien de tel !       <br />
       Au contraire, que le plus grand d’entre vous       <br />
       devienne comme le plus jeune,       <br />
       et le chef, comme celui qui sert.       <br />
           Quel est en effet le plus grand :       <br />
       celui qui est à table, ou celui qui sert ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui est à table ?       <br />
       Eh bien moi, je suis au milieu de vous       <br />
       comme celui qui sert.       <br />
           Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves.       <br />
           Et moi, je dispose pour vous du Royaume,       <br />
       comme mon Père en a disposé pour moi.       <br />
           Ainsi vous mangerez et boirez à ma table       <br />
       dans mon Royaume,       <br />
       et vous siégerez sur des trônes       <br />
       pour juger les douze tribus d’Israël.       <br />
              <br />
           Simon, Simon,       <br />
       voici que Satan vous a réclamés       <br />
       pour vous passer au crible comme le blé.       <br />
           Mais j’ai prié pour toi,       <br />
       afin que ta foi ne défaille pas.       <br />
       Toi donc, quand tu sera revenu,       <br />
       affermis tes frères. »       <br />
           L. Pierre lui dit :       <br />
       D. « Seigneur, avec toi, je suis prêt       <br />
       à aller en prison et à la mort. »       <br />
           L. Jésus reprit :       <br />
       X « Je te le déclare, Pierre :       <br />
       le coq ne chantera pas aujourd’hui       <br />
       avant que toi, par trois fois,       <br />
       tu aies nié me connaître. »       <br />
              <br />
           L. Puis il leur dit :       <br />
       X « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni sac, ni sandales,       <br />
       avez-vous donc manqué de quelque chose ? »       <br />
           L. Ils lui répondirent :       <br />
       D. « Non, de rien. »       <br />
       L. Jésus leur dit :       <br />
       X « Eh bien maintenant, celui qui a une bourse,       <br />
       qu’il la prenne,       <br />
       de même celui qui a un sac ;       <br />
       et celui qui n’a pas d’épée,       <br />
       qu’il vende son manteau pour en acheter une.       <br />
           Car, je vous le déclare :       <br />
       il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture :       <br />
       Il a été compté avec les impies.       <br />
       De fait, ce qui me concerne       <br />
       va trouver son accomplissement. »       <br />
           L. Ils lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, voici deux épées. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Cela suffit. »       <br />
              <br />
           L. Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude,       <br />
       au mont des Oliviers,       <br />
       et ses disciples le suivirent.       <br />
           Arrivé en ce lieu, il leur dit :       <br />
       X « Priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
           L. Puis il s’écarta       <br />
       à la distance d’un jet de pierre environ.       <br />
       S’étant mis à genoux,       <br />
       il priait en disant :       <br />
           X « Père, si tu le veux,       <br />
       éloigne de moi cette coupe ;       <br />
       cependant, que soit faite non pas ma volonté,       <br />
       mais la tienne. »       <br />
           L. Alors, du ciel, lui apparut un ange       <br />
       qui le réconfortait.       <br />
           Entré en agonie,       <br />
       Jésus priait avec plus d’insistance,       <br />
       et sa sueur devint comme des gouttes de sang       <br />
       qui tombaient sur la terre.       <br />
           Puis Jésus se releva de sa prière       <br />
       et rejoignit ses disciples       <br />
       qu’il trouva endormis, accablés de tristesse.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « Pourquoi dormez-vous ?       <br />
       Relevez-vous       <br />
       et priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
              <br />
           L. Il parlait encore,       <br />
       quand parut une foule de gens.       <br />
       Celui qui s’appelait Judas, l’un des Douze,       <br />
       marchait à leur tête.       <br />
       Il s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser.       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       X « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ? »       <br />
           L. Voyant ce qui allait se passer,       <br />
       ceux qui entouraient Jésus lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, et si nous frappions avec l’épée ? »       <br />
           L. L’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre       <br />
       et lui trancha l’oreille droite.       <br />
           Mais Jésus dit :       <br />
       X « Restez-en là ! »       <br />
       L. Et, touchant l’oreille de l’homme,       <br />
       il le guérit.       <br />
           Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l’arrêter,       <br />
       grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens :       <br />
       X « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ?       <br />
           Chaque jour, j’étais avec vous dans le Temple,       <br />
       et vous n’avez pas porté la main sur moi.       <br />
       Mais c’est maintenant votre heure       <br />
       et le pouvoir des ténèbres. »       <br />
              <br />
           L. S’étant saisis de Jésus, ils l’emmenèrent       <br />
       et le firent entrer dans la résidence du grand prêtre.       <br />
       Pierre suivait à distance.       <br />
           On avait allumé un feu au milieu de la cour,       <br />
       et tous étaient assis là.       <br />
       Pierre vint s’asseoir au milieu d’eux.       <br />
           Une jeune servante le vit assis près du feu ;       <br />
       elle le dévisagea et dit :       <br />
       A. « Celui-là aussi était avec lui. »       <br />
           L. Mais il nia :       <br />
       D. « Non, je ne le connais pas. »       <br />
           L. Peu après, un autre dit en le voyant :       <br />
       F. « Toi aussi, tu es l’un d’entre eux. »       <br />
       L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Non, je ne le suis pas. »       <br />
           L. Environ une heure plus tard,       <br />
       un autre insistait avec force :       <br />
       F. « C’est tout à fait sûr ! Celui-là était avec lui,       <br />
       et d’ailleurs il est Galiléen. »       <br />
           L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Je ne sais pas ce que tu veux dire. »       <br />
       L. Et à l’instant même, comme il parlait encore,       <br />
       un coq chanta.       <br />
           Le Seigneur, se retournant,       <br />
       posa son regard sur Pierre.       <br />
       Alors Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante aujourd’hui,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
           Il sortit et, dehors, pleura amèrement.       <br />
              <br />
           Les hommes qui gardaient Jésus       <br />
       se moquaient de lui et le rouaient de coups.       <br />
           Ils lui avaient voilé le visage,       <br />
       et ils l’interrogeaient :       <br />
       F. « Fais le prophète !       <br />
       Qui est-ce qui t’a frappé ? »       <br />
           L. Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes.       <br />
              <br />
           Lorsqu’il fit jour,       <br />
       se réunit le collège des anciens du peuple,       <br />
       grands prêtres et scribes,       <br />
       et on emmena Jésus devant leur conseil suprême.       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       F. « Si tu es le Christ,       <br />
       dis-le nous. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Si je vous le dis,       <br />
       vous ne me croirez pas ;       <br />
           et si j’interroge,       <br />
       vous ne répondrez pas.       <br />
           Mais désormais le Fils de l’homme       <br />
       sera assis à la droite de la Puissance de Dieu. »       <br />
           L. Tous lui dirent alors :       <br />
       F. « Tu es donc le Fils de Dieu ? »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Vous dites vous-mêmes que je le suis. »       <br />
           L. Ils dirent alors :       <br />
       F. « Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ?       <br />
       Nous-mêmes, nous l’avons entendu de sa bouche. »       <br />
           L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
              <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
              <br />
          L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
       Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »       <br />
          L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                    Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
       À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           Alors arriva un membre du Conseil, nommé Joseph ;       <br />
       c’était un homme bon et juste,       <br />
           qui n’avait donné son accord       <br />
       ni à leur délibération, ni à leurs actes.       <br />
       Il était d’Arimathie, ville de Judée,       <br />
       et il attendait le règne de Dieu.       <br />
           Il alla trouver Pilate       <br />
       et demanda le corps de Jésus.       <br />
           Puis il le descendit de la croix,       <br />
       l’enveloppa dans un linceul       <br />
       et le mit dans un tombeau taillé dans le roc,       <br />
       où personne encore n’avait été déposé.       <br />
           C’était le jour de la Préparation de la fête,       <br />
       et déjà brillaient les lumières du sabbat.       <br />
           Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée       <br />
       suivirent Joseph.       <br />
       Elles regardèrent le tombeau       <br />
       pour voir comment le corps avait été placé.       <br />
           Puis elles s’en retournèrent       <br />
       et préparèrent aromates et parfums.       <br />
       Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Évangile       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 23, 1-49)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
           L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
              <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
           Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »            <br />
       L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                  (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
         À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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  </item>

  <item>
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   <title>Méditation pour le Vendredi Saint</title>
   <pubDate>Fri, 25 Mar 2016 06:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chiara Lubich</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Réflexions]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Méditation sur le Vendredi Saint par Chiara Lubich, fondatrice du mouvement des Focolari, décédée à 88 ans le 14 mars 2008. Sa vie fut un "hymne à l'amour de Dieu" a déclaré le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'État, à l'homélie de la messe des funérailles qu'il a présidée en la basilique Saint-Paul-Hors-les-Murs, à Rome le 18 mars 2008.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/890018-1096149.jpg?v=1289459903" alt="Méditation pour le Vendredi Saint" title="Méditation pour le Vendredi Saint" />
     </div>
     <div>
      Le Vendredi saint, Jésus nous donne, par sa mort, une leçon sublime, divine, héroïque sur l'amour. Il avait tout donné: sa vie auprès de Marie dans la pauvreté et l'obéissance. Trois années de prédication où il a révélé la Vérité, rendu témoignage au Père, promis l'Esprit Saint et fait toutes sortes de miracles d'amour.       <br />
              <br />
       Trois heures sur la croix d'où il pardonne à ses bourreaux, ouvre au larron les portes du Paradis, nous donne sa Mère ( lire te texte de l'hymne <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/index.php?action=article&numero=133#stabat">Stabat Mater</a>) et finalement son Corps et son Sang qu'il nous avait peu avant mystiquement donnés dans l'Eucharistie. Il lui restait sa divinité.       <br />
              <br />
       Son union avec le Père, sa très douce et ineffable union avec lui, qui l'avait rendu si puissant sur la terre en tant que Fils de Dieu et si royal sur la croix, ce sentiment de la présence de Dieu devait disparaître de son âme; l'union ne devait plus être ressentie; il devait se sentir désuni en quelque sorte de Celui avec qui il affirmait être un: "Le Père et moi nous sommes un" (Jean 10,30). En lui l'amour était anéanti. La lumière éteinte. La Sagesse se taisait.       <br />
              <br />
       Il s'est donc fait rien pour nous faire participer au Tout. Ver de la terre (cf. Psaume 22,7) pour faire de nous des fils de Dieu. Nous étions séparés du Père.       <br />
              <br />
       Il était nécessaire que le Fils, en qui nous sommes tous récapitulés, éprouvât la séparation du Père. Il devait expérimenter l'abandon de Dieu pour que nous ne soyons jamais plus abandonnés (lire les textes sur la <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/blogsme/LA-NUIT-DE-MERE-TERESA_a85.html">"Nuit de Mêre Teresa"</a>). Il avait enseigné que personne n'a de plus grand amour que celui qui donne sa vie pour ses amis.       <br />
              <br />
       Lui, la Vie, donnait tout de lui-même. C'était le sommet, la plus belle expression de l'amour.       <br />
              <br />
       Son visage est caché derrière les multiples souffrances de nos vies qui ne sont rien d'autre que Lui. Oui, parce que Jésus abandonné est l'image du muet: il ne sait plus parler. Il est l'image de l'aveugle: il ne voit pas; du sourd: il n'entend pas. C'est l'homme épuisé qui gémit. Il est au bord du désespoir. Il est l'affamé d'union avec Dieu. C'est l'image du désenchanté, du trahi, on dirait un raté. Il représente le peureux, le timide, le désorienté. Jésus abandonné est ténèbres, mélancolie, contradiction. Il est l'image de tout ce qui est étrange, incompréhensible, de ce qui est à la limite du monstrueux, car c'est un Dieu qui crie: "Au secours!". Il est le solitaire, le délaissé... Il apparaît inutile, exclu, traumatisé...       <br />
              <br />
       Nous pouvons donc le reconnaître en chaque frère souffrant. Alors, en approchant ceux qui lui ressemblent, nous pouvons leur parler de Jésus abandonné.       <br />
              <br />
       Et pour ceux qui se voient semblables à lui et acceptent de partager son sort, il devient: pour le muet, la parole; pour l'ignorant, la réponse; pour l'aveugle, la lumière; pour le sourd, la voix; pour l'épuisé, le repos; pour le désespéré, l'espérance; pour celui qui est séparé des siens, l'unité; pour l'anxieux, la paix. Grâce à lui, les personnes se transforment et le non-sens de la souffrance acquiert un sens. Il avait crié sa question à laquelle nul n'avait répondu, afin que nous ayons une réponse à chacune de nos questions. Le problème de la vie humaine est la souffrance. Quelle que soit sa forme, aussi terrible soit-elle, nous savons que Jésus l'a prise sur lui et transforme, par une alchimie divine, la souffrance en amour. Je peux dire par expérience que dès que nous accueillons avec joie une souffrance, pour être comme lui, puis nous continuons à aimer en faisant la volonté de Dieu, la douleur, si elle est spirituelle, disparaît, et si elle est physique, son joug devient plus léger.       <br />
              <br />
       Notre amour pur, au contact de la souffrance, la transforme en amour; d'une certaine façon, il la divinise, comme si se poursuivait en nous si l'on peut s'exprimer ainsi la divinisation que Jésus a faite de la souffrance. Et, après chaque rencontre avec Jésus abandonné aimé ou accepté, je trouve Dieu de façon nouvelle, dans un rapport plus intime, plus ouvert, dans une unité plus pleine.       <br />
              <br />
       La lumière et la joie resplendissent à nouveau; et avec la joie, la paix qui est le fruit de l'Esprit. La lumière, la joie, la paix particulières, qui émanent de ceux qui étreignent la souffrance, frappent même les personnes les plus difficiles et les désarment. Cloués sur la croix, nous devenons mères et pères d'âmes. Son effet est donc une grande fécondité. Comme l'écrit Olivier Clément: "Et l'abîme un instant ouvert s'emplit du grand Souffle de la résurrection".       <br />
              <br />
        Les manques d'unité disparaissent, les déchirures sont recousues, la fraternité universelle resplendit, on assiste à des miracles de résurrection, un nouveau printemps naît dans l'Église et dans l'humanité.       <br />
              <br />
              <br />
       Chirara Lubich       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <HR>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/890018-8013942.jpg?v=1458775560" alt="Méditation pour le Vendredi Saint" title="Méditation pour le Vendredi Saint" />
     </div>
     <div>
      En complément de ces mots de Chiara Lubich,  voici les mots du pape François lors de l'Ostension du Saint Suaire le 30 mars 2013 Samedi saint, de 17h15 à 18h40, en la cathédrale de Turin. On a exposé de façon exceptionnelle le Saint Suaire. Cette initiative a lieu dans le cadre de l’Année de la foi proclamée par le Pape Benoît XVI. Cette ostension a été retransmise par la RAI en mondiovision. &quot;Se laisser regarder&quot; par l'Homme du suaire de Turin, c'est ce que recommandait  le pape François à cette occasion. &quot;Laissons-nous donc rejoindre par ce regard, qui ne cherche pas nos yeux mais notre coeur&quot;, a dit le pape François.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">NOTE le 9 avril 2020 : Le Saint-Suaire sort de l'ombre pour Pâques pendant la période de crise sasnitaire causée par la maladie du coronavirus COVID-19. Une ostension extraordinaire du linceul qui aurait recouvert le Christ aura lieu pendant la semaine pascale, très perturbée à cause de la crise sanitaire. ... L'événement aura lieu au moment des fêtes de Pâques, soit du jeudi 9 au dimanche 12 avril</span>        <br />
              <br />
       Lien pour l'ostentation virtuelle :  Samedi saint prochain, 11 avril, à 17h, Mgr Nosiglia animera un temps de prière et de contemplation du linceul depuis la cathédrale de Turin, en direct à la télévision, sur Internet et les réseaux sociaux. Dans le monde francophone, émission spéciale en français sur KTO <a class="link" href="https://www.ktotv.com/video/00329986/2020-04-11-direct-3-semaine-sainte">https://www.ktotv.com/video/00329986/2020-04-11-direct-3-semaine-sainte</a>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Message du pape François à l'issue de la vénération</b>       <br />
              <br />
       Chers frères et soeurs,       <br />
              <br />
       Je me place, moi aussi avec vous devant le Saint Suaire, et je remercie le Seigneur qui nous offre cette possibilité avec les moyens d’aujourd’hui.        <br />
              <br />
       Même si cela se fait sous cette forme, il ne s’agit pas d’une simple observation, mais d’une vénération, c’est un regard de prière. Je dirais davantage : c’est un se laisser regarder. Ce Visage a les yeux clos, c’est le visage d’un défunt, et pourtant mystérieusement il nous regarde, et dans le silence il nous parle.       <br />
              <br />
       Comment est-ce possible ? Comment se fait-il que le peuple fidèle, comme vous, veuille s’arrêter devant cette Icône d’un Homme flagellé et crucifié ? Parce que l’Homme du Suaire nous invite à contempler Jésus de Nazareth. Cette image – imprimée dans la toile – parle à notre coeur et nous pousse à gravir le Mont du Calvaire, à regarder le bois de la croix, à nous immerger dans le silence éloquent de l’amour.       <br />
              <br />
       Laissons-nous donc rejoindre par ce regard, qui ne cherche pas nos yeux mais notre coeur.       <br />
              <br />
       Écoutons ce qu’il veut nous dire, dans le silence, en passant au-delà de la mort même. À travers le Saint Suaire nous parvient la Parole unique et ultime de Dieu : l’Amour fait homme, incarné dans notre histoire ; l’Amour miséricordieux de Dieu qui a pris sur lui tout le mal du monde pour nous libérer de sa domination.       <br />
              <br />
       Ce Visage défiguré ressemble à tant de visages d’hommes et de femmes blessés par une vie qui ne respecte pas leur dignité, par des guerres et des violences qui frappent les plus faibles. Pourtant le Visage du Suaire communique une grande paix ; ce Corps torturé exprime une souveraine majesté.       <br />
              <br />
       C’est comme s’il laissait transparaître une énergie contenue mais puissante, c’est comme s’il nous disait : aies confiance, ne perd pas l’espérance ; la force de l’amour de Dieu, la force du Ressuscité vainc tout.        <br />
              <br />
       Pour cela, contemplant l’Homme du Suaire, je fais mienne, en ce moment, la prière que saint François d’Assise prononça devant le Crucifié :       <br />
              <br />
       Dieu Très-Haut et glorieux,       <br />
              <br />
       viens éclairer les ténèbres de mon coeur ;       <br />
              <br />
       donne-moi une foi droite, une espérance solide et une parfaite charité ;       <br />
              <br />
       donne-moi de sentir et de connaître, Seigneur,       <br />
              <br />
       afin que je puisse l’accomplir, ta volonté sainte qui ne saurait m’égarer. Amen.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/890018-1096149.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Meditation-pour-le-Vendredi-Saint_a177.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Le temps de la Passion : " Vexilla regis prodeunt..."</title>
   <pubDate>Mon, 21 Mar 2016 14:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>webmestre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Réflexions]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/886384-1091358.jpg?v=1289459903" alt="Le temps de la Passion : " Vexilla regis prodeunt..."" title="Le temps de la Passion : " Vexilla regis prodeunt..."" />
     </div>
     <div>
      "Voici que les étendards de notre roi s'avancent", en latin "Vexilla regis prodeunt". C'est cette hymne à la Croix, attribuée à Venance Fortunat (évêque de Poitiers au VIème siècle), que l'Église nous propose dans le temps de la Passion <!-- et pour la fête de la Croix glorieuse le 14 septembre-->. Dans cette hymne chantée traditionnellement pendant le temps de la Passion qui allait du dimanche de la Passion (5e dimanche du Carême) en passant par le dimanche des Rameaux jusqu'à Pâques, la Croix n'est plus seulement considérée comme un instrument de supplice mais comme l'arbre de vie qui nous a donné le fruit le plus fécond. C'est un regard de foi que nous sommes invités à poser sur la Croix !       <br />
              <br />
       <!--Victore! tu règneras!        <br />
       O Croix!  tu nous sauveras.       <br />
              <br />
       Rayonne sur le monde qui cherche la vérité,       <br />
       O croix, source féconde d'amour et de liberté.       <br />
              <br />
       Victore! tu règneras!        <br />
       O Croix!  tu nous sauveras.       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.youtube.com/watch?v=8fHVyO2DLA4">Écouter l'hymne chantée </a> par Schola Gregoriana Mediolanensis, Giovanni Vianini, Milano, Italia        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=kZ3YO7Cw3fI">Ou chantée par des voix d'hommes</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/886384-1095521.jpg?v=1289459903" alt="Le temps de la Passion : " Vexilla regis prodeunt..."" title="Le temps de la Passion : " Vexilla regis prodeunt..."" />
     </div>
     <div>
      <TABLE><TR><TD width="45%">
Vexilla regis prodeunt<br />
Fulget crucis mysterium<br />
Quo carne carnis conditor<br />
Suspensus est patibulo.
<br />
<br />
Quo vulneratus insuper<br />
Mucrone diro lanceae<br />
Ut nos lavaret crimine<br />
Manavit unda et sanguine.
<br />
<br />
Impleta sunt quae concinit<br />
David fideli carmine<br />
Dicens in nationibus<br />
Regnavit a ligno Deus.
<br />
<br />
Arbor decora et fulgida<br />
Ornata Regis purpura<br />
Electa digno stipite<br />
Tam sancta membra tangere.
<br />
<br />
Beata, cuius brachiis<br />
Saecli pependit pretium<br />
Statera facta corporis<br />
Praedamque tulit tartari.
<br />
<br />
O Crux ave, spes unica<br />
In hac triumphi gloria<br />
Auge piis justitiam<br />
Reisque dona veniam.
<br />
<br />
Te summa Deus Trinitas<br />
Collaudet omnis spiritus:<br />
Quos per crucis mysterium<br />
Salvas, rege per saecula
.<br /><br />
Amen.	<br />
</TD>

<TD >
<br />
Les étendards du Roi s’avancent,<br />
et la Lumière de la Croix resplendit,<br />
à laquelle pend dans sa chair<br />
le Créateur de la chair.
<br />
<br />

Achevé par la funeste pointe<br />
d’une lance il laisse<br />
couler l’eau et le sang<br />
afin de nous laver de notre crime.
<br />
<br />

Voici qu’est accompli ce que chantait<br />
David dans les psaumes de sa foi,<br />
disant : parmi les nations<br />
Dieu a régné par le bois.
<br />
<br />

Choisi comme potence,<br />
honoré de la pourpre du Roi,<br />
cet arbre porte les membres sacrés<br />
comme une décoration resplendissante.
<br />
<br />

Bienheureux arbre dont les branches<br />
supportent pendu le salut de ce siècle :<br />
en échange de ce corps<br />
l’Enfer a été dépouillé.
<br />
<br />

Salut ô Croix, unique espérance<br />
dans la gloire de ton triomphe !<br />
Offre la grâce aux hommes pieux,<br />
et détruis les crimes des méchants.
<br />
<br />

C’est Toi, Trinité source de notre salut,<br />
que loue tout esprit :<br />
par le mystère de la Croix<br />
tu nous sauves et tu nous guéris.
<br />
<br />
Amen.
<br />
<br />
</TD>
</TR>
</TABLE>


     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Pour nourrir la méditattion, lire les réflexions inspirantes sur        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.interbible.org/interBible/cithare/celebrer/2011/a_ram.html">Le signe de la croix par l'abbé Gérard Longtin, bibliste du diocèse de Longueil (Québec)</a>       <br />
              <br />
       &quot;Dans l’Évangile de Matthieu, le récit de la Passion commence au début du chapitre 26. Jésus annonce lui-même ce qui va arriver : La Pâque … tombe dans deux jours, et le Fils de l’homme va être livré pour être crucifié (Mt 26, 2). Si on ajoute à cet emploi du verbe crucifier ceux qui apparaissent jusqu’à la fin du chapitre 27 on obtient un total de 7 (Matthieu 27, 22. 23. 26. 31. 35. 38) ce qui est, on le sait, le chiffre de la plénitude. D’ailleurs, lors de la découverte du tombeau vide, l’ange dira aux femmes : Je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié (Mt 28, 5). Jésus se définit par cette caractéristique; il est le crucifié....&quot;       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.interbible.org/interBible/cithare/celebrer/2011/a_ram.html">Lire la suite</a>       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
              <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Source: Le Feuillet biblique, no 2269.        <br />
               <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Regardez cette <a class="link" href="https://www.ecdq.tv/crucifix-sens-et-histoire/">très bonne vidéo</a> produite par ECDQ.tv  du Diocèse de Québec sur les liens de la croix et de la culture .       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--       <br />
       Dimanche des Rameaux A - 17 avril 2011       <br />
              <br />
               <br />
         	       <br />
       Le signe de la croix       <br />
              <br />
       Trahison de Judas : Matthieu 26, 14 - 27,66       <br />
       Autres lectures : Isaïe 50, 4-7; Psaume 21(22); Philippiens 2, 6-11       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Dans l’Évangile de Matthieu, le récit de la Passion commence au début du chapitre 26. Jésus annonce lui-même ce qui va arriver : La Pâque … tombe dans deux jours, et le Fils de l’homme va être livré pour être crucifié (Mt 26, 2). Si on ajoute à cet emploi du verbe crucifier ceux qui apparaissent jusqu’à la fin du chapitre 27 on obtient un total de 7 (Matthieu 27, 22. 23. 26. 31. 35. 38) ce qui est, on le sait, le chiffre de la plénitude. D’ailleurs, lors de la découverte du tombeau vide, l’ange dira aux femmes : Je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié (Mt 28, 5). Jésus se définit par cette caractéristique; il est le crucifié. Pourtant beaucoup d’autres, avant lui et après, ont subi le même supplice. Mais Jésus demeure, aux yeux de l’histoire, le crucifié par excellence, celui dont la mort a marqué pour toujours l’existence de l’humanité. Pour les chrétiens, cette mort est devenue promesse de vie, rappelant que, de l’abaissement extrême surgit le salut : Il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir et à mourir sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a élevé au-dessus de tout (Philippiens 2, 8-9a).       <br />
       L’Alliance (cf. Mt 26, 28)       <br />
              <br />
            Jésus met explicitement en lien sa Passion et la fête de la Pâque (cf. Mt 26, 2). Pourtant ses adversaires désiraient éviter cette coïncidence à cause des réactions imprévisibles de la foule qui aurait pu prendre le parti de Jésus et provoquer des troubles (Mt 26, 5). Mais le plan de Dieu se réalise malgré les hommes. Jésus devait être livré au moment où Israël célébrait sa délivrance; il allait devenir la victime d’un nouveau repas pascal offert pour la multitude (Mt 26, 28).       <br />
              <br />
            Jésus avait déjà défini sa mission comme un service allant jusqu’au don de sa vie pour la multitude : Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude (Mt 20, 28). Lorsqu’il parle de la multitude, il pense à toute l’humanité invitée à entrer dans l’Alliance grâce à l’annonce de l’Évangile.        <br />
              <br />
            Ainsi s’éclaire le sens de la parole de Jésus lors de son dernier repas : Ceci est mon sang (le sang) de l’Alliance répandu pour la multitude en rémission des péchés (Mt 26, 28). Le sang de l’agneau pascal protégeait les Hébreux en éloignant l’exterminateur de leurs maisons (Ex 12, 13). Le sang de l’Alliance scellait le pacte de partenariat entre Dieu et son peuple, sur la base des commandements de la Loi (Ex 24, 8). Le sang répandu de Jésus délivre du péché et de la mort la multitude des croyants  en accomplissant jusqu’au bout la mission du Serviteur : Il se dépouilla lui-même en prenant la condition du serviteur (Phil 2, 7).       <br />
       L’accomplissement des Écritures       <br />
              <br />
            Le Fils de l’homme s’en va comme il est écrit à son sujet (Mt 26, 24). Il est difficile de trouver une citation qui annoncerait explicitement les souffrances et la mort du Fils de l’homme. Pourtant Jésus, et les premiers chrétiens avec lui (cf. 1 Co 15, 3-4) affirment que tout ce qui est arrivé : la passion, la mort, la résurrection, est conforme aux Écritures.       <br />
              <br />
            Si les choses s’étaient passées autrement, si Jésus, après son entrée dans Jérusalem (cf. Mt 21, 1-11) avait rallié à lui tout le peuple juif et avait été proclamé roi, on aurait trouvé facilement dans les Écritures des passages qui annonçaient le triomphe du Messie, comme le fit la foule qui l’accueillit ce jour-là : Hosanna au fils de David. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. Hosanna au plus haut des cieux (Mt 21, 9). Évidemment, la suite des événements allait poser un problème crucial : l’échec apparent de Jésus était-il conforme au projet de Dieu?       <br />
              <br />
            Tout au long de son ouvrage, Matthieu est préoccupé de montrer la continuité du plan divin à travers l’ancienne Alliance et la nouvelle. Il se montre attentif à souligner cet aspect durant son récit de la Passion : Tout cela est arrivé pour que s’accomplissent les écrits des prophètes (Mt 26, 56. Voir aussi : 26, 31.54; 27, 29).       <br />
              <br />
            Plus encore que la correspondance de tel épisode avec un passage de l’Écriture, c’est à travers la figure du Serviteur souffrant que s’exprime la conviction que Jésus accomplit véritablement le projet de Dieu. Selon la parole déjà citée (Mt 20, 28), Jésus se définit comme serviteur. Au moment de mourir il emprunte le cri de détresse du pauvre abandonné et pourtant confiant malgré tout (Mt 27, 46; cf. Ps 22(21), 2). Même ses adversaires, en se moquant de lui, lui attribuent les paroles du juste souffrant du livre de la Sagesse (Mt 27, 43; cf. Sg 2, 17-20). Enfin, la figure mystérieuse du Serviteur dans le livre d’Isaïe a permis de décoder le sort, autrement incompréhensible, réservé au Messie. Comme lui, il ne s’est pas révolté ni dérobé (cf. Is 50, 5) acceptant de faire jusqu’au bout la volonté du Père : Non pas comme je veux mais comme tu veux (Mt 26, 39). Il supporte en silence les injures et les supplices : J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient … je n’ai pas protégé mon visage des outrages et des crachats (Is 50, 6; cf. Mt 26, 67-68; 27, 26-30). Malgré le scandale que représente toujours la croix (Ph 2, 8; cf. 1 Co 1, 23) Jésus accomplit fidèlement les Écritures; il porte à leur plein achèvement les promesses de salut de l’Ancienne Alliance.       <br />
       Le Fils de Dieu (cf. Mt 27, 54)       <br />
              <br />
            Ce titre revient à trois reprises dans le récit de la Passion. La première fois, il est mis dans la bouche du grand prêtre : Je t’adjure par le Dieu Vivant de nous dire si tu es le Messie, le Fils de Dieu (Mt 26, 63). Le grand prêtre semble considérer les deux termes comme synonymes. Il fait sans doute référence au Psaume 2 où Dieu déclare au roi : Tu es mon fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré (Ps 2, 7). Être messie, c’est-à-dire consacré à Dieu en vue d’une mission, implique une relation spéciale avec Dieu; cette relation s’exprime le mieux en termes de filiation. Jésus ne récuse pas cette affirmation mais il la réinterprète en y ajoutant l’image du juge eschatologique : Désormais vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout Puissant et venir sur les nuées du ciel (Mt 26, 64; cf. Dn 7, 13-14). Il n’a pas d’ambitions politiques mais une mission de salut à réaliser.       <br />
              <br />
            Le deuxième emploi de ce titre vient des passants qui insultent Jésus sur la croix. Ils attribuent à Jésus l’origine de cette affirmation : Car il a dit : je suis le Fils de Dieu (Mt 27, 43). Comme on l’a vu plus haut, l’arrière-fond est clairement la réflexion du livre de la Sagesse         <br />
       sur le sort des justes et des impies : Car si le juste est fils de Dieu, il l’assistera et le délivrera des mains de ses adversaires (Sg 2, 18). En attribuant ces mots aux chefs des prêtres, aux scribes et aux anciens Matthieu les assimile aux impies qui ignorent les secrets de Dieu (Sg 2, 22). Jésus, le juste par excellence, peut compter sur l’aide de Dieu même dans la mort, au moment où tout semble perdu (cf. Sg 3, 1-4).       <br />
              <br />
            Dans le récit de Matthieu la mort de Jésus s’accompagne de phénomènes extraordinaires dont la résurrection de nombreux saints (Mt 27, 51-53). Il ne s’agit pas seulement de la mort d’un innocent injustement condamné mais de la fin d’un monde et de la naissance d’un nouveau. Devant ce spectacle, le centurion et les gardes s’écrient : vraiment cet homme était le Fils de Dieu (Mt 27, 54). La mort du Fils de Dieu condamne le monde ancien qui va disparaître et annonce la naissance d’un nouveau. La résurrection des justes (cf. Dn 12, 2-3) anticipe celle de Jésus. Les autorités juives la redoutent parce qu’elles appartiennent au monde ancien (cf. Mt 27, 62-64) mais leurs précautions seront inutiles parce que Jésus est entré dans le monde de Dieu où il échappe à leur pouvoir.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Jérôme Longtin, ptre       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Source: Le Feuillet biblique, no 2269. Toute reproduction de ce commentaire, à des fins autres que personnelles, est interdite sans l'autorisation du Centre biblique de Montréal.       <br />
              <br />
        -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/886384-1095521.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Le-temps-de-la-Passion-Vexilla-regis-prodeunt_a175.html</link>
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