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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-09T19:06:36+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »</title>
   <pubDate>Tue, 08 Apr 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 13 avril 2025. Textes: Luc 19, 28-40, Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2 6-11 et Luc 22, 14 - 23, 56.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85952155-61196273.jpg?v=1549133877" alt="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »" title="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »" />
     </div>
     <div>
      La jonction du récit de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem avec le récit détaillé de sa Passion est une introduction bien choisie pour la Semaine Sainte, la Grande Semaine, que nous nous apprêtons à vivre. Il nous sera donné non seulement de méditer sur les derniers jours de Jésus, mais surtout de le suivre pas à pas notamment le Jeudi-Saint qui nous rappellera son dernier repas, la Cène, et le lavement des pieds<!--, avec ses disciples avant d'être trahi et d'être livré aux autorité juives et romaines-->, puis le Vendredi-Saint qui commémorera  sa mort et enfin sa Résurrection qui sera célébrée dans la Vigile pascale et pendant tout le temps de Pâques.       <br />
       <!--       <br />
       Ces faits  sont des actes, des gestes et des attitudes de Jésus qui ne sont pas seulement passées, mais qui sont éternellement présents. C'est pourquoi, nous lisons attentivement les récits de la Passion durant la Semaine Sainte. J'aimerais expliciter un peu cette idée avant de revenir sur l'entrée de Jésus à Jérusalem.-->       <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Les mystères de la vie du Christ </span>       <br />
              <br />
       Les actions, les gestes du Christ sont communément appelés les mystères de la vie du Christ non parce qu'il sont incompréhensibles<!--, au contraire, ils sont le plus souvent des gestes et des attitudes en tout semblables aux nôtre-->, mais parce qu'ils sont remplis d'une puissance et d'une énergie qui dépassent les limites du temps et de l'espace à cause de la nature divine qui est en Jésus.        <br />
              <br />
       Les mystères de la vie du Christ que le cardinal de Bérulle appelait les « états intérieurs du Verbe Incarné » ( pour lire un résumé de la spiritualité bérullienne  <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/hsp/berulle.htm">cliquez ici </a>)  sont les actes, les gestes et les attitudes de celui qui est parfaitement homme, et, en même temps, parfaitement Dieu. Ce qui fait que les actions, les gestes de Jésus échappent ainsi par la puissance de Dieu à nos limites humaines.  Par la grâce de Dieu, ce qu'il vit continue de vivre éternellement. C'est pourquoi, le souvenir de ce que Jésus a vécu, même dans le détail, est si important pour les personnes qui croient au Christ. Nous ne méditerons jamais assez le déroulement de sa vie et de ses enseignements. Ils sont toujours actuels.       <br />
              <br />
       Ses derniers jours revêtent une importance particulière non seulement parce qu'ils sont les derniers, mais surtout parce qu'ils marquent que son Heure, comme le dit saint Jean, est arrivée. Son histoire de vie prendra un tour inattendu pour ses disciples. Lui s'y sentira à l'aise car c'est ainsi qu'il manifestera son obéissance à Dieu qui l'a choisi comme celui qui porte les péchés du monde.  Cette  obéissance totale remplie d'amour en fait le Sauveur qui réconcilie le monde avec Dieu, qui rétablit les relations avec Dieu et les uns avec les autres.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le salut en Jésus</span>       <br />
              <br />
       C'est une richesse propre au christianisme que cette assurance d'un salut<!--« au-delà de ma petite personne qui tend à réconcilier l’aventure humaine avec elle-même et avec Dieu  » (Frère Dominique Motte o.p. du Couvent de Lille en France dans <span style="font-style:italic">Carême dans la ville</span> 2019 le 3 avril 2019)-->. Ce salut nous est donné en Jésus-Christ qui  l'obtient par sa mort sur la Croix et son Sang répandu. Sa résurrection, le troisième jour, l'établit fermement et pour toujours comme Seigneur à la gloire de Dieu le Père et Seigneur de nos vies.        <br />
              <br />
       C’est ce que proclame saint Paul dans ce bel hymne de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Philippiens</span> que nous avons comme deuxième lecture : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort,  et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers ».       <br />
              <br />
       C'est avec cet arrière-fond que nous entrons dans cette nouvelle Semaine Sainte, car les mystères de la vie du Christ sont toujours actifs et remplis de grâces pour ceux et celles qui s'y unissent avec cœur et avec foi.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Les Rameaux</span>       <br />
              <br />
       L'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est célébrée dans la liturgie d'aujourd'hui par une procession qui rappelle cet évènement et par la bénédiction des rameaux ou palmes portées par les participants et les participantes. Ces rameaux sont conservés par plusieurs personnes tout au long de l'année. Ils en disposent  en les mettant au mur, par exemple, et  en les tressant parfois.       <br />
              <br />
       Ces signes sont des rappels que l'abaissement de Jésus dans sa Passion n'est pas une défaite, mais un triomphe sur les forces du mal. Ce triomphe de Jésus ne se réalise pas à la façon des triomphes humains comme ceux des Oscars ou des Molières. Il réside dans l'abandon à la volonté de Dieu qui fait de lui le Serviteur de ses frères et sœurs pour les amener avec lui près du Père.        <br />
              <br />
       Il s'agit d'un renversement des perspectives habituelles comme dans les Béatitudes. Ce qui est petit est ce qui est grand, ce qui est rejeté est ce qui est aimé de Dieu, ce qui est pauvre est ce qui est la véritable richesse. Message dur à entendre parfois, mais message au cœur des mystères de la vie du Christ. La dynamique du salut de Dieu n'est pas du même genre que celle des humains. Le Royaume de Dieu n'est pas comme les royaumes de la terre. Jésus le dira devant Pilate : « Mon royaume n'est pas de ce monde ». (Jean 18, 36)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons à Dieu au début de cette Semaine Sainte 2025 de laisser nos esprits et nos cœurs s'imprégner des mystères qui nous revivrons. Nous en avons continuellement besoin car, à mesure que nous avançons à la suite de Jésus, de nouveaux espaces et de nouvelles perspectives nous attendent.       <br />
              <br />
       Acceptons cette année de nous laisser surprendre par Jésus.       <br />
              <br />
       <!--Et disons-lui cette prière qui est celle de l’oraison….-->       <br />
              <br />
       Bonne Semaine Sainte!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       8 avril 2019       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      _____________________________________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C</b>       <br />
              <br />
       Entrée messianique       <br />
              <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Lc 19, 28-40)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
          En ce temps-là,       <br />
           Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.       <br />
           Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie,       <br />
       près de l’endroit appelé mont des Oliviers,       <br />
       il envoya deux de ses disciples,       <br />
           en disant :       <br />
       « Allez à ce village d’en face.       <br />
       À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché,       <br />
       sur lequel personne ne s’est encore assis.       <br />
       Détachez-le et amenez-le.       <br />
           Si l’on vous demande :       <br />
       ‘Pourquoi le détachez-vous ?’       <br />
       vous répondrez :       <br />
       ‘Parce que le Seigneur en a besoin.’ »       <br />
           Les envoyés partirent       <br />
       et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit.       <br />
           Alors qu’ils détachaient le petit âne,       <br />
       ses maîtres leur demandèrent :       <br />
       « Pourquoi détachez-vous l’âne ? »       <br />
           Ils répondirent :       <br />
       « Parce que le Seigneur en a besoin. »       <br />
           Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus,       <br />
       jetèrent leurs manteaux dessus,       <br />
       et y firent monter Jésus.       <br />
           À mesure que Jésus avançait,       <br />
       les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.       <br />
           Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers,       <br />
       toute la foule des disciples, remplie de joie,       <br />
       se mit à louer Dieu à pleine voix       <br />
       pour tous les miracles qu’ils avaient vus,       <br />
           et ils disaient :       <br />
       « Béni soit celui qui vient,       <br />
       le Roi, au nom du Seigneur.       <br />
       Paix dans le ciel       <br />
       et gloire au plus haut des cieux ! »       <br />
           Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule,       <br />
       dirent à Jésus :       <br />
       « Maître, réprimande tes disciples ! »       <br />
           Mais il prit la parole en disant :       <br />
       « Je vous le dis :       <br />
       si eux se taisent,       <br />
       les pierres crieront. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       Messe de la Passion       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
              <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps 21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent ;       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure ;       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds,       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Mais tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2 6-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 22, 14 – 23, 56)       <br />
              <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants : X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
              <br />
       L. Quand l’heure fut venue,       <br />
       Jésus prit place à table,       <br />
       et les Apôtres avec lui.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous       <br />
       avant de souffrir !       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       jamais plus je ne la mangerai       <br />
       jusqu’à ce qu’elle soit pleinement accomplie       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
           L. Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce,       <br />
       il dit :       <br />
       X « Prenez ceci et partagez entre vous.       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       désormais, jamais plus       <br />
       je ne boirai du fruit de la vigne       <br />
       jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. »       <br />
              <br />
           L. Puis, ayant pris du pain et rendu grâce,       <br />
       il le rompit       <br />
       et le leur donna, en disant :       <br />
       X « Ceci est mon corps, donné pour vous.       <br />
       Faites cela en mémoire de moi. »       <br />
           L. Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant :       <br />
       X « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang       <br />
       répandu pour vous.       <br />
           Et cependant, voici que la main de celui qui me livre       <br />
       est à côté de moi sur la table.       <br />
           En effet, le Fils de l’homme s’en va       <br />
       selon ce qui a été fixé.       <br />
       Mais malheureux cet homme-là       <br />
       par qui il est livré ! »       <br />
           L. Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres       <br />
       quel pourrait bien être, parmi eux, celui qui allait faire cela.       <br />
              <br />
           Ils en arrivèrent à se quereller :       <br />
       lequel d’entre eux, à leur avis, était le plus grand ?       <br />
           Mais il leur dit :       <br />
       X « Les rois des nations       <br />
       les commandent en maîtres,       <br />
       et ceux qui exercent le pouvoir sur elles       <br />
       se font appeler bienfaiteurs.       <br />
           Pour vous, rien de tel !       <br />
       Au contraire, que le plus grand d’entre vous       <br />
       devienne comme le plus jeune,       <br />
       et le chef, comme celui qui sert.       <br />
           Quel est en effet le plus grand :       <br />
       celui qui est à table, ou celui qui sert ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui est à table ?       <br />
       Eh bien moi, je suis au milieu de vous       <br />
       comme celui qui sert.       <br />
           Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves.       <br />
           Et moi, je dispose pour vous du Royaume,       <br />
       comme mon Père en a disposé pour moi.       <br />
           Ainsi vous mangerez et boirez à ma table       <br />
       dans mon Royaume,       <br />
       et vous siégerez sur des trônes       <br />
       pour juger les douze tribus d’Israël.       <br />
              <br />
           Simon, Simon,       <br />
       voici que Satan vous a réclamés       <br />
       pour vous passer au crible comme le blé.       <br />
           Mais j’ai prié pour toi,       <br />
       afin que ta foi ne défaille pas.       <br />
       Toi donc, quand tu sera revenu,       <br />
       affermis tes frères. »       <br />
           L. Pierre lui dit :       <br />
       D. « Seigneur, avec toi, je suis prêt       <br />
       à aller en prison et à la mort. »       <br />
           L. Jésus reprit :       <br />
       X « Je te le déclare, Pierre :       <br />
       le coq ne chantera pas aujourd’hui       <br />
       avant que toi, par trois fois,       <br />
       tu aies nié me connaître. »       <br />
              <br />
           L. Puis il leur dit :       <br />
       X « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni sac, ni sandales,       <br />
       avez-vous donc manqué de quelque chose ? »       <br />
           L. Ils lui répondirent :       <br />
       D. « Non, de rien. »       <br />
       L. Jésus leur dit :       <br />
       X « Eh bien maintenant, celui qui a une bourse,       <br />
       qu’il la prenne,       <br />
       de même celui qui a un sac ;       <br />
       et celui qui n’a pas d’épée,       <br />
       qu’il vende son manteau pour en acheter une.       <br />
           Car, je vous le déclare :       <br />
       il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture :       <br />
       Il a été compté avec les impies.       <br />
       De fait, ce qui me concerne       <br />
       va trouver son accomplissement. »       <br />
           L. Ils lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, voici deux épées. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Cela suffit. »       <br />
              <br />
           L. Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude,       <br />
       au mont des Oliviers,       <br />
       et ses disciples le suivirent.       <br />
           Arrivé en ce lieu, il leur dit :       <br />
       X « Priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
           L. Puis il s’écarta       <br />
       à la distance d’un jet de pierre environ.       <br />
       S’étant mis à genoux,       <br />
       il priait en disant :       <br />
           X « Père, si tu le veux,       <br />
       éloigne de moi cette coupe ;       <br />
       cependant, que soit faite non pas ma volonté,       <br />
       mais la tienne. »       <br />
           L. Alors, du ciel, lui apparut un ange       <br />
       qui le réconfortait.       <br />
           Entré en agonie,       <br />
       Jésus priait avec plus d’insistance,       <br />
       et sa sueur devint comme des gouttes de sang       <br />
       qui tombaient sur la terre.       <br />
           Puis Jésus se releva de sa prière       <br />
       et rejoignit ses disciples       <br />
       qu’il trouva endormis, accablés de tristesse.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « Pourquoi dormez-vous ?       <br />
       Relevez-vous       <br />
       et priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
              <br />
           L. Il parlait encore,       <br />
       quand parut une foule de gens.       <br />
       Celui qui s’appelait Judas, l’un des Douze,       <br />
       marchait à leur tête.       <br />
       Il s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser.       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       X « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ? »       <br />
           L. Voyant ce qui allait se passer,       <br />
       ceux qui entouraient Jésus lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, et si nous frappions avec l’épée ? »       <br />
           L. L’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre       <br />
       et lui trancha l’oreille droite.       <br />
           Mais Jésus dit :       <br />
       X « Restez-en là ! »       <br />
       L. Et, touchant l’oreille de l’homme,       <br />
       il le guérit.       <br />
           Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l’arrêter,       <br />
       grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens :       <br />
       X « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ?       <br />
           Chaque jour, j’étais avec vous dans le Temple,       <br />
       et vous n’avez pas porté la main sur moi.       <br />
       Mais c’est maintenant votre heure       <br />
       et le pouvoir des ténèbres. »       <br />
              <br />
           L. S’étant saisis de Jésus, ils l’emmenèrent       <br />
       et le firent entrer dans la résidence du grand prêtre.       <br />
       Pierre suivait à distance.       <br />
           On avait allumé un feu au milieu de la cour,       <br />
       et tous étaient assis là.       <br />
       Pierre vint s’asseoir au milieu d’eux.       <br />
           Une jeune servante le vit assis près du feu ;       <br />
       elle le dévisagea et dit :       <br />
       A. « Celui-là aussi était avec lui. »       <br />
           L. Mais il nia :       <br />
       D. « Non, je ne le connais pas. »       <br />
           L. Peu après, un autre dit en le voyant :       <br />
       F. « Toi aussi, tu es l’un d’entre eux. »       <br />
       L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Non, je ne le suis pas. »       <br />
           L. Environ une heure plus tard,       <br />
       un autre insistait avec force :       <br />
       F. « C’est tout à fait sûr ! Celui-là était avec lui,       <br />
       et d’ailleurs il est Galiléen. »       <br />
           L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Je ne sais pas ce que tu veux dire. »       <br />
       L. Et à l’instant même, comme il parlait encore,       <br />
       un coq chanta.       <br />
           Le Seigneur, se retournant,       <br />
       posa son regard sur Pierre.       <br />
       Alors Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante aujourd’hui,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
           Il sortit et, dehors, pleura amèrement.       <br />
              <br />
           Les hommes qui gardaient Jésus       <br />
       se moquaient de lui et le rouaient de coups.       <br />
           Ils lui avaient voilé le visage,       <br />
       et ils l’interrogeaient :       <br />
       F. « Fais le prophète !       <br />
       Qui est-ce qui t’a frappé ? »       <br />
           L. Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes.       <br />
              <br />
           Lorsqu’il fit jour,       <br />
       se réunit le collège des anciens du peuple,       <br />
       grands prêtres et scribes,       <br />
       et on emmena Jésus devant leur conseil suprême.       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       F. « Si tu es le Christ,       <br />
       dis-le nous. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Si je vous le dis,       <br />
       vous ne me croirez pas ;       <br />
           et si j’interroge,       <br />
       vous ne répondrez pas.       <br />
           Mais désormais le Fils de l’homme       <br />
       sera assis à la droite de la Puissance de Dieu. »       <br />
           L. Tous lui dirent alors :       <br />
       F. « Tu es donc le Fils de Dieu ? »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Vous dites vous-mêmes que je le suis. »       <br />
           L. Ils dirent alors :       <br />
       F. « Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ?       <br />
       Nous-mêmes, nous l’avons entendu de sa bouche. »       <br />
           L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
              <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
              <br />
          L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
       Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »       <br />
          L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                    Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
       À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           Alors arriva un membre du Conseil, nommé Joseph ;       <br />
       c’était un homme bon et juste,       <br />
           qui n’avait donné son accord       <br />
       ni à leur délibération, ni à leurs actes.       <br />
       Il était d’Arimathie, ville de Judée,       <br />
       et il attendait le règne de Dieu.       <br />
           Il alla trouver Pilate       <br />
       et demanda le corps de Jésus.       <br />
           Puis il le descendit de la croix,       <br />
       l’enveloppa dans un linceul       <br />
       et le mit dans un tombeau taillé dans le roc,       <br />
       où personne encore n’avait été déposé.       <br />
           C’était le jour de la Préparation de la fête,       <br />
       et déjà brillaient les lumières du sabbat.       <br />
           Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée       <br />
       suivirent Joseph.       <br />
       Elles regardèrent le tombeau       <br />
       pour voir comment le corps avait été placé.       <br />
           Puis elles s’en retournèrent       <br />
       et préparèrent aromates et parfums.       <br />
       Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Évangile       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 23, 1-49)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
           L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
              <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
           Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »            <br />
       L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                  (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
         À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/85952155-61196273.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-C-Il-s-est-abaisse-devenant-obeissant-jusqu-a_a1238.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-61813555</guid>
   <title>Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur  Année C : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort » </title>
   <pubDate>Tue, 05 Apr 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du pour le Dimanche des Rameaux Année C le 10 avril 2022 Textes: Luc 19, 28-40, Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2, 6-11 et Lecture de la Passion selon saint Luc 22, 14-23, 56.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/61813555-44966941.jpg?v=1643318477" alt="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur  Année C : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort » " title="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur  Année C : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort » " />
     </div>
     <div>
      La jonction du récit de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem avec le récit détaillé de sa Passion est une introduction bien choisie pour la Semaine Sainte, la Grande Semaine, que nous nous apprêtons à vivre. Il nous sera donné non seulement de méditer sur les derniers jours de Jésus, mais surtout de le suivre pas à pas notamment le Jeudi-Saint qui nous rappellera son dernier repas, la Cène, et le lavement des pieds<!--, avec ses disciples avant d'être trahi et d'être livré aux autorité juives et romaines-->, puis le Vendredi-Saint qui commémorera  sa mort et enfin Pâques qui dans la Vigile pascale rappellera sa résurrection que nous célébrerons pendant tout le temps de Pâques.       <br />
              <br />
       Ces faits  sont des actes, des gestes et des attitudes de Jésus qui ne sont pas seulement passés, mais qui sont éternellement présents. C'est pourquoi, nous lisons attentivement les récits de la Passion durant la Semaine Sainte. J'aimerais expliciter un peu cette idée avant de revenir sur l'entrée de Jésus à Jérusalem.       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Les mystères de la vie du Christ </span>       <br />
              <br />
       Les actions, les gestes du Christ sont communément appelés les mystères de la vie du Christ non parce qu'il sont incompréhensibles,  - au contraire, ils sont le plus souvent des gestes et des attitudes en tout semblables aux nôtres -  mais parce qu'ils sont remplis d'une puissance et d'une énergie qui dépassent les limites du temps et de l'espace à cause de la nature divine qui est en Jésus.        <br />
              <br />
       Les mystères de la vie du Christ que le cardinal de Bérulle appelait les « états intérieurs du Verbe Incarné » ( pour lire un résumé de la spiritualité bérullienne  <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/hsp/berulle.htm">cliquez ici </a>)  sont les actes, les gestes et les attitudes de celui qui est parfaitement homme, et, en même temps, parfaitement Dieu. Ce qui fait que les actions, les gestes de Jésus échappent ainsi par la puissance de Dieu à nos limites humaines.  Par la grâce de Dieu, ce qu'il vit continue de vivre éternellement. C'est pourquoi, le souvenir de ce que Jésus a vécu, même dans le détail, est si important pour les personnes qui croient au Christ. Nous ne méditerons jamais assez le déroulement de sa vie et de ses enseignements. Ils sont toujours actuels.       <br />
              <br />
       Ses derniers jours revêtent une importance particulière non seulement parce qu'ils sont les derniers, mais surtout parce qu'ils marquent que son Heure, comme le dit saint Jean, est arrivée. Son histoire de vie prendra un tour inattendu pour ses disciples. Lui s'y sentira à l'aise car c'est ainsi qu'il manifestera son obéissance à Dieu qui l'a choisi comme celui qui porte les péchés du monde.  Cette  obéissance totale remplie d'amour en fait le Sauveur qui réconcilie le monde avec Dieu, qui rétablit les relations avec Dieu et les uns avec les autres.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le salut en Jésus</span>       <br />
              <br />
       C'est une richesse propre au christianisme que cette assurance d'un salut « au-delà de ma petite personne qui tend à réconcilier l’aventure humaine avec elle-même et avec Dieu  » (Frère Dominique Motte o.p. du Couvent de Lille en France). <!-- dans <span style="font-style:italic">Carême dans la ville</span> 2019 le 3 avril 2019)--> Ce salut nous est donné en Jésus-Christ qui  l'obtient par sa mort sur la Croix et son Sang répandu. Sa résurrection, le troisième jour, l'établit fermement et pour toujours comme Seigneur à la gloire de Dieu le Père et Seigneur de nos vies.        <br />
              <br />
       C’est ce que proclame saint Paul dans ce bel hymne de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Philippiens</span> que nous avons comme deuxième lecture : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort,  et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers ».       <br />
              <br />
       C'est avec cet arrière-fond que nous entrons dans cette nouvelle Semaine Sainte, car les mystères de la vie du Christ sont toujours actifs et remplis de grâces pour ceux et celles qui s'y unissent avec cœur et avec foi.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Les Rameaux</span>       <br />
              <br />
       L'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est célébrée dans la liturgie d'aujourd'hui par une procession qui rappelle cet évènement et par la bénédiction des rameaux ou palmes portées par les participants et les participantes. Ces rameaux sont conservés par plusieurs personnes tout au long de l'année. Ils en disposent  en les mettant au mur, par exemple, et  en les tressant parfois.       <br />
              <br />
       Ces signes sont des rappels que l'abaissement de Jésus dans sa Passion n'est pas une défaite, mais un triomphe sur les forces du mal. Ce triomphe de Jésus ne se réalise pas à la façon des triomphes humains comme ceux des Oscars ou des Molières. Il réside dans l'abandon à la volonté de Dieu qui fait de lui le Serviteur de ses frères et sœurs pour les amener avec lui près du Père.        <br />
              <br />
       Il s'agit d'un renversement des perspectives habituelles comme dans les Béatitudes. Ce qui est petit est ce qui est grand, ce qui est rejeté est ce qui est aimé de Dieu, ce qui est pauvre est ce qui est la véritable richesse. Message dur à entendre parfois, mais message au cœur des mystères de la vie du Christ. La dynamique du salut de Dieu n'est pas du même genre que celle des humains. Le Royaume de Dieu n'est pas comme les royaumes de la terre. Jésus le dira devant Pilate : « Mon royaume n'est pas de ce monde ». (Jean 18, 36)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons à Dieu au début de cette Semaine Sainte 2022 de laisser nos esprits et nos cœurs s'imprégner des mystères qui nous revivrons. Nous en avons continuellement besoin car, à mesure que nous avançons à la suite de Jésus, de nouveaux espaces et de nouvelles perspectives nous attendent.       <br />
              <br />
       Acceptons cette année de nous laisser surprendre par Jésus.       <br />
              <br />
       <!--Et disons-lui cette prière qui est celle de l’oraison….-->       <br />
              <br />
       Bonne Semaine Sainte!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       5 avril 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 9 avril 2019-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      PROCESSION DES RAMEAUX       <br />
       ENTRÉE MESSIANIQUE       <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Lc 19, 28-40)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
          En ce temps-là,       <br />
           Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.       <br />
           Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie,       <br />
       près de l’endroit appelé mont des Oliviers,       <br />
       il envoya deux de ses disciples,       <br />
           en disant :       <br />
       « Allez à ce village d’en face.       <br />
       À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché,       <br />
       sur lequel personne ne s’est encore assis.       <br />
       Détachez-le et amenez-le.       <br />
           Si l’on vous demande :       <br />
       ‘Pourquoi le détachez-vous ?’       <br />
       vous répondrez :       <br />
       ‘Parce que le Seigneur en a besoin.’ »       <br />
           Les envoyés partirent       <br />
       et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit.       <br />
           Alors qu’ils détachaient le petit âne,       <br />
       ses maîtres leur demandèrent :       <br />
       « Pourquoi détachez-vous l’âne ? »       <br />
           Ils répondirent :       <br />
       « Parce que le Seigneur en a besoin. »       <br />
           Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus,       <br />
       jetèrent leurs manteaux dessus,       <br />
       et y firent monter Jésus.       <br />
           À mesure que Jésus avançait,       <br />
       les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.       <br />
           Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers,       <br />
       toute la foule des disciples, remplie de joie,       <br />
       se mit à louer Dieu à pleine voix       <br />
       pour tous les miracles qu’ils avaient vus,       <br />
           et ils disaient :       <br />
       « Béni soit celui qui vient,       <br />
       le Roi, au nom du Seigneur.       <br />
       Paix dans le ciel       <br />
       et gloire au plus haut des cieux ! »       <br />
           Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule,       <br />
       dirent à Jésus :       <br />
       « Maître, réprimande tes disciples ! »       <br />
           Mais il prit la parole en disant :       <br />
       « Je vous le dis :       <br />
       si eux se taisent,       <br />
       les pierres crieront. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       MESSE DE LA PASSION       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps 21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent ;       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure ;       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds,       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Mais tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2 6-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 22, 14 – 23, 56)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants : X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
              <br />
       L. Quand l’heure fut venue,       <br />
       Jésus prit place à table,       <br />
       et les Apôtres avec lui.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous       <br />
       avant de souffrir !       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       jamais plus je ne la mangerai       <br />
       jusqu’à ce qu’elle soit pleinement accomplie       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
           L. Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce,       <br />
       il dit :       <br />
       X « Prenez ceci et partagez entre vous.       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       désormais, jamais plus       <br />
       je ne boirai du fruit de la vigne       <br />
       jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. »       <br />
              <br />
           L. Puis, ayant pris du pain et rendu grâce,       <br />
       il le rompit       <br />
       et le leur donna, en disant :       <br />
       X « Ceci est mon corps, donné pour vous.       <br />
       Faites cela en mémoire de moi. »       <br />
           L. Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant :       <br />
       X « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang       <br />
       répandu pour vous.       <br />
           Et cependant, voici que la main de celui qui me livre       <br />
       est à côté de moi sur la table.       <br />
           En effet, le Fils de l’homme s’en va       <br />
       selon ce qui a été fixé.       <br />
       Mais malheureux cet homme-là       <br />
       par qui il est livré ! »       <br />
           L. Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres       <br />
       quel pourrait bien être, parmi eux, celui qui allait faire cela.       <br />
              <br />
           Ils en arrivèrent à se quereller :       <br />
       lequel d’entre eux, à leur avis, était le plus grand ?       <br />
           Mais il leur dit :       <br />
       X « Les rois des nations       <br />
       les commandent en maîtres,       <br />
       et ceux qui exercent le pouvoir sur elles       <br />
       se font appeler bienfaiteurs.       <br />
           Pour vous, rien de tel !       <br />
       Au contraire, que le plus grand d’entre vous       <br />
       devienne comme le plus jeune,       <br />
       et le chef, comme celui qui sert.       <br />
           Quel est en effet le plus grand :       <br />
       celui qui est à table, ou celui qui sert ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui est à table ?       <br />
       Eh bien moi, je suis au milieu de vous       <br />
       comme celui qui sert.       <br />
           Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves.       <br />
           Et moi, je dispose pour vous du Royaume,       <br />
       comme mon Père en a disposé pour moi.       <br />
           Ainsi vous mangerez et boirez à ma table       <br />
       dans mon Royaume,       <br />
       et vous siégerez sur des trônes       <br />
       pour juger les douze tribus d’Israël.       <br />
              <br />
           Simon, Simon,       <br />
       voici que Satan vous a réclamés       <br />
       pour vous passer au crible comme le blé.       <br />
           Mais j’ai prié pour toi,       <br />
       afin que ta foi ne défaille pas.       <br />
       Toi donc, quand tu sera revenu,       <br />
       affermis tes frères. »       <br />
           L. Pierre lui dit :       <br />
       D. « Seigneur, avec toi, je suis prêt       <br />
       à aller en prison et à la mort. »       <br />
           L. Jésus reprit :       <br />
       X « Je te le déclare, Pierre :       <br />
       le coq ne chantera pas aujourd’hui       <br />
       avant que toi, par trois fois,       <br />
       tu aies nié me connaître. »       <br />
              <br />
           L. Puis il leur dit :       <br />
       X « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni sac, ni sandales,       <br />
       avez-vous donc manqué de quelque chose ? »       <br />
           L. Ils lui répondirent :       <br />
       D. « Non, de rien. »       <br />
       L. Jésus leur dit :       <br />
       X « Eh bien maintenant, celui qui a une bourse,       <br />
       qu’il la prenne,       <br />
       de même celui qui a un sac ;       <br />
       et celui qui n’a pas d’épée,       <br />
       qu’il vende son manteau pour en acheter une.       <br />
           Car, je vous le déclare :       <br />
       il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture :       <br />
       Il a été compté avec les impies.       <br />
       De fait, ce qui me concerne       <br />
       va trouver son accomplissement. »       <br />
           L. Ils lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, voici deux épées. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Cela suffit. »       <br />
              <br />
           L. Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude,       <br />
       au mont des Oliviers,       <br />
       et ses disciples le suivirent.       <br />
           Arrivé en ce lieu, il leur dit :       <br />
       X « Priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
           L. Puis il s’écarta       <br />
       à la distance d’un jet de pierre environ.       <br />
       S’étant mis à genoux,       <br />
       il priait en disant :       <br />
           X « Père, si tu le veux,       <br />
       éloigne de moi cette coupe ;       <br />
       cependant, que soit faite non pas ma volonté,       <br />
       mais la tienne. »       <br />
           L. Alors, du ciel, lui apparut un ange       <br />
       qui le réconfortait.       <br />
           Entré en agonie,       <br />
       Jésus priait avec plus d’insistance,       <br />
       et sa sueur devint comme des gouttes de sang       <br />
       qui tombaient sur la terre.       <br />
           Puis Jésus se releva de sa prière       <br />
       et rejoignit ses disciples       <br />
       qu’il trouva endormis, accablés de tristesse.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « Pourquoi dormez-vous ?       <br />
       Relevez-vous       <br />
       et priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
              <br />
           L. Il parlait encore,       <br />
       quand parut une foule de gens.       <br />
       Celui qui s’appelait Judas, l’un des Douze,       <br />
       marchait à leur tête.       <br />
       Il s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser.       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       X « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ? »       <br />
           L. Voyant ce qui allait se passer,       <br />
       ceux qui entouraient Jésus lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, et si nous frappions avec l’épée ? »       <br />
           L. L’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre       <br />
       et lui trancha l’oreille droite.       <br />
           Mais Jésus dit :       <br />
       X « Restez-en là ! »       <br />
       L. Et, touchant l’oreille de l’homme,       <br />
       il le guérit.       <br />
           Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l’arrêter,       <br />
       grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens :       <br />
       X « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ?       <br />
           Chaque jour, j’étais avec vous dans le Temple,       <br />
       et vous n’avez pas porté la main sur moi.       <br />
       Mais c’est maintenant votre heure       <br />
       et le pouvoir des ténèbres. »       <br />
              <br />
           L. S’étant saisis de Jésus, ils l’emmenèrent       <br />
       et le firent entrer dans la résidence du grand prêtre.       <br />
       Pierre suivait à distance.       <br />
           On avait allumé un feu au milieu de la cour,       <br />
       et tous étaient assis là.       <br />
       Pierre vint s’asseoir au milieu d’eux.       <br />
           Une jeune servante le vit assis près du feu ;       <br />
       elle le dévisagea et dit :       <br />
       A. « Celui-là aussi était avec lui. »       <br />
           L. Mais il nia :       <br />
       D. « Non, je ne le connais pas. »       <br />
           L. Peu après, un autre dit en le voyant :       <br />
       F. « Toi aussi, tu es l’un d’entre eux. »       <br />
       L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Non, je ne le suis pas. »       <br />
           L. Environ une heure plus tard,       <br />
       un autre insistait avec force :       <br />
       F. « C’est tout à fait sûr ! Celui-là était avec lui,       <br />
       et d’ailleurs il est Galiléen. »       <br />
           L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Je ne sais pas ce que tu veux dire. »       <br />
       L. Et à l’instant même, comme il parlait encore,       <br />
       un coq chanta.       <br />
           Le Seigneur, se retournant,       <br />
       posa son regard sur Pierre.       <br />
       Alors Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante aujourd’hui,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
           Il sortit et, dehors, pleura amèrement.       <br />
              <br />
           Les hommes qui gardaient Jésus       <br />
       se moquaient de lui et le rouaient de coups.       <br />
           Ils lui avaient voilé le visage,       <br />
       et ils l’interrogeaient :       <br />
       F. « Fais le prophète !       <br />
       Qui est-ce qui t’a frappé ? »       <br />
           L. Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes.       <br />
              <br />
           Lorsqu’il fit jour,       <br />
       se réunit le collège des anciens du peuple,       <br />
       grands prêtres et scribes,       <br />
       et on emmena Jésus devant leur conseil suprême.       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       F. « Si tu es le Christ,       <br />
       dis-le nous. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Si je vous le dis,       <br />
       vous ne me croirez pas ;       <br />
           et si j’interroge,       <br />
       vous ne répondrez pas.       <br />
           Mais désormais le Fils de l’homme       <br />
       sera assis à la droite de la Puissance de Dieu. »       <br />
           L. Tous lui dirent alors :       <br />
       F. « Tu es donc le Fils de Dieu ? »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Vous dites vous-mêmes que je le suis. »       <br />
           L. Ils dirent alors :       <br />
       F. « Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ?       <br />
       Nous-mêmes, nous l’avons entendu de sa bouche. »       <br />
           L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
              <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
              <br />
          L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
       Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »       <br />
          L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                    Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
       À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           Alors arriva un membre du Conseil, nommé Joseph ;       <br />
       c’était un homme bon et juste,       <br />
           qui n’avait donné son accord       <br />
       ni à leur délibération, ni à leurs actes.       <br />
       Il était d’Arimathie, ville de Judée,       <br />
       et il attendait le règne de Dieu.       <br />
           Il alla trouver Pilate       <br />
       et demanda le corps de Jésus.       <br />
           Puis il le descendit de la croix,       <br />
       l’enveloppa dans un linceul       <br />
       et le mit dans un tombeau taillé dans le roc,       <br />
       où personne encore n’avait été déposé.       <br />
           C’était le jour de la Préparation de la fête,       <br />
       et déjà brillaient les lumières du sabbat.       <br />
           Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée       <br />
       suivirent Joseph.       <br />
       Elles regardèrent le tombeau       <br />
       pour voir comment le corps avait été placé.       <br />
           Puis elles s’en retournèrent       <br />
       et préparèrent aromates et parfums.       <br />
       Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 23, 1-49)       <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
           L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
              <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
           Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »            <br />
       L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                  (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
         À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/61813555-44966941.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-C-Il-s-est-abaisse-devenant-obeissant-jusqu-a_a1057.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-42874491</guid>
   <title>Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur  Année A « Ils l’emmenèrent et le livrèrent…» </title>
   <pubDate>Tue, 31 Mar 2020 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année A 5 avril 2020. Textes: Mathieu 21,1-11(Rameaux) Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2, 6-11, lecture de la Passion selon saint Mathieu 26,14-27, 66.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/42874491-35580143.jpg?v=1581990449" alt="Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur  Année A « Ils l’emmenèrent et le livrèrent…» " title="Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur  Année A « Ils l’emmenèrent et le livrèrent…» " />
     </div>
     <div>
      Je me suis demandé en commençant aujourd’hui la Grande Semaine, la Semaine Sainte, pourquoi nous nous arrêtons à revire dans le détail les derniers jours de la vie de Jésus ?       <br />
              <br />
       Est-ce simplement pour ne pas oublier ces moments ? Peut-être, car ce sont des moments inoubliables. Mais dans la prière, l’Esprit Saint m’a inspiré une autre réponse qui me guidera tout au cours de la semaine. Je vous la partage simplement en commentaire de cette lecture de la Passion selon saint Mathieu.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une expérience commune</span>       <br />
              <br />
       Dans mes réflexions, j’ai été amené à penser à ce qui se passe quand on accompagne une personne chère dans les derniers moments de sa vie, lorsque ceux-ci durent quelque temps. On enregistre ses mouvements, ses paroles lorsqu’il y en a, ses regards, son humeur générale, sa résistance à la souffrance etc. Autant de points qui tombent sous notre observation parmi bien d’autres.       <br />
              <br />
       Et quand la personne est partie, lors des visites de sympathies notamment, on raconte l’un ou l’autre de ces moments. On élargi même les souvenirs à toute la vie de  la personne, comme on le fait maintenant souvent au Québec avec des projections de vidéos ou de photos où la personne disparue est en évidence.       <br />
              <br />
       Tout ceci pour dire que comme il arrive pour des êtres chers, la Semaine sainte nous fait suivre de près les derniers moments de Jésus qui vont de la Cène, le dernier repas de Jésus avec les siens, jusqu’à sa mise au tombeau.       <br />
              <br />
       Mais est-il utile de se remémorer ce qui apparait parfois comme un détail ? Par exemple : Jésus qui a soif et à qui on offre du vinaigre et de l’eau, ou encore les disciples qui s’endorment au Jardin de Gethsémani alors que Jésus leur demande de prier et de veiller avec lui.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Entrer dans l’intimité d’une personne, dans le cœur de la vie d’une personne       <br />
       </span>       <br />
       La réponse c’est que plusieurs détails ne sont pas inutiles lorsqu'on veut  entrer dans ce qu’est vraiment  telle ou telle personne. Ils sont souvent nécessaires. On peut dire, bien sûr, une telle ou  un tel, je les connais bien. Mais est-ce bien le cas ? Nous portons parfois des images qui sont loin de la réalité de ces personnes.        <br />
              <br />
       Hé bien! Je pense qu'on peut appliquer cela dans dans le cas de Jésus. On en a souvent une connaissance rationnelle ou intellectuelle. Il est le Fils de Dieu, il est présent dans l’Eucharistie., il est ressuscité, toutes des choses qu’on sait de lui comme personne baptisée qui adhère ainsi à ce qu'exprime la foi de l’Église. Mais est-ce que c'est bien une véritable connaissance personnelle de Jésus?       <br />
              <br />
       Je pense qu'il en va pour Jésus comme pour les personnes qui nous sont chères. On ne peut le connaître en profondeur si on ne s’arrête pas à connaitre les moments et les paroles qu’il nous a laissés       <br />
              <br />
       C'est vrai de toute la vie de Jésus, mais particulièrement pour la fin de sa vie. Il est encore plus important alors de se cramponner à lui, je dirais, de le suivre dans les mouvements de son cœur et dans les gestes qui ont été posés. Et ainsi on peut dire en vérité avec saint Paul : « Ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ dans ma propre chair, je l’accomplis pour son corps qui est l’Église ». (<span style="font-style:italic">Colossiens</span> 1, 24) Autrement dit : « Je complète dans mon corps ce qui manque à la Passion du Christ ».       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
        Durant cette Grande semaine qu’est la Semaine Sainte qui commence, rappelons-nous que ce que Jésus vit est le signe de son abandon total à la volonté de son Père qui lui fait porter les péchés du monde. C’est toi, c’est moi qu'il sauve. C’est pour toi, c’est pour moi qu’il souffre. « Je pensais à toi dans mon agonie ; j'ai versé telles gouttes de sang pour toi » lui fait dire Blaise Pascal dans ses <span style="font-style:italic">Pensées</span> (Brunschvicg 553) .       <br />
              <br />
       Si nous prenons la peine de suivre dans le détail la liturgie de la Semaine sainte proposée par l’Église, nous en sortirons transformés.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comme vous le savez, la Semaine sainte débouche sur la lumière de Pâques car les derniers moments de la vie de Jésus ne le conduisent pas dans le néant. Son abandon à la volonté de Dieu fait que celui-ci l’exalte au matin de Pâques en le ressuscitant pour manifester sa puissance et pour entrainer avec lui ceux et celles qui le reconnaissent comme leur Seigneur et leur Sauveur.       <br />
              <br />
       Entrons dans la Semaine sainte avec foi et avec humilité en laissant, selon l'inspiration de l'Esprit, certains gestes ou moments nous inspirer plus intensément et en les recevant comme un don de l’Esprit. Le contexte de l'épidémie de la maladie du coronavirus nommée Covid-19 nous prive des célébrations et des rassemblements à l'église, mais il laisse la porte ouverte à des moments personnels de méditation et à des rassemblements virtuels comme ceux que présentera le pape François à Rome. Plusieurs initiatives seront prises par les diocèses et les paroisses, comme l'opération "Couronne de vie" à la télé diocésaine de mon diocèse, le diocèse de Québec <a class="link" href="https://www.ecdq.tv/">ecdq.tv</a>. Il est facile de trouver les liens internet en faisant une petite recherche avec Google ou un autre moteur de recherche. A nous de ne pas rester passifs, mais de nous mettre en état de vivre autrement notre Semaine sainte cette année.       <br />
              <br />
       Bonne Semaine Sainte!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       31 mars 2020       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://careme.retraitedanslaville.org/meditation/184?utm_campaign=meditation_02_04_2020&utm">Tiré de Carême dans la ville</a>       <br />
              <br />
       CONFINEMENT DANS LA VILLE 😉       <br />
       Chaque jour, un conseil, un témoignage pour vous aider à vivre le confinement       <br />
              <br />
       Faire mémoire. Oui, nous n’oublierons pas ce covid19 et ce bouleversement dans nos vies. Aujourd’hui, en cette période de confinement, nous nous souvenons des bons moments passés en famille, avec les amis, au ciné ou au théâtre… Tout cela nous manque. Et l’eucharistie ? Plus question de se rassembler hormis par les écrans. Le pain de vie ne nous est plus donné. Pour faire mémoire du Christ, il nous reste sa Parole.       <br />
       S’imprime-t-elle dans nos têtes, dans nos coeurs, dans nos vies ? Quelle phrase de l’évangile me parle aujourd’hui ? Quelle espérance j’y puise ?       <br />
              <br />
       Françoise et Frédérique       <br />
       Equipe Carême dans la ville       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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           </div>       <br />
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       </div>       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE POUR le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur — Année A</b>       <br />
              <br />
       ENTRÉE MESSIANIQUE       <br />
       (Mt 21, 1-11)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem,       <br />
       arrivèrent en vue de Bethphagé,       <br />
       sur les pentes du mont des Oliviers.       <br />
       Alors Jésus envoya deux disciples       <br />
                   en leur disant :       <br />
       « Allez au village qui est en face de vous ;       <br />
       vous trouverez aussitôt une ânesse attachée       <br />
       et son petit avec elle.       <br />
       Détachez-les et amenez-les moi.       <br />
           Et si l’on vous dit quelque chose,       <br />
       vous répondrez :       <br />
       ‘Le Seigneur en a besoin’.       <br />
       Et aussitôt on les laissera partir. »       <br />
           Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète :       <br />
           Dites à la fille de Sion :       <br />
       Voici ton roi qui vient vers toi,       <br />
       plein de douceur,       <br />
       monté sur une ânesse et un petit âne,       <br />
       le petit d’une bête de somme.       <br />
              <br />
           Les disciples partirent       <br />
       et firent ce que Jésus leur avait ordonné.       <br />
           Ils amenèrent l’ânesse et son petit,       <br />
       disposèrent sur eux leurs manteaux,       <br />
       et Jésus s’assit dessus.       <br />
           Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ;       <br />
       d’autres coupaient des branches aux arbres       <br />
       et en jonchaient la route.       <br />
           Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient       <br />
       criaient :       <br />
       « Hosanna au fils de David !       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
       Hosanna au plus haut des cieux ! »       <br />
           Comme Jésus entrait à Jérusalem,       <br />
       toute la ville fut en proie à l’agitation,       <br />
       et disait :       <br />
       « Qui est cet homme ? »       <br />
           Et les foules répondaient :       <br />
       « C’est le prophète Jésus,       <br />
       de Nazareth en Galilée. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps 21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent,       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure.       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds ;       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 26, 14 – 27, 66)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :       <br />
       X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
              <br />
           L. En ce temps-là,       <br />
           l’un des Douze, nommé Judas Iscariote,       <br />
       se rendit chez les grands prêtres       <br />
           et leur dit :       <br />
       D. « Que voulez-vous me donner,       <br />
       si je vous le livre ? »       <br />
              <br />
       L. Ils lui remirent trente pièces d’argent.       <br />
           Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable       <br />
       pour le livrer.       <br />
           Le premier jour de la fête des pains sans levain,       <br />
       les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus :       <br />
       D. « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs       <br />
       pour manger la Pâque ? »       <br />
           L. Il leur dit :       <br />
       X.  « Allez à la ville, chez un tel,       <br />
       et dites-lui :       <br />
       ‘Le Maître te fait dire :       <br />
       Mon temps est proche ;       <br />
       c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque       <br />
       avec mes disciples.’ »       <br />
           L. Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit       <br />
       et ils préparèrent la Pâque.       <br />
              <br />
           Le soir venu,       <br />
       Jésus se trouvait à table avec les Douze.       <br />
           Pendant le repas, il déclara :       <br />
       X.  « Amen, je vous le dis :       <br />
       l’un de vous va me livrer. »       <br />
           L. Profondément attristés,       <br />
       ils se mirent à lui demander, chacun son tour :       <br />
       D. « Serait-ce moi, Seigneur ? »       <br />
           L. Prenant la parole, il dit :       <br />
       X.  « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi,       <br />
       celui-là va me livrer.       <br />
           Le Fils de l’homme s’en va,       <br />
       comme il est écrit à son sujet ;       <br />
       mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré !       <br />
       Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »       <br />
           L. Judas, celui qui le livrait,       <br />
       prit la parole :       <br />
       D. « Rabbi, serait-ce moi ? »       <br />
       L. Jésus lui répond :       <br />
       X.  « C’est toi-même qui l’as dit ! »       <br />
              <br />
           L. Pendant le repas,       <br />
       Jésus, ayant pris du pain       <br />
       et prononcé la bénédiction,       <br />
       le rompit et, le donnant aux disciples, il dit :       <br />
       X.  « Prenez, mangez :       <br />
       ceci est mon corps. »       <br />
           L. Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce,       <br />
       il la leur donna, en disant :       <br />
       X.  « Buvez-en tous,       <br />
           car ceci est mon sang,       <br />
       le sang de l’Alliance,       <br />
       versé pour la multitude       <br />
       en rémission des péchés.       <br />
           Je vous le dis :       <br />
       désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne,       <br />
       jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous       <br />
       dans le royaume de mon Père. »       <br />
              <br />
           L. Après avoir chanté les psaumes,       <br />
       ils partirent pour le mont des Oliviers.       <br />
           Alors Jésus leur dit :       <br />
       X.  « Cette nuit,       <br />
       je serai pour vous tous une occasion de chute ;       <br />
       car il est écrit :       <br />
       Je frapperai le berger,       <br />
       et les brebis du troupeau seront dispersées.       <br />
           Mais, une fois ressuscité,       <br />
       je vous précéderai en Galilée. »       <br />
           L. Prenant la parole, Pierre lui dit :       <br />
       D. « Si tous viennent à tomber à cause de toi,       <br />
       moi, je ne tomberai jamais. »       <br />
           L. Jésus lui répondit :       <br />
       X.  « Amen, je te le dis :       <br />
       cette nuit même, avant que le coq chante,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
           L. Pierre lui dit :       <br />
       D. « Même si je dois mourir avec toi,       <br />
       je ne te renierai pas. »       <br />
       L. Et tous les disciples dirent de même.       <br />
              <br />
           Alors Jésus parvient avec eux       <br />
       à un domaine appelé Gethsémani       <br />
       et leur dit :       <br />
       X.  « Asseyez-vous ici,       <br />
       pendant que je vais là-bas pour prier. »       <br />
           L. Il emmena Pierre,       <br />
       ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée,       <br />
       et il commença à ressentir tristesse et angoisse.       <br />
           Il leur dit alors :       <br />
       X.  « Mon âme est triste à en mourir.       <br />
       Restez ici et veillez avec moi. »       <br />
           L. Allant un peu plus loin,       <br />
       il tomba face contre terre en priant,       <br />
       et il disait :       <br />
       X.  « Mon Père,       <br />
       s’il est possible,       <br />
       que cette coupe passe loin de moi !       <br />
       Cependant, non pas comme moi, je veux,       <br />
       mais comme toi, tu veux. »       <br />
           L. Puis il revient vers ses disciples       <br />
       et les trouve endormis ;       <br />
       il dit à Pierre :       <br />
       X.  « Ainsi, vous n’avez pas eu la force       <br />
       de veiller seulement une heure avec moi ?       <br />
           Veillez et priez,       <br />
       pour ne pas entrer en tentation ;       <br />
       l’esprit est ardent,       <br />
       mais la chair est faible. »       <br />
           L. De nouveau, il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait :       <br />
       X.  « Mon Père,       <br />
       si cette coupe ne peut passer       <br />
       sans que je la boive,       <br />
       que ta volonté soit faite ! »       <br />
           L. Revenu près des disciples,       <br />
       de nouveau il les trouva endormis,       <br />
       car leurs yeux étaient lourds de sommeil.       <br />
           Les laissant, de nouveau il s’éloigna       <br />
       et pria pour la troisième fois,       <br />
       en répétant les mêmes paroles.       <br />
           Alors il revient vers les disciples et leur dit :       <br />
       X.  « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer.       <br />
       Voici qu’elle est proche, l’heure       <br />
       où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs.       <br />
           Levez-vous ! Allons !       <br />
       Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »       <br />
              <br />
           L. Jésus parlait encore,       <br />
       lorsque Judas, l’un des Douze, arriva,       <br />
       et avec lui une grande foule       <br />
       armée d’épées et de bâtons,       <br />
       envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple.       <br />
           Celui qui le livrait leur avait donné un signe :       <br />
       D. « Celui que j’embrasserai, c’est lui :       <br />
       arrêtez-le. »       <br />
           L. Aussitôt, s’approchant de Jésus, il lui dit :       <br />
       D. « Salut, Rabbi ! »       <br />
       L. Et il l’embrassa.       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       X.  « Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le ! »       <br />
       L. Alors ils s’approchèrent,       <br />
       mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent.       <br />
           L’un de ceux qui étaient avec Jésus,       <br />
       portant la main à son épée,       <br />
       la tira, frappa le serviteur du grand prêtre,       <br />
       et lui trancha l’oreille.       <br />
           Alors Jésus lui dit :       <br />
       X.  « Rentre ton épée,       <br />
       car tous ceux qui prennent l’épée       <br />
       périront par l’épée.       <br />
           Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ?       <br />
       Il mettrait aussitôt à ma disposition       <br />
       plus de douze légions d’anges.       <br />
           Mais alors, comment s’accompliraient les Écritures       <br />
       selon lesquelles il faut qu’il en soit ainsi ? »       <br />
           L. À ce moment-là, Jésus dit aux foules :       <br />
       X.  « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus vous saisir de moi,       <br />
       avec des épées et des bâtons ?       <br />
       Chaque jour, dans le Temple, j’étais assis       <br />
       en train d’enseigner,       <br />
       et vous ne m’avez pas arrêté. »       <br />
           L. Mais tout cela est arrivé       <br />
       pour que s’accomplissent les écrits des prophètes.       <br />
       Alors tous les disciples l’abandonnèrent       <br />
       et s’enfuirent.       <br />
              <br />
           Ceux qui avaient arrêté Jésus       <br />
       l’amenèrent devant Caïphe, le grand prêtre,       <br />
       chez qui s’étaient réunis les scribes et les anciens.       <br />
           Quant à Pierre, il le suivait à distance,       <br />
       jusqu’au palais du grand prêtre ;       <br />
       il entra dans la cour et s’assit avec les serviteurs       <br />
       pour voir comment cela finirait.       <br />
           Les grands prêtres et tout le Conseil suprême       <br />
       cherchaient un faux témoignage contre Jésus       <br />
       pour le faire mettre à mort.       <br />
           Ils n’en trouvèrent pas ;       <br />
       pourtant beaucoup de faux témoins s’étaient présentés.       <br />
       Finalement il s’en présenta deux,       <br />
           qui déclarèrent :       <br />
       A. « Celui-là a dit :       <br />
       ‘Je peux détruire le Sanctuaire de Dieu       <br />
       et, en trois jours, le rebâtir.’ »       <br />
           L. Alors le grand prêtre se leva et lui dit :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »       <br />
           L. Mais Jésus gardait le silence.       <br />
       Le grand prêtre lui dit :       <br />
       A. « Je t’adjure, par le Dieu vivant,       <br />
       de nous dire si c’est toi qui es le Christ,       <br />
       le Fils de Dieu. »       <br />
           L. Jésus lui répond :       <br />
       X.  « C’est toi-même qui l’as dit !       <br />
       En tout cas, je vous le déclare :       <br />
       désormais vous verrez le Fils de l’homme       <br />
       siéger à la droite du Tout-Puissant       <br />
       et venir sur les nuées du ciel. »       <br />
           L. Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant :       <br />
       A. « Il a blasphémé !       <br />
       Pourquoi nous faut-il encore des témoins ?       <br />
       Vous venez d’entendre le blasphème !       <br />
           Quel est votre avis ? »       <br />
       L. Ils répondirent :       <br />
       F. « Il mérite la mort. »       <br />
           L. Alors ils lui crachèrent au visage       <br />
       et le giflèrent ;       <br />
       d’autres le rouèrent de coups       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Fais-nous le prophète, ô Christ !       <br />
       Qui t’a frappé ? »       <br />
              <br />
           L. Cependant Pierre était assis       <br />
       dehors dans la cour.       <br />
       Une jeune servante s’approcha de lui et lui dit :       <br />
       A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus, le Galiléen ! »       <br />
           L. Mais il le nia devant tout le monde et dit :       <br />
       D. « Je ne sais pas de quoi tu parles. »       <br />
          L. Une autre servante le vit sortir en direction du portail       <br />
       et elle dit à ceux qui étaient là :       <br />
       A. « Celui-ci était avec Jésus, le Nazaréen. »       <br />
           L. De nouveau, Pierre le nia en faisant ce serment :       <br />
       D. « Je ne connais pas cet homme. »       <br />
           L. Peu après, ceux qui se tenaient là       <br />
       s’approchèrent et dirent à Pierre :       <br />
       A. « Sûrement, toi aussi, tu es l’un d’entre eux !       <br />
       D’ailleurs, ta façon de parler te trahit. »       <br />
           L. Alors, il se mit à protester violemment et à jurer :       <br />
       D. « Je ne connais pas cet homme. »       <br />
       L. Et aussitôt un coq chanta.       <br />
           Alors Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
       Il sortit et, dehors, pleura amèrement.       <br />
              <br />
        Le matin venu,       <br />
       tous les grands prêtres et les anciens du peuple       <br />
       tinrent conseil contre Jésus       <br />
       pour le faire mettre à mort.       <br />
           Après l’avoir ligoté,       <br />
       ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate, le gouverneur.       <br />
              <br />
           Alors, en voyant que Jésus était condamné,       <br />
       Judas, qui l’avait livré, fut pris de remords ;       <br />
       il rendit les trente pièces d’argent       <br />
       aux grands prêtres et aux anciens.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       D. « J’ai péché en livrant à la mort un innocent. »       <br />
       L. Ils répliquèrent :       <br />
       A. « Que nous importe ?       <br />
       Cela te regarde ! »       <br />
           L. Jetant alors les pièces d’argent dans le Temple,       <br />
       il se retira et alla se pendre.       <br />
           Les grands prêtres ramassèrent l’argent et dirent :       <br />
       A. « Il n’est pas permis de le verser dans le trésor,       <br />
       puisque c’est le prix du sang. »       <br />
           Après avoir tenu conseil,       <br />
       ils achetèrent avec cette somme le champ du potier       <br />
       pour y enterrer les étrangers.       <br />
           Voilà pourquoi ce champ est appelé jusqu’à ce jour       <br />
       le Champ-du-Sang.       <br />
           Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie :       <br />
       Ils ramassèrent les trente pièces d’argent,       <br />
       le prix de celui qui fut mis à prix,       <br />
       le prix fixé par les fils d’Israël,       <br />
           et ils les donnèrent pour le champ du potier,       <br />
       comme le Seigneur me l’avait ordonné.           <br />
              <br />
           L. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur,       <br />
       qui l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus déclara :       <br />
       X.  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient,       <br />
       il ne répondit rien.       <br />
           Alors Pilate lui dit :       <br />
       A. « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? »       <br />
           L. Mais Jésus ne lui répondit plus un mot,       <br />
       si bien que le gouverneur fut très étonné.       <br />
           Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier,       <br />
       celui que la foule demandait.       <br />
           Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas.       <br />
           Les foules s’étant donc rassemblées,       <br />
       Pilate leur dit :       <br />
       A. « Qui voulez-vous que je vous relâche :       <br />
       Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? »       <br />
           L. Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus.       <br />
           Tandis qu’il siégeait au tribunal,       <br />
       sa femme lui fit dire :       <br />
       A. « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste,       <br />
       car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. »       <br />
           L. Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules       <br />
       à réclamer Barabbas       <br />
       et à faire périr Jésus.       <br />
           Le gouverneur reprit :       <br />
       A. « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? »       <br />
       L. Ils répondirent :       <br />
       F. « Barabbas ! »       <br />
           L. Pilate leur dit :       <br />
       A. « Que ferai-je donc de Jésus       <br />
       appelé le Christ ? »       <br />
       L. Ils répondirent tous :       <br />
       F. « Qu’il soit crucifié ! »       <br />
           L. Pilate demanda :       <br />
       A. « Quel mal a-t-il donc fait ? »       <br />
       L. Ils criaient encore plus fort :       <br />
       F. « Qu’il soit crucifié ! »       <br />
           L. Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien,       <br />
       sinon à augmenter le tumulte,       <br />
       prit de l’eau et se lava les mains devant la foule,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Je suis innocent du sang de cet homme :       <br />
       cela vous regarde ! »       <br />
           L. Tout le peuple répondit :       <br />
       F. « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! »       <br />
           L. Alors, il leur relâcha Barabbas ;       <br />
       quant à Jésus, il le fit flageller,       <br />
       et il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
           Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire       <br />
       et rassemblèrent autour de lui toute la garde.       <br />
           Ils lui enlevèrent ses vêtements       <br />
       et le couvrirent d’un manteau rouge.       <br />
           Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne,       <br />
       et la posèrent sur sa tête ;       <br />
       ils lui mirent un roseau dans la main droite       <br />
       et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
           L. Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau,       <br />
       et ils le frappaient à la tête.       <br />
           Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau,       <br />
       lui remirent ses vêtements,       <br />
       et l’emmenèrent pour le crucifier.       <br />
              <br />
           En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène,       <br />
       et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus.       <br />
           Arrivés en un lieu dit Golgotha,       <br />
       c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire),       <br />
           ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ;       <br />
       il en goûta, mais ne voulut pas boire.       <br />
           Après l’avoir crucifié,       <br />
       ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ;       <br />
           et ils restaient là, assis, à le garder.       <br />
           Au-dessus de sa tête       <br />
       ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation :       <br />
       « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. »       <br />
           Alors on crucifia avec lui deux bandits,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
              <br />
           Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;       <br />
           ils disaient :       <br />
       F. « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
       sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu,       <br />
       et descends de la croix ! »       <br />
           L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui       <br />
       avec les scribes et les anciens, en disant :       <br />
           A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
       Il est roi d’Israël :       <br />
       qu’il descende maintenant de la croix,       <br />
       et nous croirons en lui !       <br />
           Il a mis sa confiance en Dieu.       <br />
       Que Dieu le délivre maintenant,       <br />
       s’il l’aime !       <br />
       Car il a dit :       <br />
       ‘Je suis Fils de Dieu.’ »       <br />
           L. Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière.       <br />
              <br />
           À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.       <br />
           Vers la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X.  « Éli, Éli, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui veut dire :       <br />
       X.  « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »       <br />
           L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! »       <br />
           L. Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge       <br />
       qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ;       <br />
       il la mit au bout d’un roseau,       <br />
       et il lui donnait à boire.       <br />
           Les autres disaient :       <br />
       F. « Attends !       <br />
       Nous verrons bien si Élie vient le sauver. »       <br />
           L. Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri,       <br />
       rendit l’esprit       <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
           Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas ;       <br />
       la terre trembla et les rochers se fendirent.       <br />
           Les tombeaux s’ouvrirent ;       <br />
       les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent,       <br />
           et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus,       <br />
       ils entrèrent dans la Ville sainte,       <br />
       et se montrèrent à un grand nombre de gens.       <br />
           À la vue du tremblement de terre et de ces événements,       <br />
       le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus,       <br />
       furent saisis d’une grande crainte et dirent :       <br />
       A. « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
           L. Il y avait là de nombreuses femmes qui observaient de loin.       <br />
       Elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir.       <br />
           Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine,       <br />
       Marie, mère de Jacques et de Joseph,       <br />
       et la mère des fils de Zébédée.       <br />
              <br />
           Comme il se faisait tard, arriva un homme riche, originaire d’Arimathie,       <br />
       qui s’appelait Joseph,       <br />
       et qui était devenu, lui aussi, disciple de Jésus.       <br />
           Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus.       <br />
       Alors Pilate ordonna qu’on le lui remette.       <br />
           Prenant le corps,       <br />
       Joseph l’enveloppa dans un linceul immaculé,       <br />
           et le déposa dans le tombeau neuf       <br />
       qu’il s’était fait creuser dans le roc.       <br />
       Puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau       <br />
       et s’en alla.       <br />
           Or Marie Madeleine et l’autre Marie étaient là,       <br />
       assises en face du sépulcre.       <br />
              <br />
           Le lendemain, après le jour de la Préparation,       <br />
       les grands prêtres et les pharisiens       <br />
       s’assemblèrent chez Pilate,       <br />
           en disant :       <br />
       A. « Seigneur, nous nous sommes rappelé       <br />
       que cet imposteur a dit, de son vivant :       <br />
       ‘Trois jours après, je ressusciterai.’       <br />
       Alors, donne l’ordre que le sépulcre soit surveillé       <br />
       jusqu’au troisième jour,       <br />
       de peur que ses disciples ne viennent voler le corps       <br />
       et ne disent au peuple :       <br />
       ‘Il est ressuscité d’entre les morts.’       <br />
       Cette dernière imposture serait pire que la première. »       <br />
           L. Pilate leur déclara :       <br />
       A. « Vous avez une garde.       <br />
       Allez, organisez la surveillance comme vous l’entendez ! »       <br />
              <br />
           L. Ils partirent donc       <br />
       et assurèrent la surveillance du sépulcre       <br />
       en mettant les scellés sur la pierre et en y plaçant la garde.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 27, 11-54)       <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :       <br />
       X. = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
              <br />
           L. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur,       <br />
       qui l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus déclara :       <br />
       X.  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient,       <br />
       il ne répondit rien.       <br />
           Alors Pilate lui dit :       <br />
       A. « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? »       <br />
           L. Mais Jésus ne lui répondit plus un mot,       <br />
       si bien que le gouverneur fut très étonné.       <br />
           Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier,       <br />
       celui que la foule demandait.       <br />
           Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas.       <br />
           Les foules s’étant donc rassemblées,       <br />
       Pilate leur dit :       <br />
       A. « Qui voulez-vous que je vous relâche :       <br />
       Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? »       <br />
           L. Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus.       <br />
           Tandis qu’il siégeait au tribunal,       <br />
       sa femme lui fit dire :       <br />
       A. « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste,       <br />
       car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. »       <br />
           L. Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules       <br />
       à réclamer Barabbas       <br />
       et à faire périr Jésus.       <br />
           Le gouverneur reprit :       <br />
       A. « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? »       <br />
       L. Ils répondirent :       <br />
       F. « Barabbas ! »       <br />
           L. Pilate leur dit :       <br />
       A. « Que ferai-je donc de Jésus       <br />
       appelé le Christ ? »       <br />
       L. Ils répondirent tous :       <br />
       F. « Qu’il soit crucifié ! »       <br />
           L. Pilate demanda :       <br />
       A. « Quel mal a-t-il donc fait ? »       <br />
       L. Ils criaient encore plus fort :       <br />
       F. « Qu’il soit crucifié ! »       <br />
           L. Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien,       <br />
       sinon à augmenter le tumulte,       <br />
       prit de l’eau et se lava les mains devant la foule,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Je suis innocent du sang de cet homme :       <br />
       cela vous regarde ! »       <br />
           L. Tout le peuple répondit :       <br />
       F. « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! »       <br />
           L. Alors, il leur relâcha Barabbas ;       <br />
       quant à Jésus, il le fit flageller,       <br />
       et il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
              <br />
           Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire       <br />
       et rassemblèrent autour de lui toute la garde.       <br />
           Ils lui enlevèrent ses vêtements       <br />
       et le couvrirent d’un manteau rouge.       <br />
           Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne,       <br />
       et la posèrent sur sa tête ;       <br />
       ils lui mirent un roseau dans la main droite       <br />
       et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
           L. Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau,       <br />
       et ils le frappaient à la tête.       <br />
           Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau,       <br />
       lui remirent ses vêtements,       <br />
       et l’emmenèrent pour le crucifier.       <br />
              <br />
           En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène,       <br />
       et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus.       <br />
           Arrivés en un lieu dit Golgotha,       <br />
       c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire),       <br />
           ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ;       <br />
       il en goûta, mais ne voulut pas boire.       <br />
           Après l’avoir crucifié,       <br />
       ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ;       <br />
           et ils restaient là, assis, à le garder.       <br />
           Au-dessus de sa tête       <br />
       ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation :       <br />
       « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. »       <br />
           Alors on crucifia avec lui deux bandits,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;       <br />
           ils disaient :       <br />
       F. « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
       sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu,       <br />
       et descends de la croix ! »       <br />
           L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui       <br />
       avec les scribes et les anciens, en disant :       <br />
           A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
       Il est roi d’Israël :       <br />
       qu’il descende maintenant de la croix,       <br />
       et nous croirons en lui !       <br />
           Il a mis sa confiance en Dieu.       <br />
       Que Dieu le délivre maintenant,       <br />
       s’il l’aime !       <br />
       Car il a dit :       <br />
       ‘Je suis Fils de Dieu.’ »       <br />
           L. Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière.       <br />
              <br />
           À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.       <br />
           Vers la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X.  « Éli, Éli, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui veut dire :       <br />
       X.  « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »       <br />
           L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! »       <br />
           L. Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge       <br />
       qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ;       <br />
       il la mit au bout d’un roseau,       <br />
       et il lui donnait à boire.       <br />
           Les autres disaient :       <br />
       F. « Attends !       <br />
       Nous verrons bien si Élie vient le sauver. »       <br />
           L. Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri,       <br />
       rendit l’esprit.       <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
           Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas ;       <br />
       la terre trembla et les rochers se fendirent.       <br />
           Les tombeaux s’ouvrirent ;       <br />
       les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent,       <br />
           et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus,       <br />
       ils entrèrent dans la Ville sainte,       <br />
       et se montrèrent à un grand nombre de gens.       <br />
           À la vue du tremblement de terre et de ces événements,       <br />
       le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus,       <br />
       furent saisis d’une grande crainte et dirent :       <br />
       A. « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/42874491-35580143.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-A-Ils-l-emmenerent-et-le-livrerent_a944.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-32551018</guid>
   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C  « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite  »</title>
   <pubDate>Tue, 20 Aug 2019 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 25 août 2019 à la Chapelle du Lac Poulin. Textes: Isaïe 66, 18-21, Hébreux 12, 5-7 et 11-13 et Luc 13, 22-30     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/32551018-30318964.jpg?v=1554943443" alt="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C  « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite  »" title="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C  « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite  »" />
     </div>
     <div>
      Vous avez sûrement constaté ce qui suit : quand il s’agit de l’amour, de l‘amitié, des sentiments, des décisions même…on peut dire qu’il n’y a rien de garanti à vie. Comprenons-nous bien. Je ne veux pas dire qu’il n’y a rien qui dure, mais je veux dire qu’il n’y a rien qu’on doit prendre pour acquis pour toujours.       <br />
              <br />
       Pourquoi ? Parce que pour que ça dure - des sentiments, une amitié, un amour - il faut l’entretenir. C’est comme dans l’éducation des enfants, par exemple. Il faut recommencer, repartir, revenir à la charge. Les enthousiasmes doivent être soutenus sinon ils disparaissent.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Les paroles de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Hé ! bien  c’est un peu, je pense, ce que nous dit Jésus aujourd’hui dans l’évangile « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. » Vous êtes mes disciples. Vous êtes des chrétiens et des personnes baptisées. Mais votre foi et votre amour de Dieu ne sont pas des choses que vous devez considérer comme acquises une fois pour toutes. Ce n’est pas garanti à vie.        <br />
              <br />
       Dieu lui vous aime toujours, c'est sûr, mais vous, vos sentiments, votre amour de Dieu vous devez les entretenir. Vous devez accepter de recommencer souvent, de cheminer. Votre vie chrétienne est comme un chemin à défricher,  à entretenir, à soigner.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le nombre des élus</span>       <br />
              <br />
       Ce « efforcez-vous d’entrer par la porte étroite » est la réponse de Jésus à la question piège sur le nombre des élus. Ceux qui la posent aimeraient que la réponse de Jésus se résume à un oui ou à un non. Ou bien tous sont sauvés, alors pourquoi s’en faire. Ou bien aucun, ce qui amène à la même conclusion. Ainsi, on ne sent pas concerné.        <br />
              <br />
       Or Jésus répond sur un autre plan en insistant sur la participation personnelle de chacune et de chacun dans ce chemin vers Dieu qu’est notre vie ici-bas. Et il ajoute que le Maître va en tenir compte. Les dernières phrases de l’évangile que je viens de lire  « ''Éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice.'’ Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors », peuvent faire peur, mais ce n’est pas le but de Jésus, car tout de suite après il dit : « Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. »  Et il ajoute « Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers ».        <br />
              <br />
       Notre salut dépendra de notre décision personnelle, de nos gestes de chaque jour, de notre amour de chaque instant, de nos efforts soutenus par la grâce de Dieu       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Un entraînement spirituel nécessaire</span>       <br />
              <br />
       Il en va de notre cheminement spirituel un peu comme de celui d’un athlète olympique ou encore de n’importe quelle compétition, ce que saint Paul souligne avec à-propos dans sa première Lettre aux Corinthiens : « Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère ; ils le font pour recevoir une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas. (I Corinthiens 9, 25). Notre cheminement est comme un entrainement spirituel. Il faut s’exercer et persévérer.        <br />
              <br />
       Pour ceux et celles qui entrent sur le chemin de la suite de Jésus et qui y mettent leurs efforts, aucune porte n’est fermée. Au contraire la porte est ouverte pour toutes et tous sans considération de leurs qualités ou de leurs dons. « Des derniers seront premiers ». «  Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. » Ces paroles reprennent la promesse que nous lisons dans la première lecture tirée du prophète Isaïe ; « Ainsi parle le Seigneur : je viens rassembler toutes les nations, de toute langue. Elles viendront et verront ma gloire. »        <br />
              <br />
       Vous le voyez bien le but de Jésus ici n’est pas de nous faire peur, mais c’est plutôt une invitation à agir sérieusement pour vivre notre foi en lui. Cette foi qui est la nôtre n'est pas un cadeau reçu pour toujours et qui se conserve sans effort. Elle est provoquée et soumise à des épreuves parfois. Elle peut s'amoindrir ou presque disparaitre, si nous ne nous donnons pas les moyens de l'entretenir.        <br />
              <br />
       Retenons des lectures d'aujourd’hui qu’il nous revient de devenir des artisans actifs de cette foi reçue de Dieu qui est en nous. Ceci s’exprime et se vit de diverses manières, mais surtout notre foi doit se nourrir aussi comme tout amour et toute amitié. C’est le message qui tient dans ce mot qui le résume bien « Efforcez-vous ».        <br />
              <br />
       Notre foi se nourrira par la Parole de Dieu, par l’Eucharistie que nous recevons et qui est la nourriture que Jésus nous donne, par le service des pauvres, par l’amour fraternel et la prière en particulier. Ce sont des moyens pour entretenir notre cheminement vers Dieu et pour pratiquer ce que j'ai appelé un entraînement spirituel.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que note Eucharistie soit aujourd’hui un moyen de prise de conscience où nous ouvrons notre cœur aux paroles de Jésus et où nous reprenons avec sérieux la décision de le suivre avec amour et avec confiance.       <br />
              <br />
       Il est toujours là près de nous et pour nous. Pour tous et toutes la porte est ouverte. Il se tient derrière et il dit «  Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. » (Apocalypse 3, 20)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       20 août 2019       <br />
               <br />
              <br />
              <br />
       <!--je viens rassembler toutes les nations,       <br />
       de toute langue.       <br />
       Elles viendront et verront ma gloire :       <br />
              <br />
       On viendra de l'Occident et de l'Orient       <br />
              <br />
       Dieu se comporte envers vous comme envers des fils ;       <br />
       et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ?       <br />
           Quand on vient de recevoir une leçon,       <br />
       on n’éprouve pas de la joie mais plutôt de la tristesse.       <br />
       Mais plus tard, quand on s’est repris grâce à la leçon,       <br />
       celle-ci produit un fruit de paix et de justice.       <br />
              <br />
           Quelqu’un lui demanda :       <br />
       « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? »       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
           « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite,       <br />
              <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Begin MailChimp Signup Form -->       <br />
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       	/* Add your own MailChimp form style overrides in your site stylesheet or in this style block.       <br />
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       </style>       <br />
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           <!-- real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups-->       <br />
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           </div>       <br />
       </form>       <br />
       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
       ____________________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « De toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères » (Is 66, 18-21)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
           connaissant leurs actions et leurs pensées,       <br />
       moi, je viens rassembler toutes les nations,       <br />
       de toute langue.       <br />
       Elles viendront et verront ma gloire :       <br />
           je mettrai chez elles un signe !       <br />
       Et, du milieu d’elles, j’enverrai des rescapés       <br />
       vers les nations les plus éloignées,       <br />
       vers les îles lointaines       <br />
       qui n’ont rien entendu de ma renommée,       <br />
       qui n’ont pas vu ma gloire ;       <br />
       ma gloire, ces rescapés l’annonceront       <br />
       parmi les nations.       <br />
           Et, de toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères,       <br />
       en offrande au Seigneur,       <br />
       sur des chevaux et des chariots, en litière,       <br />
       à dos de mulets et de dromadaires,       <br />
       jusqu’à ma montagne sainte, à Jérusalem,       <br />
       – dit le Seigneur.       <br />
       On les portera comme l’offrande qu’apportent les fils d’Israël,       <br />
       dans des vases purs, à la maison du Seigneur.       <br />
           Je prendrai même des prêtres et des lévites parmi eux,       <br />
       – dit le Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 116 (117), 1, 2)       <br />
              <br />
       R/ Allez dans le monde entier.       <br />
       Proclamez l’Évangile.       <br />
       ou : Alléluia ! (Mc 16, 15)       <br />
              <br />
       Louez le Seigneur, tous les peuples ;       <br />
       fêtez-le, tous les pays !       <br />
              <br />
       Son amour envers nous s’est montré le plus fort ;       <br />
       éternelle est la fidélité du Seigneur !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Quand Dieu aime quelqu’un, il lui donne de bonnes leçons » (He 12, 5-7.11-13)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous avez oublié cette parole de réconfort,       <br />
       qui vous est adressée comme à des fils :       <br />
       Mon fils, ne néglige pas les leçons du Seigneur,       <br />
       ne te décourage pas quand il te fait des reproches.       <br />
           Quand le Seigneur aime quelqu’un,       <br />
       il lui donne de bonnes leçons ;       <br />
       il corrige tous ceux qu’il accueille comme ses fils.       <br />
           Ce que vous endurez est une leçon.       <br />
       Dieu se comporte envers vous comme envers des fils ;       <br />
       et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ?       <br />
           Quand on vient de recevoir une leçon,       <br />
       on n’éprouve pas de la joie mais plutôt de la tristesse.       <br />
       Mais plus tard, quand on s’est repris grâce à la leçon,       <br />
       celle-ci produit un fruit de paix et de justice.       <br />
           C’est pourquoi,       <br />
       redressez les mains inertes et les genoux qui fléchissent,       <br />
           et rendez droits pour vos pieds les sentiers tortueux.       <br />
       Ainsi, celui qui boite ne se fera pas d’entorse ;       <br />
       bien plus, il sera guéri.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « On viendra de l’orient et de l’occident prendre place au festin dans le royaume de Dieu » (Lc 13, 22-30)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, dit le Seigneur ;       <br />
       personne ne va vers le Père sans passer par moi.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 6)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           tandis qu’il faisait route vers Jérusalem,       <br />
       Jésus traversait villes et villages en enseignant.       <br />
           Quelqu’un lui demanda :       <br />
       « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? »       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
           « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite,       <br />
       car, je vous le déclare,       <br />
       beaucoup chercheront à entrer       <br />
       et n’y parviendront pas.       <br />
           Lorsque le maître de maison se sera levé       <br />
       pour fermer la porte,       <br />
       si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte,       <br />
       en disant :       <br />
       ‘Seigneur, ouvre-nous’,       <br />
       il vous répondra :       <br />
       ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.’       <br />
           Alors vous vous mettrez à dire :       <br />
       ‘Nous avons mangé et bu en ta présence,       <br />
       et tu as enseigné sur nos places.’       <br />
           Il vous répondra :       <br />
       ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.       <br />
       Éloignez-vous de moi,       <br />
       vous tous qui commettez l’injustice.’       <br />
           Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents,       <br />
       quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob,       <br />
       et tous les prophètes       <br />
       dans le royaume de Dieu,       <br />
       et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors.       <br />
           Alors on viendra de l’orient et de l’occident,       <br />
       du nord et du midi,       <br />
       prendre place au festin dans le royaume de Dieu.       <br />
           Oui, il y a des derniers qui seront premiers,       <br />
       et des premiers qui seront derniers. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
        la réponse de Jésus à la question piège sur le nombre des élus. Ceux qui la posent aimeraient que la réponse de Jésus se résume à un oui ou à un non. Ou bien tous sont sauvés, alors pourquoi s’en faire. Ou bien aucun, ce qui amène à la même conclusion. Ainsi, on ne sent pas concerné.        <br />
              <br />
       Or Jésus répond sur un autre plan en insistant sur la participation personnelle de chacune et de chacun dans ce chemin vers Dieu qu’est notre vie ici-bas. Et il ajoute que le Maître va en tenir compte. Les dernières phrases de l’évangile que je viens de lire  « ''Éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice.'’ Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors », peuvent faire peur, mais ce n’est pas le but de Jésus, car tout de suite après il dit : « Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. »  Et il ajoute « Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers ».        <br />
              <br />
       Notre salut dépendra de notre décision personnelle, de nos gestes de chaque jour, de notre amour de chaque instant, de nos efforts soutenus par la grâce de Dieu       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Un entraînement spirituel nécessaire</span>       <br />
              <br />
       Il en va de notre cheminement spirituel un peu comme de celui d’un athlète olympique ou encore de n’importe quelle compétition, ce que saint Paul souligne avec à-propos dans sa première Lettre aux Corinthiens : « Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère ; ils le font pour recevoir une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas. (I Corinthiens 9, 25). Notre cheminement est comme un entrainement spirituel. Il faut s’exercer et persévérer.        <br />
              <br />
       Pour ceux et celles qui entrent sur le chemin de la suite de Jésus et qui y mettent leurs efforts, aucune porte n’est fermée. Au contraire la porte est ouverte pour toutes et tous sans considération de leurs qualités ou de leurs dons. « Des derniers seront premiers ». «  Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. » Ces paroles reprennent la promesse que nous lisons dans la première lecture tirée du prophète Isaïe ; « Ainsi parle le Seigneur : je viens rassembler toutes les nations, de toute langue. Elles viendront et verront ma gloire. »        <br />
              <br />
       Vous le voyez bien le but de Jésus ici n’est pas de nous faire peur, mais c’est plutôt une invitation à agir sérieusement pour vivre notre foi en lui. Cette foi qui est la nôtre n'est pas un cadeau reçu pour toujours et qui se conserve sans effort. Elle est provoquée et soumise à des épreuves parfois. Elle peut s'amoindrir ou presque disparaitre, si nous ne nous donnons pas les moyens de l'entretenir.        <br />
              <br />
       Retenons des lectures d'aujourd’hui qu’il nous revient de devenir des artisans actifs de cette foi reçue de Dieu qui est en nous. Ceci s’exprime et se vit de diverses manières, mais surtout notre foi doit se nourrir aussi comme tout amour et toute amitié. C’est le message qui tient dans ce mot qui le résume bien « Efforcez-vous ».        <br />
              <br />
       Notre foi se nourrira par la Parole de Dieu, par l’Eucharistie que nous recevons et qui est la nourriture que Jésus nous donne, par le service des pauvres, par l’amour fraternel et la prière en particulier. Ce sont des moyens pour entretenir notre cheminement vers Dieu et pour pratiquer ce que j'ai appelé un entraînement spirituel.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que note Eucharistie soit aujourd’hui un moyen de prise de conscience où nous ouvrons notre cœur aux paroles de Jésus et où nous reprenons avec sérieux la décision de le suivre avec amour et avec confiance.       <br />
              <br />
       Il est toujours là près de nous et pour nous. Pour tous et toutes la porte est ouverte. Il se tient derrière et il dit «  Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. » (Apocalypse 3, 20)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       20 août 2019       <br />
               <br />
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              <br />
       <!--je viens rassembler toutes les nations,       <br />
       de toute langue.       <br />
       Elles viendront et verront ma gloire :       <br />
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       On viendra de l'Occident et de l'Orient       <br />
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       Dieu se comporte envers vous comme envers des fils ;       <br />
       et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ?       <br />
           Quand on vient de recevoir une leçon,       <br />
       on n’éprouve pas de la joie mais plutôt de la tristesse.       <br />
       Mais plus tard, quand on s’est repris grâce à la leçon,       <br />
       celle-ci produit un fruit de paix et de justice.       <br />
              <br />
           Quelqu’un lui demanda :       <br />
       « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? »       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
           « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite,       <br />
              <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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       </style>       <br />
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           </div>       <br />
       </form>       <br />
       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
       ____________________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « De toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères » (Is 66, 18-21)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
           connaissant leurs actions et leurs pensées,       <br />
       moi, je viens rassembler toutes les nations,       <br />
       de toute langue.       <br />
       Elles viendront et verront ma gloire :       <br />
           je mettrai chez elles un signe !       <br />
       Et, du milieu d’elles, j’enverrai des rescapés       <br />
       vers les nations les plus éloignées,       <br />
       vers les îles lointaines       <br />
       qui n’ont rien entendu de ma renommée,       <br />
       qui n’ont pas vu ma gloire ;       <br />
       ma gloire, ces rescapés l’annonceront       <br />
       parmi les nations.       <br />
           Et, de toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères,       <br />
       en offrande au Seigneur,       <br />
       sur des chevaux et des chariots, en litière,       <br />
       à dos de mulets et de dromadaires,       <br />
       jusqu’à ma montagne sainte, à Jérusalem,       <br />
       – dit le Seigneur.       <br />
       On les portera comme l’offrande qu’apportent les fils d’Israël,       <br />
       dans des vases purs, à la maison du Seigneur.       <br />
           Je prendrai même des prêtres et des lévites parmi eux,       <br />
       – dit le Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 116 (117), 1, 2)       <br />
              <br />
       R/ Allez dans le monde entier.       <br />
       Proclamez l’Évangile.       <br />
       ou : Alléluia ! (Mc 16, 15)       <br />
              <br />
       Louez le Seigneur, tous les peuples ;       <br />
       fêtez-le, tous les pays !       <br />
              <br />
       Son amour envers nous s’est montré le plus fort ;       <br />
       éternelle est la fidélité du Seigneur !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Quand Dieu aime quelqu’un, il lui donne de bonnes leçons » (He 12, 5-7.11-13)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous avez oublié cette parole de réconfort,       <br />
       qui vous est adressée comme à des fils :       <br />
       Mon fils, ne néglige pas les leçons du Seigneur,       <br />
       ne te décourage pas quand il te fait des reproches.       <br />
           Quand le Seigneur aime quelqu’un,       <br />
       il lui donne de bonnes leçons ;       <br />
       il corrige tous ceux qu’il accueille comme ses fils.       <br />
           Ce que vous endurez est une leçon.       <br />
       Dieu se comporte envers vous comme envers des fils ;       <br />
       et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ?       <br />
           Quand on vient de recevoir une leçon,       <br />
       on n’éprouve pas de la joie mais plutôt de la tristesse.       <br />
       Mais plus tard, quand on s’est repris grâce à la leçon,       <br />
       celle-ci produit un fruit de paix et de justice.       <br />
           C’est pourquoi,       <br />
       redressez les mains inertes et les genoux qui fléchissent,       <br />
           et rendez droits pour vos pieds les sentiers tortueux.       <br />
       Ainsi, celui qui boite ne se fera pas d’entorse ;       <br />
       bien plus, il sera guéri.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « On viendra de l’orient et de l’occident prendre place au festin dans le royaume de Dieu » (Lc 13, 22-30)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, dit le Seigneur ;       <br />
       personne ne va vers le Père sans passer par moi.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 6)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           tandis qu’il faisait route vers Jérusalem,       <br />
       Jésus traversait villes et villages en enseignant.       <br />
           Quelqu’un lui demanda :       <br />
       « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? »       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
           « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite,       <br />
       car, je vous le déclare,       <br />
       beaucoup chercheront à entrer       <br />
       et n’y parviendront pas.       <br />
           Lorsque le maître de maison se sera levé       <br />
       pour fermer la porte,       <br />
       si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte,       <br />
       en disant :       <br />
       ‘Seigneur, ouvre-nous’,       <br />
       il vous répondra :       <br />
       ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.’       <br />
           Alors vous vous mettrez à dire :       <br />
       ‘Nous avons mangé et bu en ta présence,       <br />
       et tu as enseigné sur nos places.’       <br />
           Il vous répondra :       <br />
       ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.       <br />
       Éloignez-vous de moi,       <br />
       vous tous qui commettez l’injustice.’       <br />
           Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents,       <br />
       quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob,       <br />
       et tous les prophètes       <br />
       dans le royaume de Dieu,       <br />
       et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors.       <br />
           Alors on viendra de l’orient et de l’occident,       <br />
       du nord et du midi,       <br />
       prendre place au festin dans le royaume de Dieu.       <br />
           Oui, il y a des derniers qui seront premiers,       <br />
       et des premiers qui seront derniers. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
       </SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/32551018-30318964.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Efforcez-vous-d-entrer-par-la-porte-etroite_a907.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/carrefourkairos,2026:rss-30072580</guid>
   <title>Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »</title>
   <pubDate>Tue, 09 Apr 2019 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 14 avril 2019. Textes: Luc 19, 28-40, Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2 6-11 et Luc 22, 14 - 23, 56.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/30072580-28849663.jpg?v=1549133877" alt="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »" title="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »" />
     </div>
     <div>
      La jonction du récit de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem avec le récit détaillé de sa Passion est une introduction bien choisie pour la Semaine Sainte, la Grande Semaine, que nous nous apprêtons à vivre. Il nous sera donné non seulement de méditer sur les derniers jours de Jésus, mais surtout de le suivre pas à pas notamment le Jeudi-Saint qui nous rappellera son dernier repas, la Cène, et le lavement des pieds<!--, avec ses disciples avant d'être trahi et d'être livré aux autorité juives et romaines-->, puis le Vendredi-Saint qui commémorera  sa mort et enfin sa Résurrection qui sera célébrée dans la Vigile pascale et pendant tout le temps de Pâques.       <br />
       <!--       <br />
       Ces faits  sont des actes, des gestes et des attitudes de Jésus qui ne sont pas seulement passées, mais qui sont éternellement présents. C'est pourquoi, nous lisons attentivement les récits de la Passion durant la Semaine Sainte. J'aimerais expliciter un peu cette idée avant de revenir sur l'entrée de Jésus à Jérusalem.-->       <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Les mystères de la vie du Christ </span>       <br />
              <br />
       Les actions, les gestes du Christ sont communément appelés les mystères de la vie du Christ non parce qu'il sont incompréhensibles<!--, au contraire, ils sont le plus souvent des gestes et des attitudes en tout semblables aux nôtre-->, mais parce qu'ils sont remplis d'une puissance et d'une énergie qui dépassent les limites du temps et de l'espace à cause de la nature divine qui est en Jésus.        <br />
              <br />
       Les mystères de la vie du Christ que le cardinal de Bérulle appelait les « états intérieurs du Verbe Incarné » ( pour lire un résumé de la spiritualité bérullienne  <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/hsp/berulle.htm">cliquez ici </a>)  sont les actes, les gestes et les attitudes de celui qui est parfaitement homme, et, en même temps, parfaitement Dieu. Ce qui fait que les actions, les gestes de Jésus échappent ainsi par la puissance de Dieu à nos limites humaines.  Par la grâce de Dieu, ce qu'il vit continue de vivre éternellement. C'est pourquoi, le souvenir de ce que Jésus a vécu, même dans le détail, est si important pour les personnes qui croient au Christ. Nous ne méditerons jamais assez le déroulement de sa vie et de ses enseignements. Ils sont toujours actuels.       <br />
              <br />
       Ses derniers jours revêtent une importance particulière non seulement parce qu'ils sont les derniers, mais surtout parce qu'ils marquent que son Heure, comme le dit saint Jean, est arrivée. Son histoire de vie prendra un tour inattendu pour ses disciples. Lui s'y sentira à l'aise car c'est ainsi qu'il manifestera son obéissance à Dieu qui l'a choisi comme celui qui porte les péchés du monde.  Cette  obéissance totale remplie d'amour en fait le Sauveur qui réconcilie le monde avec Dieu, qui rétablit les relations avec Dieu et les uns avec les autres.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le salut en Jésus</span>       <br />
              <br />
       C'est une richesse propre au christianisme que cette assurance d'un salut « au-delà de ma petite personne qui tend à réconcilier l’aventure humaine avec elle-même et avec Dieu  » (Frère Dominique Motte o.p. du Couvent de Lille en France dans <span style="font-style:italic">Carême dans la ville</span> 2019 le 3 avril 2019). Ce salut nous est donné en Jésus-Christ qui  l'obtient par sa mort sur la Croix et son Sang répandu. Sa résurrection, le troisième jour, l'établit fermement et pour toujours comme Seigneur à la gloire de Dieu le Père et Seigneur de nos vies.        <br />
              <br />
       C’est ce que proclame saint Paul dans ce bel hymne de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Philippiens</span> que nous avons comme deuxième lecture : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort,  et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers ».       <br />
              <br />
       C'est avec cet arrière-fond que nous entrons dans cette nouvelle Semaine Sainte, car les mystères de la vie du Christ sont toujours actifs et remplis de grâces pour ceux et celles qui s'y unissent avec cœur et avec foi.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Les Rameaux</span>       <br />
              <br />
       L'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est célébrée dans la liturgie d'aujourd'hui par une procession qui rappelle cet évènement et par la bénédiction des rameaux ou palmes portées par les participants et les participantes. Ces rameaux sont conservés par plusieurs personnes tout au long de l'année. Ils en disposent  en les mettant au mur, par exemple, et  en les tressant parfois.       <br />
              <br />
       Ces signes sont des rappels que l'abaissement de Jésus dans sa Passion n'est pas une défaite, mais un triomphe sur les forces du mal. Ce triomphe de Jésus ne se réalise pas à la façon des triomphes humains comme ceux des Oscars ou des Molières. Il réside dans l'abandon à la volonté de Dieu qui fait de lui le Serviteur de ses frères et sœurs pour les amener avec lui près du Père.        <br />
              <br />
       Il s'agit d'un renversement des perspectives habituelles comme dans les Béatitudes. Ce qui est petit est ce qui est grand, ce qui est rejeté est ce qui est aimé de Dieu, ce qui est pauvre est ce qui est la véritable richesse. Message dur à entendre parfois, mais message au cœur des mystères de la vie du Christ. La dynamique du salut de Dieu n'est pas du même genre que celle des humains. Le Royaume de Dieu n'est pas comme les royaumes de la terre. Jésus le dira devant Pilate : « Mon royaume n'est pas de ce monde ». (Jean 18, 36)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons à Dieu au début de cette Semaine Sainte 2019 de laisser nos esprits et nos cœurs s'imprégner des mystères qui nous revivrons. Nous en avons continuellement besoin car, à mesure que nous avançons à la suite de Jésus, de nouveaux espaces et de nouvelles perspectives nous attendent.       <br />
              <br />
       Acceptons cette année de nous laisser surprendre par Jésus.       <br />
              <br />
       <!--Et disons-lui cette prière qui est celle de l’oraison….-->       <br />
              <br />
       Bonne Semaine Sainte!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       9 avril 2019       <br />
              <br />
              <br />
       _____________________________________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C</b>       <br />
              <br />
       Entrée messianique       <br />
              <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Lc 19, 28-40)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
          En ce temps-là,       <br />
           Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.       <br />
           Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie,       <br />
       près de l’endroit appelé mont des Oliviers,       <br />
       il envoya deux de ses disciples,       <br />
           en disant :       <br />
       « Allez à ce village d’en face.       <br />
       À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché,       <br />
       sur lequel personne ne s’est encore assis.       <br />
       Détachez-le et amenez-le.       <br />
           Si l’on vous demande :       <br />
       ‘Pourquoi le détachez-vous ?’       <br />
       vous répondrez :       <br />
       ‘Parce que le Seigneur en a besoin.’ »       <br />
           Les envoyés partirent       <br />
       et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit.       <br />
           Alors qu’ils détachaient le petit âne,       <br />
       ses maîtres leur demandèrent :       <br />
       « Pourquoi détachez-vous l’âne ? »       <br />
           Ils répondirent :       <br />
       « Parce que le Seigneur en a besoin. »       <br />
           Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus,       <br />
       jetèrent leurs manteaux dessus,       <br />
       et y firent monter Jésus.       <br />
           À mesure que Jésus avançait,       <br />
       les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.       <br />
           Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers,       <br />
       toute la foule des disciples, remplie de joie,       <br />
       se mit à louer Dieu à pleine voix       <br />
       pour tous les miracles qu’ils avaient vus,       <br />
           et ils disaient :       <br />
       « Béni soit celui qui vient,       <br />
       le Roi, au nom du Seigneur.       <br />
       Paix dans le ciel       <br />
       et gloire au plus haut des cieux ! »       <br />
           Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule,       <br />
       dirent à Jésus :       <br />
       « Maître, réprimande tes disciples ! »       <br />
           Mais il prit la parole en disant :       <br />
       « Je vous le dis :       <br />
       si eux se taisent,       <br />
       les pierres crieront. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       Messe de la Passion       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
              <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps 21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent ;       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure ;       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds,       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Mais tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2 6-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 22, 14 – 23, 56)       <br />
              <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants : X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
              <br />
       L. Quand l’heure fut venue,       <br />
       Jésus prit place à table,       <br />
       et les Apôtres avec lui.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous       <br />
       avant de souffrir !       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       jamais plus je ne la mangerai       <br />
       jusqu’à ce qu’elle soit pleinement accomplie       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
           L. Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce,       <br />
       il dit :       <br />
       X « Prenez ceci et partagez entre vous.       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       désormais, jamais plus       <br />
       je ne boirai du fruit de la vigne       <br />
       jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. »       <br />
              <br />
           L. Puis, ayant pris du pain et rendu grâce,       <br />
       il le rompit       <br />
       et le leur donna, en disant :       <br />
       X « Ceci est mon corps, donné pour vous.       <br />
       Faites cela en mémoire de moi. »       <br />
           L. Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant :       <br />
       X « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang       <br />
       répandu pour vous.       <br />
           Et cependant, voici que la main de celui qui me livre       <br />
       est à côté de moi sur la table.       <br />
           En effet, le Fils de l’homme s’en va       <br />
       selon ce qui a été fixé.       <br />
       Mais malheureux cet homme-là       <br />
       par qui il est livré ! »       <br />
           L. Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres       <br />
       quel pourrait bien être, parmi eux, celui qui allait faire cela.       <br />
              <br />
           Ils en arrivèrent à se quereller :       <br />
       lequel d’entre eux, à leur avis, était le plus grand ?       <br />
           Mais il leur dit :       <br />
       X « Les rois des nations       <br />
       les commandent en maîtres,       <br />
       et ceux qui exercent le pouvoir sur elles       <br />
       se font appeler bienfaiteurs.       <br />
           Pour vous, rien de tel !       <br />
       Au contraire, que le plus grand d’entre vous       <br />
       devienne comme le plus jeune,       <br />
       et le chef, comme celui qui sert.       <br />
           Quel est en effet le plus grand :       <br />
       celui qui est à table, ou celui qui sert ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui est à table ?       <br />
       Eh bien moi, je suis au milieu de vous       <br />
       comme celui qui sert.       <br />
           Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves.       <br />
           Et moi, je dispose pour vous du Royaume,       <br />
       comme mon Père en a disposé pour moi.       <br />
           Ainsi vous mangerez et boirez à ma table       <br />
       dans mon Royaume,       <br />
       et vous siégerez sur des trônes       <br />
       pour juger les douze tribus d’Israël.       <br />
              <br />
           Simon, Simon,       <br />
       voici que Satan vous a réclamés       <br />
       pour vous passer au crible comme le blé.       <br />
           Mais j’ai prié pour toi,       <br />
       afin que ta foi ne défaille pas.       <br />
       Toi donc, quand tu sera revenu,       <br />
       affermis tes frères. »       <br />
           L. Pierre lui dit :       <br />
       D. « Seigneur, avec toi, je suis prêt       <br />
       à aller en prison et à la mort. »       <br />
           L. Jésus reprit :       <br />
       X « Je te le déclare, Pierre :       <br />
       le coq ne chantera pas aujourd’hui       <br />
       avant que toi, par trois fois,       <br />
       tu aies nié me connaître. »       <br />
              <br />
           L. Puis il leur dit :       <br />
       X « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni sac, ni sandales,       <br />
       avez-vous donc manqué de quelque chose ? »       <br />
           L. Ils lui répondirent :       <br />
       D. « Non, de rien. »       <br />
       L. Jésus leur dit :       <br />
       X « Eh bien maintenant, celui qui a une bourse,       <br />
       qu’il la prenne,       <br />
       de même celui qui a un sac ;       <br />
       et celui qui n’a pas d’épée,       <br />
       qu’il vende son manteau pour en acheter une.       <br />
           Car, je vous le déclare :       <br />
       il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture :       <br />
       Il a été compté avec les impies.       <br />
       De fait, ce qui me concerne       <br />
       va trouver son accomplissement. »       <br />
           L. Ils lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, voici deux épées. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Cela suffit. »       <br />
              <br />
           L. Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude,       <br />
       au mont des Oliviers,       <br />
       et ses disciples le suivirent.       <br />
           Arrivé en ce lieu, il leur dit :       <br />
       X « Priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
           L. Puis il s’écarta       <br />
       à la distance d’un jet de pierre environ.       <br />
       S’étant mis à genoux,       <br />
       il priait en disant :       <br />
           X « Père, si tu le veux,       <br />
       éloigne de moi cette coupe ;       <br />
       cependant, que soit faite non pas ma volonté,       <br />
       mais la tienne. »       <br />
           L. Alors, du ciel, lui apparut un ange       <br />
       qui le réconfortait.       <br />
           Entré en agonie,       <br />
       Jésus priait avec plus d’insistance,       <br />
       et sa sueur devint comme des gouttes de sang       <br />
       qui tombaient sur la terre.       <br />
           Puis Jésus se releva de sa prière       <br />
       et rejoignit ses disciples       <br />
       qu’il trouva endormis, accablés de tristesse.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « Pourquoi dormez-vous ?       <br />
       Relevez-vous       <br />
       et priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
              <br />
           L. Il parlait encore,       <br />
       quand parut une foule de gens.       <br />
       Celui qui s’appelait Judas, l’un des Douze,       <br />
       marchait à leur tête.       <br />
       Il s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser.       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       X « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ? »       <br />
           L. Voyant ce qui allait se passer,       <br />
       ceux qui entouraient Jésus lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, et si nous frappions avec l’épée ? »       <br />
           L. L’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre       <br />
       et lui trancha l’oreille droite.       <br />
           Mais Jésus dit :       <br />
       X « Restez-en là ! »       <br />
       L. Et, touchant l’oreille de l’homme,       <br />
       il le guérit.       <br />
           Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l’arrêter,       <br />
       grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens :       <br />
       X « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ?       <br />
           Chaque jour, j’étais avec vous dans le Temple,       <br />
       et vous n’avez pas porté la main sur moi.       <br />
       Mais c’est maintenant votre heure       <br />
       et le pouvoir des ténèbres. »       <br />
              <br />
           L. S’étant saisis de Jésus, ils l’emmenèrent       <br />
       et le firent entrer dans la résidence du grand prêtre.       <br />
       Pierre suivait à distance.       <br />
           On avait allumé un feu au milieu de la cour,       <br />
       et tous étaient assis là.       <br />
       Pierre vint s’asseoir au milieu d’eux.       <br />
           Une jeune servante le vit assis près du feu ;       <br />
       elle le dévisagea et dit :       <br />
       A. « Celui-là aussi était avec lui. »       <br />
           L. Mais il nia :       <br />
       D. « Non, je ne le connais pas. »       <br />
           L. Peu après, un autre dit en le voyant :       <br />
       F. « Toi aussi, tu es l’un d’entre eux. »       <br />
       L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Non, je ne le suis pas. »       <br />
           L. Environ une heure plus tard,       <br />
       un autre insistait avec force :       <br />
       F. « C’est tout à fait sûr ! Celui-là était avec lui,       <br />
       et d’ailleurs il est Galiléen. »       <br />
           L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Je ne sais pas ce que tu veux dire. »       <br />
       L. Et à l’instant même, comme il parlait encore,       <br />
       un coq chanta.       <br />
           Le Seigneur, se retournant,       <br />
       posa son regard sur Pierre.       <br />
       Alors Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante aujourd’hui,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
           Il sortit et, dehors, pleura amèrement.       <br />
              <br />
           Les hommes qui gardaient Jésus       <br />
       se moquaient de lui et le rouaient de coups.       <br />
           Ils lui avaient voilé le visage,       <br />
       et ils l’interrogeaient :       <br />
       F. « Fais le prophète !       <br />
       Qui est-ce qui t’a frappé ? »       <br />
           L. Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes.       <br />
              <br />
           Lorsqu’il fit jour,       <br />
       se réunit le collège des anciens du peuple,       <br />
       grands prêtres et scribes,       <br />
       et on emmena Jésus devant leur conseil suprême.       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       F. « Si tu es le Christ,       <br />
       dis-le nous. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Si je vous le dis,       <br />
       vous ne me croirez pas ;       <br />
           et si j’interroge,       <br />
       vous ne répondrez pas.       <br />
           Mais désormais le Fils de l’homme       <br />
       sera assis à la droite de la Puissance de Dieu. »       <br />
           L. Tous lui dirent alors :       <br />
       F. « Tu es donc le Fils de Dieu ? »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Vous dites vous-mêmes que je le suis. »       <br />
           L. Ils dirent alors :       <br />
       F. « Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ?       <br />
       Nous-mêmes, nous l’avons entendu de sa bouche. »       <br />
           L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
              <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
              <br />
          L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
       Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »       <br />
          L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                    Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
       À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           Alors arriva un membre du Conseil, nommé Joseph ;       <br />
       c’était un homme bon et juste,       <br />
           qui n’avait donné son accord       <br />
       ni à leur délibération, ni à leurs actes.       <br />
       Il était d’Arimathie, ville de Judée,       <br />
       et il attendait le règne de Dieu.       <br />
           Il alla trouver Pilate       <br />
       et demanda le corps de Jésus.       <br />
           Puis il le descendit de la croix,       <br />
       l’enveloppa dans un linceul       <br />
       et le mit dans un tombeau taillé dans le roc,       <br />
       où personne encore n’avait été déposé.       <br />
           C’était le jour de la Préparation de la fête,       <br />
       et déjà brillaient les lumières du sabbat.       <br />
           Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée       <br />
       suivirent Joseph.       <br />
       Elles regardèrent le tombeau       <br />
       pour voir comment le corps avait été placé.       <br />
           Puis elles s’en retournèrent       <br />
       et préparèrent aromates et parfums.       <br />
       Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Évangile       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 23, 1-49)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
           L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
              <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
           Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »            <br />
       L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                  (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
         À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-C-Il-s-est-abaisse-devenant-obeissant-jusqu-a_a887.html</link>
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