Télégramme de Brest

22 Février 2020

Il est urgent de promouvoir un modèle national ,forcément de qualité


 Tandis que nos partenaires européens font pression pour une baisse du budget agricole de la Communauté, les défenseurs ou pseudo-défenseurs  de notre santé exigent qu’on en finisse  avec  l’élevage intensif  comme avec le glyphosate… Entre les deux,  430 000 paysans  travaillant plus de 50 heures par semaine ,  souvent   pour des revenus et une retraite de misère, sont pris en tenailles . Désespérés, nombre d’entre eux  se suicident. C’est alors que nous, les 66 millions de consommateurs français,  découvrons,  avec la crise du Coronavirius , les risques de la mondialisation et  la nécessité de conserver  une autonomie  indispensable à notre survie . Emmanuel Macron  en est conscient  . Avant  d’entamer ce samedi son marathon au Salon de l’Agriculture, il a donc tenu à envoyer ce double message «  Il faut  réussir la transformation du modèle agricole ». Et  «  Je ne tolèrerai aucune violence à l’égard du monde agricole ». Cela suffira-t-il à  éviter les sifflets contre le Président de la République, les agressions contre les éleveurs et le boycott imbécile de productions nationales ? On en doute quand on voit des chaines de TV diffuser des « reportages » visant, au prétexte d’écologie, à nous faire consommer, plutôt que du jambon  de Bretagne ou du  bœuf du  Charolais… des steaks de soja (  lequel soja est importé du Brésil, où l’on brûle la forêt amazonienne pour en planter !) Jamais, pourtant, le «  En même temps »macroniste n’aura été aussi  approprié : il est urgent à la fois de s’opposer à la construction d’ « usines » de poulets inhumaines et qui polluent  les plages et d’alerter les Français sur les dangers d’une concurrence mondiale sans frein. Urgent de promouvoir un modèle  national, forcément de qualité.