Bibliographie

25 Janvier 2011

Stock, 1988


Le matin du 10 mai 1981, Jacques Delors prend un verre chez Christine Clerc. Le soir, quand François Mitterrand arrive au siège du parti socialiste pour fêter sa victoire, elle l’y attend avec les Rocard.

 

Giscard, abandonnant les « couleurs du veuvage », se présente-t-il aux élections cantonales ? Il l’invite dans son château d’Auvergne.

 

Jacques Chirac parcourt-il les provinces ? Elle l’accompagne dans son avion privé… avant de rejoindre Raymond Barre dans les « bouchons » lyonnais.

 

Le Monde publie des révélations sur l’affaire Greenpeace : ce jour-là, précisément, elle déjeune avec Charles Hernu quand son aide de camp apporte au ministre de la Défense l’article à peine sorti de l’imprimerie. Un an plus tard, Edouard Balladur, qui assure l’intérim du Premier ministre en voyage, l’invite à déjeuner à Matignon… le jour où les étudiants manifestent contre le projet de loi Devaquet.

 

Mais il n’y a pas que la politique dans la vie. Curieuse de tout, elle assiste au tournage du dernier film de Romy Schneider, passe une journée avec les cheminots en grève et recueille, dans leur loge, les confidences de Guy Bedos, Robert Hossein ou Ruggiero Raimondi. Elle confesse le professeur Schwartzenberg et Mgr Lustiger, sans oublier Coluche… et l’abbé Pierre, qui l’accueille dans sa cellule de moine à Saint-Wandrille.

 

Toujours là au bon moment, respectée pour son indépendance d’esprit et son talent, Christine Clerc a été la confidente et le témoin privilégié de la plupart des évènements, grands et petits, qui ont façonné le septennat de François Mitterrand.

 

Voici sa chronique : film passionnant. Et véritable aide-mémoire : pour mieux comprendre un passé récent, en même temps qu’éclairer un avenir proche.