Télégramme de Brest

1 Janvier 2020

A la fin des repas de fêtes, les discussions politiques restant une spécialité française, revient souvent la question: qui pour remplacer Macron ?


«  Nette embellie sur le front de l’emploi » . En cette fin d’année gâchée par les grèves qui menacent des milliers de PME, ce n’est pas un journal macroniste qui le dit : c’est le quotidien  Le Monde, réputé critique à l’égard du pouvoir. Et si la mobilisation des grévistes allait  s’effilocher ?  Si la CFDT ,  obtenant quelques satisfactions, rompait le front du refus ? Alors, Emmanuel Macron pourrait présenter aux Français, pour ses vœux présidentiels , un visage sinon de vainqueur ( sa propre femme lui a-t-elle assez fait la leçon  là-dessus !) mais de président à la fois humble et confiant dans l’avenir . Seulement voilà : le jeune homme doué et si sûr de lui  peut-il encore gagner les cœurs ? Ou bien, tel Giscard d’Estaing avant lui,  a-t-il définitivement échoué à tisser avec les Français  un lien affectif ? A la fin des repas de fêtes,  les discussions politiques restant une spécialité française, revient souvent la question :  qui, pour  remplacer Macron ?  Nicolas Sarkozy ? Il est le plus populaire à droite, mais ses procès…Edouard Philippe ? Il n’ose même pas se présenter à la Mairie de Paris : Macron lui couperait la tête.  Xavier Bertrand ? Populaire dans sa région Nord-Pas de Calais,  guère au delà. François Baroin, le filleul de Jacques Chirac, séduisant quinqua président de l’Association des Maires de France ? Velleitaire… Et  à gauche ? Ségolène Royal  a lassé ses derniers partisans. Anne Hidalgo  va peut-être garder Paris, mais  peut-elle rassembler les Français ? Bernard Cazeneuve est intelligent, cultivé, doué d’autorité …mais  « vieux jeu » à 56 ans. Alors , François Hollande ? Là, les dîneurs s‘esclaffent avant de répéter en choeur : «  il faut pourtant  quelqu’un pour éviter le duel Le Pen- Mélenchon ! »