Biographie

8 Août 2016

Pourquoi ces jeunes ont-ils grandi dans le ressentiment contre la France ?


Et maintenant ? Après  les «  Plus jamais ça ! » de Rouen et de Nice, il est urgent de comprendre les véritables raisons pour lesquelles des jeunes  s’engagent  dans le Djihad  en désirant la mort. L’attrait de la célébrité ? Ou simplement, le chômage et la misère sociale ? Cette dernière explication  est le plus souvent avancée. Dans une retentissante lettre ouverte à Manuel Valls (Libération), le sociologue Geoffroy de Lagasnerie et  l’écrivain Edouard Louis  accusent la gauchede n’avoir « rien fait » contre le terrorisme puisque «  Jamais vous ne parlez de faire la guerre à la relégation scolaire,  à la précarité ou à la violence policière » Accusation injuste, et qui revient à justifier  le crime : quiconque  serait né dans certains quartiers serait voué à devenir un assassin. Si l’on se tournait enfin vers des modèles positifs ? J’ai rencontré dans les quartiers Nord de Marseille un couple de Vietnamiens – lui, gardien de nuit, elle, femme de ménage – dont les  enfants entament de brillantes études supérieures. J’ai rencontré aussi  des enfants de familles juives élevés, non dans le ressentiment bien que leurs grands- parents soient morts à Auschwitz , mais dans l’amour de  la France.  Quand verra-t-on des responsables musulmans aller dans les collèges pour y faire l’éloge de la République laïque comme l’ont fait Robert Badinter et Simone Veil ? 41 d’entre eux viennent de publier( dans le JDD) un appel à réformer l’Islam . Mais pourquoi oublient-ils, dans leur liste des victimes,  les écoliers juifs assassinés par Mohammed Merah et les clients de l’hyperkasher de Vincennes ? Cet antisémitisme avoué ou inavoué sévit, hélas, dans d’innombrables collèges . Il est à la racine du nouveau fascisme qui veut la mort du « modèle français ».