Télégramme de Brest

11 Février 2020

Certes, le droit au blasphème est reconnu par la Constitution. Mais ...


 Après avoir  tendu la main  au gouvernement pour qu’il prenne enfin en compte la pénibilité  de certains métiers et reconnu  à  la CGT - dont les nervis ont  agressé ses  propres locaux  ! – le droit de refuser la négociation, le secrétaire national de la CFDT, Laurent Berger , lançait hier ( sur BFM ) «  Un peu de fraternité ! » Ce n’est pas parce qu’elle vient après « Liberté, Egalité » dans la devise républicaine, pas non plus parce que Ségolène Royal en fit, voilà douze ans, son slogan en chantant «  Aimez-vous les uns les autres », qu’il faudrait rire de la Fraternité  : plus que jamais, après une année 2019 secouée de violentes manifestations et un début d’année 2020 marqué par une polémique explosive entre défenseurs et adversaires de Mila ( l’adolescente qui «  met le doigt dans le c… » du dieu des musulmans) mais aussi par les provocations d’un « artiste » chantant sur une  radio nationale «  Jésus est pédé ! », il est temps de l‘invoquer. Certes, le droit au blasphème est reconnu par la Constitution. La Ministre de la Justice a eu tort de l’oublier. Mais ne peut-on, sans être accusé d’être pleutre ou « collabo » ( avec l’Islamisme  qui fait si peur)   appeler à la retenue sur des réseaux sociaux qui répandent  la haine – c’est-à-dire,  nous  rappelle  Robert Badinter, «  la mort » ? Il est urgent d’arrêter l’escalade . Le président Macron s’en préoccupe : il s’apprête à nous présenter un plan de lutte contre le communautarisme – et notamment contre le radicalisme musulman dans les écoles - afin de « retrouver du commun ». Pourvu qu’il sache trouver des mesures fermes et des mots justes sans attiser, comme il le fit en dénonçant « la colonisation, crime contre l’Humanité », les rancoeurs !