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Recrutement via kinesport : Bonne pioche !

L'été dernier, patrice Carteron ( entraîneur) et Mr Pelissier ( directeur administratif) du Dijon fc ont demandé à Kinesport de recruter un kiné pour le suivi de leur équipe première.
Nous leur avons présenté plusieurs personnes dont Mathieu, qui a vécu une saison formidable avec une montée en ligue 1 à la clef.

Ci dessous un article tiré du journal l'alsace.



Recrutement via kinesport : Bonne pioche !

Brodbeck, la Ligue 1 en un clic

le 02/06/2011 à 00:00 par Marc Calogero

 

Mathieu Brodbeck (sur les épaules de Raphaël Caceres) peut jubiler. Le Dijon FCO jouera en Ligue 1 l’an prochain. Photo Laurent Combet/Le Courrier de l’Ouest


 

Kinésithérapeute du Dijon FCO, le Cernéen Mathieu Brodbeck a vécu une saison de rêve, avec au bout de l’aventure la montée en Ligue 1. Une histoire qui a commencé il y a un peu moins d’un an, au détour d’un passage sur le site communautaire Facebook.


Une nouvelle vie ne tient parfois qu’à un tout petit clic. Kinésithérapeute à la clinique du Diaconat à Mulhouse, spécialisé notamment dans le soin des sportifs de la région mulhousienne, Mathieu Brodbeck, 28 ans, a tout envoyé valser. D’un coup de souris : « En juillet dernier, une annonce postée sur Facebook par l’organisme où j’avais fait ma formation de kiné du sport faisait état d’un poste à pourvoir au sein du staff du Dijon Football Côte-d’Or en Ligue 2. Je n’ai pas hésité. »
En une semaine, celui qui avait rafistolé - entre autres - les cuisses et mollets des joueurs du FC Mulhouse (en CFA sous les ordres de Damien Ott puis Albert Falette) durant 4 ans change de dimension : « Intégrer une structure professionnelle, qui plus est dans le foot, ça me tentait depuis toujours. La Ligue 1, j’en ai toujours rêvé, mais j’ai vite compris que ce ne serait pas en tant que joueur (rires) . C’est un peu pour ça que j’ai fait kiné. Mais c’est vraiment allé très vite. En quelques jours, j’avais fait mes valises. » Et moins d’un an plus tard, le Cernéen vit un rêve éveillé : « C’est l’aboutissement de 10 mois de travail de toute une équipe. Ce qu’on ressent sur le moment ? C’est très bizarre, une euphorie très brève mais tellement intense. »



« Tout n’a été que du bonheur »

Pour toucher à ces instants de pur bonheur, Brodbeck a dû consentir à faire quelques sacrifices, financiers comme personnels : « J’ai quitté le cabinet et mon poste de kiné libéral pour un emploi à durée indéterminée. Et pendant deux mois, ma copine est restée sur Mulhouse. Mais je ne peux rien regretter, tout n’a été que du bonheur. Ma copine m’a rejoint en septembre et ce que j’ai vécu à Dijon est allé au-delà de toutes mes espérances. » Car la saison du DFCO a été tout simplement exceptionnelle. 14 e budget de Ligue 2, le club bourguignon a fini au 2 e rang et décroché, pour la première fois de son histoire, la montée en Ligue 1 : « À part Patrice Carteron (Ndlr : l’entraîneur) , personne n’y croyait en début de saison. Le magazine France Football voyait Dijon terminer 16 e de L2. Bon, ils prédisaient également la relégation d’Évian et Ajaccio. Finalement, on monte tous les trois en L1. »
Les Dijonnais se sont alors découvert un amour pour le football qu’ils ne soupçonnaient même pas : « On a aujourd’hui l’impression que le foot a toujours été là à Dijon. » Et c’est lors de leur parade en bus à impériale dans les rues de la capitale bourguignonne que les membres du DFCO ont mesuré l’ampleur de leur exploit. Samedi dernier, 5000 supporters attendaient leurs héros au détour d’une place de la ville : « C’était de la folie dans les rues. Moi qui pensais qu’il n’y aurait personne pour nous accueillir… C’était incroyable ! »



« Zarour, notre plus belle réussite »

Dans cette aventure sportive totalement inattendue, Mathieu Brodbeck a eu son rôle à jouer. Même s’il reste modeste, le kiné a rempli sa mission. D’ailleurs, le DFCO est le club en Europe, 1 re et 2 e divisions confondues, qui a enregistré le moins de blessés cette saison : « Tout le staff est très attentif à la prévention de la blessure. On n’est pas nombreux (Ndlr : le staff médical se compose d’un kiné, un médecin, un préparateur physique et un fascia-thérapeute, exerçant une thérapie manuelle qui agit sur toutes les structures du corps, qui intervient tous les quinze jours) , mais tout le monde fait un travail remarquable. Notre plus belle réussite cette saison est d’avoir remis sur pieds Chaher Zarour 4 mois après sa rupture des ligaments croisés d’un genou. Il est revenu beaucoup plus vite que prévu et a été décisif en fin de saison. Et il y en a eu d’autres… »



Une histoire partie pour durer

Aujourd’hui, Mathieu Brodbeck va goûter à des vacances amplement méritées du côté de la Guadeloupe : « Mais ce qu’on vit est tellement beau que je crois que si on me demande de reprendre le boulot demain, j’y retourne sans broncher. On peut enchaîner direct. Car même si je suis kiné, je suis aussi un supporter. Le plus gros de mon travail s’arrêtait au moment du coup d’envoi, et dès ce moment je vivais le match à fond. » Demain, c’est dans les stades les plus prestigieux de l’Hexagone, « le Vélodrome à Marseille, le Chaudron à Saint-Etienne », qu’il va débarquer mallette à la main, prêt à dégainer le moindre strapping. « Mais peu importe l’endroit, je prendrai toujours autant de plaisir avec cette équipe. L’ambiance est très agréable, tout le monde est sur la même longueur d’onde et j’ai un très bon feeling avec les joueurs. À Dijon, je me sens vraiment bien. »
Mathieu Brodbeck a donc trouvé ce qu’il était parti chercher. Au détour d’une simple consultation internet : « Il y a un an, je n’allais quasiment jamais sur Facebook. Aujourd’hui, j’y suis presque tous les jours. » Quand on vous dit qu’un clic peut changer toute une vie.
 
le 02/06/2011 à 00:00 par Marc Calogero