l'information circule dans l'entreprise, je l'ai souvent croisée devant la ... machine à café

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Voilà quelques temps que le marché de l'information financière bruisse de rumeurs diverses et variées (1).

C'est un euphémisme que de constater la recomposition actuelle de ce marché où les rôles principaux sont tenus par les acteurs "historiques" et de nouveaux entrants, notamment des groupes média.

Illustrations dans ce mécano complexe qui se dessine sur fond de stratégie "industrielle" :
  1. octobre 2006, Reuters revend ses parts (50/50) détenues dans Factiva (l'agrégateur d'informations presse) à son partenaire dans la joint venture Dow Jones (propriétaire entre autre du Wall Street Journal)
     
  2. avril 2007, rumeurs sur le rachat du groupe Reuters. La prédation serait le fait de gros acteurs vu le montant de valorisation du groupe. On parle du groupe Thomson (Thomson Financial et Thomson Publishing entre autre), mais aussi de Dow Jones ex-partenaire dans la JV Factiva (c'est dit plus haut !), mais aussi concurrent direct de Reuters sur l'information financière et les solutions pour salles de marché
     
  3. mai 2007, le groupe Dow Jones - justement - est dans le même temps courtisé par News Corporation (le groupe média de Ruppert Murdoch) qui se définit comme la seule compagnie média intégrée dans une logique verticale au niveau mondial en couvrant aussi bien la production que la distribution des contenus
Dire qu'il y a une logique financière derrière ces mouvements en cours : probable. Une logique industrielle : possible et si c'est la cas, une explication pourrait venir de la technologie. Après tout le rachat en juillet 2005 au prix fort ($ 580 millions) du premier réseau social sur le net MySpace par News Corporation est annonciateur de stratégies qui privilégient le réseau internet.

Et puisqu'il est question de technologie et d'impact des logiques collaboratives sur les nouveaux outils, il est opportun de reprendre cette information qui ne manquera pas (?) de redessiner le marché de l'information financière. Reuters annonce le 30 avril dernier le lancement d'une nouvelle application d'aide à la prise de décision pour les professionnels de la bourse.


La technologie utilisée est celle d'un éditeur spécialisé dans les outils d'analyse linguistique : Corpora

Le principe : le logiciel scrute l'ensemble des sources de l'agence financière pour en extraire des éléments d'appréciation (qu'ils soient positifs, négatifs ou neutres) relatifs à une société, un secteur d'activité, etc... Un système de scoring ou notification permet au final de dégager des tendances observées sur une entreprise ou un secteur. Pour faire simple, c'est comme numériser des sentiments, les affecter d'une note qui permet d'évaluer des informations en grande quantité pour in fine disposer d'un outil imparable pour les professionnels des marchés financiers. Imaginez l'application sensée éliminer le risque : sur la base de ce qui se dit, voilà la bonne décision à prendre.

Sauf que l'information n'existe pas à l'état naturel, qu'elle relève d'un processus intellectuel et donc d'une intervention humaine aussi bien dans sa production que son utilisation (extraction, traitement, analyse, diffusion). De ce fait, elle peut-être  soumise à des logiques d'influence et de déstabilisation. Le déploiement des nouvelles applications réputées collaboratives dans le domaine professionnel et le recours croissant à des sources ouvertes ne peut que renforcer la vigilance des consommateurs que sont les travailleurs du savoir et de la connaissance. Les exemples abondent (les techniques dites spamdexing, Google bombing, splog, etc...) de telle sorte qu'il est dangereux d'avoir une confiance aveugle dans ce type d'applications. L'esprit critique de l'utilisateur doit venir compléter le travail des  machines qui aussi intelligentes soient elles ne proposent aujourd'hui qu'une puissance de calcul qui permet de traiter des quantités d'information que l'humain seul ne pourrait assimiler. Il est toutefois intéressant de souligner l'initiative qui rentre dans une démarche de business intelligence où la combinaison de contenus et d'outils produit une solution globale d'aide à la prise de décision.

A suivre ...


______________________________________
(1) le segment de l'information financière représente le premier segment de l'information numérique (professionnelle) en France avec une part demarché estimée à 20,3 % du total du chiffre d'affaires de l'information numérique professionnelle - sourceGFII

Rédigé par ludovic bour le 13/05/2007 à 23:40 | Commentaires (0) | Permalien

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