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La recherche de brevets, c'est aussi ... Google


Depuis la fin de semaine dernière, divers sites américains le mentionnaient. C'est chose faite : Google lance son nouveau service de recherche de brevets. Nom de code : Google Patent Search

Le moteur utilise la même technologie que celle de Google Book Search, soit la numérisation des brevets dans un format qui rend la recherche possible sur l'intégralité des données hébergées.

La recherche ne porte aujourd'hui que sur la base des brevets américains émis depuis les années 1790 jusqu'à ceux déposés mi 2006, soit environ 7 millions de brevets. En effet, les brevets américains sont gérés par United States Patent and Trademark Office (USPTO) et sont du domaine de l'information publique d'ailleurs consultables depuis le site de l'USPTO.

La recherche de brevets peut se faire en texte libre sur la base de mots clé, mais aussi en recherche avancée sur la base d'un numéro de brevet connu, d'un inventeur, d'une période de référence, etc ...

A l'identique du site de l'USPTO, on y retrouve un résumé, la liste des brevets cités, une description, les dessins associés, ainsi que les revendications. Il est possible d'y effectuer cependant une recherche à l'intérieur du brevet avec surlignage des mots de la requête et d'accéder au document original.

Alors en quoi l'offre de Google est-elle différenciante par rapport à celles des offices nationaux (patent offices). Il est certain que Google va dorénavant négocier avec ces divers offices pour constituer une base universelle de brevets. Prudente, la firme de Mountain View précise "qu'elle souhaite étendre la couverture à d'autres offices brevets et dans d'autres langues".
On peut penser que ce n'est pas l'avis de toutes les parties concernées.

Rappelons, à ce titre qu'en France l'INPI propose - via le portail de recherche en propriété industrielle PLUTARQUE - un accès (tout du moins dans sa version limitée) à une recherche de brevets publiés sur les 2 dernières années.

Autre initiative pour le moins intéressante : celle de l'Office Européen des Brevets qui via sa plateforme esp@cenet se veut le réseau européen des bases de données brevets. Soit dit en passant : esp@cenet, c'est :

   1. l'accès à 60 millions de demandes de brevets et brevets sur 76 pays
   2. une interface d'interrogation multilingue,
   3. un didacticiel extrêmement complet pour une appropriation de l'outil
   4. un forum pour les utilisateurs

Sans compter les bases de données brevets en accès payant telles Derwent World Patent Index du groupe Thomson, et QPAT du groupe Questel. A noter que ces bases de données à usage professionnel offrent des fonctionnalités bien plus élaborées que la simple recherche et consultation des brevets. Notamment pour l'analyse et la visualisation à des fins d'identification d'interrelations entre les données. Ces bases mettent en avant des fonctions de surveillance sur les innovations, les concurrents, les acteurs, les applications faites au niveau des industries, etc ... Bref, de véritables outils de pilotage et d'anticipation.

Pour revenir à un usage plus "basique" de recherche et de consultation, l'initiative de Google est intéressante à plus d'un titre :
  1. elle dénote, a priori, un intérêt de la firme de Mountain View à venir investir le marché des applications d'entreprise (ce qui était déjà le cas avec Google Desktop Search Enterprise
  2. a fortiori, elle démontre une fois de plus qu'une technologie à l'origine à usage non professionnel (Google Book Search) peut se diffuser dans le domaine de l'information professionnelle, par ailleurs, fortement marqué par un mouvement de concentration des acteurs - voir à ce titre le billet suivant
  3. à défaut d'une démocratisation de l'accès aux bases de données brevets - qui il faut le préciser demandent des clés de lecture réservées à public d'utilisateurs avertis -, la démarche pourrait permettre d'initier un nouveau public d'entreprises peu enclin à s'abonner à des bases expertes et obtenir de la sorte un premier niveau d'information en matière de propriété intellectuelle
Difficile de dire si cette initiative est de nature à favoriser l'innovation. On peut néanmoins penser qu'elle ne la gènera pas.

On attend la suite et la réaction des "patent offices" des divers pays et régions ...
Ce qui ne devrait tarder

l'espace de recherche d'esp@cenet



Rédigé par La machine à café le 18/12/2006 à 19:58 | Commentaires (0) | Permalien

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