l'information circule dans l'entreprise, je l'ai souvent croisée devant la ... machine à café

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Alors que Google Inc. s'apprête à célébrer ses dix ans d'existence, le monde du web en est encore à guetter la prochaine "killer application" susceptible d'enfoncer l'hégémonie de Google (1). L'enjeu est de taille, puisqu'il consiste à se tailler la part du lion sur un marché en forte expansion : celui des revenus publicitaires en ligne. Et là il n'y a pas photo, la firme de Mountain View est devenue la "Régie publicitaire" du web avec un modèle économique désarmant pour l'ensemble des compétiteurs qui tentent d'exister ou plutôt de co-exister sur ce marché du "search".

On peut penser que la force du modèle Google tient à sa capacité à anticiper les tendances sur l'internet et construire sur la durée un système de services intégrés en ligne qui permette aux internautes de produire des contenus (texte et multimédia), les diffuser et au final les retrouver via une interface de recherche simple. Soit une offre globale toute dédiée à la génération de trafic. Or aujourd'hui, le trafic (soit les pages vues sur le net), c'est le nerf de la guerre économique qui se joue sur l'internet. Comprendre : l'espoir de générer pour un éditeur de contenus des revenus publicitaires est proportionnel au trafic qu'il suscite.

Les acteurs du web cherchent, recherchent et développent. Aux "pure players" sur le marché de la recherche en ligne viennent s'ajouter d'autres producteurs de services en ligne. Pour ne citer que les acteurs les plus médiatisés, retenons Exalead, le projet  Quareo et plus récemment WikiaSearch. Mais comme l'avenir appartient à ceux qui ... savent communiquer, voici un nouveau venu qui n'est pas avare dans sa communication. Son nom : Cuil (prononcez Cool ! véridique, c'est du Gaëlic)

Première analyse :
  1. le premier effet d'annonce porte sur le nombre de pages indexées évalué par ses concepteurs à 3 fois celui de Google (soit environ 120 milliards de pages). Histoire de ne laisser personne en chemin, on se reprend à penser que finalement "big is beautiful !"
      
  2. le moteur est organisé selon le principe que plus que l'analyse quantitative des liens hypertextes qui détermine un indice de popularité, mieux vaut s'attacher à analyser le contenu des pages et la nature des liens entre elles compte tenu de leur contenu. Soit une analyse contextuelle qui permet, par ailleurs, au moteur de proposer une navigation par catégorisation des résultats et ouvre le champ d'une navigation assitée dans des univers sémantiques cohérents. A titre d'exemple, d'une recherche sur le terme "Business Intelligence", le moteur peut vous proposer de restreindre la remontée des résultats à l'univers de l' "entreprise performance management", puis de poursuivre la navigation par éditeurs de solutions
     
  3. une assistance à la formulation d'une requête qui permet à l'internaute de se voir proposer (par l'intermédiaire d'un menu déroulant) des thèmes et concepts associés à la requête initiale. Pour exemple, d'une recherche sur le terme "weather", le moteur propose diverses déclinaisons pour affiner et limiter la recheche à un univers sémantique tels que weather forecast, weather reports, weather maps, ...

  4. mais là où Cuil pourrait organiser une risposte efficace à Google et agréger se faisant nombre de ses détracteurs, c'est sur sa politique de collecte des données : AUCUNE. Parce que pour Cuil, "nous analysons le web, pas ses utilisateurs". CQFD. Mais est ce un argument suffisant pour renverser la logique financière implacable qui préside aux destinées de Google Inc ? Ce qui pose a contrario la question du modèle économique vers lequel tend Cuil ?
     
Bref, voilà une arrivée sur le segment de la recherche en ligne qui n'est pas sans rappeler qu'à la fin des années 90, le moteur AltaVista (2) - alors dominateur sur la recherche en ligne - intégrait déjà nombre des fonctionnalités que propose Cuil aujourd'hui. Comme la recherche assistée par troncature. De même que l'algorithme de recherche était conçu pour optimiser l'expérience de recherche des utilisateurs à partir d'une analyse contextuelle des pages indexées.

Voilà donc remis au devant de la scène le débat qui semblait être clos au début de la décennie lorsque Google supplanta AltaVista : la pertinence est -elle dans le Page Rank ou dans le contenu des pages indexées ?

A suivre...
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Ressources :

Le communiqué de presse Cuil

La rubrique "moteurs de recherche" de ce site

La rubrique "La vie en Google" de ce site

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(1) d'après le baromètre mensuel de mai 2008 produit par comScore, Google poursuit son irrésistible course en tête sur le marché de la recherche en ligne en France avec une part de marché de plus de 82 % (excusé du peu, d'autant que le second est relégué à 2,7 %)

(2) aujourd'hui tombé dans l'escarcelle de Yahoo : coïncidence ou hasard Yahoo et Google viennent de sceller en juin dernier un partenariat qui permet au premier d'utiliser la technologie du second pour la monétisation des liens publicitaires.


Rédigé par ludovic bour le 07/08/2008 à 22:59 | Commentaires (0) | Permalien

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