Soyez ravis par vos enfants!

Témoignages et compte-rendus.


Clermont Ferrand

Voici l'encart paru dans le journal local (63) - La Montagne, Centre France - ce 17 Avril 2004:

JOURNEE NATIONALE... contre la fessée

"Une journée nationale contre la fessée ? Le concept pourrait prêter à sourire s'il n'était parti du constat que les punitions corporelles sont nocives et leur impact profond et durable sur l'enfant. Imaginée par la Maison de l'Enfant, cette première du genre a trouvé un écho au Cheix sur Morge où des parents organisent, aujourd'hui, un pique-nique au parc de jeux, et une réflexion sur ce thème (contact : 04 73 35 49 86). Vivement, dans le même registre, la Journée sans bêtises !"

Pour ma part je déplore la dernière phrase de l'encart qui minimise et ridiculise un peu l'objectif de cette journée.

Compte rendu de la journée :
(qui sera étayé par la suite des témoignages des personnes présentes qui le désirent - ;o) au boulot !!)

Du fait du mauvais temps, la journée nationale sans fessée initialement prévue au parc de jeux du Cheix sur Morge (63) s'est déroulée dans un lieu privé à proximité.
Dix familles étaient présentes, avec 18 enfants de 3 mois à 14 ans.
Cette journée a été l'occasion d'échange d'expériences éducatives où chacun s'est exprimé sur son vécu et les difficultés rencontrées au sein de la famille. L'écoute et le non-jugement ont permis des échanges respectueux, où chacun s'est exprimé avec confiance.
Les familles présentes avaient déjà entamé une réflexion sur le thème de la fessée et de la violence physique ou verbale. La difficulté principale exprimée est celle de surmonter nos vécus et les émotions qui resurgissent lorsque nos enfants outrepassent nos limites respectives, qui varient d'un individu à l'autre, d'un moment à l'autre... L'idée est de parvenir à contrôler et évacuer autrement que par l'agressivité ces émotions qui nous envahissent et les fantômes de l'éducation reçue enfant - souvent accompagnée de punitions corporelles ou verbales, afin de trouver une ou des alternatives à ces pratiques et d'apprendre à poser des limites respectueuses de tous autrement. Les petits "trucs" utilisés par les uns et les autres ont été échangés, mais il paraît évidement que cette démarche doit s'accompagner d'une recherche personnelle afin d'identifier les "boutons rouges" qui déclenchent nos réactions, parfois trop vives.
Nous projetons de poursuivre cette réflexion sur le thème de la non-violence éducative en nous rencontrant à nouveau. Il nous paraît en effet important de créer un réseau de soutien et d'instituer des rencontres régulières. L'association PARENTS (parentalité autonome responsable et éclairée - naître tout simplement) , jeune association clermontoise se propose de relayer cette action localement (dates et lieux à préciser ultérieurement).
Pour ma part j'ai beaucoup aimé cette journée. Je "menais" un peu le groupe et j'ai ressenti un manque d'expérience de ma part, notamment en ce qui concerne l'écoute. C'est difficile de trouver le moment opportun pour intervenir ou non. Certains d'entre nous se sont davantage exprimés que d'autres aussi, et ce n'est pas évident de gérer les interventions des uns et des autres. Christine co-animait ce groupe avec moi et sa présence et son exprérience m'ont beaucoup aidé. Nous aurions dû choisir nos "places" autrement, nous étions côte à côte et cela ne facilitait pas la gestion du groupe.
L'approche de l'éducation non violente était facilitée par la démarche déjà entreprise par les parents présents. Une famille débutait sur ce chemin et j'ai trouvé difficile d'accueillir certaines reflexions. J'aurai aimé voir ces personnes recevoir plus profondément les idées et convictions échangées, mais je me rends compte que je n'ai pas fait ce chemin en une journée.
En poussant un peu plus loin cette reflexion Christine et moi avons pensé que si nous continuions ce chemin et poursuivions ce projet d'organiser un réseau de soutien local - par le biai de l'association créée par Anlz (PARENTS) - et d'acueillir un public plus large, nous serions très certainement confrontées à des personnes pro-fessée et que ce serait encore plus difficile. Un pas à faire sur le chemin de l'acceptation... et des techniques de communication à approfondir... tout un travail quoi !
Merci à tous ceux qui étaient présents aujourd'hui, beaucoup de papas étaient là, et ça c'était chouette ! Merci à Christine pour son accueil...
Pom


Marseille

Chez nous on était 16, 11 femmes et 5 hommes, dont Olivier Maurel. Des enfants aussi.
Olivier s'est présenté et a fait une rapide introduction sur la Fessée.
Ensuite, j'ai demandé à chacun de se présenter et de développer ce qui était dur avec ses enfants, et comment il s'y prenait.
Le groupe était assez varié, des personnes qui avaient encore recours à la fessée de temps en temps en ayant conscience que ce n'était pas une solution aux familles qui disaient ne pas avoir de problème de violence, ni physique ni verbale, et ne pas en ressentir l'envie. Pour situer le groupe, la moitié des enfants de plus de 3 ans n'étaient pas scolarisés.
Tout le monde a pu s'exprimer, être écouté, dans le respect et le non
jugement ici aussi.
En fait on s'est rendu compte à la fin qu'on n'était pas vraiment rentré
dans le sujet à proprement parler (la pose de limites respectueuses), mais qu'on avait plutôt parlé de prévention : que faire pour ne pas en arriver à être en situation de frapper / crier ?:

- augmenter son seuil de tolérance / baisser son niveau d'exigence
- se respecter, ne pas nier ses propres besoins
- expliquer à l'enfant ce qu'on ressent ou dans quel état on se trouve (je
suis fatiguée, énervée...)
- ne pas trop intervenir dans les conflits entre frère et soeur
- relativiser : nous n'aurons pas des enfants en bas âge toute notre vie
- revoir sa position par rapport à l'obéissance
- passer le relais au conjoint
- prendre l'air, aller boire un verre d'eau, etc... reprendre ses esprits

Voilà de mémoire, Olivier a pris plus de notes que moi, il aura peut-être
envie de compléter. Il s'agit plus de pistes pour éviter de poser des limites irrespectueuses que pour poser des limites respectueuses. Ce n'est pas la même chose.
Une personne a dit qu'elle se sentait moins seule après avoir entendu les
autres. Elle était réconfortée. Ils ont décidé de se retrouver dans 6 mois
environ. Moi je serai partie.Voilà pour les grandes lignes. J'ai trouvé cette rencontre très enrichissante.

Yaël



En Suisse

Bon je vais essayer de faire un retour de notre rencontre petit comité. Nous étions donc 4, 2 couples et 2 enfants de 7 mois et demi et 19 mois, tous décidés à pratiquer une éducation non-violente. Donc pas besoin de convaincre et niveau violence physique que Nicolas et surtout moi qui avions craqué, donc pas besoin de déculpabiliser. Dans un premier temps j'ai proposé que chacun se présente ainsi si possible : prénom, famille, 3 qualités, réussites ou choses qui nous plaisent chez nous, puis qu'est-ce qui est facile avec mon/mes enfants, qu'est-ce qui ne l'est pas. On en a eu pour une bonne heure. Ensuite j'ai proposé soit de réfléchir autour du non, soit qu'est-ce qui me met en colère, mes points de limite. On a décidé de commencer par le non puis de voir. C'était assez discussion libre, dans laquelle je proposais quelques situations pour aider. Quelques points soulevés en vrac :
-Il y a plusieurs sortes de non tant dans l'intention que dans le ton ou la manière de le dire. L'on retrouve un consensus pour le non impératif en cas d'urgence sécurité, autrement tout le monde préfère accompagner le non d'une plus ou moins à l'aise avec certains non, dire non peut aussi être une façon de se respecter (non j'ai pas envie d'un câlin ou de jouer à fou fou là maintenant). En fait plus nous sommes en accord avec nous-même et plus notre estime est bonne plus il sera facile de dire non et de le faire de manière respectueuse. Je schématise là.
- La partie recevoir un non fut intéressante. Les réactions varient vraiment d'une personne à l'autre, en fonction de qui dit non, pourquoi et comment. Certains non entraînent des sentiments d'impuissance, de découragements, de résignation et il peut en résulter de la colère, c'est surtout ceux qui proviennent de l'autorité. Entre pair tout est possible, même la non écoute la plus totale. Quand aux nons des enfants ils réveillent nos craintes de perdre le contrôle, de se faire bouffer... et si on est pas vigilants on a vite fait de ne pas entendre. Là aussi je schématise. Au niveau des pistes pour dire non respectueusement j'ai plus de peine à faire un retour donc il faudra vous contenter de celà en tout cas pour l'instant. Il y au désir de créer un groupe de parents pas forcément trop grand où l'on pourrait partager et échanger sur des situations que nous rencontrons quotidiennement.
A suivre donc.
Sylvie Morel

En Gironde

Nous avons eu 17 personnes dont des couples parents d'un a plusieurs enfants, tous en relation de près ou de loin d'ailleurs avec LLL (et participant aussi aux ateliers de l'asso Corps Accords et venus avec leurs bambinos !!), + une directrice de crèche, qui n'a pas d'enfant mais tres impliquée dans le processus d'éducation non violente venue avec la présidente de l'Association Francaise de Massage pour Bébé, puéricultrice et maman de trois enfants, elle aussi très active.
Ce fut une rencontre vraiment très riche, par la qualité des interventions de chacun, le grand respect témoigné par tous, l'intensité émotionnelle des témoignages. L'intimité n'a pas eu mal à s'installer car les personnes présentes étaient toutes habituées a ce genre de travail en groupe. Ce fut vraiment très chaleureux.
Les thèmes abordés ont été nombreux : les mécanismes déclencheurs de la colère, les tuyaux pour trouver un temps pour soi, comment gérer la fatigue des parents, quelles sont les répercutions de notre propre éducation sur notre relation avec nos enfants, l'importance de prendre soin de nos besoins propres de parents, les différentes violences faites a nos enfants, comment faire sans chantages, punitions ou récompenses, comment dire et accepter un "non", etc, etc.
Ont ete evoquées les "méthodes ou techniques" de Gordon, de la Communication Non Violente, de la reformulation positive....
Les personnes sont reparties avec divers articles photocopies et aussi une pétition a envoyer au ministere de la famille, et une bibliographie des livres cités pendant la réunion.
Nous avons décidé de créer un groupe homogène, de personnes impliquées et volontaires, qui se réunira une fois par mois.
J'envisage la création d'une gazette d'information mensuelle qui ferait le point sur les stages conférences ou autres manifestations proposées aux adhérents, mais aussi quelques liens, adresses utiles, témoignage de parent, études ou extrait d'article de presse, etc...
Nous avons aussi parlé de créer un groupe de discussion sur Yahoo.

Donc que du très positif, en somme, avec un bemol tout de meme concernant les interventions d'une personne qui voulait donner des conseils alors que j'avais fait passer une feuille en début de réunion avec quelques règles de bases pour un travail de groupe respectueux de chacun....
Autre regret, malgré l'affichage a la bibliothèque, la mairie et la crèche municipale de mon petit village, aucune personne de la commune n'était présente...
Réunion commencée a 14 h 30 pour se terminer a 18 h 30 après que nous ayons pris un tout petit temps dans les dernières minutes pour nous régaler des gâteaux apportés !!
Pascale
PS, j'ai malheureusement oublié de prendre mon appareil photo avant de partir pour la salle. C'est vraiment dommage, il y aurait eu quelques chouettes photos a prendre !!!!

A Gap

Voilà comment s'est déroulée la journée du 17 avril à Gap.
Nous étions 17 parents, ce qui n'est pas mal étant donné le peu d'infos qui avaient circulé.
Sur 17 j'ai noté la présence de quatre grands parents dont un homme. Les autres personnes étaient toutes des femmes. Comme nous étions peu nombreux tout le monde a pris la parole à tour de rôle.
J'ai été prise au dépourvue par la réflexion d'une mère qui a démarré en
disant qu'à l'école il y avait en ce moment une volonté de prévenir les enfants contre les abus sexuels, mais que l'on ne parlait jamais de la violence éducative subie dans la famille, j'ai voulu démarré sur cette question mais c'était une erreur, du coup je n'ai pas fait l'introduction que j'aurais aimé faire.
Chez nous les participants avaient lu le tract avant de commencer le travail. Les parents ont tous été contents d'avoir participé, et d'avoir été entendus dans une atmosphère de confiance, pour moi il manquait pas mal de travail sur les solutions possibles, j'aurais également aimé en dire plus sur les astuces de la pose de limites.
Le parent parfait a été très souvent évoqué dans le groupe, les deux
personnes que je ressentais là bien plus en tant que professionnelles ont mis en garde les autres "ne soyons surtout pas parfaits ! Ce serait affreux pour nos enfants !" Cette histoire de parents parfaits m'a laissé une impression bizarre, un peu comme si elle servait d'alibi pour ne pas se poser de questions. En même temps, les parents se retrouveront mis au banc des accusés si leurs enfants déraillent !
Pour deux ou trois des parents présents Freud et ses théories représentaient quelque chose de fondamental, notamment en ce qui concerne le rôle des parents, le père devait être le garant de l'autorité. Pour une participante le père faisait aussi autorité sur sa femme, il devait aussi la protéger. Les parents de jeunes enfants se sentaient très démunis et fatigués, en proie au doute au sujet du développement de leur enfant. Une maman se demandait à quel moment son fils serait autonome et n'aurait plus besoin de son contact physique.
Sur 17 personnes, 4 mamans de la liste étaient présentes, leur témoignage a été vraiment très important tout au long de la réunion.
Deux mères ont témoigné de leur vécu par rapport à la fessée très
authentiquement.
Ce que j'ai beaucoup ressenti c'est un décalage entre les parents de grands enfants et les autres encore en butte à des petits qui dorment peu la nuit, qui sont si exigeants parfois.
Pour moi c'était positif que la salle soit une salle publique, le lieu était
très accueillant. J'ai regretté de n 'avoir rien prévu au niveau des enfants
petits qui étaient présents, comme un tour de rôle entre leurs parents pour aller voir ce qu'ils faisaient ou gérer tout simplement les problèmes de bruits, à un moment donné nous avions du mal à nous entendre.
Je suis mal à l'aise quand je vois que c'est toujours le même parent qui se
lève pour s'occuper des enfants.
La présence des bambins aux réunions est toujours un défi pour moi !
J'ai aimé la présence des grands parents qui venaient dans l'intention de ne pas faire ce qu'ils avaient fait avec leurs enfants pour leurs petits enfants. Je trouve beaucoup d'espérance dans cette démarche qui montre qu'il n'est jamais trop tard.
Nous avons ensuite partagé un goûter.
Conclusion globalement positif, à améliorer pour l'année prochaine.

Catherine Dumonteil Kremer

A la Réunion

Alors 17 Avril dans une salle de l'école de maternelle de ma fille.
Nous étions 8 dont 2 parents complètement extérieurs à l'association,
4 hommes et 4 femmes.
L'info a été mise en place tardivement (le mardi pour le samedi, nous
avions "oublié" le grand week-end de Pâques juste avant). Donc, ce
n'est pas si mal.
Au départ, un papa a commencé à se lancer dans une longue diatribe
contre ce que font les autres, contre ce qui se fait à l'école....j'ai
quand même réussi à faire mon introduction: présentation de
l'association-soutien entre parents- la journée contre la fessée.
Difficile, au début car ce monsieur qui en fait a beaucoup de choses à
dire, vécu très difficile, partait vraiment dans tous les sens.
En nous y mettant à deux ou trois, nous avons réussi à recadrer, à
relancer sur le déroulement que nous avions prévu: présentation de
chacun, puis témoignage à tour de rôle sur ce qui est facile et
difficile avec nos enfants.
Et là, c'est devenu vraiment super car le papa en question a pu
vraiment raconter de son histoire personnelle, être écouté et respecté
malgré sa position ferme et inébranlable pour la fessée, avec ceinture
à l'appui.
Il a aussi entendu ce que nous disions par rapport au fait que nous ne
voulions ni frapper nos enfants, ni leur faire violence d'aucune
manière, si possible.
Je précise qu'il était le seul créole (et en plus un papa!!!) et que
c'est vraiment pour moi une victoire, tant la fessée est incrustée
dans les mœurs ici, les parents n'ont aucun souci à demander à
l'instit de secouer ou de frapper leur enfant.
Voilà, il nous a demandé à la fin si nous pouvions continuer ce
travail, j'en suis restée bouche bée...
Donc, à suivre, j'espère vraiment mettre en place un groupe régulier à
l'école. La directrice et l'inspecteur sont d'accord.
Et aussi, c'était un peu court, nous avions une heure avant la
fermeture de l'école...
Par contre, une instit à réagi très fortement elle ne voulait pas de
ça dans l'école, disant que ce n'était pas la place où faire ce genre
de réunions... Bon, moi, je vais où je sais que je vais trouver des
parents "lambda", qui n'ont pas déjà fait la démarche de venir à
l'association!

Globalement, comme je l'avais dis, je suis très contente de cette
réunion, j'espère que nous allons continuer, cela m'a donné confiance
en moi et les autres personnes de l'association ont vu que cela
pouvait marcher aussi...jusqu'à présent, c'est moi qui, forte du
soutien de cette liste, les pousse un peu :-)))

Véronique (Réunion)

En Bretagne

Malgré une interview ("La fessée n'est pas une fatalité") dans le journal et une interview radio d'Isabelle Preney, la présidente de la branche Morbihan de l'association "l'arbre à bébé", il n'y a pas eu de personnes extérieures lors de cette réunion.
Après trois désistements, nous étions huit personnes, sept femmes et un homme, dont le noyau dur des réunions régulières de l'arbre à bébé sur l'éducation non violente. Nous sommes rapidement sortis du cadre des "conseils" de l'article de Catherine car tous les participants étaient très au clair avec leur volonté de ne pas ou plus taper leurs enfants.
Il est dificile de résumer tout ce qui s'est dit car nous sommes partis dans de nombreuses directions, les limites respectueuses, les situations à risque de la vie, la naissance d'un second, les thèmes s'emmêlent...

Quelques petits trucs pour éviter de craquer que nous avons abordés:
- Respirer, prendre le temps d'inspirer, de se poser, pour ne pas exploser.
- Ne pas imaginer se faire obéir au doigt et à l'oeil, être raisonnable dans nos exigences.
- Etre déterminé quand on pose une limite.
- Mais aussi être au clair avec les raisons pour lesquelles on la pose.
- Offrir aux enfants des moments pour se défouler.
- Entendre l'enfant : ce qui semble être un "caprice" ou autre peut renvoyer à de multiples choses (dont problèmes du couple parental, les enfants absorbant tout.).

Quelqu'un s'est inquiété du risque pour l'enfant de vivre dans un cocon, à cause de l'éducation non violente, nous avons conclu à l'importance de la parole pour aider les enfants à comprendre le monde et à ne pas trop se sentir agressés par les violences qu'ils verront/vivront à m'extérieur. La maison pouvant même être le seul hâvre de paix où se ressourcer.
Quelqu'un a également pointé les violences faites à l'enfant au nom de l'amour qui peuvent également causer des dégâts: les câlins forcés, les bisous contre son gré. Importance du respect total de l'enfant et de son corps.


Conclusion:
Attention à nos croyances sur les capacités de l'enfant, ne pas lui demander l'impossible.
Besoin de se revoir pour faire un point dans quelques mois.
Bon de se parler, de se retrouver en groupe pour échanger, permet de faire le plein de patience, de prendre du recul.
Comment intéresser plus de monde sur ce sujet tabou, difficile de faire déplacer des parents qui ne sentent pas déjà impliqués dans l'éducation non violente.


Le témoignage d'un participant:
Cette réunion autour du thème de la fessée m'a confirmé que le
témoignage possible des situations vécues dans le quotidien de la rencontre avec mon enfant était un bon moyen pour moi de me relier à mon humanité d'homme et de père. Ne pas être seul avec mes problèmes, pouvoir les partager,pouvoir se dire et être entendu sans jugement rendent pour moi concret et possible un
chemin d'éducation non violente. Et surtout, au-delà du thème de la
rencontre, consolider, participer aussi à une forme de solidarité très
concrète dans le partage et l'écoute.

Patrick

A Tarbes

Mardi dernier, le 27 avril 2004, nous avons organisé notre débat sur la
fessée.
9 adultes étaient présents, 5 enfants ou bébés.
Les gens sont dans l'attente d'une conférence plus qu'un simple débat.
On
s'adapte !!
Lecture d'extrait de ta lettre : Il n'y a pas de bonnes fessées...
Lecture de nombreux passages d'articles parus dans l'enfant et la vie.
Qui
expliquent les études scientifiques et sociologiques sur la nécessité
de
suprimer les violences avec les enfants.

On passe au tour de parole avec comme idée de témoigner sur l'éducation
que
nous avons eu enfant.
Quelques réflexions et témoignages de ce tour :
"On dirait qu'il me pousse et qu'il cherche la claque"
"J'ai été menacée : la ceinture qui part..."
"La colère de mes parents me faisait peur"
"Les abus sexuels d'une personne qu'on aime, et la confusion qui s'en
suit"
"Comment aborder le sujet avec mon enfant que j'ai frappé, je me sent
coupable ?"
"Les violences conjugales se transforme en violences familiales, on ne
recevait pas, on voyait on vivait avec"
"Envie de taper ça soulage"
"J'ai proposé à ma mère de taper sur le coussin elle peut pas. Pourquoi
on
arrive pas à taper le coussin et qu'on arrive à taper l'enfant ?"
"Les violences verbales étaient plus humiliantes qe les claques qui
partaient subitement"
"Amour/violence"
"J'étais battu....accidents à répétition aujourd'hui"
"J'étais en terreur de mon père"
"taper sur les murs"
"La violence non exprimée qui est latente"
"Les cris tous les jours, les petites tapes sur la main"

Quelques pistes :
Pourquoi l'écoute bienveillante ?
Les limites respectueuses
Qu'est-ce que l'écoute non permissive
L'exemple des "non" avec toute forme d'expression, au lieu du non sec,
le
seul qu'on connaisse !

Remise des photocopies des articles lus.

Les deux heures trente sont passés à toute vitesse, les gens sont
contents !


Deux journalistes radio ont été particulièrement intéressé, mais ne
connaissent pas le sujet. Ils pensent pour l'un que l'alternative s'est
les
punitions et les récompenses, l'autre me disant "Ca existe encore les
fessées, bon les claques d'accord !..."











Rédigé par anne marie le Jeudi 22 Avril 2004 à 00:00 | Lu 5703 fois

        

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