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 <title>PHILING GOOD, l'anti-burnout des idées </title>
 <subtitle><![CDATA[un blog sur l'actualité en philosophie et les sciences humaines, des articles accessibles sur certaines problématiques et surtout des petites astuces pour avoir le Phil-ing !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-15T05:47:31+02:00</updated>
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   <title>Retrouver un tempo à soi</title>
   <updated>2024-05-08T15:22:00+02:00</updated>
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   <category term="LIVRES PHILous" />
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   <published>2024-05-08T15:08:00+02:00</published>
   <author><name>Marjorie Rafécas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jongler avec le temps sporadique du mois de mai avec ses jours fériés et ponts, comme des soupirs et soubresauts, pour enfin s'interroger sur son propre tempo... Le mois de mai n'est-il pas le moment idéal pour se poser et s'éloigner de l'impératif catégorique des rythmes collectifs pour réinventer ou retrouver son propre tempo. Voici un livre qui pourrait vous aider : "A chacun son rythme, petite philosophie du tempo à soi", d'Aliocha Wald Lasowski. A lire en musique bien sûr !     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/philobalade/photo/art/default/80115350-57888403.jpg?v=1715175168" alt="Retrouver un tempo à soi" title="Retrouver un tempo à soi" />
     </div>
     <div>
      Face à l’impératif catégorique des algorithmes et des cadences infernales de la société moderne, créer son propre rythme, son « <b>allorythme »</b>, pour reprendre les mots d’Aliocha Wald Lasowski est aujourd’hui plus que nécessaire : c’est vital. Oui, l’individu doit mettre en place des contre-rythmes, pour résister au sentiment d’absurdité si bien décrit par Albert Camus.       <br />
              <br />
       Cet essai prolixe et original met en évidence la place du rythme dans nos vies, qui va de notre rapport aux autres, à la nature et même à l’univers. Il mêle à la fois des théories philosophiques, scientifiques, économiques, artistiques, musicales, le tout avec poésie. Le rhuthmos au sens platonicien permet de penser la place de l’être humain dans le cosmos. Le rythme n’est pas anodin, il est question de notre rapport au monde et de l’harmonie que l’on cocrée avec la symphonie du monde. Dans le rythme, nous avons à la fois de la poésie et de la philosophie, une façon de réfléchir et sentir notre « logos poétique ». Le poète lyrique, Archiloque, emploie le mot rythme (rythmos) pour le relier à la recherche d’un équilibre moral et physique.       <br />
              <br />
       L’enjeu du rythme est ainsi un impératif humain : se réconcilier avec soi et l’univers.         <br />
              <br />
       <b>L’enfer, c’est les rythmes</b>       <br />
              <br />
       Depuis la révolution industrielle, le rapport au temps dysfonctionne, il en va de même avec le rapport au monde. Contrairement aux apparences, le numérique nous aliène. Tous les matins, en plus de notre traditionnel café ou thé, s’est institué peu à peu le rituel du petit déjeuner digital. Les chiffres témoignent de cette addiction : 40 % des moins de 18 ans ne peuvent pas se séparer de leur smartphone plus de cinq minutes. L’auteur nous invite à créer un rythme-relation pour confronter son rythme avec celui des autres. Car l’enfer, c’est les rythmes (et surtout le rythme des autres, pour reprendre la formule de Sartre). Or vivre, c’est de préférence avancer à son rythme et créer son rythme en avançant. Pour cadencer son propre rythme, rien de tel que de cultiver sa curiosité. « Il y a plus d’avenir dans l’instable que dans le stable. »  (Robert Musil). Mais, il faut aussi prendre conscience que nous sommes traversés par le rythme monde, des mémoires plurielles… Donc l’enfer n’est pas nécessairement les autres…       <br />
       <b>       <br />
       Nietzsche, le premier philosophe à proposer deux rythmes opposés </b>       <br />
              <br />
       Nietzsche, sensible aux rythmes-monde, écrit La vision dionysiaque du monde, deux ans auparavant La naissance de la tragédie. Ce bref récit expose l’affrontement entre deux forces esthétiques opposées du monde hellénistique : celle du temps harmonieux, ordonné et mesuré de la « sagesse délimitée » incarnée par le dieu Apollon, sculpteur, avec celle de la cadence frénétique de satyres, comme Silène, de Dionysos. Nietzsche explique comment on a pu basculer du rythme plastique au rythme chaotique. Ces deux rythmes sont essentiels pour comprendre la métaphysique rythmique de nos désirs, mais aussi nos tiraillements quotidiens.        <br />
               <br />
       <b>       <br />
       Se ressourcer dans le rythme de la nature</b>       <br />
              <br />
       Dans Mille Plateaux de Deleuze et Guattari, il existe une continuité entre l’esthétique et le monde naturel. En effet, le premier musicien de la création, c’est l’oiseau ! Même l’âme humaine est rythmique, étant reliée aux battements du cœur. Le rythme c’est aussi celui de notre rythme cardiaque. L’énergie circulatoire était essentielle pour les médecins philosophes. Le rythme physique est une énergie psychique. N’oublions pas également que le féminisme a modifié le rythme biologique des femmes : la contraception a permis aux femmes de se réapproprier un nouveau rythme. Et trouver son rythme, c’est trouver sa place.        <br />
       Ce rythme de la nature est mis en valeur dans de nombreux ouvrages philosophiques et poétiques. Gaston Bachelard se plaît à évoquer le flux musical des pierres, la mélodie rocailleuse d’une grammaire minérale. « La mémoire du monde est enfouie dans la matérialité des pierres ». Il y a un certain mystère dans le rythme de la nature, la marque de l’insondable. La calligraphie chinoise tente d’exprimer ce mystère, en représentant les qualités vibratoires et énergétiques du monde, le souffle du vivant.       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       Se créer un temps flottant</b>       <br />
              <br />
       A la manière de Proust, il est délicat de savoir déguster « un peu de temps à l’état pur ». Dans sa conception de la musique, le philosophe Gilles Deleuze propose une « cartographie des variables, soit une approche concrète des enjeux du rythme musical ». Il exprime l’idée d’un temps « non pulsé ». Le « temps non pulsé » est un temps libéré de la mesure, qui échappe à la pulsation classique. L’idée principale de Deleuze est forte : la musique est capable de créer des temps hétérogènes. Cette variabilité du temps non pulsé s’illustre dans le concerto pour piano, en fa majeur de Georges Gershwin. Cela revient au « temps flottant » de Proust.       <br />
              <br />
              <br />
       Ces temps flottants permettent d’améliorer la créativité entre les rythme-relations avec les autres et l’inter-rythme à l’intérieur de soi. Ce « va et vient » rythmique est essentiel pour tenter de se réinventer. Walter Benjamin évoque d’ailleurs la rythmique de la pensée faite de coups et contre-coups. Mais jusqu’où se dérégler ? Les pratiques de déphasage et de variation sont-elles sans risque ? Seul Dionysos le sait…       <br />
              <br />
       En attendant, laissons-nous charmer par les rythmes spirituels de la nature, de l’art et de la vie. Tout en prenant garde à [ la « <b>Dromocratie</b> », qui signifie que le pouvoir appartient à ceux qui maîtrisent la vitesse…        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       A chacun son rythme, petite philosophie du tempo à soi</span>, 2023, 237 pages, 20 €, Aliocha Wald Lasowski, Editions Le Pommier        <br />
              <br />
       <b>A propos de l’auteur</b>        <br />
       Musicien et philosophe, Aliocha Wald Lasowski est l’auteur de vingt-cinq livres. Enseignant chercheur à l’université, il est aussi batteur de pop, de rythm’n’blues et de soul music.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Deviens ce que tu es, une injonction contradictoire ?</title>
   <updated>2017-04-05T22:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/philobalade/Deviens-ce-que-tu-es-une-injonction-contradictoire_a82.html</id>
   <category term="LIVRES PHILous" />
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   <published>2017-04-05T07:30:00+02:00</published>
   <author><name>Marjorie Rafécas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
« Deviens ce que tu es » est l’une des injonctions les plus célèbres de la philosophie, attribuée à Nietzsche alors qu’en réalité elle a été inventée par le poète grec Pindare. Promesse marketing redoutable, elle a été utilisée comme slogan par la marque Lacoste et détrône aujourd’hui le moins vendeur mais plus introspectif, « Connais-toi toi-même », de Socrate. Si la formule « deviens ce que tu es » est séduisante de prime abord, elle n’en demeure pas moins difficile à décoder. Comment devenir ce que l'on est quand on ne sait pas qui on pourrait être ? C'est pour cette raison que Dorian Astor, spécialiste de Nietzsche, nous apporte un éclairage stimulant sur ce que pourrait signifier cette phrase « piège », à travers son essai Deviens ce que tu es, Pour une vie philosophique.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/philobalade/photo/art/default/11679689-19310441.jpg?v=1491370497" alt="Deviens ce que tu es, une injonction contradictoire ?" title="Deviens ce que tu es, une injonction contradictoire ?" />
     </div>
     <div>
      Ce livre débute par un prologue saisissant. L’auteur évoque des retrouvailles avec un ami qui lui demande &quot;Qu'est-ce que tu deviens ?&quot;. Cette question <span style="font-style:italic">a priori</span> banale que nous envoyons régulièrement comme des missiles à ceux que nous n’avons pas croisés depuis un certain temps n’est pourtant pas anodine. Elle comporte une injonction cachée : celle de devoir « devenir ». Il est interdit de rester soi-même… Pourquoi doit-on devenir ? La première victoire sur soi reste la connaissance, qui est une victoire bien supérieure à celle que l'on peut avoir sur les autres. Comme le souligne Dorian Astor : &quot;L'important n'est pas ce qui s'est passé, mais par quoi cela est passé&quot;. Entre déterminismes et liberté, où se joue le destin d'une personne ?        <br />
              <br />
       Afin de saisir le sens profond de Deviens ce que tu es, l’auteur nous fait voyager à travers la philosophie et la mythologie grecques. Connaître c'était déchiffrer les signes qu'Apollon déposait dans la nature. &quot;La connaissance se dit du déchiffrement des signes que l'éclat apollinien de l'apparence révèle de la nature cryptée, de tous les signes (symboles, mythes, métaphores, formes sensibles), qui tracent, délimitent, instituent l'être qui, sans cela, reste voilé par le mystère de l'indétermination ». Chez les Grecs, l'indéterminé souffrait d'un « déficit d'être ». Il était important de « s’individuer ». Trouver le juste milieu constituait une vraie préoccupation.        <br />
              <br />
       L'individu est une synthèse, il est nécessaire de « rogner le chaos pulsionnel » et de dire oui à la contradiction.        <br />
              <br />
       Attention de ne pas tomber dans le piège des injonctions faciles comme &quot;the start up of you&quot;. Inconsciemment, « Deviens ce que tu es » dans la société désigne ceux qui « réussissent », ceux qui préservent leur capital : capital santé, capital joie de vivre, investissement en soi-même. Le capitalisme effréné et le consumérisme vorace détournent à souhait cette formule à leur profit. Il s’agit d’une bifurcation dangereuse de ce concept philosophique qui invite à dépasser ses contradictions, et non pas à les ignorer.         <br />
              <br />
       Venons-en à Nietzsche : qu’a voulu signifier notre philosophe à coups de marteau à travers son « Deviens ce que tu es » ? Cette injonction permet-elle de s'endurcir pour mieux se connaître, un peu comme le sculpteur d'une pierre brute ? Le « Deviens ce que tu es » de Nietzsche peut se comprendre dans les rôles subtiles que jouent Apollon et Dionysos dans son œuvre. Dans La Naissance de la tragédie, Apollon et Dionysos s'opposent (contradiction). Mais dans Ecce Homo, « Dionysos est à la fois dieu des chaos en devenir et dieu de l'apparence et de la lumière ». « Devenez durs », tel est le signe véritable d'une nature dionysienne », écrit Nietzsche. Pour embrasser la volonté de puissance et devenir ce que l'on est, faut-il être alors nécessairement dionysien et apollinien, et dépasser ainsi ses contradictions ?        <br />
              <br />
       Dorian Astor réussit dans ce livre à nous démontrer que derrière une simple formule se cache en réalité une forêt de concepts philosophiques, un enchevêtrement de chemins quasi-impossible à dénouer, du moins que par la pensée. Ce livre est court mais attention, il nécessite une bonne culture philosophique pour pouvoir apprécier la subtilité des théories exposées.        <br />
              <br />
       Après la lecture de ce livre, on peut alors se demander pourquoi certains d’entre nous deviennent nietzschéens, et d’autres kantiens. Pourquoi choisir un camp philosophique alors qu’il existe une pluralité de chemins ? Sommes-nous convaincus que certains philosophes détiennent plus la vérité que d’autres, ou « sa vérité » ? Faut-il au contraire tuer ses idoles pour enfin devenir ce que l’on est ?          <br />
              <br />
       J’ai constaté que les adeptes de Nietzsche sont souvent des amoureux de la musique. La musique n’est-elle pas l’art qui représente le mieux le devenir ? Qu’en pense Dorian Astor ?        <br />
              <br />
       « C’est à la pointe de notre ignorance qu’émerge notre meilleure sagesse ».        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Deviens ce que tu es, Pour une vie philosophique</span>, Dorian Astor, Autrement, Septembre 2016, 161 pages,  14,90 €       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Et si cet été, au lieu de s'affiner pour frimer sur la plage, on apprenait à s'affirmer avec Nietzsche ?!</title>
   <updated>2010-08-11T09:36:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/philobalade/Et-si-cet-ete-au-lieu-de-s-affiner-pour-frimer-sur-la-plage-on-apprenait-a-s-affirmer-avec-Nietzsche-_a42.html</id>
   <category term="LIVRES PHILous" />
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   <published>2010-08-09T22:52:00+02:00</published>
   <author><name>Marjorie Rafécas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est ce que vous suggère le livre de Balthasar Thomass, paru récemment dans la collection "Vivre en philosophie" des éditions Eyrolles.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/philobalade/photo/art/default/2277475-3182789.jpg?v=1289487770" alt="Et si cet été, au lieu de s'affiner pour frimer sur la plage, on apprenait à s'affirmer avec Nietzsche ?!" title="Et si cet été, au lieu de s'affiner pour frimer sur la plage, on apprenait à s'affirmer avec Nietzsche ?!" />
     </div>
     <div>
      J'avais déjà évoqué dans un article précédent son essai très instructif, <span style="font-style:italic">Etre heureux avec Spinoza </span>(<a href="http://www.wmaker.net/philobalade/Etes-vous-joyeux-comme-Nietzsche-Spinoza-ou-Bergson-Decouvrez-le-dans-le-dernier-Psychologies-magazine_a27.html">cliquer sur <span class="fluo_cyan">Etes-vous-joyeux-comme-Nietzsche-Spinoza-ou-Bergson</span></a>). Cette fois-ci, Balthasar s'est intéressé à la <b>philosophie volcanique et impétueuse de Nietzsche, ayant tué le plus grand des idoles : Dieu</b>.        <br />
              <br />
       Contrairement à la philosophie de Spinoza, <b>il va falloir souffrir pour être heureux </b>! On entre dans la cadence très paradoxale de Nietzsche, où souffrir rime avec plaisir. Nietzsche ose affirmer "il y a même des cas où une espèce de plaisir dépend d'une séquence rythmique de petites excitations douloureuses". "C'est par exemple le cas du chatouillement". Nietzsche, pourtant très prude, va même jusqu'à dire "<b>c'est le cas du chatouillement sexuel du coït</b>". Ainsi, le paradoxe de la souffrance semble trouver son reflet dans la métaphore de la sexualité… Une mise en pratique de la philosophie de notre cher Nietzsche semble à première vue finalement assez simple :-). Mais, attention, cela n'est que la partie I du mode d'emploi, le plus prenant restant la partie II du livre <b>"se désintoxiquer de la morale". </b>Comme le fait remarquer Balthasar Thomass "il ne faut pas choisir ses valeurs par dépit". Ainsi, s'affirmer, cela consiste avant tout à assumer ses goûts.        <br />
              <br />
       Attention aussi aux revanchards et aux pleurnicheurs :<b> on ne peut pas prétendre être Nietzschéen si l'on passe son temps à ruminer et à se plaindre.</b> Le ressentiment freine la puissance et le bonheur. Nietzsche est sans concession avec les décadents, les dégénérés et les "ratés". Sa philosophie est allergique à la faiblesse : l'échec doit rendre plus fort. Plus étonnant, les théories de Nietzsche permettent même de <b>s'inventer des filiations imaginaires </b>pour se sentir mieux et devenir ce que l'on est : il s'inventait lui-même des origines polonaises pour s'éloigner de la lourdeur allemande de l'époque. Une théorie intéressante au vu de la crise identitaire que certains de nos contemporains traversent.       <br />
              <br />
       Mais attention, B. Thomass vous prévient : "<b>Etre libre", c'est aussi "être plus fragile</b>". Il faut apprendre à <b>"jardiner" ses passions</b>, ce qui met forcément votre patience à rude épreuve. Cela revient en fin de compte à trouver l'ordre ou le désordre dans lequel vous souhaitez faire valser vos passions. Dionysos ou Apollon, c'est une question de dosage. Harmonie ou dissonance ? A vous de tester votre équilibre.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/philobalade/photo/art/default/2277475-3182796.jpg?v=1289487771" alt="Et si cet été, au lieu de s'affiner pour frimer sur la plage, on apprenait à s'affirmer avec Nietzsche ?!" title="Et si cet été, au lieu de s'affiner pour frimer sur la plage, on apprenait à s'affirmer avec Nietzsche ?!" />
     </div>
     <div>
      <b>C'est pour cela qu'il est plus difficile d'être heureux avec Nietzsche qu'avec Spinoza. Pour Spinoza, la tristesse est signe que vos passions ne vous dirigent pas vers la bonne voie. Alors que pour Nietzsche, rien n'est sûr, puisqu'il faut souffrir pour être heureux ! </b>       <br />
       En revanche, pour grandir et s'affirmer, Nietzsche reste la référence des adolescents et de tous ceux qui veulent vraiment se connaître et se réaliser. <b>Car pour s'affirmer, il faut accepter ses désirs profonds, tuer ses idoles et créer sa propre éthique – et surtout refuser les valeurs qui mettent en avant la souffrance, la faiblesse et le nihilisme. </b>       <br />
       Bref, un long programme en perspective digne d'un surhomme !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">S'affirmer avec Nietzsche, Balthasar Thomass, 2O1O, Editions Eyrolles</span>.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/philobalade/Et-si-cet-ete-au-lieu-de-s-affiner-pour-frimer-sur-la-plage-on-apprenait-a-s-affirmer-avec-Nietzsche-_a42.html" />
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