<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>PHILING GOOD, l'anti-burnout des idées </title>
 <subtitle><![CDATA[un blog sur l'actualité en philosophie et les sciences humaines, des articles accessibles sur certaines problématiques et surtout des petites astuces pour avoir le Phil-ing !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wmaker.net/philobalade" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.wmaker.net/philobalade/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.wmaker.net/philobalade/</id>
 <updated>2026-06-15T13:12:53+02:00</updated>
  <geo:lat>48.8503936</geo:lat>
  <geo:long>2.3250843</geo:long>
  <entry>
   <title>Retrouver un tempo à soi</title>
   <updated>2024-05-08T15:22:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/philobalade/Retrouver-un-tempo-a-soi_a114.html</id>
   <category term="LIVRES PHILous" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/philobalade/photo/art/imagette/80115350-57888403.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-05-08T15:08:00+02:00</published>
   <author><name>Marjorie Rafécas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jongler avec le temps sporadique du mois de mai avec ses jours fériés et ponts, comme des soupirs et soubresauts, pour enfin s'interroger sur son propre tempo... Le mois de mai n'est-il pas le moment idéal pour se poser et s'éloigner de l'impératif catégorique des rythmes collectifs pour réinventer ou retrouver son propre tempo. Voici un livre qui pourrait vous aider : "A chacun son rythme, petite philosophie du tempo à soi", d'Aliocha Wald Lasowski. A lire en musique bien sûr !     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/philobalade/photo/art/default/80115350-57888403.jpg?v=1715175168" alt="Retrouver un tempo à soi" title="Retrouver un tempo à soi" />
     </div>
     <div>
      Face à l’impératif catégorique des algorithmes et des cadences infernales de la société moderne, créer son propre rythme, son « <b>allorythme »</b>, pour reprendre les mots d’Aliocha Wald Lasowski est aujourd’hui plus que nécessaire : c’est vital. Oui, l’individu doit mettre en place des contre-rythmes, pour résister au sentiment d’absurdité si bien décrit par Albert Camus.       <br />
              <br />
       Cet essai prolixe et original met en évidence la place du rythme dans nos vies, qui va de notre rapport aux autres, à la nature et même à l’univers. Il mêle à la fois des théories philosophiques, scientifiques, économiques, artistiques, musicales, le tout avec poésie. Le rhuthmos au sens platonicien permet de penser la place de l’être humain dans le cosmos. Le rythme n’est pas anodin, il est question de notre rapport au monde et de l’harmonie que l’on cocrée avec la symphonie du monde. Dans le rythme, nous avons à la fois de la poésie et de la philosophie, une façon de réfléchir et sentir notre « logos poétique ». Le poète lyrique, Archiloque, emploie le mot rythme (rythmos) pour le relier à la recherche d’un équilibre moral et physique.       <br />
              <br />
       L’enjeu du rythme est ainsi un impératif humain : se réconcilier avec soi et l’univers.         <br />
              <br />
       <b>L’enfer, c’est les rythmes</b>       <br />
              <br />
       Depuis la révolution industrielle, le rapport au temps dysfonctionne, il en va de même avec le rapport au monde. Contrairement aux apparences, le numérique nous aliène. Tous les matins, en plus de notre traditionnel café ou thé, s’est institué peu à peu le rituel du petit déjeuner digital. Les chiffres témoignent de cette addiction : 40 % des moins de 18 ans ne peuvent pas se séparer de leur smartphone plus de cinq minutes. L’auteur nous invite à créer un rythme-relation pour confronter son rythme avec celui des autres. Car l’enfer, c’est les rythmes (et surtout le rythme des autres, pour reprendre la formule de Sartre). Or vivre, c’est de préférence avancer à son rythme et créer son rythme en avançant. Pour cadencer son propre rythme, rien de tel que de cultiver sa curiosité. « Il y a plus d’avenir dans l’instable que dans le stable. »  (Robert Musil). Mais, il faut aussi prendre conscience que nous sommes traversés par le rythme monde, des mémoires plurielles… Donc l’enfer n’est pas nécessairement les autres…       <br />
       <b>       <br />
       Nietzsche, le premier philosophe à proposer deux rythmes opposés </b>       <br />
              <br />
       Nietzsche, sensible aux rythmes-monde, écrit La vision dionysiaque du monde, deux ans auparavant La naissance de la tragédie. Ce bref récit expose l’affrontement entre deux forces esthétiques opposées du monde hellénistique : celle du temps harmonieux, ordonné et mesuré de la « sagesse délimitée » incarnée par le dieu Apollon, sculpteur, avec celle de la cadence frénétique de satyres, comme Silène, de Dionysos. Nietzsche explique comment on a pu basculer du rythme plastique au rythme chaotique. Ces deux rythmes sont essentiels pour comprendre la métaphysique rythmique de nos désirs, mais aussi nos tiraillements quotidiens.        <br />
               <br />
       <b>       <br />
       Se ressourcer dans le rythme de la nature</b>       <br />
              <br />
       Dans Mille Plateaux de Deleuze et Guattari, il existe une continuité entre l’esthétique et le monde naturel. En effet, le premier musicien de la création, c’est l’oiseau ! Même l’âme humaine est rythmique, étant reliée aux battements du cœur. Le rythme c’est aussi celui de notre rythme cardiaque. L’énergie circulatoire était essentielle pour les médecins philosophes. Le rythme physique est une énergie psychique. N’oublions pas également que le féminisme a modifié le rythme biologique des femmes : la contraception a permis aux femmes de se réapproprier un nouveau rythme. Et trouver son rythme, c’est trouver sa place.        <br />
       Ce rythme de la nature est mis en valeur dans de nombreux ouvrages philosophiques et poétiques. Gaston Bachelard se plaît à évoquer le flux musical des pierres, la mélodie rocailleuse d’une grammaire minérale. « La mémoire du monde est enfouie dans la matérialité des pierres ». Il y a un certain mystère dans le rythme de la nature, la marque de l’insondable. La calligraphie chinoise tente d’exprimer ce mystère, en représentant les qualités vibratoires et énergétiques du monde, le souffle du vivant.       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       Se créer un temps flottant</b>       <br />
              <br />
       A la manière de Proust, il est délicat de savoir déguster « un peu de temps à l’état pur ». Dans sa conception de la musique, le philosophe Gilles Deleuze propose une « cartographie des variables, soit une approche concrète des enjeux du rythme musical ». Il exprime l’idée d’un temps « non pulsé ». Le « temps non pulsé » est un temps libéré de la mesure, qui échappe à la pulsation classique. L’idée principale de Deleuze est forte : la musique est capable de créer des temps hétérogènes. Cette variabilité du temps non pulsé s’illustre dans le concerto pour piano, en fa majeur de Georges Gershwin. Cela revient au « temps flottant » de Proust.       <br />
              <br />
              <br />
       Ces temps flottants permettent d’améliorer la créativité entre les rythme-relations avec les autres et l’inter-rythme à l’intérieur de soi. Ce « va et vient » rythmique est essentiel pour tenter de se réinventer. Walter Benjamin évoque d’ailleurs la rythmique de la pensée faite de coups et contre-coups. Mais jusqu’où se dérégler ? Les pratiques de déphasage et de variation sont-elles sans risque ? Seul Dionysos le sait…       <br />
              <br />
       En attendant, laissons-nous charmer par les rythmes spirituels de la nature, de l’art et de la vie. Tout en prenant garde à [ la « <b>Dromocratie</b> », qui signifie que le pouvoir appartient à ceux qui maîtrisent la vitesse…        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       A chacun son rythme, petite philosophie du tempo à soi</span>, 2023, 237 pages, 20 €, Aliocha Wald Lasowski, Editions Le Pommier        <br />
              <br />
       <b>A propos de l’auteur</b>        <br />
       Musicien et philosophe, Aliocha Wald Lasowski est l’auteur de vingt-cinq livres. Enseignant chercheur à l’université, il est aussi batteur de pop, de rythm’n’blues et de soul music.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/philobalade/Retrouver-un-tempo-a-soi_a114.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>2008 : le bonheur vous appartient… </title>
   <updated>2008-01-06T18:43:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/philobalade/2008-le-bonheur-vous-appartient_a19.html</id>
   <category term="I phil good !" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/philobalade/photo/art/imagette/812359-994775.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-01-02T14:57:00+01:00</published>
   <author><name>Marjorie Rafécas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le bonheur, en tant que marque, appartient peut-être à Nestlé (comme nous le rappelle cyniquement le roman 99 francs de Beigbeder). Mais, le vôtre, à qui appartient-il ?     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/philobalade/photo/art/default/812359-994775.jpg?v=1289487772" alt="2008 : le bonheur vous appartient… " title="2008 : le bonheur vous appartient… " />
     </div>
     <div>
             <br />
       Dans tous les cas, pas à Michel Houellebecq, qui préfère vous dissuader d'espérer &quot;N'ayez pas peur du bonheur, il n'existe pas&quot; ! Dans la lignée de Schopenhauer, certains écrivains estiment que la recherche du bonheur est une &quot;mégalomanie galopante&quot; (Roland Jaccard, <span style="font-style:italic">Le cimetière de la morale</span>). Faut-il alors renoncer au bonheur ?       <br />
              <br />
       Il est clair qu'il est préférable d'éviter l'engrenage que dénonce Pascal Bruckner dans <span style="font-style:italic">L'euphorie perpétuelle</span>, le bonheur n'est pas un devoir… La tyrannie des &quot;ça va ?&quot;, la recherche du bien être, le refus de la frustration, l'utopie du fun, sont-ils les meilleurs moyens d'atteindre le bonheur ? Ce sont des bonheurs court-termistes. Christophe André les classe dans la catégorie &quot;Bonheur d'action&quot;. Le danger de ce type de bonheur est de conduire à une certaine superficialité. C. André distingue dans <span style="font-style:italic">Vivre heureux</span>, quatre types de bonheur :        <br />
       -	le bonheur d'action, celui éprouvé lors d'une fête par exemple       <br />
       -	le bonheur de satisfaction, lorsque l'on a atteint un objectif après plusieurs années de dur labeur       <br />
       -	le bonheur de maîtrise, lorsque l'on excelle par exemple dans un domaine sportif       <br />
       -	le bonheur de sérénité, qui s'éprouve dans la contemplation       <br />
              <br />
       Ces quatre formes de bonheur sont aussi utiles les unes que les autres, le tout est de savoir bien les doser. A vous, de voir laquelle a été prépondérante en 2007…        <br />
              <br />
       Un point positif à noter : le bonheur est multiple. Il est finalement très vaste. Chaque philosophe a sa propre conception du bonheur. En voici, quelques unes pour vous permettre d'aborder l'année 2008 avec plus de recul…        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Aristote </b>: &quot;Faisons toujours mieux&quot; (Philips)       <br />
       Le bonheur repose avant tout sur la vertu : une vie active conforme à la vie contemplative. Pour être libre, il faut s'élever et dépasser notre condition d'homme.       <br />
              <br />
       <b>Epicure</b> : &quot;C'est avec l'esprit libre que l'on avance&quot; (Gan)       <br />
       Pour être serein, il faut échapper au manque. Halte à l'inflation du désir ! Eviter d'entretenir des désirs insatisfaits. Chasse aux désirs superflus. Gagnez en légèreté !       <br />
              <br />
       <b>Freud</b> : &quot;Just do it&quot; (Nike)       <br />
       Le bonheur repose avant tout sur le principe du plaisir. C'est un bonheur fragile, car facilement frustrant…        <br />
              <br />
       <b>Hume :</b> &quot;Nous, c'est le goût&quot; (Quick)        <br />
       Hume préconise un bonheur par l'esthétique. Les arts nous préparent à des émotions douces et tendres, au contraire de l'intérêt calculateur. Ils nous détournent de la précipitation des affaires. L'art, la lecture, sont des loisirs que nous pouvons maîtriser, et qui nous font ressentir la beauté de l'existence. Pas la peine de s'en priver…        <br />
              <br />
       <b>Rousseau</b>  &quot;Qui sème les fleurs récolte la tendresse&quot; (Interflora)       <br />
       Rousseau est un adepte de l'état de nature. Il ne recherche pas la modernité. Plus le temps est lent, plus nous touchons à des petits bonheurs très précieux. Le bonheur de vivre en respectant sa nature…       <br />
              <br />
       <b>Voltaire</b> &quot;La vie n'est pas en noir et blanc, elle est en or &quot;(Dior j'adore)       <br />
       Voltaire est de ceux qui pensent que le raffinement augmente le bonheur des hommes. Le bonheur existe bel et bien sur terre. &quot;Croyez moi, il n'y a de bonheur dans ce monde , pour notre corps, que d'avoir ses cinq sens en bon état et, pour notre âme, que d'avoir un ami, tout le reste n'est que chimères&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Camus </b> &quot;Restez rebelle.&quot; (Seat)       <br />
       Chez Camus, on ne peut être réellement heureux que si l'on accepte l'idée de la mort. &quot;Il n'y a pas d'amour de vivre, sans désespoir de vivre&quot;. Le bonheur est possible lorsque l'homme est en accord vrai avec l'existence qu'il mène. Coupé de ses illusions, l'homme est alors plus réceptif à la beauté. Pas de bonheur d'intérieur chez ce cœur révolté… Il ne faut pas avoir peur de ses contradictions. La vie est paradoxale.         <br />
              <br />
       <b>Nietzsche</b> &quot;Be good. Be bad. Be you&quot; (Calvin Klein)       <br />
       N'écoutez pas les autres : devenez ce que vous êtes… Arrêtez de culpabiliser : le plus grand bonheur est dans l'oubli. Ne ruminez pas !        <br />
              <br />
       <b>Kant</b> &quot;You can&quot; (Canon)       <br />
       Le bonheur ne doit pas être recherché, seule compte la morale. Soyez vertueux, le bonheur viendra après… Suivez l'impératif catégorique…        <br />
              <br />
       <b>Pascal </b>&quot;C'est bon d'avoir les boules&quot; (knackis ball)       <br />
       Le bonheur dans le divertissement est une fuite en avant. Cela ne résout rien. Il faut apprendre à rester seul et calme. Trouver la foi qui est en soi…        <br />
              <br />
       <b>Spinoza</b> &quot;Il y a certaines choses qui ne s'achètent pas&quot; (Mastercard)       <br />
       Spinoza, bien que défendeur de l'amour et de la joie, ne pousse pas à l'appétit grossier et sensuel. Il faut déjà savourer et se réjouir de ce qui existe. L'espérance ou la crainte éloignent du bonheur. Le désir ne doit pas être manque, mais puissance.        <br />
              <br />
              <br />
       Conclusion : les gens heureux sont souvent ceux qui ont les attentes les plus  faibles…       <br />
              <br />
       Mais, il ne faut jamais renoncer !        <br />
              <br />
       Meilleurs vœux de bonheur pour cette nouvelle année…       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/philobalade/2008-le-bonheur-vous-appartient_a19.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Success philosophicus</title>
   <updated>2007-04-01T15:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/philobalade/Success-philosophicus_a9.html</id>
   <category term="I phil good !" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/philobalade/photo/art/imagette/600066-732695.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2007-04-01T15:15:00+02:00</published>
   <author><name>Marjorie Rafécas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La philosophie se vend de mieux en mieux, et ce n'est manifestement pas un effet de mode. Alors que les ventes globales des éditeurs français ont tendance à baisser, les ouvrages en science humaine voient leur chiffre d'affaires augmenter. Après la success story du "Monde de Sophie", de Jostein Gaarder (1,5 million d'exemplaires vendus dans le monde), qui aurait cru que la révélation "philosophie" persisterait jusqu'en 2007 ?     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/philobalade/photo/art/default/600066-732695.jpg?v=1289487772" alt="Success philosophicus" title="Success philosophicus" />
     </div>
     <div>
      La philosophie, longtemps boudée, correspond aujourd'hui à un réel besoin des citoyens en mal de repères. La société de consommation offre un bonheur instantané et fugace, mais ne propose rien en retour pour expliquer la mort et les accidents de parcours. Comme la religiosité est en recul, la philosophie vient combler ce vide laissé par le manque de transcendance. Tant que la vie sera absurde et qu'il manquera du &quot;sens&quot;, la philosophie restera d'actualité.        <br />
              <br />
       C'est tout d'abord Bernard-Henri Lévy, surnommé &quot;BHL&quot;, qui fera entrer la philosophie dans les coulisses de l'actualité. Après, un peu comme un conte de fée pour enfants, &quot;Le monde de Sophie&quot; arrivera en 1995 pour expliquer l'histoire de la philosophie. C'est alors qu'un certain André Comte-Sponville fait son apparition avec son petit traité des grandes vertus. Son secret : un style intelligible et doux. La simplicité est clairement la vertu principale d'un philosophe ! Puis apparaît un philosophe, fougueux, iconoclaste et workaholic, Michel Onfray, qui aborde les philosophes par ce qu'ils mangent… &quot;Le ventre des philosophes&quot; nous apprend à nous méfier des écrivains qui ont une phobie des crustacées (comme Jean-Paul Sartre) et des philosophes-enfants, comme Rousseau, qui ne boivent que du lait caillé….  Mais, lorsqu'une boîte dans l'industrie l'appellera pour animer un séminaire sur les saveurs pour ses salariés, Michel Onfray comprit qu'il fallait arrêter d'écrire sur la gastronomie philosophique… Il se plongera alors dans un long traité d'athéologie. Enfin, le troisième mousquetaire de la philosophie accessible se trouve être l'ancien Ministre, Luc Ferry. Il se fera particulièrement remarqué par son essai &quot;L'Homme-Dieu ou le sens de la vie&quot; en 1996. Proche de l'UMP, il était la semaine dernière au Salon du Livre pour donner son point de vue sur le programme de Sarkozy.        <br />
              <br />
       André Comte-Sponville, Michel Onfray et Luc Ferry, le trio qui ravit les éditeurs car leurs livres se vendent à 100 000 exemplaires.        <br />
              <br />
       Mais ce trio laisse largement de la place à d'autres philosophes en herbe. Si l'on observe les meilleures ventes du mois de février (dans le magazine Lire), on voit arriver à la 19ème place, Alexandre Jollien, avec son livre &quot;la construction de soi, Un usage de la philosophie&quot;.        <br />
       Même les éditions First viennent de publier &quot;la philosophie pour les nuls&quot;.        <br />
       Sans compter, toutes les Unes de Magazine, surtout en été, qui se font en plaisir de remettre au goût du jour, les grands classiques de philo, du style &quot;L'Amour vue par les grands PHILOSOPHES&quot; (Le  nouvel Observateur, Août 2006).        <br />
              <br />
       Seuls absents : les supports de la presse féminine ! En effet, la philosophie reste encore assez masculine, à la différence de la psychologie…       <br />
                <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/philobalade/Success-philosophicus_a9.html" />
  </entry>
</feed>
