Ce discours prononcé par une jeune fille à l'ONU sur l'Environnement m'a profondément ému... et donné de l'énergie pour défendre l'avenir des enfants et celui de notre monde.


Annie Rapp 14/08/2008
En sport, rien n'est jamais acquis,dans le couple non plus. La relation se cultive.
En sport, rien n'est jamais acquis,dans le couple non plus. La relation se cultive.
Ces sportifs ont accepté d'être les têtes d'affiche de la première campagne nationale contre la violence conjugale dans le canton du Jura.
«Dans le sport comme dans le couple, les brutalités sont des coups bas. Ils sont interdits par la loi». C’est l’ex-pilote de F1 Marc Surer qui le dit, sur une affiche en format mondial.
Avec quatre autres sportifs, les skieurs Didier Duche (photo) et Bruno Kernen, le lutteur Thomas Sutter et le footballeur Murat Yakin, il participe ainsi à la campagne «Stop à la violence conjugale» de la Fédération Solidarité femmes Suisse et Liechtenstein.
Des affiches formal mondial seront visibles durant deux semaines dans le canton du Jura.

Annie Rapp 15/11/2006

Textes sur les Violences

Rapport du docteur Roland Coutanceau publié le lundi 29 mai 2006.


Obligation de soins pour les hommes violents.

La victime, la femme comme l’auteur des coups, mari ou compagnon, tous doivent être suivis pour s’évader de la spirale de la violence conjugale.

Un groupe de travail a mené une réflexion “sur la prise en charge des hommes violents”. Le rapport “Auteurs de violence au sein du couple : prise en charge et prévention” remis le 21 mars par le docteur Roland Coutanceau à Catherine Vautrin, la Ministre déléguée à la Cohésion Sociale et à la Parité, souligne qu’"un petit nombre de sites ont mis en place un suivi des hommes acteurs de violences, alors qu’il y a un véritable intérêt à développer cette prise en charge, car elle peut très nettement réduire les cas de récidives".

Les profils d’auteurs de violences

En ce qui concerne les auteurs de violence, cette étude distingue 3 profils : "l’immature qui reconnaît la violence, l’égocentrique qui la banalise et le paranoïaque ou le pervers qui souvent la nie".

En parallèle poursuit cette étude, il est nécessaire de mener des actions sur 3 fronts : le judiciaire avec notamment la garde-à-vue de l’auteur des faits, l’obligation de suivi et sa participation à des groupes thérapeutiques. Pour le docteur Roland Coutanceau, "la violence est un phénomène à considérer sur divers plans : psychologique, éducatif et sociétal". Il précise "choisir de la traiter comme de la prévenir implique une prise en compte de cette complexité".

Éduquer dès l’école

Cette analyse "s’est intéressée aux messages. Ceux qui pourraient être délivrés dans la société pour prévenir l’aggravation de ces violences et inciter à rompre le silence qui règne trop souvent en ce domaine". Les messages destinés aux victimes doivent les inciter à refuser la violence et à ne pas attendre que la situation devienne trop difficile pour parler. Pour leurs auteurs, on procède en "deux temps : la violence est intolérable et si cela vous arrive, nous pouvons vous aider". Il s’agit de convaincre la victime de ne pas culpabiliser sur son état. Ce n’est pas elle la coupable. Il est donc important qu’elle s’adresse aux organismes et associations qui peuvent l’aider.

Mais pour freiner ce fait de société, selon le docteur Roland Coutanceau, "la lutte contre les faits de violences doit débuter à l’école par un enseignement effectif à l’égalité entre les filles et les garçons ainsi qu’au respect entre les sexes. En outre, l’ensemble de la société doit être sensibilisée afin de briser le silence autour du sujet, toujours tabou, des violences conjugales". ?Peut-être faudrait-il introduire, dans les programmes scolaires, des cours chargés de sensibiliser les jeunes filles et jeunes garçons à une meilleure compréhension entre eux, et pour lutter contre cette violence que certains trouvent... naturelle ?

Jean-Fabrice Nativel

Agressées au-delà du foyer

Une enquête nationale sur les violences envers les femmes en France métropolitaine (ENVEFF) réalisée en 2000 auprès de 6.970 femmes âgées de 20 à 59 ans “a permis de mesurer l’ampleur des violences, souvent mésestimée”. En effet, “prés d’1 femme a été victime de violences conjugales (verbales, psychologiques, physiques, sexuelles) au cours des 12 derniers mois. Plus d’1 femme sur 10 a subi une agression sexuelle au cours de sa vie. Prés de 2 femmes sur 10 dénoncent les pressions psychologiques sur leur lieu de travail. 1 femme sur 5 est victime de violences dans l’espace public (insultes, vue d’exhibitionniste, importunée sexuellement ou suivie dans ses déplacements)".


Annie Rapp 12/06/2006

Textes sur les Violences

Texte de Michèle Bourgon sur le site québécois Sisyphe.


Hier soir à Gatineau, une femme a été assassinée par son mari. Il s’est ensuite suicidé. Il y a un mois, à Ottawa, un homme a tué ses trois enfants et sa femme avant de s’enlever la vie. Une autre épouse, à Québec, tuée à coups de hache. Et combien d’autres en trois mois, en six mois, en un an...On a l’impression, à chaque fois, de revivre le même cauchemar. Même scénario : une femme annonce à son mari qu’elle le quitte. Lui, décide qu’ils ne se quitteront jamais... LUI, dirige leur destinée. LUI choisit d’enlever la vie de l’autre. Il est le Maître. L’autre, qui jadis, lui a donné de l’amour, de la tendresse, de l’attention, des enfants, l’autre mérite de mourir... Pourquoi ? Parce qu’elle lui appartient ? Pourquoi cette violence innommable, absolue, irréparable, sans limite ? Quand un homme décide de quitter sa conjointe, arrive-t-il souvent que sa compagne le tue ? La semaine dernière, les manchettes ont parlé de cette dame d’ici accusée d’avoir tué son époux, mais il la battait..

Les hommes nous abandonnent souvent pour d’autres femmes, plus jeunes, plus belles, plus séduisantes. Notre ego à nous aussi en souffre, mais après la peine intense, la plupart d’entre nous se réorganisent, se reconstruisent. Pourquoi chez plusieurs hommes, la seule solution semble-t-elle être le meurtre ? Les hommes ne seraient-ils plus aussi forts qu’avant ? Pourtant, des milliers de femmes divorcées, célibataires, attendent l’arrivée d’un homme dans leur vie. Elles sont prêtes à rouvrir les bras. La vie après une rupture est possible. On a le droit de se tromper. C’est douloureux, mais refaire sa vie, c’est possible. Alors pourquoi ? Comment l’entourage n’a-t-il pas vu cela venir ? Ces hommes ont eu des mères, ils ont des sœurs, ils ont été aimés. Ils ont aussi eu des pères, des frères.
Pourquoi ?

Dès qu’une femme reçoit une première taloche, une première menace verbale, elle devrait réagir. Mais comment ? La détresse de ces femmes est si grande la plupart du temps qu’elle n’ose pas se confier ou encore, même la famille proche au courant des menaces et des coups a peur d’être attaquée. D’une certaine façon, nous sommes souvent complices de ces carnages. Malgré nous. Parce qu’on a peur, nous aussi. On entend les cris, mais on se dit : ça ne me regarde pas.
Et si, au contraire, ça nous regardait tous. À chaque année, on ajoute des ressources pour les femmes battues, des centres d’hébergement d’urgence, des centres d’écoute, etc...Et pourtant, le bilan s’alourdit. Ne devrait-on pas chercher à aider aussi ces hommes aux prises avec leur violence incontrôlable, leur détresse abyssale ? Je ne sais pas, je cherche. Peut-être que si on faisait encore plus de prévention, peut-être que si on s’en parlait entre nous, peut-être que si on tendait la main, l’oreille, peut-être que l’on sauverait des êtres humains.

Vous les frères, les pères, les amis, soyez sensibles aux signaux. Soyez vigilants. Conseillez, réconfortez si cela est possible, mais protégez ces femmes qui ont le malheur d’ « appartenir » à quelqu’un.
Hommes et femmes, ensemble. Pour celles qui sont mortes, pour celles qui vont encore mourir de violence, pour ces enfants qui perdront la vie dans les mois qui viennent, parce que leur père les aura tués, essayons tous ensemble de trouver des solutions pour éviter le pire.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 12 mai 2006

Source
Sisyphe 15/05/2006

“ Je n’y arriverai jamais ”, “ J’aurais pu mieux faire ”, “Je ne prends jamais les bonnes décisions ”... “ En PNL (programmation neurolinguistique), on appelle ces petites phrases des “croyances limitantes”, par opposition aux “croyances aidantes”, explique le Dr Annie Rapp *. Elles nous viennent soit de notre enfance, soit de nos (mauvaises) expériences passées. ”


Pour leur tordre le coup, la psychothérapeute préconise un plan d’attaque en trois points.

a) Revenir aux faits concrets. Qu’est-ce qui me faire croire cela ? À quelle personne, à quel événement puis-je raccrocher cette phrase ? N’ai-je pas dans mes expériences passées de solides contre-exemples pour infirmer cette croyance ?

b) Clarifier le contexte. Dans quelles situations ma croyance se fait-elle entendre ? Quels sont les enjeux de cette décision ou de cet échec que je redoute ? Exemple :
– ma croyance “ limitante ” : je n’y arriverai pas ;
– parce qu’au fond j’ai peur d’y arriver (le succès va provoquer des changements que j’ai peur de ne pas savoir gérer, ou de la culpabilité par rapport à mon entourage) ;
– donc : je prends conscience de l’ambivalence de mon désir et je m’attache à travailler sur la meilleure façon d’assumer émotionnellement ma réussite.

c) Remplacer une croyance “ limitante ” par une croyance “ aidante ”.
Il ne s’agit pas de pratiquer la méthode Coué, mais, après avoir décortiqué ce qui se joue à l’intérieur de la croyance “ limitante ”, de se servir de ses zones d’ombre pour en faire un carburant.
Exemple : “ Je n’y arriverai pas ” devient “ J’y arriverai parce qu’au fond j’en ai envie ”, même si j’ai la crainte du changement que cette réussite va générer.


* Médecin, psychothérapeute et directrice du centre Psyreso
Annie Rapp 03/11/2005

Réponse à l'article du Nouvel Observateur " Tolérance zéro pour les hommes violents" de Janvier 2005
Merci à Luc Frémiot de cette initiative que vous avez prise à Douai et qui me paraît pouvoir entraîner un véritable changement de comportement et de mentalité par rapport à la violence dans le couple. La Tolérance Zéro de la police et de la justice est de nature à lutter efficacement contre le sentiment d’impunité dont jouissent encore, dans notre société, ces délinquants de la violence intime.

J’aimerais que la société opère le même type de changement pour la violence qu’elle a accompli vis à vis du tabac
je préciserais « tolérance zéro pour les personnes violentes » et non seulement pour les hommes car si les femmes violentes sont statistiquement moins nombreuses et moins meurtrières que les hommes violents, leurs violences peuvent engendrer de graves problèmes à leurs victimes, enfants et famille.

Dans tous les cas, les violences familiales entraînent des dégats physiques et psychiques à court et à long terme sur tous les protagonistes, même sur les témoins passifs.

« La Tolérance zéro pour les violences » me paraîtrait un bon thème pour les années à venir.

Jusqu’à présent il semble qu’on s’est surtout préoccupé de mettre à l’abri les victimes en leur faisant quitter en catastrophe le domicile conjugal et de les responsabiliser pour prendre leur vie en main et quitter leur compagnon violent. Egalement on a cherché à sensibiliser les témoins de l’après-coup en leur montrant les blessures des victimes et en les faisant parler, après la fin des violences…

J’aimerais qu’il s’ouvre une nouvelle phase de lutte contre cette forme de violence. Il s’agirait de responsabiliser (punir, culpabiliser, rendre honteuses) les personnes violentes elles-mêmes et de responsabiliser les témoins directs pour qu’ils se sentent légitimés d'intervenir malgré la répugnance à se mêler des affaires des autres et les risques encourus pour leur sécurité…

Les campagnes anti-tabac ont souligné les troubles engendrés par la tabagie passive après avoir tenté de sensibiliser –sans beaucoup de succès- les fumeurs dans leur propre intérêt pour la préservation de leur vie et leur santé.
Dans les cas de violence aux personnes, ceux qui souffrent le plus sont ceux qui la subissent et ceux qui en sont les témoins impuissants et non leurs auteurs. Au début des campagnes anti-tabac beaucoup de fumeurs excessifs pratiquaient ainsi le déni et la mauvaise foi sinon l’agressivité pour ne pas reconnaître les conséquences de leur comportement sur eux et sur les autres.

Quand à la violence masculine, support de la domination ancestrale des hommes sur les femmes, il faudra l’éradiquer dans les esprits en même temps que dans les comportements… Rude tache mais combien civilisatrice !

Il ne resterait plus, à nous les « psys », qu'à traiter les réfractaires que ni la honte sociale ni la peur du gendarme n’auraient permis de s’amender et dont les troubles relèveraient réellement d’un traitement « psy ».


Annie Rapp 10/04/2005
Interview parue dans Impact Médecin par Hervé Martin (Mars 2002)
Férue de sciences humaines, adolescente, elle voulait simplement comprendre l’être humain et l’aider. Se destinant à devenir psychologue, elle a pourtant choisi d’emprunter le long cursus traditionnel des omnipraticiens. « Originaire de Lyon, j’ai achevé mes études à Paris dans les soubresauts de mai 68 : à l’époque nous nous révoltions contre la misère de l’univers psychiatrique, nous défendions l’idée de « l’anti-psychiatrie » et nous nous battions pour faire entrer les futurs médecins dans ce monde clos ». Suivront près de dix années de formation, dans la mouvance de Lacan, aux différentes formes de psychothérapies. Ajoutant une à une des cordes à son arc – psychanalyse, thérapies comportementales et cognitives, analyse transactionnelle, PNL, hypnose…–, l’omnipraticienne des maux du corps et de l’âme, s’est forgée une culture large, avant d’ouvrir son cabinet où viennent se confier hommes, femmes, couples et parfois enfants.

Il y a trois ans, elle a répondu à l’appel de l’ANCAS/CPPS : créée à l’origine par des patientes de Gilbert Tordjman, pionnier de la sexologie, mis en examen le 13 mars après plusieurs plaintes, cette association dénonce les abus sexuels commis par les professionnels de la santé. Annie Rapp met sur pied des groupes de paroles pour déculpabiliser les victimes et réparer les dégâts de la confiance trahie.

« Notre profession, comme d’autres, est touchée. Médecins, gynécologues, psychologues, psychothérapeutes, hypnotiseurs… utilisent leur position vis-à-vis de leurs patientes fragilisées, pour se révéler comme de vulgaires prédateurs sexuels. Si la France est en retard dans le diagnostic des ces abus, des études américaines et canadiennes montrent qu’ils ne sont pas des cas isolés. »

Nous sommes loin du colloque singulier qui se transforme en une belle histoire d’amour. Davantage en thérapeute qu’en passionaria , Annie Rapp met un point d’honneur à dénoncer les dérives de certains pairs. Elle plaide pour que « la Justice pénale passe comme pour n’importe quel citoyen, coupable d’abus sexuels. La discipline ordinale est trop encline aux réactions corporatistes ou aux règlements de compte, de plus si elle donne la parole aux victimes, elle ne leur permet pas de se constituer partie civile et d’être défendues à leur tour vis à vis des contre-attaques de l’abuseur. Dans les affaires graves, les médecins ne peuvent être juge et partie.

La perversion est une maladie, et il arrive que des soi-disant thérapeutes en soient atteints. "Je garde toute ma confiance à l’égard du corps médical, et notre profession doit faire le ménage. Ça passe par une meilleure information des patients. Non, un attouchement, une avance sexuelle, ça ne fait partie d’aucune cure thérapeutique digne de ce nom. Le praticien, qui enfreint ce tabou, quelque soit sa notoriété, est un abuseur. Dénoncer ces dérives qui ne relèvent que de l’abus de pouvoir, les condamner, c’est rendre leur dignité aux victimes et faire œuvre de thérapeute ».


Hervé Martin
Annie Rapp 10/04/2005

Conférence donnée par Annie Rapp le mercredi 17 Avril 2002 à PSYRESO
Annie RAPP, médecin et psychothérapeute, vous fera partager ses réflexions issues de plus de vingt années de pratique de la psychothérapie. Cette conférence portera sur le destin de l’être humain … qui est loin d’être un long fleuve tranquille !
Quelle est la représentation que nous nous faisons de notre place dans le monde ? En effet, cette place ne va pas de soi. Comment se construit-elle et se maintient-elle au fil du temps, dans l’enfance, dans la jeunesse puis à l’age de la maturité et du vieillissement ?

Quand cette place n’est pas assurée ou qu’elle est menacée, un stress existentiel se déclenche. Si ce stress perdure sans résoudre le problème, va survenir la perte de l’espoir, de l’estime et de l’amour de soi. Différentes psychopathologies s’ensuivent : effondrement, agitation, isolement, dépressions, addictions, violences, maladies. Enfin les différentes formes de suicides sont à craindre : suicides actifs, passifs par la maladie ou par l’exclusion sociale, quand l’instinct de conservation cède devant la décision consciente ou inconsciente du sujet de s’autodétruire. Tout se passe comme si une « partie » de la personne avait prononcé sa propre condamnation à disparaître.

La tâche du psychothérapeute consiste souvent à aider le sujet à trouver (retrouver) sa place.
Tout d’abord une place sécurisante grâce à l’amour des siens, ensuite une place dans la société, valorisante à ses propres yeux, suivant la représentation qu’il s’en fait, et aux yeux des autres. Enfin la personne pourra trouver sa place et son identité en tant que personne unique, ayant un talent ou une richesse interne à exprimer ainsi que son propre chemin de vie à suivre.



Compte–rendu de Arnaud Juvanon

« Ce qui est simple est faux, mais ce qui est compliqué est inutilisable »
disait Paul Valéry.

On connaît l’importance des modèles en psychologie. La science est
constituée de modèles que des penseurs ont utilisé pour repérer le style de
vie que mènent les personnes afin de proposer des voies d’action. Le modèle
constitue alors la pierre de touche permettant de comprendre pour agir et
améliorer. Plus récemment, la PNL a apporté un éclairage nouveau en
proposant l’idée que l’humain agit lui aussi en utilisant son propre modèle
du monde. Cela le conduit récifs si la carte est fausse, ou à bon port si
elle est juste. On propose d’améliorer les cartes défectueuses. On voit
l’intérêt des modèles, et leur importance dans l’âme humaine. Modifier le
modèle permet alors de modifier les comportements, dans l’intérêt du
patient. Annie Rapp, dans sa quête incessante d’aide aux personnes a élaboré
un modèle qui permet de faire le point sur les principales attitudes de la
vie, et d’agir pour mener une vie plus harmonieuse.

Bien des choses font l’humain et sa vie, et, afin d’y voir clair, on va
catégoriser un peu. L’humain apprend l’attachement, l’amour, au cours des
tout débuts de sa vie, dans son besoin de maternage. Il s’agit d’un besoin
vital, mais aussi d’un besoin d’amour.

Le petit enfant apprend ensuite la socialisation. On sait que les rapports
humains sont empreints d’une hiérarchie sociale. Qui ne le sait pas, en nos
périodes électorales ? On a pu observer que les animaux se répartissent les
rôles et les prérogatives en fonction de rivalités et de rapports de
pouvoirs donnant lieu à d’intenses rivalités. La société humaine aussi est
pénétrée de la répartition des pouvoirs et des possibilité, et l’enfant
apprend à s’y situer.

Enfin, la personne apprend aussi à s’individualiser, tant en se distançant
du maternage de la petite enfance, qu‚en sachant exister hors de son rôle
social. C’est l’autonomie par rapport aux influences initiales. C’est une
étape difficile que de se distancier de manière constructive par rapport aux
deux ensembles d’apports qui sont les apports premiers de la formation de la
personnalité. Il s’agit d’un travail de synthèse original, tant dans
l’intégration que dans la distanciation de l’éducation initiale.

Approfondissons donc chacun de ces trois aspects du devenir de la personne.

Le premier lien est celui du bébé à sa mère. Ce lien représente la survie
même pour la personne en devenir, qui ne peut rigoureusement pas exister
seule. Il s’agit d‚un lien pour lequel la dépendance physique réelle se
double de la dépendance affective. On connaît les cas des nourrissons, bien
traités physiquement, mais avec distance affective, et qui se laissent
mourir de dépression. Cette double dépendance physique et
affective marque la première étape de la vie et ceux (celles) qui ne
dépassent pas ce stade vivent l’amour comme un manque vitale à combler à
tout prix. Le comportement analogue est celui du drogué qui se détruit dans
la poursuite de sa dépendance sans pouvoir se sevrer. Sans aller jusqu’à de
tels extrêmes, les personnes dépendantes affectivement se sentent ne pas
exister quand elles pensent qu‚on ne leur témoigne pas d’affection, et elles
s’auto détruisent personnellement dans une idée de dévalorisation.

Le second lien de l’humain est le lien très développé chez les animaux qui
vivent en groupe, et qui est celui de la place dans une hiérarchie sociale.
L’enfant l’apprend dans les groups auxquels il est confronté, sa famille et
sa fratrie, ou son école. C’est à ce titre que l’on qualifie de
socialisation l’apprentissage des règles de vie en commun et en particulier
les rapports de pouvoir. Ces rapports de pouvoir jouent un rôle très
importants pour les animaux qui vivent en groupe, et déterminent les
prérogatives de chaque individu. Ceux qui ne parviennent pas à intégrer de
manière constructive ces règles vont tendre vers les extrêmes de relations
de pouvoir. On a en tête les marginaux qui s’excluent de la relation
sociale, ou au contraire les obsédés de pouvoir qui cherchent à tirer la
couverture à eux. De même que pour le lien affectif précédent, le côté
pathologique de la dépendance aux relations de pouvoir est le sentiment pour
la personne de cesser d‚exister en dehors de son statut social. L’analogue
animal en serait l’animal qui dépérit en dehors de son groupe.

Le troisième apprentissage, après les deux premiers apprentissages sociaux
imposés par l’extérieur, est l’apprentissage par la personne de sa
personnalité propre. Cet apprentissage peut être contrarié par la prégnance
des deux premiers, si la personne reste dans l’idée que son soi est
inexistant par rapport à la prééminence des deux premiers types de liens.
C’est ce que l’on considère être l’apprentissage de l’autonomie. Une
personne autonome peut vivre seule sans se sentir abandonnée, et ne cherche
pas obligatoirement à se situer par rapport aux autres.

Les deux premières étapes de la vie sont imposées, sans que l’individu
puisse s’y soustraire. L’équilibre personnel passe par le fait que la
personne s’apprécie pour elle même. En l’absence d’une telle appréciation la
personne se sent le reflet des conditions affectives et sociales dans
lesquelles elle se situe. Elle ne cesse de chercher à combler le sentiment
de vacuité par la recherche de gratifications que son environnement ne peut
pas lui donner à la hauteur de ses attentes, ce qui entraîne une grande
détresse. Le conseil du thérapeute est d’aider la personne à s’apprécier
pour ce qu‚elle est. Il lui faut bien souvent se revisiter, pour apprendre à
se connaître. Il lui faudra apprendre à se construire un environnement
personnel agréable, reflet de sa propre personnalité. On lui conseille de
penser à elle même, à son bien être personnel, à son appartement, à ses
activités personnelles, à ses finances, à changer de métier pour avoir un
travail qui lui convienne. On lui conseille de reprendre des forces en
puisant en elle même, afin de trouver en elle même les sources de son
ressort personnel. On lui conseille de cesser d‚être un pantin agi de
l’extérieur par l’affectif ou le social, et de déterminer la mise en scène
et l’action de sa propre vie, mue par son propre ressort.

Pour déformer une image connue, on imagine celle du poisson, non dans mais
en dehors du bocal, et qui frappe désespérément pour y rentrer. C’est
l’analogie de la personne à la poursuite sans fin de ses dépendances. On
propose l’image du poisson qui se crée son propre bocal, pour y être au
mieux, et pouvoir à partir de là, non rester isolé comme le suggère l’image
nécessairement limitée, mais au contraire pouvoir établir des relations
vraies.


Rédigé par Arnauld Juvanon
Annie Rapp 10/04/2005
Voici quelques informations sur mon parcours professionnel, mes activités militantes et les diverses formations que j’ai suivies :

ETUDES
Née à LYON de mère française et de père de nationalité suisse, j’ai entrepris des études de psychologie et de médecine dans le but d’apprendre le fonctionnement humain et d’aider les gens.
Mariée à un parisien, Jean-Michel Rapp, je suis venue terminer mes études à Paris. Et j’ai vécu Mai 68 à la fac de médecine. Je me suis dirigée vers la Psychiatrie et j’ai suivi le CES de Psychiatrie.

MAI 68 ET SYNDICALISME
J’ai participé très activement au mouvement de contestation des étudiants, dans ce que l’on appelait alors l’anti-psychiatrie. J’ai connu les communautés thérapeutiques et la création de la politique de secteur en psychiatrie publique.
Dans la foulée du mouvement étudiant, avec d’autres internes en psychiatrie, nous avons créé un Syndicat des Psychiatres en Formation qui a joué son rôle, à l’époque, avec les autres partenaires sociaux, pour faire évoluer cette branche de la médecine qui était très archaïque avant 68.

PSYCHIATRIE
De 1969 à 1981, j’ai eu une expérience très diversifiée en hôpital psychiatrique, en dispensaire de secteur, en psychiatrie d’adultes et d’enfants, en hôpital général, en service spécialisé (toxicomanie) en institution d’enfants et de personnes agées, etc...
J’ai appris à utiliser toute la palette des interventions du psychiatre : médicaments, hospitalisation, internement, psychothérapie individuelle, de groupe, familiale, prise en charge sociale du handicap, conduite et animation d’équipes soignantes etc...

Finalement après l’internat, je n’ai pas choisi la voie de la carrière hospitalière. J’ai exercé quelques années en tant que médecin-vacataire psychothérapeute dans des services de secteur dans l’Essonne, puis je me suis installée en libéral à Paris 16°.



FORMATIONS. INFLUENCES THEORIQUES.
Pendant ces années sur le plan de la formation, j’ai suivi une psychanalyse didactique (lacanienne) de 7 ans et de nombreux séminaires de psychanalyse (en particulier ceux de Jacques LACAN et de Françoise DOLTO, pour citer les plus célèbres). J’ai pratiqué le psychodrame analytique et la relaxation. J’ai eu accès aussi aux thérapies cognitives et comportementales qui étaient alors peu répandues en psychiatrie.

Ensuite, ayant découvert par hasard l’Analyse Transactionnelle (AT) d’ Eric BERNE - qui n’était pas, non plus, au programme de mes formations de psychiatre, je me suis passionnée à partir de 1975 pour tout le courant psychologique venu des Etats Unis qu’on appelait la Psychologie Humaniste.
J’ai alors découvert, outre l’AT, les groupes de rencontre, la non-directivité de Carl ROGERS qui a inventé, ainsi que Maslow, le Mouvement du Potentiel Humain, la Gestalt de Fritz PERLS, la Bio-Energie de LOWEN, le Cri Primal , le Rebirth de Léonard ORR, la systémique de l’Ecole de PALO ALTO, la Nouvelle Hypnose de Milton ERICKSON et la Programmation Neuro-Linguistique (PNL) de BANDLER et GRINDER etc.

On a parfois l’habitude de compter 4 grands courants en psyhothérapie : la psychanalyse ou psychologie des profondeurs, la psychologie comportementale-cognitive, la psychothérapie systémique familiale et la psychologie humaniste, émotionnelle et psycho-corporelle.

Je me suis d’abord spécialisée en Analyse Transactionnelle (AT) qui appartient, de mon point de vue, un peu des différents courants.
Issue et inspirée de la psychanalyse par son fondateur Eric BERNE. Elle met aussi l’accent sur la pensée consciente et rationnelle et le changement de comportement et a ainsi des points communs avec les TCC. Elle s’est développée à Palo Alto en même que le courant systémique. Et elle était pratiquée, dans des groupes d’AT, par des thérapeutes souvent également formés dans des approches émotionnelles (type Gestalt) et corporelles qui se développaient en même temps en Californie (Esalen)

Comme l’AT, je me sens reliée à tous ces courants sans avoir envie d’entrer dans des querelles de chapelle et lorsque je découvre une nouvelle méthode, les questions que je me pose ne concernent pas leur légitimité théorique mais, comme le faisait Eric Berne lui-même et les fondateurs de la PNL, Richard Bandler et John Grinder, je me demande : « est-ce que ça marche ? comment et pour qui? »

La PNL, véritable technologie du psychisme, a apporté du nouveau tout en affirmant avoir simplement copié, chez les autres, ce qu’ils faisaient de mieux, même s’il n’avaient pas conscience de le faire !
Pour moi, la PNL a aussi, dans ces derniers développements, ouvert l’accès à une compréhension des démarches spirituelles, sans dissonance avec mon côté rationnel.

PRATIQUE LIBERALE
Mon évolution, à la fois théorique et professionnelle m’a conduite, à partir de l’ année 1981, à quitter définitivement la pratique psychiatrique pour m’installer en libéral, comme psychothérapeute et de me rapprocher de mes collègues non-médecins formés comme moi aux “nouvelles thérapies”. Je n’ai pas concrétisé mon CES de Psychiâtrie , poursuivi normalement pendant 4 ans, par le mémoire final qui m’aurait donnée le titre de psychiatre. Rejet, rébellion face à l’établisshment? lassitude, découragement vis à vis de la psychiatrie et des malades mentaux? difficulté de produire un écrit dont je puisse être fière? préjugés du public vis à vis de la folie et des psychiatres ?
Tous ces éléments ont contribué à me faire choisir de m’inscrire officiellement comme omnipraticien, pratiquant exclusivement la psychothérapie.

VIE ASSOCIATIVE
Suivant mon courant naturel associatif, je me suis impliquée à partir de 1976, dans l’Institut Français d’Analyse Transactionnelle, au niveau du Conseil d’Administration et de la responsabilité de l’Equipe Pédagogique. J’ai dirigé et animé plusieurs Communauté d’Eté de l’IFAT et une Université d’Automne où l’on proposait une formation théorique à l’AT dans un contexte très convivial.
J’ai créé, en 1986, avec des amis psychothérapeutes et formateurs l’association PSYRESO, Psychologie et Convivialité , dont je suis la Présidente et la Responsable Pédagogique.
A partir de Janvier 1995, j’ai animé aussi comme présidente et fondatrice l’association des “CELIBATAIRES ASSOCIES” qui a pour but de créer une convivialité entre les personnes seules et de leur faire connaître les méthodes de développement personnel.
En 1995, je me suis investie également dans le courant européen de la Psychothérapie, avec la Fédération Française de Psychothérapie (FFDP ) dont j’ai té vice-présidente plusieurs années et les associations de PNL, française et européenne.


PRATIQUE THERAPEUTIQUE ACTUELLE
N’ayant renoncé à aucun apport, de la psychanalyse à l’AT et à la PNL, j’ai intégré toutes ces influences et ces formations dans ma pratique.
Je pratique la psychothérapie en individuel et en groupe, avec des adultes. Je reçois aussi les couples et les enfants et adolescents, seuls ou avec leurs parents.
Je m’intéresse à de nombreux thèmes et particulièrement depuis les “Célibataires Associés” au couple.


PRATIQUE COMME FORMATEUR
J’ai enseigné l’Analyse Transactionnelle pendant 10 ans dans le cadre de l’ex-IFAT (Institut Français d’Analyse Transactionnelle).
J’ai formé de nombreux psychothérapeutes, à titre personnel et dans le cadre de l’ex-IFAT et de PSYRESO. J’anime des groupes didactiques et de supervision pour psychothérapeutes (une journée par mois) et un séminaires de Psychopathologie (120 heures).
Avec des collègues de Psyreso, nous organisons une formation pour les psychothérapeutes avec la spécialité de PNL thérapeutique et donnant accès aux principales approches psychothérapeutiques.


NOUVEAUX INTÉRÊTS
Le travail avec les couples qui vont mal mais qui s’aiment et désirent poursuivre ensemble m’enthousiasme beaucoup depuis quelques temps.

Depuis toujours, le problème de la violence faites aux femmes m'a préoccupé et me ptéoccupe toujours.
Des articles sur ce thèmes sont sur le blog


Annie Rapp 06/04/2005
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