Baclofene et Addictions

Cet été nous avons perdu Olivier Ameisen, celui à qui l’on doit la découverte de l'efficacité du baclofene à hautes doses dans le traitement de l’alcoolo-dépendance. Il est décédé paisiblement chez lui d’une crise cardiaque. Non! celle-ci n’est pas due aux effets secondaires du baclofene!. Ses amis lui ont rendu hommage.



La presse s’est largement fait l’écho de ceux-ci en commentant les déclarations du Comité de Vigilance de l’ANSM..
De quoi inquiéter patients et médecins...

L’efficacité du traitement avec le baclofene ne pouvant plus être raisonnablement dénié, l’offensive contre lui porte maintenant sur ses effets indésirables. Ceux-ci sont bien réels mais chacun oublie de préciser qu’ils sont REVERSIBLES SANS SEQUELLES en cas de diminution de la dose, d’arrêt total du traitement et qu’ils sont ABSENTS lors du traitement au long court, quand l’indifférence à l’alcool a été trouvée; ceci est attesté par les nombreux témoignages des personnes « guéries » 


Une deuxième offensive vise à réserver la prescription du baclofene à hautes doses à des services spécialisés et à la retirer aux médecins de ville. Cependant, en juin, le patron de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), le professeur Dominique Maraninchin avait annoncé que ce traitement allait bénéficier d’une recommandation temporaire d’utilisation (RTU) et qu’il n’y aurait pas de réserve quand aux médecins autorisés à le prescrire.

Une troisième offensive pourrait bien concerner le protocole de prescription, le Comité de Vigilance préconisant un protocole différent de celui inauguré par Olivier Ameisen. Suivant le Comité de Vigilance, "la mesure de minimisation de risque la plus efficace semble être la prescription centralisée, pluridisciplinaire (protocole CAMTEA mis en place à Lille)".

Annie Rapp 04/09/2013