Baclofene et Addictions

Journée organisée par Annie Rapp, en partenariat avec le Collège des Psys de NLPNL et l'Association NLPNL Paris Ile de France.


TRAITEMENT DE L’ALCOOLISME BACLOFENE ET PNL
Samedi 30 Mai 9h45–18h à Paris

21 rue Sebastien Mercier 75015 PARIS

OUVERT À TOUS
Entrée : Adhérents 50 euros. Non-adhérents 80 Euros
Billetterie : https://www.weezevent.com/-149


Dr. Annie Rapp, psycho-thérapeute, présidente de l’association NLPNL Paris-IDF et Anne-Claude Benhamiche, psycho-praticienne, présidente du Collège des Psys de NLPNL vous proposent
«Une journée sur le thème du traitement de l’alcoolisme avec un médicament, le Baclofene,
et l’accompagnement psychologique avec la PNL »
Le samedi 30 Mai de 10h à 17h30, 10 rue Vicq d'Azir, 75010 Paris

Cette journée s’adresse aux membres de la Fédération NLPNL et aux pnlistes en général pour leur faire découvrir ce traitement du Baclofene qui a profondément changé la vision de la maladie alcoolique et de son traitement médical. Le but de cette journée est aussi d’inciter ces thérapeutes à s’intégrer dans ce parcours avec la Programmation Neuro-Linguistique.

Le matin, nous découvrirons le traitement médical à travers les témoignages de différents acteurs de cette prise en charge qui a été d’emblée pluri-factorielle : médecins généralistes, addictologues, psychiatres, associations de patients, forum d’entraide sur internet, structures d’aides sociales. Sans oublier les journalistes qui sont les premiers à avoir cru en la découverte du Baclofene et l’ont fait connaître au public. Le grand absent sera le Pr. Olivier Ameisen qui, lui-même malade alcoolique, a découvert le médicament qui pouvait le guérir et la manière de le prescrire. Voir sa dernière interview en video avant son décès prématuré en 2013

L’après-midi, je relaterai mon expérience de psychothérapeute, également médecin, à partir de moment où j’ai contacté Olivier Ameisen en 2009, pour lui demander de m’apprendre à prescrire le baclofene. J’ai d’emblée associé à cette prescription l’accompagnement psychologique : thérapie de soutien pour tous, procédures PNL et psychothérapie classique pour d’autres.
Ensuite je donnerai la parole à d’autres spécialistes en PNL qui feront part de leur expérience avec les patients alcooliques en utilisant la PNL.

En France, un professionnel, Michel Facon, a développé une pratique en PNL auprès de ce type de patients. Son livre : « Face aux Dépendances, le Savoir-Faire de la PNL »
D’autres thérapeutes PNListes ont poursuivi ses recherches ou ont développé leurs propres outils.

Une de mes ambitions en organisant cette journée reliant Alcool, Baclofene et PNL est de rapprocher les 2 univers, de faire entrer la PNL et sa façon de pratiquer la relation d’aide dans la boucle de guérison des malades alcooliques.

La Programmation Neuro-Linguistique encore mal connue dans ses indications thérapeutiques. Pourtant ses inventeurs, Richard Bandler et John Grinder, ont d’abord observé et imité des grands thérapeutes, Milton Erickson, Virginia Satir et Fritz Perls, afin de découvrir ce qui deviendra la PNL. Celle-ci se pratique souvent avec de l’hypnose et en appui de beaucoup d’autres approches. Plusieurs découvertes récentes en neuro-psychologie renforcent sa crédibilité. Elle s’avère être une méthode précise, efficace et élégante qui, à l’avenir, devra trouver sa place auprès des autres thérapies comme les TCC (Thérapies Cognitivo-Comportementales) pour l’instant mieux acceptées en France et la Méditation Pleine Conscience qui a sorti cette méthode ancestrale de l’enfer des sectes!
Nous pourrons également évoquer, avec les intervenants du matin, leur combat pour faire accepter le Baclofene contre l’opposition de certains médecins et nous en inspirer pour pour défendre l’image de la PNL.


Merci de vous inscrire par mail ou par téléphone :
Annie Rapp : annie.rapp@orange.fr. 06 80 87 01 52
Entrée : Adhérents 50 euros Non-adhérents 80 Euros
Pour adhérer à NLPNL Paris Idf : https://www.weezevent.com/-149

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TRAITEMENT DE L’ALCOOLISME : BACLOFENE ET PNL
PROGRAMME



MATIN : 10h – 13h
9h45 : Accueil
10h : Introduction de la journée par Dr. Annie RAPP

- Dr. Xavier AKNINE, médecin généraliste, addictologue chez CSAPA Emergence Paris, président de l’Association de Coursiers Sanitaires et Sociaux, spécialisé dans le traitement des toxicomanies et alcoolisme, présentera le protocole de prescription du Baclofene dans l’addiction alcoolique : Posologie. Effets Secondaires. Résultats.

- Dr. Françoise FAISANDIER, médecin en médecine interne, nutritionniste, spécialisées dans les toxicomanies complétera le tableau par son expérience du baclofene et de la prise en charge des troubles somatiques et psychiatriques des alcooliques

- Dr Bernard JOUSSAUME, médecin généraliste, spécialisé dans les toxicomanies, médecin de famille et médecin de terrain parlera « en conteur » de son expérience du baclofene et de la création de l’Association AUBES regroupant des ex-malades et des médecins, pionnier dans l’animation de forum sur internet : AUBES

- Samuel BLAISE, relatera son expérience en tant que patient guéri et parlera de l’association Oliver Ameisen qu’il a créé. Vidéo : « Alcoolisme en entreprise: "c'est une maladie honteuse" pour Samuel, alcoolique abstinent »

- Un ou plusieurs patients et des proches partageront leur témoignage : leur cursus de soin avant et depuis le baclofene

DEJEUNER : 13H.
Libre. Restaurant dans le quartier ou pic-nic sur place

APRES-MIDI : 14h30 - 17h30

- Dr Annie RAPP, psycho-thérapeute, présidente de l’Association NLPNL Paris-Idf, ex-présidente du Collège des Psys de NLPNL, Secrétaire Générale du RESAB, présentera son expérience de prescription du baclofene depuis 2009 (plus de 400 dossiers ouverts) : - les différentes catégories de patients suivant leur réponse au traitement, - la place de la PNL dans cet accompagnement et celle de la psychothérapie classique, la première visant le changement dans le présent et le futur, la seconde mettant l’accent sur les traumatismes de l’enfance. Videos : 27 juin 2010, 17 novembre 2012

- Bernard Frit, formateur et thérapeute en PNL et en Hypnose, a participé avec Elisabeth Frit à la mise au point du modèle PNL de traitement des addictions de Michel Facon. Il utilise et enseigne ce modèle à la Tempérance depuis plus de 20 ans. Il en présentera l’originalité, la pertinence et l’efficacité mais aussi les limites d’utilisation. La Tempérance
Annie Rapp 18/04/2015

Baclofene et Addictions

Des informations parviennent de nombreuses sources sur l'efficacité de la molécule sur les dépendances à ces médicaments.


Annie Rapp 16/04/2014

A remettre au patient avant toute prescription en UTILISATION HORS AMM DANS LE CADRE D’UNE RECOMMANDATION TEMPORAIRE  D’UTILISATION  (RTU)


A lire avant d'accepter la prescription du baclofene dans le traitement de l'alcoolisme dans le cadre de la RTU.
Cependant votre médecin, considéré comme "expert" dans cette utilisation du baclofene depuis 2009, accepte de continuer de vous suivre en dehors de ce cadre si vous le désirez.

En ce qui concerne le remboursement du médicament par la Sécurité Sociale, il n'y a pas de différence avec la situation ancienne. Pour l'instant, chaque caisse décide d'accepter ou non de rembourser cette prescription hors AMM. La plupart le font.

RTU. NOTE  D’INFORMATION  DESTINEE  AU  PATIENT.
Annie Rapp 16/04/2014

Baclofene et Addictions

Le Baclofene permet la "sobriété" par "l'indifférence" au produit.
Il soutient et facilite la "décision" de se libérer de l'addiction.


Annie Rapp 29/03/2014

Article du Point. ANNE JEANBLANC. Le Point.fr - Publié le 24/10/2013.


Avec les nouveaux traitements, les médecins peuvent désormais proposer aux personnes souffrant d'addiction à la boisson une consommation "contrôlée".

"Entre dépendance et abstinence, y a-t-il une troisième voie ?" Cette question vient d'être posée lors de la dernière Matinée scientifique de l'Institut de recherches scientifiques sur les boissons (l'Ireb, fondé en 1971 à l'initiative de sociétés productrices et distributrices de boissons alcoolisées, pour contribuer à la recherche alcoologique). Certes, on pourra toujours arguer que les professionnels des boissons alcoolisées ont beau jeu d'inciter à la consommation, même modérée, de leurs produits. Mais ce serait ignorer la lame de fond qui traverse - depuis quelques années déjà - la prise en charge des patients dépendants. Ces changements sont liés à l'arrivée sur le marché de nouveaux médicaments, dont le désormais célèbre baclofène.

Lire la suite.Cliquer ici


Consommation modérée ? Plutôt consommation PAS tous les jours...
Dr. Annie Rapp

Pour avoir suivi sur plusieurs années des alcooliques prenant le baclofene, je peux affirmer maintenant que, pour eux, la signe de la libération de la contrainte alcoolique se reconnait dans le fait de NE PAS CONSOMMER D'ALCOOL QUOTIDIENNEMENT, et ceci SANS EFFORT. Ils boivent de temps en temps par plaisir ou convivialité. Ceux qui reprennent une consommation quotidienne, même modérée, rechutent chaque fois, suivant mon observation. Ils reprennent 1 verres, puis 2, puis plus... Le plus souvent, ils ont aussi arrêté de prendre correctement leur baclofene. Après quelques mois, la situation est revenue comme avant. La bonne nouvelle est qu'ils peuvent reprendre le protocole avec le baclofene et retrouver rapidement leur niveau d'indifférence à l'alcool
Annie Rapp 25/10/2013

Passeport Santé.


Insomnie et alimentation en 7 questions.
Les troubles du sommeil sont l'un des effets indésirables fréquents du baclofene. Avant de faire appel aux somnifères vous pouvez essayer des moyens naturels de faire face à ce désagrément.
Lire le dossier "Insomnie et alimentation en 7 questions" sur Passeport Santé. Cliquer ici.
Annie Rapp 11/10/2013

Baclofene et Addictions

Cet été nous avons perdu Olivier Ameisen, celui à qui l’on doit la découverte de l'efficacité du baclofene à hautes doses dans le traitement de l’alcoolo-dépendance. Il est décédé paisiblement chez lui d’une crise cardiaque. Non! celle-ci n’est pas due aux effets secondaires du baclofene!. Ses amis lui ont rendu hommage.



La presse s’est largement fait l’écho de ceux-ci en commentant les déclarations du Comité de Vigilance de l’ANSM..
De quoi inquiéter patients et médecins...

L’efficacité du traitement avec le baclofene ne pouvant plus être raisonnablement dénié, l’offensive contre lui porte maintenant sur ses effets indésirables. Ceux-ci sont bien réels mais chacun oublie de préciser qu’ils sont REVERSIBLES SANS SEQUELLES en cas de diminution de la dose, d’arrêt total du traitement et qu’ils sont ABSENTS lors du traitement au long court, quand l’indifférence à l’alcool a été trouvée; ceci est attesté par les nombreux témoignages des personnes « guéries » 


Une deuxième offensive vise à réserver la prescription du baclofene à hautes doses à des services spécialisés et à la retirer aux médecins de ville. Cependant, en juin, le patron de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), le professeur Dominique Maraninchin avait annoncé que ce traitement allait bénéficier d’une recommandation temporaire d’utilisation (RTU) et qu’il n’y aurait pas de réserve quand aux médecins autorisés à le prescrire.

Une troisième offensive pourrait bien concerner le protocole de prescription, le Comité de Vigilance préconisant un protocole différent de celui inauguré par Olivier Ameisen. Suivant le Comité de Vigilance, "la mesure de minimisation de risque la plus efficace semble être la prescription centralisée, pluridisciplinaire (protocole CAMTEA mis en place à Lille)".
Annie Rapp 04/09/2013

Baclofene et Addictions

Un article de Cerveau et Psycho "Le poids des mauvaises habitudes" nous explique comment le faire.


Dans l'alcoolisme, plusieurs facteurs sont en jeu : l'intention consciente, la motivation, les habitudes, la biologie etc.
Le médicament agit sur le dernier facteur.
Le patient lui-même agit sur les premiers facteurs.

Souvent quand le résultat du traitement tarde à se manifester, les patients invoquent la force des habitudes et les tentations liées à la présence d'alcool dans les événements de leur vie quotidienne.

Les chercheurs en neurosciences nous donnent une piste pour changer volontairement une habitude quand nous le souhaitons. Voir l'article ci-dessous.

Par exemple, pour se faciliter l'arrêt de l'habitude alcoolique, on peut :

- changer pour une autre boisson alcoolisée,
- l'acheter dans un autre lieu que d'habitude,
- le boire dans un autre contexte,
- avec d'autres personnes,
- etc.

Annie Rapp 30/05/2013
Efficacité du traitement avec le baclofene

Pour moi, le médicament Baclofene est efficace dans l’indication nouvelle de l’alcoolisme. Je n’ai aucun doute.
A dose efficace, il bloque le besoin irrésistible de boire de l’alcool (et d’autres addictions comme les troubles alimentaires).
Il a aussi, dans de rares cas, un très bon effet sur l’anxiété : la zen-attitude !
A terme, il modifie le rapport que la personne avait avec l’alcool : indifférence, liberté, plaisir d’une consommation sociale ou épicurienne, fierté, normalité.
L’arrêt de l’intoxication chronique à l’alcool amène aussi de nombreux bienfaits psychologiques : la personne reprend sa vie en main et sort des modèles de réactions automatique et infantiles, leur contrôle chez l’adulte étant désinhibé par l’alcool.


Caractéristiques de la psychothérapie avec ces patients :

Cependant le traitement avec baclofene compte des échecs. Et quand le résultat a été obtenu, la prescription seule du médicament a suffit dans 43% des cas, suivant mon étude. Pour les autres, soit 57%, un traitement psy a été nécessaire : prescription de psychotropes seuls, psychothérapie seule ou avec psychotropes, ou prise en charge institutionnelle, médico-sociale (cure, hospitalisations psys, groupes d’entraide etc.)

Remarques

• Peu de différence avec les autres types de patients en psychothérapie. Parfois la demande de psychothérapie est posée d’emblée. Elle porte non pas sur le problème d’alcool mais sur les problèmes de vie : conflit relationnel dans la vie privée, stress au travail, manque de confiance en soi etc. Protocole : séance d’une heure hebdomadaire ou tous les 15 jours.

• Parfois la psychothérapie s’installe lors des premières consultations d’une demi-heure qui servent à suivre la progression de la prescription du baclofene. Je guide la personne avec des interventions en psychothérapie et elle y répond. Le thème de l’arrêt de l’alcool est-il abordé ? Ma préférence serait que celui-ci soit traité en priorité. La résolution des autres problèmes me semblant tout à fait facilitée si la personne n’est plus sous l’emprise de l’addiction. Cela ne semble pas toujours l’avis des personnes qui préfèrent se centrer sur l’expression de leurs autres soucis et garder le recours à l’alcool, même si elles continuent d’affirmer leur désir d’arrêter l’alcool. Parfois j’ai insisté pour traiter l’alcoolisme préalablement comme un problème en soi. Parfois j’ai accepté de suivre la personne dans sa démarche avec à la clé une assez longue série de rendez-vous avant d’obtenir la résolution du problème d’alcool. Même si le craving a disparu, il est toujours possible qu’une rechute alcoolique ponctuelle survienne lors d’un stress. Celle-ci n’est pas suivie d’une reprise de l’alcoolisation chronique.

Psychothérapie = travail sur « la demande », ce dont le patient a conscience et qu’il veut changer ou obtenir.
Et non pas sur ce que la famille, la société et le thérapeute estiment être le problème.
Sans demande : pas d’énergie, pas d’efficacité…
Viser l’autonomie de la personne, plutôt que sa soumission à un traitement.

• Spécificité de la psychothérapie de départ : c’est un accompagnement psychologique à la prise de médicament et à la modération volontaire de la consommation : on retrouve les mêmes difficultés rencontrées dans les prises en charge de l’alcoolisme par l’abstention comme dans le suivi d’un régime ou la prise au long cours d’un traitement

• La PNL que j’utilise est une méthode de changement de soi-même particulièrement pertinente pour traiter ces questions et soutenir l’autonomie de la personne dans ses efforts de changement. Avec des collègues pnlistes nous avons fait une recherche sur les applications de la PNL en psychothérapie : plusieurs patients suivis pour le problème d’alcool ont participé à des réunions en présence de plusieurs psys spécialisés en PNL. Le thème choisi était : les Dépendances Affectives et les Addictions. Nous voulions explorer ensemble les solutions habituellement pratiquées par les PNListes devant ce type de problème. Celui de la dépendance a été identifié comme celui d’une recherche de fusion avec une personne ou un produit vécus comme indispensables à la survie. La procédure proposée a été plusieurs fois celle de s’imaginer dans le futur comme s’étant libéré de son problème (le Moi évolué) et en ayant la vie désirée, puis de couper symboliquement le lien avec la dépendance et ensuite, à la place, de se fusionner à ce Moi évolué. Celui-ci va alors guider la personne vers ce but et le rendre désirable et surtout possible à ses yeux. Quelques mois après, avec le recul, plusieurs de ces personnes volontaires incarnent réellement cette identité positive et sont sur la voie de guérison psychologique.


Succès et échec du traitement avec le baclofene

Une règle : c’est le patient qui se soigne avec l’aide d’un médicament et celle d’un professionnel. Ce n’est pas seulement un traitement que le médecin applique au patient…
Le traitement avec le baclofene demande beaucoup au patient qui, justement, ne peut pas être passif. Le traitement ne marche pas immédiatement. Il faut augmenter les doses. Il y a des effets désagréables. Il faut de l’espoir, de la constance, de la régularité, de la persévérance…
Le succès est avant tout celui du patient s’étant approprié le médicament. Il fait alliance avec lui et l’intègre dans son projet de vie qu’il veut heureuse et en bonne santé. Il ne se sent pas un « malade » prenant un traitement.
L’échec est également celui du patient qui (ne peut pas, ne veux pas) ne fait pas sa part de travail, quelque soit la raison : manque de motivation, de « volonté », d’autonomie vis à vis des proches, maladie mentale etc.
Mauvais pronostic quand, dés le début, le patient a peur du médicament et le rejette : effet nocebo des discours axés sur les effets secondaires véhiculés par les anti-baclofene.

Qu’est ce que le succès, qu’est-ce que l’échec du traitement avec le baclofene ? Le succès : la personne se sent de nouveau libre face à l’alcool. Elle n’est pas obligée de boire tous les jours, ni de continuer de boire après les premiers verres. Et elle le fait sans effort, sans y penser. De fait certaines personnes ne boivent plus du tout d’alcool car elles ne l’aiment pas. Certaines boivent un peu en convivialité « comme tout le monde ». Certaines gardent ou retrouvent le plaisir de boire pour le gout d’un bon vin ou d’un apéritif.

Par contre, des personnes gardent l’alcool comme le recours en cas de stress en auto-médication, soit qu’elles en prennent en même temps que le baclofene soit qu’elles aient temporairement arrêté d’en prendre.

Certains ont la nostalgie de l’ivresse. Le baclofene agit en supprimant les effets psychotropes de l’alcool qui n’apportent plus la « récompense » habituelle. Donc pour retrouver l’ivresse et la défonce, ils arrêtent temporairement le traitement. C’est particulièrement fréquent chez les jeunes patients (moins de 30/35 ans).

D’autres se laissent aller à reprendre de l’alcool quotidiennement et après quelque temps, la dépendance biologique se réinstalle et ils se rendent compte qu’ils ne peuvent plus s’en passer.
Cependant une chance supplémentaire est donnée avec le baclofene car la rechute peut être enrayée facilement en reprenant le traitement.

Dans les cas difficiles, comme dans les pathologies psychiatriques, la relève de la responsabilité et de la prise en charge du problème est prise par l’environnement familial, médical, social. Les centres de cure et les consultations d’alcoologie auront toujours leur place.

La psychothérapie occupe une place différente : elle n’est pas « une prise en charge ». Elle est une collaboration d’une personne ayant un projet de changement psychologique avec un professionnel qu’elle a choisi pour l’aider.
Annie Rapp 21/05/2013

Dans ce parcours du traitement vers la guérison, il existe trois acteurs : la molécule, le patient et le praticien.


1) Le Médicament : je n'ai personnellement aucun doute sur l'efficacité du Baclofene à hautes doses dans le traitement de l' addiction alcoolique et alimentaire (boulimie avec vomissement). Les études cliniques en cours démontreront scientifiquement ce qui est pour l'instant la conviction des malades en traitement et de leur médecin.


2) Le Patient. : de son côté, se trouvent la décision, la confiance, la persévérance et un certain équilibre psychique qui lui permettent de suivre le traitement. Celui-ci présentent en effet des effets secondaires gênants et même parfois pénibles pendant la première phase, celle de la montée progressive des doses. Ensuite, ils disparaîtront avec la guérison.

Les facteurs de Succès chez le patient

• la prise en charge, complètement autonome, de la décision et du traitement par lui-même,
• le fait qu’avant son traitement, il contrôlait socialement son alcoolisation : alcoolisation du soir à la maison, solitaire ou discrète,
• qu’il contrôlait son comportement, par exemple en ne conduisant plus,
• qu’il avait des projets de vie et un travail.

Les facteurs d'échecs. Sans doute, tous dus à la prise aléatoire ou insuffisante du traitement.

• l’absence de motivation personnelle, celle-ci vient des proches
• la gravité de la pathologie psychiatrique associée,
• la dégradation intellectuelle et physique,
• des ennuis avec la justice, conduites en état d'ivresse, violences,
• l’utilisation de l’alcoolisation massive dans des rapports conflictuels avec le conjoint,
• le fait que l’alcool soit toujours ressenti comme le meilleur anxiolytique,
• le fait de ne pas avoir « divorcé » de l’alcool et des comportements associés ; pour les jeunes patients surtout, la difficulté à renoncer à l’ivresse et au style de vie qui va avec,
• la peur des effets secondaires et le refus de devenir « dépendant » d’un médicament.


Conséquence : il n'y a pas de "miracle" ni de "magie" dans la molécule!
Les bons résultats sont le fait du patient lui-même qui est aidé par un traitement dans son projet de se libérer de l'addiction. Jusque là ses efforts avaient échoués devant la puissance du "craving", ce besoin compulsif de boire de l'alcool venu du corps. Quand il ressent qu'il n'a plus besoin de lutter contre ce désir et que se produit le fameux déclic d'indifférence à l'alcool, il a souvent l'impression d'un "miracle" après tant de souffrance et d'échecs.
C'est le même miracle que celui qui a été accompli par le passé grâce aux innovations médicamenteuses qui ont font passer un problème de fléau national à une simple maladie curable...

Encore faut-il que le patient prenne le traitement et le prenne correctement... Les mauvais résultats ne sont pas rédhibitoires. Ils indiquent que le patient a besoin d'une aide complémentaire, médico-psychiatrique, psychothérapeutique, sociale. Ou qu'il n'est "pas encore prêt" à envisager de se passer d'alcool.


3) Bien sur, le 3ème facteur de succès dépend du praticien et de son aisance à prescrire et à suivre le traitement avec le baclofene. D'où la nécessité de sécuriser, par une autorisation officielle, les médecins qui prescrivent et de les former.

Annie Rapp 16/03/2013
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