Article du Point. ANNE JEANBLANC. Le Point.fr - Publié le 24/10/2013.


Avec les nouveaux traitements, les médecins peuvent désormais proposer aux personnes souffrant d'addiction à la boisson une consommation "contrôlée".

"Entre dépendance et abstinence, y a-t-il une troisième voie ?" Cette question vient d'être posée lors de la dernière Matinée scientifique de l'Institut de recherches scientifiques sur les boissons (l'Ireb, fondé en 1971 à l'initiative de sociétés productrices et distributrices de boissons alcoolisées, pour contribuer à la recherche alcoologique). Certes, on pourra toujours arguer que les professionnels des boissons alcoolisées ont beau jeu d'inciter à la consommation, même modérée, de leurs produits. Mais ce serait ignorer la lame de fond qui traverse - depuis quelques années déjà - la prise en charge des patients dépendants. Ces changements sont liés à l'arrivée sur le marché de nouveaux médicaments, dont le désormais célèbre baclofène.

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Consommation modérée ? Plutôt consommation PAS tous les jours...
Dr. Annie Rapp

Pour avoir suivi sur plusieurs années des alcooliques prenant le baclofene, je peux affirmer maintenant que, pour eux, la signe de la libération de la contrainte alcoolique se reconnait dans le fait de NE PAS CONSOMMER D'ALCOOL QUOTIDIENNEMENT, et ceci SANS EFFORT. Ils boivent de temps en temps par plaisir ou convivialité. Ceux qui reprennent une consommation quotidienne, même modérée, rechutent chaque fois, suivant mon observation. Ils reprennent 1 verres, puis 2, puis plus... Le plus souvent, ils ont aussi arrêté de prendre correctement leur baclofene. Après quelques mois, la situation est revenue comme avant. La bonne nouvelle est qu'ils peuvent reprendre le protocole avec le baclofene et retrouver rapidement leur niveau d'indifférence à l'alcool

Annie Rapp 25/10/2013