“ Je n’y arriverai jamais ”, “ J’aurais pu mieux faire ”, “Je ne prends jamais les bonnes décisions ”... “ En PNL (programmation neurolinguistique), on appelle ces petites phrases des “croyances limitantes”, par opposition aux “croyances aidantes”, explique le Dr Annie Rapp *. Elles nous viennent soit de notre enfance, soit de nos (mauvaises) expériences passées. ”


Pour leur tordre le coup, la psychothérapeute préconise un plan d’attaque en trois points.

a) Revenir aux faits concrets. Qu’est-ce qui me faire croire cela ? À quelle personne, à quel événement puis-je raccrocher cette phrase ? N’ai-je pas dans mes expériences passées de solides contre-exemples pour infirmer cette croyance ?

b) Clarifier le contexte. Dans quelles situations ma croyance se fait-elle entendre ? Quels sont les enjeux de cette décision ou de cet échec que je redoute ? Exemple :
– ma croyance “ limitante ” : je n’y arriverai pas ;
– parce qu’au fond j’ai peur d’y arriver (le succès va provoquer des changements que j’ai peur de ne pas savoir gérer, ou de la culpabilité par rapport à mon entourage) ;
– donc : je prends conscience de l’ambivalence de mon désir et je m’attache à travailler sur la meilleure façon d’assumer émotionnellement ma réussite.

c) Remplacer une croyance “ limitante ” par une croyance “ aidante ”.
Il ne s’agit pas de pratiquer la méthode Coué, mais, après avoir décortiqué ce qui se joue à l’intérieur de la croyance “ limitante ”, de se servir de ses zones d’ombre pour en faire un carburant.
Exemple : “ Je n’y arriverai pas ” devient “ J’y arriverai parce qu’au fond j’en ai envie ”, même si j’ai la crainte du changement que cette réussite va générer.


* Médecin, psychothérapeute et directrice du centre Psyreso
Annie Rapp 03/11/2005