En ce qui me concerne, je suis arrivée à la conclusion qu’une dérive sectaire est à l’oeuvre quand le groupe fonctionne sur le mode de la violence (psychologique, verbale, sociale, financière, sexuelle etc.) entrainant des phénomènes d’emprise chez les membres du groupe et leur isolement du reste de la société.


Outre la violence, l’intimidation et la peur, une forte idéologie, quelle soit politique, religieuse ou autre est un facteur grandement facilitant pour le maintien au pouvoir de quelques uns sur les autres.
Comme on le voit dans les violences conjugales, même l’amour et les valeurs familiales peuvent soutenir des dérives ressemblant trait pour trait aux dérives sectaires telles qu’elles sont décrites par les mouvements anti-sectes.

Faire de la non-scientificité et de l’irrationnel l’indicateur principal de la dérive sectaire est une erreur de jugement qui sert surtout les intérêts d’une certaine médecine académique occidentale.
Je crois pour ma part que, dans les approches actuellement non reconnues, il y a déjà des solutions thérapeutiques précieuses même si elles ne sont pas comprises scientifiquement. Il est possible également qu'elles contiennent en germe des avancées pour la science.

Pour répondre à la question “Comment éviter les dérives sectaires...?” posée par le GEMMPPI, je pourrais dire qu’il faudrait, avant tout, sensibiliser les gens aux dangers de supporter des comportements violents ou irrespectueux de leurs droits élémentaires, sous couvert de bons sentiments ou d’idéologies, et les mettre en garde contre une soumission à une autorité dans la mesure où celle-ci met en danger leur vie ou leur intégrité et qu'elle les coupe des autres.

En fait il faudrait fonder la prévention sur la responsabilisation des citoyens pour leur propre protection et la répression sur des faits avérés avec les moyens de la justice.

Annie Rapp 23/12/2008