L’Anavad proclame le 14 juin « Journée de la Nation Kabyle ».

22/05/2013 17:25

PARIS (SIWEL) — Dans une Déclaration-Appel rendue publique aujourd’hui, l’Anavad, le Gouvernement provisoire kabyle en exil, « appelle le peuple kabyle à éteindre les lumières des foyers tous les 14 juin à 22h 00, pendant une minute…pour que du noir de l’oppression algérienne, jaillisse la flamme de la liberté de la Kabylie à travers des bougies que chacun mettra à ses fenêtres. »


Le 14 juin 2001, l'autoroute d'Alger investie par le peuple kabyle: 2 millions de kabyles descendent sur Alger (PH/Mahfoud)
Depuis 2001, les slogans « Pouvoir assassin » et « Ulac smah » ( pas de pardon) ne sont pas de simples cris de colère. Ce sont les béquilles de la révolte d’un peuple qui sont venus lourdement charger la mémoire collective kabyle de 127 victimes assassinées par un Etat raciste.

Hommage aux martyrs de 2001, hommage à toutes les victimes kabyles du racisme despotique de l'Etat algérien qui a érigé le crime, l'usurpation et le racisme en véritables constantes de la fausse Nation algérienne.

Ci-dessous la déclaration du Gouvernement provisoire kabyle relative à la date historique du 14 juin 2001. La déclaration est suivie de quelques photos qui illustrent les tragiques événements du printemps noir de Kabylie où un Etat raciste et criminel a levé ses armes de guerres contre un peuple pacifique épris de justice et de liberté.


zp,
SIWEL 221725 MAI 13


ANAVAḌ AQVAYLI UΣḌIL
GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE


LE 14 JUIN 2001 : DATE REPERE POUR LA NATION KABYLE

APPEL DE L’ANAVAD


Le 14 juin 2001 le peuple kabyle s’est levé comme un seul homme pour faire massivement irruption sur la scène politique. Deux millions de Kabyles ont marché sur Alger pour exprimer leur rejet du pouvoir algérien assassin qui les opprime depuis 1962. Il a été le point d’orgue de la révolte du Printemps Noir durant lequel pas moins de 127 personnes furent abattues par les forces d’occupation algériennes en Kabylie.

Malgré l’arsenal répressif déployé pour empêcher la marche, en dépit des milliers de délinquants libérés des prisons et amenés sur les lieux de l’événement pour agresser à mort les manifestants kabyles en échange de leur libération ; nonobstant des organisateurs de cette démonstration de force complètement débordés par leur propre succès, cette journée est marquée d’une pierre blanche et reste dans l’histoire récente de la Kabylie comme une date phare de son aspiration à vivre libre et respectée.

En effet, quel est ce peuple au monde qui a fait descendre dans la rue 20% de sa population ? Nulle preuve de l’existence d’un peuple au monde n’a jamais été aussi magistralement administrée.

Même si, durant toute la période du Printemps Noir qui était favorable à la mise sur pied d’un Etat kabyle, une telle opportunité ne fut pas saisie, cette journée du 14/06/2013 demeure un patrimoine mémoriel kabyle inestimable. Il fait partie de cette épopée de la Kabylie entamée depuis l’insurrection armée du 29/09/1963, suivie du « Printemps Berbère » de 1980, le Boycott Scolaire de 1994-95, la révolte populaire contre l’assassinat de Matoub Lounes le 25/06/1998, la révolte du « Printemps Noir » pendant laquelle on enregistra les 127 personnes tombées pour la liberté du peuple kabyle, mais aussi de grandioses marches des femmes, la déclaration du 5 juin 2001 revendiquant officiellement pour la première fois un avenir de la Kabylie distinct de celui de l’Algérie. Le couronnement de tous ces jalons a été la mise sur pied, le 1er juin 2010 de l’Anavad, le Gouvernement Provisoire Kabyle en exil, en attendant bien sûr un gouvernement démocratiquement élu par la Kabylie. Pour que nul n’oublie tous ces morts et tous ces sacrifices, Pour maintenir la Kabylie en éveil pour sa liberté,

L’ANAVAD PROCLAME LE 14 JUIN COMME « JOURNEE DE LA NATION KABYLE ».

A cet effet, il appelle le peuple kabyle à ce qu’à partir de cette année jusqu’à l’avènement d’un Etat qui lui soit propre, tous les 14 juin à 22h 00, pendant une minute, on éteigne les lumières pour que du noir de l’oppression algérienne, jaillisse la flamme de la liberté de la Kabylie à travers des bougies que chacun mettra à ses fenêtres.

Exil, le 22/05/2013

P/ l’Anavad,
Ferhat At Said (Nom colonial MEHENNI)

La Kabylie marche sur Alger, capitale du crime, de l'usurpation et du négationnisme identitaire. (PH/DR)

Les femmes kabyles sortent en masse pour défendre leurs enfants contre le "crime organisé" du régime algérien contre le peuple kabyle.(PH/DR)

Liberté, un mot gravé en lettres de sang dans la mémoire collective Kabyle. Que la criminelle gendarmerie algérienne se souvienne bien du nom de sa victime : Kamel Irchen car son message a été entendu. (PH/DR)

Un Etat factice et criminel : Gendarmes, CRS et balles explosives contre le peuple kabyle toujours colonisé (PH/DR)

Zerhouni, le ministre criminel, couronné ministre d'Etat pour service rendu au colonialisme arabo-islamique en Kabylie par la liquidation physique de 127 insurgés kabyles. C'est lui qui a revendiqué l'assassinat de Massinissa Guermah dans la gendarmerie d'At Dwala, en déclarant que le jeune lycéen était un trentenaire délinquant, considérant de ce fait son meurtre licite (PH/DR)

C'est à un Etat criminel que la communauté internationale reconnait la légitimité au détriment d'un peuple pacifique parce qu'il refuse sa propre négation : Grande affiche ( non exhaustive) des victimes du massacre d'Etat au cours du printemps Noir. ULAC SMAH ! (PH/DR)

Tayemmatt : Vieille femme kabyle contre un criminel du régime algérien (PH/DR)

Droits de l'Homme à géométrie variable: Marche des femmes kabyles protestant contre l’assassinat de leurs enfants par les criminels du régimes algérien mais Bouteflika reste l'ami des démocraties occidentales, tout comme ses prédécesseurs et également ses très futurs successeurs (PH/DR)

Ulac Smah : Une femme Kabyle face à un cordon de CRS qui protège à "balle explosive" la gendarmerie (et inversement) contre les cailloux de la colère kabyle (PH/DR)

Ulac Smah : en Mai 2010, les parent des martyrs et blessés rescapés du massacre de 2001 sont humiliés et tabassés par la police algérienne à Tizi-Ouzou pour avoir revendiqué le jugement des gendarmes criminels et de leurs commanditaires. (PH/DR)

A l'appel du leader kabyle, Ferhat Mehenni, les kabyles de la Diaspora en France tiennent un sit-in devant l’ambassade d'Algérie à Paris. Allongés par terre, les militants et sympathisants du MAK se recouvrent le visage des portraits des victimes du crime d'Etat algérien contre le peuple kabyle: Pouvoir assassin, Ulac Smah ! PH/DR)



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