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Le MNLA remet trois prisonniers de guerre du Mali au CICR

02/03/2012 - 15:26

TESSALIT (SIWEL) — Le Mouvement national pour la libération de l'Azawad a remis trois prisonniers de guerre du Mali au CICR (Comité International de la Croix Rouge).


Des combattants de l'armée de l'Azawad  en compagnie de Fathi n Khalifa, président du CMA (PH/DR)
Des combattants de l'armée de l'Azawad en compagnie de Fathi n Khalifa, président du CMA (PH/DR)
Cette action, purement unilatérale, explique un communiqué du MNLA adressé à Siwel, va dans la droite ligne du principe humanitaire inébranlable et respectueux de la vie humaine du mouvement.

« Ces 3 soldats maliens ont été emprisonnés lors de la prise de Léré. Ils ont été remis au CICR en bonne santé durant la visite que cette organisation a menée dans une de nos bases. En marge de cette visite dans une base du MNLA, le CICR a eu un libre accès à l'ensemble des prisonniers de guerre qui s'y trouvent, et a rendu une évaluation favorable concernant leur traitement et leur condition de détention », précise le MNLA qui lutte pour l'indépendance du pays Azawad du Mali.

Il a ajouté que « le MNLA ne se laissera pas entrainer par le Mali dans ses violations des droits de l'homme des civils et des militaires ».

« Le MNLA lance un appel à la communauté internationale pour la création d'une commission internationale pour enquêter sur tous les crimes qui ont eu lieu dans l'Azawad depuis le 17 Janvier 2012. Convaincu de l'inexistence des prétendues exactions d'Aguelhok dont parle le Mali, nous demandons au Mali de recevoir une commission d'enquête internationale, de lui présenter les prétendues preuves dont il disposerait pour qu'elle statue sur ces fausses allégations. Cette commission d'enquête aura un libre accès à la ville d'Aguelhok et à l'ensemble de nos bases militaires. Nos combattants sont disposés à rencontrer à tout moment une telle commission », conclut le MNLA.

Dans un communiqué publié le 23 février sur son site, Amnesty international a rapporté la mort d'une fillette et la blessure de douze autres personnes par le bombardement du campement de Kel Essouk par les forces maliennes. L'ONG a appelé « le gouvernement malien à mettre fin immédiatement à ces bombardements violents ».

Le mercredi 22 février, le campement nomade des Kel Essouk, à une vingtaine de kilomètres à l'Est de Kidal, a subit des bombardements de l'armée malienne. La zone du campement d'Inkoudoudoukoume est plate et ouverte, sans aucun moyen de se mettre à l'abri des bombardements aériens sur une distance de plusieurs kilomètres.

uz/cc
SIWEL 021530 MARS 12




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