Le militant Rifain Mohamed Jalloul oblige le tribunal d'Al-Hoceima de parler Tamazight Rifain, SIWEL - Al-Hoceima.

13/03/2014 19:01

EL HOCEIMA SIWEL — Au cours de la dernière assisse du jugement en appel du détenu politique Rifain, Abdelhalim Al-Bakkali, auquel Mohamed Jaloul était cité à comparaitre comme témoin, le lundi 10 mars 2014 au tribunal d'Al-Hoceima, ce dernier a crée la surprise. Mohamed Jaloul a effectivement refusé de parler l'arabe marocain et a insisté pour parler en Tamazight Rifain. Il a notamment déclaré: " je suis amazigh et la constitution marocaine me permet de parler dans ma langue maternelle", obligeant ainsi le tribunal d'Al-Hoceima d'avoir recours à deux traducteurs pour pouvoir communiquer avec lui.


C'est la première fois dans l'histoire de la lutte amazighe au Maroc qu'un militant oblige un tribunal à communiquer en tamazight. De ce fait, le militant rifain Jalloul est entré de plain-pied dans l'histoire collective du Rif et de l'amazighité. Il a pu communiquer en Tamazight malgré toutes les tentatives du juge et du procureur du roi pour l'empêcher de parler dans sa langue.

Ce jugement qui a duré 11 heures s'est terminé par la condamnation du militant Al-Bakkali à deux ans de prison ferme suite a sa participation aux événements d'Aït Bouayach qui se sont déroulés deux ans auparavant, le 08 mars 2012. Ce procès s'est déroulé en présence de témoins et d'autres détenus, dont Mohamed Jaloul auparavant condamné à 6 ans de prison ferme par le tribunal de la première instance, et après la cour d'appel a modifié le jugement a 5 ans de prison ferme.

Le représentant du pouvoir public marocain qui poursuivait le militants Rifain Al-Bakkali a demandé une condamnation de 10 ans ferme à son encontre. Il lui reprochait, notamment d'avoir brandi le drapeau de la république du Rif durant les événements d'Aït Bouayach en mars 2012. Les juges du tribunal d'Al-Hoceima ont utilisé la photo du drapeau du Rif comme élément de condamnation contre Al-Bakkali.

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SIWEL 131901 MARS 14



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