Nicolas Dupont-Aignan : « Le gouvernement algérien doit mieux prendre en compte les revendications kabyles »

17/04/2012 14:04

PARIS (SIWEL) — Le candidat à la présidentielle française Nicolas Dupont-Aignan a estimé dans une réponse adressée au président de l’Anavad Ferhat Mehenni que « le gouvernement algérien doit mieux prendre en compte les revendications de la population de Kabylie, d’autant plus que celles-ci se font de manière pacifique ».


Nicolas Dupont-Aignan (DR)
Dans un message en réponse à la lettre ouverte de M. Mehenni aux candidats à la présidence française, Nicolas Dupont-Aignan a souligné les questions qu’a soulevées le président du GPK « sont tout à fait justes ».

« Comme vous l'indiquez, c’est le monde issu de la décolonisation qui est en train de se fissurer et je suis persuadé que nous allons au-devant de grands bouleversements géostratégiques. Je ne serai pas un président qui interviendra pour limiter les changements demandés par les peuples. Je pense d’ailleurs à cet égard que l’intervention de l’armée française en Côte d’Ivoire n’était sans doute pas la meilleure décision prise, de même que celle de faire tomber Kadhafi par les armes, même si j’ai soutenu le début de l’intervention pour éviter le bain de sang », a indiqué Nicolas Dupont-Aignan qui est également député de l’Essonne – Maire d’Yerres.

Concernant la Kabylie, Nicolas Dupont-Aignan a estimé que « le gouvernement algérien doit mieux prendre en compte de sa population, d’autant plus que celles-ci se font de manière pacifique ».

« Je pense qu’aucun gouvernement n’a intérêt à brider la liberté de son peuple car tôt ou tard la situation explose et comme je le dis souvent : on n’éteint pas la braise de la liberté sous la cendre de l'oppression. Je reste pour ma part, persuadé du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et donc à l’autodétermination tout en respectant la souveraineté des nations et en refusant l’ingérence des pays tiers. A partir de ces principes, je pense que la France se doit de mener une politique mondiale au service de la liberté du monde et des peuples, a-t-il conclu.

Le 26 mars dernier, le président du Gouvernement provisoire kabyle a affirmé dans une lettre ouverte les candidats à la présidentielle française qu’il serait « regrettable que la France ne fasse pas de la promotion politique des Kabyles et de la Kabylie un de ses atouts, et un de ses intérêts majeurs dans la région ».

uz/cc
SIWEL 171404 AVR 12



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