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 <title>SIWEL | Agence kabyle d'information</title>
 <subtitle><![CDATA[Siwel : Agence kabyle d'information]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-15T06:34:03+02:00</updated>
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   <title>Tawrirt Moussa  rend hommage au militant Hacène Ider</title>
   <updated>2016-06-17T17:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/Tawrirt-Moussa-rend-hommage-au-militant-Hacene-Ider_a6032.html</id>
   <category term="Kabylie" />
   <published>2014-03-26T13:03:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
TAWRIRT MOUSSA (SIWEL) — Le célèbre village de Matoub Lounès, Tawrit Moussa, a rendu ce lundi un vibrant hommage à un grand militant démocrate kabyle qui s’était totalement investi d’abord dans la guerre de libération algérienne contre le colonialisme français, puis dans le soulèvement du FFS en 1963 contre la dictature arabo-islamiste du régime algérien, puis dans la lutte contre le terrorisme islamiste avec les patriotes des groupes d’autodéfense . Hacène Ider est décédé vendredi dernier à l’âge de 70 ans, il a été enterré avec les honneurs qui lui étaient dus, ce lundi au cimetière de Tawrit Moussa.     <div>
      C’est au cimetière de Taourit Moussa, dans le village de Matoub Lounès, que Hacène Ider a été enterré au terme d’une cérémonie émouvante à laquelle les villageois sont venus en nombre pour rendre hommage à cet enfant des At Dwala.        <br />
              <br />
       Tawrit Moussa s’est mobilisée pour rendre hommage à Hacène Ider qui avait rejoint l’ALN (Armée de libération nationale) pour lutter contre l’infamie du colonialisme français.        <br />
              <br />
       Hélas, au lendemain de l’indépendance algérienne, après 7 longues années de guerre, en 1993, après le hold-up de l’armée des frontières et l’instauration du régime arabo-islamique de Benbella, Hacène Ider a dû reprendre la lutte contre le despotisme des nouveaux gouvernants de l’Algérie. Il sera emprisonné et subira les affres des prisons algériennes.        <br />
              <br />
       30 ans plus tard, Hacène Ider s’implique à nouveau dans la lutte contre le terrorisme islamiste à la suite de l’annulation des élections de 1992 qui avaient porté au pouvoir le Front islamique du salut (FIS).  Il rejoint les patriotes qui se sont efficacement organisés en groupe d’autodéfense pour assurer la sécurité des villages et de leurs citoyens contre la folie meurtrière des islamistes.        <br />
              <br />
       Depuis que les patriotes ont été désarmés pour laisser la place aux unités de l’armée algérienne, curieusement le terrorisme ne sévit plus qu’en Kabylie.         <br />
              <br />
       Au terme de sa vie chargée de lutte et d’abnégation, c’est au final le seul peuple kabyle qui rendra à Hacène Ider l’hommage qui lui est dû pour son engagement  et  son sacrifice dans la défense de la justice et de la liberté contre le colonialisme français, contre le despotisme et l’usurpation arabo-islamiste et contre         <br />
              <br />
       mel,       <br />
       SIWEL        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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   <title>Louisette Ighilahriz : « Non à tout hommage officiel au général Bigeard »</title>
   <updated>2012-10-22T14:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/Louisette-Ighilahriz-Non-a-tout-hommage-officiel-au-general-Bigeard_a4151.html</id>
   <category term="International" />
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   <published>2012-10-22T13:49:00+02:00</published>
   <author><name>SIWEL Agence kabyle d'information</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
PARIS SIWEL) — La résistante kabyle Louisette Ighilahriz, torturée par le Général Maurice Bigeard en 1957 durant la guerre d'Algérie, appelle avec d'autres personnalités le gouvernement socialiste français à ce qu'aucun hommage officiel ne soit rendu à ce tortionnaire des guerres d'Indochine et d'Algérie.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/4836135-7229862.jpg?v=1350912797" alt="Louisette Ighilahriz : « Non à tout hommage officiel au général Bigeard »" title="Louisette Ighilahriz : « Non à tout hommage officiel au général Bigeard »" />
     </div>
     <div>
      Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian compte inaugurer le 20 novembre prochain à Fréjus une stèle qui accueillera les cendres du général Bigeard, sur le site du Mémorial des Guerres en Indochine.       <br />
              <br />
       Claude Bourdet, ancien résistant et déporté à Buchenwald, Claude pour lequel <span class="dq_open">«</span>&nbsp;c'est un tortionnaire qui sera ainsi officiellement honoré&nbsp;<span class="dq_close">»</span>, écrivait dès novembre 1955 : « Le supplice de la baignoire, le gonflage à l’eau par l’anus, le courant électrique sur les muqueuses, les aisselles ou la colonne vertébrale, sont les procédés préférés, car bien appliqués ils ne laissent pas de traces visibles. Le supplice de la faim est également constant. Mais l’empalement sur une bouteille ou un bâton, les coups de poing, de pied, de nerf de bœuf ne sont pas non plus épargnés »       <br />
              <br />
       En 1957, âgée alors de 21 ans, Louisette Ighilahriz était tombée, avec son commando, dans une embuscade tendue par les parachutistes du général Massu, elle est capturée et emmenée, grièvement blessée, au quartier général. Là, elle est torturée, sans relâche, trois mois durant.       <br />
              <br />
       Louisette Ighilahriz relatait dans son témoignage publié par Le Monde en juin 2000 comment Massu, ou bien Bigeard, lorsqu'ils venaient la voir, l'insultaient et l'humiliaient avant d'ordonner de la torturer. « Massu était brutal, infect. Bigeard n’était pas mieux ». Elle avait souvent hurlé à Bigeard : « Vous n’êtes pas un homme si vous ne m’achevez pas ». Il lui répondait : « Pas encore, pas encore ! ».       <br />
       Elle ne doit sa survie qu'à un médecin militaire qui la découvre fin décembre 1957 et la fait transporter dans un hôpital où elle échappe à ses bourreaux.        <br />
              <br />
       En dehors de Louisette Ighilahriz (Patriote kabyle, torturée à l’état-major de la 10ème division parachutiste durant la guerre d'Algérie), les autres signataires de cet appel (que nous publions intégralement ci-dessous), il y a Patrick Chamoiseau (Écrivain), Guy Fischer (Sénateur du Rhône), André Nouschi (Historien, professeur émérite à l’Université de Nice, ancien de la 1ère DFL), Salah Amokrane (Militant associatif), Rosa Moussaoui (Journaliste), et Alain Ruscio (Historien) :       <br />
              <br />
       <span class="dq_open">«</span>&nbsp;Il y a deux ans, le ministre de la défense du précédent gouvernement, Gérard Longuet, venu des rangs de l’extrême droite, avait conçu l’idée de transférer les cendres du général Bigeard aux Invalides. Une pétition, signée par 10.000 citoyennes et citoyens, fut pour beaucoup dans l’échec de cette provocation. Or, voici que le nouveau ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, remet sur pied un hommage de même nature, ce 20 novembre, avec une variante : le transfert de ces cendres au Mémorial de Fréjus, dédié aux combattants d’Indochine. Notre pétition était intitulée « Non à un hommage officiel au général Bigeard » : il fallait entendre : « Non à TOUT hommage ».       <br />
              <br />
       Aucun de nos arguments, en effet, n’est obsolète.       <br />
              <br />
       On nous présente encore et toujours cet officier comme un héros des temps modernes, un modèle d’abnégation et de courage, au mépris de tous les témoignages, de toutes les études historiques sérieuses. En fait, Bigeard a été un acteur de premier plan des guerres coloniales, un « baroudeur » sans principes, utilisant des méthodes souvent ignobles. En Indochine et en Algérie, il a laissé aux peuples, aux patriotes qu’il a combattus, aux prisonniers qu’il a «  interrogés », de douloureux souvenirs. Aujourd’hui encore, dans bien des familles vietnamiennes et algériennes, qui pleurent toujours leurs morts, ou dont certains membres portent encore dans leur chair les plaies du passé, le nom de Bigeard sonne comme synonyme des pratiques les plus détestables de l’armée française.       <br />
              <br />
       Qu’un gouvernement élu par le «  peuple de gauche » persiste dans ce projet laisse à penser que l’intervention citoyenne est plus que jamais nécessaire. Nous n’abandonnerons pas, en ce qui nous concerne, ce combat.       <br />
              <br />
       Non, décidément, NON, cent fois NON, à TOUT hommage au général Bigeard.&nbsp;<span class="dq_close">»</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       wbw       <br />
       SIWEL 221349 OCT 12
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Slimane Dehilès (Colonel Sadek), l'ancien chef de la Wilaya IV est décédé</title>
   <updated>2011-11-08T18:20:00+01:00</updated>
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   <category term="Kabylie" />
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   <published>2011-11-06T18:16:00+01:00</published>
   <author><name>SIWEL Agence kabyle d'information</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
TIZI-OUZOU (SIWEL) — Le colonel Sadek (Slimane Dehilès, de son vrai nom), l'un des principaux chefs politico-militaires de la Révolution algérienne, est décédé samedi à Alger des suites d'une longue maladie, à l'âge de 91 ans. Son enterrement aura lieu demain dans sa région natale, les Ouadhias, en Kabylie.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/3411743-4906684.jpg?v=1320608581" alt="Slimane Dehilès (Colonel Sadek), l'ancien chef de la Wilaya IV est décédé" title="Slimane Dehilès (Colonel Sadek), l'ancien chef de la Wilaya IV est décédé" />
     </div>
     <div>
      Slimane Dehilès est né à Iwaḍiyen (Les Ouadhias) dans le piémont du Djurdjura, en Kabylie, le 14 novembre 1920, orphelin dès l’âge de 15 ans, il a consacré sa vie à la lutte pour la liberté et contre toutes les oppressions, l'homme a effectué un véritable parcours du combattant :       <br />
              <br />
       En octobre 1943, soldat parmi les troupes alliées, il a combattu les Nazis près de Naples, en Italie       <br />
              <br />
       En août 1944, Slimane et son bataillon entrent en France, après avoir perdu beaucoup d’hommes face à une résistance farouche, ils arrivent à Strasbourg le 24 décembre 1944.       <br />
              <br />
       En mai 1945, il était mobilisé à Obstad, en Allemagne.       <br />
              <br />
       En 1946, il adhère au MTLD et active sous l’égide de la Fédération de France.       <br />
              <br />
       En 1953, il  est arrêté et écope de 8 mois d’emprisonnement et 70.000 anciens francs d’amende et frappé d’interdiction pendant 5 ans en Algérie pour avoir distribué des tracts hostiles à la présence française en Algérie.       <br />
              <br />
       Dès novembre 1954, il rentre clandestinement à son village en Kabylie, il fut l'un des premiers à rejoindre les rangs de l’ALN (Armée de libération nationale).       <br />
              <br />
       En juin 1955, il participa à la réunion d’Ath Dwala, ayant regroupé Amirouche Ait Hamouda, Krim Belkacem, Mohamedi Saïd, Yazourène Mohand Ameziane (Vriruc), Abderahmane Mira. Réunion qui avait débouché sur une grande offensive contre l’armée française, au cours de laquelle ils avaient récupéré 1200 armes, 627 millions en argent liquide et 12 millions de cartouches.       <br />
       Fort de son expérience militaire, c’est à lui qu’échut le devoir de former la première compagnie en Kabylie. Ce qu'il fit : « En moins de six mois, l’organisation politico-militaire était une réalité. »        <br />
              <br />
       En 1957, il est désigné par Abane Ramdane pour organiser la Wilaya IV (Algérois) après le départ d'Amar Ouamrane à Tunis, à ce titre, il devient membre du Conseil national de la révolution algérienne (CNRA) de 1957 jusqu'en 1962.       <br />
              <br />
       En 1959, il participe à une réunion à Tunis regroupant 10 colonels et dont l'objectif était de remanier les organismes extérieurs du CNRA et du GPRA, pour tenter de résoudre le différend entre l’état-major et le GPRA, qui était  d'après lui « monté de toutes pièces par Boussouf qui voulait tout contrôler en mettant les hommes du MALG aux postes sensibles. »        <br />
              <br />
       A l'indépendance en 1962, le colonel Sadek est élu député de Tizi-Ouzou.       <br />
              <br />
       De 1963 à 1965, durant la guerre qui opposa les dissidents Kabyles du FFS (Front des forces socialistes) au gouvernement central post-indépendance de Ben Bella, le colonel Sadek en député insurgé commanda un bataillon dans son fief, aux Ouadhias, pour empêcher l'installation de soldats de l'ANP (Armée nationale populaire, issue de l'ALN). « Il y avait 700 hommes armés dans le maquis mais qui manquaient de ravitaillement et de munitions. Il fallait les sauver ainsi que les prisonniers dont Aït Ahmed qui, dans tous les cas de figure, ne se compromet pas. C’est moi, et personne d’autre, qui ai signé la paix et exigé la réhabilitation de tous les insurgés. »       <br />
       3000 sympathisants du FFS furent arrêtés par la milice de l'armée des frontières qui a fait main basse sur la révolution. L'insurrection  avait fait plus de 400 Kabyles morts dans les rangs du FFS.       <br />
              <br />
       Dans un entretien datant de 2006, il dira de Ben Bella « qu’il est devenu le Bon Dieu en 1962. Nous avions fait la guerre pour arracher notre liberté et nous nous trouvions devant un régime qui faisait régner la terreur, la peur et l’injustice. A-t-on combattu et fait tant de sacrifices pour en arriver là ? »       <br />
              <br />
       Durant les sanglantes émeutes Kabyles (2001-2003) le colonel Si Sadek avait répondu négativement à la demande du régime algérien qui l'avait sollicité pour une médiation avec le mouvement citoyen. L'âge et la maladie n'avaient point altéré son sens de l'honneur et des responsabilités. Il avait choisi la justice contre l'arbitraire du régime qu'il a combattu dès 1962, il déclara d'ailleurs en 2006 que « ceux qui ont trahi paieront un jour ».       <br />
              <br />
       aw/wbw       <br />
       SIWEL 061816 NOV 11
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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