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 <title>SIWEL | Agence kabyle d'information</title>
 <subtitle><![CDATA[Siwel : Agence kabyle d'information]]></subtitle>
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   <title>Marche silencieuse en hommage à Abdelkader Rahmani, Ier président de l'Académie berbère :  La Coordination MAK d'Aokas appelle à la mobilisation </title>
   <updated>2015-09-15T16:14:00+02:00</updated>
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   <category term="Kabylie" />
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   <published>2015-09-14T16:01:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
AOKAS (SIWEL) — En hommage à Abdelkader Rahmani, le premier président de l'Académie Berbère, récemment décédé en exil, la Coordination MAK d'Aokas appelle les citoyens et les citoyennes à participer à la marche silencieuse initiée par la société civile, le samedi 19 septembre à 10h30. La marche prendra son départ de la place Katia Benghana pour se diriger vers Tidelsine, le village natal d'Abdelkader Rahmani     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/8262633-12922625.jpg?v=1442240643" alt="Marche silencieuse en hommage à Abdelkader Rahmani, Ier président de l'Académie berbère :  La Coordination MAK d'Aokas appelle à la mobilisation " title="Marche silencieuse en hommage à Abdelkader Rahmani, Ier président de l'Académie berbère :  La Coordination MAK d'Aokas appelle à la mobilisation " />
     </div>
     <div>
      SIWEL 141601 SEP 15
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Décès d'Abdelkader Rahmani, premier président de l'Académie berbère: Condoléances du MAK</title>
   <updated>2015-09-07T16:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/Deces-d-Abdelkader-Rahmani-premier-president-de-l-Academie-berbere-Condoleances-du-MAK_a7823.html</id>
   <category term="Kabylie" />
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   <published>2015-09-06T14:28:00+02:00</published>
   <author><name>Yidir</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
DIASPORA (SIWEL) — Le premier président de l’Académie berbère est décédé en France à l’âge de 92 ans .Le MAK présente à sa famille ses sincères condoléances et les assurent de son soutien en cette dure épreuve. Par son engagement sans faille pour son identité et son peuple, Abdelakder Rahmani restera un exemple à méditer pour la jeunesse kabyle qui aspire à vivre dans la liberté et la dignité. Le MAK salue le combat du militant, s'incline à sa mémoire et appelle le peuple kabyle à lui rendre un hommage digne de sa grandeur. Fawzi At Yexlef, Secrétaire National à la promotion de la langue et de la culture kabyles     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/8230032-12862230.jpg?v=1441543210" alt="Décès d'Abdelkader Rahmani, premier président de l'Académie berbère: Condoléances du MAK" title="Décès d'Abdelkader Rahmani, premier président de l'Académie berbère: Condoléances du MAK" />
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   <title>Le premier président de l’académie berbère est mort</title>
   <updated>2015-09-07T12:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/Le-premier-president-de-l-academie-berbere-est-mort_a7818.html</id>
   <category term="Kabylie" />
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   <published>2015-09-05T17:35:00+02:00</published>
   <author><name>Yidir</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
DIASPORA (SIWEL) — Le père fondateur de l’Académie berbère avec Muhend Arab Bessaoud et premier président de cette institution amazighe, Abdelkader Rahmani, a rendu l’âme dans la nuit du mardi au mercredi, à l’âge de 92 ans, en Indre-et-Loire (France) où il a passé ses dernières années. Il avait tenté à maintes fois de rentrer dans sa Kabylie natale mais l’Etat algérien lui a opposé une fin de non-recevoir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/8228033-12858813.jpg?v=1441619890" alt="Le premier président de l’académie berbère est mort" title="Le premier président de l’académie berbère est mort" />
     </div>
     <div>
      Né à Aokas (Vgayet) en 1923, Abdelkader Rahmani, « indigène » de la République Française, officier de cette même république, quelques temps plus tard, s’est forgé un destin de combats et d’efforts avec comme ligne de conduite: « Amazigh, l’homme libre ! ».        <br />
              <br />
       Après des déboires avec l’armée française, il sera mis à la touche. Pourtant quelques années plus tard, alors qu’il était « chômeur », il lui fut proposé le poste de Directeur et Délégué Général de Hachette et des NMPP (nouvelles Messageries de la Presse Parisienne) pour l’ensemble de l’Afrique en pleine ébullition décolonisatrice.        <br />
              <br />
       Profitant de cette position confortable de « Monsieur Hachette et NMPP » en Afrique, qui aurait corrompu les idéaux de plus d’un homme, Abdelkader Rahmani, à l’ombre d’une nouvelle clandestinité, réalisa un des projets révolutionnaires les moins connus de l’histoire de la guerre d’Algérie : le maquis Kabyle dès l’indépendance pour renverser les gouvernements scientifico-socialistes et sclérosants pour l’Algérie nouvelle de Ben Bella et Boumediene. Krim Belkacem, qui partageait déjà la tente d’Abdelkader Rahmani aux Chantiers de Jeunesse, et le Colonel Mohand Oulhadj furent ses compagnons d’armes.        <br />
              <br />
       Passant six fois devant les tribunaux, crachant sur les ministres venus porter l’accusation, le Lieutenant Rahmani fut finalement condamné à mort par contumace sous Boumediene pour création de l’Académie Berbère et négociation de paix avec Ben Gourion, Shimon Peres et Golda Meir. Condamnation à mort toujours effective à ce jour, Abdelkader Rahmani restera en exil depuis ce jour, il ne foulera plus jamais sa terre natale de Kabylie.         <br />
              <br />
       Pour rappel, le père de Abdelkader Rahmani, Slimane Hadj Rahmani, était un écrivain kabyle, auteur de plusieurs ouvrages traitant de la société kabyle. Né en 1893 à Tidhelsine, un village d’Aokas, il est mort 1964 à l’âge de soixante-et-onze ans. Contrairement à son fils condamné à l’exil par les autorités coloniales algériennes, feu Slimane Rahmani a été enterré au cimetière Sidi M’hand Aghrib d’Aokas.        <br />
              <br />
       Source Tamurt       <br />
       SIWEL 051735 SEP 15       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>L’infatigable et grand militant Smail Bellache dignement enterré par les siens </title>
   <updated>2015-09-22T17:14:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/L-infatigable-et-grand-militant-Smail-Bellache-dignement-enterre-par-les-siens_a7060.html</id>
   <category term="Kabylie" />
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   <published>2015-02-18T17:25:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
LOUTA (SIWEL) — Smail Bellache, infatigable militant de la cause amazigh et compagnon de route de feu Mohand A3rav Bessaoud, s’est éteint à la suite d’une longue maladie. Son décès est survenu à l’âge de 69 ans dans un hôpital parisien le 10 février 2015. Son enterrement a eu lieu au cimetière de son village natal à Louta (Chemini-Vgayet). Il a été dignement accompagné à sa dernière demeure par le peuple kabyle reconnaissant en lui, l’un des meilleurs de ses enfants.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7481811-11533340.jpg?v=1424278496" alt="L’infatigable et grand militant Smail Bellache dignement enterré par les siens " title="L’infatigable et grand militant Smail Bellache dignement enterré par les siens " />
     </div>
     <div>
                <br />
       Smail Bellache, figure de proue de la cause amazighe, est né le 21 août 1949, à Louta. Son intérêt pour sa langue et à sa culture se manifeste dès son plus jeune âge. À l’âge de 17 ans il embarque pour la France et y rencontre ses compagnons de lutte à l’image de  Mohand Arab Bessaou, Hanouz Mohand Said et marguerite Taos Amrouche.        <br />
              <br />
       C’est avec ce groupe que l’Académie Berbère Agraw Imazighen sera fondée en 1967, au domicile de Taos Amrouche. Il participera à toutes les œuvres et à toutes les luttes de l’Académie berbère de sa création en 1967  jusqu’à 1977. De 198 à 1972, c’est lui qui administre les cours d’histoire et de langue et c’est encore lui qui contribue à simplifier l’usage des Tifinagh.        <br />
              <br />
       Smail Bellache collaborait également à la publication de la revue de l’Académie ainsi qu’aux recherches menées par le CNRS avec ses amis Bounab Mustapha, Salem Ould Slimane et Abdenour Kessili. Il a également traduit et adapté de nombreux textes de la littérature classique universelle, tels que « Le corbeau et le renard » de Jean de la Fontaine, devenu en kabyle  « Agerfiw akwed   ubaragh » et que l’immense Mohya a inséré dans sa pièce de théâtre «  SINISTRI ».       <br />
              <br />
       Dda Smail, était un grand militant, son apport a été considérable pour sa langue et sa culture mais il a tenu à toujours  rester modeste, lui qui considérait qu’il n’avait que ce qu’il devait faire. Reste aux autres, notamment les éditeurs kabyles, de faire ce qu’ils ont le devoir de faire…à savoir éditer et rééditer les travaux et les recherches de Dda Smail.       <br />
              <br />
       Ci-après quelques photos de son enterrement, reprises à partir des publications des internautes kabyles sur les réseaux sociaux.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7481811-11533461.jpg?v=1424277900" alt="L’infatigable et grand militant Smail Bellache dignement enterré par les siens " title="L’infatigable et grand militant Smail Bellache dignement enterré par les siens " />
     </div>
     <div>
      
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7481811-11533519.jpg?v=1424278479" alt="L’infatigable et grand militant Smail Bellache dignement enterré par les siens " title="L’infatigable et grand militant Smail Bellache dignement enterré par les siens " />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7481811-11533523.jpg?v=1424278480" alt="L’infatigable et grand militant Smail Bellache dignement enterré par les siens " title="L’infatigable et grand militant Smail Bellache dignement enterré par les siens " />
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7481811-11533590.jpg?v=1424278547" alt="L’infatigable et grand militant Smail Bellache dignement enterré par les siens " title="L’infatigable et grand militant Smail Bellache dignement enterré par les siens " />
     </div>
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      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7481811-11533599.jpg?v=1424278621" alt="L’infatigable et grand militant Smail Bellache dignement enterré par les siens " title="L’infatigable et grand militant Smail Bellache dignement enterré par les siens " />
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      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7481811-11533602.jpg?v=1424278679" alt="L’infatigable et grand militant Smail Bellache dignement enterré par les siens " title="L’infatigable et grand militant Smail Bellache dignement enterré par les siens " />
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      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7481811-11533605.jpg?v=1424278708" alt="L’infatigable et grand militant Smail Bellache dignement enterré par les siens " title="L’infatigable et grand militant Smail Bellache dignement enterré par les siens " />
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      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7481811-11534222.jpg?v=1424283668" alt="L’infatigable et grand militant Smail Bellache dignement enterré par les siens " title="L’infatigable et grand militant Smail Bellache dignement enterré par les siens " />
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   <title>"Deux reines ne peuvent pas cohabiter dans une même ruche", lettre à Muhend Arab Bessaoud</title>
   <updated>2016-06-21T17:31:00+02:00</updated>
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   <category term="Kabylie" />
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   <published>2015-01-26T15:24:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
KABYLIE (SIWEL) — "Tout comme deux reines ne peuvent pas cohabiter dans une même ruche ; deux peuples distincts ne peuvent cohabiter dans un même territoire. Un des deux est inexorablement et fatalement condamné à disparaître. Inévitablement c’est la Kabylie qui se dissoudra dans « la marre fangeuse de l’arabisme »."     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7393858-11387788.jpg?v=1422283379" alt=""Deux reines ne peuvent pas cohabiter dans une même ruche", lettre à Muhend Arab Bessaoud" title=""Deux reines ne peuvent pas cohabiter dans une même ruche", lettre à Muhend Arab Bessaoud" />
     </div>
     <div>
                <br />
       Azul, vieil homme ! Cela fait longtemps, n’est ce pas ?       <br />
              <br />
       Par où commencer, il y a tant et tant de choses à te dire. Bien des événements à te raconter. Je voulais te dire que les algériens sont de plus en plus arabes et que les Kabyles deviennent de moins en moins Kabyles. La situation que nous vivons est fort bien résumée par notre grand ami Mouloud ZEDEK. Avec le génie que tu lui connais, Mouloud explique que dans pas longtemps Larevaa n At Iraten, symbole de notre résistance finirait par s’arabiser.       <br />
              <br />
       Avec le recul a Dda Muh, le combat qui a été mené pour reberberiser la Berbérie, comme bien même nous avons enregistré des victoires indéniables, en réalité ce ne sont que des victoires à la Pyrrhus. Je te rassure, tout n’est pas noir pour autant. Au rêve d’une Tamazgha unifiée de Siwa jusqu’aux Canaries et de la méditerranée jusqu’au Niger se succède l’impérieuse nécessité aux peuples Amazighs de se doter chacun de son propre Etat et qui sait une fois cette première étape réalisée, les nations Amazighes iront vers une confédération !       <br />
              <br />
       Ce rêve est à portée de mains ! Aujourd’hui, il n’y a plus seulement la Kabylie qui aspire à sa libération. Les Chaouis et les Mzab aussi revendiquent la souveraineté sur leur territoire. Le Rif et les Iles Canaries aussi aspirent à leur indépendance. Les Touarègues du Mali et les Amazigh Libyens ont quasiment leur propre Etat !       <br />
              <br />
       Tu étais encore là quand le nationalisme kabyle commençait à balbutier. Te connaissant, je sais que tu as grincé les dents quand toi, l’éveilleur des consciences berbères, tu as appris que la Kabylie voulait son autonomie. Comment pardi ! Allons-nous renoncer à cette terre irriguée de notre sang et de notre sueur ? Cette terre est amazighe, et elle nous appartient ! Je ne céderai pas un iota je t’entends dire. Dda Muh, est-ce à toi que j’apprendrais, que dans cette terre il y a deux pays : Blad Qbayel et tamurt n waraven ? C’est de toi que je tiens cette citation !       <br />
              <br />
       Benaï Ouali , Amar Ait Hamouda ou Mbarek Ait Manguellette, ont été assassinés, dans les maquis, pour berbèrisme certes ! Mais Abane, Amirouche, Melah et des milliers d’autres kabyles « humiliés et bramés dans les bases de Tunisie et de Oujda » assassinés par le FLN, ne furent sans doute pas des berberistes ! Ils ne sont morts que par ce qu’ils sont kabyles. Tout comme le furent les jeunes de 2001 tous, et à de rares exceptions, tués de balles explosives visant la tête ou l’abdomen.       <br />
              <br />
       Tout comme deux reines ne peuvent pas cohabiter dans une même ruche ; deux peuples distincts ne peuvent cohabiter dans un même territoire. Un des deux est inexorablement et fatalement condamné à disparaître. Inévitablement c’est la Kabylie qui se dissoudra dans « la marre fangeuse de l’arabisme ».       <br />
              <br />
       Il est plus qu’impérieux que le peuple Kabyle se dote de son propre Etat. Nous n’avons d’autres choix que celui-ci : être ou disparaître ! Pour vivre, une langue a besoin d’un Etat, disait Mammeri, je pense, te connaissant, tu ne peux pas ne pas être de cet avis. N’est-il pas abscons de vouloir une Algérie ou une Afrique du Nord Amazighe, quand non seulement ceux qui gouvernent mais aussi et surtout l’écrasante majorité des citoyens de ces contrées ont réglé leurs horloges à celle du Moyen Orient ? Faudrait-il jeter les arabes à la mer ? Aurions-nous ce désir quand bien même nous aurons eu les moyens !? Toutes ces choses que je t’avance, tôt ou tard si tu étais encore de ce monde tu aurais fini par arriver à la même conclusion. En écrivant ces lignes, je me rends compte que tu n’y étais pas loin.       <br />
              <br />
       Moi aussi je ne m’étalerai pas plus sur ce sujet, Charybde et Scylla sont toujours là, comme à leurs habitudes, ils sont aux aguets ! Eux qui ont fait du rêve de notre peuple leurs fonds de commerce, deviennent de plus en plus amers et aigris. Ils sont de plus en plus indisposés de constater que le peuple kabyle est résolument décidé à disposer de lui-même. Je ne me permettrai de polémiquer avec eux, du moins pas autour de toi !       <br />
              <br />
       Bahbouh Lahcene, s’en est allé, il vous a rejoint toi et Haroun, je suis sûr que vous lui réserverez un bon accueil. Comme vous autres, il n’y aurait que la Kabylie qui le pleurera. Nous n’avons pas d’Etat pour décréter un deuil ni d’institutions qui mettront les drapeaux en berne. Nous y travaillons ! À l’instar des autres peuples du monde, le peuple Kabyle aura son propre Etat.        <br />
              <br />
       Ce jour-là, de Tagemmunt Lejdid où tu es né, à Akaoudj où tu es enterré, dans une magnifique procession humaine nous rendrons hommage à toi notre éveilleur de conscience, à Jaques Benet ton frère, à Haroun, à Bahbouh et à ces centaines d’anonymes qui ont sacrifié tout pour que nous soyons fiers de ce que nous sommes : Kabyles !       <br />
              <br />
       Muh Taheccat,       <br />
       Cadre du MAK       <br />
              <br />
       SIWEL 261524 JAN 15
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Portrait de l’actuel Président du MAK  : Qui est Bouaziz Ait-Chebib?</title>
   <updated>2014-08-25T18:38:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/Portrait-de-l-actuel-President-du-MAK-Qui-est-Bouaziz-Ait-Chebib_a6523.html</id>
   <category term="Kabylie" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/imagette/6927951-10592095.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-08-25T16:30:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
AT WAGGUR (SIWEL) — « Comme la plupart des Kabyles de sa génération, il milite au sein du MCB (Mouvement Culturel Berbère), puis à l’âge de 16 ans, alors qu’il est encore mineur, il adhère au parti politique considéré comme kabyle : le RCD, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie. Les jeunes militants kabyles avaient à l’époque deux choix possibles : adhérer au FFS ou au RCD. Bouaziz, issu de la génération d’après-guerre et fortement imprégné de l’Académie berbère et des chants révolutionnaires de Ferhat imazighen Imula qui faisait alors vibrer la Kabylie, opte sans hésiter pour le RCD mais il finit par le quitter en 1995 estimant que le parti commençait à « normaliser » un peu trop ses rapports avec l’Etat algérien qui demeurait, quant à lui, toujours aussi raciste envers les kabyles. »     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/6927951-10592095.jpg?v=1408978832" alt="Portrait de l’actuel Président du MAK  : Qui est Bouaziz Ait-Chebib?" title="Portrait de l’actuel Président du MAK  : Qui est Bouaziz Ait-Chebib?" />
     </div>
     <div>
      Originaire d’Akbil ( Aqvil), Bouaziz Ait-Chebib est issu d’une famille installée depuis plusieurs générations dans un petit village, At Waggur (At Ouaggour), situé entre At Mislaine et At Laziz. Comme beaucoup de kabyles de sa génération, il grandit dans une famille kabyle classique, imprégnée d’un engagement farouche en faveur de la liberté qui constitue une valeur intrinsèque à la Kabylie : D’abord, son père qui a pris les armes contre le colonialisme français et qui passe 3 ans dans les geôles françaises à subir les affres de la torture ; puis deux de ses grands frères qui ont très activement participé au printemps de 1980.        <br />
              <br />
       Le  père Ait-Chebib avait d’ailleurs été convoqué par la gendarmerie de Tassaft pour « tenir ses enfants » et les empêcher de participer au printemps de 1980. Ne se laissant pas démonter, l’ancien maquisard « envoie paître » les gendarmes et leur déclare : «  je n’ai pas fui face au colonialisme français, ce n’est pas moi qui vais demander aujourd’hui à mes enfants de renoncer à défendre leur liberté, leurs droits et leur identité ».        <br />
              <br />
       Bouaziz Ait Chebib est né le 23 février 1973 à Ait Saâda, dans la commune de Yatafène après l’indépendance algérienne. Très jeune, il ne retient de cette indépendance qu’un profond sentiment d’injustice et une insupportable trahison du sacrifice de la Kabylie. Comme la plupart des kabyles des générations post indépendantes, il vit « l’Algérie arabe » comme une humiliation et une haute trahison du sacrifice énorme auquel a consenti la Kabylie. La négation identitaire et l’arabisation forcée sont vécues comme des actes d’agressions coloniales.        <br />
              <br />
       Imprégné du discours ambiant de la maisonnée familiale et des chants révolutionnaire de Kabylie de Ferhat Mehenni qui tournaient en boucle dans la maison familiale,  il considère très tôt que « les kabyles sont passés, sans transition, de l’Algérie française à l’Algérie arabe en gardant le même statut d’indigènes ».       <br />
              <br />
       C’est donc très tôt qu’il saisit l’ampleur de l'impitoyable guerre menée contre la Kabylie, contre sa langue et son identité. Dans son parcours militant, c’est l’Académie Berbère qui a marqué en premier sa plus tendre jeunesse. L’Académie berbère c’était le drapeau amazigh, les Tifinagh que les jeunes se passaient sous le manteau, la lutte pour la réhabilitation de la langue, de la culture et de l’identité amazighe.       <br />
              <br />
       Habité par un profond sentiment de révolte, à l’âge de 8 ans, il apprend seul les Tifinagh en se procurant les revues clandestines de l’Académie Berbère. Cet apprentissage a constitué sa première action militante qui le prédestinait à être, plus tard, le plus jeune enseignant de Tamazigh. En 1990, il était, à l’âge de 17 ans, lke plus jeune enseignant de Tamazight et donnait ses cours dans le cadre l’association culturelle « DJERDJER ».        <br />
              <br />
       A peine entré dans l’adolescence, il découvre un livre qui le marquera à jamais, le livre de Muhend Arab Bessaoud : « Heureux les martyrs qui n’ont rien vu ». Ce livre lui a brutalement fait prendre conscience l’ampleur de l’injustice que l’on faisait subir à la Kabylie et ce titre, devenu une expression célèbre dans les milieux militants kabyles, s’est gravée très tôt dans sa mémoire. Le jeune Bouaziz est fasciné par Muhend Arab Bessaoud, cet ancien maquisard qui avait combattu la France, puis l’armée des frontières en 1963 et qui s’était donné corps et âme pour la défense de l’identité amazighe contre l’usurpation arabo-islamiste.       <br />
              <br />
       A l’âge de 12 ans, le 29 mars 1985, alors qu’un hommage au Colonel Amirouche devait être rendu dans sa commune par l’association des enfants de maquisard, dénommée « Itri », tout le village chuchote discrètement que Ferhat Mehenni, lui-même enfant de martyr, devait venir animer un gala. Le régime algérien, qui avait eu vent de la présence de l’indésirable fils de martyr, avait exercé une intense campagne de dissuasion en faisant courir la rumeur qu’il y aurait des arrestations massives contre tous ceux qui se rendraient au gala de ce fils de martyr qui avait « mal tourné ».        <br />
              <br />
       C’est à ce moment que le jeune Bouaziz redécouvre à nouveau les chants révolutionnaires de Ferhat Imazigjhen Imula qui avaient, bercé son enfance mais cette fois en saisissant pleinement le sens : « 20 sna di lƐerm-is », « Tizi-bwassa », « ilik ibaƐtiyen », « nnif d lherma », ou encore la mythique « Aqcic d uƐettar » ; autant de titre qui ont bouleversé l’adolescent et qui ont grandement contribué à son engagement militant en faveur de la démocratie et de l’identité amazighe qui était, à cette époque, indissociables.  C’était le temps du parti unique, et l’on entendait beaucoup parler de Ferhat Imazighen Imula, qui sillonnait la Kabylie avec sa guitare, ses cassettes circulaient sous le manteau, tout comme l’alphabet Tifinagh et tout un tas de petits documents sur Massinissa, Jugurtha, et surtout les paroles des chansons kabyles engagées.       <br />
              <br />
       Passant toute sa scolarité en Kabylie, de l’école primaire au Lycée, c’est avec tout cela que Bouaziz Ait-Chebib grandit. Il évolue d’abord dans une filière mathématique avant de se reconvertir vers la filière scientifique pour obtenir en 1993, un  BAC science. Puis il va sur Alger pour y poursuivre des études supérieures en sciences politiques à l’Université d’Alger où il  obtient sa licence en 1998.        <br />
              <br />
       En 2005, toujours à Alger, il passe et obtient un Diplôme d’études supérieures en management. Cependant, son parcours scolaire et universitaire est marqué par un engagement permanent dans le militantisme qui est,  au final, assez représentatif de l'évolution du combat politique kabyle. Celui-ci s'était, au départ, appuyé sur une vision démocratique globale où l'objectif était de faire prendre conscience à l'ensemble des algériens la nécessité d'une Algérie plurielle, respectueuse de toutes les composantes culturelles, linguistiques et identitaires qui la composaient et où l’identité amazighe aurait toute sa place.       <br />
              <br />
       Comme la plupart des Kabyles de sa génération,  il milite au sein du MCB (Mouvement Culturel Berbère), puis à l’âge de 16 ans, alors qu’il est encore mineur, il adhère au parti politique considéré comme kabyle : le RCD, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie. Les jeunes militants kabyles avaient à l’époque deux choix possibles : adhérer au FFS ou au RCD. Bouaziz, issu de la génération d’après-guerre et fortement imprégné de l’Académie berbère et des chants révolutionnaires de Ferhat imazighen Imula qui faisait alors vibrer la Kabylie, opte sans hésiter pour le RCD mais il finit par le quitter en 1995 estimant que le parti commençait à « normaliser » un peu trop ses rapports avec l’Etat algérien qui demeurait, quant à lui, toujours aussi raciste envers les kabyles.        <br />
              <br />
       L’avènement du RCD divise profondément le MCB entre les deux partis kabyles : le FFS et le RCD . Bouaziz Ait-Chebib intègre le MCB Coordination Nationale (proche du RCD) où il occupe alors deux postes durant l’année du Boycott scolaire. Etant étudiant kabyle à Alger, il est élu vice-président du bureau d’Alger et président de la coordination des étudiants amazighs durant l'action héroïque  du boycott scolaire où  il a été l'un des rarissimes étudiants kabyles à avoir boycotté l'année universitaire 94/95 en dehors de la Kabylie.       <br />
              <br />
       Puis, estimant indignes, les entourloupes du RCD contre Ferhat Mehenni, dont il n’avait jamais douté de la sincérité et de l’engagement,  Bouaziz Ait-Chebin crée avec Ferhat Mehenni et d’autres militants kabyles, le MCB Rassemblement national, avant d’être à nouveau élu président du bureau d’Alger et chargé de l’organique dans la direction nationale.        <br />
              <br />
       C’est ainsi qu’en 1996, il avait été l'initiateur du comité algérois pour le boycott du référendum relatif à la révision constitutionnelle, (CABR) où il avait réussi l’exploit de regrouper les trois tendances du MCB dans une réunion qui s'était soldée par un appel au boycott commun et une grève générale le jour du référendum qui fut une réussite tant il était difficile de réunir les 3 tendances du MCB.       <br />
              <br />
       Bouaziz Ait-Chebib faisait déjà preuve d’un grand sens du dialogue et des responsabilités qui l’amènera quelques années plus tard à être un responsable important du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie avant d’en devenir le président.        <br />
              <br />
       Puis 2001 arrive, c’est le printemps noir. La Kabylie, gravement agressée par l’Etat algérien, réactive ses structures socio-politiques ancestrales et fait front à travers les Aârchs. Le 5 juin 2001, le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) est créé et Bouaziz Ait-Chebib en est le responsable organique. Le Mouvement adopte alors une attitude de soutien au mouvement citoyen des Aârchs mais il ne partage pas ses options algérianistes et estime que la plate-forme d’El Kseur était abusivement qualifiée de « nationale » alors que les revendications qui y étaient inscrites ne dépassaient pas les limites géographiques naturelles du pays kabyle qui, du reste, faisait face seul à la féroce répression du régime algérien, et dans une totale indifférence algérienne.        <br />
              <br />
       Mais, face à la gravité de la situation, et pour favoriser la cohésion kabyle, le MAK soutient le mouvement des Aârchs et estime que l’heure est à l’urgence tout en sachant d’avance que la démarche algérianiste ne peut pas aboutir. Le fossé entre la Kabylie et le reste de l’Algérie est déjà immense mais l’absence totale de solidarité des algériens face à l’assassinat des jeunes kabyles alors qu’au même moment, ils manifestaient à Alger  leur solidarité sans condition avec leurs « frères palestiniens », puis le lynchage des manifestants kabyles à Alger le 14 juin 2001, sont venus achever la rupture déjà engagée par Bouaziz Ait-Chebib avec les réflexes nationalistes algériens et l’ont définitivement conforté dans la nécessite de mener un combat exclusivement Kabyle.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, il se définit avant tout comme un citoyen et un militant kabyle. Il est âgé de 41 ans et est membre de la direction du MAK depuis sa création en 2001. En décembre 2011, au second congrès du MAK, il est élu président du Mouvement et y consacre depuis toute son énergie, sillonnant inlassablement la Kabylie pour faire connaitre et expliquer le projet d’autodétermination pour la Kabylie. Il rencontre une écoute de plus en plus attentive et intéressée, en particulier de la part des jeunes générations.         <br />
              <br />
       La dernière manifestation du 27 avril 2014 apporte la mesure du chemin parcouru depuis 2001 et met en évidence l’adhésion, de plus en plus manifeste, de la Kabylie à son autodétermination. Il a fallu beaucoup de conviction, de courage et d’abnégation pour en arriver là. Bouaziz Ait-Chebib y a grandement contribué. Il est très apprécié par la base militante pour sa constance, son discours franc et sans détour ainsi que la maitrise parfaite qu’il a de la langue kabyle qu’il emploie systématiquement dans toutes ses allocutions publiques.       <br />
              <br />
       zp,       <br />
       SIWEL 251630 AOU 14       <br />
       
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   <title>Dda Ali Maames, grand militant de la cause amazighe s'éteint à l'âge de 80 ans</title>
   <updated>2011-11-05T14:53:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/Dda-Ali-Maames-grand-militant-de-la-cause-amazighe-s-eteint-a-l-age-de-80-ans_a2456.html</id>
   <category term="Kabylie" />
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   <published>2011-11-05T14:11:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
TIZI-OUZOU (SIWEL) — Du mouvement national au CMA, en passant par l’Académie berbère et le MCB, il a consacré sa vie à défendre son peuple et son identité contre le régime algérien.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/3409837-4903343.jpg?v=1320503155" alt="Dda Ali Maames, grand militant de la cause amazighe s'éteint à l'âge de 80 ans" title="Dda Ali Maames, grand militant de la cause amazighe s'éteint à l'âge de 80 ans" />
     </div>
     <div>
      Durant son parcours militant, il a côtoyé de grandes figures du monde  amazigh à l'instar de Bessaoud Mohand Arab, Mouloud Mammeri, Kateb Yacine et Antonio Cubillo.       <br />
              <br />
       Ce Kabyle, fervent  défenseur de la démocratie et des droits de l'homme, Dda Ali Maames a participé à toutes les actions en faveur d'une Algérie algérienne et plurielle.       <br />
              <br />
       Le mercredi dernier, il a succombé à sa longue maladie. Sa dépouille arrivera à l'aéroport d'Alger le mardi 08 novembre pour être inhumée le lendemain dans son village natal Icharaiouen, dans la commune de Tizi-Rached à Tizi-Ouzou.       <br />
              <br />
       uz       <br />
       SIWEL 051330 NOV 11       <br />
       
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