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 <title>SIWEL | Agence kabyle d'information</title>
 <subtitle><![CDATA[Siwel : Agence kabyle d'information]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-12T07:36:35+02:00</updated>
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   <title> "A MMI ", un poème de Rezki Rabia dédié à ceux qui sont loin de chez eux, aux enfants nés de l’exil (Vidéo)</title>
   <updated>2015-12-13T15:10:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/A-MMI--un-poeme-de-Rezki-Rabia-dedie-a-ceux-qui-sont-loin-de-chez-eux-aux-enfants-nes-de-l-exil-Video_a8171.html</id>
   <category term="Culture" />
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   <published>2015-12-13T12:14:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
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    <![CDATA[
PARIS-DIASPORA (SIWEL) — " Mon fils amère est notre vérité. Ces monstres qui nous entourent attendent notre agonie. De ton grand-père j'ai hérité un mot qu'il a hérité de son grand-père. Un mot au gout de miel. Et Même, même si parfois je l'oublie, de l'au-delà il m'interpelle afin de lui rendre toute sa place dans cette terre qui l'a vu naître. Même si mes forces m'abandonnent, que le désespoir me gagne, je sais que le jour viendra où le tyran connaîtra sa fin"... Traduction en français d'un superbe poème de Rezki Rabia en kabyle, sous titré en français. Siwel publie ci-après la vidéo de ce magnifique poème pris sur la page Facebook de Rezki Rabia     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/8652053-13650733.jpg?v=1450015272" alt=" "A MMI ", un poème de Rezki Rabia dédié à ceux qui sont loin de chez eux, aux enfants nés de l’exil (Vidéo)" title=" "A MMI ", un poème de Rezki Rabia dédié à ceux qui sont loin de chez eux, aux enfants nés de l’exil (Vidéo)" />
     </div>
     <div>
      SIWEL 131214 DEC 15
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <div id="fb-root"></div><script>(function(d, s, id) {  var js, fjs = d.getElementsByTagName(s)[0];  if (d.getElementById(id)) return;  js = d.createElement(s); js.id = id;  js.src = "//connect.facebook.net/fr_FR/sdk.js#xfbml=1&version=v2.3";  fjs.parentNode.insertBefore(js, fjs);}(document, 'script', 'facebook-jssdk'));</script><div class="fb-post" data-href="https://www.facebook.com/rrabia/videos/1244127056821/" data-width="500"><div class="fb-xfbml-parse-ignore"><blockquote cite="https://www.facebook.com/rrabia/videos/1244127056821/"><p>A tous ceux qui sont loin de chez euxEt tous les enfants n&#xe9;s de l&#x2019;exil</p>Posté par <a href="https://www.facebook.com/rrabia">Rezki Rabia</a> sur&nbsp;<a href="https://www.facebook.com/rrabia/videos/1244127056821/">samedi 12 décembre 2009</a></blockquote></div></div>     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Rezki Rabia, le verbe kabyle.</title>
   <updated>2015-05-08T01:17:00+02:00</updated>
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   <published>2015-05-07T23:41:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
DIASPORA (SIWEL) —" "Le parfum de la terre", le recueil de Rezki Rabia titré génériquement "Tafenda n wakal", se capture la fraîcheur continue d’une inspiration solennelle à chaque tournement de page que l’ont peut aisément adopter à caresses nues. Un ouvrage de 73 pages non disjoint de la commune mémoire de la langue kabyle et de son devenir, où le poète prend sien l’art d’envisager de nouveaux types de relations avec la poésie kabyle sans le souci de perplexité dans le savoir l’écrire et aussi dans le savoir la lire dans un filet d’encre et dans un filet de voix." Par Djaffar Benmesbah     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7765792-12027413.jpg?v=1431035520" alt="Rezki Rabia, le verbe kabyle." title="Rezki Rabia, le verbe kabyle." />
     </div>
     <div>
      Rapsode au bâton de marcheur enjoué et enjôlant, capteur esthète  de traces de vies débusquées des recoins les plus secrets des consciences, Rezki Rabia est de ces voix singulièrement saisissantes qui astiquent les limites de l’expression tantôt  les repoussant tantôt les enjambant comme un innommé cri ratifiant les certitudes. Voici donc un poète dont les vers crèvent l’écran des toiles tels des signaux lumineux dans l’aplat blanc où se déroule la quasi-dissolution de l’inaudible et du simulé. Révélé sans le concours du grand renfort publicitaire ou d’une quelconque générosité journalistique, il s’est imposé dans le domaine des lettres à la manière d’un superbe média qui pousse les oreilles à l’inlassable traque de ses mots.        <br />
              <br />
       Cet enfant de  la crête rouge, petit village perché au socle du Djurdjura qui le nourrit toujours de sa puissance et de son souffle, s’est donné très tôt au labyrinthe des questions formatrices errant d’une lecture à une autre dans les ombres séduisantes des poètes anciens. À seize ans commençait pour lui l’enthousiasme  de faire rejaillir son intérieur dans une saccade d’émotions qui le projetait au-devant de lui-même ; ainsi débutait  l’aventure poétique qui fait de lui aujourd’hui un repère cohérent et consistant, charmant ses contemporains et voué à devenir une école kabyle pour les générations futures.       <br />
              <br />
       Kabyle à l’entrain indomptable et à l’énergie sereinement animée, refusant de s’enclore dans le strict établi ou toléré  par la bêtise de la pensée unique régissant l’école de sa jeunesse dans une Algérie qui fuyait obstinément l’universalité, il s’ouvrait à une constante mutation intellectuelle à travers les inquiétudes, les impatiences et les espérances des autres auteurs interdits. Comme il a traduit M. Ferraoun, T. Djaout, S. Mekbel, M. Mammeri, il a su enrichir la poésie kabyle par la force de son insurrection des noms de A. Rimbaud, C. Baudelaire, R. Desnos, J. Prévert, L. Ferré,  G. Lorca, P. Niruda, N. Hikmet, F. Nedjm, G. Apollinaire, J. Goethe , J.L.Moreau… pour ne citer que ceux-là.         <br />
              <br />
       Tout comme ses pairs, Rezki Rabia a été promis à son calice d’exil sans pourtant aller au-delà du reniement de ce qu’il pouvait penser ou saisir des insatisfactions et des contradictions de l’éloignement. D’abord un séjour en Belgique entre 1979 et 1981, puis un retour à la terre natale dans une tentative de réconciliation avec les pages écrites sous l’oppression.  L’étouffement est pesant, il adhère volontiers aux plates-formes de revendications dans les universités avec ses espoirs et ses colères. En 1985, il s’installe dans Paris. La chance lui sourit coté sentimental, il rencontre Nadia, une franco-kabyle qui deviendra sa muse et dont la générosité se divulgue  dans le soutien et l’assistance aux malentendants. Dans l’amour, il trouve refuge et dans la poésie, une force capable de le dégager des contraintes formelles de l’exil et de bousculer la navrante déperdition d’efficacité critique d’une diaspora face aux événements qui secouaient sans cesse sa Kabylie qu’il place désormais au centre de la réflexion cruciale.        <br />
              <br />
       Dans son recueil se traduisent distinctement le réel et idéal, les ruptures et les attaches dans une avancée de recherches où la langue se bat pour sortir l’opprimé de l’inconnu avec la ferme volonté de ne jamais se délaisser de ses principes.        <br />
              <br />
       Avec Nadia, il entame une expérience théâtrale qui lui fera connaitre les planches aux cotés de N. Belaid dans une pièce de S. Chertouk &quot; Dda Moqrande&quot; qu’il traduit lui-même du français et mise en scène par M. Touta. Dans la lancée, il s’essaie à la création par l’écriture d’une pièce &quot;Tid n tlawin&quot;, (Ruses de femmes). Nous le trouverons poétisant à voix haute dans &quot;Écrivain Public&quot; avec N.Moualek et Y.Dirami.  Aujourd’hui, il continue l’expérience avec la troupe  &quot;La Compagnie Dassyne&quot;       <br />
              <br />
       Rran aεdil d aberkan       <br />
       Ɣef tefsut mm ijeǧǧigen       <br />
       Ẓẓan deg ul asennan       <br />
       Nɣan-ten d imejṭuḥen       <br />
       Imeṭṭi yuzzel am aman        <br />
       N lxalat yettmeǧiden       <br />
              <br />
       Mi nruḥ ad nemmager tafsut        <br />
       Yal yiwen yewwi ajeǧǧig        <br />
       I aɣ-d-immugren d lmut        <br />
       Rrṣas deg-neɣ yettcerrig       <br />
              <br />
       Atah ufus-iw d ilem        <br />
       D idmaren-iw i awen-fkiɣ        <br />
       Aldun deg-i igezzem        <br />
       Mi ɣliɣ d akal i yeččiɣ        <br />
       I tmurt qqleɣ d asirem        <br />
       Am teslent deg-s ad d-mɣiɣ       <br />
              <br />
       Mi nruḥ ad nemmager tafsut        <br />
       Yal yiwen yewwi ajeǧǧig       <br />
       I aɣ-d-immugren d lmut       <br />
       Rrṣas deg-neɣ yettcerrig       <br />
              <br />
       Ssemman-as madden tafsut        <br />
       Ɣur-neɣ teḍla tibuxxin        <br />
       Qqaren-aɣ telha tatut        <br />
       Asuref yella di ddin        <br />
       Nekkni i jerben lmut        <br />
       Ɣer tmeqbar i aɣ-ttawin       <br />
              <br />
       Mi nruḥ ad nemmager tafsut        <br />
       Yal yiwen yewwi ajeǧǧig        <br />
       I aɣ-d-immugren d lmut        <br />
       Rrṣas deg-neɣ yettcerrig       <br />
              <br />
       Yezza tagersa deg ul        <br />
       Igzem-aɣ am tqeṭṭiḍin        <br />
       Anza-nneɣ deg-s yeggul        <br />
       Ad tent-yečč d tisemmamin        <br />
       Kečč yettbabban aɣyul        <br />
       Ad ak-nerr ansi ik-id-wwin       <br />
              <br />
       Mi nruḥ ad nemmager tafsut        <br />
       Yal yiwen yewwi ajeǧǧig       <br />
       I aɣ-d-immugren d lmut        <br />
       Rrṣas deg-nneɣ yettcerrig       <br />
              <br />
       Tamurt-iw terfed tadist        <br />
       Nezga nettεassa fell-as        <br />
       Atan tebda tettinit        <br />
       Ilul-d wayen nettalas        <br />
       Ad awen-nesseww qeḍran        <br />
       d lḥentit Kunwi ileqqmen tikerkas       <br />
              <br />
       Mi nruḥ ad nemmager tafsut        <br />
       Yal yiwen yewwi ajeǧǧig       <br />
        I aɣ-d-immugren d lmut        <br />
       Rrṣas deg-nneɣ yettcerrig       <br />
              <br />
       Qqaren-aɣ medden acuɣer        <br />
       Ass-a tugim ad ttettum        <br />
       Nekkni yeṛwan ademmer        <br />
       D idammen-nneɣ i yettsummun        <br />
       Nutni i d-yeglan s lεeskker        <br />
       Ssaramen ad aɣ-kfun       <br />
              <br />
       Mi d nruḥ ad nemmager tafsut        <br />
       Yal yiwen yewwi ajeǧǧig       <br />
        I aɣ-d-immugren d lmut        <br />
       Rrṣas deg-nneɣ yettcerrig       <br />
              <br />
       Mmelt-iyi amek ad asen-nini       <br />
        I yimejṭaḥ i d-ittlalen        <br />
       Ma yella nettu ass-nni        <br />
       Ideg i d-bran i yiḍan        <br />
       Tram ad aγ-tqucem d tirni        <br />
       Am umγar am luffan       <br />
              <br />
       Mi nruḥ ad nemmager tafsut        <br />
       Yal yiwen yewwi ajeǧǧig       <br />
       I aɣ-d-immugren d lmut        <br />
       Rrṣas deg-nneɣ yettcerrig       <br />
              <br />
       Ass-a fkiγ-ak-t d asefru        <br />
       Azekka ad ak-yuγal d ajjenwi        <br />
       Deg wul-ik ara yentu        <br />
       D tameddurt-ik ara yawi        <br />
       Tallest-ik ad as-nebru        <br />
       Aɣebbar-ik at nezwi        <br />
              <br />
       Vous avez drapé de noir /  Le printemps aux mille couleurs / Vous avez semé le désespoir / Tant d’enfants que vous avez assassinés /  Nos larmes sont votre victoire /  Les cris de nos mères accroissent vos satisfactions.  Nous voulions accueillir le printemps / Une fleur dans chaque main / Mais la mort était au tournant /  Tant de balles nous déchirent / Je suis venu les mains nues /  La poitrine offerte / Vous avez tiré sans retenue /  Vous avez causé ma perte / Tombé, je prépare ma mue / Je pousse tel un peuplier, la feuille verte.       <br />
              <br />
       …/… Maintenant que ma terre est fécondée / Nous serons ses gardiens et ses remparts / Elle est sur le point d'accoucher /  D'une révolte qui fera votre cauchemar / À l’amertume, à la douleur,  vous gouterez  /  Vous les médiocres, vous les ignares       <br />
              <br />
       …/… Ce poème n'est point un cri d'amour / Demain, il sera mon arme / Tu connaîtras la mort à ton tour  / Tu goûteras le sel des larmes / À ton obscurité succédera le jour /  Sur nos terres régnera le calme       <br />
              <br />
       Nietzsche disait : « Les poètes, étant donné qu’eux aussi veulent alléger la vie à l’homme, détournent leur regard du présent pénible ou aident le présent à prendre, par une lueur qu’ils font briller du passé, des couleurs nouvelles. Pour y réussir, il leur faut être eux-mêmes à beaucoup d’égards des êtres tournés en arrière : en sorte qu’ils peuvent servir de pont, pour mener à des époques et à des idées très lointaines, à des religions et à des civilisations mourantes ou mortes. » Vers le printemps noir, Rezki Rabia se fixe le devoir de se retourner pour mieux travailler sa mémoire et tendre vers la clarté  tout en restant solidaire avec la réalité. Une poésie concrète et radicale qu’il a de ses brisures, il heurte le silence avec ses plaintes et ses éloges soutenus de la langue de la valeur et du sentiment.  Sa brise est assidûment  en alerte quand les désespérés déclarent les lendemains fichus, sa glèbe obéissante aux libertés se défriche à chaque fois loin du repos et les richesses à profil bas. Fol amoureux des mots, ses élans séducteurs font éclater l’endurance des bourreaux. Sa nature porte en elle la confiance nostalgique  qui arme les sourires et les décompose en écriture. &quot;Tafenda n wakal&quot;,  des mots, des instants où la trajectoire de sa trame  nous traverse de quelques doux émerveillements.       <br />
              <br />
       <b>Djaffar Benmesbah. </b>       <br />
              <br />
       SIWEL 072341 MAI 15       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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