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 <title>SIWEL | Agence kabyle d'information</title>
 <subtitle><![CDATA[Siwel : Agence kabyle d'information]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-17T04:32:42+01:00</updated>
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   <title>Contribution / Printemps amazigh : " La première marche à Alger était organisée le 26 mars 1980 "</title>
   <updated>2013-04-07T13:33:00+02:00</updated>
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   <category term="Afrique du nord" />
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   <published>2013-04-07T12:13:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
MONTRÉAL (SIWEL) — Dans une contribution-témoignage à Siwel, M. Mohand Sebti, apporte des éclairages sur les événements d'Avril 80, et précise que la première marche organisée à Alger date du 26 mars 1980.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5393590-8046523.jpg?v=1365334198" alt="Contribution / Printemps amazigh : " La première marche à Alger était organisée le 26 mars 1980 "" title="Contribution / Printemps amazigh : " La première marche à Alger était organisée le 26 mars 1980 "" />
     </div>
     <div>
      La toute première manifestation (marche) à Alger, de l’Algérie indépendante, avait eu lieu le mercredi 26 mars 1980 à 10h à Alger, et non pas le 7 avril 1980, comme on le cite dans l'ordre chronologique des faits qui ont marqué le printemps berbère de 1980. Lors du mouvement de Tafsut Imazighen de 1980, après l'interdiction de la conférence que devait donner Da L Mulud At Maamar à l'université de Tizi Ouzou, les étudiants de Boumerdes (INIL et INH en majorité des Kabyles dans ces instituts) avaient organisé cette marche. Tout s'est passé dans un secret absolu. Il y avait une vingtaine de personnes qui avaient planifié cet événement. J'étais revenu de chez-moi un vendredi soir (fin de semaine jeudi-vendredi, vous voyez ce n'est pas du tout catholique) à l’Institut (Boumerdes). Un ami a demandé à me parler en privé. Il m'a dit qu'on préparait une marche pour le 26 mars et que je devais aider à cela. Sans réfléchir, j'ai accepté. J'ai pris l'initiative de rentrer en contact avec les étudiants que je connaissais dans d’autres écoles. Je suis allé au Centre d’Études et de recherche en Informatique (ex CERI) d’Oued Smar et à l’école d’ingénieurs des travaux publics (Dar El Beida, Alger) où étudiait mon frère.       <br />
              <br />
       Le jour J, c'est-à-dire le mercredi 26 mars 1980, dès 6 h du matin, Boumerdes commençait à se vider. Même les étudiants qui avaient peur avaient fait le déplacement à Alger par devoir ou par peur de représailles. Par train, par autobus ou par auto-stop, les gens ont pu gagner Alger sans que les autorités (Gendarmes, police,  militaires, etc.) ne s'en aperçoivent.       <br />
       À Alger, tout le monde faisait mine de vaquer à ses occupations. À 10h, l’heure fixée pour entamer la marche, nous étions une poignée de personnes (une vingtaine environ!) au centre de la place des Martyrs, autour de Salah Ahcène. Nous avions peur. Que faire? Puis, d'un seul coup, un cri retentissant «Imazighen, Imazighen» jaillit de la foule et c'était parti. Les gens (les étudiants de Boumerdes en majorité), les manifestants quoi! sortaient de partout : des cafés, des abribus, des magasins, de sous les arcades, etc. Nous avions sorti des banderoles, nous avions brisé la peur. La marche s'est ébranlée sur le boulevard Che-Guevara, direction la Fac Centrale, pour aider les étudiants, bloqués à l'intérieur par les CRS, à sortir. L'itinéraire s'est improvisé de lui-même, et c’était vraiment quelque chose d'extraordinaire!       <br />
              <br />
       Personne de la Houkouma (pouvoir) ne s'attendait à cet événement. Au moment où on surveillait Tizi Ouzou, le volcan avait éclaté à Alger. D’ailleurs, les gens du FLN étaient perchés sur les balcons du siège du parti qui se trouvait sur Che-Guevara pour voir le tsunami qui venait de déferler sur Alger. Des employés de banque, des fonctionnaires, des passants, des commerçants n'en croyaient tout simplement pas leurs yeux. Durant notre marche, d'autres personnes se sont jointes à nous (certainement des Kabyles!).       <br />
        Arrivés à la place Port-Said (Ledjnina) près du TNA, nous avions pris la montée rue d’Isly. Ensuite, nous avons pris la rue Michelet, là où il y a la statue du traître l’Émir Abdelkader sur son cheval. C'est à ce niveau-là (statue) que la police anti-émeute nous attendait. C'est dire à quel point la marche a été organisée dans un secret absolu. Cela a pris beaucoup de temps avant que la police ne réalise ce qui se passait et se mobilise pour venir nous barrer le chemin. Nous avions marché 3 à 4 km!       <br />
               <br />
       Quand nous sommes arrivés au niveau du «mur» dressé par les policiers avec leurs boucliers et leurs matraques, nous avons continué à crier des slogans hostiles au pouvoir. La police avait commencé à matraquer sans pitié sur toutes les parties du corps : tête, dos, jambes, bras. Les gens fuyaient dans toutes les directions. On avait pris un grand risque, mais on avait osé défier le pouvoir central. C'était la première grande manifestation anti-pouvoir depuis 1962, à ma connaissance, en plein centre d’Alger. Le lendemain, évidemment, des actions d'intimidations avaient commencé. On a pris les noms de tous ceux qui étaient absents aux cours du 26 mars. On avait cherché à identifier les meneurs, toute absence aux cours était suspecte par la suite.       <br />
              <br />
       Une tentative de deuxième marche a eu lieu effectivement à Alger le 7 avril 1980. Des étudiants de Tizi ouzou, de Boumerdes et d'Alger ont participé ou tenté de participer à cette marche, mais cette fois-ci, le pouvoir mafieux était au courant. On a empêché les gens de Tizi Ouzou et de Boumerdes de se rendre à Alger.        <br />
       À Boumerdes, les gendarmes armés (jusqu'aux dents) de mitraillettes surveillaient la gare routière et la gare ferroviaire dès l'aube. Nous ne pouvions donc pas nous rendre à Alger. Seuls ceux qui s'étaient déplacés la veille ont pu participer à cette marche.       <br />
              <br />
       Je ne relate pas cet événement comme héros, mais plutôt comme témoin afin de rendre à César ce qui  lui appartient. Dans la chronologie des événements, c'est le 7 avril qui est mentionné comme date de la première marche à Alger, alors que la vraie première marche a eu lieu le mercredi 26 mars. C'est simple, j'ai écrit cette date dans mon journal (souvenirs) et on peut vérifier que c'était bien un mercredi. Le véritable architecte de cet événement, et que je salue dans ce témoignage, s'appelle Salah Ahcène, qu'on appelle communément Salah de l'INH, car il était étudiant dans cet Institut.       <br />
              <br />
       Je ne peux malheureusement pas nommer tout le monde ici, mais à titre d’exemple et pour la vérification de l’authenticité de cet événement, il y avait parmi les animateurs de Boumerdes, Derriche Amar (poète), Ahmed (un cousin de Ferhat Imazighen Imula), Lembrouk Ahmed (barbu), Ouidja Boussad, Farida (l’étudiante qui portait souvent un burnous), Mouloud (barbu, originaire d’Azazga), Khelili Rachid, Akli (homme de forte corpulence portant une barbe), Arezki (surnommé El belbala), un algérois qui luttait de tout cœur pour tamazight, etc.  Je cite ces noms pour que ceux qui étaient là durant ces événements puissent en témoigner. Je présente mes salutations et ma sympathie à tous les étudiants et à toutes les étudiantes qui ont participé au printemps berbère 1980.       <br />
              <br />
       Je prie les gens qui ont étudié à Boumerdes à cette époque et qui se souviennent de cet événement d'apporter une confirmation ou une infirmation à ce sujet. Je demande aussi au MCB et aux gens qui ont à cœur de laisser des traces véridiques du mouvement du printemps berbère de 1980, de rétablir la vérité en incluant cette date  dans l’ordre chronologie des événements, car elle n’est mentionnée nulle part. N’oublions pas cette date importante pour l’Histoire. Merci!       <br />
       <b>       <br />
       Amazighement,       <br />
       Muhend Sebti,  Montréal</b>       <br />
       SIWEL 07 1213 AVR13
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Décès de Chadli Benjedid : un autre raciste anti-kabyle s'en va ! (ministre)</title>
   <updated>2012-10-10T13:29:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/Deces-de-Chadli-Benjedid-un-autre-raciste-anti-kabyle-s-en-va--ministre_a4093.html</id>
   <category term="Afrique du nord" />
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   <published>2012-10-10T13:40:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
PARIS (SIWEL) — Dans une contribution parvenue à Siwel, Ahviv Mekdam, Ministre de la sécurité et des institutions au sein de l'Anavad, revient sur la mort du président algérien, Chadli Bendjedid. Il dresse un tableau du règne de ce colonel de l'Armée algérienne. Pour le ministre kabyle, c'est sous le régime de Chadli qu'une guerre contre la Kabylie est engagée. Cette guerre qui ne connaîtra pas de répit au jour d'aujourd'hui. Voici la contribution.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/4800582-7177261.jpg?v=1349872011" alt="Décès de Chadli Benjedid : un autre raciste anti-kabyle s'en va ! (ministre)" title="Décès de Chadli Benjedid : un autre raciste anti-kabyle s'en va ! (ministre)" />
     </div>
     <div>
      Après Larbi Belkhir et Ben Bella, l'ancien président algérien, Chadli Benjedid, est happé par la mort. Les 12 ans de la présidence de cet énième bourreau algérien ont marqué la mémoire kabyle par un antikabylisme farouche qui s'est traduit par trois grandes répressions et de multiples assassinats politiques. En la matière, Chadli n'a fait que reproduire la position de son prédécesseur Boumediene, position partagée par ailleurs par tous les chefs d'État algériens depuis l'indépendance du pays.       <br />
              <br />
       C'est sous Chadli que les franchises universitaires ont été violées dans la nuit du 20 avril 1980, lorsque les forces de police algérienne ont pénétré dans les chambres des étudiants kabyles, à Assif Nat Aissi et Ihesnawen, pour les arrêter, les torturer et les jeter dans le bagne de Berouaghia. C'est sous Chadli que la première victime des islamistes a eu lieu. Kamel Amzal a été sauvagement assassiné un soir de 3 novembre 1982, à la cité universitaire de Ben Aknoun. Le criminel islamiste n’écopa que de 6 ans de prison et fut gracié par Chadli au bout de 3 ans.       <br />
              <br />
       C'est sous Chadli que les militants kabyles, qui ont échappé à la rafle du Printemps berbère, ont été déférés devant le tribunal de sureté de l'État en 1985, cette fois-ci non pas pour une revendication identitaire mais parce qu'ils ont osé créer, pour la première fois en Algérie, une Ligue des Droits de l'Homme, notion étrangère au colonel Chadli et au système politique bassiste qu'il présidait. Au-delà des militants avant-gardistes, des artistes ont fait partie du lot des arrestations. Le chanteur kabyle Ait Menguellet, lui  aussi, est passé par la case prison pour avoir soutenu ses amis militants.       <br />
              <br />
       C'est sous Chadli que l'opposant kabyle Ali Mécili a été liquidé à Paris en 1987. L'assassin a été identifié et arrêté par la police française et Chadli a envoyé un avion spécial pour son rapatriement. La raison d'État a eu le dessus sur la justice et les autorités françaises ont couvert cet ignoble assassinat commis sur leur territoire.  Le comble est atteint en 1988 quand un gendarme algérien vida son chargeur sur Matoub Lounès à l'entrée de la ville de Michelet. Le rebelle a échappé de justesse à la mort programmée par les ennemis de la Kabylie. Il n'aura pas cette chance 10 ans plus tard et le barde sera flingué à quelques encablures de son domicile à At Dwala, un certain 25 juin 1998.       <br />
              <br />
       En matière économique, la période Chadli s'illustra par un boycott total de l'investissement étatique en Kabylie et l'arabisation accélérée a frappé de plein fouet les écoliers kabyles.       <br />
       Voici quelques faits du palmarès de l'ancien président algérien contre la Kabylie. La légalisation du parti islamiste FIS n'a été accordée par le pantin des militaires algériens que pour contrecarrer une opposition démocratique incarnée exclusivement par la Kabylie pour la fragiliser et isoler le peuple kabyle. C’est depuis cette époque que la situation en Kabyle ne cesse de se dégrader. La légalisation du FIS a débouché sur une guerre civile ayant coûté la vie, de l’avis même des officiels algériens, à plus de 200 000 algériens, parmi eux des centaines d'intellectuels, artistes et militants kabyles.       <br />
              <br />
       Il est regrettable que ce triste personnage meure, à l'instar de ses parrains, sans que justice ne soit rendue. Seul un État kabyle souverain rendra justice aux enfants de la Kabylie, l'histoire avance en sa faveur.       <br />
              <br />
       <b>Ahviv Mekdam.       <br />
       Ministre de la sécurité et des institutions au sein de l'Anavad.</b>       <br />
              <br />
       SIWEL 101340 OCT12       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>URGENT : l'ancien président algérien, Chadli Bendjedid est décédè, aujourd'hui, à l'âge de 83 ans</title>
   <updated>2012-10-08T15:21:00+02:00</updated>
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   <published>2012-10-06T16:06:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
ALGER (SIWEL) — L'ancien président algérien Chadli Bendjedid est décédé, aujourd'hui 06 octobre à 16h , à l'hôpital militaire Aïn Naâdja, à Alger, à l'âge de 83 ans.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/4788874-7159247.jpg?v=1349536176" alt="URGENT : l'ancien président algérien, Chadli Bendjedid est décédè, aujourd'hui, à l'âge de 83 ans" title="URGENT : l'ancien président algérien, Chadli Bendjedid est décédè, aujourd'hui, à l'âge de 83 ans" />
     </div>
     <div>
      Chadli Bendjedid n'est plus. Admis en urgence à l'hôpital militaire d'Alger, l'ancien président algérien a rendu l'âme ce matin. Il souffrait d’une pathologie rénale. Outre une pathologie d’insuffisance rénale chronique, l’ancien chef de l’Etat serait souffrant également d’un cancer de la prostate avancé. Des maladies graves qui l’avaient déjà amené à plusieurs reprises à faire des déplacements en urgence vers des hôpitaux en France et en Suisse, à la recherche des soins appropriés dont les deux derniers ont été effectués en janvier et mai 2012.        <br />
              <br />
       Chadli Bendjedid est né le 1er juillet 1929 à Sebaâ, dans la commune de Bouteldja, dans la région d'El-Taref.  Militaire de carrière, membre du conseil de la Révolution de juin à juillet 1965, son accession à la magistrature suprême est décidée par un conclave militaire ainsi il fut le troisième président de la République algérienne , du 7 février 1979 jusqu'à sa démission le 11 janvier 1992. Il fut aussi ministre de la Défense du 8 mars 1979 au 25 juillet 1990.  De plus, il a été président du Front de libération nationale durant son mandat à la présidence de la République.       <br />
              <br />
       Pour rappel, M. Bendjedid vient de publier ses Mémoires aux éditions Casbah, où ses témoignages devraient être publiés le 1er novembre prochain, coïncidant avec le 58e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale.        <br />
              <br />
       Chadli Bendjedid est responsable de la répression des manifestants d'avril 80. Il est à l'origine de l'emprisonnement de plusieurs militants kabyles. sous son règne, l'Algérie a connu les pires années de pénuries alimentaires. Il est aussi à l'origine de l'autorisation des partis islamistes intégristes comme le FIS et la répression d'octobre 1988. Ironie du sort, Chadli est mort un mois d'octobre.        <br />
              <br />
       aai       <br />
       SIWEL 061609 OCT 12
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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