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 <title>SIWEL | Agence kabyle d'information</title>
 <subtitle><![CDATA[Siwel : Agence kabyle d'information]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-13T11:30:06+02:00</updated>
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   <title>CONTRIBUTION/ La libération de la Kabylie du joug arabo-islamique est inéluctable ( suite et fin)</title>
   <updated>2013-10-20T17:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/CONTRIBUTION-La-liberation-de-la-Kabylie-du-joug-arabo-islamique-est-ineluctable-suite-et-fin_a5562.html</id>
   <category term="Politique" />
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   <published>2013-10-20T15:45:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
MARSEILLE (SIWEL) — Dans cette seconde partie de la contribution de M. Kader Dahdah à Siwel sur la Kabylie, il évoque les mouvements politiques qu'a connus la région. Il fait état aussi des activités diplomatiques du Gouvernement provisoire kabyle en exil, le GPK, ANAVAdn dont il est l'un des conseiller du président M. Ferhat Mehenni.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5971797-8903045.jpg?v=1382281523" alt="CONTRIBUTION/ La libération de la Kabylie du joug arabo-islamique est inéluctable ( suite et fin)" title="CONTRIBUTION/ La libération de la Kabylie du joug arabo-islamique est inéluctable ( suite et fin)" />
     </div>
     <div>
      Par : Kader Dahdah        <br />
       Deuxième partie et fin        <br />
       .       <br />
        Nous somme aujourd’hui à la croisée des chemins où nous devons choisir entre deux situations:       <br />
       Soit  de  vivre dans un chez soi, même petit et modeste mais dans lequel nous existerons en tant que kabyles, dans la  dignité, la liberté et la démocratie, en ayant comme langue première notre propre langue le kabyle.       <br />
              <br />
       Ou bien vivre dans un grand ensemble en ruine menacé d’auto destructions récurrentes, en tant que sous Algériens, soumis  par la force  à l’idéologie wahhabite, obligé  à la langue  quoreichite et interdits de la notre,  mais surtout avec la certitude que nos enfants seront soit des candidats à l’exile  vers l’occident ou bien ils seront utilisés comme des mercenaires islamistes au service des grandes puissances.       <br />
        L’histoire se répète, nous somme pratiquement devant la même crise de 1949 où des nationalistes kabyles partisans de l’Algérie Algérienne ont été rejetés voir même exécutés par des Kabyles partisans  de l’Algérie Arabe.       <br />
              <br />
        Aujourd’hui des kabyles algérianistes  partisans d’une Kabylie Algérienne s’opposent à leurs frères défenseurs du projet d’une Kabylie Kabyle. Sous le prétexte de tenir à leur Algérie qu’il pensent être la leur, ces Kabyles algérianistes ne se rendent même pas compte  que déjà la Kabylie ne nous appartient plus du fait qu’elle est gérée et administré par un pouvoir arabe  raciste qui recrute des  kabyles de services pour qu’ils tiennent  le même rôle que  les bachaghas de l’époque coloniale  Française.       <br />
              <br />
       Si nous étions libre et maitre de nous même en Kabylie personne ne nous interdirait  d’enseigner notre langue à nos enfants comme on le voudrait, personne ne nous interdirai de donner des prénoms Amazighs à nos enfants, personne ne nous interdirait la transcription de  notre langue avec ses propres caractères, personne ne nous imposerait une autre langue dans les tribunaux les mairies les daïras, les commissariats. Si nous étions maitres de nous même en Kabylie nos noms seraient écrits avec notre langue sur nos passeports et cartes d’identités.       <br />
       Nos parents ont refusés d’êtres des indigènes de l’Algérie Française nous avons le  devoir sinon l’obligation de  relever le défi comme eux pour refuser l’indigénat que nous impose aujourd’hui une Algérie Arabe.       <br />
              <br />
       Pour rester kabyles et mettre fin à la dépersonnalisation par l’idéologie wahhabite en cours, nous sommes appelés à  faire valoir notre droit l’autodétermination,  afin que le sacrifice de Matoub, de Mammeri de Djaout et des 128 jeunes ne soient pas vains.        <br />
       Le rejet par le pouvoir Arabe Algérien des solutions alternatives comme le fédéralisme prôné par le FFS (Front des forces socialistes) ou la régionalisation préconisée par le RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie) ou encore l’autonomie régionale défendue par le MAK (Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie devenu Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie) montre bien que ce pouvoir n’est pas prés de reconnaitre nos droits  élémentaires et fondamentaux et que  seule l’indépendance pourra nous prémunir de la dépersonnalisation mais aussi des  exactions récurrentes de l’état Algérien. Cette indépendance de la Kabylie permettra non seulement de rétablir plus tard des relations de confiance et de fraternité basées sur l’intérêt mutuel avec les autres régions d’Algérie mais aussi de servir de model pour qu’elles accèdent elles aussi  à la liberté et la dignité.       <br />
              <br />
       Le grand artiste IDIR qui a soutenu récemment le combat de la Kabylie en reconnaissant notre condition de sous Algériens a redonné un immense courage à la jeunesse Kabyles gagnée par le désespoir.        <br />
       L’événement du  déjeuner républicain contre l’inquisition qui a eu lieu le 3 aout 2013 dans deux villes Kabyles Tizi Wezzou et Aokas   a fait le tour du monde et a donc fait connaitre la Kabylie sur la scène internationale.        <br />
               <br />
       L’octroi du prix international  de la paix (le Gusi pece internationale fondation) au  Président de l’ANAVAD Monsieur Ferhat MEHENNI  pour ses efforts inlassables à la recherche d’une solution pacifique  malgré l’assassinat de son fils et les 12 incarcérations qu’il a subit de la part du pouvoir arabe Algérien, démontre bien qu’il est un grand homme de paix comme Nelson MANDELA.       <br />
       L’admission de la Kabylie parmi les Etats Africains Emergents luttant pacifiquement pour leur autodétermination est un atout pour la suite du combat pour la liberté.        <br />
              <br />
       En occident en général et en France en particulier beaucoup d’Arabes Algériens se font passer pour des citoyens Kabyles quand ils postulent pour un travail ou pour un logement.        <br />
       Tous ces éléments démontrent bien que  le peuple Kabyle gagne de l’estime et de la reconnaissance auprès des autres peuples du monde entier et que la Kabylie  avec ses valeurs de tolérance et son projet de société universaliste jouit d’une grande visibilité et d’une meilleure respectabilité sur la scène internationale.       <br />
              <br />
       K.D, conseiller du président de l’ANAVAD.       <br />
       SIWEL 20 1545 OCT 13        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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   <title>CONTRIBUTION: Halte à la dictature/ Par Zira Nat Habou</title>
   <updated>2013-07-29T14:24:00+02:00</updated>
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   <category term="Politique" />
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   <published>2013-07-29T12:08:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
KABYLIE (SIWEL) — On peut ne pas apprécier la chasse aux sorcières, on n'en admet pas moins que ceux qui sont la cause du chaos algérien, ou leurs proches, se permettent de porter des jugements sur nous et sur nos initiatives en vue de sauvegarder notre identité et l'avenir de nos enfants dans un pays libre ! Taisez-vous donc, ô fossoyeurs du pays : Le MAK est l'unique issue qui peut sauver le peuple kabyle, car il est la synthèse de nos vœux. Monsieur Ferhat Mehenni est le seul président que nous reconnaissons, les autres étant nos ennemis attitrés.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5731394-8544757.jpg?v=1375100210" alt="CONTRIBUTION: Halte à la dictature/ Par Zira Nat Habou" title="CONTRIBUTION: Halte à la dictature/ Par Zira Nat Habou" />
     </div>
     <div>
      <b>Par: Zira Nat Habou</b>       <br />
              <br />
              <br />
       Chacun d'eux nous a montré la nocivité qu'il pouvait déployer à notre égard, donc contre l'identité nationale puisque nous sommes les garants de l'identité berbère qui est authentique, légitime et nationale.        <br />
       Face à notre légitimité, ils s'évertuent à opposer quelque chose, sinon de cohérent, du moins de très persuasif par sa violence, de l'arabo-baathisme  à l'islamisme. Quand on pense que le filon de l'impérialisme arabe est à court de ressource, voilà qu'on nous sort le clou dans la panoplie d'artifices! En ce moment, l'Algérie, méditerranéenne, est en passe de devenir moyen-orientale. On se plaignait du fait que la tenue islamique fût imposée comme chose normale, car étant la référence de l'islam -ce moyen de tétaniser son monde-; et maintenant, dans le cadre de la &quot;moyen-orientalisation&quot;, les femmes fument le narguilé...en tenue islamique! Cette tenue qui n'appartient ni à nos mères, ni à nos grands-mères, et encore moins à nos aïeules.       <br />
              <br />
       Chez nous, la femme n'est pas voilée, mais elle ne fume pas le narguilé; d'ailleurs, les hommes non plus.       <br />
       Les commerçants moyen-orientaux installés à Alger, et qui proposent cette pratique ne doivent pas être mis en cause. Le responsable, c'est le système politique qui a arabisé le mental national pour des générations. Vu la promptitude des générations actuelles à singer le modèle moyen-oriental, c'est à se demander si, dans le pays, il y a des nationalistes qui veillent à l'intégrité de l'identité nationale!       <br />
              <br />
       Quand on parle des Arabes et des Berbères sur le sol d'Afrique du Nord, il n'est pas question de références génétiques, l'identité de chacun étant mesurée à l'aune de ses convictions. Le fait est que, l'heure n'étant plus à la glorification du colonialisme, il est révoltant de constater que, sous couvert de nationalisme arabe (donc étranger), les épigones des responsables de la destruction de l'Algérie -au nom de l'idéologie arabo-islamique-, viennent proférer des menaces contre ceux qui résistent aux diktats qu'ils ont décrétés éternels! Et cela au moment où l'identité berbère allait triompher du totalitarisme le plus dur qui soit -l'arabo-islamique-. Ces résistants sont kabyles -il ne peut en être autrement, les Kabyles étant les seuls à avoir réchappé à l'immersion totale, jusqu'à plus conscience, dans l'arabo-islamisme-. Toutes les résistances à cet impérialisme ont été et sont kabyles! C'est la raison pour laquelle la Kabylie reste la cible privilégiée de tous ceux qui se prévalent de l'arabo-islamisme. Les sophismes répandus par les idéologues arabo-musulmans sont tenaces et secondés, aujourd'hui, par les paralogismes citoyens. En effet, jamais les autres populations d'Algérie n'ont été solidaires de la Kabylie. Nous qui avons les idées bien claires à ce sujet, nous ne le redirons jamais assez. Non seulement, rares étaient les non Kabyles qui furent révoltés par les répressions post-indépendance contre la Kabylie -le temps n'était pas encore aux Mohamed Bentchicou et aux Boualem Sansal-, mais encore la majorité se liguait pour faire le procès des Kabyles et de la Kabylie.       <br />
              <br />
       L'on ne peut oublier l'incommensurable flot de haine déversé, après la répression exercée, par exemple lors du Printemps 80, sur la jeunesse kabyle. Que n'avons-nous pas entendu et lu! Il ne s'agissait pas encore des détestables Ennahar et Echourouk, c'était un grimoire francophone, organe officiel de l'Etat dictatorial algérien; ce pays  qui s'est fait lige de la nation arabo-musulmane, trahissant de ce fait, l'identité authentique, que ni le temps, ni la violence des hommes n'ont pu enterrer, a usé sans vergogne, des pratiques qu'il ne cesse de reprocher à la France : usage de la torture, répression armée, brimades; et, brochant sur le tout, il utilise la peur comme arme infaillible dans les dictatures. Il n'est pas question du sentiment de peur qui ressortit au domaine psychique (peur de mal faire, peur d'échouer, etc.). Il est question de la peur quand celle-ci est la prémisse d'une situation dégradante -comme peut l'être l'esclavage- où des personnes se trouvent dans l'obligation d'obtempérer aux décisions d'une catégorie d'individus qui les tient sous sa botte par le truchement du chantage -celui de l'emploi et bien d'autres- et par la violence!       <br />
              <br />
       Ces ignobles individus dont il est question aujourd'hui, citent l'exemple des Berbères marocains qui ont essayé de tenir tête au pouvoir, et qui ont été réprimés! Ils reconnaissent, ainsi, qu'ils sont affiliés à une nébuleuse qui agit, quand besoin est, dans les pays où les autochtones ont tendance à se révolter contre le colonialisme arabo-islamique. Qui peut oser prétendre qu'il puisse s'agir de nationalisme quand une seule et même force règne sur des pays qui se croyaient souverains? Ce qui est édifiant c'est que la norme arabo-islamique reste la référence dans l'espace et dans le temps. Les auteurs des diatribes enflammées qui visaient les Kabyles libres de 1980 se réclamaient aussi de l'Arabie. Ils se sont même comparés aux Américains à qui les Indiens ne pouvaient pas demander ce que nous, Kabyles, nous exigions de ces (pauvres) Arabes, qui devenaient quelquefois -selon le contexte- des &quot;Berbères arabisés par l'islam&quot;!!       <br />
       Même si les Indiens ne méritaient pas d'être envahis parce qu'ils n'étaient pas de dangereux corsaires attaquant navires et pays étrangers, force est de reconnaître que les Américains ont construit l'Amérique à la force des bras.        <br />
              <br />
       Que nous ont apporté les Arabes, hormis la civilisation de la dictature sous toutes ses formes?  C'est eux qui attaquent, mais ils intentent procès. C'est eux qui tuent, mais ils se font accusateurs. Que n'avons-nous pas supporté de leur part! Le dernier nabab est allé jusqu'à interdire que l'on fasse référence à la décennie 90 où tant de Kabyles ont été massacrés.       <br />
       Des individus et des idéologies qui prétendent oblitérer le passé, les souvenirs, la mémoire, comment peut-on les nommer, sinon des dictateurs?             <br />
              <br />
       ZNH       <br />
       SIWEL 29 1208 JUIL 13  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title> La mafia militaro-politico-financière vient démontrer, à Tizi-Ouzou, sa puissance militaire face au peuple kabyle</title>
   <updated>2013-07-05T15:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/La-mafia-militaro-politico-financiere-vient-demontrer-a-Tizi-Ouzou-sa-puissance-militaire-face-au-peuple-kabyle_a5180.html</id>
   <category term="Kabylie" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/imagette/5670904-8457441.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-07-05T13:00:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
KABYLIE (SIWEL) — "...pour mieux affirmer sa puissance militaire face aux aspirations de liberté du peuple kabyle, le régime algérien programme, en plus de l'humiliant festival arabo-africains, pour le 05 juillet, date symbolisant la confiscation de l’indépendance chèrement payée par la Kabylie, un défilé militaire dans la ville de Tizi Ouzou; autrement dit, et sans aucun doute possible, une démonstration de force à visée dissuasive, exactement comme l’avait fait, 50 années avant, l’armée des frontières sortie de ses casernes établies à l’étranger pour prendre les rennes d’un pays que d’autres ont libéré, avant d’aller finir ce que la France avait laissé de nos maquisards en 1963..."     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5670904-8457441.jpg?v=1373027391" alt=" La mafia militaro-politico-financière vient démontrer, à Tizi-Ouzou, sa puissance militaire face au peuple kabyle" title=" La mafia militaro-politico-financière vient démontrer, à Tizi-Ouzou, sa puissance militaire face au peuple kabyle" />
     </div>
     <div>
      <b>Contribution/ 51ème anniversaire de la confiscation de l'indépendance : Boycotter les festivités officielles est un devoir patriotique</b>       <br />
              <br />
       Par : Bouaziz Ait Chebib *       <br />
              <br />
       La 15ème commémoration de l'assassinat du chantre de l'Amazighité, Matoub Lounes, a été marquée par des tentatives infâmes de récupération de la part du pouvoir. Le MAK, comme à son accoutumée, n'a pas manqué d'honorer la mémoire de Matoub et d'exiger la vérité sur son ignoble assassinat pendant que les partis politiques se terrent dans le silence et brillent par leur absence. Le régime algérien qui occulte la vérité, refuse que toute la lumière soit faite sur son assassinat. Il a tenté de débaptiser la place qui lui a été dédiée à Tizi Ouzou, par le peuple kabyle, dans la foulée des tragiques événements du printemps noir.       <br />
                   <br />
       Grâce à la mobilisation populaire, suscitée notamment par les articles de Siwel et Tamurt qui avaient dévoilé ces conspirations anti-kabyles, le carrefour prévu au lieu de la place Matoub Lounes  porte au final le nom du rebelle. Le Bachagha Lhadi Ould Ali qui devait exécuter en catimini la basse besogne a été mis dans la gêne. Ce dernier est allé jusqu’à reprocher à l'entourage de la famille Matoub d'avoir alimenté en information le MAK.        <br />
              <br />
       Que le bachagha sache que partout où il ira mettre à exécution les noirs dessins du régime assassin d’Alger, le MAK dévoilera au grand jour les ignominies de ces actes contre le peuple kabyle, comme cela a été le cas pour la débaptisation de la place Matoub Lounes et l’enterrement de la sœur de Slimane Azem où il était venu, toute honte bue, informer la famille Azem que le lieu était réservé à une future « caserne de gendarmerie ».       <br />
                   <br />
       La Kabylie restera rebelle. Ce n'est pas un carrefour érigé au nom de Matoub Lounes qui fera perdre aux kabyles le sens du discernement, ni encore moins sa quête de liberté et de justice, justement portée par les textes du rebelle assassiné. Ils ont beau l’avoir assassiné, ils n’ont pas pu assassiner le message délivré. Si le pouvoir algérien avait été « blanc comme neige » et de bonne foie, il se serait fait le devoir de faire toute la lumière sur son assassinat au lieu de folkloriser sa mémoire et d’amnistier les hordes de terroristes redéployés aujourd’hui, en maîtres dans nos villes.       <br />
                   <br />
       C'est encore le Bachagha El Hadi Ould Ali qui a programmé une manifestation que l'on peut qualifier, sans se tromper, d'entreprise de dépersonnalisation rien qu'avec son intitulé :   Festival Culturel « Arabo-Africain » de la Danse Folklorique: Nous sommes donc arabes et africains mais nous ne sommes pas amazighs; et, ironie du sort, c'est pour fêter « l'indépendance» que nous avons arrachée au prix du sang de nos aînés que notre identité est bafouée, affublée de tous les noms à l'exception du sien. 14 milliards de centimes sont alloués à un festival de danse arabo-africaine, pendant que nos associations culturelles ne survivent que grâce à la volonté des enfants de la Kabylie.  Le pouvoir, à travers ses bachaghas et  leur industrie du banditisme, qu'ils mettent en branle à chaque échéance du régime  raciste d'Alger, n'a pas d'autres objectifs que d'humilier davantage la Kabylie qui, malgré tous les moyens mis en oeuvre  échappe à son giron.       <br />
              <br />
       Cette fois, la nébuleuse du régime algérien est concentrée sur les luttes de clans qui dessineront la succession de Bouteflika, d'où les marches-arrières sur les débaptisations et autres réquisitions de terres familiales pour la construction de gendarmeries. Le régime algérien a besoin de calme en Kabylie. Sellal, dans son rôle de président intérimaire, non assumé en tant que tel, effectuera une visite à Tizi Ouzou dans le cadre de la préparation de sa candidature avec comme programme l'inauguration de quelques bâtisses réalisée à la hâte et hors toute norme.          <br />
                   <br />
       En dehors de ses relais locaux, que le régime a déjà  mis en compétition pour évaluer le plus méritant selon son degré de servilité, la visite de Sellal passera inaperçue en Kabylie, exception faite des fanfaronnades des voyous de la ville des Genets  qui se donnent en spectacle afin d'assurer un acquiescement de façade à la venue d'un commis de l'Etat raciste d'Alger qui n'a jamais rien apporté d'autre à la Kabylie que la répression,  le crime, la misère et la désolation.       <br />
                   <br />
       Et pour mieux affirmer sa puissance militaire face aux aspirations de liberté du peuple kabyle, le régime algérien programme, en plus de l'humiliant festival arabo-africains, pour le 05 juillet, date symbolisant la confiscation de l’indépendance chèrement payée par la Kabylie, un défilé militaire dans la ville de Tizi Ouzou; autrement dit, et sans aucun doute possible, une démonstration de force à visée dissuasive, exactement comme l’avait fait, 50 années avant, l’armée des frontières sortie de ses casernes établies à l’étranger pour prendre les rennes d’un pays que d’autres ont libéré, avant d’aller finir ce que la France avait laissé de nos maquisards en 1963.         <br />
                   <br />
       Cette démonstration de force militaire à Tizi-Ouzou se fait au moment où la Kabylie subit de plein fouet la sur-militarisation de son territoire conjuguée à une politique coloniale des plus calamiteuses alliant marasme économique, insécurité multidimensionnelle, forcing identitaire et destruction environnementale. Le MAK a déjà condamné cette démonstration de force   le 14 juin dernier à Akbou : &quot; c'est en force d’occupation que le pouvoir a décidé de &quot;célébrer&quot; le 51 ème anniversaire de &quot;l'indépendance&quot; en Kabylie.  Cette démonstration de force n'est rien d'autre qu'un avertissement à l'endroit du peuple kabyle qui aspire à recouvrer sa souveraineté.        <br />
              <br />
       Si les despotes qui ont pris en otage l’Algérie en 1962 avaient été du combat de libération contre le colonialisme français, ils auraient su qu’aucune force militaire ne peut entraver la marche d'un peuple en quête de sa libération. Cette énième provocation ne fera que renforcer la détermination du peuple kabyle puisqu’il ne s’agit nullement d’un rapport de force militaire car si tel avait été cas, l’Algérie serait encore aujourd’hui un département Français.       <br />
                   <br />
       En ce 51ème anniversaire de la confiscation de l'indépendance, boycotter les festivités officielles est un devoir patriotique.        <br />
       <b>       <br />
       * B.A.C, président du MAK.</b>        <br />
       SIWEL 05 1300 JUIL 13 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  <entry>
   <title>Contribution : Tout ça pour ça/ Par Zira Nath Habou</title>
   <updated>2013-07-03T16:51:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/Contribution-Tout-ca-pour-ca-Par-Zira-Nath-Habou_a5177.html</id>
   <category term="Kabylie" />
   <published>2013-07-03T15:50:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
ALGER (SIWEL) — Les Algériens ont mis l'Algérie à feu et à sang, sous prétexte de recouvrer la liberté, que tout être normal est en droit de chérir... En vérité, ils étaient surtout éperonnés par les pays arabes, qui voyaient dans la révolution algérienne le catalyseur pour une renaissance arabe; et n'avaient cure, en effet, de l'indépendance des populations d'Algérie! Ce qui leur importait c'était la reconquête de tous les pays colonisés, jadis, par le biais de leur islamisation.     <div>
      Les dirigeants (algériens) qui ont confisqué l'indépendance -pour laquelle les Kabyles se sont battus- ont appliqué à la lettre les termes de leur collusion avec les pays arabes. A l'indépendance, l'acharnement avec lequel ils ont détruit l'héritage moral français est d'autant plus révoltant qu'à l'heure du bilan, on découvre qu'ils sont chez eux, partout en Occident.        <br />
       A l'heure actuelle, l'Algérie est en piteux état; ses richesses dépouillées ou dépensées sans discernement; par exemple, l'argent mis dans la construction de mosquées pharaoniques  (Chevalley, Bab-Ezzouar, entre autres...), aurait été plus bénéfique pour des lieux de soins, d'instruction ou de loisirs.       <br />
              <br />
       Il n'y a jamais eu autant de personnes qu'en ce jour, qui reprochent aux aînés d'avoir fait la guerre à la France. Pourtant les populations algériennes ont subi de plein fouet l'endoctrinement arabo-islamiste, prodigué avec force, via tous les canaux officiels (Enseignement, médias, propagande citoyenne...).       <br />
              <br />
       Je dis à ces dirigeants indignes : Vous avez sans doute réussi votre engagement envers les pays arabes, mais vous avez trahi les combattants kabyles, vous avez détruit le pays et, plus dommageable encore, son âme! Vous avez fabriqué un pays miné par les contradictions en voulant l'emprisonner dans une religion qui n'a pas été choisie par le plus grand nombre -sinon pourquoi autant d'acharnement à l'imposer?-; et, en tentant d'éradiquer l'identité authentique du pays, vous avez créé des extrémistes (FIS, GIA, AQMI, etc.) qui ont ensanglanté le pays et le monde. Vous n'êtes que manipulation, corruption, déni...       <br />
       La France nous a donné l'indépendance, mais vous, vous nous avez confisqué toutes les libertés.       <br />
       Nous avons l'indépendance, mais pas la Liberté!        <br />
              <br />
       Zira Nath-Habou          <br />
       SIWEL 03 1550 JUIL 13 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  </entry>
  <entry>
   <title>"L'amertume me pousse à bout"; par  Said Laksi</title>
   <updated>2013-06-19T14:55:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/L-amertume-me-pousse-a-bout--par-Said-Laksi_a5129.html</id>
   <category term="Afrique du nord" />
   <published>2013-06-19T13:53:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
AT-DWALA (SIWEL) — Un pays qui a occulté son histoire à travers le déni de ses enfants, une méthode criminelle des politiques usurpateurs, une patrie livrée à des mutants, les mêmes qui ont changé un destin qui aurai pu être meilleur pour tous les enfants d'Algérie.... ma souffrance est loin d'être une référence pour ces milliers de concitoyens pour qui la période coloniale est moins douloureuse que celle enduré entre 1963 jusqu'à aujourd'hui.     <div>
      Issu d'une famille révolutionnaire, d'un père commissaire politique avant même la révolution, ce dernier que j'ai vu se faire massacré par l'armée française devant mes yeux. Encore enfant j'étais obligé de quitter ma mère et mon village pour des raisons sécuritaires que j'ignorais à l'époque. Privé de l'affection familiale et otage d'un destin sur lequel je n'ai eu aucun contrôle alors que j'avais à peine 6 ans  mais le patriotisme chez nous et comme tous les enfants de cette région phare d'Algérie est innée.       <br />
               <br />
       Après l'indépendance confisquée  j'avais intégré le centre des enfants de chouhada où là encore une fois la souffrance était mise pour le kabyle que je suis;  des maltraitances et des violences endurées jusqu'à ce que je réussisse le brevet d'études.       <br />
        D'un père chahid et d'une mère mal en point  j'étais contraint de subvenir aux besoins de ma famille au point d'oublier ma propre personne.       <br />
               <br />
       L'amertume me pousse à bout  j'ai le temps de mourir et de revenir que  je n'ai pas où loger mes enfants alors que depuis 1977 je cours derrière les services sociaux mais la multitude de dossiers  ont eu pour seul réponse des sourires  hypocrites au moment où mes enfants sont jetés et sans abri.       <br />
        En 1986, pour des  raisons de santé  j'avais quitté mon travail car  les séquelles laissées par la période coloniale ont été fatale,  et invalide que j'étais devenu l'article 33 qui protège les enfants de chouhada n'était qu'une notion à la faveur des portes drapeaux des bourreaux au pouvoir....pourtant j’avais envoyé trois dossiers aux insistances concernées mais à ce jour aucune réponse!       <br />
              <br />
       Devenu premier patriote de ma région en 1995 et père d'un GLD, l'amour de la nation surgi et l'espoir aussi. Mais six ans après j'étais surnommé squatteur car longtemps privé de ce qui me revient de droit, un F3 pour mes quatre enfants, sans électricité, sans eau et 11 ans après  les institutions de la région me menacent d'expulsion (heureux les martyrs qui n'ont rien vu).... au moment même où les ennemis d'hier sont rémunérés, les terroristes indemnisés, les mêmes qui ont infligé les souffrances à notre grand peuple... les ennemis que nous avons combattus et qui sont devenus les heureux récompensés.  Aujourd'hui je vie  sous l'ombre d'une menace d'expulsion et une retraite d'invalidité dépourvue de richesse ainsi q'une paie militaire que je n'ai pas perçu depuis au moins 3 ans.       <br />
               <br />
       Ils osent nous parler du nationalisme, réconcilier nos enfants avec la patrie, eux qui ont vécu au quotidien, nos souffrances et nos désespoirs, comment aujourd'hui nos enfants n'embrasseront pas les extrêmes ? Comment voulez-vous que nos enfants ne rêvent pas d'un avenir meilleur vers d’autres horizons ?...       <br />
              <br />
       Je suis témoin de mon temps, témoin d'une période où la politique des libérations a triomphé grâce aux sacrifices des hommes  et d'une période où l'attente  est devenue une seconde nature et enfin témoin de lois à la faveur des enfants de chouhada  dont les  droits,  légaux, ont été confisqué par un état coupable d’injustice et un pouvoir public qui se moque totalement d'appliquer les lois de la république.       <br />
               <br />
       Des questions surplombent mon esprit, pourquoi créer des lois pour les piétiner ensuite ??...Qui est le premier coupable de la violation des lois dans notre pays ??       <br />
       Comme disait  feu  DJAOUT &quot;je suis le déterreur de l’histoire insoumise et de ses squelettes irascibles enfouis sous vos temples dévastateurs, je me tiendrai hors de portée de votre bénédiction qui tue, vous pour qui l'horizon est une porte clouée, vous dont les regards éteignent les foyers d'espoir, transforment chaque arbre en cercueil. Je suis de L’autre race, celle des hommes qui portent jusqu'aux tréfonds de leurs neurones des millénaires de soleil&quot;.       <br />
               <br />
       Said Laksi       <br />
       At Dwala (Tizi Wezzu)       <br />
       SIWEL 19 1353 JUIN 13        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  <entry>
   <title>Contribution/ "Sans la reconnaissance de l’ethnie haratine, on ne peut jamais affirmer notre liberté en Mauritanie"</title>
   <updated>2013-04-23T13:01:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/Contribution-Sans-la-reconnaissance-de-l-ethnie-haratine-on-ne-peut-jamais-affirmer-notre-liberte-en-Mauritanie_a4906.html</id>
   <category term="International" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/imagette/5443590-8121152.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-04-23T12:00:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
NOUAKCHOTT (SIWEL) — La nation mauritanienne regroupe des ethnies différentes (Arabo-berbères, Peulhs, Soninkés, Wolofs). Les Haratines ne font en aucun cas partie de la communauté des arabo-berbères, quoi que l’on partage les mêmes réalités culturelles. On s’identifie dans un même groupe, mais au fond il existe des velléités de supériorité des arabo-berbères sur leurs « supposés frères » Haratines.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5443590-8121152.jpg?v=1366714874" alt="Contribution/ "Sans la reconnaissance de l’ethnie haratine, on ne peut jamais affirmer notre liberté en Mauritanie"" title="Contribution/ "Sans la reconnaissance de l’ethnie haratine, on ne peut jamais affirmer notre liberté en Mauritanie"" />
     </div>
     <div>
      Par : Cheibetta Ould Moctar Ould Abdy       <br />
              <br />
       Le point de vue qui sera  développé dans ces quelques lignes ne manquera pas de heurter la sensibilité de certaines personnes. Mais en lisant mon argumentation avec l’intellect et non le cœur, on parviendra certainement à me comprendre. Je ne suis animé d’aucune rancœur. Je ne suis motivé par aucun agenda allant à l’encontre de l’unité de toutes les composantes de la Mauritanie. Il est juste vrai que pour vivre ensemble, il est nécessaire de régler les questions les plus essentielles s’il ne fallait pas dire existentielles. Ce texte s’adresse à intelligentsia mauritanienne.        <br />
              <br />
       Certainement qu’elle n’aura aucune difficulté à s’élever. Je ne m’attends pas à des jets de fleurs, j’ai très tôt compris que les fleurs  fanaient. Je m’attends à une vive critique de la part d’hommes de bonne foi, mais surtout de gens d’une mauvaise foi à peine voilée. Ils sont les pires, car ils savent et décident souvent de façon volontaire à fermer les yeux parce que la situation les arrange. Mais je n’ai pas décidé de me prononcer pour plaire. S’il y a à plaire à quelqu’un, c’est bien d’Allah (Swt) qu’il s’agirait.           <br />
              <br />
       La communauté Haratine doit demander auprès l’Etat Mauritanien une reconnaissance de son ethnie en tant que composante différente de celle des Maures blancs. Bien que l’on partage une même culture/langue avec ces derniers, il est plus qu’évident que nous ne sommes pas de la même race. C’est justement cette question de la race qui est à l’origine des discriminations dans mon beau pays. Ce système de discrimination hérité de l’histoire, doit disparaître.        <br />
              <br />
       Mais pour qu’il disparaisse, encore faudrait-il bien identifier les problèmes et apporter des solutions efficaces. Le système officiel en Mauritanie fait des Haratines une composante du groupe arabe, à côté de celui des autres négro-africains non arabes. Loin de vouloir discuter de l’arabité des Haratines, tout le monde constate que les arabes blancs sont traités de façon différente à l’aune des arabes noirs.        <br />
              <br />
       La nation mauritanienne regroupe des ethnies différentes (Arabo-berbères, Peulhs, Soninkés, Wolofs). Les Haratines ne font en aucun cas partie de la communauté des arabo-berbères, quoi que l’on partage les mêmes réalités culturelles. On s’identifie dans un même groupe, mais au fond il existe des velléités de supériorité des arabo-berbères sur leurs « supposés frères » Haratines. Ce système moyenâgeux doit être relégué aux calendes grecques. Les deux communautés essaient de vivre ensemble, sans esprit de fraternité. Revendiquer la reconnaissance de sa hartanité, permettra à cette communauté de vivre de façon plus digne et plus libre.       <br />
              <br />
       Il n’y a rien de plus dangereux que l’esclavage mental. Justement, les pires ennemis des Haratines utilisent leur appartenance à la communauté arabe pour les maintenir dans l’état d’aliénation dans lequel ils se trouvent. C’est bien là un moyen de perpétuer leur domination. Le danger le plus prégnant concerne ces Haratines qui utilisent le politiquement correct pour bénéficier de privilèges. Ces gens doivent être combattus de façon virulente car ils ont une part énorme de responsabilité dans notre état de dénuement. La distinction est clairement établie entre les deux communautés.        <br />
              <br />
       Preuve en est que le vocabulaire ambiant dans la société mauritanienne a créé deux termes en guise de ligne de partage. Sans estime de soi, il ne peut y avoir de fierté de soi. L’absence de fierté de soi est la chose la plus dangereuse pour l’humain. Le combat pour l’identité est même plus féroce que celui qui a conduit à la disparition de certaines espèces.          <br />
              <br />
       Beaucoup de ceux qui récusaient le terme Hartani sont en train de le revendiquer. Ils ont bien fini par comprendre les énormes enjeux qu’il y avait derrière la dilution de toute cette communauté dans l’appellation arabe. Ce n’est pas dans notre intérêt d’accepter une telle chose. L’intérêt des arabo-berbères est de nous réunir pour former le peuple majoritaire de la Mauritanie soit disant « arabe ». Cela leur permettra, sous couvert d’une mascarade de démocratie, de continuer à octroyer les postes de responsabilité aux Maures blancs.        <br />
              <br />
       La communauté internationale sera ainsi amenée à croire que les choses fonctionnent normalement parce que ce seront les « arabes » majoritaires qui contrôleront l’essentiel des postes. Ceci est inadmissible. On ne peut pas comprendre qu’une minorité puisse présider aux destinées d’une majorité silencieuse. La démocratie c’est le gouvernement du plus grand nombre sur la base de règles justes et équitables. Il est inique que presque la quasi-totalité des postes soient entre les mains des seuls Maures blancs, exit les Maures noirs et autres négro-africains.         <br />
              <br />
       L’ethnie joue un rôle très important en Mauritanie, comme un élément essentiel du choix politique. Ce qui cause des problèmes imprévisibles dans une société. L’ethnie est une preuve tangible pour la manifestation de la liberté humaine. Sans la reconnaissance de l’ethnie haratine, on ne peut jamais affirmer notre liberté en Mauritanie. En tant qu’être humain, nous cherchons à avancer dans notre vie. L’acceptation de notre hartanité définira notre identité. Tout ce qui permet d’identifier une ethnie, on le trouve chez nous :       <br />
              <br />
       -        Identité d’un peuple qui est lié à son ethnie : la mentalité       <br />
       -        Identité de l’individu       <br />
              <br />
       L’ethnie est une réponse pour une communauté, s’ils veulent leur existence. Le plus important doit être l’enracinement dans notre culture qui concrétise notre statut social et notre personnalité.       <br />
              <br />
       Chaque mauritanien pense que son ethnie ou sa tribu est meilleure. Ce qui complique notre unité nationale:       <br />
              <br />
       -        L’ethnocentrisme : le fait de croire que son ethnie, sa langue et sa culture sont meilleures que celles des autres. Cette idée donne naissance au tribalisme       <br />
       -        Le tribalisme : grâce à mon tribut, mon ethnie est à la tête de toutes autres. C’est un grand problème en Mauritanie. Au sein de notre gouvernement, on parle de dosage tribal…       <br />
              <br />
       On doit pouvoir dépasser ces clivages à l’orée du 21ème  siècle. Mais ce dépassement doit se faire sur des bases claires par la reconnaissance de l’identité de chacun et la disparition de toute tentative de maintenir un groupe dans un état d’asservissement. La situation au Soudan est bien là pour nous servir d’exemple sur les dangers de la dilution d’une communauté dans une autre à laquelle elle n’appartient pas au fond.       <br />
              <br />
       Sous nos yeux, le choix des administrateurs de l’Etat se fait dans un favoritisme évident pour les membres de son ethnie ou de sa tribu alors que la méritocratie devait primer. On agit comme si les Haratines sont des incapables, comme s’ils n’ont pas fait d’études dignes de ce nom. Les nominations se font sur la base d’une parenté commune. Le système arabo-berbère est de privilégier l’appartenance, au détriment de toute compétence et de l’efficacité dans l’action.        <br />
              <br />
       Le sentiment d’appartenance ethnique ou tribale continue même  dans le choix d’un leader politique. Chaque citoyen pense qu’une personne de sa tribu est mieux placée pour gouverner. Pendant les élections en Mauritanie, le projet d’un candidat n’a pas importance; ce qui compte c’est l’ethnie et les tribus. D’où l’importance de la reconnaissance de notre ethnicité.       <br />
              <br />
       A travers ce texte, j’invite les Présidents des partis politiques et associations-Messoud ould Boulkheir, Mohamed Yahya Ould Ciré, Boubacar Ould Messoud, Samory Ould Beye, Bilal Ould Werzeg, Birama Ould Dah Ould Abeid et « Boidiel Ould Houmeid » à s’asseoir autour d’une table ronde et à discuter de la reconnaissance de l’ethnie haratine. Cette reconnaissance est la seule solution pour aider la génération future de notre communauté et de celle de la nation mauritanienne toute entière unie.       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       C.O.M.O.A</b>       <br />
       SIWEL 23 1200 AVR 13        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Contribution : Jusqu'où ira le pouvoir dans sa lâcheté face à la Kabylie ?</title>
   <updated>2013-04-16T18:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/Contribution-Jusqu-ou-ira-le-pouvoir-dans-sa-lachete-face-a-la-Kabylie_a4864.html</id>
   <category term="Afrique du nord" />
   <published>2013-04-16T17:47:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
ALGER (SIWEL) — Nous ne serons donc jamais au bout de nos stupéfactions ! Estimons-nous vaincus quand il est question de la course au burlesque, la clique d’Alger est définitivement championne incontestée des coups montés, du ridicule et des arnaques grandeur nature. Leur talent n’a jamais été autant dupliqué, misérablement, contre le peuple noble de Kabylie depuis l’avènement du mouvement autonomiste kabyle MAK et la proclamation du gouvernement libérateur kabyle GPK.     <div>
      <b>Par&nbsp;:&nbsp;Sephora&nbsp;David</b>       <br />
              <br />
       Deux journées de suite, le Dimanche et le Lundi 14 et 15 Avril que les braves transporteurs des bus inter-willaya, reliant Tizi-Ouzou à Alger sont en grève après un verdict grotesque à l’image de ses commanditaires, une décision qui en étonnera plus d’un et qui nous laisse nous interroger et quémander jusqu’où cette junte ira pour faire preuve de sa lâcheté face à tout ce qui est kabyle.       <br />
              <br />
       Hier matin déjà les bus de Tizi-Ouzou étaient priés de ne pas entrer à la gare de Caroubier (Kherouba pour les algérianistes) et le guichet réservé pour les voyageurs à destination de Tizi-Ouzou était déserté. Les voyageurs étaient laissés à même le trottoir à 500m du portail de la gare et ceux à destination de Tizi-Ouzou étaient soit victimes de chauffeurs de taxis profiteurs qui faisaient monter le prix des places à 1000 DA place pour les plus charitables, des fraudeurs sans scrupules qui interceptaient les jeunes femmes et les vieux en leur proposant des courses à des prix pharamineux. Restaient les plus jeunes et robustes, ils courraient intercepter les bus arrivés de Tizi-Ouzou et montaient à bord avant que ces derniers ne redémarrent vides sur le chemin du retour à la capitale du Djurdjura.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, même scénario, mêmes scènes, et mêmes têtes à la gare. Nos questions restaient toujours sans réponses, tout le monde avait l’air de ne rien savoir, tout le monde faisait mine d’innocence, une seule phrase était sur la bouche de tout les employés de la gare routière « Les transporteurs de Tizi-Ouzou font grève ». Bien le « merci » pour la réponse mais ce que l’on voulait savoir c’était pourquoi ? Nous allions le découvrir mais détrompez-vous, pas auprès de ces fonctionnaires de la dictature.       <br />
              <br />
       Nous avions intercepté un bus kabyle de Tizi-Ouzou qui venait de s’arrêter, nous montâmes à bord et il démarra avec 6 personnes seulement et en cours de route nous questionnâmes le receveur sur la raison de la grève et de toutes ces manœuvres, nous n’allions pas croire ce qu’il allait nous répondre mais nous allons vous rapporter son explication entière, le jeune homme, gentiment répondit à nos interrogations : « Après l’augmentation des prix du transport, nous avions fait grève et on ne nous a pas entendu, les gens ne nous ont pas donné la main, ils continuaient à suivre l’inflation à se demander si c’était nous, transporteurs, qui perdraient dans l’augmentation des prix des transport ou bien eux !        <br />
              <br />
       Nous avions fait grève pour eux, et après cette épreuve là et l’imposition de la feuille de route à tout les transporteurs obligeant ainsi tout les voyageurs à payer leurs places au niveau de la gare, décision mise en œuvre à Vgayet mais qui ne tardera pas à se généraliser, maintenant c’est le bouquet, ils imposent aux voyageurs de réserver leurs billets de bus des journées à l’avance avant de prendre le bus, sans prendre compte du nombre de voyageurs qui prennent la route entre la Capitale algérienne et la capitale kabyle et sans tenir compte des contraintes diverses qui peuvent empêcher les voyageurs d’être à l’heure du départ de leur bus. Nous espérons que cette fois-ci les kabyles comprendront le problème et se solidariseront avec nous car nous agissons ainsi pour eux et je ne doute pas qu’avec leur aide on finira par triompher et faire annuler cette injuste manipulation».       <br />
              <br />
       Sur ce nous restâmes bouches-bée et la voie est bel et bien ouverte aux questionnements : Serait-ce une autre stratégie mesquine du pouvoir pour contrôler les identités des kabyles se rendant sur Alger ? Serait-ce une autre attaque envers le MAK et le GPK ? Une provocation gamine ? Serait-ce un mépris vis-à-vis de ce peuple kabyle (Un peuple acteur et façonneur de la révolution algérienne, une révolution avortée entre les mains de panarabistes -chirurgiens-) ? En tout cas ne vous étonnez pas si après cela le clan d’Oujda vous exige le passeport et le visa algérois pour vous rendre au travail, voir vos proches ou encore flemmarder sur la capitale de l’inculture arabo-baathiste !       <br />
              <br />
       <b>S.D</b>       <br />
       SIWEL 16 1747 AVR13 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  <entry>
   <title>Contribution/ Le Sahel : La décolonisation a commencé. Par Jacques Simon</title>
   <updated>2013-03-22T15:08:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/Contribution-Le-Sahel-La-decolonisation-a-commence-Par-Jacques-Simon_a4736.html</id>
   <category term="International" />
   <published>2013-03-11T16:48:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
PARIS (SIWEL) — L’opération Serval lancée dans l’urgence, avec des capacités limitées et le soutien mesuré, diplomatique plutôt que financier et militaire, de l’Europe, des États-Unis et de l’ONU, avait plusieurs objectifs : stopper l’offensive menaçante des djihadistes sur Bamako, replâtrer ensuite l’État malien en pleine décomposition depuis le putsch du 22 mars 2012 pour légitimer l’intervention française et engager l’armée malienne reconstituée partiellement pour réunifier le Mali, avec l’aide de la France. La reconquête foudroyante menée jusqu’à Kidal et l’ambiance de libération régnant à Bamako, Gao et Tombouctou ont fait planer François Hollande qui, le 2 février, a reconnu avoir vécu « le jour le plus important de sa vie politique ». Puis dans ce climat festif, il a déclaré : « La France restera le temps qu’il faudra ».     <div>
      <b>Par : Jacques Simon</b>        <br />
       L’opération devait encore se poursuivre pour détruire les groupes islamistes regroupés dans l’immensité du Nord, surtout dans l’Adrar des Ifoghas, un massif granitique de 250 000 kilomètres carrés, berceau de la civilisation touarègue. Opération difficile à réaliser sans l’aide effective des pays africains dont les unités tchadiennes et nigériennes étaient les seules forces combattantes de la Mission internationale du soutien au Mali (Misma), soit 5 700 soldats.       <br />
              <br />
       <b>Le crépuscule de la Françafrique</b>       <br />
       Plusieurs facteurs ont changé le cours de l’opération : l’incapacité du président malien par intérim Dioncouda à former un pouvoir stable à Bamako, le discrédit des unités maliennes incapables de sécuriser Gao et de respecter la population « blanche » (Touaregs, Arabes) et l’âpreté des combats dans le Nord contre les djihadistes de l’Aqmi, du Mujao et d’Ansar Edine. Pour atteindre ses objectifs, François Hollande a accepté la collaboration militaire du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), bien installé à Kidal, où il garantissait la sécurité des Touaregs, après avoir chassé les djihadistes et les narcotrafiquants. Paris reconnaissait de facto son autonomie très large sans lui demander l’abandon de son programme indépendantiste. Les unités maliennes qui s’étaient livrées à des exactions contre les Touaregs1 ne furent pas engagées dans la guerre du Nord et remplacées à Gao par le colonel touareg Ag Gamou, défenseur de l’État fantôme malien, en attendant de s’imposer pour diriger demain l’Azawad réunifié et souverain. Paris désavoua encore l’Express de Bamako qui avait publié une longue liste de membres du MNLA à abattre. Avec la reconnaissance du MNLA comme une organisation opposée aux islamistes, l’unité du Mali n’a plus cours, et par voie de conséquence la légitimité des États artificiels issus de la balkanisation de l’AOF et AEF pendant la décolonisation des années 1960. Elle interroge aussi désormais sur la légitimité de l’occupation de territoires sahariens par le Maroc et l’Algérie. Dans ce contexte, les forces africaines (Tchad, Niger, Azawad) ne recherchent pas l’unité du Mali car elles mènent, en combattant les djihadistes, une guerre de libération des peuples du Sahel qui s’élargira inévitablement à tout le Sahara. Ce qui se déroule sous nos yeux, c’est que l’opération Serval menée sans aucune aide des États d’ex-AOF et AEF, marque une étape, sans doute décisive, dans la liquidation de la Françafrique puis de la décolonisation de « l’Afrique blanche » (E. F. Gautier).       <br />
              <br />
       <b>Aujourd’hui le Sahel, demain tout le Sahara</b>       <br />
       Depuis 1963, le Maroc et l’Algérie se disputent les territoires sahariens abandonnés par le Portugal l’Espagne et la France, sans consultation des populations colonisées et de leur droit à choisir leur destin : l’État indépendant, l’intégration dans le Maroc ou l’Algérie ou à la construction de l’État fédéral du Sahel.       <br />
              <br />
       <b>1. Le Sahara marocain</b>       <br />
       Au XIe siècle, les chefs de la confédération berbère des Almoravides franchissent le Haut-Atlas, s’emparent des villes du Maroc (Sijilmassa, Fès) et fondent un empire transcontinental, à cheval sur le détroit de Gibraltar, des fleuves Niger et Sénégal au sud, jusqu’au Tage au Nord. Le « Grand Maroc », où ils fondent leur capitale à Marrakech (1070) englobe une partie de l’Algérie, le Sahara occidental et la Mauritanie actuelle jusqu’aux confins de l’Afrique noire. Après la perte de l’Espagne, les Almohades, les Mérinides, les Saadiens et les Alaouites maintiennent avec le Sud, des liens économiques, politiques et religieux. C’est ainsi que la confrérie des Qadrya puis celle des Tijaniya, installée à Fès, se développe au Sahara et au Soudan. Au XVe siècle, les Portugais occupent les Canaries et fondent des comptoirs sur la côte Atlantique et les Espagnols s’installent à Ifni et au Sahara occidental (Rio de Oro), mais jusqu’en 1880, Moulay Hassan rappelle sa suzeraineté sur la ville de Tombouctou. Protectorat de la France, le Maroc acquiert son indépendance en 1956 et l’Istiqlal réclame aussitôt le retour au « Grand Maroc » du Sahara espagnol, de la Mauritanie et du sud-ouest de l’Algérie. Cette revendication prend forme lorsqu’en novembre 1975, Hassan II lance la Marche Verte et occupe le Sahara espagnol, mais pas la Mauritanie devenue un État indépendant. Il existe une importante documentation2 qui atteste des liens historiques du Maroc avec le Sahara de l’Ouest, mais il reste que l’intégration du Sahara espagnol au Maroc sans consultation de ses habitants est un fait colonial.       <br />
              <br />
       <b>2. Le Sahara algérien</b>       <br />
       La Régence d’Alger n’a jamais administré le Sahara.3 La pénétration saharienne par la France, si longtemps interrompue, marche à pas de géant dans les premières années du XXe siècle. La période de 1900 à 1912 a été à cet égard décisive. C’est à ce moment que l’empire français d’Afrique s’est véritablement constitué, que ses divers tronçons se sont soudés que la question saharienne et le problème marocain ont été réglés. La mise en valeur du Sahara s’effectue depuis les années 1950 mais c’est pendant la guerre d’Algérie que Paris fonde en janvier 1957 l’Organisation Commune des Régions Sahariennes (OCRS), un organisme essentiellement conçu pour aménager le désert dans les domaines les plus divers. Elle sera coiffée en juin 1957, par le ministère du Sahara, chargé d’administrer les départements de la Saoura et des Oasis, englobant tout le Sahel. Le Sahara connaîtra, de 1958 à 1962, un développement considérable dans plusieurs secteurs : le pétrole et le gaz, les transports et la commercialisation des produits, l’hydraulique agricole, l’électrification des oasis, la création d’un réseau routier complétant l’aménagement des pistes, l’équipement et l’habitat urbain, une quinzaine d’aérodromes et un important réseau de télécommunication.  En 1962, le GPRA qui acquiert tout le Sahara devient l’héritier du colonisateur français à un triple titre : le maintien du cadre territorial, de l’aménagement et des structures établies par le Ministère français du Sahara. Les populations n’ayant jamais été consultées, il s’agit là d’un fait colonial qui conforte de surcroît les régimes corrompus des États artificiels du Sahel.  Alger poursuit cette même politique coloniale en soutenant le Polisario qui veut installer la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) qu’il a proclamée dans l’ex Rio de Oro, territoire découpé par l’Espagne dans le Sahel. Quel que soit ses discours, proclamations et démarches à l’ONU et dans les instances internationales, le Polisario n’est pas un mouvement indépendantiste,5 il inscrit son combat en respectant l’ordre colonial établi par l’Espagne.       <br />
       <b>       <br />
       La France dégage du Mali</b>       <br />
       L’offensive lancée dans le Nord-Est du massif des Ifoghas, par 800 Tchadiens et 1200 Français a durement frappé les djihadistes de l’Aqmi, du Mujao et d’Ansar Dine, sans empêcher leur repli dans le Nord et assurer la sécurité d’un territoire trois fois grand comme la France avec 2 000 ou 4 000 hommes, même avec le soutien des drones américains et de l’aviation française. Après deux mois d’opérations militaires qui ont permis de récupérer « près de 70 % du territoire malien », le ministre de la Défense, Le Drian , rendant visite aux troupes françaises a déclaré le 10 mars : « Il faudra aller jusqu’à 100 %, mais il faut aussi penser au futur ». À Bamako où « la carence du pouvoir est très gênante », le ministre s’active pour reconstruire avec l’aide de l’Europe, une armée malienne et transformer la Misma en opération de paix des Nations Unies. Le dégagement de l’armée française du Mali, à partir du mois d’avril, va s’effectuer sans que les objectifs affichés aient trouvé une solution. En effet, malgré ses revers, Aqmi garde sa force de nuisance dans le Mali et le Sahel et la guerre a coupé durablement le Sud du Nord où la force politique et militaire qui émerge, après l’éradication des djihadistes, reste le MNLA installé à Kidal. À l’annonce du départ des troupes françaises, Bamako a consenti à négocier avec le MNLA; à condition que les militaires de la force touareg soient désarmés avant toute discussion. Cette demande a été rejetée et Paris, qui marche sur des oeufs sur la question touarègue et les prochaines élections et ne veut pas insulter l’avenir en soutenant Bamako. « Nous ne sommes ni ami ni ennemi du MNLA » a déclaré Le Drian. Position ambiguë, mais qui admet en creux que le MNLA qui a soutenu l’armée française dans le Nord, est « une rébellion armée touareg laïque et démocratique », l’interlocuteur valable pour diriger demain l’État indépendant de l’Azawad. La décolonisation du Sahel qui a commencé se poursuivra inévitablement avec celle de tout le Sahara. Pour le MNLA qui dirige la guerre de libération des Touaregs du Sahel et demain de tout le Sahara, le soutien des Amazighs, des démocrates et tous les anticolonialistes, est indispensable.       <br />
              <br />
       <b>Jacques Simon, Historien       <br />
       Mars 2013</b>       <br />
       <b>Notes</b>       <br />
       1. « Le MNLA dénonce les exactions maliennes et les appels au meurtre à Menaka ». Le Matin, DZ, 9/02/ 2013.       <br />
       2. Rezette (R). « Le Sahara occidental et les frontières marocaines », Nouvelles éditions latines, 1975 ; Cornevin (R et M). « Histoire de l’Afrique, des origines à la Deuxième Guerre mondiale », Payot, 1964. 3. Mouloud Gaïd . « L’Algérie sous les Turcs », Mimouni, 1991 ; Kaddache (M). « L’Algérie durant la période ottomane », OPU, 2003.       <br />
       4. Treyer (C). « Sahara, 1956-1962 ». Les Belles Lettres, 1966.       <br />
       5. Hodges (T). « Sahara occidental. Origines et enjeux d’une guerre du désert », L’Harmattan, 1987.       <br />
              <br />
              <br />
       SIWEL 11 1648 MARS 13 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  <entry>
   <title>Contribution / Hommage à Matoub Lounes : le grand frère absent, ou le Vigile du sol et du sang</title>
   <updated>2013-01-25T22:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/Contribution-Hommage-a-Matoub-Lounes-le-grand-frere-absent-ou-le-Vigile-du-sol-et-du-sang_a4560.html</id>
   <category term="Kabylie" />
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   <published>2013-01-25T14:49:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
KABYLIE (SIWEL) — Dans cette contribution, Amassan revient sur le parcours atypique de Lounes Matoub, son assassinat.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5158184-7698429.jpg?v=1359122052" alt="Contribution / Hommage à Matoub Lounes : le grand frère absent, ou le Vigile du sol et du sang" title="Contribution / Hommage à Matoub Lounes : le grand frère absent, ou le Vigile du sol et du sang" />
     </div>
     <div>
      Le 25 juin 1998, en milieu de journée, le plus éclairé esprit amazigh tomba sous des balles assassines. Le génie kabyle est mort ; alors le vent du désespoir s’empara de la jeunesse, des ainés, des hommes et des femmes et de tous les « hommes civilisés » de part le monde, pour reprendre ainsi les mots du Président français de l’époque M. Jacques Chirac.  Le deuil ne se fera jamais et l’éternelle blessure est toujours là, d’une ampleur semblable uniquement à l’exécution d’un autre génie amazigh : l’éternel YUGURTEN,  à Rome.        <br />
       Ce jour-là fut aussi un tournant dans la pensée kabyle profonde. Inconsciemment la jeunesse sombra dans un désespoir fatal, une résignation sans précédent. Paradoxalement il y eu aussi une prise de conscience inédite mais terriblement intériorisée !       <br />
              <br />
       Ce repli sur soi-même, surtout de la part de la jeunesse, est dû en toute simplicité à un sentiment d’abandon par le Grand frère. Car l’homme des montagnes a l’esprit de Jugurtha en lui, il était et il est toujours celui qui représente le passé, le présent et l’avenir.       <br />
       Des années après, malgré la tentative de révolte de 2001, la jeunesse kabyle ne s’est pas résignée  à faire son deuil. Un deuil qui devrait, nécessairement, passer par une refonte de l’esprit et de la condition kabyles. Une révolution qui se produira par une rupture avec un passé récent confisqué, défiguré et banalisé, des fois par ses propres artisans ! Ce refus de la dure réalité produira, par ailleurs, un gèle de la revendication amazighe et bien sûr kabyle en premier lieu.        <br />
              <br />
       Lounès Matoub, l’éternel jeune rebelle de la montagne, a cette particularité d’être intemporel ! Le mythe se confond avec l’homme et l’homme s’est avéré encore plus grand que son mythe !  Le deuil ne peut se faire que par une prise de position radicale et entièrement nouvelle, car son initiateur, son inventeur est un homme nouveau. Cet homme, souvent seul et solitaire, à la recherche d’un monde nouveau ; celui d’un futur Kabyle-Amazigh.       <br />
              <br />
       Le repli sur soi, par vengeance et désespoir, ce n’est qu’un aveu de désarroi et d’impuissance à assumer un héritage de sang, celui du Grand frère. Et à défaut d’affronter, de combattre et surtout d’assumer notre rôle de continuateurs, nous la jeunesse kabyle, nous cherchons en nous des réponses qui se trouvent sur les bouts des lèvres ! Le défi est énorme et la tâche est à la hauteur de l’aura internationale de l’homme voyageur. Partout il le dira : Kabyle de partout, kabyle de toujours. La revalorisation de soi passera obligatoirement par la naissance d’une entité kabyle et au-delà amazighe. En clair se battre pour le premier Etat moderne amazigh, c’est-à-dire un Etat kabyle.       <br />
              <br />
       Sans assumer cette tâche légitimement héritée par le peuple kabyle (déjà en 1998 Lounès Matoub était l’un des premiers à utiliser cette notion, voir la dédicace sur la jaquette de son ultime album « Lettre ouverte aux … »). La frustration demeurera, et par la même occasion l’inaction et la passivité caractériseront la revendication amazighe et kabyle spécialement.        <br />
       	       <br />
       Donc, cette révolution, « impatiemment attendue », elle est là dans chaque Kabyle. Et c’est là qu’il faudrait le dire clairement, c’est à l’élite kabyle et amazighe en général qu’incombe la responsabilité de faire sauter les verrous de la réticence et provoquer le vent libérateur.       <br />
       Il faudrait faire preuve d’audace et de loyauté envers les idéaux de liberté et de justice en retrouvant les qualités propres aux Amazighs, encrés dans la société kabyle, loin des dérives de l’exclusion et de la diversion. Il faudrait invoquer le retour des valeurs ancestrales  avec une clairvoyance sans vices ni lâcheté.        <br />
              <br />
       On devrait, d’un coup se mettre au travail afin de procéder au nettoyage de la société kabyle qui souffre de débauche et de fléaux sociaux de tous bords. Lesquels, que le Visionnaire n’a cessé de dénoncer dans l’ensemble de son œuvre-testament. Le vrai défi est de faire de la Kabylie une terre de liberté et de probité ; une Kabylie propre au sens propre et au figuré.        <br />
       C’est pour toutes ces raisons que la jeunesse kabyle est interpellée avec insistance dans ce combat contre soi afin de se débarrasser de tout ce qui est sale et vilain. C’est pour cela aussi que le poète fait encore écho à la grandeur de la patrie de l’immense Massinissa, de l’innocente et belle kahina, et de ce brave  prince nommé affectueusement Aksil.       <br />
       La mise en garde a été lancée par le Vigile du sol et du sang, Avec l’aide de Dieu, il nous guidera dans les sentiers perdus vers des chemins libérés. L’homme au grand cœur a semé l’espoir dans tous les coins et recoins de Tamazgha, et l’Ange aura  raison des ténèbres.       <br />
              <br />
       Finalement le Grand frère est partout, dans chacun de nous, nous guidera vers la victoire finale. Il est là comme porte-étendard, le premier à monter au front, le premier à reparaître lorsqu’il le faut ! Le peuple est là, l’élite est là et l’heure de la délivrance ne tardera pas.       <br />
       Aujourd’hui encore on compte sur l’homme-providence, intemporel et éternel pour nous guider dans la pénombre de la Liberté.       <br />
                                                                                                                 <br />
       AMASSAN       <br />
       SIWEL 251449 JAN 13        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  <entry>
   <title>Contribution de Madjid Ait Mohamed : « L'histoire est en marche et aucune force ne saura l’arrêter »</title>
   <updated>2012-11-30T11:58:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/Contribution-de-Madjid-Ait-Mohamed-L-histoire-est-en-marche-et-aucune-force-ne-saura-l-arreter_a4319.html</id>
   <category term="Afrique du nord" />
   <published>2012-11-30T11:55:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
ALGER (SIWEL) — Dans une contribution à Siwel, Madjid Ait Mohamed, militant démocrate et fervent défenseur de tamazight, traite du problème de tamazight chez nos voisin et fait le parallèle avec l'Algérie.     <div>
      Bien avant l’émergence des « printemps arabes », il y eut tout en début des années 80 en Algérie, ce qu’on qualifie de « printemps berbère ». Alors que le mouvement de contestation réclamait la reconnaissance de son identité et Tamazight en tant que langue officielle, 32 ans plus tard, nous n’en sommes qu’à une mi-reconnaissance.        <br />
              <br />
       Constitutionnellement Tamazight n’est consacré à ce jour qu’en tant que langue Nationale seulement. Cette langue qui véhicule une histoire et une identité depuis des millénaires n’est assurément dans ces cas qu’un outil « Folklorique » destiné à calmer les esprits puisqu’il n’existe aucun instrument juridique pour la rendre effective et opérationnelle dans nos échanges, dans la rédaction d’actes administratifs, dans l’enseignement et en un mot dans la vie publique au même titre que l'arabe.       <br />
              <br />
       L'Algérie a toujours été à l’avant garde de l’encouragement de tous les mouvements d’émancipation à travers le monde .Elle offrait les refuges, en aidant à leurs indépendances et à leurs libertés au point où sa capitale fut surnommée « La Mecque des révolutionnaires » .Elle se trouve aujourd'hui à la traîne pour sa propre émancipation culturelle et linguistique. Comment n’a-telle pu faire ce sursaut salvateur lorsqu'au Maroc, où la lutte fut moins âpre, Tamazight est reconnue maintenant en tant que langue nationale mais surtout officielle !       <br />
              <br />
       Chez nos voisins de l’Est, M Mohamed El Magrif président du Congrès général, dans une Libye empêtrée encore dans l’après « révolution dite arabe », a déclaré récemment que son pays où la population amazighophone n’est que de 15%, est bien en voix de reconnaître Tamazight en tant que langue nationale et officielle.        <br />
              <br />
       Cette lucidité démontre la volonté des nouvelles autorités libyennes de mettre un terme sur la sombre période du despote El Gueddafi et de contredire Nicolas Sarkozy qui déclara lors de sa visite à Benghazi et en présence de David Kameroon, « Vive les révolutionnaires arabes libyens ».       <br />
       Les rédacteurs de la nouvelle constitution qui sera soumise à référendum sont entrain d’inclure la rédaction de la clause de cette reconnaissance.       <br />
              <br />
       M Mohamed El Magrif a déclaré en outre lors d’un festival de culture Amazigh : « il n’y a aucun préjugé à ce que la constitution reconnaisse plus d’une langue, et ceci ne peut provoquer en aucun cas un quelconque préjudice à l’unité nationale et à notre vision de l’avenir qui nous attend tous ».       <br />
              <br />
       Qu’en est-t-il de l’Algérie qui a contribué à libérer une partie du monde et qui n’arrive pas à se défaire des ses propres préjugés pour se libérer elle-même de son carcan devenu un poids maintenant pour la réappropriation de son histoire et de son identité multiple ?       <br />
       Peut être, contrairement aux informations obtenues et confirmées par la presse pour la non officialisation de tamazight,  que l’hypothétique prochaine révision de la constitution nous dira un peu plus à ce sujet !       <br />
              <br />
       Quant à la Tunisie, la députée du parti islamiste Ennahda déclara que tamazight est un faux problème, qu'il n'y a pas de régionalisme dans la nouvelle Tunisie dont les valeurs identitaires ne peuvent être qu' arabo-musulmanes. D'un autre coté comment croire que son nouveau président, Merzouki, connu pour ses tendances de gauche, qui se dit démocrate et militant des droits de l'homme, puisse déclarer le 15.10.12 sur TV5 monde (chaine française) que la Tunisie est arabe et que tous ses habitants sont arabes (cela me rappelle une certaine année 1963 où à partir de Tunis, Ben Bella déclara que l'Algérie est arabe et que ses 10 millions d'habitants sont arabes).       <br />
              <br />
       En tout état de cause, tamazight, contrairement aux autres langues de part le monde qui ont été obligés d'emprunter au latin pour exister  (l'Europe, l'atlantique et une certaine partie de l'Asie) à l'araméen (l'arabe) tamazight ne doit rien à personne du fait qu'elle possède ses propres écrits (hiéroglyphes appelés tifinagh) depuis la nuit des temps.       <br />
              <br />
       La réappropriation effective de sa place dans le concert national et international n'est qu'une question de temps car l'histoire est en marche et aucune force ne saura l’arrêter.       <br />
              <br />
       MAM       <br />
       SIWEL 30 1155 NOV12       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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