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 <title>SIWEL | Agence kabyle d'information</title>
 <subtitle><![CDATA[Siwel : Agence kabyle d'information]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-14T00:33:48+02:00</updated>
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   <title>MESSAOUD OUSLIMANI: la révolte d’un exclu Kabyle</title>
   <updated>2015-03-18T12:52:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/MESSAOUD-OUSLIMANI-la-revolte-d-un-exclu-Kabyle_a7143.html</id>
   <category term="Kabylie" />
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   <published>2015-03-18T10:16:00+01:00</published>
   <author><name>Yidir</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
(SIWEL) — Messaoud Ouslimani, médecin de formation, mais féru de la littérature, Écrivain et essayiste, avec "La vie dans la tourmente" et " La révolte des exclus" , édités en France, porte la Kabylie dans son cœur en défendant la liberté de son peuple dans ses œuvres, ses interventions et sa vie quotidienne en martelant partout: la seule voie de salut pour la Kabylie c'est sa libération du joug arabo-musulman d'Algérie.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7582361-11705248.jpg?v=1426671959" alt="MESSAOUD OUSLIMANI: la révolte d’un exclu Kabyle" title="MESSAOUD OUSLIMANI: la révolte d’un exclu Kabyle" />
     </div>
     <div>
                <br />
       Siwel propose à ses lecteurs un entretien que Dr Ouslimani Messaoud a accordé,  le 12 mars 2012,   au journal français: LA TARENTAISE HEBDO, où il a affirmé avec force: &quot;...Et le salut de la Kabylie, ethnie que l’on cherche à détruire   depuis  tant de décennies, ne peut passer que  par son autodétermination&quot;.       <br />
              <br />
       <b>MOUTIERS/ MESSAOUD OUSLIMANI, la Révolte d’un Exclu Kabyle        <br />
       </b>       <br />
              <br />
       <b>Il ya 50 ans, les accords d’Evian ont mis fin à la guerre d’Algérie. Dans la révolte des exclus Messaoud Ouslimani , médecin en Tarentaise, évoque l’après…La période 1970 -1980, celle de la montée des intransigeances, dans une société  qui s’islamise, s’arabise et se radicalise  avec des laissés pour compte, comme le peuple kabye , dont il fait partie .       <br />
       </b>       <br />
       Ils s’appellent Malek et Yazid sont étudiants en médecine, et vivent dans l’Algérie des années 1970-80.  À travers leur vie quotidienne, leur cercle d’amis aux horizon différents, leur famille qui suit ou non leurs choix de vie, on palpe du doigt les aspirations d’une jeunesse qui cherche sa place et s’interroge sur son avenir, dans une société Algérienne en pleine transformation.       <br />
              <br />
       L’indépendance  est encore fraiche (1962,…), mais les désillusions  déjà bien présentes. Après  s’être dégagé  de  la présence française, le pays est entrain de sombrer dans un processus d’arabisation et d’islamisation de la société. Avec ses travers (menaces, actes de violences, surveillance, dénonciations   ), retranscris  dans ce livre  par des exemples si précis qu’on les imagine mal inventés… Liberté d’opinion, de religion, et toute différence culturelle sont condamnées, voire matées, par un pouvoir toujours plus intransigeant. La Kabylie, enclave de rébellion , qui revendique depuis toujours son particularisme culturel, souffre particulièrement . La décennie noire, qui fera des dizaines de milliers de morts entre 1991 et 2000, approche à grands pas…       <br />
       <b>       <br />
       « Dans un société à la dérive , il n’y a pas d’espoir » </b>       <br />
              <br />
       A travers  une galerie  de personnages, musulmans, chrétiens ou athées, travailleurs, chômeurs ou  étudiants, Messaoud Ouslimani raconte une société qui se délite, confrontée à une violence devenue presque  ordinaire. «  Certains passages et anecdotes  sont inspirés de mon histoire, ou de celle de gens que je connais ... ». Dans la Révolte des exclus (édité en janvier 2012, par Jets d’encre), il parle sans haine, de ce qu’il  connait, dénonce ce qu’il a en partie vécu, lui, le Kabyle né à Bouadnane, qui se revendique athée. («  mon père était un religieux tranquille, qui laissait la liberté de choix »), a débuté ses études de médecine en Algérie avant de passer ses spécialités en France, à Rouen puis Paris, à la pitié Salpetrière.  « J’ai ensuite voulu rentrer. C’est mon pays… ».        <br />
              <br />
       1986.  Après son service civil, durant deux ans, dans le sud de l’Algérie, il cherche du travail dans les principaux centres hospitaliers d’Algérie. N’en trouve pas. « On me reprochait mon diplôme français ».  Il s’installe  en libéral. D’abord   à Alger, puis à une cinquantaine de Kilomètres de la capitale. Là, reçoit un jour la visite de « quarte barbus, venus demander de l’argent pour la  construction d’une nouvelle mosquée. Il y en avait déjà cinq ou six, dans un village de la taille de Moutiers. J’ai refusé ». Les lettres de menaces ne tardent pas,  avec un cercueil dessiné portant son nom…       <br />
              <br />
       <b>« Raconter est une manière de libérer ma conscience » </b>       <br />
              <br />
       Peu de temps après la révolte de 1988, Messaoud Ouslimani quitte son pays et retourne en France.  «  Je suis parti à cause d’un tout. La situation était très confuse. Dans une société à la dérive, où rien ne marche, il n’y a pas d’espoir… ». Après voir  travaillé en Alsace (à Saverne), à Saint-Jean de Maurienne, le Dr Ouslimani exerce depuis 2001 en Tarentaise  comme  Radiologue. En libéral, dans deux cabinets entre Moutiers et Bourg-Saint-Maurice.       <br />
       A 67 ans, naturalisé Français, il retourne toujours deux à trois fois par an  dans son pays, et chez lui, en Kabylie. Continuant à s’imprégner de son histoire et de ses aspirations. Alors que l’on célèbre actuellement en France le 50 ème anniversaire     de la fin de la guerre d’Algérie, Messaoudi Ouslimani ne peut  que dresser un terrible constat. «  La majeure partie des gens a une ignorance totale de la chose algérienne, de son histoire et de ce qu’elle  vit aujourd’hui. ». Sans parler du peuple Kabyle. «  Oui, nous somme des algériens. Mais nous sommes avant tout des Kabyle », insiste l’auteur, qui refuse « l’étiquette » arabe. « Je  n’ai rien contre les Arabes, mais ce n’est pas le même peuple. Et le salut de la Kabylie, ethnie que l’on cherche à détruire   depuis  tant de décennies, ne peut passer que  par son autodétermination. ».        <br />
              <br />
       Aujourd’hui, il se sent dans l’obligation de raconter. « C’est une manière de libérer ma conscience, sans parti pris. Je parle de musulmans, des chrétiens, des athées, des Algériens et des étrangers. Mais je dénonce le seul objectif de ceux qui veulent rendre  l’Algérie uniquement arabe et musulmane. ».       <br />
              <br />
        La Révolte des exclus va forcément  déranger. « Ce livre n’est pas un acte courageux, par rapport  à ceux qui se  battent pour porter un gouvernement provisoire  kabyle, ou qui défendent cette question auprès  de l’ONU. Mais je m’attends à des réactions. Dans cette  histoire, je n’ai rien à gagner … que des ennuis .Mais je me sens obligé d’écrire … ».         <br />
              <br />
       SIWEL 181016 MARS 15
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>AZAWAD : Flambée de crimes, exactions de l’armée malienne à l’ombre de l’opération Serval et règlement politique « durable » du conflit dans l’impasse.</title>
   <updated>2013-04-02T15:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/AZAWAD-Flambee-de-crimes-exactions-de-l-armee-malienne-a-l-ombre-de-l-operation-Serval-et-reglement-politique-durable_a4819.html</id>
   <category term="International" />
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   <published>2013-04-02T15:03:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
AZWAD (SIWEL) — Depuis le début de l’opération Serval, les soldats maliens agissent comme s’ils étaient en guerre contre les communautés. Le Mali a mis en place un système de répression, de divisions communautaires, d’exclusion du développement et de massacres qu’il a érigé en politique d’Etat appliquée par tous les régimes maliens depuis l’indépendance du Mali.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5378074-8023874.jpg?v=1364907989" alt="AZAWAD : Flambée de crimes, exactions de l’armée malienne à l’ombre de l’opération Serval et règlement politique « durable » du conflit dans l’impasse." title="AZAWAD : Flambée de crimes, exactions de l’armée malienne à l’ombre de l’opération Serval et règlement politique « durable » du conflit dans l’impasse." />
     </div>
     <div>
      L’Azawad (Nord Mali) couvre environ 930 000 km2, à la lisière du Sahel et du Sahara. Sa population, estimée à près de 3 millions d’âmes est composée de Songhaïs, Arabes, Touaregs et Peuls. Leur longue cohabitation dans un environnement difficile en a fait un ensemble humain distinct.        <br />
              <br />
       Depuis 1960, les populations de l’Azawad vivent une instabilité et une insécurité récurrentes, marquées par des épisodes dramatiques de soulèvements et de répressions massives et brutales par l’armée malienne (1963, 1990, 2006, 2012 à maintenant). Le bilan humain des tueries de l’armée malienne et de l’insécurité qu’elles ont créée est lourd : il s’élèverait, de 1960 à nos jours, à plusieurs dizaines de milliers de morts dont  les femmes,  les enfants et les  personnes âgées constituent la plus grande partie (Environ 100 000 selon l’Arvra).        <br />
              <br />
       Les différents accords de paix signés avec les mouvements et fronts de l’Azawad (Tamanrasset, Pacte National, accords d’Alger), promettant, sécurité, responsabilisation effective des Azawadiens et développement, n’ont jamais été convenablement appliqués. Il semble même qu’ils n’ont été que des leurres pour obtenir des périodes d’accalmie, drainer des financements extérieurs utilisés insidieusement à approfondir les divisions entre communautés et au sein d’une même communauté.        <br />
              <br />
       A partir de 2000, l’Etat malien a permis l’installation de groupes mafieux et narco terroristes sur le territoire de l’Azawad. L’expansion de ces groupes a bénéficié d’appuis et de complicités jusqu’au plus haut sommet de l’Etat devenu courtier d’un business narco -terroriste (« air cocaïne », rançons, etc.).       <br />
              <br />
       Le soulèvement déclenché en janvier 2012 a contribué à l’écroulement de l’Etat corrompu et dévoyé du Mali.  Dès lors, les groupes narco- terroristes nantis des rançons payées pour la libération d’otages occidentaux et des revenus des trafics mafieux ont rapidement saisi tout l’avantage à tirer de cette nouvelle situation. Soutenus par des Etats aux enjeux géostratégiques mal dissimulés, les groupes narco- terroristes ont réussi à supplanter les mouvements nationalistes azawadiens, faiblement organisés, sans moyens et sans soutiens extérieurs.        <br />
              <br />
       Enhardis par la passivité de la communauté internationale, les narco -terroristes, dans leur avancée vers le Mali ont rapidement battu en retraite à la suite de l’intervention unilatérale de la France déclenchée le 10 janvier 2013.        <br />
       Depuis cette date, c’est la flambée de crimes et exactions de l’armée malienne à l’ombre de l’opération Serval. Les azawadiens, de nouveau, ne font plus que compter les morts, égrener les exactions (vols, viols, saccages, pillages, enlèvements, tortures..). En effet, la France, si elle a été saluée pour son intervention, n’a prévu aucun mécanisme pour éviter que l’armée malienne, de retour sur le territoire de l’Azawad dans le sillage de l’opération Serval, ne s’en prenne, comme d’habitude, aux populations civiles.        <br />
              <br />
       Depuis le début de l’opération Serval, les soldats maliens agissent comme s’ils étaient en guerre contre les communautés. Les personnes civiles enlevées par l’armée malienne, au moins une centaine, sont malicieusement présentées, parfois devant les médias, comme des prisonniers jihadistes. Les localités de Konna, Tilwat, Fatoma, Sévaré, Niono, Séribala, Diabaly, Léré, Tombouctou, Ber, Rharous et alentours, Gossi et voisinage, Intililt, Gao et les communes avoisinantes, Hodari, Douentza, Hombori, Boni, Ingoma… ont été principalement éprouvées. Le pillage des biens des populations arabes et touarègues est systématique : il vise leur appauvrissement total.        <br />
              <br />
       Les soldats maliens commettent ces crimes en toute impunité. Les plus hautes autorités maliennes restent dans le déni et n’ont cure de l’opinion publique internationale qui commence, enfin, à montrer et dénoncer certains de ces crimes.       <br />
              <br />
       Depuis le début du dernier conflit de 2012, plus de 600 000 azawadiens ont traversé les frontières du territoire pour se réfugier dans les pays voisins. Près de 700.000 personnes ont été contraintes de se déplacer à l’intérieur du territoire ou vers le sud.        <br />
              <br />
       Pendant ce temps là, le règlement politique « durable » du conflit reste dans l’impasse. La France, la CEDEAO, l’Union Européenne et une partie de la communauté internationale, multiplient les appuis et les soutiens financiers à l’Etat malien, sans assumer la pleine responsabilité de la situation née de l’engagement français et sans s’assurer que le remède n’aggrave le mal.       <br />
              <br />
       L’Etat malien, en déliquescence malgré tous les appuis dont il bénéficie, traîne à négocier avec les azawadiens  et l’emprise des putschistes reste très forte.       <br />
              <br />
       La timidité de la France à exiger la cessation des crimes et exactions contre les populations civiles est proportionnelle à sa frilosité à parler clairement de l’exigence de négociations entre les azawadiens et le Mali. Le déploiement d’une force de maintien de paix de l’ONU et l’euphorie des élections maliennes en juillet font croire que le règlement durable du conflit est véritablement dans l’impasse totale.        <br />
              <br />
              <br />
       Concertation civile inter-azawadienne,       <br />
              <br />
       SIWEL 021503 AVR 13
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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