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 <title>SIWEL | Agence kabyle d'information</title>
 <subtitle><![CDATA[Siwel : Agence kabyle d'information]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-08T13:03:24+02:00</updated>
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   <title>Les Kabyles se recueillent en hommage aux victimes des attentats de Paris</title>
   <updated>2015-11-25T09:50:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/Les-Kabyles-se-recueillent-en-hommage-aux-victimes-des-attentats-de-Paris_a8060.html</id>
   <category term="International" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/imagette/8556143-13471492.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-11-22T16:24:00+01:00</published>
   <author><name>wbw wbw</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
PARIS (SIWEL) — De nombreux Kabyles se sont recueillis ce dimanche devant les lieux des tueries islamistes pour rendre hommage aux victimes. Ils s'étaient organisés pour rendre un hommage collectif au nom du peuple kabyle et de la Kabylie.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/8556143-13471492.jpg?v=1448222581" alt="Les Kabyles se recueillent en hommage aux victimes des attentats de Paris" title="Les Kabyles se recueillent en hommage aux victimes des attentats de Paris" />
     </div>
     <div>
      Répondant ainsi à l'appel émis par l'Anavad, le Gouvernement provisoire kabyle en exil, envers la communauté kabyle à participer à toute action organisée en France et à travers le monde pour dénoncer ces horreurs et leurs auteurs ainsi que pour soutenir le peuple français dans cette douloureuse épreuve.       <br />
              <br />
       Le président de l'Anavad, Ferhat Mehenni, était parmi la diaspora kabyle, forte de ses 2 millions de Kabyles ou de Français d'origine kabyle, parfaitement intégrés au sein de la République qui les a accueillis, s'était lui-même recueilli devant la salle du Bataclan, ainsi que devant l'établissement Le Carillon, propriété d'une famille kabyle depuis 40 ans...       <br />
              <br />
       Les Kabyles, réitèrent, au nom de la Kabylie qui se bat pour son droit à son autodétermination, leur condamnation de ces actes barbares et expriment la solidarité du peuple kabyle avec le peuple français.       <br />
              <br />
       wbw       <br />
       SIWEL 221624 NOV 15
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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    ]]>
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  <entry>
   <title>Attentats de Paris : Communiqué du Gouvernement provisoire kabyle (Anavad)</title>
   <updated>2015-11-16T12:28:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/Attentats-de-Paris-Communique-du-Gouvernement-provisoire-kabyle-Anavad_a8037.html</id>
   <category term="International" />
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   <published>2015-11-14T15:32:00+01:00</published>
   <author><name>Yidir</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
PARIS (SIWEL) — Dans un communiqué transmis à notre rédaction, Ferhat Mehenni, le président du Gouvernement provisoire kabyle en exil (Anavad), réagit sur les terribles attentats qui viennent d'endeuiller la France en apportant le soutien du peuple kabyle au peuple français dans cette douloureuse épreuve. Le Conseil des ministres de l'exécutif kabyle prévu pour la semaine prochaine a été décalé pour demain dimanche Ci-dessous, le communiqué de l'Anavad dans son intégralité :     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/8519850-13403319.jpg?v=1447673170" alt="Attentats de Paris : Communiqué du Gouvernement provisoire kabyle (Anavad)" title="Attentats de Paris : Communiqué du Gouvernement provisoire kabyle (Anavad)" />
     </div>
     <div>
      <b>ANAVAḌ AQVAYLI UΣḌIL       <br />
       GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE       <br />
       PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA        <br />
              <br />
       ATTENTATS DE PARIS</b>       <br />
              <br />
       La France vient de subir une attaque terroriste d’une ampleur sans précédent, ce vendredi 13/11/2015. Elle aurait fait 128 morts et 250 blessés dont une centaine est encore dans un état critique. Le DAECH vient d’en revendiquer la responsabilité.C’est là un acte de guerre caractérisé contre la liberté.       <br />
              <br />
       Au nom de la Kabylie qui se bat pour son droit à son autodétermination, le Gouvernement Provisoire Kabyle condamne ces actes barbares et exprime sa solidarité avec le peuple français.       <br />
              <br />
       Il appelle la communauté kabyle à participer à toute action qui sera organisée, les prochains jours, en France et à travers le monde pour dénoncer ces horreurs et leurs auteurs ainsi que pour soutenir le peuple français dans cette douloureuse épreuve.       <br />
              <br />
       Au-delà de ces carnages et de la vive émotion qu’ils suscitent, l’Anavad invite les géostratèges français et ceux des grandes puissances que cible le terrorisme islamiste international à se pencher sérieusement sur les causes ayant généré ce dangereux phénomène au lieu de n’en traiter que ses seules manifestations et leurs conséquences.       <br />
       Les frontières dessinées par la colonisation ont spolié la plupart des peuples colonisés de leur identité réelle. Ce brouillage des repères identitaires a eu pour résultat de permettre à l’islamisme de surfer au-dessus des nationalités factices créées de toutes pièces par la décolonisation, puis de les supplanter. Ce sont la plupart du temps, ces mêmes Etats créés par la colonisation qui sont derrière le DAECH et le terrorisme islamiste. L’Algérie est connue pour être l’un d’entre eux.        <br />
              <br />
       Pour éradiquer à moyen et long terme le terrorisme islamiste, la restitution de leur souveraineté sur leurs propres territoires aux peuples auxquels est encore opposé un inadmissible déni d’existence est une exigence sécuritaire majeure. Chaque peuple ayant recouvré sa souveraineté s’attachera plus à son développement économique et culturel qu’à la promotion d’une idéologie fasciste et destructrice de l’humanité comme l’islamisme.       <br />
       C’est ainsi qu’il y a urgence à ce que la Kabylie émerge en tant qu’Etat sur la rive sud de la Méditerranée pour prendre toute sa place dans le dispositif sécuritaire international concernant cette région du monde.       <br />
       En attendant, et à court terme, l’Anavad soutient la lutte sans merci contre le DAECH et contre les graves menaces qu’il représente pour la sécurité des personnes et pour la paix dans le monde.       <br />
              <br />
       <b>Exil, le 14/11/15       <br />
       Pour l’Anavad, M. Ferhat Mehenni, Président</b>       <br />
              <br />
       SIWEL 141532 NOV 15       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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  <entry>
   <title>Déclaration du MAK :« Le MAK n'a pas vocation à alimenter des polémiques... »</title>
   <updated>2016-06-21T17:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/Declaration-du-MAK-Le-MAK-n-a-pas-vocation-a-alimenter-des-polemiques_a7426.html</id>
   <category term="Kabylie" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/imagette/7793905-12079247.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-05-15T17:55:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
KABYLIE (SIWEL) — «...le MAK qui fait l’objet de grotesques offensives diffamatoires, n’a pas vocation à alimenter des polémiques stériles et stérilisantes mais à construire un débat de fond autour de l’avenir de la Kabylie et de son peuple, gravement menacés par l’avancée rampante de l’arabo-islamisme.» «L'alternance et la lutte des clans algériens ne concernent pas le MAK qui les considère tous comme les ennemis déclarés de la Kabylie. De ce point de vue, le MAK dispose du seul et unique allié fiable, le peuple kabyle; et celui-ci a délivré, lors des marches historiques du 20 avril dernier, un message clair et sans ambiguïté en faveur du projet porté par le MAK qui estime qu’il n’y a pas d’autre voie de salut pour la Kabylie en dehors de l’instauration de son propre Etat » Extraits de la déclaration du Mouvement pour l'Autodétermination de la Kabylie, publiée ci-après dans son intégralité     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7793905-12079247.jpg?v=1431707381" alt="Déclaration du MAK :« Le MAK n'a pas vocation à alimenter des polémiques... »" title="Déclaration du MAK :« Le MAK n'a pas vocation à alimenter des polémiques... »" />
     </div>
     <div>
                <br />
       <b>AFRANIMAN I TMURT N IQVAYLIYEN       <br />
       MOUVEMENT POUR  L’AUTODERTMINATION DE LA KABYLIE       <br />
       M.A.K       <br />
              <br />
       Déclaration</b>       <br />
              <br />
       La Kabylie s’est enfin dotée de son drapeau officiel. Celui-ci vient s’ajouter aux autres  attributs de souveraineté déjà réalisés, à savoir l'hymne national et la carte d'identité kabyle ainsi qu’un Gouvernement Provisoire Kabyle (l’Anavad) qui porte la voix du peuple kabyle sur le plan international.       <br />
              <br />
       Les villages de Tifrit (Aqvu), Maraghna (Ilulen Umalu), Taqervust (Tuviret),  At Mislayen ( Akbil) ont inscrit leurs noms en lettres d’or dans l’histoire du peuple kabyle en route vers sa liberté en accueillant et en organisant le vote pour le drapeau kabyle.       <br />
              <br />
       Des citoyens kabyles, tels que Nna Wiza, mère de Ferhat Mehenni, et Hmed Hamoum, militant et écrivain en langue kabyle, ont mis à disposition leurs domiciles respectifs pour la tenue de cette élection, commettant par là un acte de bravoure et de patriotisme exemplaire. Nous les en remercions chaleureusement.       <br />
              <br />
       Abasourdi par l’audace, le courage et l’engagement résolu du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) à doter la Kabylie de ses propres attributs et à lever publiquement l’emblème national de la Kabylie, l’Etat algérien a immédiatement entrepris des actions sournoises de représailles, notamment en confisquant plus de 120 drapeaux kabyles au niveau des aéroports, mais aussi en exerçant des menaces et des pressions sur les imprimeurs de Kabylie pour empêcher toute édition du drapeau national kabyle et tenter ainsi de faire échouer sa levée historique sur les terres de Kabylie. Malgré tous les moyens répressifs dont dispose l’Etat colonial algérien : intimidation, pression, menaces et chantage de toute sortes, le peuple kabyle a fièrement et solennellement levé le drapeau de sa nation, la Kabylie, à Ilulen Umalu, Tuvirett , Vgayet , Tizi Wezzu, Icerriden, Smaoun et jusque dans les enceintes universitaires de Kabylie où nos jeunes militants n’ont pas hésité à hisser l’emblème  de leur nation, en attendant sa généralisation sur l’ensemble du territoire kabyle.       <br />
              <br />
       En l'absence d'un drapeau kabyle à lever, la plupart ayant été interceptés aux aéroports d'Alger et de Vgayet, certains villages de Kabylie ont eu l’ingénieuse idée de dessiner l’étendard kabyle sur les murs des places publiques de leurs villages. C’est de cette manière que nos jeunes militants du village d’At Mesbah, le village mythique du premier secrétaire général de l'Etoile Nord-Africaine, Amar Imache, ont paré à la confiscation des drapeaux kabyles par l’Etat algérien. Nous les félicitons pour cette initiative qui constitue un bel exemple d’ingéniosité populaire face au négationnisme des entités coloniales.       <br />
              <br />
       De son côté, la diaspora Kabyle a également été au rendez-vous de l’Histoire : Montréal, Paris, Montpellier, Bruxelles, Prague, Toulouse, Evian, Ottawa … toutes les villes qui comptent une diaspora kabyle ont procédé à la levée du drapeau officiel de la Kabylie, prêtant serment au drapeau et à la nation kabyle avec un sentiment de fierté qui réconcilie la Kabylie avec son histoire et son identité.       <br />
              <br />
       Cependant, si le succès triomphal rencontré par le drapeau Kabyle auprès de notre peuple, la mobilisation grandiose qu'il a engendré, aussi bien en Kabylie que dans la diaspora kabyle à travers le monde, nous réjouit, nous galvanise et nous motive à redoubler d'efforts et d'engagement afin d'aller encore vers d'autres succès. Il convient de rappeler que ce formidable succès doit aussi et surtout nous inciter à faire preuve de lucidité politique ; et surtout, à ne pas céder au triomphalisme des lendemains de victoires car la lutte sera encore plus dure après ces avancées historiques dans la lutte pour la liberté et l’authenticité de la Kabylie, conformément à son identité, à son histoire, à ses principes et à ses valeurs qui sont aux antipodes de celles que tente de nous imposer le colonialisme arabo-islamique à travers l’Etat algérien.       <br />
              <br />
       Aussi, aujourd’hui plus que jamais, le MAK appelle l’ensemble de ses militant(e)s et de ses sympathisant(e)s à faire preuve d’une plus grande vigilance afin de capitaliser ces longues années de lutte et d’espoir et à faire échec à toute tentative de dénigrement ou de dévoiement du noble combat de la Kabylie qui ne manqueront pas de s’intensifier au vue des avancées politiques acquises par notre démarche libératrice.       <br />
               <br />
       C’est pourquoi, il y a lieu de rappeler, constamment, partout et en toutes circonstances, que le MAK, né dans la douleur des événements tragiques de 2001, est un mouvement populaire, révolutionnaire et résolument pacifique qui fait face à un Etat colonial raciste, criminel et particulièrement sournois, qui cherchera par tous les moyens à entraîner la Kabylie dans la violence, le racisme et le dévoiement.        <br />
               <br />
       Le MAK mène une révolution pacifique en luttant  à mains nues contre un Etat criminel. Son combat acharné et résolu s’inscrit dans un combat digne des temps modernes et jouit, de ce fait, du respect et de l'admiration des peuples qui chérissent la liberté et de ceux qui  luttent, eux aussi, pour arracher la leur.       <br />
               <br />
       Pour que les choses soient bien claires et qu’elles ne puissent en aucun cas servir à salir la noble révolution du peuple kabyle, le MAK précise  clairement que certains dérapages apparus sur les réseaux sociaux n’engagent que leurs auteurs. Qu’il soit bien clair que le MAK n'accepte aucun amalgame avec d'éventuels individus qui s'autoproclameraient d’idéologies extrémistes,  fascistes, néo-nazis, islamistes  ou toute autre tendance idéologique condamnée  par l’Histoire et l’humanité.  Ces derniers n'ont aucune place ni aucun rôle à jouer parmi nous. Le combat que nous menons pour la liberté de la Kabylie est un combat noble qui ne  s’accommode de rien d’autre que de ses propres valeurs ; celles-ci rejoignant, dans ce qu’elles ont de plus nobles, les valeurs universelles de respect, de liberté, de justice et de tolérance qui fondent le cœur même de la société kabyle qui a, par ailleurs et de tous temps, combattu tous les extrémismes, gagnant par là le respect du monde.        <br />
               <br />
       Le MAK précise également que nul n’est fondé à s’exprimer en son nom en dehors des voies de communication officielles du mouvement. De ce fait, l’armée d’anonymes, et autres pseudonymes sévissant sur les réseaux sociaux, ayant des comportements clairement contre productifs et s’exprimant en des termes insultants ou désobligeants, ne représentent que des individus qui se cachent derrière le confort de l’anonymat.       <br />
               <br />
       Par ailleurs, le MAK qui fait l’objet de grotesques offensives diffamatoires, n’a pas vocation à alimenter des polémiques stériles et stérilisantes mais à construire un débat de fond autour de l’avenir de la Kabylie et de son peuple, gravement menacés par l’avancée rampante de l’arabo-islamisme.  Le MAK rappelle donc qu'il ne lutte pas contre un clan ou un autre au sommet de l'Etat algérien mais contre l'Etat algérien lui-même à qui il ne reconnait aucune légitimité en Kabylie. Les clans algériens se livrent une guerre acharnée pour le contrôle de la rente pétrolière tout en partageant le même idéal colonial qui vise à opérer une substitution identitaire en faveur de l’arabo-islamisme au détriment de la Kabylie éternelle. L'alternance et la lutte des clans algériens ne concernent pas le MAK qui les considère tous comme les ennemis déclarés de la Kabylie. De ce point de vue, le MAK dispose du seul et unique allié fiable, le peuple kabyle; et celui-ci a délivré, lors des marches historiques du 20 avril dernier, un message clair et sans ambiguïté en faveur du projet porté par le MAK qui estime qu’il n’y a pas d’autre voie de salut pour la Kabylie en dehors de l’instauration de son propre Etat.       <br />
               <br />
       Le MAK tient aussi à préciser qu’il ne cultive aucune forme d'animosité à l'égard des autres acteurs politiques de la Kabylie mais qu'il œuvre, pour le salut de la Kabylie, à les ramener à la raison notamment en ce qui concerne la persistance de leurs visées algérianistes alors que celles-ci ont non seulement démontré leurs limites, mais elles constituent surtout le principal obstacle à la sécurité et à la prospérité de la Kabylie. Le MAK, qui est de ce point de vue en parfaite adéquation avec le peuple kabyle, n'accepte plus le sacrifice de la Kabylie pour des causes qui ne sont pas les siennes et surtout qui travaillent contre elle. Le plus grand souhait du MAK est de gagner l’ensemble des acteurs politiques kabyles à la cause du peuple kabyle et de la Kabylie. C’est pourquoi il continue à appeler à l’union sacrée de tous les kabyles et ne désespère pas d’y arriver car il y va de la sauvegarde de la Kabylie.       <br />
               <br />
       Enfin, Concernant la question de l’Azawad et de sa lutte de libération nationale, le MAK, qui a pris acte du rejet catégorique et massif du paraphe de l’accord d’Alger par le chef de la délégation azawadienne à Alger,  considère que l’Algérie a encore une fois livré combat contre le peuple de l’Azawad, conjointement avec le Mali, la France et l’ensemble des institutions dites de défense des droits des peuples, notamment l’ONU, dans l’unique objectif de pérenniser leurs intérêts géostratégiques dans le Sahel, berceau de la civilisation du peuple frère Touareg qui subit une nouvelle et grave injustice. Ses lourds sacrifices pour concrétiser ses aspirations à la justice, la liberté et la dignité, ont été indignement bafoués dans les salons d’Alger.  Le paraphe de cet accord  constitue une grave insulte aux sacrifices du peuple et aux martyrs de la révolution azawadienne. Le MAK dénonce tous les protagonistes de la tragédie touarègue, à commencer par la France, l’Algérie et l’ONU et assure le peuple de l’Azawad  de sa totale solidarité.       <br />
              <br />
       <b>Kabylie, le 15 mai 2015       <br />
       Bouaziz Ait-Chebib, président        <br />
       </b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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   <title>« Après At Bouaddou, à qui le tour ? », par Lounès Rachek</title>
   <updated>2015-05-07T00:52:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/Apres-At-Bouaddou-a-qui-le-tour--par-Lounes-Rachek_a7373.html</id>
   <category term="Kabylie" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/imagette/7753980-12006064.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-05-05T10:32:00+02:00</published>
   <author><name>Mulud At Ɛazdin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
AT BOUADDOU (SIWEL) — Un citoyen d'At Bouaddou s'insurge contre la politique criminelle de l'Etat algérien qui cherche à installer, coute que coute, l'idéologie islamiste en Kabylie. Dans une déclaration rédigée en français et en kabyle, Lounès Rachek dit « Avrid n tirrugza yessawen di tallit anda icinga vγan ad aγ veddlen idles akken ad nenger », signifiant en français « Une cause juste, on ne peut l’assumer sans recourir à des évolutions intenses, surtout dans un contexte dominé par une politique de dépersonnalisation incarnant un véritable génocide culturel». Ci-après la déclaration de ce citoyen kabyle dans les deux langues (kabyle et français)     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7753980-12006064.jpg?v=1430815343" alt="« Après At Bouaddou, à qui le tour ? », par Lounès Rachek" title="« Après At Bouaddou, à qui le tour ? », par Lounès Rachek" />
     </div>
     <div>
                <br />
              <br />
       <b>Avrid n tirrugza yessawen di tallit anda icinga vγan ad aγ veddlen idles akken ad nenger.</b>       <br />
              <br />
       Adavu Azzayri; madden ak ẓran-t d amesvaṭli, yekkat ad yessedrem ayen ak icudden γer tγerma-nneγ s wevrid n yiwet n tenekta yettarran γer leqrun ilemmasen. Tasertit n tiΣuṛṛevt d usnislem, d avrid i tuγ lezzayer akken ad-tefeḍ azalen d wansayen i γ-d-ğğan imezwura. Azalen agi, aṭas n yimusnawen i sen-yerran leqder d ccan, adavu azzayri, yekkat s wayen yellan ger ifassen-is akken ad-tent yessenger acku d nutni i d ẓẓerv n lḥeṛma , yettharaven γef teqvaylit mgal amnekcam i d-yewwin avrid asalafi d win n taΣṛavt akken ad yenqeḍ iman aqvayli.       <br />
              <br />
       Ayen yeḍran ussan-agi yezrin deg At Vuwaddu, yemmal-ed d akken adavu azzayri, yiwen wevrid i-yessen: asenger n teqvaylit. Yettazen-ed isalafiyen isseddaw am tmacinin, ad gren iman-nnsen ger yiccer d weksum, ad rren di ṭṭeman deg-yidis, ad ṭṭfen amkan-nnsen di tjemmuyaΣ d laΣṛac. Iswi n at icumar agi, ad aγ veddlen udem, ad rren ccariΣa deg-umur n wensayen n imezwura-nneγ. Ansayen agi iqvayliyen zegren-d leqrun, fell-asen i veddent tudrin-nneγ. Ma ttwakksen, d-taqvaylit i nemḍel.       <br />
              <br />
       Win yemmeẓren yecca di remḍan a ixelleṣ 5000 idinaṛen. Ma yella ur yerri ara aḍar, ad t-ssiwḍen s ijadaṛiyen yenγan 128 n yelmeẓyen iqvayliyen di tefsut taverkant n 2001. Taxazavit agi tusa-d akken ad-tessedrem tudrin-nneγ yevnan γef “JmaΣ Liman” yessefraken lemḥadra d lemqadra.       <br />
              <br />
       Tadyant agi, uzuran-is mγin deg-yiseggasen n 90 asmi at icumar ssawḍen, ad sṭixren yiwen n uselmad di taddart n d’At AΣmeṛ. Ur yenγi ur yukir, γunzan-t imi yettwassen d amdan yelhan, yesseftay deg-wallaγ n wid yesselmad tiktiwin yessidiren amdan.        <br />
              <br />
       Deg-wass-en, ufan iman-nnsen zemren ad zγezγen yerna awanek (ddula) ad iḥarev fell-asen. Dγa necfen, tekkesen leqder γef yal win ur nelli ara d ineslem am imasiḥyen d wid ur numin ara.       <br />
              <br />
       Ass-a teḍra-d deg At Vuwaddu. Azekka wissen anida? Yessefk ad d-nekker s yelmeẓyen iqvayliyen akken wigi yettgallan s leqrun ilemmasen ad γlin. I waken ur tettaded ara tegduda tasnislemt ara γ-imeḍlen, nessawal i yelmezyen n At Vuaddu d yelmeẓyen iqvayliyen s umata ad zdin lqed ad vedden i tirrugza akken ad nadir d ilelliyen , ad d-nekkes tamurt taqvaylit ger tuccar n icinga ines yessedacen ddin d-taΣṛavt.       <br />
              <br />
       Nekni d ttilelli, nekni d ilelliyen i lebda .        <br />
              <br />
       <b>Lwennas Racek.</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le texte traduit en français</b></div>
     <div>
      <b>« Une cause juste, on ne peut l’assumer sans recourir à des évolutions intenses, surtout dans un contexte dominé par une politique de dépersonnalisation incarnant un véritable génocide culturel»</b>       <br />
              <br />
       Le régime algérien dont la nature tyrannique n’est plus à prouver, mène en Kabylie une politique de destruction massive de tout ce qui a trait à notre culture et notre civilisation à l’aide d’une idéologie qui incarne le moyen âge.        <br />
              <br />
       L’arabo-islamisme que prône l’Etat algérien vise l’anéantissement des valeurs kabyles qui nous ont été léguées par nos aïeux. Ces mêmes valeurs qui ont été vantées par de nombreux philosophes vont l’objet d’attaques de la part du pouvoir algériens et ses relais locaux pour la simple raison qu’elles constituent l’ultime rempart contre l’islamisme et l’arabisme, deux idéologies complémentaires et synonyme de l’extinction de la Kabylité.       <br />
              <br />
       Ce qui s’est passé cette semaine à At Bouaddou est une autre preuve vivante que le pouvoir d’Alger poursuit encore son plan de notre mise à mort en envoyant ses islamistes programmés à s’introduire dans l’une des composantes très anciennes et très chères de la Kabylie « Tajmaât et LΣerc» en bernant par leur ruse diabolique les vieux de l’Arch ( ttemman n tudrin ) dans le seul but de réaliser la substitution identitaire en imposant la Charia comme une sorte de constitution à la place des règles ancestrales qui régissent nos villages et nos confédérations depuis des siècles.        <br />
              <br />
       Un citoyen qui sera vu manger en période de ramadhan payera une amende de 5000 da et s’il récidive il sera signalé à la gendarmerie nationale, ce corps qui a assassiné 128 jeunes kabyles durant les événements tragiques du printemps noir de 2001. Il s’agit de la mise en exécution d’un complot visant la liquidation des républiques villageoise et leur esprit laïc conforme au précepte de « Jmaâ Liman ».        <br />
              <br />
       Ce retour au moyen âge à travers cette intolérance qui interdit la liberté de conscience ne date pas d’aujourd’hui. Ses origines remontent au années 1990 quand un directeur de l’école primaire du village d’At AΣmeṛ était victime d’une conspiration islamiste qui a fini par l’évincer de son poste. Il était coupable d’avoir été un exemple dans la bonne conduite et très apprécié pour sa façon d’enseigner et de transmettre à ses élèves les valeurs universelles.       <br />
              <br />
       Encouragés par « cette victoire » honteuse rendue possible par le pouvoir algérien qui est à leur image, les islamistes continuent de harceler impunément tous les citoyens d’Ait Bouaddou qui défendent des valeurs kabyles et progressistes et portent atteinte moralement et même physiquement à toutes les personnes ne partageant pas la même confession qu’eux, entre autres, les chrétiens, les athées …       <br />
              <br />
       Après At Bouaddou , à qui le tour ? Ce fléau islamiste soutenu par les institutions de l’Etat algérien est plus que déterminé à nous déraciner à nous imposer son modèle moyenâgeux.        <br />
              <br />
       Pour ne pas sombrer dans une république islamique synonyme de notre extinction, nous, jeunes des At Bouaddou en particulier, et de la Kabylie en général, sommes censés faire preuve d’un sursaut de dignité pour préserver notre liberté et libérer la Kabylie des griffes de l’arabo-islamisme.       <br />
              <br />
       Nous sommes liberté, nous sommes libres et nous le resterons à jamais.       <br />
              <br />
       <b>Lounès Rachek</b>       <br />
              <br />
       SIWEL 051032 MAI 15       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  <entry>
   <title>Contribution - Tamazight langue officielle : Une fausse solution pour un vrai problème</title>
   <updated>2017-02-19T01:14:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/Contribution-Tamazight-langue-officielle-Une-fausse-solution-pour-un-vrai-probleme_a5717.html</id>
   <category term="Kabylie" />
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   <published>2013-12-07T18:34:00+01:00</published>
   <author><name>Yidir</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
KABYLIE (SIWEL) — L’apport de l’Amusnaw kabyle, Dda Lmulud At Mâemmer en matière d’histoire, d’anthropologie et de linguistique est à bien des égards inestimable. Il avait le souci de ne pas dissocier la culture de la politique. Il était convaincu que celui qui prend les rênes du pouvoir, dans un pays multiethnique est toujours tenté d’imposer et de favoriser sa langue et sa culture sur celles des autres.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/6117894-9135168.jpg?v=1386437858" alt="Contribution - Tamazight langue officielle : Une fausse solution pour un vrai problème" title="Contribution - Tamazight langue officielle : Une fausse solution pour un vrai problème" />
     </div>
     <div>
      <b>Tamazight langue officielle : Une fausse solution pour un vrai problème.</b>       <br />
               <br />
       A ttnadin Υef  tsarutt , tabburt w’arɛad  i tt-ufin       <br />
       CuΥlen-d m’ ad-telhu tefsut, nitni du gegris Υellin.     Ait menguellet       <br />
               <br />
       A vrai dire, ces quelques phrases suffisent amplement pour résumer le désarroi des tenants de la revendication de l'officialisation de tamazight, aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Malheureusement, si cela est clair pour certains, pour d'autres,  l'évidence se perd  dans la densité du brouillard politique qui fait obstacle à une projection de l’avenir en Algérie. A partir de là, chacun  de nous a le devoir d’exprimer sa divergente par souci de démocratie et d’honnêteté intellectuelle.        <br />
              <br />
       Toutefois, la question se pose légitimement quant à la motivation politique des initiateurs de ce débat  unilatéral.       <br />
              <br />
       A l’approche de l’élection présidentielle algérienne, le problème de la « langue ? » Tamazight refait surface.  D’anciens « militants » berbéristes tentent de refaire croire en l’espoir de son officialisation sous un régime qui, depuis plus de cinquante ans, a vu tant de têtes partir et d’autres s’installer, sans que la politique de déni identitaire et linguistique envers les peuples Amazighs d’Algérie change en quoi que ce soit.       <br />
              <br />
       Le concept même d’officialisation d’une langue ne signifie pas toujours que sa reconnaissance soit la reconnaissance d’un peuple. Beaucoup de pays officialisent des langues qui ne sont pas propres à leur peuple. C’est une officialisation motivée par un besoin pratique, pour le bon fonctionnement de leurs institutions. Les pays d’Afrique en sont l’illustration.       <br />
              <br />
       Il existe aussi des Etats qui utilisent des langues dans leurs institutions sans même qu’elles soient officielles, l’exemple du français en Algérie est édifiant, même si nous n’ignorons pas la duplicité du régime qui, dans ses discours exprime hypocritement son hostilité envers cette langue, et dans les faits, en use et en abuse abondamment au plus haut sommet de l’Etat.       <br />
              <br />
       Pour moi, comme l’a chanté un poète de chez nous, « les langues comme les hommes, sont  égales en droit ». Mais force est de constater chez ceux qui nous gouvernent que pour toutes les langues amazighes, il n’y a que haine, mépris et violence envers leurs défenseurs. Ils n’arrivent pas à admettre que l’on puisse mettre celles-ci sur le même pied d’égalité avec l’arabe, consacré depuis 1962 comme La langue nationale et officielle. Les langues amazighes sont pour eux des langues de sauvages et d’arriérés.        <br />
              <br />
       Ces constats m’amènent à penser que la thèse avancée, selon laquelle l’officialisation de la « Langue Tamazight » en Algérie mettra fin au déni identitaire dont souffrent les peuples Amazighs, au premier rang desquels il y a le peuple kabyle, est erronée. On le voit déjà au Maroc où, même en faisant constitutionnellement de tamazight une langue nationale et officielle tarde lourdement à l’appliquer dans les faits.       <br />
              <br />
       L’explication se trouve dans la nature du régime Algérien qui a constamment développé une politique coloniale visant à dépersonnaliser les Kabyles, les Chawis, les Touaregs, les Mozabites soumis tous à une politique visant leur disparition. Une politique qui n’est pas seulement celle du régime Algérien, mais partagée et exécutée par tous les Etats d’Afrique du Nord au nom de l’idéologie arabo-musulmane.       <br />
              <br />
       Le recul historique de la lutte de nos aînés pour notre existence, puis l’évolution de notre réflexion aujourd’hui, me laissent penser que le problème dont souffre le peuple kabyle, et à travers lui, les autres peuples Amazighs, ne peut pas se résumer à un simple problème linguistique. Même si un bilan dans ce sens est important à réaliser, il me semble que la question est avant tout d’ordre politique. C’est celui de l’existence de peuples distincts méritant chacun son propre Etat.        <br />
              <br />
       Surtout quand on sait que les linguistes s’accordent à dire qu’une langue ne se résume pas seulement à un moyen de communication entre les personnes, mais que la langue est un concept beaucoup plus complexe, comme le soutient Claude Hagege en disant : «  chaque langue est un petit univers de sens et d’originalité conceptuelle ». Louis-Jean Calvet, quant à lui, soutient qu’une langue qui n’est pas acceptée par ses interlocuteurs n’a pas lieu de s’imposer. D’où cette question objective qui nous interpelle : pourquoi veut-on imposer la langue arabe aux Amazighs, et pourquoi veut-on imposer une langue commune aux peuples Amazighs au détriment de leurs langues respectives ?       <br />
              <br />
       Dans les deux cas de figure, la démarche est vouée à l’échec. C’est Ferdinand de Saussure  qui nous a rappelé cette évidence : « L’État parvient rarement à imposer à une population une langue dont elle ne veut pas ou plus. Les langues évoluent, naissent et meurent, en fonction des besoins de leurs interlocuteurs ».       <br />
              <br />
       Au fond, La réflexion me pousse à poser le problème de la légitimité du combat pour « Tamazight ». Quelle est la légitimité des kabyles à porter une revendication pan-amazighe, qui ne concerne pas que la Kabylie ?  Surtout, a-t-on le droit de piétiner la souveraineté et les aspirations des autres peuples Amazighs en Algérie ?       <br />
              <br />
       Ceci est d’autant moins légitime que le niveau de conscience, le combat politique, l’expérience et la tradition revendicative sont différents d’un peuple à un autre. La démarche la plus sage devrait avoir pour souci de respecter des paramètres pour chaque situation. Cela dit,  une synergie est susceptible de se créer mais avec des Etats, chacun en phase avec son peuple.       <br />
              <br />
       Le combat identitaire des kabyles ne date pas d’aujourd’hui. Il a traversé des temps immémoriaux. D’un combat militaire mené pour la souveraineté du peuple kabyle à un combat politique en faveur des droits de tous les peuples d’Afrique du Nord, la Kabylie a arraché l’indépendance de l’Algérie mais ne trouvera de repos que le jour où le peuple kabyle aura recouvré sa totale liberté.       <br />
              <br />
        L’apport de l’Amusnaw kabyle, Dda Lmulud At Mâemmer en matière d’histoire, d’anthropologie et de linguistique est à bien des égards inestimable. Il avait le souci de ne pas dissocier la culture de la politique. Il était convaincu que celui qui prend les rênes du pouvoir, dans un pays multiethnique est toujours tenté d’imposer et de favoriser sa langue et sa culture sur celles des autres.       <br />
              <br />
       Parler des bienfaits de l'officialisation, supposerait que le pouvoir algérien mettrait tout en œuvre pour promouvoir et développer l'Amazighité qu'il a toujours combattue. Cela relève d'un fantasme politique.        <br />
       L'exemple du Maroc est là pour nous rappeler que l'officialisation de Tamazight n’est qu’un gadget pour amuser ceux qui y croient et qu’elle ne rétablit pas les peuples Amazighs dans leurs droits.       <br />
        Peut-on faire confiance à ce pouvoir pour prendre en charge notre langue? Peut-on penser que la victime puisse attendre de la clémence de son bourreau ?       <br />
              <br />
       Au demeurant, penser aujourd’hui que le nationalisme kabyle, qui s’est traduit par cette volonté d’affirmer son  identité à  travers un Etat, un peuple et une langue kabyle, est anti-amazigh est un non-sens. Un bébé qui se sépare de son cordon ombilical, ne veut pas dire qu’il reniera sa mère, cela veut juste dire qu’il est apte à se prendre en charge, cela nécessite du temps certes, mais c’est tout-à- fait naturel. Il en va de même pour toutes les langues dites amazighes. Elles sont toutes aptes à être des langues officielles, des langues d’Etat, quand-bien même elles puiseraient chacune dans les autres ce qui lui manquerait.        <br />
              <br />
       Indéniablement, c’est grâce au bilan du combat pour « Tamazight » que nous sommes arrivés à une réalité, qui aurait dû nous interpeller en amont de notre lutte, et qui est la suivante : la pérennité d’une langue dépend de la capacité du peuple à la protéger et à la promouvoir. Or, le peuple kabyle est dépourvu de sa souveraineté, par voie de conséquence sa langue n’a aucune protection. Protéger le peuple kabyle par l’édifice d’un Etat propre à lui, protégera inéluctablement sa langue.       <br />
              <br />
       C’est aussi la façon la plus efficace avec laquelle on peut faire bénéficier tous les peuples Amazighs des fruits de leur sueur.       <br />
              <br />
       L. ACARΣIW,       <br />
        SIWEL 071834 DEC 13       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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