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 <title>SIWEL | Agence kabyle d'information</title>
 <subtitle><![CDATA[Siwel : Agence kabyle d'information]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-13T20:20:06+02:00</updated>
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   <title>Portrait de l’actuel Président du MAK  : Qui est Bouaziz Ait-Chebib?</title>
   <updated>2014-08-25T18:38:00+02:00</updated>
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   <category term="Kabylie" />
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   <published>2014-08-25T16:30:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
AT WAGGUR (SIWEL) — « Comme la plupart des Kabyles de sa génération, il milite au sein du MCB (Mouvement Culturel Berbère), puis à l’âge de 16 ans, alors qu’il est encore mineur, il adhère au parti politique considéré comme kabyle : le RCD, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie. Les jeunes militants kabyles avaient à l’époque deux choix possibles : adhérer au FFS ou au RCD. Bouaziz, issu de la génération d’après-guerre et fortement imprégné de l’Académie berbère et des chants révolutionnaires de Ferhat imazighen Imula qui faisait alors vibrer la Kabylie, opte sans hésiter pour le RCD mais il finit par le quitter en 1995 estimant que le parti commençait à « normaliser » un peu trop ses rapports avec l’Etat algérien qui demeurait, quant à lui, toujours aussi raciste envers les kabyles. »     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/6927951-10592095.jpg?v=1408978832" alt="Portrait de l’actuel Président du MAK  : Qui est Bouaziz Ait-Chebib?" title="Portrait de l’actuel Président du MAK  : Qui est Bouaziz Ait-Chebib?" />
     </div>
     <div>
      Originaire d’Akbil ( Aqvil), Bouaziz Ait-Chebib est issu d’une famille installée depuis plusieurs générations dans un petit village, At Waggur (At Ouaggour), situé entre At Mislaine et At Laziz. Comme beaucoup de kabyles de sa génération, il grandit dans une famille kabyle classique, imprégnée d’un engagement farouche en faveur de la liberté qui constitue une valeur intrinsèque à la Kabylie : D’abord, son père qui a pris les armes contre le colonialisme français et qui passe 3 ans dans les geôles françaises à subir les affres de la torture ; puis deux de ses grands frères qui ont très activement participé au printemps de 1980.        <br />
              <br />
       Le  père Ait-Chebib avait d’ailleurs été convoqué par la gendarmerie de Tassaft pour « tenir ses enfants » et les empêcher de participer au printemps de 1980. Ne se laissant pas démonter, l’ancien maquisard « envoie paître » les gendarmes et leur déclare : «  je n’ai pas fui face au colonialisme français, ce n’est pas moi qui vais demander aujourd’hui à mes enfants de renoncer à défendre leur liberté, leurs droits et leur identité ».        <br />
              <br />
       Bouaziz Ait Chebib est né le 23 février 1973 à Ait Saâda, dans la commune de Yatafène après l’indépendance algérienne. Très jeune, il ne retient de cette indépendance qu’un profond sentiment d’injustice et une insupportable trahison du sacrifice de la Kabylie. Comme la plupart des kabyles des générations post indépendantes, il vit « l’Algérie arabe » comme une humiliation et une haute trahison du sacrifice énorme auquel a consenti la Kabylie. La négation identitaire et l’arabisation forcée sont vécues comme des actes d’agressions coloniales.        <br />
              <br />
       Imprégné du discours ambiant de la maisonnée familiale et des chants révolutionnaire de Kabylie de Ferhat Mehenni qui tournaient en boucle dans la maison familiale,  il considère très tôt que « les kabyles sont passés, sans transition, de l’Algérie française à l’Algérie arabe en gardant le même statut d’indigènes ».       <br />
              <br />
       C’est donc très tôt qu’il saisit l’ampleur de l'impitoyable guerre menée contre la Kabylie, contre sa langue et son identité. Dans son parcours militant, c’est l’Académie Berbère qui a marqué en premier sa plus tendre jeunesse. L’Académie berbère c’était le drapeau amazigh, les Tifinagh que les jeunes se passaient sous le manteau, la lutte pour la réhabilitation de la langue, de la culture et de l’identité amazighe.       <br />
              <br />
       Habité par un profond sentiment de révolte, à l’âge de 8 ans, il apprend seul les Tifinagh en se procurant les revues clandestines de l’Académie Berbère. Cet apprentissage a constitué sa première action militante qui le prédestinait à être, plus tard, le plus jeune enseignant de Tamazigh. En 1990, il était, à l’âge de 17 ans, lke plus jeune enseignant de Tamazight et donnait ses cours dans le cadre l’association culturelle « DJERDJER ».        <br />
              <br />
       A peine entré dans l’adolescence, il découvre un livre qui le marquera à jamais, le livre de Muhend Arab Bessaoud : « Heureux les martyrs qui n’ont rien vu ». Ce livre lui a brutalement fait prendre conscience l’ampleur de l’injustice que l’on faisait subir à la Kabylie et ce titre, devenu une expression célèbre dans les milieux militants kabyles, s’est gravée très tôt dans sa mémoire. Le jeune Bouaziz est fasciné par Muhend Arab Bessaoud, cet ancien maquisard qui avait combattu la France, puis l’armée des frontières en 1963 et qui s’était donné corps et âme pour la défense de l’identité amazighe contre l’usurpation arabo-islamiste.       <br />
              <br />
       A l’âge de 12 ans, le 29 mars 1985, alors qu’un hommage au Colonel Amirouche devait être rendu dans sa commune par l’association des enfants de maquisard, dénommée « Itri », tout le village chuchote discrètement que Ferhat Mehenni, lui-même enfant de martyr, devait venir animer un gala. Le régime algérien, qui avait eu vent de la présence de l’indésirable fils de martyr, avait exercé une intense campagne de dissuasion en faisant courir la rumeur qu’il y aurait des arrestations massives contre tous ceux qui se rendraient au gala de ce fils de martyr qui avait « mal tourné ».        <br />
              <br />
       C’est à ce moment que le jeune Bouaziz redécouvre à nouveau les chants révolutionnaires de Ferhat Imazigjhen Imula qui avaient, bercé son enfance mais cette fois en saisissant pleinement le sens : « 20 sna di lƐerm-is », « Tizi-bwassa », « ilik ibaƐtiyen », « nnif d lherma », ou encore la mythique « Aqcic d uƐettar » ; autant de titre qui ont bouleversé l’adolescent et qui ont grandement contribué à son engagement militant en faveur de la démocratie et de l’identité amazighe qui était, à cette époque, indissociables.  C’était le temps du parti unique, et l’on entendait beaucoup parler de Ferhat Imazighen Imula, qui sillonnait la Kabylie avec sa guitare, ses cassettes circulaient sous le manteau, tout comme l’alphabet Tifinagh et tout un tas de petits documents sur Massinissa, Jugurtha, et surtout les paroles des chansons kabyles engagées.       <br />
              <br />
       Passant toute sa scolarité en Kabylie, de l’école primaire au Lycée, c’est avec tout cela que Bouaziz Ait-Chebib grandit. Il évolue d’abord dans une filière mathématique avant de se reconvertir vers la filière scientifique pour obtenir en 1993, un  BAC science. Puis il va sur Alger pour y poursuivre des études supérieures en sciences politiques à l’Université d’Alger où il  obtient sa licence en 1998.        <br />
              <br />
       En 2005, toujours à Alger, il passe et obtient un Diplôme d’études supérieures en management. Cependant, son parcours scolaire et universitaire est marqué par un engagement permanent dans le militantisme qui est,  au final, assez représentatif de l'évolution du combat politique kabyle. Celui-ci s'était, au départ, appuyé sur une vision démocratique globale où l'objectif était de faire prendre conscience à l'ensemble des algériens la nécessité d'une Algérie plurielle, respectueuse de toutes les composantes culturelles, linguistiques et identitaires qui la composaient et où l’identité amazighe aurait toute sa place.       <br />
              <br />
       Comme la plupart des Kabyles de sa génération,  il milite au sein du MCB (Mouvement Culturel Berbère), puis à l’âge de 16 ans, alors qu’il est encore mineur, il adhère au parti politique considéré comme kabyle : le RCD, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie. Les jeunes militants kabyles avaient à l’époque deux choix possibles : adhérer au FFS ou au RCD. Bouaziz, issu de la génération d’après-guerre et fortement imprégné de l’Académie berbère et des chants révolutionnaires de Ferhat imazighen Imula qui faisait alors vibrer la Kabylie, opte sans hésiter pour le RCD mais il finit par le quitter en 1995 estimant que le parti commençait à « normaliser » un peu trop ses rapports avec l’Etat algérien qui demeurait, quant à lui, toujours aussi raciste envers les kabyles.        <br />
              <br />
       L’avènement du RCD divise profondément le MCB entre les deux partis kabyles : le FFS et le RCD . Bouaziz Ait-Chebib intègre le MCB Coordination Nationale (proche du RCD) où il occupe alors deux postes durant l’année du Boycott scolaire. Etant étudiant kabyle à Alger, il est élu vice-président du bureau d’Alger et président de la coordination des étudiants amazighs durant l'action héroïque  du boycott scolaire où  il a été l'un des rarissimes étudiants kabyles à avoir boycotté l'année universitaire 94/95 en dehors de la Kabylie.       <br />
              <br />
       Puis, estimant indignes, les entourloupes du RCD contre Ferhat Mehenni, dont il n’avait jamais douté de la sincérité et de l’engagement,  Bouaziz Ait-Chebin crée avec Ferhat Mehenni et d’autres militants kabyles, le MCB Rassemblement national, avant d’être à nouveau élu président du bureau d’Alger et chargé de l’organique dans la direction nationale.        <br />
              <br />
       C’est ainsi qu’en 1996, il avait été l'initiateur du comité algérois pour le boycott du référendum relatif à la révision constitutionnelle, (CABR) où il avait réussi l’exploit de regrouper les trois tendances du MCB dans une réunion qui s'était soldée par un appel au boycott commun et une grève générale le jour du référendum qui fut une réussite tant il était difficile de réunir les 3 tendances du MCB.       <br />
              <br />
       Bouaziz Ait-Chebib faisait déjà preuve d’un grand sens du dialogue et des responsabilités qui l’amènera quelques années plus tard à être un responsable important du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie avant d’en devenir le président.        <br />
              <br />
       Puis 2001 arrive, c’est le printemps noir. La Kabylie, gravement agressée par l’Etat algérien, réactive ses structures socio-politiques ancestrales et fait front à travers les Aârchs. Le 5 juin 2001, le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) est créé et Bouaziz Ait-Chebib en est le responsable organique. Le Mouvement adopte alors une attitude de soutien au mouvement citoyen des Aârchs mais il ne partage pas ses options algérianistes et estime que la plate-forme d’El Kseur était abusivement qualifiée de « nationale » alors que les revendications qui y étaient inscrites ne dépassaient pas les limites géographiques naturelles du pays kabyle qui, du reste, faisait face seul à la féroce répression du régime algérien, et dans une totale indifférence algérienne.        <br />
              <br />
       Mais, face à la gravité de la situation, et pour favoriser la cohésion kabyle, le MAK soutient le mouvement des Aârchs et estime que l’heure est à l’urgence tout en sachant d’avance que la démarche algérianiste ne peut pas aboutir. Le fossé entre la Kabylie et le reste de l’Algérie est déjà immense mais l’absence totale de solidarité des algériens face à l’assassinat des jeunes kabyles alors qu’au même moment, ils manifestaient à Alger  leur solidarité sans condition avec leurs « frères palestiniens », puis le lynchage des manifestants kabyles à Alger le 14 juin 2001, sont venus achever la rupture déjà engagée par Bouaziz Ait-Chebib avec les réflexes nationalistes algériens et l’ont définitivement conforté dans la nécessite de mener un combat exclusivement Kabyle.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, il se définit avant tout comme un citoyen et un militant kabyle. Il est âgé de 41 ans et est membre de la direction du MAK depuis sa création en 2001. En décembre 2011, au second congrès du MAK, il est élu président du Mouvement et y consacre depuis toute son énergie, sillonnant inlassablement la Kabylie pour faire connaitre et expliquer le projet d’autodétermination pour la Kabylie. Il rencontre une écoute de plus en plus attentive et intéressée, en particulier de la part des jeunes générations.         <br />
              <br />
       La dernière manifestation du 27 avril 2014 apporte la mesure du chemin parcouru depuis 2001 et met en évidence l’adhésion, de plus en plus manifeste, de la Kabylie à son autodétermination. Il a fallu beaucoup de conviction, de courage et d’abnégation pour en arriver là. Bouaziz Ait-Chebib y a grandement contribué. Il est très apprécié par la base militante pour sa constance, son discours franc et sans détour ainsi que la maitrise parfaite qu’il a de la langue kabyle qu’il emploie systématiquement dans toutes ses allocutions publiques.       <br />
              <br />
       zp,       <br />
       SIWEL 251630 AOU 14       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Vidéo : Entretien avec Idir au studio d'enregsitrement avec Ferhat Mehenni</title>
   <updated>2013-12-07T02:13:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/Video-Entretien-avec-Idir-au-studio-d-enregsitrement-avec-Ferhat-Mehenni_a5711.html</id>
   <category term="Kabylie" />
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   <published>2013-12-06T22:16:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
PARIS (SIWEL) — Idir revient sur son passage au forum de Liberté, "sur ce qui n'allait pas", au titre qui a failli lui être imposé et s'exprime à nouveau sur Ferhat Mehenni, tant sur l'homme que son parcours, son combat. Idir nous apprend qu'il fait un duo avec Ferhat Mehenni et nous donne sa perception des nouvelles chansons du militant, du poète et du politique qu'à toujours été Ferhat Mehenni, sans jamais dévier de sa trajectoire. L'entretien est en Kabyle. En voici ci-dessous la traduction littérale.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     <div>
      <span style="font-style:italic">A propos de Ferhat Mehenni, Idir dit</span>: &quot; le regard porté sur lui est multiple. d'abord, il y a l'individu, son parcours, le chemin qu'il a emprunté, ce qu'il a subi, ce qu'il a fait, ce qu'il a apporté à la &quot;taqvaylit&quot;.C'est un artiste qui a été profondément blessé parce qu'il a dit des choses à une époque où il était difficile de les dires. Il a été réprimé, il a été emprisonné pour ce qu'il a dit. Ce n'est pas quelque chose qu'on peut lui enlever: &quot;ayen yellan yella&quot;. Donc déjà cela mérite le respect.        <br />
              <br />
       Ajouté à cela, il est resté fidèle à ses engagements en faveur des droits, de la liberté, du respect de l'humain. Ensuite, il est maintenant dans une période où il parle d'indépendance de la Kabylie parce qu'il y croit. Ce débat doit être posé sur la table, on doit en discuter, et surtout, il doit être écouté pour que chacun puisse donner son avis sur cette question. Donc, comme j'ai senti que Ferhat a été écarté,  isolé, surtout  par le pouvoir; Et nous, nous devons lui donner la possibilité de parler.&quot;        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sure le forum de Liberté</span>: &quot;Là, je vais donner un scoop, de ce qui s'est passé là bas. Quand nous en  avions fini avec le forum de Liberté, on nous a invité à un diner. Nous sommes allé diner et je les ai trouvé dans un engouement, avec un &quot;hamas&quot; comme disent les arabes, le zèle et tout ça. Ils ont dit : &quot; ah ca y est, on a trouvé le titre&quot;, il est très bien!&quot; , C'est à dire c'est bon, tout a été ficelé, c'est fini il ne faut pas revenir là-dessus. je leur ai dis, &quot;c'est quoi ce titre que vous avez trouvé&quot;. Ils ont dit, &quot;comme on t'avais dit, quand on va montrer ton passeport et ta carte d'identité, on va mettre (en titre) &quot; Je veux être un algérien comme les autres &quot;...       <br />
              <br />
       Eh bien... je me suis  dit &quot;alors cà ...&quot; J'étais avec Mohamed Sadi, je me suis retourné vers lui pour voir s'il avait perçu qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Il m'a regardé, j'ai vu qu'il avait compris. Puis j'ai dit (NDLR: à ceux qui proposaient le titre de l'article de Liberté), &quot;attendez maintenant, il va falloir que l'on s'explique. Si vous voulez me mettre un titre comme çà, &quot; je veux absolument être un algérien comme les autres&quot;, c'est comme si je demandait la charité! &quot;s'il vous plait, accordez-moi l'agérianité&quot;, alors que l'algérianité si elle est en moi, elle est en moi, mais je ne vais pas la quémander.        <br />
              <br />
       Le problème c'est que quand ils parlent de l'unité algérienne; nous, nous avons fait ce que nous devions faire. Nous avons fait notre devoir. Je suis issu de la Kabylie, beaucoup de sang a coulé, beaucoup sont mort pour elle ( NDLR: l'Algérie). ensuite, pour ce qui me concerne, j'ai passé mon service national. On n'a même fait des rallonges quand ils nous ont pris 3 mois supplémentaires en plein soleil et je me demande à ce jour si ce n'était pas disciplinaire parce que nous étions kabyles; parce que comme par hasard, il n'y avait que des kabyles...mais passons, on va dire que nous avons fait notre devoir. Dans mes chansons, j'ai toujours essayé de donner une image aussi positive que possible, en tous cas de notre côté Voilà...Et moi, j'ai eu droit à quoi, qu'ai-je eu en retour ?        <br />
              <br />
       Eh puis, il arrivera un moment, surtout parmi ces jeunes qui émergent, ils vont se dire, &quot;eh bien puisque vous ne voulez pas de nous, que voulez-vous que l'on fasse avec vous ?&quot; Nous sommes arrivé à une logique où nous allons donc nous écarter, nous isoler ou... et j'augure des drames épouvantables! Je n'aime pas la mort, je n'aime pas la guerre, je n'aime pas que le sang coule mais des fois comme a dit Mammeri &quot; Quand il y a buche sur buche, on essaye de faire une sorte de grosse montagne de bois, il ya de quoi provoquer dans le ciel de Dieu le plus le plus immense des incendies&quot;.        <br />
              <br />
       Nous n'avons jamais été avec de mauvaises pensées. Nous n'avons jamais été belliqueux ni fait de chantage en disant vous nous accorderez ce que nous voulons ou sinon ça ne va pas. Depuis le début nous avons toujours tenté la conciliation, la parole, la raison, le calme. Mais après, tu te rend compte que les gens en face de qui tu es, ce ne sont pas des gens qui ont la même conception que toi, ils ne comprennent pas les choses de la même façon que toi...Donc, il arrivera un moment...si ça continue comme çà...les jours qui nous attendent seront terribles.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">A propos du duo avec Ferhat Mehenni</span> : Puis enfin, pour arriver à ta question, concernant la chanson, ce que j'ai remarqué dans cls chansons que j'ai écouté, d'abord l'orchestration, c'est quelque chose de très propre, de très puissant. Au niveau des paroles, je pense que c'est essentiellement des mots militants, c'est à dire qui suivent un discours. La définition orchestrale correspond à ce qu'il a dit (NDLR: Ferhat Mehenni) et ce qu'il a dit, c'était surtout emprunt de poésie. C'est quelque chose qui nous fait voyager à travers des idées et qui nous ouvre des fenêtres...parce que les gens en ont besoin. Ils ont besoin de quelqu'un qui les encourage, ils ont besoin que quelqu'un leur montre le chemin, ils ont besoin que quelqu'un les éclaire et dans certains texte de Ferhat j'ai vu ces choses là.        <br />
              <br />
       Pour ce qui me concerne, je suis venu (NDLR:chanter avec Ferhat) d'abord parce que j'ai beaucoup de respect pour la personne. Il y a beaucoup de choses qui nous rassemble et puis il n'y a pas de raison à ce que je ne participe pas dans la mesure où j'ai fait des duos avec différents artistes internationaux ou nationaux. J'ai chanté avec Ait-Menguellet, avec Matoub paix à son âme et aussi avec des arabes; j'ai fait des duos, avec Cheb Khaled et comment il s'appelle...Cheb Mami; et aussi Jean-Jacques Goldman, Akenaton, Manu Ciao et je ne vois pas à quel titre je ne ferais pas un duo avec quelqu'un qui m'est encore plus proche dans les idées que les autres, donc c'est la moindre des choses que de venir partager quelque choses avec lui.       <br />
              <br />
       Entretien réalisé par GI       <br />
              <br />
       SIWEL 062216 DEC 13       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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