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 <title>SIWEL | Agence kabyle d'information</title>
 <subtitle><![CDATA[Siwel : Agence kabyle d'information]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-06T13:04:59+02:00</updated>
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   <title>AZAWAD : Flambée de crimes, exactions de l’armée malienne à l’ombre de l’opération Serval et règlement politique « durable » du conflit dans l’impasse.</title>
   <updated>2013-04-02T15:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/AZAWAD-Flambee-de-crimes-exactions-de-l-armee-malienne-a-l-ombre-de-l-operation-Serval-et-reglement-politique-durable_a4819.html</id>
   <category term="International" />
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   <published>2013-04-02T15:03:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
AZWAD (SIWEL) — Depuis le début de l’opération Serval, les soldats maliens agissent comme s’ils étaient en guerre contre les communautés. Le Mali a mis en place un système de répression, de divisions communautaires, d’exclusion du développement et de massacres qu’il a érigé en politique d’Etat appliquée par tous les régimes maliens depuis l’indépendance du Mali.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5378074-8023874.jpg?v=1364907989" alt="AZAWAD : Flambée de crimes, exactions de l’armée malienne à l’ombre de l’opération Serval et règlement politique « durable » du conflit dans l’impasse." title="AZAWAD : Flambée de crimes, exactions de l’armée malienne à l’ombre de l’opération Serval et règlement politique « durable » du conflit dans l’impasse." />
     </div>
     <div>
      L’Azawad (Nord Mali) couvre environ 930 000 km2, à la lisière du Sahel et du Sahara. Sa population, estimée à près de 3 millions d’âmes est composée de Songhaïs, Arabes, Touaregs et Peuls. Leur longue cohabitation dans un environnement difficile en a fait un ensemble humain distinct.        <br />
              <br />
       Depuis 1960, les populations de l’Azawad vivent une instabilité et une insécurité récurrentes, marquées par des épisodes dramatiques de soulèvements et de répressions massives et brutales par l’armée malienne (1963, 1990, 2006, 2012 à maintenant). Le bilan humain des tueries de l’armée malienne et de l’insécurité qu’elles ont créée est lourd : il s’élèverait, de 1960 à nos jours, à plusieurs dizaines de milliers de morts dont  les femmes,  les enfants et les  personnes âgées constituent la plus grande partie (Environ 100 000 selon l’Arvra).        <br />
              <br />
       Les différents accords de paix signés avec les mouvements et fronts de l’Azawad (Tamanrasset, Pacte National, accords d’Alger), promettant, sécurité, responsabilisation effective des Azawadiens et développement, n’ont jamais été convenablement appliqués. Il semble même qu’ils n’ont été que des leurres pour obtenir des périodes d’accalmie, drainer des financements extérieurs utilisés insidieusement à approfondir les divisions entre communautés et au sein d’une même communauté.        <br />
              <br />
       A partir de 2000, l’Etat malien a permis l’installation de groupes mafieux et narco terroristes sur le territoire de l’Azawad. L’expansion de ces groupes a bénéficié d’appuis et de complicités jusqu’au plus haut sommet de l’Etat devenu courtier d’un business narco -terroriste (« air cocaïne », rançons, etc.).       <br />
              <br />
       Le soulèvement déclenché en janvier 2012 a contribué à l’écroulement de l’Etat corrompu et dévoyé du Mali.  Dès lors, les groupes narco- terroristes nantis des rançons payées pour la libération d’otages occidentaux et des revenus des trafics mafieux ont rapidement saisi tout l’avantage à tirer de cette nouvelle situation. Soutenus par des Etats aux enjeux géostratégiques mal dissimulés, les groupes narco- terroristes ont réussi à supplanter les mouvements nationalistes azawadiens, faiblement organisés, sans moyens et sans soutiens extérieurs.        <br />
              <br />
       Enhardis par la passivité de la communauté internationale, les narco -terroristes, dans leur avancée vers le Mali ont rapidement battu en retraite à la suite de l’intervention unilatérale de la France déclenchée le 10 janvier 2013.        <br />
       Depuis cette date, c’est la flambée de crimes et exactions de l’armée malienne à l’ombre de l’opération Serval. Les azawadiens, de nouveau, ne font plus que compter les morts, égrener les exactions (vols, viols, saccages, pillages, enlèvements, tortures..). En effet, la France, si elle a été saluée pour son intervention, n’a prévu aucun mécanisme pour éviter que l’armée malienne, de retour sur le territoire de l’Azawad dans le sillage de l’opération Serval, ne s’en prenne, comme d’habitude, aux populations civiles.        <br />
              <br />
       Depuis le début de l’opération Serval, les soldats maliens agissent comme s’ils étaient en guerre contre les communautés. Les personnes civiles enlevées par l’armée malienne, au moins une centaine, sont malicieusement présentées, parfois devant les médias, comme des prisonniers jihadistes. Les localités de Konna, Tilwat, Fatoma, Sévaré, Niono, Séribala, Diabaly, Léré, Tombouctou, Ber, Rharous et alentours, Gossi et voisinage, Intililt, Gao et les communes avoisinantes, Hodari, Douentza, Hombori, Boni, Ingoma… ont été principalement éprouvées. Le pillage des biens des populations arabes et touarègues est systématique : il vise leur appauvrissement total.        <br />
              <br />
       Les soldats maliens commettent ces crimes en toute impunité. Les plus hautes autorités maliennes restent dans le déni et n’ont cure de l’opinion publique internationale qui commence, enfin, à montrer et dénoncer certains de ces crimes.       <br />
              <br />
       Depuis le début du dernier conflit de 2012, plus de 600 000 azawadiens ont traversé les frontières du territoire pour se réfugier dans les pays voisins. Près de 700.000 personnes ont été contraintes de se déplacer à l’intérieur du territoire ou vers le sud.        <br />
              <br />
       Pendant ce temps là, le règlement politique « durable » du conflit reste dans l’impasse. La France, la CEDEAO, l’Union Européenne et une partie de la communauté internationale, multiplient les appuis et les soutiens financiers à l’Etat malien, sans assumer la pleine responsabilité de la situation née de l’engagement français et sans s’assurer que le remède n’aggrave le mal.       <br />
              <br />
       L’Etat malien, en déliquescence malgré tous les appuis dont il bénéficie, traîne à négocier avec les azawadiens  et l’emprise des putschistes reste très forte.       <br />
              <br />
       La timidité de la France à exiger la cessation des crimes et exactions contre les populations civiles est proportionnelle à sa frilosité à parler clairement de l’exigence de négociations entre les azawadiens et le Mali. Le déploiement d’une force de maintien de paix de l’ONU et l’euphorie des élections maliennes en juillet font croire que le règlement durable du conflit est véritablement dans l’impasse totale.        <br />
              <br />
              <br />
       Concertation civile inter-azawadienne,       <br />
              <br />
       SIWEL 021503 AVR 13
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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  <entry>
   <title>Azawad: "Mourir pour mourir, autant mourir dans la dignité", tel est le dernier mot des civils de l'Azawad. </title>
   <updated>2013-03-22T00:12:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/Azawad-Mourir-pour-mourir-autant-mourir-dans-la-dignite--tel-est-le-dernier-mot-des-civils-de-l-Azawad_a4771.html</id>
   <category term="International" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/imagette/5340740-7969437.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-03-21T22:59:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
DORO (SIWEL) — Un communiqué du MNLA publié hier sur son site officiel affirme que " de nombreux azawadiens ont informé le MNLA qu'ils allaient prendre en charge eux-mêmes leur protection assurant qu'ils préfèrent "mourir en se défendant" plutôt que de "mourir les mains attachés derrière le dos" après avoir subi "viol et tortures": "Mourir pour mourir, autant mourir dans la dignité", tel est le dernier mot des civils de l'Azawad".     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5340740-7969437.jpg?v=1363906652" alt="Azawad: "Mourir pour mourir, autant mourir dans la dignité", tel est le dernier mot des civils de l'Azawad. " title="Azawad: "Mourir pour mourir, autant mourir dans la dignité", tel est le dernier mot des civils de l'Azawad. " />
     </div>
     <div>
      Le communiqué du MNLA, signé de son porte-parole, Mossa Ag Attaher, fait état de l’arrivée à Doro de l'armée malienne le jour de la foire. Ces derniers ont &quot;forcé une centaine d'azawadiens a attendre &quot;des journalistes&quot; qu'ils sont allés chercher à Gao afin de &quot;recueillir&quot; les témoignages de ces personnes qu'ils retiennent de force par la terreur et la persuasion des armes&quot;.        <br />
              <br />
       Le MNLA parle des &quot;victimes du terrorisme militaire malien&quot; [...] &quot;sommées de témoigner de &quot;l'irréprochabilité de l'armée malienne&quot;, &quot;pas d'exaction&quot;, &quot; pas d'exécution extrajudiciaire&quot;, &quot; pas de viol&quot;,  &quot;pas de pillage&quot; etc., sous peine de subir toutes ces exactions&quot;.       <br />
              <br />
       Le communiqué tire la sonnette d'alarme sur&quot; l'intensification des situations d'arrestations, de disparitions, de viols et d'assassinat&quot; dans l'Azawad et &quot;interpelle une dernière fois les instances internationales, et en particulier la France&quot;, cette dernière étant tenue pour responsable de de la &quot;réintroduction des soldats maliens dans l'Azawad&quot;.  La France et la communauté internationale ont été interpellés par le MNLA sur leur &quot;entière responsabilité dans cette opération de nettoyage ethnique&quot;, jugeant les indignations et les condamnations &quot;scandaleusement &quot;timides&quot;        <br />
              <br />
       Le communiqué précise que le MNLA a été &quot;dûment informé&quot; de la détermination de la population civile &quot;à s'organiser en groupe d'autodéfense&quot;. Le MNLA fait le constat de l'inaptitude de l'armée française à &quot; faire cesser les crimes de guerre commis contre les civils&quot; de même qu'elle demeure inapte à empêcher  &quot;la vengeance ethnique malienne&quot; alors que c'est à la faveur de l'opérations Serval que le redéploiement des militaires maliens à été possible tout en &quot;empêchant de facto le déploiement du MNLA sur le territoire de l'Azawad pour garantir la sécurité des civils&quot;.       <br />
              <br />
       Les azawadiens eux, ont informé le MNLA &quot;qu'ils allaient prendre en charge eux-mêmes leur protection assurant qu'ils préfèrent &quot;mourir en se défendant&quot; plutôt que de &quot;mourir les mains attachés derrière le dos&quot; après avoir subi &quot;viol et tortures&quot;: &quot;Mourir pour mourir, autant mourir dans la dignité&quot;, tel est le dernier mot des civils de l'Azawad.        <br />
              <br />
       nbb,       <br />
       SIWEL       <br />
              <br />
        Lien sur le site du MNLA, voir communiqué &quot;URGENT/ Témoignages forcés à Doro&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  </entry>
  <entry>
   <title>22ème session des Droits de l'Homme des Nations unie, à Genève</title>
   <updated>2013-03-22T15:08:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/22eme-session-des-Droits-de-l-Homme-des-Nations-unie-a-Geneve_a4749.html</id>
   <category term="International" />
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   <published>2013-03-13T21:26:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
GENEVE (SIWEL) — "Aucun pouvoir, aucune puissance, aucune armée ne tuera dans le silence des civils azawadiens sans qu'on ne le rapporte au plus haut niveau des instances des Nations unies et des Organisations internationales des Droits de l'Homme." Ci-dessous, la déclaration de Mossa Ag Attaher pour la Coordination Internationale de Défense des Droits du Peuple de l,Azawad (CIDDPA), lue ce matin à la 22ème session des Droits de l'Homme des Nations unie, à Genève.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5315012-7931824.jpg?v=1363252125" alt="22ème session des Droits de l'Homme des Nations unie, à Genève" title="22ème session des Droits de l'Homme des Nations unie, à Genève" />
     </div>
     <div>
      <b>Genève, le 13 mars 2013</b>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>APPEL au sujet des exactions de l’armée malienne contre les populations de l’Azawad</b>       <br />
              <br />
              <br />
       Situation des violations des droits de l’homme commises par l’Etat du Mali et son armée contre les populations de l’Azawad       <br />
              <br />
       En dépit des discours des autorités de Bamako sur les agissements des soldats réguliers et des milices supplétives ; exécutions sommaires, enlèvements tortures, pillages, viols et vols, à l’encontre des populations azawadiennes, en particulier, touarègues et maures, ainsi que des membres des groupes ethniques peuls et songhai, se poursuivent malgré les reportages des rares médias qui se trouvent sur le terrain, les alertes des organisations de défense des droits de l’homme dont HRW, la FIDH, Amnesty… ainsi que les mises en garde des Nations Unies.       <br />
              <br />
       Lorsque les soldats maliens s’en prennent aux populations, ceux qui ne sont pas exécutés ou pillés sont enlevés tout comme les troupeaux et autres biens matériels. De nombreux azawadiens, majoritairement touaregs et maures, de simples bergers, ont été enlevés avant d’etre présenté à la TV malienne comme de dangereux terroristes pris avec les armes dans un macabre montage digne de Hollywood.        <br />
              <br />
       Pour ceux qui connaissent la réalité du terrain depuis le début de l’opération est que les soldats maliens n’arrivent dans les localités que lorsque les forces françaises ont achevé de nettoyer les poches terroristes de résistance !!!       <br />
       Jusqu’à quand le Mali continuera t il de violer allégrement les droits humains prenant des allures de génocides, de crimes contre l’humanité tout en se présentant comme une pauvre victime d’un terrorisme que l’Etat malien a lui-même promu depuis une quinzaine d’années ?       <br />
              <br />
       Jusqu’à quand la communauté internationale restera silencieuse et passive face au génocide rampant dans l’Azawad ?       <br />
              <br />
       Jusqu’à quand le gouvernement malien continuera t il à adouber les médias de la haine qui appellent aux meurtres de personnes en raison de leur origine ?       <br />
              <br />
       Comment expliquer qu’en près de deux mois (après le lancement de Serval), il y a 25 fois plus de peronnes tuées uniquement des azawadiens, par l’armée malienne qu’en plus de trois mois d’affrontements entre cette armée et les forces rebelles ?       <br />
              <br />
       Sur toute la période de référence, près de 573 têtes de bétail (petits ruminants et bovins ont été enlevés par les soldats maliens). Les pillages de boutiques appartenant essentiellement à la communauté ont été observés y compris sous les caméras des chaînes de TV, en particulier F24, notamment, à Tombouctou.       <br />
              <br />
       Le plus incompréhensible c’est que cela se poursuit encore au moment où je parle mais puisque la zone est difficilement accessible aux medias, le drame est peu visible comme c’est le cas en Syrie et ailleurs sur notre planète, de moins en moins humaine !!!       <br />
              <br />
       Le conseil de sécurité, le comité des droits de l’homme dans un souci de paix et de sécurité internationale devraient élever la voix pour que cesse le génocide rampant depuis que la France a décidé unilatéralement, il y a 60 ans de remettre notre destin entre les mains du Mali, Etat qu’elle a créée de sa propre volonté… avant de revenir en 2013 pour ramener l’armée malienne dont le seul fait d’armes se résume en massacres de populations civiles, en raison, généralement, de leur couleur de peau !!!       <br />
              <br />
       La CIDDPA, par ma voix vous remercie d’avoir écouté ce récit peu joyeux. Elle ne remerciera jamais assez ceux qui nous ont permis d’être présents à cette rencontre sur laquelle nous fondons le plus profond espoir qui pour nom : justice, équité, paix et sécurité pour tous ici, partout et ailleurs.       <br />
              <br />
              <br />
       Merci de votre attention,       <br />
              <br />
       <b>Pour la CIDDPA</b> ( Coordination Internationale de Defense des Droits du Peuple de l'Azawad),       <br />
       <b>Mossa Ag Attaher,</b>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Annexe</b>       <br />
              <br />
       <b>Liste non exhaustive des exactions et exécutions récentes du 16 février au 5 mars 2013</b>       <br />
              <br />
        <b>Période du 16 -17 février 2013 </b>:        <br />
              <br />
       a) exécutions sommaires       <br />
              <br />
       A Ewarwar, près de Lerneb, dans la région de Tombouctou : exactions contre les populations et pillages par les éléments de l’armée qui tuent et repartent avec les biens des gens.       <br />
       Au sud de Léré : des éléments militaires maliens ont traîné des bergers nomades touaregs attachés à des véhicules. Les bergers nomades sont portés disparus.       <br />
              <br />
       Certains d’entre eux ont été reconnus lors d’une émission de la TV malienne entre le 7 et le 9 mars 2013, présenté comme des jihadistes. Toujours dans la même zone de Léré, plusieurs puits ont servi de fosses communes à plusieurs personnes assassinées (près de 47 personnes reparties entre plusieurs puits).       <br />
              <br />
       b) Viols et sévices       <br />
              <br />
       Des femmes touarègues du site de Fatoma près de Sevaré ont été victimes de viols de soldats maliens dans le sillage de la reconquete de Konna. Des temoignages d’organisations de défense des droits de l’homme sont éloquents à ce sujet.       <br />
              <br />
       A Gossi, 160 km à l’ouest de Gao, plusieurs femmes et jeunes filles touarègues ont subi des sévices sexuels de la part des militaires maliens. Nous tenons à disposition les noms de ces femmes que nous ne pouvons pas divulguer à ce stade du fait qu’elles sont encore séquestrées par les militiares maliens. Elles ont reussi à faire parvenir un message de détresse au CICR.       <br />
              <br />
       <b>Période du 1er au 4 mars 2013</b>       <br />
              <br />
       A In M’nass, 80 km au nord est de Gao : 4 personnes exécutées le 2 mars 2013 par une patrouille de l’armée malienne partie de Gao dans la journée,       <br />
       1. Oumar Ag Algateck       <br />
       2. Mossa Ag Algateck       <br />
       3. Aklinine Ag Mossa       <br />
       4. Aljoumaghat Ag Bilal       <br />
              <br />
       A Gossi, 160 km au sud ouest de Gao sur la route de Sevaré : 1 jeune homme a été battu à mort par des soldats maliens avant de lui retirer une somme de 60 000FCFA (92 euros).       <br />
              <br />
       A Hodari, sud de Tombouctou, les soldats maliens ont enlevé et ramener dans la direction de Douentza les personnes ci après :       <br />
       1. Oumar Ag sidi Ali       <br />
       2. Mohamed Ag sidi Ali       <br />
       3. Aliou Ag Houssa       <br />
              <br />
       A Hombori : deux personnes, dont les noms n’ont pas encore été communiqués, ainsi que le chef de leur fraction du nom de Hamo Ag Ichrach venu pour s’enquérir de leur situation auprès des militaires maliens, ont été enlevés.       <br />
              <br />
       <b>Coordination Internationale de Défense des Droits du Peuple de l’Azawad (CIDDPA)       <br />
       Adresse : Ouaga 2000 ; 55. Burkina-Faso       <br />
       E-mail : ciddpa@gmail.com</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  <entry>
   <title>Azawad: le MNLA rejette la déclaration de la CEDEAO exigeant son désarmement préalable à toute négociation</title>
   <updated>2013-03-22T15:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/Azawad-le-MNLA-rejette-la-declaration-de-la-CEDEAO-exigeant-son-desarmement-prealable-a-toute-negociation_a4712.html</id>
   <category term="International" />
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   <published>2013-03-06T18:01:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
KIDAL (SIWEL) — A la suite de la Déclaration de la Conférence des Chefs d’Etats de la CEDEAO relative au désarmement du Mouvement touareg de l’Azawad, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) vient de rendre public une déclaration dans laquelle il «rejette catégoriquement toute déclaration faisant de son désarmement un préalable à sa participation au processus de négociation» et se questionne légitimement sur les «motivation particulière justifiant l’exigence du désarmement du MNLA avant les négociations» tout en restant convaincu que«ce sont ses seules forces armées qui protègent et sécurisent les populations de l’Azawad partout où elles sont présentes»     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5294051-7899893.jpg?v=1362589972" alt="Azawad: le MNLA rejette la déclaration de la CEDEAO exigeant son désarmement préalable à toute négociation" title="Azawad: le MNLA rejette la déclaration de la CEDEAO exigeant son désarmement préalable à toute négociation" />
     </div>
     <div>
      La déclaration du MNLA, signée de son secrétaire général, Bila Ag Acherif, constate avec surprise que «<span style="font-style:italic">la CEDEAO prend ouvertement position en faveur des autorités de Bamako en partageant avec elles une vision erronée de la situation dans l’Azawad </span>» alors même que le mouvement révolutionnaire «<span style="font-style:italic">fondait un grand espoir sur l’impartialité et l’équité de la CEDEAO dans la recherche d’une solution juste et durable</span>». Le MNLA a rappelé, entre-autres, qu’il avait respecté tous ses engagements, notamment le cessez-le-feu, et s’était engagé dans une «<span style="font-style:italic">franche collaboration </span>» afin de rechercher une «<span style="font-style:italic">solution juste et définitive</span>» au conflit qui oppose le MNLA à Bamako. Bilal Ag Acherif, précise un peu plus loin dans la déclaration que le MNLA était allé jusqu'à accepter de négocier avec le Mali «<span style="font-style:italic">dans le cadre du respect de l’intégrité territoriale du Mali </span>» et que si dans  la lutte contre le terrorisme, le MNLA n’avait ménagé «<span style="font-style:italic">ni ses hommes, ni ses armes, ni ses munitions </span>», les forces armées du MNLA «<span style="font-style:italic">servent également à la protection du peuple de l’Azawad contre les crimes massifs et les multiples exactions qu’exerce l’armée malienne sur les populations civiles </span>».       <br />
              <br />
       Le MNLA s’estime donc «<span style="font-style:italic">en droit, et même en devoir </span>» de se questionner sur les «<span style="font-style:italic">motivations particulières justifiant l’exigence du désarmement du MNLA avant les négociations </span>». Il estime par ailleurs que toutes les «<span style="font-style:italic">concessions déjà consenties par le MNLA, constituent raisonnablement un maximum, d’autant plus qu’aucune concession de la partie malienne n’est à ce jour enregistrée </span>» et constate que ces mêmes concessions «sont exploitées comme une « <span style="font-style:italic">progression à petits pas » vers son désarmement n’ayant aucune autre finalité que sa destruction ce qui replacerait, d’office, et sans aucune défense, la population de l’Azawad à la merci des autorités maliennes, dont nous avons, encore une fois, un aperçu du traitement inhumain qu’ils lui ont toujours réservé</span>». En conséquence, le MNLA déclare «<span style="font-style:italic">rejeter catégoriquement toute déclaration faisant de son désarmement un préalable à sa participation au processus de négociation</span>».       <br />
              <br />
        Le MNLA reste convaincu que «<span style="font-style:italic">ce sont ses seules forces armées qui protègent et sécurisent les populations de l’Azawad partout où elles sont présentes</span>»  et se déclare stupéfait que la communauté internationale et la CEDEAO se fient à l’armée malienne.        <br />
              <br />
       S’adressant à la communauté internationale Le MNLA demande s’il est «<span style="font-style:italic">normal  que des violences, des exactions et des crimes soient librement commis par une armée bénéficiant d’un soutien international, dont celui de la CEDEAO, sur des populations civiles sans défenses en raison de leur seule couleur de peau ou de leur seule appartenance communautaire</span>» et rappelle que «<span style="font-style:italic">les mêmes causes engendrent invariablement les mêmes effets et donc les mêmes conséquences</span>» et que «<span style="font-style:italic">le massacre des populations civiles a toujours été la réponse invariable des autorités maliennes à la problématique de l’Azawad</span>»       <br />
              <br />
       La déclaration se termine par un «<span style="font-style:italic">appel à la raison</span>» qui interpelle la CEDEAO et la Communauté Internationale afin «<span style="font-style:italic">d’exercer des pressions sur les autorités maliennes pour qu’elles s’engagent réellement et sincèrement dans la recherche d’une solution politique définitive, par le dialogue, au conflit qui oppose le MNLA aux autorités maliennes</span>» en concluant par un appel pressant au secrétaire Général des nations Unies pour «<span style="font-style:italic">accélérer la mise en place et le déploiement d’une force de maintien de la paix afin d’arrêter définitivement les violations des droits humains</span>» et de «<span style="font-style:italic">garantir la sécurité et la stabilité du territoire de l’Azawad»</span>       <br />
              <br />
       nbb,       <br />
       SIWEL 061801 MARS 13       <br />
              <br />
       En pièce jointe le communiqué du MNLA       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Turquie: les organisations de femmes kurdes sous la menace des autorités</title>
   <updated>2012-12-28T17:17:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/siwel/Turquie-les-organisations-de-femmes-kurdes-sous-la-menace-des-autorites_a4418.html</id>
   <category term="International" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/imagette/5078730-7580300.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-12-28T16:15:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
KURDISTAN (SIWEL) — Selon le réseau d'informations libres de Mésopotamie (réseau d'actualité kurde), les organisations de femmes du kurdistan sont systématiquement visées par les autorités turques. Les arrestations se multiplient. Les meurtres de femmes ont augmenté de 1400 % au cours des dix dernières années du règne de l’AKP, parti au pouvoir. Plus de 160 femmes ont été tuées par des hommes depuis début de l’année 2012.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5078730-7580300.jpg?v=1356711513" alt="Turquie: les organisations de femmes kurdes sous la menace des autorités" title="Turquie: les organisations de femmes kurdes sous la menace des autorités" />
     </div>
     <div>
      « Quel que soit le modèle politique et d’administration d’un pays, si la violence à l’encontre des femmes s’est généralisée et s’est transformée en un problème social, ce système est sans doute sexiste, nationaliste, discriminatoire et inégalitaire. C’est-a-dire, il est patriarcal, autocratique, dominateur, hiérarchique. Il est anti-femme, anti-social et contre la nature » souligne le parti de la liberté des femmes du Kurdistan (PAJK), à l’occasion de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes.       <br />
              <br />
       A Istanbul, les Conseils des femmes socialistes (CFS) dresse un bilan accablant : « Au moins 161 femmes ont été tuées et 174 autres ont fait l’objet de viol et de harcèlement sexuel  par des hommes depuis le1er janvier 2012. »       <br />
              <br />
       Systématique et politique       <br />
              <br />
       La porte-parole du CFS Birsen Kaya affirme que la violence à l’égard des femmes n’est pas un cas isolé, mais « systématique et politique ». « La violence faite aux femmes est devenue une action violente de l’homme à l’échelle sociale » dénonce-t-elle et ajoute : « La violence faite contre les femmes est l’un des problèmes les plus important au monde. La multiplication des violences par des hommes est directement liée à l’Etat, à ses institutions et ses organes de justice. »       <br />
              <br />
       Rappelant que les meurtres de femmes ont augmenté de 1400 % au cours des dix dernières années du pouvoir AKP, elle souligne : « En ces dix dernières années, nous avons vu que les politiques d’ouverture du gouvernement AKP n’étaient que mensonge »       <br />
              <br />
       De son côté, la commission Femme de l’Association des droits de l’humain (IHD) de Diyarbakir, capitale du Kurdistan de Turquie, a dénoncé dans un rapport la multiplication dans la région kurde des violences de la part des forces de l’ordre. Selon le rapport, 56 femmes ont été tuées, 45 femmes ont été blessées, six femmes ont été violées et dix autres ont fait l’objet de harcèlement sexuel au cours des dix premiers mois de l’année 2012. Le rapport indique qu’une de ces victimes a été tuée par les forces de l’ordre. Ainsi, quinze ont été blessées et six ont été victimes de harcèlement sexuel par les forces de l’ordre, ajoute le rapport.       <br />
              <br />
       « Nous savons que le nombre exact est beaucoup plus élevé » a dit la commission Femme de l’IHD, soulignant que le principal responsable de cette violence est la tradition patriarcal de l’Etat.       <br />
              <br />
       Des centaines de femmes activistes en prison       <br />
              <br />
       Fin septembre, plus de 80 ans de prison ont été réclamés par un procureur d’Ankara contre 27 femmes pour avoir défendu le droit à l'avortement, lors d’une manifestation organisée début juin 2012.       <br />
              <br />
       Mais les violeurs sont soit acquittés, soit promus par les autorités. Sedat Selim Ay a été récemment promu directeur adjoint de l’antiterrorisme. Condamné à 11 mois de prison pour torture en 2002, il a aussi été mis en cause, parmi d’autres policiers, pour le viol d’une jeune femme. En 2007, la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg avait condamné la Turquie à 5000 euros pour ne pas avoir mené à bien cette enquête.       <br />
              <br />
       Dans un communiqué la commission Femme du principal parti kurde BDP rappelle que des centaines de femmes se trouvent derrière les barreaux depuis 2009 pour avoir demandé « liberté », « égalité ». Parmi ces femmes prisonnières figurent deux députées, de nombreuses journalistes,  activistes, étudiantes mais aussi des maires et des syndicalistes.       <br />
              <br />
       « Nous sommes souvent criminalisées en raison de nos activités pour des femmes. Le complot judiciaire et les arrestations nous inquiètent » affirme Fahriye Cengiz, responsable du centre « Ishtar » pour le soutien aux femmes au sein de la mairie BDP d’Akdeniz à Mersin. Trois responsables de ce centre sont actuellement en prison. Les autorités chercheraient à fermer le centre, s’inquiète-t-elle.       <br />
              <br />
       Violence militariste       <br />
              <br />
       La secrétaire de la commission Confédération des Syndicats des Travailleurs du secteur public (KESK), Canan Calagan, récemment sortie de prison, affirme que les politiques du gouvernement au cours des dix dernières années ont nourri la violence.  Arrêtée en février 2012 avec plus de 70 autres syndicalistes lors des opérations policières menées simultanément dans plusieurs villes, Calagan a été libérée huit mois plus tard le 4 octobre. « Les femmes sont les premières victimes de la guerre » dit-elle, faisant référence à la guerre qui dure depuis 30 ans en Turquie contre les kurdes. « Les femmes kurdes subissent, de façon très grave, la violence militariste dans ce pays »       <br />
              <br />
       « L’Etat commet des violence contre ses peuples, et l’homme contre sa femme à la maison »  résume Aysegul Altinbas, membre du conseil exécutif du Barreau d’Izmir, dans une interview accordée à l’agence Firat. « L’Etat réprime avec violence tous ceux qui révoltent. L’homme commet à la maison toutes formes de violence contre sa femme ».       <br />
              <br />
       Affirmant que le budget accordé à Diyanet, le département des affaires religieuses, est huit fois plus élevé que celui accordé aux femmes, Aysegul Altinbas indique que la mentalité de l’Etat doit changer avant tout pour des améliorations. « En bref, l’Etat n’assume pas sa responsabilité face aux problèmes des femmes. Il est clair que les femmes n’ont pas d’autre choix que de s’organiser. »       <br />
              <br />
              <br />
       Article publié, le  25/11/2012, dans &quot; Réseau d'informations libres de Mésopotamie &quot; (voir actukurde.fr)       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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