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  <title>SIWEL | Agence kabyle d'information</title>
  <description><![CDATA[Siwel : Agence kabyle d'information]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-13T01:42:51+02:00</dc:date>
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   <title>Azawad / C'est le Chef arabe du "dernier né" des groupes armés qui signe "l'accord de paix" entre le Mali et "Les groupes Touaregs du Nord"</title>
   <pubDate>Mon, 22 Jun 2015 16:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   BAMAKO (SIWEL) — Pendant que la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) signait, samedi 20 juin, le prétendu « accord de paix et de réconciliation » conclu comme les précédents par l'Algérie, le même jour les populations de l’Azawad manifestaient encore une fois leur désaccord quant à la signature de ce pseudo accord, en leur nom et contre leur volonté par ceux-là même qui étaient sensé porter leur parole.  La responsabilité du massacre annoncé des populations azawadiennes, par ailleurs déjà en cours, par les soldats maliens et les milices gouvernementales maliennes, sera à porter sur la responsabilité de Bilal Ag Acherif, Secrétaire général du MNLA mais aussi de certains (ir)responsables du MNLA qui ont laissé couler le navire…en toute connaissance de cause.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7936654-12335368.jpg?v=1434985931" alt="Azawad / C'est le Chef arabe du "dernier né" des groupes armés qui signe "l'accord de paix" entre le Mali et "Les groupes Touaregs du Nord"" title="Azawad / C'est le Chef arabe du "dernier né" des groupes armés qui signe "l'accord de paix" entre le Mali et "Les groupes Touaregs du Nord"" />
     </div>
     <div>
      Si certains de ces (ir)responsables étaient dès le départ à la solde de l’Algérie et tout le monde le savait, d’autres ont surpris, et à vrai dire carrément déçu, en particulier auprès des plus fervents sympathisants du MNLA, tant tout le monde comptaient justement sur eux pour ne pas laisser se produire le désastre et pour veiller à la défense de la volonté et des intérêts du peuple de l’Azawad, malgré les difficultés et l’investissement international dans le massacre des Touaregs, assis pour leur plus grand malheurs sur les gisements de pétrole, de gaz et d’uranium…la suite, hélas, tout le monde la connait... ils ont gravement failli !       <br />
              <br />
       Et voilà que tous ces morts, ces combattants, ces femmes, ces enfants, ces jeunes, tous ont été misérablement trahis. Et voilà, qu’encore une fois, l’histoire tragique du peuple Touareg se répète: Rébellion, trahison, massacres ! Rébellion, trahison, massacres ! Quatre fois de suite et toujours sous l’égide « bienveillante » de l’Algérie, c'est-à-dire de la France et surtout de ses intérêts énergétiques.        <br />
              <br />
       Et quand on pense aux vaillants combattants du MNLA morts pour rien, quand on pense aux officiers du MNLA comme Bouna Ag Attayoub et tant d’autres, tués par la coalition islamiste de Ansar Dine (HCUA), du Mujao ( MAA) et d’Aqmi (Algérie) à Gao et ailleurs, quand on pense aux femmes touarègues, fières et altières, martyrisées,  battues et méprisées par les islamistes, à commencer par ceux de Ansar Dine, qui avaient lapidé à mort un couple de jeunes Touaregs à Aguelhoc  parce qu’ils n’étaient pas mariés, laissant derrière eux deux jeunes enfants…il y a de quoi pleurer des larmes de sang et maudire pour l’éternité Bilal Ag Acherif et ses lieutenants…        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7936654-12335378.jpg?v=1434987691" alt="Azawad / C'est le Chef arabe du "dernier né" des groupes armés qui signe "l'accord de paix" entre le Mali et "Les groupes Touaregs du Nord"" title="Azawad / C'est le Chef arabe du "dernier né" des groupes armés qui signe "l'accord de paix" entre le Mali et "Les groupes Touaregs du Nord"" />
     </div>
     <div>
      Mais Bilal Ag Acherif, lui qui a été porté au sommet du MNLA  pour défendre l’Azawad, lui qui a été si loin dans le travail de sape du MNLA (qu’il n’a jamais mérité), n’aura même pas eu le courage d’aller jusqu’au au bout du travail qu’il a si brillamment accompli.  Il n’a pas eu le courage d'assumer ses actes et d’aller à Bamako pour signer de sa traîtresse main cet énième « Accord d’Alger » et c’est un arabe du MAA, Sidi Brahim Ould Sidati, qui est parti représenter la (CMA), « qui réunit les principaux groupes rebelles Touaregs du nord du Mali », selon les agences de presse internationales, comme si Sidi Brahim Ould Sidati, chef de la seule organisation proprement ethnique ( Mouvement arabe de l’Azawad) était un touarègue alors que lui-même se revendique arabe et en aucun cas touareg, histoire de marquer le territoire touarègue du sceau de l’arabité…        <br />
              <br />
       Encore un peu et bientôt les Touaregs deviendront des Arabes par la magie de la désinformation internationale qui vise à arabo-islamiser l’ensemble des peuples berbères … N’a-t-on pas vu France 2 produire un reportage sur « l’Algérie vue du ciel » où il est indiqué que « en Kabylie on parle arabe »…         <br />
              <br />
       L’arabo-islamisation des peuples est pratique et extrêmement efficace tant cette idéologie contribue à ancrer les peuples dans la violence et l’arriération la plus extrême, faisant de ses adeptes des individus obsédés par les femmes (et les fillettes), feignant soi-disant de se préoccupant de la morale et de la vertu quand elle constitue dans la réalité l’une des idéologies les plus immorales et les plus perverses au monde. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le comble de cette sordide histoire où Bilal Ag Acherif et sa clique auront joué le plus déshonorant des rôles, c’est que c’est l’Algérie qui préside le « Comité International de suivi des Accords » et que la France, quant à elle, sera « vigilante » nous assure Laurent Fabius, lui qui n’a pas daigné ne serait-ce qu’évoquer les dizaines de victimes touarègues assassinées par les milices du gouvernement malien pendant qu’il se lamentait de la mort de 3 soldats maliens…morts les armes à la main…        <br />
              <br />
       Alors encore une fois, il faut dire « Bravo » à Bilal Ag Acherif et à ses lieutenants, ils sont entrés dans l’Histoire du peuple Touarègue, malheureusement pour eux, ils y sont entrés par la mauvaise porte.        <br />
              <br />
       SIWEL 221638 JUIN 15
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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   </description>
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   <title>Vendredi 12 juin / Des cadres et des représentants du MNLA et de l'Azawad convoquent une conférence de presse  autour de l'engagement de la CMA à signer l'accord d'Alger</title>
   <pubDate>Wed, 10 Jun 2015 19:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   PARIS (SIWEL) — Le vendredi 12 juin 2015, à 15h, des représentants et cadres de l'Azawad et du Mouvement National de Libération de l'Azawad (MNLA) convient les médias et la presse internationale à une conférence de presse autour de l'engagement pris par la CMA de signer l'accord d'Alger « en dépit du rejet largement exprimé par ses propres mandataires ». Eglès Ag Oufène, vice-président de la Coordination des Cadres de l'Azawad, Ishaq Ag Alhousseyni, président du bureau MNLA en Europe, Moussa Ag Assarid, représentant diplomatique du MNLA en Europe et Mahamane Adama Cissé, conseiller à la Mission diplomatique du MNLA en Europe, comptent informer l’opinion publique sur cette question.  Cette conférence de presse donnera certainement des éclaircissements sur la suite que donnera le Mouvement National de Libération de l'Azawad (MNLA), à travers ses cadres, ses représentants, ses militants et ses combattants face à l’engagement pris par les chefs de la CMA, y compris le SG du MNLA et quelques égarés parmi ses plus proches collaborateurs qui s’obstinent à exprimer la position inverse de celle du peuple qui les a mandatés. Nous publions ci-après l’intégralité du communiqué de presse annonçant cette conférence de presse     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7892687-12258546.jpg?v=1433959088" alt="Vendredi 12 juin / Des cadres et des représentants du MNLA et de l'Azawad convoquent une conférence de presse  autour de l'engagement de la CMA à signer l'accord d'Alger" title="Vendredi 12 juin / Des cadres et des représentants du MNLA et de l'Azawad convoquent une conférence de presse  autour de l'engagement de la CMA à signer l'accord d'Alger" />
     </div>
     <div>
      <b>Communiqué de presse </b>       <br />
              <br />
              <br />
                                          <b>CONFERENCE DE PRESSE</b>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Le vendredi 12 juin 2015, à 15h,</b> représentants et cadres de l'Azawad et du <b>Mouvement National de Libération de l'Azawad (MNLA)</b> convient les médias et la presse internationale à une conférence de presse autour de  <b>« &quot; L’Accord&quot; ou  &quot;Désaccord&quot; d'Alger » </b>entre le gouvernement du Mali et la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA).       <br />
              <br />
       En effet, après plusieurs mois de discussions entre les organisations représentant l’Azawad et le gouvernement malien, sous les auspices de l’Algérie, chef de file d'une médiation internationale, un projet d’« accord pour la paix et la réconciliation au Mali » a été présenté aux parties. Le gouvernement malien et ses milices l'ont signé le 15 mai 2015. La CMA, en dépit du rejet largement exprimé par ses  propres mandataires, s’est à son tour publiquement engagé à le signer le 20 juin prochain.        <br />
              <br />
       Or, ce texte fait l'impasse sur les points essentiels remis à la médiation internationale élargie le 17 mars 2015 à Kidal suite à des journées de concertation populaire. Le document d'Alger ne répond donc pas aux aspirations légitimes du peuple de l'Azawad qui se bat depuis plus de 50 ans pour sa liberté, sa dignité et sa sécurité gravement menacée.       <br />
              <br />
       <b>La conférence de presse a pour objet de :</b>       <br />
              <br />
       - Dénoncer un « non accord » et une guerre civile déjà en cours       <br />
              <br />
       - Lancer un appel humanitaire pour sauver un peuple autochtone en péril,       <br />
              <br />
       - Rejeter totalement le terrorisme sous toutes ses formes, qu'il soit l'œuvre d'un Etat ou d'une organisation criminelle.       <br />
              <br />
       <b>Lieu :</b> <b>16, rue des Fossés Saint-Bernard – 75005 Paris (en face de l'IMA)       <br />
       	Métro Jussieu</b>       <br />
              <br />
       <b>Heure : 15H00</b>       <br />
              <br />
       <b>Les représentant et cadres du MNLA qui animeront cette conférence de presse sont : </b>       <br />
              <br />
       <b>Eglès Ag Oufène</b>, vice-président de la Coordination des Cadres de l'Azawad       <br />
       <b>Ishaq Ag Alhousseyni</b>, président du bureau MNLA (Mouvement National de Libération de l'Azawad) en Europe       <br />
       <b>Moussa Ag Assarid</b>, représentant diplomatique du MNLA en Europe       <br />
       <b>Mahamane Adama Cissé</b>, conseiller à la Mission diplomatique du MNLA en Europe.       <br />
              <br />
       <b>Contact presse :  infosmnla@gmail.com</b>       <br />
              <br />
              <br />
       SIWEL 101934 JUIN 15
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/siwel/Vendredi-12-juin-Des-cadres-et-des-representants-du-MNLA-et-de-l-Azawad-convoquent-une-conference-de-presse-autour-de-l_a7532.html</link>
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   <title>Paraphe d'Alger / " La Coordination des cadres de l’Azawad désavoue l’acte de la plus grande gravité posé par M. Bilal ag Acherif "</title>
   <pubDate>Fri, 15 May 2015 19:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>SIWEL Agence kabyle d'information</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   NOUAKCHOTT (SIWEL) — " La Coordination des cadres de l’Azawad (CCA) désavoue avec la dernière fermeté l’acte de la plus grande gravité posé par M. Bilal ag Acherif et ses collègues secrétaires généraux de la CMA en apposant le paraphe sur l’accord d’Alger du 1er mars 2015 envers et contre la volonté populaire des Azawadiens, maintes fois réitérée." " La cause noble et juste du peuple de l’Azawad a été longtemps trahie par l’intéressement et le manque de dévouement de quelques uns de ses fils, ceux-ci ne sont pas les premiers et ne seront certainement pas les derniers. Mais l’Azawad est éternel… Personne n’arrêtera sa marche historique vers l’inéluctable liberté dans la dignité et la justice." Extrait de la déclaration de la Coordination des cadres de l'Azawad, dont nous en publions ci-après l'intégralité     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7794072-12079517.jpg?v=1431709940" alt="Paraphe d'Alger / " La Coordination des cadres de l’Azawad désavoue l’acte de la plus grande gravité posé par M. Bilal ag Acherif "" title="Paraphe d'Alger / " La Coordination des cadres de l’Azawad désavoue l’acte de la plus grande gravité posé par M. Bilal ag Acherif "" />
     </div>
     <div>
      <b>Coordination des Cadres de l’Azawad (CCA)       <br />
              <br />
       Déclaration</b>       <br />
              <br />
       La Coordination des cadres de l’Azawad (CCA) désavoue avec la dernière fermeté l’acte de la plus grande gravité posé par M. Bilal ag Acherif et ses collègues secrétaires généraux de la CMA en apposant le paraphe sur l’accord d’Alger du 1er mars 2015 envers et contre la volonté populaire des Azawadiens, maintes fois réitérée.       <br />
              <br />
       La décision de M. Bilal Ag Achérif, avec l’assentiment des autres secrétaires généraux de la CMA, d’aller contre l’avis de toutes les organisations et les chefs de tribus azawadiens est une démarche solitaire qui traduit un manque de vision et de maturité politique. C’est un échec cuisant face à la noble mission confiée par le vaillant Peuple de l’Azawad qui a consacré plus de soixante ans de martyrisme, de sacrifices et de larmes. C’est un échec face à la noble mission confiée par les femmes qui ont subi violences atroces et tueries sauvages. C’est un échec face à la noble mission confiée par les jeunes qui tombent chaque jour la tête haute au champ d’honneur, un échec face à la noble mission confiée par les membres de chacune des instances des directions politiques et militaires, en particulier celle du MNLA, porte étendard de la lutte de libération du Peuple de l’Azawad.       <br />
              <br />
       La cause noble et juste du peuple de l’Azawad a été longtemps trahie par l’intéressement et le manque de dévouement de quelques uns de ses fils, ceux-ci ne sont pas les premiers et ne seront certainement pas les derniers. Mais l’Azawad est éternel… Personne n’arrêtera sa marche historique vers l’inéluctable liberté dans la dignité et la justice.        <br />
              <br />
       La CCA invite l’ensemble des organisations de l’Azawad (femmes, jeunes, notables, cadres, combattants en armes..) à sortir massivement pour refuser encore une fois l’acte de parapher ce document qui ne tient pas compte de l’essentiel des revendications du peuple de l’Azawad.et d’exiger de tous les mouvements de se réunir d’urgence afin de mettre en place un staff renouvelé, capable de porter haut et fort la noble mission de notre peuple pour sa liberté et son indépendance.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Nouakchott, le 14 mai 2015.       <br />
              <br />
       Ansari Habaye Ag Mohamed,        <br />
       Président de la Coordination des cadres de l’Azawad</b>       <br />
              <br />
       SIWEL 151900 MAI 15
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/siwel/Paraphe-d-Alger-La-Coordination-des-cadres-de-l-Azawad-desavoue-l-acte-de-la-plus-grande-gravite-pose-par-M-Bilal-ag_a7428.html</link>
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   <title>Paraphe d'Alger : Le Conseil révolutionnaire du MNLA se déclare « aux côtés du peuple de l’Azawad... »</title>
   <pubDate>Fri, 15 May 2015 18:36:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   KIDAL (SIWEL) — Dans une déclaration rendue public hier 14 mai, après l’annonce du paraphe de l’accord d’Alger par Bilal Ag Acherif, le Conseil révolutionnaire du MNLA s’est déclarée être « aux côtés du peuple de l’Azawad pour l’aboutissement de la lutte » et a demandé à la délégation de la CMA présente à Alger de « regagner dans les plus brefs délais le terrain de l’Azawad pour expliquer à la population son intention à parapher le document d’Alger et cela avant toute poursuite du processus ».  Le Conseil révolutionnaire du MNLA a également précisé qu’il se réservait « le droit légitime d’assumer ses responsabilités en vue d’assurer la continuité de la lutte pour les droits légitimes et inaliénables du peuple de l’Azawad».  Il a en outre considéré que « l’Algérie ne pourra plus jouer le rôle de médiateur dans la crise opposant l’Azawad au Mali compte tenu de sa position partiale dans la résolution du conflit. »     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7793991-12079385.jpg?v=1431709089" alt="Paraphe d'Alger : Le Conseil révolutionnaire du MNLA se déclare « aux côtés du peuple de l’Azawad... »" title="Paraphe d'Alger : Le Conseil révolutionnaire du MNLA se déclare « aux côtés du peuple de l’Azawad... »" />
     </div>
     <div>
                 <br />
       <b>Mouvement national de Libération de l’Azawad       <br />
       Conseil révolutionnaire (CR) du MNLA</b>       <br />
              <br />
       <b>Déclaration</b>       <br />
              <br />
       - Constatant la pression exercée par la médiation algérienne et par la communauté internationale en vue de contraindre la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) à parapher le &quot;projet d’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger dans sa version du 25 février 2015&quot; ;       <br />
              <br />
       - Considérant toute la bonne volonté des populations de l’Azawad à parvenir à un accord juste et équitable, seul gage d’une paix durable ;       <br />
              <br />
       - Considérant le rejet du &quot;projet d’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger&quot;, sous sa forme actuelle, par le peuple de l’Azawad lors des journées de concertation des 12, 13, 14 et 15 mars 2015 à Kidal ;       <br />
              <br />
       - Considérant le rejet catégorique du gouvernement du Mali des amendements proposés par le peuple de l’Azawad à la médiation internationale ;       <br />
              <br />
       - Considérant toutes les tergiversations du gouvernement malien qui n’ont pour but que de créer la zizanie dans l’esprit du peuple de l’Azawad et la confusion au sein de la communauté Internationale ;       <br />
              <br />
       - Considérant l’attitude du gouvernement malien qui, comme lors des accords précédents, use des moyens illégaux (pressions internationales, mise en place de milices,…) pour assoupir sa soif de domination sur l’Azawad ;       <br />
              <br />
       - Considérant la nécessité de l’union de toutes les forces vives de l’Azawad derrière la cause légitime de l’Azawad afin de sauvegarder les acquis de notre révolution ;       <br />
              <br />
       - Considérant la responsabilité particulière du conseil révolutionnaire dans la réussite ou dans l’échec du combat pour l’Azawad ;       <br />
              <br />
       - Considérant la mauvaise gestion répétitive du dossier de l’Azawad par la médiation algérienne ;       <br />
              <br />
       Le Conseil révolutionnaire (CR) réaffirme son engagement auprès du peuple de l’Azawad pour sa défense et à veiller scrupuleusement à ses intérêts et à la sauvegarde des acquis de la Révolution.       <br />
              <br />
       Le conseil révolutionnaire lance un vibrant appel au peuple de l’Azawad afin de redoubler l’ardeur et l’abnégation dans la lutte. L’heure n’est point aux critiques pessimistes ni aux oppositions de règlement des comptes, mais le moment est à l’action commune pour atteindre les objectifs visés.       <br />
              <br />
       Le conseil revolutionnaire dénonce la stratégie développée dans l’Azawad par le Mali et ses Alliés visant à semer les germes d’une guerre civile pour faire échouer, ou du moins ralentir, l’aboutissement de la Cause de l’Azawad.       <br />
       Afin de faire face à cette stratégie de l’ennemi, le Conseil révolutionnaire interpelle tous les cadres, intellectuels, les chefs coutumiers et leaders d’opinion de l’Azawad à prôner pour l’unité de leurs forces vives pour éviter de s’enliser dans le chaos et sauvegarder les acquis jusqu’ici enregistrés au sein de notre lutte.       <br />
              <br />
       Le Conseil révolutionnaire rappelle que tout accord ne répondant pas aux aspirations du peuple de l’Azawad est, comme tous les précédents, voué à l’échec.       <br />
              <br />
       Le Conseil révolutionnaire, est aux côtés du peuple de l’Azawad pour l’aboutissement de la lutte. Il demande à la délégation de négociations de la CMA de regagner dans les plus brefs délais le terrain de l’Azawad pour expliquer à la population son intention à parapher le document d’Alger et cela avant toute poursuite du processus.       <br />
              <br />
       Le Conseil révolutionnaire, tout en restant ouvert aux négociations politiques, se réserve le droit légitime d’assumer ses responsabilités en vue d’assurer la continuité de la lutte pour les droits légitimes et inaliénables du peuple de l’Azawad.       <br />
              <br />
       Le Conseil révolutionnaire considère que l’Algérie ne pourra plus jouer le rôle de médiateur dans la crise opposant l’Azawad au Mali compte tenu de sa position partiale dans la résolution du conflit.       <br />
              <br />
       <b>Vive l’Azawad !       <br />
       La lutte continue !       <br />
              <br />
       Kidal, le 14 mai 2015,       <br />
       Pour le Conseil révolutionnaire du MNLA,       <br />
       Attayoub Ag Bettaye.</b>       <br />
              <br />
       SIWEL 151836 MAI 15
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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   ]]>
   </description>
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   <title>AZAWAD: Quatre rébellions, Trois accords, trois échecs, par Ambéïry AG RHISSA,</title>
   <pubDate>Thu, 05 Mar 2015 22:56:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   AZAWAD (SIWEL) — En 50 ans (1963-2013) le Mali a connu quatre rébellions dans sa partie appelée autrefois « Boucle du Niger » et aujourd’hui AZAWAD. Chacune de ces rébellions a été, de la part de l’armée malienne, objet d’une répression d’une brutalité inouïe, et sanctionnée par un accord d’une efficacité très aléatoire. Chacune de celles qui ont suivi la première n’a été en fait qu’une reproduction de la précédente sous d autres modalités. Pourquoi ce recommencement qui ne finit pas ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7536668-11627831.jpg?v=1425594913" alt="AZAWAD: Quatre rébellions, Trois accords, trois échecs, par Ambéïry AG RHISSA," title="AZAWAD: Quatre rébellions, Trois accords, trois échecs, par Ambéïry AG RHISSA," />
     </div>
     <div>
                <br />
       La présente note tente de fournir quelques éléments de réponse qui ne suffisent nullement pour expliquer pourquoi le même malade revient toujours chez le même médecin, mais sans succès.        <br />
              <br />
       Elle constituera beaucoup plus une petite gerbe de données qu’un spectre d’analyse pour les trois rébellions ici concernées : 1963, 1990, et 2006, en attendant l’épilogue de celle de 2012. La note s’appesantira essentiellement sur les raisons des échecs des remèdes apportés plutôt que sur l’origine du mal, même si celle-ci est quelquefois évoquée car elle seule peut orienter efficacement le choix des remèdes.       <br />
              <br />
       Rébellion de 1963-1964: Elle a éclaté dans le cercle de Kidal (aujourd’hui Région) et est restée circonscrite à cette zone. Elle a été déclenchée dans sa phase armée à la suite d’une offense verbale à un jeune orphelin du nom de Elladi Ag Alla dont le père, Alla Ag Albacher, a été assassiné par l’armée française en 1954 et décapité deux jour après son inhumation. L’offense, proférée par le premier chef de poste malien, portait cyniquement et justement sur cette tête du père exhibée dans toute la zone par l’armée française comme pour dire « la force reste à la force » !       <br />
              <br />
       - Après une répression aveugle et sanglante par l’armée malienne dont les victimes ont été essentiellement la population civile et le bétail, il y a eu un arrêt des hostilités à partir du 22 septembre 1964. Cet arrêt des hostilités a été une sorte d’Accord Verbal comportant une clause unique : « Vous déposez les armes et vous aurez la vie sauve ». Il n’était assorti d’aucune autre mesure d’accompagnement.        <br />
              <br />
       Il a été obtenu beaucoup plus par l’implication active de Monsieur Intalla AG ATTAHER, Coordinateur des Chefs de Tribus et de Fractions de Kidal, que par des victoires militaires. Ce fut un soulagement généra pour les populations. Mais, en dépit de ce soulagement, les populations n’ont pas tardé à comprendre que l’accord en question ne visait qu’à les réduire à une obéissance aveugle.        <br />
              <br />
       Mal inculquée dès le départ, la confiance en l’Etat malien semblait afficher de sérieux indices de sa détérioration. Parmi ces raisons on peut citer celles qui ont marqué de façon indélébile les populations, pour ne pas dire celles qui les ont particulièrement traumatisées.       <br />
              <br />
       - Silence absolu sur les victimes (nombreuses veuves, nombreux orphelins) : ni reconnaissance des crimes commis, encore moins de sanctions et de dédommagements.        <br />
              <br />
       Les autorités maliennes ont fièrement affiché l’attitude de conquérants n’ayant rien à se reprocher. Les populations ont par contre commencé à se sentir comme des corps étrangers chez elles et ont compris qu’elles n’avaient aucun droit ; elles n’avaient plus que deux devoirs essentiels et non négociables : stricte obéissance au régime militaire installé à Kidal et payement des impôts sans broncher ;       <br />
              <br />
       -Impact catastrophique des exécutions sommaires, collectives et publiques sur les populations : Les exécutions publiques avec applaudissements extorqués, les cadavres dans des fosses communes, les personnes brulées vif après aspersion d’essence, les personnes sommées de creuser leur tombe, tout cela a produit un choc terrible sur des populations qui voient de telles pratiques pour la première fois de leur histoire. Certaines en sont devenues partiellement ou totalement démentes       <br />
              <br />
       - Impact d’un socialisme dit « scientifique », avec connotation « athée », sur des populations en totalité musulmanes ;       <br />
              <br />
       - Militarisation à outrance et maintien d’un comportement hautement vexatoire et totalitaire contre les populations :       <br />
              <br />
       - réquisitions intempestives des dromadaires des éleveurs- règne absolu des simples chefs de postes militaires qui avaient carte blanche       <br />
              <br />
       - assassinat de personnalités touarègues en dépit et au mépris de la proclamation du 22 septembre 1964 mettant officiellement fin à la rébellion.       <br />
              <br />
       C’est ainsi que :       <br />
              <br />
       Biga Ag Wambaja a été exécuté en 1965 à Tinessako       <br />
       Akhlou Salem Ag Akhemmenou est revenu d’Algérie en février 1967 afin de tester pour ses compagnons la sincérité des autorités maliennes.        <br />
              <br />
       Face à la proposition malienne officielle offrant la vie sauve à tous ceux qui rendront les armes, Akhlou Salem a dit à ses compagnons : « cela pourrait être un piège car il y a ce que le Mali dit et ce que Diby fait. Je vais y aller seul pour tomber seul dans le piège si c’en est un ». Il a été assassiné sur la route Kidal-Ajalhok après un interrogatoire public qui l’a immortalisé ;       <br />
              <br />
       Bissada Ag Rhissa, Hamzata Ag Alqacem et Sidi Mohamed alias Ebag Ag Elmouaq, trois des plus prestigieux Chefs de Tribu de Kidal, ont été assassinés en fin 1967 à Kidal par tortures, travaux forcés et mauvaise alimentation.       <br />
              <br />
       Tout cela, assorti du comportement quotidien rapetissant les populations, ne pouvait aboutir qu’à l’échec d’un accord qui n’avait comme contenu qu’une simple reddition et comme objectif que la mise en coupe réglée des populations.       <br />
              <br />
       Rébellion de 1990 : Elle éclate le 29 juin 1990 à Ménaka (Région de Gao) . Par ailleurs elle a été militairement et politiquement mieux préparée que la précédente. Elle avait les principales caractéristiques suivantes :       <br />
              <br />
       - Elle a été préparée du dehors ;       <br />
              <br />
       Elle touchait les trois régions du Nord et comprenait les principales ethnies du Nord, excepté les Sédentaires où elle comptait cependant des sympathisants ;       <br />
              <br />
       - Elle avait des revendications écrites incluant la sécession à travers le nom du Mouvement originel « Front Populaire de Libération de l’Azawad »(FPLA) qui deviendra un peu plus tard « Mouvement Populaire de l’Azawad » (MPA).       <br />
              <br />
       - Elle bénéficiait de l’expérience acquise à l’extérieur par les maquisards, notamment au Liban et au Tchad au service de la Libye de Kaddafi ;       <br />
              <br />
       - Elle a bénéficié de l’implication de la société civile par les autorités centrales maliennes pour emprunter la voie du dialogue.       <br />
              <br />
       - Elle a vu naître rapidement la « dichotomie » Touaregs/Arabes à travers l’apparition subite du « Front Islamique Arabe de l’Azawad »(FIAA) qui offrait au Mali l’espoir d’une faille dans la rébellion       <br />
       Côté autorités maliennes l’attitude de base n’a pas varié : l’armée a été lâchée sur le terrain avec la même furie et la même barbarie. Il suffit pour s’en convaincre de se rappeler les discours et le comportement du capitaine Issiaka Koné à la tête de ses « bérets rouges » en juillet-août 1990 dans les régions de Gao et de Kidal.       <br />
       Cependant grâce à la sagesse du Président Moussa Traoré, à l’implication de la société civile arabo-tamashèque et à celle de l’Algérie un dialogue a vite été enclenché pour aboutir, le 06 janvier 1991, à la signature des accords dits « Accords de Tamanghasset » (mal orthographié « Tamanrassat ») signés sous l’égide de l’Algérie.       <br />
              <br />
       Avant cette signature, lors des préliminaires à la négociation, le Président Mouss a Traoré avait accepté la proposition suivante pour éviter la grande erreur de la précédente rébellion :       <br />
       Recensement des victimes civiles de la répression ;        <br />
       Présentation de condoléances       <br />
       Présentation des excuses       <br />
       Dédommagements.       <br />
              <br />
       Mais les Accords de Tamanghasset ont échoué pour les principales raisons suivants :       <br />
              <br />
       - Immédiatement après leur signature Iyyad Ag Aghali, chef militaire et politique du MPA, s’est rendu à Bamako avant même d’avoir fait un compte rendu à ses bases : ce fut la première fissuration du Mouvement !       <br />
              <br />
       - Chute du régime de Moussa Traoré trois mois seulement après la signature des Accords. Dans une anarchie quasi-totale l’intérieur du Pays, peu ou pas informé sur la rébellion et sur le processus ayant conduit aux accords de 1991, paraissait surtout préoccupé par la réorganisation de la vie nationale et l’accès au pouvoir ;       <br />
              <br />
       - Chute de l’emprise d’Iyyad Ag Aghali sur l’ensemble du mouvement rebelle, suite aux dissidences consécutives au voyage d’Iyyad sur Bamako ;       <br />
              <br />
       - Hostilité d’une bonne partie de la population sédentaire de la Boucle du Niger qui s’estime exclue des Accords pour n’avoir pas été impliquée dans la médiation. Cette hostilité était particulièrement affichée par une partie de l’élite intellectuelle ;       <br />
              <br />
       - Attitude quelque peu arrogante de certains éléments de la rébellion membres de la Commission de suivi basée à Gao ;       <br />
              <br />
       - Amertume de l’armée malienne qui a perçu la signature des Accords comme un constat de son incapacité à venir à bout de la rébellion par les armes ;       <br />
              <br />
       - Organisation de casses sauvages à Gao, Tombouctou et Sévaré contre les communautés arabo-touarègues par la population sédentaire et l’armée malienne, avec meurtres et pillages systématiques des biens matériels ;       <br />
              <br />
       - Début de massacres des populations civiles essentiellement touarègues à Léré par l’armée malienne ;       <br />
              <br />
       - Instauration de coordinations de sous-officiers au sein des casernes, ce qui a fait perdre le contrôle de l’armée à ce qui restait de l’Etat ;       <br />
              <br />
       - Presse écrite et parlée ostensiblement anti-rébellion ;       <br />
              <br />
       - Naissance d’un banditisme coriace à l’ombre de la rébellion dont ont surtout souffert les villages sédentaires ;       <br />
              <br />
       - Cré ation par les services secrets maliens de brigades dites « d’autodéfense » sous l’appellation de « Ganda Koy »( « littéralement « propriétaire de la terre ») ; aux côtés de l’armée malienne, notamment des « bérets rouges » elles ont semé la terreur tout le long du fleuve Niger.       <br />
              <br />
       En dépit de tout cela la communauté internationale s’est quelque peu intéressée au dossier et, après plusieurs rencontres sous l’égide de l’Algérie, a été signé un important document intitulé « PACTE NATIONAL CONCLU ENTRE LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DU MALI ET LES MOUVEMENTS ET FRONTS UNIFIES DE L’AZAWAD CONSACRANT LE STATUT PARTICULIER DU NORD DU MALI »       <br />
              <br />
       Ce document n’est revêtu que de deux (2) signatures : celle de l’Etat Malien à travers un membre du Gouvernement de transition, et celle d’un membre du Bureau de Coordination des Mouvements et Fronts Unifiés de l’Azawad. Garantie du Pacte National : elle « réside… dans la bonne foi qui les [les deux parties] anime ».       <br />
              <br />
       On peut dire que, en dehors des dispositions accessoirement indispensables telles que « cessez-le-feu, commission de suivi, etc, le Pacte National comprend trois parties essentielles :       <br />
              <br />
       - L’intégration des combattants des MFUA dans les corps en uniformes maliens (Point 9 du Titre II du Document)       <br />
              <br />
       - La Commission d’enquête indépendante ayant « pour mission d’enquêter sur tous les événements qui ont eu lieu au Mali en relation avec les problèmes du Nord à savoir : les crimes perpétrés contre les populations civiles dans leur personne physique et morale ainsi que leurs biens, les atteintes à l’environnement et les destructions de bétail, les vols, pillages ainsi que tout acte de vandalisme et de spoliation. La commission œuvrera à définir les responsabilités de ces actes, leurs conséquences, à évaluer les dommages et les réparations dues aux victimes » (Points 13 et 14 du Titre II du Document)       <br />
              <br />
       - Le Statut particulier du Nord du Mali (Titre III du Document).       <br />
       Il y a deux points également importants parce que générateurs de la plupart des frustrations qui ont laminé le moral des populations du Nord :       <br />
              <br />
       «un allègement substantiel graduel et approprié des forces armées actuelles dans le Nord de sorte à aboutir à leur retrait majoritaire »       <br />
       « un programme étalé de redéploiement des installations et implantations militaires hors des centres urbains et des zones de pâturages et de pacage.. » (Point 9/B du Titre II du Document).       <br />
       Difficultés d’application et violations du Pacte National       <br />
              <br />
       L’empressement des autorités de la Transition à prouver qu’elles pouvaient « mieux faire » que le précédent régime, l’empressement des leaders issus du 26 mars 1991 à accéder au pouvoir ont sans doute contribué à faire porter par le Pacte National en lui-même la principale difficulté de son application : un échéancier impossible à respecter.       <br />
              <br />
       Un mois seulement après sa signature il a été violé de façon flagrante et violente par l’un des Mouvements signataires et par le Mali lui-même. Alors on n’a plus parlé du Pacte que dans le discours officiel et ce jusqu’en 1995.        <br />
              <br />
       Cette période a été particulièrement marquée par la barbarie de l’armée malienne que les élections de 1992 n’ont pas permis de maîtriser à cause de l’anarchie instaurée par les coordinations de sous officiers. L’opération dite « Kokajè » (nettoyer proprement en langue Bambara) a fait des victimes innombrables parmi les Touaregs et les Arabes. Il n’existait aucun recours pour elles.       <br />
              <br />
       Si l’on examine les trois parties essentielles du Pacte National, on peut dire que :       <br />
              <br />
       ¤ -L’intégration dans les corps en uniformes maliens : elle a eu lieu bien que vivement boudée par les officiers de l’armée malienne. La cohabitation avec les « nouveaux venus » a été des plus difficiles, surtout au début. Dans leurs campagnes électorales, certains partis politiques, obnubilés par la conquête du pouvoir, ont utilisé des officiers intégrés qui, benoîtement, n’y avaient pas vu de piège.        <br />
              <br />
       Le malaise de cette cohabitation est allé grandissant pour aboutir à la malheureuse insurrection du 23 mai 2006 dont on parlera plus loin.       <br />
              <br />
       ¤ - La commission d’enquête indépendante : elle n’a jamais vu le jour. Cinq ans après la signature du Pacte National la loi N° 1997-016 du 7 mars 1997 l’a simplement rendue caduque ! De l’avis d’un des leaders de la rébellion, ceux-ci ont donné leur aval à cette loi d’amnistie des crimes, malheureusement sans l’avis des nombreuses victimes qui fondaient beaucoup d’espoir sur cette disposition du Pacte National.       <br />
              <br />
       ¤ - Le statut particulier du Nord du Mali :Par cette expression séduisante, par l’importance de son développement dans le document (presque les 2/3 de celui-ci) les autorités centrales ont séduit l’opinion publique internationale.        <br />
              <br />
       En n’offrant au Nord qu’une décentralisation étendue uniformément à tout Pays, le Mali « prouve » aux populations du Sud – qu’il considère comme constituant son vrai peuple – qu’il n’a en fait rien concédé de particulier aux « bandits armés » . D e ce fait « le statut particulier du Nord du Mali » n’a jamais vu le jour non plus.       <br />
              <br />
       Quant aux deux points importants évoqués plus haut, ils ont connu le même sort :       <br />
              <br />
       - Allègement des forces armées:       <br />
              <br />
       au contraire le Mali a renforcé son dispositif militaire presque partout dans le Nord, notamment à Kidal avec la construction d’un 2ème camp, à Anefif, à Ajalhok, à Tessalit, à Abeybara, à Tnézé, Tinzawatèn, à Ménaka, à Adar – n- Boukar, donc principalement en zone touarègue ;       <br />
              <br />
       - Redéploiement des installations et implantations militaires hors de centres urbains : le camp militaire de Tombouctou, en plein cœur de la ville, y est toujours !        <br />
              <br />
       A Kidal l’Etat a construit un 2ème camp au bord sud de la ville, seul côté par où la ville peut s’étendre, ce qu’elle ne peut plus faire par ce qu’elle est étouffée par un voisinage des plus indésirables.        <br />
       Par ailleurs et pour étayer les violations du Pacte National, des personnes arabes et touarègues, arrêtées par le Mali, ont été simplement exécutées sans jugement, souvent avec une barbarie inouïe.       <br />
       ¤ - Insurrection du 23 mai 2006 :       <br />
              <br />
       Le 23 mai 2006, tôt le matin, une insurrection armée a pris rapidement le contrôle des deux camps militaires de Kidal. Très tôt la population a su que les insurgés sont des éléments issus des ex-Fronts et Mouvements Unifiés de l’Azawad, majoritairement issus du MPA (Mouvement Populaire de l’Azawad) intégrés dans les corps maliens en uniformes. Ils avaient pour allié Ibrahim Ag Bahanga, peu satisfait de l’exécution de l’accord conclu entre lui et le Gouvernement du Mali en 2001. Mais on savait aussi qu’un malaise couvait déjà dans les casernes.        <br />
              <br />
       Les insurgés, retranchés dans le massif de Tigharghar après avoir pris de l’arsenal ce qu’ils voulaient, ont rapidement pris l’appellation de « Alliance Démocratique du 23 mai pour le Changement ». Un important renfort militaire a été acheminé sur Kidal sous le commandement du Colonel Alhaji Ag Gamou. Ce dispositif, qui avait visiblement « carte blanche », a pris le nom de « DELTA Force ».       <br />
              <br />
       Ce fut une nouvelle ère d’angoisse dans toute la Région, et une nouvelle ère de sévisses diverses contre les populations civiles, une nouvelle ère d‘état d’urgence pour tout le Nord Mali, et, pour la ville de Kidal, un état de siège de facto. Les divers postes installés autour de la ville de Kidal ont imposé toutes sortes de tracasseries à une population déjà saturée de vexations depuis des décennies.       <br />
              <br />
       Mais, moins d’un mois et demi après, sous la médiation algérienne, un accord a été conclu le 04 juillet 2006 entre l’Alliance et le Gouvernement Malien, accord appelé couramment « Accord d’Alger ». En fait l’Accord d’Alger a essayé de « coller » le plus possible au Pacte National de 1992, avec promesse d’un programme de développement spécial pour la Région de Kidal. Il n’avait pas l’adhésion d’Ibrahim AG BAHANGA       <br />
              <br />
       En mars 2007 l’armée de l’Alliance est rentrée à Kidal pour déposer les armes et se cantonner, tout cela en application de l’Accord d’Alger.       <br />
              <br />
       En pratique l’accord a connu de sérieuses difficultés de mise en œuvre, bien qu’on ait placé à sa tête un responsable impliqué dans la gestion du dossier depuis 1990, intellectuellement apte à cerner la réalité des choses. Ces difficultés sont essentiellement inhérentes aux faits suivants :       <br />
              <br />
       - Le Gouvernement malien et l’Alliance n’avaient pas la même lecture de l’Accord ;       <br />
              <br />
       - L’échéancier arrêté était pratiquement impossible à respecter (tout comme pour le Pacte National) ;       <br />
              <br />
       - En dépit de l’Accord, la méfiance s’est accrue, particulièrement entre l’Alliance et les autorités maliennes ;       <br />
              <br />
       - Le programme spécial de développement mentionné dans l’accord pour la Région de Kidal a été envisagé pour les trois Régions du Nord       <br />
              <br />
       - Aucun allègement du dispositif militaire n’a été envisagé : au contraire l’Etat malien a fini par programmer une construction de casernes enrobée dans un « programme de développement » comme si des casernes pouvaient être d’enviables centres de vie pour des populations dont tous les malheurs proviennent des casernes !       <br />
              <br />
       - Le Nord Mali en général et particulièrement la Région de Kidal étaient devenus un gigantesque portail par lequel entrent et sortent deux fléaux funestes pour la sécurité générale : le narcotrafic et le terrorisme tous deux devenus rapidement tentaculaires parce que très juteux, avec des complicités dans tous les rouages de l’Etat et de l’oligarchie politico-financière de la population civile.       <br />
              <br />
       Conclusion : Le Mali a vécu une longue période où s’enchaînaient des séquences de troubles paroxysmiques et d’accalmie précaire.        <br />
              <br />
       Cette récurrence est incontestablement la conséquence :       <br />
              <br />
       - d’un mal devenu endémique       <br />
              <br />
       - D’un diagnostic incomplet, voire erroné ;       <br />
              <br />
       - D’un remède inapproprié parce basé sur un mauvais diagnostic       <br />
              <br />
       - De l’aggravation du vrai mal puisqu’il ne reçoit que des traitements non appropriés       <br />
              <br />
       - D’une mauvaise application du remède prescrit.       <br />
       En termes clairs les périodes de troubles ont été sanctionnés par des Accords qui ne sont en fait que des calmants, avec des engagements auxquels le pouvoir central substituait progressivement les comportements ayant justement motivé les différents soulèvements. A chaque nouvelle « rechute » le Pouvoir Central ne reconnaît comme cause que le déficit de développement qu’il promet de résorber sans pour autant le résorber.        <br />
              <br />
       Le mal n’est pas seulement là, même si ce déficit est, aux yeux de la communauté internationale, moins infamant que la vraie cause : une mauvaise gouvernance érigée en routine et aggravée par des violations quasi permanentes, mutiformes et inimaginables des droits de l’Homme. Aujourd’hui que, pour la première fois, la Communauté Internationale décide de s’impliquer dans la résolution du problème, il est indispensable qu’elle le fasse de façon à ne plus être devant la nécessité de le faire. Pour ce faire il est hautement salutaire :       <br />
              <br />
       - De commencer par reconnaître qu’il y a bel et bien un problème de l’Azawad ;       <br />
              <br />
       - De cesser de gérer uniquement les conséquences du problème au lieu d’analyser et de mettre à contribution ses causes réelles ;       <br />
              <br />
       - De dresser un diagnostic complet et sans complaisance du problème, de ses origines à ce jour ;        <br />
              <br />
       - De faire une « prescription » véritablement curative comportant : recensement des victimes des abus et crimes commis ;        <br />
              <br />
       dédommagements équitables en faveur de ces victimes ; traduction des criminels devant la justice afin que l’impunité cesse d’être le refuge de tous les criminels ; trouver une formule adaptée et consensuellement conçue pour la gestion politique de l’Azawad de façon que les gens ne se sentent plus comme des corps étrangers chez eux ;       <br />
              <br />
       - D’instaurer un mécanisme de gouvernance locale à pouvoir local aux mains de responsables locaux librement choisis par les populations locales, en rupture totale avec cette situation d’éternelle « tutelle » où la justice supplie, à genoux, l’arrogance de l’injustice et de la corruption ;       <br />
              <br />
       - Ne rien promettre qui soit irréalisable ;       <br />
              <br />
       - Réaliser toutes les promesses       <br />
              <br />
       - D’amorcer enfin une véritable réconciliation sur une base saine genre « vérité et réconciliation » ;        <br />
              <br />
       - De résorber rapidement l’énorme retard de développement cumulé par l’Azawad depuis l’indépendance du Mal ;       <br />
       Le tout doit être placé sous l’œil vigilant de la Communauté Internationale.       <br />
              <br />
       C’est seulement ainsi, et ainsi seulement, sous la garantie de la Communauté Internationale, qu’il faut arriver à rompre définitivement avec une situation malsaine qui ne peut plus être pour amorcer une situation qui n’arrive pas à être et qui doit nécessairement être .       <br />
              <br />
       Ambéïry AG RHISSA,       <br />
              <br />
       SIWEL 052256 MARS 15       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>DÉCLARATION DE LA COORDINATION DES MOUVEMENTS DE L’AZAWAD RELATIVE A LA 5ème PHASE DU PROCESSUS D'ALGER</title>
   <pubDate>Sun, 01 Mar 2015 12:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   AGER (SIWEL) — Suite aux multiples manifestations qui ont eu lieu dan l'Azawad hier et au refus catégoriques des populations de souscrire la proposition d'accord faite à Alger, la coordination des mouvement de l'Azawad a fait la déclaration que nous reproduisons ci-dessous     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7518358-11596695.jpg?v=1425208683" alt="DÉCLARATION DE LA COORDINATION DES MOUVEMENTS DE L’AZAWAD RELATIVE A LA 5ème PHASE DU PROCESSUS D'ALGER" title="DÉCLARATION DE LA COORDINATION DES MOUVEMENTS DE L’AZAWAD RELATIVE A LA 5ème PHASE DU PROCESSUS D'ALGER" />
     </div>
     <div>
                   <br />
       <b>DÉCLARATION DE LA COORDINATION DES MOUVEMENTS DE L’AZAWAD (CMA)       <br />
       RELATIVE A LA 5ème PHASE DU PROCESSUS D'ALGER       <br />
       </b>       <br />
              <br />
       - Considérant l’impérieuse nécessité de parvenir à un accord global et définitif pour mettre fin au conflit qui oppose l’Azawad à l’Etat du Mali,       <br />
              <br />
       - Considérant notre soutien à tout processus de paix tendant à privilégier le dialogue et la négociation comme moyen de régler ce conflit, et ce, depuis la déclaration du 4 décembre 2012 à Ouagadougou,        <br />
              <br />
       - Considérant les efforts louables consentis par la médiation internationale avec l’Algérie, comme chef de file, ayant abouti à un projet d’accord pour la paix et la réconciliation issu de la 5ème phase du processus d’Alger,       <br />
              <br />
       - Considérant le droit des populations à prendre connaissance et à être consultées par des moyens appropriés de tout engagement concernant leurs vies et leur avenir avant toute prise de décision conformément à la feuille de route du 24 juillet 2014,       <br />
              <br />
       - Considérant que la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), a étudié ledit accord et a remis amendements à la médiation pour prendre en charge les préoccupations des populations de l’Azawad.       <br />
              <br />
       - Considérant la déclaration du Conseil de sécurité du 6 février 2015 appelant les parties à cessez toutes les hostilités et à s’engager de bonne foi dans le processus de paix,       <br />
              <br />
       La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) :       <br />
              <br />
       • Réitère son engagement à poursuivre de bonne foi le processus d’Alger en jouant pleinement son rôle dans la recherche d’une solution globale et définitive,       <br />
              <br />
       • Rappelle son engagement à poursuivre ses efforts visant à donner toutes les chances au processus d’Alger afin d’aboutir à un règlement durable du conflit conformément à la feuille de route,       <br />
              <br />
       • Reconnait les efforts louables consentis par la Médiation internationale avec l’Algérie comme chef de file,       <br />
              <br />
       • Réaffirme sa conviction qu’un accord non partagé avec les populations et les bases a peu de chance d’être appliqué sur le terrain,       <br />
              <br />
       • Demande a la Médiation internationale de lui accorder le temps et le soutien nécessaire pour partager de bonne foi le projet d’accord avec les populations de l'Azawad dans un délai raisonnable avant tout paraphe,       <br />
              <br />
       • Réaffirme son engagement à respecter l’Accord de cessez le feu du 23 mai 2014 signé à Kidal et la déclaration de cessation des hostilités du 24 juillet 2014 d’Alger réaffirmée le 19 février 2015, et invite les autres parties au conflit à faire de même.        <br />
              <br />
       • Renouvelle sa reconnaissance et ses encouragements à la Médiation,        <br />
              <br />
       • Rassure la Communauté Internationale (ONU, UE, UA, CEDEAO, OCI) et les Etats membres de la médiation (Algérie chef de file, Burkina Faso, Mauritanie, Niger, Tchad, Nigeria) que sa démarche vise à donner toutes les chances de réussite au processus d’Alger pour aboutir à un accord durable.       <br />
              <br />
       <b>Alger, le 1er mars 2015       <br />
       La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) </b>       <br />
              <br />
       SIWEL 011205 MARS 15
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/imagette/7518358-11596695.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/siwel/DECLARATION-DE-LA-COORDINATION-DES-MOUVEMENTS-DE-L-AZAWAD-RELATIVE-A-LA-5eme-PHASE-DU-PROCESSUS-D-ALGER_a7105.html</link>
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