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  <title>SIWEL | Agence kabyle d'information</title>
  <description><![CDATA[Siwel : Agence kabyle d'information]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-14T09:39:50+02:00</dc:date>
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   <title>Younes Adli/ Procès-verbal de la commission ad-hoc sous l’égide du Conseil National kabyle</title>
   <pubDate>Thu, 11 Dec 2014 16:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Kabylie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   TIZI-OUZOU (SIWEL) — Conformément aux résolutions de la Conférence Nationale Kabyle, organisée à Aït-Ouabane, la Commission ad-hoc, sous l’égide du Conseil National Kabyle, s‘est tenu le 22 novembre 2014, sous la présidence de Younes Adli. En voici, ci-après l’intégralité du procès-verbal.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7259676-11155771.jpg?v=1418311716" alt="Younes Adli/ Procès-verbal de la commission ad-hoc sous l’égide du Conseil National kabyle" title="Younes Adli/ Procès-verbal de la commission ad-hoc sous l’égide du Conseil National kabyle" />
     </div>
     <div>
                 <br />
       <b>PROCÈS-VERBAL DE LA REUNION LA COMMISSION AD-HOC SOUS L’EGIDE DU CONSEIL NATIONAL KABYLE</b>       <br />
              <br />
       Tizi-Ouzou, le 22 Novembre 2014.       <br />
              <br />
              <br />
       Conformément aux résolutions de la Conférence Nationale Kabyle organisée à Aït-Ouabane, l’an deux mille quatorze et le vingt-deux du mois de novembre, s’est tenue, à Tizi-Ouzou, la réunion de la Commission ad-hoc sous l’égide du Conseil National Kabyle.       <br />
              <br />
       Cette première réunion qui se voulait une prise de contact entre les membres composant la commission ad-hoc, a été structurée en deux parties. La première a été articulée autour des réactions suscitées par la Conférence Nationale Kabyle et de ses résultats. La seconde a porté sur les objectifs du Conseil National Kabyle.            <br />
       Au cours de la première partie, les intervenants, à l’unanimité, ont fait part des échos favorables qui leur sont parvenus au sujet de la création du Conseil National Kabyle.        <br />
              <br />
       En parallèle, l’urgence d’apporter des réponses à une attente réelle de défense et de préservation de notre identité s’est également exprimée. Il a été relevé que notre autochtonie est notamment menacée par des idéologies rétrogrades et étrangères à notre société, lesquelles, appuyées et encouragées par les pouvoirs publics, gagnent quotidiennement du terrain.       <br />
                 <br />
       Dans un second temps, les participants se sont appliqués à formuler des propositions toutes aussi percutantes et dignes d’intérêt les unes que les autres. Certaines ont été retenues pour en constituer des objectifs du Conseil National Kabyle. Ainsi, parmi les premiers objectifs retenus et assignés au Conseil National Kabyle, figurent :       <br />
              <br />
       -Le positionnement officiel du Conseil National Kabyle comme cadre de concertation de toutes les forces agissantes, sans ostracisme aucun. Sa mission première consiste en la défense des intérêts moraux et matériels de la Kabylie, en priorité la réhabilitation de ses institutions ancestrales en adéquation avec la modernité et les défis de l’heure.         <br />
              <br />
       -L’ouverture du Conseil National Kabyle à toutes les compétences convaincues de sa mission première. A cette seule condition, aucune exclusion ne sera pratiquée ni tolérée.       <br />
              <br />
       -La mise en place d’une ligue kabyle des droits de l’homme. Cette ligue sera chargée de défendre le citoyen et de lui garantir ses droits naturels comme des droits humains, reconnus et protégés y compris par les instances internationales.       <br />
              <br />
       -La rédaction d’une charte des valeurs kabyles. Le contenu de cette charte prendra en charge, entre autres, la valorisation et le respect de la personne humaine et du travail, l’équité sociale, la liberté de culte, la parité hommes-femmes, ainsi que les problèmes de l’hygiène environnementale, de la toponymie et de l'anthroponymie.       <br />
              <br />
       -La mise en place de commissions spécialisées dans divers domaines de compétences. Certaines de ces commissions ont été retenues, elles portent sur :       <br />
              <br />
       * L’éducation  et l’enseignement supérieur. Le suivi d’une éducation et d’un enseignement authentiques et modernes, depuis la crèche jusqu’à l’ouverture d’une académie, en passant par l’université, est ressenti comme une nécessité vitale.       <br />
              <br />
       * La confection d’une banque de données qui permettra de structurer des projets en adéquation avec les besoins réels de la Kabylie dans les domaines stratégiques.       <br />
              <br />
       * Le développement économique et l’écologie.       <br />
              <br />
       * La solidarité agissante dans les moments de catastrophes naturelles.         <br />
              <br />
       * La coordination permanente entre les comités de villages, structures essentielles à la démocratie globale.        <br />
              <br />
       * Les relations avec la diaspora, de laquelle il est attendu une aide aussi bien managériale que matérielle.       <br />
               <br />
       Il y a lieu de signaler que tout au long de son déroulement, la réunion a été caractérisée par un sens aigu des responsabilités, permettant aux interventions et aux débats de s’exprimer dans une diversité d’opinions assumée et la sérénité la plus totale.       <br />
               <br />
       <b>Le président du Conseil National Kabyle,        <br />
       Younès Adli.</b>       <br />
              <br />
              <br />
       cdb,       <br />
       SIWEL 111600 DEC 14
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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   <title>Contribution de Dahmane At-Ali à la conférence nationale Kabyle d'At-Ouabane</title>
   <pubDate>Wed, 05 Nov 2014 16:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Kabylie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   DIASPORA (SIWEL) — « Près de 14 années après l’inqualifiable massacre du "printemps noir", demeuré royalement impuni, la société kabyle engourdie par les querelles claniques bipolaires semble recouvrer brutalement sa mémoire séculière assoupie. Elle réassume progressivement les réminiscences d’un lointain souvenir d’indépendance enfoui au plus profond de sa conscience collective dont l’atavisme est demeuré vivace. Lucidement, le peuple kabyle prend acte de l’incontournable réalité de sa condition » […]  « Le peuple kabyle est un peuple sédentaire fortement attaché à sa terre et sa culture. Industrieux de nature, il est généreusement doté d’un potentiel humain travailleur et compétent, riche en cadres de haut niveau de qualification, mondialement appréciés. La nation kabyle dispose de richesses territoriales remarquables, des ressources naturelles, hydriques et foncières plus que suffisantes qui lui permettent d’assurer rapidement son autosuffisance alimentaire et son autonomie énergétique. Ces atouts lui augurent de réaliser en quelques années seulement un essor technologique et une opulence économique certaines. » .  Extraits de la contribution de Dahmane At-Ali dont voici ci-dessous l’intégralité.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7145037-10954061.jpg?v=1415201886" alt="Contribution de Dahmane At-Ali à la conférence nationale Kabyle d'At-Ouabane" title="Contribution de Dahmane At-Ali à la conférence nationale Kabyle d'At-Ouabane" />
     </div>
     <div>
      Je tiens d’emblée à saluer les initiateurs, les organisateurs ainsi que l’ensemble des participant à cette rencontre historique entre Kabyles, épris du devenir de leur patrie. En réussissant à organiser cette Conférence Nationale Kabyle, transcendant leurs divergences politiques, leurs différences religieuses voire même leurs statuts socio-professionnels, les Kabyles viennent de démontrer qu’ils sont non seulement capables de relever un sempiternel défi, mais aussi et surtout qu’ils constituent véritablement une nation.       <br />
              <br />
       <b>LA KABYLIE EST UNE NATION</b>, certains parlent encore de &quot;particularisme kabyle&quot; préférant reprendre à leur compte la terminologie d’emprunt au jacobinisme français ; même les défenseurs de l’insoutenable statut-quo actuel, le maintien de l’asservissement de notre peuple au sein de l’Etat central érigé à Alger, s’entendent tous sur cet incontestable fait sociopolitique qui caractérise singulièrement la Kabylie. Cependant, ils se gardent bien de questionner l’origine de ce fait, nous les comprenons en cela !       <br />
              <br />
       En remerciant les organisateurs de m’avoir donné cette occasion de m’exprimer à travers cette courte contribution, il m’est apparu crucial de focaliser mon propos sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, ou le droit à l’autodétermination. En effet, ce principe du droit international énonce que chaque peuple dispose d’un libre choix de déterminer souverainement la forme de son régime politique, indépendamment de toute influence étrangère.        <br />
              <br />
       A cet effet, je souhaiterais revenir avec insistance sur la genèse de la question kabyle, notamment en soulignant de deux traits la revendication notamment le droit du peuple kabyle à l’autodétermination.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1. La Résurgence d’un souvenir d’indépendance.</b></div>
     <div>
      Près de 14 années après l’inqualifiable massacre du &quot;printemps noir&quot;, demeuré royalement impuni, la société kabyle engourdie par les querelles claniques bipolaires semble recouvrer brutalement sa mémoire séculière assoupie. Elle réassume progressivement les réminiscences d’un lointain souvenir d’indépendance enfoui au plus profond de sa conscience collective dont l’atavisme est demeuré vivace. Lucidement, le peuple kabyle prend acte de l’incontournable réalité de sa condition.       <br />
              <br />
       Désormais, sa société constitue bel et bien une nation à part entière, sociologiquement agrégée et harmonieusement façonnée par tant de siècles d’histoire commune. Portée par ses masses, la Kabylie se singularise volontairement du conglomérat socio-ethnique algérien en perpétuel fourvoiement identitaire.        <br />
              <br />
       Si j’évoque aujourd’hui la résurgence manifeste de ce souvenir antique d’indépendance de la Kabylie, c’est pour lui insuffler davantage de vigueur, de nature à stimuler cette salutaire prise de conscience, notamment parmi notre vaillante jeunesse en quête de repères fiables dans un monde en profonde mutation et en cours de reconfiguration géopolitique. Car c’est surtout à cette jeunesse kabyle, l’épine dorsale de la composante humaine de la Kabylie de demain, que se pose ce défi d’existence.        <br />
              <br />
       C’est tout naturellement à elle, plus qu’à toute autre frange de la société kabyle actuelle, qu’échoit le devoir de réclamer son imprescriptible droit d’autodétermination en tant que nation. Une nation dotée de tous les attributs juridiques que ce concept, éminemment politique, lui confère dans le cadre du droit international. Car ce droit lui est inaliénable, pour peu que notre jeunesse sache l’assumer résolument, nul ne pourrait l’en priver...       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2. Une nation, forgée par l’adversité permanente et les vicissitudes des siècles, s’affirme</b></div>
     <div>
      Ainsi, en se fondant sur des considérations historiques, politiques, sociolinguistiques et culturelles disons d’emblée que Taqbaylit, Tamurt Taqbaylit (ou la Kabylie si vous préférez ; le nom qu’on voudra bien lui attribuer importe peu à ce stade de lutte) et son peuple constituent une nation en gestation est aujourd’hui portée au stade d’accomplissement après tant de siècles d’incubation.        <br />
              <br />
       Aussi, la nation kabyle possède aujourd’hui tous les atouts enviables et les attributs requis pour oser revendiquer son indépendance nationale sans se faire le moindre souci quant à son devenir dans son environnement immédiat et l’espace géopolitique régional.        <br />
              <br />
       En effet la Kabylie, du point de vue situation géographique, occupe un territoire géostratégique de premier ordre. Depuis des siècles, elle s’est établie dans une position centrale du bassin méditerranéen, berceau de l’Humanité, aux confluents des civilisations universelles.        <br />
              <br />
       Le peuple kabyle est un peuple sédentaire fortement attaché à sa terre et sa culture. Industrieux de nature, il est généreusement doté d’un potentiel humain travailleur et compétent, riche en cadres de haut niveau de qualification, mondialement appréciés.        <br />
              <br />
       La nation kabyle dispose de richesses territoriales remarquables, des ressources naturelles, hydriques et foncières plus que suffisantes qui lui permettent d’assurer rapidement son autosuffisance alimentaire et son autonomie énergétique. Ces atouts lui augurent de réaliser en quelques années seulement un essor technologique et une opulence économique certaines.       <br />
              <br />
       En réassumant son indépendance politique comme naguère, la Kabylie ne devrait se faire par conséquent aucun souci, quant à la viabilité économique de son Etat futur. Quant à la dimension culturelle, épine dorsale de tout projet d’émancipation politique d’une nation, l’authenticité de la langue kabyle plusieurs fois millénaire, le caractère démocratique et républicain de ses structures sociopolitiques séculières, le sécularisme de ses mœurs confessionnelles, la cohérence de son histoire, de ses coutumes et de ses traditions sociales, l’unicité des représentations fictives de son imaginaire commun, son symbolisme cognitif et ses mythes etc... pour ne citer que ces aspects, sont autant d’éléments constitutifs qui renforcent solidement sa cohésion sociale.        <br />
              <br />
       Ainsi, pour ceux qui ne le discernent pas clairement, ce serait précisément cette profonde homogénéité spatio-temporelle de la nation kabyle qui contrarierait les desseins, clairement avoués, des assimilationnistes aliénés du jacobinisme algérien. Car, c’est bien de cette réalité tangible qu’émane ce sentiment nationaliste kabyle qui caractérise indubitablement son inclination, tant décriée, à se différencier par rapport au reste des populations sous administration algérienne et, partant, son refus irrévocable de se dissoudre dans le capharnaüm arabo-islamiste algérien.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3. La nation kabyle, la gestation d’un écosystème brutalement phagocyté.</b></div>
     <div>
      Pour illustrer l’assujettissement de notre peuple par un régime du type colonial (il faut qualifier les catégories par leur exacte nature), usurpateur de la souveraineté populaire qui plus est, prenons un simple exemple, l’identité culturelle kabyle.       <br />
              <br />
       Nous avons nos propres intellectuels, nos penseurs, nos écrivains, nos journalistes, nos médias, nos artistes, nos sportifs etc. ; tellement originaux par rapport à leurs homologues algériens dans leurs productions intellectuelles, artistiques et expressions culturelles respectives. Cet aspect traduit d’ailleurs nettement cette segmentation socioculturelle qui a tant caractérisé l’Algérie coloniale et poste-coloniale.        <br />
              <br />
       Aussi, aucune instance politico-culturelle, imbue de toutes les inclinations bienveillantes, ne pourrait parvenir à unifier harmonieusement les deux antipodes antagoniques de cette Algérie d’artificiers, sans risque de concourir les plus intenables contradictions sur le plan social algérien. La réalité est encore plus têtue !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      En fait, pour tout dire en résumé, la Kabylie a de tout temps été un écosystème autonome qui a évolué à part, non seulement sur le plan algérien, mais dans toute l’aire nord-africaine d’une façon plus étendue et ce, à travers les époques charnières de l’histoire de Tamazgha.        <br />
              <br />
       La nation kabyle se retrouve de nouveau face à un destin historique. Sa remarquable prédisposition nationalitaire, singulière en Afrique du Nord, n’a hélas pas eu suffisamment de répit pour évoluer librement vers son parachèvement naturel. Car, il faut noter un fait historique déterminant, c’est incidemment au moment même où naissaient les états-nations que nous connaissons aujourd’hui, vers la seconde moitié du XI° siècle que, par un ironique concours de l’histoire, la Kabylie perdit sa souveraineté.        <br />
              <br />
       Le processus de cristallisation nationalitaire en gestation fut alors brutalement interrompu, phagocyté par des éléments exogènes qui lui furent greffés travers l’irruption du colonialisme français en son sein. L’insurrection de 1871 réprimée dans le sang en fut la première réaction. Aujourd’hui encore, comme naguère, l’Etat d’Alger continue de lui entraver son aboutissement. Il persévère dans le zèle à lui refuser le choix de se déterminer, de s’autogérer et de s’émanciper pleinement à la mesure de ses capacités pour parachever ce processus naturel d’édification brutalement interrompu.       <br />
              <br />
       Cependant pour l’heure, nous nous retrouvons devant un dilemme d’existence d’une gravité majeur. Si nous tergiversons encore pour nous déterminer, édifier notre état protecteur, nous disparaîtrons inéluctablement. Plus vite que nous le pensons même ! Les spécificités socioculturelles kabyles sont dangereusement menacées tant de l’intérieur que de l’extérieur, aujourd’hui plus que naguère. D’une part, parce que sans aucune immunité structurelle, nous évoluons à l’intérieur d’un macrocosme constitué par le truchement d’un néocolonialisme prédateur franco-arabo-islamiste établi à l’intérieur même de nos frontières. Au-delà, et malgré nous, nous sommes à la merci d’une mondialisation galopante, qui ne fait aucun détail des cultures régionales et, plus que tout, foncièrement fondée sur la cupidité la plus inéquitable sur le plan économique.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      D’ailleurs, par un funeste concours de circonstances, la dépendance non volontaire de l’Autre (bien que certains la cultivent à dessein), constitue le nœud gordien de &quot;La question kabyle&quot;. Car, comme le dit Mark W. B. Brinton, &quot;La valeur d’un homme ne se mesure pas à son argent, son statut ou ses possessions. La valeur d’un homme réside dans son caractère, sa personnalité, sa sagesse, sa capacité et sa créativité, son courage, son INDEPENDANCE et sa maturité&quot;.        <br />
              <br />
       Ainsi, en nous complaisant volontairement à nous embourber dans le capharnaüm algérien, nous constituerons toujours le souffre-douleur de celui-ci. Car, numériquement nous ne représenterons pas plus du tiers de sa population, voire le quart du nombre de ses habitants et donc entièrement et démocratiquement dépendant des actions, des décisions et des non-décisions (comme il est bien souvent de coutume en ces contrées) d’un régime féodal, autocratique qui, non seulement n’est pas le nôtre, mais pire encore, il constitue notre ennemi le plus déterminé à notre élimination.        <br />
              <br />
       Voyez le constat , et méditez  vous-mêmes que malgré des milliers de marches de démonstration de rue, qu’aucun peuple au monde n’en a organisé autant durant ces 50 dernières années, ce régime inqualifiable continue sournoisement à nous tuer à petit feu sinon à nous tirer carrément dessus et à s’entêter à refuser de nous reconnaitre notre statut de peuple.        <br />
              <br />
       Autrement dit, sans Etat qui soit authentiquement le nôtre, nous resterons éternellement une nation sous le joug, impassiblement inféodée à la merci de la majorité numérique de cet Etat dont le régime, pour perdurer, retourne constamment contre nous. Nous demeurerons ainsi une nation éternellement soumise aux volontés de la caste gouvernante. Dressés les uns contre les autres par les instrumentalisations machiavéliques de ses clans qui se disputent le pouvoir au-dessus de nos têtes, tandis que nous nous entredéchirerons dans les arènes politiques qu’ils nous préparent soigneusement à chaque joute électorale contingente pour égayer leurs spectacles.       <br />
              <br />
       Le peuple kabyle se retrouve ainsi spatialement isolé, ghettoïsé et étouffé en persistant à demeurer à l’intérieur de cette Algérie qui le nie pourtant dans son existence, entrainé à son corps défendant, pieds et poings liés, dans des combats perpétuels pour des causes qui sont rarement les siennes, qui desservent même ses intérêts. Il se voit ainsi quotidiennement contraint d’assurer sa subsistance économique aberrée par un intenable essorage fiscal qui lui est imposé, et de veiller à sa survie socioculturelle avec des moyens matériels et financiers si dérisoires, qui lui sont invariablement alloués avec une sordide parcimonie, lorsque ces humiliantes miettes ne lui sont pas refusées tout bonnement.        <br />
              <br />
       Telle est la situation actuelle, peu reluisante, de la Kabylie que nous ont léguée nos ancêtres qui fut jadis économiquement autonome et politiquement indépendante.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>4. Entre les griffes d’un nouvel Etat colonial.</b></div>
     <div>
      &quot;Il n’y a rien de nouveau sous le soleil&quot; disait l’Ecclésiaste, voilà plus d’un siècle et demi (157 ans), après que les structures sociopolitiques traditionnelles de notre société villageoise furent brutalement démantelées et nos usages et coutumes devenus la cible de destruction féroce par l’administration coloniale française, nous nous retrouvons toujours soumis au même processus d’acculturation franco-arabo-islamiste exogène.        <br />
              <br />
       Ce formatage idéologique vise gommer notre conscience collective pour faire de nous des sujets arabes musulmans par assimilation. Voici alors qu’au lendemain de la guerre de décolonisation que nous croyons d’indépendance, le nouvel Etat héritier, libéré par le sang et le sacrifice suprême de plus de 12.5% de notre population, poursuit avec la même haine, la même férocité les mêmes desseins génocidaires que son prédécesseur semble lui avoir tracés.        <br />
              <br />
       Ainsi, du fait de plus de cinq millénaires de notre existence en terre d’Afrique, on ne consent à nous concéder aujourd’hui que le choix entre disparaitre de la surface de la terre ou accepter notre assimilation forcée. Etre exterminés culturellement ou obtempérer sans rechigner à nous fondre totalement dans le socle arabo-islamiste qui n’est pas notre matrice naturelle et dont, qui plus est, le centre de gravité se trouve dans la lointaine Asie.       <br />
              <br />
       Dans cette sombre perspective que traverse la nation kabyle, le capharnaüm idéologique arabo-islamiste algérien, de par son caractère autocratique d’auto-légitimation du pouvoir usurpé, inspiré en cela par l’ex-puissance coloniale française, est sournoisement déterminé à réprimer dans le sang toute velléité contestataire, à défaut de lui opposer notre droit à l’autodétermination.       <br />
              <br />
       Ainsi, nous le voyons, la politique coloniale ainsi entamée par la France et poursuivie avec l’acharnement le plus zélé, par ses actuels héritiers, vise le même objectif suprême : celui de parachever l’œuvre de pacification interrompue par les héroïques 7 années et demi d’insurrection armée kabyle. Cette politique consiste d’abord mystifier les masses, les désinformer afin de mieux les aliéner, les contrôler, les subordonner pour pouvoir les asservir ensuite. Indéfiniment.        <br />
              <br />
       Il n’est donc pas surprenant de relever qu’à travers l’histoire, tous les Etats établis à Alger et la Kabylie historique se furent toujours inscris dans un rapport de confrontation quasi-permanente et ce depuis plusieurs siècles, indépendamment de la puissance régnante qui s’y fut établie à ses confins : Ottomane, Française puis Algérienne.        <br />
              <br />
       Malheureusement pour nous, depuis ce fatidique 24 juin 1857, ce rapport de force ayant penché tragiquement en notre défaveur, la puissance coloniale établie à Alger avait pu envahir, annexer notre pays et nous déchoir de notre indépendance séculière.        <br />
              <br />
       Cette dramatique condition de déchéance sans cesse accablante, est demeurée une blessure béante qui ne s’est jamais cicatrisée que notre peuple porte enfouie au plus profond de sa conscience collective, si l’on excepte toutefois la période éphémère la guerre de décolonisation 1954-1962 et les épisodes cycliques de soulèvements populaires (résistance récurrente) qui, justement, témoignent encore de ce fait.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>5. La jeunesse kabyle, une force vitale arrive subrepticement à maturité.</b></div>
     <div>
      D’aucuns oseraient affirmer que toute la rhétorique développée dans les quatre paragraphes précédents, ne constitue rien de plus qu’une pathétique jérémiade de passéiste exalté, un chapelet de lamenta anachroniques, démunie de fondement, totalement déconnectée de la réalité. Sans vouloir tourner en dérision les Kabyles qui continuent à surfer complaisamment sur ces anathèmes, car ma pudeur kabyle et ma probité discursive ne me permettent pas, moi, recourir au sarcasme, pris au dépourvu d’arguments.       <br />
              <br />
       Je préfère cependant m’adresser ici à notre jeunesse, le porte flambeau et l’avenir de notre nation. En la voyant l’autre fois défiler dans les rues exhibant des drapeaux qui, non seulement ne sont pas les leurs, mais qui représentent même l’étendard de guerre de ceux qui les assassinent et les asservissent, je fus tellement désappointé, me sentant quelque peu responsable d’avoir failli à mon devoir de transmission générationnelle.        <br />
              <br />
       Je voudrais ainsi ouvrir l’œil à cette jeunesse ardente de vie, frondeuse et vigoureuse que je sais mure et intelligente, en l’interpellant avec une bienveillante question cruciale. Jeunes Kabyles des entrailles de nos mères et nos grand-mères, demain, vous vous apprêterez, à bonheur, à fonder des foyers, à générer une descendance frétillante, comment, ne disposant pas d’un Etat qui est réellement le vôtre, compterez-vous réussir à lui transmettre fidèlement le patrimoine séculier que nous ont légué nos parents et nos ancêtres ?       <br />
              <br />
       Car parvenus à l’âge de scolarité, c’est dans une langue étrangère, dans un référentiel de valeurs socio-culturelles totalement incompatibles avec nos mœurs, que vos enfants se verraient contraints de recevoir leur éducation ! Du haut de votre maturité, c’est à ce type de questions adultes qu’il conviendrait réfléchir pour vous déterminer par rapport au grave sujet dont il est question ici.        <br />
              <br />
       Ce faisant, n’oubliez surtout pas de méditer sur ce que disait Montesquieu : « Dans une monarchie bien réglée, les sujets sont comme des poissons dans un grand filet, ils se croient libres et pourtant ils sont pris ! ». Bien que m’adressant toujours à notre jeunesse, il va sans dire que la catégorie de mes compatriotes qui me désapprouvent, à mon dépit (sans pour autant leur dénier ce droit), n’ont manifestement pas encore assimilé à juste mesure leur grave inconsistance et leur aveugle inconscience de l’histoire... De leur propre histoire ! Je n’en dirai pas plus pour l’instant.       <br />
              <br />
       Puissent-ils seulement soutenir en toute honnêteté, que la survivance et la permanence identitaire d’un peuple de 10 millions de Kabyles, dans une Afrique du Nord peuplée près de 10 fois plus de personnes, et dont environ les trois quarts ne sont guère amazighophones, est garantie ?        <br />
              <br />
       Pour l’instant cette caution est une chimère ; la lutte et la résistance continueraient à constituer par conséquent un devoir imprescriptible de tout un chacun de nous, car plus que jamais requis par un quotidien impitoyable, du moins jusqu’à ce que nous parviendrons un jour à nous donner les moyens appropriés, de nature à nous protéger efficacement, de sauvegarder notre identité millénaire, notre culture ancestrale, de préserver nos valeurs sociopolitiques en édifiant ensemble nos propres institutions étatiques, solidement fondées dans un socle authentiquement kabyle à même de nous assurer une permanence salutaire dans la paix et une existence pérenne dans la dignité en harmonie avec toutes les nations de ce monde.       <br />
              <br />
       Ce rappel historique, quelque peu long certes, mais voulu édifiant, permet d’expliquer clairement à nos jeunes le soubassement et la profondeur sociohistorique de la permanence de ce rapport conflictuel perpétuel de « dominant versus dominé », &quot;ajusté&quot; par des moyens politiques, militaires et économiques par l’Etat d’Alger en vue de soumettre éternellement la Kabylie. Or, à une époque où nous sommes tiraillés avec acuité par la question de notre existence identitaire, la potion magique à notre question de survie se fait de plus en plus rarissime.        <br />
              <br />
       Il importe donc de nous unir, mais non de nous isoler, et de pousser collectivement tous dans la même direction pour parvenir à la bonne destination.       <br />
              <br />
       La seule direction, équitable pour toutes les forces politiques constitutives de notre nation, et susceptible de nous y mener sans risque de nous disloquer socialement, est l’organisation d’un référendum d’autodétermination pour restituer à notre peuple sa dignité. Il s’agit de remettre le destin véritablement entre les mains du citoyen kabyle.       <br />
              <br />
       LE CITOYEN KABYLE, lui seul, exprimera souverainement son libre choix quant au statut politique qu’il souhaiterait voir attribuer à son pays la Kabylie. La préfère-t-il devenir indépendante et jouir enfin de souveraineté à l’égal des autres nations ou demeurer encore une simple région administrée et gouvernée par l’Etat d’Alger, comme elle n’a jamais cessée de l’être depuis 1857 ?       <br />
              <br />
       En cette mémorable journée, il n’est que crucial de réaffirmer le droit de notre peuple à s’autodéterminer. Qui en effet aurait peur de la souveraineté du peuple, de son propre peuple ?       <br />
              <br />
       Je termine mon propos en souhaitant plein succès aux travaux de la CONFERENCE NATIONALE KABYLE et davantage d’entente et de concorde et de convivialité entre les acteurs politiques kabyles ainsi que les familles qui constituent la diversité vivifiante de la nation kabyle.       <br />
              <br />
       <b>Dahmane At Ali, Universitaire.       <br />
       Université de Pise, Italie.       <br />
       Pise. le 30 Octobre 2014.       <br />
       </b>       <br />
       SIWEL 051600 NOV 14
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/siwel/Contribution-de-Dahmane-At-Ali-a-la-conference-nationale-Kabyle-d-At-Ouabane_a6729.html</link>
  </item>

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   <title>Yasmina Oubouzar : "A propos de la Conférence d’At-Ouabane et du président du MAK"</title>
   <pubDate>Tue, 04 Nov 2014 18:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Kabylie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   DIASPORA (SIWEL) — " Le succès de la Conférence Nationale Kabyle dans le village emblématique d’At-Ouabane a provoqué des remous qui ont débridé les intentions souterraines qui visent, depuis déjà un certain temps, à saper les actions salutaires de rassemblement des énergies kabyles entreprises par le MAK.  Des cercles obscurs tentent de semer le trouble et la confusion en menant des attaques en règles contre la direction du MAK, et en particulier contre son président Bouaziz Ait-Chebib.  La principale raison de ces attaques réside dans le fait que la MAK a réussi à contourner les barrières que l'Etat algérien a dressées entre les kabyles eux-mêmes, afin que ceux-ci ne puissent jamais rien entreprendre ensemble pour sauver la Kabylie de son anéantissement, programmé depuis 1962 et même bien avant, depuis au moins la crise berbériste de 1949."     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7141916-10948855.jpg?v=1462978148" alt="Yasmina Oubouzar : "A propos de la Conférence d’At-Ouabane et du président du MAK"" title="Yasmina Oubouzar : "A propos de la Conférence d’At-Ouabane et du président du MAK"" />
     </div>
     <div>
                <br />
                     <br />
       <b>A propos de la Conférence d’At-Ouabane et du président du MAK</b>       <br />
               <br />
               <br />
       Tout d’abord, je voudrais saluer le formidable travail de terrain mené par les militants du MAK, sous la direction de Bouaziz Ait-Chebib dont la modestie, la disponibilité, le sens de la communication consensuelle et le désir ardent d’œuvrer à l’unification des rangs kabyles constitue une véritable bouffée d’oxygène dans le traditionnel, et désespérant, paysage politique kabyle.       <br />
               <br />
       Le succès de la Conférence Nationale Kabyle dans le village emblématique d’At-Ouabane a provoqué des remous qui ont débridé les intentions souterraines qui visent, depuis déjà un certain temps, à saper les actions salutaires de rassemblement des énergies kabyles entreprises par le MAK. Des cercles obscurs tentent de semer le trouble et la confusion en menant des attaques en règles contre la direction du MAK, et en particulier contre son président Bouaziz Ait-Chebib.        <br />
              <br />
       La principale raison de ces attaques réside dans le fait que la MAK a réussi à contourner les barrières que l'Etat algérien a dressées entre les kabyles eux-mêmes, afin que ceux-ci ne puissent jamais rien entreprendre ensemble pour sauver la Kabylie de son anéantissement, programmé depuis 1962 et même bien avant, depuis au moins la crise berbériste de 1949.       <br />
               <br />
       Or, la Conférence d’At-Ouabane, initiée par le MAK, est un acte de patriotisme kabyle, un acte de bravoure et de lucidité qui vise à défendre les intérêts gravement menacés de la Kabylie. Cela suffit à expliquer l’hostilité déclarée de certains et la prétendue indifférence d’autres. Mais ce qui nous importe avant tout, c’est de saluer l’engagement de l’ensemble des participants à la Conférence d’At-Ouabane ; non pas, parce qu’ils ont répondu à l’appel du MAK, mais parce qu’ils ont répondu à l’appel de la Kabylie qui s’enfonce, chaque jour davantage, dans la négation de ce qu’elle a été durant des siècles.        <br />
              <br />
       En tant que patriotes kabyles, nous ne pouvons plus nous permettre le luxe de rester prisonniers de nos  divergences. La maison kabyle brûle et aucun patriote kabyle ne peut décemment être contre la Conférence d’At-Ouabane, dans la mesure où celle-ci rassemble des citoyens kabyles autour du principe d’autogestion ; principe qui a permis à la Kabylie de traverser les siècles sans jamais perdre son âme.        <br />
              <br />
       La résolution de mise en place d’un Conseil National kabyle est un acte salvateur qui renoue avec l’autogestion historique de la Kabylie. Le fait que la commission chargée de mettre sur pied ce Conseil soit présidée par Younes Adli, une personnalité kabyle dont les connaissances, la compétence, la sagesse et la neutralité sont légendes, augure des lendemains meilleurs pour la Kabylie qui pourra, grâce au concours de tous ses enfants, faire barrage à sa destruction programmée.       <br />
               <br />
       Comme il fallait s’y attendre, une telle perspective a fait que des voix se sont levées ici et là pour tenter de briser l’initiative salutaire du rassemblement des énergies kabyles.  Pour ce faire, une campagne absurde de dénigrement vise en ce moment le président du MAK, ainsi que son staff. Cette campagne tente de « vendre » à l’opinion kabyle une prétendue crise de leadership entre le président du MAK, Bouaziz Ait-Chebib et le président de l’Anavad, Ferhat Mehenni.       <br />
              <br />
       Au-delà de l’absurdité du procédé, il est évident que les objectifs recherchés par cette campagne de dénigrement ne visent qu’à faire imploser le MAK, à casser sa cohésion interne et donc à nuire à sa capacité d’action.  Il n’y a aucune autre explication possible à une telle absurdité.        <br />
              <br />
       En aucun cas, il ne peut y avoir de crise entre le MAK et l’Anavad dans la mesure où l’Anavad est une émanation du MAK. Chacun dispose de prérogatives spécifiques qui relèvent de registres différents et complémentaires, l’un à l’intérieur et l’autre à l’extérieur, et  dont la finalité est la même : débarrasser la Kabylie de l’impérialisme arabo-islamique mis en œuvre par l’Etat algérien. Quant à la forme de gouvernance de la Kabylie,  ce sera au peuple kabyle tout entier de la choisir librement et souverainement…et à personne d’autre.       <br />
               <br />
       Enfin pour clore cet épisode de prétendu guerre de leadership, les auteurs de cette cabale doivent savoir que les militants du MAK, dont je suis fière de faire partie, sont loin d’être dupes et ne risquent pas d’avoir à choisir entre Ferhat Mehenni et Bouaziz Ait-Chebib. Ils ont tous deux l'entière confiance des militants pour la simple raison qu'il n'y a que les faits qui comptent et que les faits parlent deux-même. Nous connaissons parfaitement leur valeurs et nous sommes déterminés à les garder précieusement tous les deux, tout comme nous sommes déterminés à œuvrer au rassemblement le plus large des kabyles soucieux de soustraire la Kabylie à sa mort programmée.         <br />
              <br />
       Vivement la Kabylie libre       <br />
       Vivement l’union des forces vives de la Kabylie, à l’intérieur et à l’extérieur       <br />
       Vive le MAK et l’Anavad       <br />
               <br />
       <b>Yasmina Oubouzar,       <br />
       Porte-parole du MAK à l’étranger       <br />
       Coordinatrice entre le MAK et le Réseau Anavad en France</b>       <br />
              <br />
       SIWEL 041837 NOV 14
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <title>Mise au point de Bouaziz Ait-Chebib sur la Conférence d’At-Ouabane, le MAK et l'Anavad </title>
   <pubDate>Tue, 04 Nov 2014 16:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mulud At Ɛazdin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Kabylie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   KABYLIE (SIWEL) —Dans une mise au point publié par notre confrère de Tamurt, le président du MAK, Bouaziz Ait-Chebib a tenu à apporter quelques précisions sur la Conférence nationale kabyle, sur ses rapports avec le président de l’Anavad, sur la CNK et l’Anavad et enfin sur la violence dans laquelle certains groupuscules voudraient entraîner le MAK.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7141490-10948173.jpg?v=1415120787" alt="Mise au point de Bouaziz Ait-Chebib sur la Conférence d’At-Ouabane, le MAK et l'Anavad " title="Mise au point de Bouaziz Ait-Chebib sur la Conférence d’At-Ouabane, le MAK et l'Anavad " />
     </div>
     <div>
                <br />
       <b>Voici donc les précisions du président du MAK : </b>       <br />
              <br />
       <b>1)	Sur la Conférence nationale kabyle d’At-Ouabane </b>       <br />
              <br />
       Quoi qu’on dise de cette initiative, elle s’impose à la Kabylie. Sur le plan algérien, une conférence pour la transition démocratique a eu lieu. Une autre conférence pour le consensus « national » se prépare. Les deux projets ignorent la Kabylie et ses aspirations à recouvrer sa souveraineté. La Kabylie n’a d’autres choix que de défendre son existence en tant que peuple et nation. Et la meilleure manière de le faire est de chercher un consensus national kabyle. La CNK a été initiée par le MAK dans le but d’unifier les rangs kabyles dans le respect de la diversité pour prémunir la Kabylie des multiples agressions de l’Etat algérien.       <br />
              <br />
       A l’ouverture de cette conférence, nous avons déclaré que le MAK n’est qu’un participant au même titre que tous les autres et de ce fait le MAK n’a fait qu’assumer son rôle de moteur et de rassembleur de la nation kabyle. La participation  record à la CNK témoigne de l’intérêt porté par les kabyles au devenir de leur patrie : la Kabylie. A l’issue d’un débat démocratique fructueux, plusieurs propositions ont été retenues : création d’une ligue kabyle des droits de l’homme, la réhabilitation et la modernisation  de Tajmaât, la mise sur place de crèches kabyles, la libération du mouvement associatif de l’emprise du pouvoir …       <br />
              <br />
       L’acte historique de cet événement est sans doute la création d’un Conseil national kabyle présidé par l’éminent historien kabyle Younes Adli  . Sa concrétisation a été confiée à une commission ad hoc . Cette résolution, adoptée presque à l’unanimité des participants, constitue la première pierre dans l’édifice de l’union sacrée du peuple kabyle.       <br />
              <br />
       Le conseil national kabyle est une institution apolitique indépendante de toute tutelle politique. Sa mission est d’ordre scientifique, culturel, social, économique et environnemental. Il n’aura pas à se substituer aux organisations politiques. Il va s’occuper des problèmes quotidiens du peuple kabyle et œuvrer à mobiliser toutes les compétences kabyles pour l’intérêt de la Kabylie.       <br />
              <br />
       <b>2)	Sur ses rapports avec le président de l’Anavad :</b>       <br />
              <br />
       Quand à mes rapports avec Ferhat Mehenni, il faut être de mauvaise foi pour penser qu’ils sont conflictuels. Nous travaillons en harmonie totale. Même si parfois on diverge, ce qui est normal, nous avons toujours su nous accorder sur l’essentiel dans le respect mutuel en mettant en avant l’intérêt suprême de la Kabylie.       <br />
              <br />
       Dans les moments difficiles du parcours de Ferhat Mehenni, qui remontent à l’année du boycott scolaire (194/195) marquée par son désaccord  avec  Said Sadi, j’étais parmi ses rares soutiens. Certains parmi ceux qui prétendent être ses amis aujourd’hui, ont préféré le lâcher à l’époque pour se présenter aux élections avec le RCD. Et depuis 1995 à ce jour, je travaille avec lui en parfaite symbiose et en totale confiance. Pour rappel, en 1999 on m’avait proposé un poste en tant qu’enseignant de tamazight à condition de lâcher publiquement Ferhat Mehenni. J’ai choisi le chômage plutôt que de le trahir. Alors les « ferhatistes » de la 25ème heure feraient mieux de se taire.       <br />
              <br />
       <b>3)	Sur la conférence nationale et l’Anavad:</b>       <br />
              <br />
       Mes détracteurs veulent faire croire aux kabyles que la Conférence d’At-Ouabane est dirigée contre l’Anavad et tentent de me présenter, moi, un des membres fondateurs du MAK, comme un  chargé de mission du DRS dont l’objectif et de nuire à l’Anavad et à son président. A chaque fois qu’un Kabyle initie une action importante, on l’accuse d’être un envoyé  du DRS comme si les Kabyles étaient mineurs ou incapables de penser, de réfléchir d’eux même et d’agir de leur propre grès.  Les vrais agents du DRS sont justement ceux qui accusent tout le monde d’appartenir au DRS, car ils font en sorte de faire croire aux Kabyles qu’ils n’ont pas d’hommes et de femmes dignes et que le DRS est présent partout, une façon de semer le fatalisme et laisser la Kabylie subir une mort absurde.       <br />
              <br />
       A vrai dire, ce qui dérange mes détracteurs, c’est le succès de la CNK. A leurs yeux,  je suis coupable de vouloir unifier les Kabyles pour la Kabylie. Ce ne sont pas leur campagne diffamatoire qui va me faire reculer. Je suis déterminé à construire l’union des Kabyles. Le président de l’Anavad a salué le Conseil national kabyle. Alors, leur entreprise de semer le doute et la discorde dans les rangs du MAK est vouée à l’échec.       <br />
       Le Conseil national kabyle n’est pas né pour se substituer au MAK ou au GPK.  Sa mission est de s’occuper des problèmes quotidiens du peuple kabyle. Cela aidera l’Anavad et le MAK dans leur mission libératrice et mettra un terme à la régression culturelle et sociale de la Kabylie. Ce Conseil permettra aussi l’accélération de la prise de conscience des Kabyles des multiples dangers qui guettent leur patrie et de la nécessité de prendre leur destin en main.       <br />
              <br />
       Quant à Ferhat Mehenni, je ne peux pas ne pas le soutenir, lui qui continue de se sacrifier continuellement pour la liberté du peuple kabyle. Ma confiance en lui est entière et tous les participants à la CNK n’éprouvent que respect, admiration et affection à l’égard de ce bâtisseur de la Kabylie libre. Je ne suis  pas là pour lui disputer le « leadership » mais pour l’aider à mieux défendre à la tête de l’Anavad notre cause sur le plan international.       <br />
              <br />
       Je ne laisserai  personne porter  atteinte au GPK ou à son président.  Il est du devoir patriotique de tous les Kabyles  de  soutenir les actions de l’Anavad qui ne visent qu’à libérer notre Kabylie du joug de l’Etat algérien. Le MAK ne pourra jamais lâcher l’Anavad qu’il a enfanté. Le MAK et l’Anavad sont indissociables. Ils sont les deux faces de la même cause : la Kabylie libre.       <br />
              <br />
       <b>4)	Sur le MAK et la violence :</b>       <br />
              <br />
       Un groupuscule tente d’entraîner le MAK dans la violence, la haine et le sectarisme. Il sévit sur les réseaux sociaux pour me diffamer à cause du succès de la CNK.  Le MAK, tant que j’en suis président, ne sombrera jamais dans la violence, ni dans le sectarisme ni dans la haine. Il restera un mouvement pacifique, rassembleur du peuple kabyle et résolument ancré dans l’universalité.       <br />
              <br />
       Le MAK ne cautionne aucun sigle et refuse tout soutien et concours venant de personnes ou d’organisations qui cultivent le racisme, la violence et le rejet de l’autre.       <br />
              <br />
       Source Tamurt.info       <br />
              <br />
       SIWEL 041645 NOV 14       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/siwel/Mise-au-point-de-Bouaziz-Ait-Chebib-sur-la-Conference-d-At-Ouabane-le-MAK-et-l-Anavad_a6725.html</link>
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   <title>Contribution de Yacine Cheraiou à la Conférence Nationale Kabyle</title>
   <pubDate>Tue, 04 Nov 2014 14:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yidir</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Kabylie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   DIASPORA (SIWEL) — La contribution de Yacine Cheraiou, ancien cadre du MAK/France a rappelé qu'à chaque fois que la Kabylie est en danger "qu’à chaque fois que la Kabylie était en danger, on a su, en tant que peuple épris de liberté, dépasser certaines divergences pour nous unir". Tout en estimant que "notre combat pour la liberté est d'abord un droit naturel qui est légitime et qui n'a guère besoin d'aval ou de préavis" , il a mis l'accent sur les capacités de la Kabylie à se prendre en charge dans tous les domaines: "La Kabylie est en mesure de se développer grâce à l’économie créative, une économie qui ne dépend pas de ressources naturelles, comme c’est le cas des économies classiques, telle que l’industrie, l’agriculture, l’énergie…" Ci-après l'intégralité de sa contribution.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7140934-10947068.jpg?v=1415114311" alt="Contribution de Yacine Cheraiou à la Conférence Nationale Kabyle" title="Contribution de Yacine Cheraiou à la Conférence Nationale Kabyle" />
     </div>
     <div>
      <b>La Kabylie :  une histoire, un combat et un espoir.</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"><b>« L’homme n’est pas achevé quand il est vaincu. Il est achevé quand il abandonne. » </b></span>  Richard NIXON 37ème Président des USA.       <br />
              <br />
       La lutte du peuple kabyle pour sa liberté a traversé le temps et l'espace de notre histoire sans qu'elle aboutisse à une solution définitive et durable.Pour autant, notre volonté, en tant que peuple et nation, à vivre librement ne souffre d'aucune faiblesse et n'est touchée d'aucune vanité.       <br />
              <br />
       L'idée que nous défendons, toutes et tous, est incontestablement la liberté de notre peuple.Cette liberté avant qu’elle ne soit portée par un combat politique, qui aboutira sans doute à l'instauration d'un État indépendant, autonome ou autre, et avant qu’elle soit caractérisée par des lois au sein d'institution et administration étatiques, est d'abord un droit naturel qui est légitime et qui n'a guère besoin d'aval ou de préavis. D'autant plus, que ce droit à choisir son destin est consacré dans toutes les conventions internationales relatives aux droits des peuples, notamment la charte de l’Organisation des Nation Unies (ONU).        <br />
              <br />
       Le constat, aujourd'hui, est peu réjouissant quant à la situation qui prévaut en terre kabyle, tous niveaux confondus. Par moment, on peut même trouver que c'est une situation inextricable.Toujours est-il, notre histoire commune a démontré qu’à chaque fois que la Kabylie était en danger, on a su, en tant que peuple épris de liberté, dépasser certaines divergences pour nous unir.       <br />
              <br />
       La lutte contre le colonialisme français, la guerre de 1963, ou encore le 20 avril 1980 et plus récemment le printemps noir 2001, sont des exemples de ce sentiment d'appartenance à un  seul peuple, ayant une même histoire et un destin commun.       <br />
              <br />
       J'ai la conviction chevillée, que cette Conférence Nationale Kabyle (CNK), s'inscrit dans cette démarche d’union, que nos ancêtres nous ont légué et notre devoir est de la perpétuer pour les générations futures, et je m'en réjouis.        <br />
              <br />
       Les derniers évènements qui ont secoué la Kabylie, à savoir la répression de la marche du 20 avril 2014 organisée par le MAK, les nombreux kidnappings, l’assassinat du joueur de la JSK Ebossé, la décapitation du ressortissant Français Gourdel, mais aussi, le harcèlement judicaire de nos jeunes,tous ces actes barbares, perpétrés par le régime algérien sont des signauxd’alarme, qu’on doit entendre et surtout agir en conséquence, dans une démarche commune. Visant à extirper la Kabylied’un avenir incertain.       <br />
              <br />
       Permettez-moi de revenir sur la JSK et de dire toute ma reconnaissance à ce club phare, quipour moi, a joué indéniablement le rôle de premier homme politique kabyle, après que la Kabylie ait connue sa terrible défaite militaire face aux troupeaux de OUDJDA en 1963. Le combat de la JSK n’était pas sur une arène politique évidemment, mais sur les terrains de football les plus hostiles. Elle a su résister, car c’était la seule et unique force qui restait au peuple kabyle pour ne pas disparaître. Son combat était sportif certes, mais son nom était incontestablement politique. D’ailleurs, la première fois où le peuple kabyle a scandé « pouvoir assassin », c’était dans un match de la JSK en 1977.       <br />
              <br />
       Elle a résisté à l’arabisation et à la dictature du pouvoir algérien, pendant que le peuple Kabyle était bâillonné, sans voix. Elle a su s’imposer avec courage et honneur à chaque rencontre sportive, car les hommes qu’ils l’ont composée avaient conscience que leur rôle allait au-delà du sport. Il s’agissait de défendre leur identité Kabyle.       <br />
              <br />
       La JSK était tout simplement la voix d’un peuple qui refusait et refuse toujours la reddition.       <br />
              <br />
       Tamurt n Iqvayliyen n’a rien à envier à d’autresnations, qui aujourd’hui sont des symboles de liberté, de démocratie, et des droits de l’Homme. Les Etats-Unis d’Amérique doivent leur grandeur, non pas à leur puissance industrielle, mais à leur peuple qui a choisit la liberté et l’égalité entre un même peuple qui forme une même nation.       <br />
              <br />
        Il en va de même pour la France. La révolution française n’est pas la résultanted’une armada militaire, mais c’est le fait et la détermination du peuple français de s’affranchir de toute forme d’injustice.        <br />
              <br />
       La Kabylie elle aussi à sa place dans ce panthéon des grandes nations, grâce à son parcours de lutte contre toute forme de colonialisme, classique ou moderne. La laïcité kabyle est un exemple unique de respect cultuel sans guerre ni conflit. Tant de valeurs qu’on doit adopter et si besoin adapter, pour aller de l’avant.       <br />
              <br />
       Actuellement, en terme  de démocratie, de droits de l'Homme et des droits des peuples, le constat est peu réjouissant, du fait d'un recul inquiétant dû principalement à ces grandes démocraties qui, jadis, faisaient la « fierté de toute l'humanité ». Aujourd'hui, elles se mettent à  genoux devant la dictature, le terrorisme islamiste et les tyrannies de tous genres. Cet état des lieux  m'amène à dire, que quand les   Grandes démocraties deviennent petites, la dictature retrouve toute sa place. Une place octroyée, et plus que  ça, cédée par cette incapacité volontaire et ce raisonnement aveugle des héritiers d'une démocratie devenue corruptible.       <br />
              <br />
       Les bouleversements politiques de ces dernières années, la géopolitique de plus en plus instable et susceptible de mutations nouvelles, en faveur des récentes consciences identitaires un peu partout dans le monde, l'ECOSSE , la CATALOGNE, ou encore le KURDISTAN, et plus proche de nous, l'AZAWAD, le RIF, le pays CHAWI, le pays MZAB, la liste est loin d'être exhaustive, démontrent paradoxalement et malheureusement la fragilité des grandes puissances à défendre leurs acquis démocratiques etl'effritement de leur solidarité vis à vis d'autres peuples qui, aujourd'hui encore, luttent pour leur liberté, d’une part, et la détermination des peuples sans Etat à reconquérir leur indépendance et leur liberté, d’autre part.       <br />
              <br />
       L'exemple de l'hypocrisie politique des États dit « de liberté » face au drame kurde est édifiant. Finalement, une grande nation ne se résume pas à des moyens financiers et militaires, une grande nation est une volonté incorruptible à être présent à côté des peuples bâillonnés et une détermination à se dresser contre l'oppresseur, quel qu'il soit.       <br />
              <br />
       En l'espèce, le peuple kabyle a donné l'exemple de sa solidarité avec bon nombre de peuples qui luttent pour leur liberté, qu'ils soient peuple frère par le sang ou peuple frère par humanisme.        <br />
       Au demeurant, la Kabylie, comme vous le savez, n’est pas cette terre aride et montagneuse, que les esprits maléfiques essaient de véhiculer. La Kabylie, avant tout,est une histoire faite de sacrifices de femmes et d’hommes kabyles. La Kabylie, c’est un peuple et une nation qui ont résistéà toutes formesd’asservissement. Encore aujourd’hui, sa lutte est vivace.       <br />
              <br />
       Outre le capital humain, le pays kabyle compte plus de 200 kilomètres de littoral, un vaste territoire forestier, une terre favorable à l’agriculture et au développement de diverses activités économiques, la pêche, l’oléiculture, l’apiculture, le tourisme, qui tend à concurrencer les hydrocarbures, en matière d’importance et de rente financière et un avantage évident quant à la protection de l’environnement.       <br />
              <br />
       La Kabylie est en mesure de se développer grâce à l’économie créative, une économie qui ne dépend pas de ressources naturelles, comme c’est le cas des économies classiques, telle que l’industrie, l’agriculture, l’énergie…       <br />
              <br />
       Mais elle dépend du potentiel créatif humain, qui existe naturellement dans chaque société, pauvre ou riche, industrialisée ou en développement, avec une population grande ou petite. La créativité trouve sa substance dans l’apport des individus en matière d’imagination,  d’inspiration, d’ingéniosité ou encore d’inventivité.       <br />
              <br />
       Voilà des pistes d’espoir et de réussite qu’on doit mettre en place, au travers d’un projet politique qui doit avoir un seul but, celui d’une Kabylie prospère et d’un peuple maitrisant son destin et sa liberté.       <br />
              <br />
       Enfin, je voudrais finir ma contribution par cette phrase, qui, j’espère, trouvera en vous une oreille attentive, car il s’agit de notre avenir et celui de notre postérité : On fera un grand pas quand on s’apercevra que ce qui entrave notre avancée,c’est nous-mêmes.       <br />
              <br />
       A tiyessetmatin a yetma, Tamurt n Iqvayliyen , d amezruy, d agdud ,d-tutlayt, d akal.       <br />
              <br />
       Tudert-nneghe d-tudert n tarwa-nnegh,  cuddent gher tdukli-nnegh .       <br />
              <br />
       Tagmatt d avrid ara yessiwden gher talwit d tlelli n ughref aqvayli ,d afrag usirem i tarwa –nnegh d-tarwa-nnsen.       <br />
              <br />
       Tanemmirt       <br />
              <br />
       <b>Yacine CHERAIOU       <br />
       Ancien cadre du MAK/France</b>       <br />
              <br />
       SIWEL 041401 NOV 14
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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   </description>
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   <title>Contribution d’Arezki Boussaid à la Conférence nationale Kabyle</title>
   <pubDate>Mon, 03 Nov 2014 16:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Kabylie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   DIASPORA (SIWEL) — Dans sa contribution à la Conférence nationale kabyle, Arezki Boussaid, ancien président du MAk-France et ancien ministre de l'Anavad, a estimé "nécessaire de révéler aux kabyles les énormes potentiels économiques, culturelles, le magnifique patrimoine naturel qu’offre leur territoire, loin des stéréotypes et préjugés qui discréditent la viabilité d’un futur Etat Kabyle", rappelant que " Le patriotisme kabyle se construit aussi par la réappropriation de ses biens communs, de son histoire, discuter de sa richesse et de ses atouts, en faire la promotion est essentiel". Ci-après l'intégralité de sa contribution     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7138182-10942155.jpg?v=1415032113" alt="Contribution d’Arezki Boussaid à la Conférence nationale Kabyle" title="Contribution d’Arezki Boussaid à la Conférence nationale Kabyle" />
     </div>
     <div>
                <br />
       <b>CONFERENCE NATIONALE KABYLE        <br />
       At Waâbane, vendredi 31 octobre 2014. </b>       <br />
              <br />
       <b>Contribution d’Arezki Boussaid</b>       <br />
              <br />
       Le défi d’une Kabylie libre impose l’union de tous les kabyles, cette initiative est donc la bienvenue.       <br />
               <br />
       J’apporte tout mon soutien et toute ma solidarité à la tenue de la conférence nationale kabyle du 31 octobre 2014 à At Ouabane.       <br />
               <br />
       Je salue toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté qui participent à cette conférence nationale kabyle que j’espère unitaire et fructueuse.       <br />
       Je rends hommage à tous les militants et militantes de la cause kabyle qui oeuvrent à rappeler  au peuple kabyle, ce qu’il a toujours été, une nation indépendante.       <br />
               <br />
       Nous connaissons le lien ombilical de la Kabylie avec sa diaspora forte de plusieurs millions et présente dans de nombreux pays occidentaux.       <br />
              <br />
       La politique d’arabisation, l’idéologie arabo-islamique, le déni identitaire kabyle et amazigh du régime algérien sont relayés ici par le système politico médiatique français depuis maintenant plusieurs décennies.       <br />
              <br />
       Les choix géostratégiques de l’Etat français l’emportent sur les considérations humaines des droits de l’homme en Kabylie.       <br />
              <br />
       L’idée de l’autodétermination de la Kabylie y est, malgré tout, favorable, c’est les moyens pour y arriver qui restent la grande interrogation, la diaspora en est le premier soutien international.       <br />
       L’apport de la diaspora à la Kabylie sur le plan économique et culturel est connu de tous, la Kabylie a besoin de son appui non seulement pour le recouvrement de ses droits fondamentaux mais aussi pour la viabilité du futur Etat Kabyle, cette donnée me parait fondamentale.       <br />
               <br />
       Il me semble aussi nécessaire de révéler aux kabyles les énormes potentiels économiques, culturelles, le magnifique patrimoine naturel qu’offre leur territoire, loin des stéréotypes et préjugés qui discréditent la viabilité d’un futur Etat Kabyle. Le patriotisme kabyle se construit aussi par la réappropriation de ses biens communs, de son histoire, discuter de sa richesse et de ses atouts, en faire la promotion est essentiel.       <br />
              <br />
       Il serait bénéfique, selon moi, de mener un travail à cet effet, ainsi qu’une réflexion sur la future gestion territoriale de la Kabylie, ce qui implique un travail de fond sur toutes les capacités qu’offrirait une Kabylie dans le cadre d’une autonomie ou d’une indépendance selon le choix des kabyles, c’est aussi l’occasion de proposer un projet axé sur ces thèmes (économique, culturelle et sociale) avec des cas concrets.       <br />
               <br />
       Salutations fraternelles à M. Bouaziz Ait Chebib, président du MAK, dont je salue l’engagement et l’immense courage.       <br />
               <br />
       Tanemirt        <br />
               <br />
       <b>Rezqi Ivusεiden / Arezki Boussaid       <br />
       Ancien président du MAK France, ancien ministre de l’Anavad.</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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   </description>
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  </item>

  <item>
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   <title>Contribution de Masin Ferkal, président  Tamazgha, à la Conférence nationale kabyle</title>
   <pubDate>Mon, 03 Nov 2014 15:20:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Kabylie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   DIASPORA (SIWEL) — La contribution de Masin Ferkal a salué l’initiative de rassembler des Kabyles, au-delà de leurs différences. Il a affirmé qu’il était désormais du devoir des kabyles d’initier et de réaliser un projet de rassemblement de toutes les forces vives de la société kabyle dans la mesure où la "destruction-déstructuration" de la Kabylie a atteint son paroxysme. Le président de Tamazgha a estimé que « puisque nous avons fait le choix d'un combat pacifique », « La désobéissance civile » constitue la « seule alternative pour la Kabylie ». Ci-après la contribution de Masin Ferkal en français, précédé d’un message en kabyle où il explique que l’heure est arrivé pour les kabyles de faire un choix : être ou disparaitre... cela ne dépend que de nous     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7137813-10941533.jpg?v=1415027755" alt="Contribution de Masin Ferkal, président  Tamazgha, à la Conférence nationale kabyle" title="Contribution de Masin Ferkal, président  Tamazgha, à la Conférence nationale kabyle" />
     </div>
     <div>
                 <br />
       <b>CONFERENCE NATIONALE KABYLE</b>       <br />
       At Waâbane, vendredi 31 octobre 2014.       <br />
              <br />
       Timeddukkal,       <br />
       Imeddukal,       <br />
       Azul,       <br />
              <br />
       Ulamma ur zmireγ ara ad iliγ yidkunt/yidwen di temlilit       <br />
       agi, dacu εerḍeγ ad iliγ s yizen agi-inu. Sarameγ timlilit agi a d-teffeγ s awyen ara d-yawin ayen ilhan i tmurt n Leqbayel ; ayen s wacu amennuγ-nneγ i tlelli n tmurt n Leqbayel ad yaẓ ar zdat.       <br />
       Nekk, akken ttwaliγ tilufa, ass-agi ur d-yeg°ri ara kra n uṛaǧu, ḥala ma yella nebγa an-neṭṭalay di tmurt-nneγ tetteddu ar uẓekka i s-γzen wid yebγan aγ-snegren ; aẓekka s-iγez udabu azzayri.       <br />
              <br />
       Ass-agi, ilaq a d-iban dacu nebγa. Nebγa an-nili, naγ ur neγbi wara ?! Dacu waqila timlilit-agi, ma tella-d d akken nebγa a nili.       <br />
       Ihi yiwen webrid kan i γ-d-yeg°ran : d abrid n umennuγ γef tlelli-nneγ, γef timunent n tmurt-nneγ. Amennuγ i wakken an-nekkes azaglu γ-yerra udabu azzayri s tiεuṛbebt d tineslemt.       <br />
              <br />
       Acengu ywala dacu ixeddem. Nek°ni, ilaq ad nissin dacu ara nexdem. Iqqim-aγ-d kan ihi ad tt-nefru yides : d netta naγ d nek°ni. Ass-a ilaq-aγ an-ncemmeṛ i yγallen i wakken an-neqdec γef tmurt-nneγ, i wakken ad tt-id-nesban t-atmurt ger tmura nniḍen. Nek°ni ad-nban ger yegduden n umaḍal, s udabu-nneγ, s tutlayt-nneγ, s umezruy-nneγ...       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Cher(e)s ami(e)s,</b>       <br />
              <br />
       Etant attaché à la Kabylie, m'inscrivant dans le combat pour sa libération, et ne pouvant, malheureusement, pas être parmi vous, je tiens à vous adresser ce message et à apporter une contribution écrite à vos travaux qui, je l'espère, sortiront avec des conclusions à même de donner un nouvel élan au combat kabyle.       <br />
              <br />
       L'initiative de rassembler des Kabyles, au-delà de leurs différences, est à saluer et nous ne pouvons que nous en réjouir. Si le projet d'unir les Kabyles s'avère une entreprise difficile, tenter de les rassembler pour discuter et réfléchir ensemble sur le destin de la Kabylie est une intention louable, elle est à notre portée. Ça serait même un devoir pour nous d’initier et de réaliser un projet de rassemblement de toutes les forces vives de la société kabyle dans la mesure où la &quot;destructiondéstructuration&quot; de la Kabylie a atteint son paroxysme.        <br />
              <br />
       Dans ces conditions, notre inertie relèverait alors, au mieux de l'irresponsabilité, au pire de la complicité passive. Nous n’avons pas le droit de léguer à nos enfants les conséquences d’un lourd et vieux contentieux qui noue notre pays, la Kabylie, et notre peuple au régime algérien… Eviter à la Kabylie de s'enfoncer dans le gouffre dans lequel l'Etat algérien veut la précipiter est une urgente nécessité.        <br />
              <br />
       Les intérêts et l'avenir de la Kabylie sont l'affaire de toutes et de tous, quelles que soient nos tendances et nos sensibilités. La seule condition est que la Kabylie soit placée au centre de nos       <br />
       intérêts. Au vu de la situation largement dégradée de la Kabylie, il est éminemment urgent que notre élite ainsi que l'ensemble des acteurs de la société civile – qu'ils se trouvent en terre kabyle ou ailleurs – prennent conscience de la nécessité de conjuguer leurs efforts et d'initier des actions collectives afin d’amorcer une nouvelle dynamique à même de mettre notre Kabylie sur la voie de sa libération. La diversité est une richesse.  Nous devons en faire une force sur laquelle nous devons nous appuyer pour optimiser les chances de faire aboutir notre combat. Si nous avions l'intelligence de nous placer au-dessus de nos différences et de définir ce qui doit constituer le socle commun de notre lutte et acter les intérêts suprêmes de la Kabylie ; à partir de ce prérequis rien ne saura empêcher notre combat d’emprunter la voie de l'aboutissement. Si nos approches stratégiques peuvent différer, nos sensibilités et notre volonté de libérer la Kabylie sont à l'unisson. Cette étape en cours doit nous permettre de définir cet &quot;essentiel&quot; qui devra animer notre action pour la libération de la Kabylie. Admettez, cher(e)s ami(e)s, que l'Etat algérien, dans ses fondements comme dans ses pratiques, n'est autre qu'un système colonial. Il est lui-même issu d'un autre système colonial – le colonialisme français – qui le protège et le soutient honteusement. Ce système colonial est assis sur les cendres et les décombres de valeureux militants kabyles, assassinés pour le seul tort d’avoir refusé de vendre leur âme kabyle aux chiens. Permettez-moi de leur rendre hommage : il s’agit de Benaï Ouali, Amar Aït Hamouda, Mbarek At Menguellet et nombre d'autres anonymes.        <br />
              <br />
       Le constat que nous pouvons faire vous le connaissez toutes et tous : le déni identitaire et culturel, le maintien de la Kabylie dans la misère par le refus permanent d’une relance économique via un refus subtile de construire des infrastructures d’où un taux de chômage élevé, la sponsorisation de &quot;l’islamisme&quot;, l’arabisation des moeurs et des esprits via l'école et la télévision, la stigmatisation (l’affaire de l'assassinat du joueur de foot et celle de l’assassinat du touriste français), la provocation (assassinat de Lounes Matoub),… enfin l’assassinat de masse (2001). Il est indéniable que l'Etat algérien, depuis 1962, pratique – et cela est visible – une politique de néo-apartheid en Kabylie. Il fait de même partout où l'Amazighité résiste et il ne ménage pas ses efforts pour accélérer le processus de &quot;destruction-déstructuration&quot; de la Kabylie. L'anéantissement recherché n'est, aujourd'hui, un secret pour personne. Seuls les relais du système oligarchique, gérontologique et ethnocidaire viendront soutenir le contraire. Ils sont dans leur rôle, mais la Kabylie a appris à connaître ses ennemis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Cher(e)s ami(e)s,       <br />
              <br />
       Nous sommes devant le fait accompli, face au mur et on ne cesse de se débattre. Permettez-moi, là, de faire appel au &quot;chat&quot; de Kateb Yacine (dans Le Polygone étoilé) :        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"><b>Dans le monde d'un chat       <br />
       Il n'y a pas de ligne droite       <br />
       Observez un chat       <br />
       Poursuivi entre quatre murs       <br />
       Par le chien du propriétaire       <br />
       Et dites-moi       <br />
       S'il existe pour le chat       <br />
       La moindre ligne droite</b></span>       <br />
              <br />
       La Kabylie fait face à un des régimes les plus sanguinaires du monde. Elle n’est jamais sortie indemne d’un face-à-face avec ce régime : toujours écorchée et ensanglantée (1963, 1980, 1988, 1998, 2001…). Dès lors, la première question qui vient à l’esprit de chacune et de chacun d'entre nous c’est celle de savoir s’il reste encore une possibilité de croire encore en cette Algérie.        <br />
              <br />
       Est-ce que le destin du peuple kabyle peut-il s’accomplir dans cette Algérie ? La réponse est NON ! Peut-il y avoir alors d’autres voies en dehors de l'incontournable lutte de libération nationale ? Oui, une lutte pour la libération de la Kabylie. Sa libération du colonialisme qui la désagrège est une nécessité. Cinquante ans d'humiliations accablantes et de répressions régulières ont marqué une politique anti-kabyle suffisante pour que nous puissions tirer nos conclusions. Plus aucun avenir n'est à envisager avec un Etat-colonial qui a comme projet principal la dépossession du kabyle de sa culture, de son identité, de sa Terre et de son âme.       <br />
              <br />
       Cher(e)s ami(e)s,       <br />
       Ne devrions-nous pas revoir nos moyens de lutte ? Depuis les années 1949 nous n’avons jamais cessé de contester et de revendiquer, mais hélas c’est devenu une méthode obsolète. Et si nous nous accordons à dire que le régime algérien est illégitime, à plus d'un titre, est-il normal de l'accepter ?        <br />
       Un pouvoir colonial, illégitime, voyou, corrompu, inique, et j'en passe.... Peut-on alors continuer à le cautionner ou à le subir et subir ses injustices ? Non, notre devoir est alors avant tout de refuser les lois de l'Etat algérien et le combattre sans relâche. Refuser d'être complices de cet innommable pouvoir est un impératif. Et si nous ne réagissons pas énergiquement, nous aurons alimenté l'hydre par notre coopération car nous n'aurions pas remis en cause sa légitimité. Et nous aurons mérité tout ce qui pourra nous arriver. Ne le méritons-nous pas d'ailleurs aujourd'hui puisque beaucoup d'entre-nous sont résignés ou découragés.        <br />
              <br />
       C’est ensemble que nous pouvons trouver les voies et les méthodes pour mettre en oeuvre notre action de libération nationale. Et si nous sommes déterminés à nous débarrasser du colonialisme, à reconquérir notre liberté et notre dignité et nous débarrasser de ceux qui nous humilient au quotidien et qui nous réduisent à l'état de mendiants, avec la complicité de nos &quot;bachagha&quot; et autres relais du système, alors tout deviendra possible.       <br />
              <br />
       <b>La désobéissance civile, comme seule alternative pour la Kabylie. </b>       <br />
              <br />
       En Kabylie, aujourd'hui, si nous voulons engager une lutte de libération nationale, on devra l'initier de façon correctement structurée en un mouvement de désobéissance civile. Un mouvement de désobéissance civile, car nous avons fait le choix d'un combat pacifique. Si nous assumons aujourd'hui notre rejet des lois algériennes qui sont le symbole de notre négation, et si nous refusons de nous soumettre à un pouvoir que nous considérons inique, nous sommes – que nous le voulions ou pas – dans une logique de désobéissance civile. Reste à lui donner forme et sens et l'organiser de manière à être efficient pour qu’elle aboutisse à la libération
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      L'Etat algérien pourrait-il exister en Kabylie et y asseoir sa  dictature sans la coopération de la population kabyle ? Non ! Il faudra donc que la population refuse d'obéir à cet Etat qui l'humilie. Et quelle que soit la barbarie de l'Etat, la détermination du peuple devra conduire à son effondrement. Et la Kabylie s'affirmera en tant que telle, en dehors du joug du régime actuel. Une prise de conscience assez large à même de gagner l'adhésion populaire à ce projet est donc nécessaire : elle est d’utilité publique. Cela sera possible avec le courage et la détermination de militants aguerris (l'exemple d'Iberbacen doit alimenter notre réflexion). Il est temps que notre élite, la militance et l'ensemble des acteurs soucieux de l'avenir de la Kabylie se mobilisent pour réfléchir à la meilleure façon de lancer cette désobéissance civile qui mettra fin à l'existence de l'Etat algérien en Kabylie. Et c'est là que la Kabylie pourra retrouver sa souveraineté et sa dignité. Les temps ont changé, le peuple kabyle ne peut rester indéfiniment dans le témoignage sur Berwageyya ou sur la prise de l’université de Tizi-Ouzou en 1980. Le peuple Kabyle attend des solutions concrètes. L’élite politique à ancrage sociologique kabyle a péché par ignorance, arrogance ou par le poids de l’Algérie &quot;indépendante&quot; jusqu’à s’oublier, à s’empêtrer dans ses contradictions. Elle doit assumer seule son échec, et cet échec ne signifie aucunement l’échec du peuple Kabyle.        <br />
              <br />
       Ce combat pour la dignité ne saura évidement s'accomplir sans l'émergence d'une conscience nationale kabyle. Une conscience kabyle bien sûr loin des nationalismes revanchards et meurtriers, car l’histoire du siècle dernier en regorge d’exemples tant en Afrique du Nord qu’en Europe. Nous sommes sommés de ne pas reproduire les schémas et les erreurs qui nous ont emmenés jusque-là. En ce sens, le boycott scolaire de 1994-1995 ou le Printemps Noir de 2001 ne sont-ils pas des prémices d'une désobéissance civile qui n'avait pas dit son nom ? Et si les mouvements de l'époque avaient inscrit leurs actions dans un cadre d'une désobéissance civile ?       <br />
              <br />
       Cher(e)s ami(e)s,       <br />
              <br />
       Il est temps que se cristallise ce regroupement des valeurs authentiquement révolutionnaires kabyles. Son rôle sera d'insuffler puis d'animer ce mouvement de désobéissance civile, première étape de la lutte de libération nationale. La défense des intérêts du peuple kabyle doit être l'objectif fonctionnel premier de ce regroupement. Car l’avenir du peuple kabyle ne devra plus se conjuguer au passé, l’idée d’un rejet total du système algérien pourrait être le fer de lance de notre longue marche pour notre liberté, pour notre dignité et pour la souveraineté de la Kabylie.       <br />
              <br />
       <b>Vive le peuple Kabyle !       <br />
       Vive la Kabylie libre !</b>       <br />
              <br />
       <b>Masin FERKAL,       <br />
       Enseignant,       <br />
       Militant berbériste,       <br />
       Président de Tamazgha (Paris).</b>       <br />
       Paris, le 30 octobre 2014.       <br />
              <br />
       SIWEL 031520 NOV 14       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Vous trouverez ci-dessous la contribution de Masin Ferkal en pièce jointe </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/imagette/7137813-10941533.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/siwel/Contribution-de-Masin-Ferkal-president-Tamazgha-a-la-Conference-nationale-kabyle_a6721.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Message de Belkacem Lounes à la Conférence nationale kabyle</title>
   <pubDate>Mon, 03 Nov 2014 14:31:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Kabylie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   DIASPORA (SIWEL) — Dans un message adressé au président du MAK, Bouaziz Ait-Chebib, Belkacem Lounès a félicité les organisateurs de la CNK pour le courage d’avoir pris l’initiative d’une conférence aussi importante, dans un contexte si hostile. Soulignant l’importance d’un perpétuel dialogue entre les kabyles, l’ancien président du CMA a affirmé la nécessité de multiplier ce genre de rencontre, sans jamais omettre d’associer la Diaspora qui a le devoir de contribuer à bâtir le projet de la Kabylie. Ci-après l’intégralité de son message     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7137614-10941119.jpg?v=1415023231" alt="Message de Belkacem Lounes à la Conférence nationale kabyle" title="Message de Belkacem Lounes à la Conférence nationale kabyle" />
     </div>
     <div>
                <br />
       <b>Mas  Buaziz Ait Chebib       <br />
       Aselway n MAK       <br />
       M. le Président du MAK</b>       <br />
               <br />
       J’ai tenté avec insistance de me libérer pour être avec vous ce vendredi 31 octobre mais mes obligations professionnelles ne me l’ont pas permis et je le regrette sincèrement.       <br />
              <br />
       Mais même si physiquement je suis absent, d’esprit je suis à vos côtés et aux côtés de tous ceux/celles qui de près ou de loin tentent de défendre notre chère Kabylie.       <br />
              <br />
       Je veux vous féliciter pour le courage que vous avez eu de prendre l’initiative de cette conférence importante, dans un contexte si hostile. Il est nécessaire de multiplier ce genre de rencontre car on constate que les Kabyles se côtoient mais ne se parlent pas et par conséquent ne peuvent rien faire ensemble. Or pour construire notre maison commune, il faut un dialogue permanent entre nous, il faut créer des occasions de discussions pour l’avenir de la Kabylie dans toutes les villes et villages pour que chacun-e se sente concerné et prenne sa part du combat.       <br />
              <br />
       Et nous avons d’autant plus besoin d’échanger que nous avons des divergences. Nous avons tous un idéal commun, celui de vivre libres et en paix chez nous, mais nous ne sommes pas tous d’accord sur les moyens d’y arriver, alors discutons, confrontons nos points de vue dans le respect de chacun-e. Et n’oublions jamais d’associer la diaspora Kabyle, elle doit, c’est son devoir, de contribuer à bâtir le projet de la Kabylie.       <br />
              <br />
       Je vous souhaite de fructueux travaux et je reste naturellement disponible et disposé à apporter ma petite pierre à l’édification d’un meilleur avenir pour notre chère Kabylie.       <br />
              <br />
       Tanemmirt, s tegmatt,       <br />
       Belkacem Lounes       <br />
              <br />
       SIWEL 031431 NOV 14       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Message de Belkacem Lounès à la CNK en pièce jointe</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
</IFRAME></div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/imagette/7137614-10941119.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/siwel/Message-de-Belkacem-Lounes-a-la-Conference-nationale-kabyle_a6720.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.wmaker.net/siwel,2026:rss-7137501</guid>
   <title>Contribution de l’Anavad à la Conférence nationale kabyle :  Lhacène Zianni, Ministre kabyle chargé de la Médiation,</title>
   <pubDate>Mon, 03 Nov 2014 14:15:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Kabylie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   DIASPORA (SIWEL) — Au nom de l’Anavad et de son président Ferhat Mehenni, Lhacène Ziani, Ministre kabyle chargé de la Médiation, a adressé ses « chaleureuses et fraternelles salutations » à l’ensemble des participant(e). Soulignant la tenue de cette conférence à un moment « particulièrement crucial » où les peuples subissant « le déni d’existence […] sont décidés à s’affranchir », Lhacène Zianni a estimé que la Kabylie « ne doit plus être en reste de ces peuples qui marquent des points pour leur accession à l’indépendance ». Ci-après l’intégralité de la contribution de l’Anavad     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7137501-10940932.jpg?v=1415021165" alt="Contribution de l’Anavad à la Conférence nationale kabyle :  Lhacène Zianni, Ministre kabyle chargé de la Médiation," title="Contribution de l’Anavad à la Conférence nationale kabyle :  Lhacène Zianni, Ministre kabyle chargé de la Médiation," />
     </div>
     <div>
                <br />
       <b>ANAVAD AQVAYLI UΣTIL       <br />
       GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE       <br />
       PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA</b>       <br />
              <br />
       <b>CONFERENCE NATIONALE KABYLE</b>       <br />
              <br />
       <b>At Weεvan 31/10/2014</b>       <br />
              <br />
       Au nom de l’Anavad, à sa tête mas Ferhat Mehenni, et en tant que Ministre kabyle chargé de la Médiation, j’adresse mes chaleureuses et fraternelles salutations à l’ensemble des participantes et participants à cette Conférence Nationale Kabyle. Celle-ci se tient à un moment particulièrement crucial, aussi bien de notre combat pacifique pour la libération de la Kabylie, que de celui des peuples qui ne veulent plus subir le déni d’existence et qui sont décidés à s’affranchir de leurs chaînes, à travers l’ensemble des continents.       <br />
              <br />
       Si la démocratie permet aux peuples niés en Occident de mener des luttes pacifiques pour leur reconnaissance, malheureusement il n’en est pas de même ailleurs où la violence reste le seul moyen d’expression de la résistance pour la liberté et la dignité. Il y a lieu à cet effet de saluer le courage et la bravoure du peuple kurde de Syrie qui se bat contre trois monstres, le pouvoir de Bachar Al Assad, l’Armée Syrienne de Libre, soutenue par la Turquie, et l’Etat islamique qui veulent tous l’anéantir. Kobanê restera le symbole éternel de la résistance kurde pour la liberté. Une localité de résistants a pu faire reculer l’Etat Islamique, ce que la coalition internationale n’avait pas pu réaliser jusque-là.       <br />
              <br />
       En Libye, le peuple amazigh d’Ineffusen se bat pour son Etat démocratique dont la constitution serait en discussion avant son adoption et sa proclamation.       <br />
              <br />
       En Azawad, le peuple touareg serait en passe d’arracher par la négociation ce que la coalition franco-algéro-malienne lui dénie par les armes depuis trois ans.       <br />
              <br />
       Tous ces exemples encourageants sont à méditer. La Kabylie ne doit plus être en reste de ces peuples qui marquent des points pour leur accession à l’indépendance. Mais une fois que cette idée est admise par tous, que doit-on entreprendre et surtout que peut-on faire ? Tout le monde sait que l’union fait la force. Mais sans la force principale de la Kabylie,  il n’y aura ni force ni union. Le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) dont l’Anavad salue le combat sur le terrain, la prise de risque et les sacrifices, est à préserver et surtout à renforcer et à soutenir par tous. Il mérite la confiance de l’écrasante majorité du peuple kabyle, par-delà les différences d’opinion qui traversent sa société.        <br />
              <br />
       La Kabylie est assiégée. Elle subit, de la part du régime algérien, une guerre permanente depuis plus de cinquante ans, et ce, dans l’objectif plusieurs fois avoué, de raser de la carte jusqu’au nom du Kabyle. Le pouvoir algérien n’a jamais cessé de déployer tous les moyens dont il dispose  pour nous faire renoncer à ce qui fait notre âme : la langue et l’identité kabyles. Il a toujours refusé de nous reconnaître en tant qu’Algériens tant que nous ne deviendrions pas des Arabes.        <br />
              <br />
       Ayant échoué dans ses incessantes entreprises criminelles à nous dépersonnaliser par l’arabisation, il a décidé de nous envoyer ses faux repentis islamistes pour nous « salafiser », nous faire renoncer à notre laïcité qui est unique en Afrique. Aujourd’hui que l’Anavad et le MAK marquent des points dans le processus de reconnaissance de notre existence sur la scène internationale, voilà que le pouvoir algérien tente de jeter l’infamie sur l’ensemble du peuple kabyle. Il organise des assassinats d’étrangers en Kabylie et il orchestre des campagnes médiatiques visant à attribuer ses crimes à celle-ci. Avec l’assassinat d’Ebossé, il voulait dresser les Africains contre les Kabyles qui seraient pris pour des racistes. Avec la décapitation d’Hervé Gourdel, il escomptait dresser l’Occident contre les Kabyles pour ne plus être considérés comme les démocrates et les laïcs, qu’ils sont dans leur quotidien, mais comme des adeptes de l’Etat Islamique.        <br />
              <br />
       L’heure est donc très grave ! La riposte a déjà donné ses fruits. Les accusations portées par les porte-voix du régime tendant à impliquer le MAK dans l’inadmissible sort réservé au touriste français, ont été ressenties unanimement par le peuple kabyle comme une atteinte à l’honneur de chacun. L’Anavad salue toutes les voix qui se sont élevées pour dénoncer ces graves amalgames. Mais si nous baissions la garde, si nous ne resserrons pas nos rangs, demain, le régime parviendrait à ses fins. C’est dans ce contexte que cette Conférence prend tout son sens et que ses initiateurs, à leur tête Mas Bouaziz Ait Chebbib, méritent tout notre respect.        <br />
              <br />
       Alors, aujourd’hui, disons au pouvoir algérien ceci, tous ensembles : Nous sommes des Kabyles pour l’éternité ! Nous sommes un peuple de la liberté et de la dignité ! Nous n’acceptons plus d’être gouvernés par notre ennemi, ni d’avoir à partager notre destin avec lui. Il n’est pas digne de notre confiance. Il ne le sera jamais ! JAMAIS !       <br />
              <br />
       Il reste à discuter entre nous, des voies et moyens de mener le combat du peuple kabyle pour sa liberté jusqu’à son terme.       <br />
       Le MAK et l’Anavad, la revendication d’un statut d’autonomie puis du droit à l’autodétermination du peuple kabyle, sont des jalons majeurs de notre Histoire du XXIème Siècle. Ils sont des prolongements directs ou indirects de la bataille d’Icherriden de 1857, de l’insurrection de Mokrani et Cheikh Aheddad de 1871, de celle du FFS en 1963, du Printemps Berbère d’avril 1980, du MCB et du Boycott scolaire 1994-95, de la révolte ayant suivi l’assassinat de Matoub Lounès par le pouvoir algérien, ainsi que du Printemps Noir de 2001-2003.       <br />
              <br />
       Il serait bon que ces deux structures parentes et solidaires soient considérées par chaque kabyle comme étant les siennes. Elles ne sont que la base sur laquelle viendront s’élever des institutions pérennes pour le peuple kabyle. Après tant de réalisations tangibles de leur part dont le drapeau kabyle qui sera proclamé bientôt, viendra la mise sur pied d’une instance de consultation, une sorte de conseil national ou de parlement kabyle donnant plus de légitimité à l’exercice de notre droit à notre autodétermination. Cette nouvelle instance nationale pourrait aussi être chargée de proposer une constitution au futur mais proche Etat kabyle, de fournir parmi sa composante humaine, des membres au Gouvernement Provisoire Kabyle que nous espérons ne sera plus établi en exil mais en Kabylie-même.       <br />
       Enfin, des informations faisant état d’une débandade générale au sommet du pouvoir algérien, devront être prises au sérieux.        <br />
              <br />
       Et si le spectre d’une violence généralisée à toute l’Algérie s’avérait à court terme, une réalité, que pourrions-nous envisager pour sauvegarder la Kabylie ? En cas de guerre civile pour recomposer le pouvoir algérien, comment préserver la Kabylie de la violence ?        <br />
              <br />
       Ne faudrait-il pas envisager des scénarios pour la soustraire, une fois pour toutes, aux très dangereux aventuriers algériens ?Il faut dès maintenant songer à faire de la Kabylie un pays sécurisé, souverain et prospère. Elle deviendra plus tard, la pièce maîtresse de la reconfiguration de la géopolitique dans son environnement naturel d’insertion.       <br />
              <br />
       En attendant vos sages résolutions et vos débats fraternels, au nom de l’Anavad, je souhaite plein succès à vos travaux       <br />
              <br />
       <b>P/l’Anavad       <br />
              <br />
       Mas LhaceneZiani       <br />
       Ministre d’Etat chargé de la Médiation       <br />
       </b>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">La contribution de l'Anavad, ci-dessous en pièce jointe</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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