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  <title>SIWEL | Agence kabyle d'information</title>
  <description><![CDATA[Siwel : Agence kabyle d'information]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-14T23:50:37+02:00</dc:date>
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   <title>CONTRIBUTION / La libération de la Kabylie du joug arabo-islamique est inéluctable.</title>
   <pubDate>Sat, 19 Oct 2013 13:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Kabylie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   MARSEILLE (SIWEL) — Dans une contribution à Siwel, le militant Kader Dahdah, évoque le combat de la Kabylie pour son autodétermination. L'arabisation, la pression, l'islamisation et la déni identitaire exercés par le pouvoir sont analysés par M. Dahdah. nous publions la première partie de la contribution.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5969844-8899887.jpg?v=1382187670" alt="CONTRIBUTION / La libération de la Kabylie du joug arabo-islamique est inéluctable." title="CONTRIBUTION / La libération de la Kabylie du joug arabo-islamique est inéluctable." />
     </div>
     <div>
      <b>Par : Kader Dahdah</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Première partie.</span>        <br />
              <br />
       Notre génération porte un lourd fardeau,  elle est investie d’une grande responsabilité puisqu’elle sera celle par laquelle notre civilisation Amazigh/Kabyle  s’épanouira ou au contraire disparaitra à jamais.       <br />
       L’arabisation effrénée de la Kabylie par l’école et l’ensemble de tous les services et administrations, justice, mairie,  police,  gendarmerie, crèche, télé, radio, parviendra surement dans  moins de 10 ans à sa  dépersonnalisation et à l’éradication totale de taqbaylit si nous restons comme de simple spectateurs.       <br />
              <br />
       Il serait irresponsable pour notre génération de laisser la Kabylie  sombrer dans l’idéologie arabo islamiste qui est une idéologie totalitaire et destructrice. Elle est opposée à la liberté de conscience, à la laïcité, à l’égalité entre homme et femme, aux idées cartésiennes et au progrès humain.       <br />
        Elle cultive la haine et l’exclusion, elle entraine les fitna.        <br />
              <br />
       Il ne s’agit nullement ici de racisme ou de rejet d’un groupe  ethnique mais  d’une lutte contre une idéologie totalitaire, ce qui devrait être  le devoir de toute personne consciente de son danger.        <br />
       Les premières victimes de cette idéologie sont les peuples Arabo musulmans eux même qui sont inconsciemment ses propres  défenseurs et  ses propres pourvoyeurs. Il suffit de regarder les  massacres quotidiens dans ces sociétés au moyen orient  en Afrique du Nord et dans la bande sahélo sahélienne.            <br />
                                                                                                                                      <br />
       Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale  l’humanité a trouvé une certaine quiétude sauf les sociétés arabo musulmanes où les guerres civiles et les conflits entre pays voisins sont récurrents.       <br />
        Le  constat  de cette idéologie  a été dressé déjà au 11e siècle par Ben  Khaldoun  qui disait dans  sa célèbre  phrase « si un peuple est arabisé il sombrera dans l’anarchie, et s’il est dans   l’anarchie il ne pourra jamais se reconstruire».       <br />
       Quelques grandes causes essentielles qui entravent le réveil des sociétés arabo musulmanes pour aller vers le développement et la modernité et  dans lesquelles la Kabylie risque de se diluer.       <br />
              <br />
       1-	L’éducation est basée essentiellement sur la transmission de la peur et de la terreur du jugement dernier, ce qui rend certains musulmans près  à tout faire dans leur vie pour sauver leur âme de l’enfer. Ils sont prés a vivre l’enfer sur terre ou à le faire vivre aux autres  pour s’assurer une place dans le paradis après la mort.       <br />
              <br />
       2-	Le rejet catégorique de la liberté de conscience est une constante dans toutes les sociétés arabo islamiques se traduisant par l’endoctrinement de la société sur la haine et le rejet  des non musulmans. Ainsi à défaut de ne pas avoir à leur portée les mécréants à combattre ils se rabattent sur le voisin musulman jugé peu pratiquant ou moins croyant.         <br />
              <br />
       3-	la frustration du passé coloniale qui nourrit la soif de vengeance. Cette frustration est utilisée aussi par les dictateurs en place pour se légitimer au pouvoir et consolider leur emprise sur leurs peuples.        <br />
              <br />
       4-	 L’omniprésence dans ces sociétés du rêve imaginaire  de l’âge d’or de la « civilisation » arabo-islamique et d’un passé mythique qu’on veut reproduire à l’identique sans tenir compte de l’espace et du temps présent.       <br />
              <br />
       5-	La radicalisation de l’islamisme militant ou salafisme qui impose le retour aux sources c'est-à-dire le retour vers un mode de vie identique à celui de la période d’apparition de l’islam. Ce salafisme qui lutte contre toute forme de modernité est devenu un modèle très bien suivie par la jeunesse arabo-musulmane à cause d’une absence totale de projet de vie sociale.       <br />
              <br />
        Il serait illusoire pour nous Kabyles de croire à une évolution heureuse de l’Algérie vers la démocratie et le progrès vue le cap qu’elle a pris avec un  Boukassa en puissance à la tête du  pouvoir, soutenu par des criminels et des corrompus de tout bord.       <br />
       Les massacres  se succèderont et   ressembleront toujours à ceux des temps lointains de l’apparition de cette idéologie comme si la révolution Française qui  éclaire l’humanité depuis le  17e siècle n’a pas eu lieu. Ils seront toujours commis au nom de dieu souvent pour accéder au pouvoir en désignant le rival  comme impie.        <br />
              <br />
        Ces comportements autodestructeurs sont malheureusement soutenus  par un  terrorisme intellectuel qui met toute la responsabilité sur un complot organisé par l’occident contre les musulmans. Cette théorie du complot qui se nourrit de cette idéologie, aveugle encore davantage ces sociétés car elle les  empêche de faire toute introspection,  toute réflexion et  toute remise en cause de soi qui pourraient leur permettre de se  rendre compte de leurs propres erreurs. Ces «intellectuels» sont autant responsables de  crimes  que les dictateurs et les terroristes islamistes commettent.        <br />
              <br />
       L’Algérie qui s’enfonce de plus en plus dans cette idéologie mortifère ne permettra jamais la liberté et le bonheur à ses différents peuples. A chaque fois que la dictature militaro religieuse desserrera l’étau sur la société qu’elle opprime il y aura une autre guerre civile comme celle  des années 90 qui n’est pas encore terminée, car la société n’a jamais été éduquer sur les valeurs humanistes de tolérance et du respect de la différence.        <br />
              <br />
       kd       <br />
       SIWEL 19 1358 OCT 13        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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   </description>
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   <title>Journée de protestation et de soutien au combat citoyen de Tinebdar : Le Message du MAK </title>
   <pubDate>Sat, 19 Oct 2013 12:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yidir</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Kabylie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   TINEBDAR (SIWEL) — Sur invitation du maire de la commune de Tinebdar, dans le département de Vgayet, une délégation du MAK composée de trois membres de la direction nationale à savoir Nadir Chelbabi, Dr Moussa MEHDIOUI et Razik ZOUAOUI s'est déplacée pour assister aux travaux de "la journée de protestation et de soutien au combat citoyen de Tinebdar". La délégation du MAK a été chaleureusement et fraternellement accueillie par les organisateurs et les citoyens de Tinebdar. Razik Zwawi qui a lu la délcaration du MAK a terminé son allocution en paraphrasant l'un des slogans accroché au mur de la salle sur lequel il est écrit :" Halte à la corruption, libérez Sidi Moussa" en déclarant sous un tonnerre d'applaudissement :" Halte à l'occupation, libérez la Kabylie! ". Siwel reproduit la déclaration du MAK dans son intégralité.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5970205-8900460.jpg?v=1382201789" alt="Journée de protestation et de soutien au combat citoyen de Tinebdar : Le Message du MAK " title="Journée de protestation et de soutien au combat citoyen de Tinebdar : Le Message du MAK " />
     </div>
     <div>
      <b>MESSAGE DU MAK A LA JOURNÉE DE PROTESTATION ET DE         <br />
                 SOUTIEN AU COMBAT CITOYEN DE TINEBDAR       <br />
       </b>       <br />
              <br />
              <br />
       Mass aselway, Aytma, Isetma ; Au nom du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie, je vous dis AZUL !       <br />
              <br />
       Sur votre invitation, ma présence à cette journée de protestation et de soutien au combat citoyen de TINEBDAR traduit, de part et d’autre, la volonté d’aller de l’avant de manière à dépasser nos divergences politiques que je considère personnellement accessoires et de s’unir sur l’essentiel...       <br />
              <br />
       L’Essentiel pour lequel tous les kabyles, sans exception aucune, peuvent s’entendre c’est le combat pour la liberté et l’émancipation de notre peuple.       <br />
              <br />
       Cette journée que le maire de cette commune a l’honneur d’organiser nous renseigne on ne peut plus clairement sur le comportement méprisant et négationniste de l’administration jacobino-coloniale à l’égard de la Kabylie dont la commune de TINEBDAR en est l’exemple...       <br />
              <br />
       Je suis ici non seulement pour soutenir, en mon nom propre et au nom du MAK, ce genre de manifestation en Kabylie mais aussi et surtout pour interpeller l’ensemble des élus sur tout le territoire kabyle et à tous les niveaux (APC, APW, APN) à venir consolider le combat libérateur et émancipateur du peuple kabyle en prêtant main forte au MAK/GPK qui œuvre d’arrache-pied pour y parvenir.       <br />
              <br />
              <br />
       Mass aselway, je tiens à vous rappeler ainsi qu’à l’ensemble des présents dans cette salle le triste épisode de 2001/2003 où le système colonial d’Alger n’a pas hésité une seconde, par la voie de ses gendarmes, d’user d’armes de guerre et tirer à bout portant sur la foule qui n’était dans la rue que pour exprimer son mécontentement par rapport au déni identitaire qui la frappe en plus de la misère sociale qu’elle endure au quotidien. Ceci dit, le comportement de cette même administration vis-à-vis des élus kabyles ne nous surprend pas pour autant. Le divorce étant consommé entre la Kabylie et le régime colonial d’Alger, désormais le salut de notre peuple réside dans le seul combat pour notre autodétermination qui ne peut se réaliser que dans l’union de tous les kabyles.       <br />
              <br />
       Ce que le peuple kabyle doit savoir c’est qu’au moment où l’administration coloniale d’Alger continue de bafouer les droits les plus élémentaires de &quot;ses élus locaux&quot; et d’ignorer l’existence de notre peuple, l’ANAVAD ( Gouvernement Provisoire Kabyle) vient d’être reconnu par L’ORGANISATION DES ETATS AFRICAINS EMERGENTS…       <br />
              <br />
       Fraternellement, nous vous remercions pour cette invitation et souhaitons la multiplication de ce genre de manifestation sur l’ensemble du territoire kabyle. Je vous remercie pour votre attention.       <br />
              <br />
              <br />
       Pour le MAK , Razik ZOUAOUI.       <br />
       SIWEL 19 1230 OCT 13 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/siwel/Journee-de-protestation-et-de-soutien-au-combat-citoyen-de-Tinebdar-Le-Message-du-MAK_a5557.html</link>
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   <title>Cause amazighe : Le lourd prix carcéral et post-carcéral à payer / Par Smaïl Medjeber</title>
   <pubDate>Wed, 14 Aug 2013 15:44:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Kabylie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   KABYLIE (SIWEL) — Une condamnation à mort, onze années et demie d’incarcération dans des conditions horribles, inhumaines, en plus des sévices et tortures que j’ai subis, causes et conditions déjà handicapantes, invalidantes et à vie : voilà, déjà, le lourd prix que j’ai payé pour mon militantisme pour la cause amazighe et mon incorruptibilité. Le responsable, à juger et à condamner pour ce grave préjudice, c’est bien sûr le pouvoir criminel, dictatorial et illégitime algérien qui sévit encore en Algérie. Mais que sera le prix à payer, post-carcéral aussi ? Difficile à répondre, à exprimer : un calvaire !     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5769923-8601434.jpg?v=1376491157" alt="Cause amazighe : Le lourd prix carcéral et post-carcéral à payer / Par Smaïl Medjeber" title="Cause amazighe : Le lourd prix carcéral et post-carcéral à payer / Par Smaïl Medjeber" />
     </div>
     <div>
      <b>Par : Smaïl Medjber</b>        <br />
              <br />
              <br />
       Côté famille, ce que je craignais le plus, mon profond pressentiment pour mon après-libération, arriva. Déjà mon mariage, en 1988, a failli être bâclé malgré toutes les promesses qui m’ont été faites. Ce fut mon premier grand choc, même si je m’y attendais.       <br />
       La présence à mon mariage de Me Abdenour Ali-Yahia, le grand défenseur des droits de l’homme que j’ai côtoyé en prison, ainsi que de mon grand maître, Feu Mouloud Mammeri, accompagné de son honorable épouse et de sa très sympathique fille, fut, pour moi, un baume au cœur.       <br />
       Sans oublier la présence de Me Hocine Zehouane, co-fondateur de la première Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme, qui me servira gentiment de conducteur de mon cortège nuptial.       <br />
              <br />
       Voici, entre autres,  les textes de messages que j’ai, récemment,  adressés à l’un  des membres de ma famille, sans le nommer : «  Si, toi, les frères et sœurs et notre mère, avec les moyens que vous avez, m’aidiez, depuis ma sortie de prison jusqu’à aujourd’hui,  je ne serais pas dans la situation de vie ou plutôt de survie où je souffre» ; « Est-ce qu’il te reste quelques  sous à me donner après ton voyage ? » Sans suite, d’où mon dernier message : « Afus deg fus (la main dans la main) a disparu ? » Cette non-solidarité familiale pressentie, perdure jusqu’à aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Je comprends pourquoi c’est dur d’être seul (e),  abandonné (e) ou, pire, orphelin (e)!       <br />
       Côté pouvoir algérien, une semaine après ma libération qui eut lieu le  5 juillet 1987, suite aux interventions d’organisations internationales de défense des droits de l’homme (la FIDH, Amnesty International, la Commission des droits de l’homme de l’ONU…) et Sa Sainteté, le défunt Pape Jean-Paul II, après avoir échappé à une opération de kidnapping et de disparition programmées avant même ma libération, ce pouvoir dictatorial et corrupteur me proposa argent et logement, en contrepartie de ma soumission et de ma collaboration. Refus catégorique de ma part. J’avais eu la même proposition de la part de l’ancien dictateur Houari Boumediene. Ce que j’avais refusé bien sûr, préférant y  être exécuté plutôt que d’accepter ladite proposition.       <br />
              <br />
       Afin de me permettre de vivre, je voulais retrouver mon emploi, comme responsable d’un service administratif, au sein de la Pharmacie Centrale Algérienne, société sous tutelle du ministère algérien de la santé, lequel ministère était occupé, à l’époque, par Kasdi Merbah mon ancien tortionnaire. Demande, évidemment, restée sans suite. D’autres demandes d’emplois à d’autres organismes, pareillement. D’où la situation de précarité dont laquelle je tombais.       <br />
              <br />
       Côté militants, j’ai cru avoir leur adhésion et soutien en fondant une maison d’édition consacrée à la connaissance et à la promotion de la langue et culture amazighe : Tizrigin Yuba Wissin.  Certes, c’était aussi une revanche vis-à-vis du pouvoir dictatorial. Mais un autre sacrifice et deux grandes déceptions en plus.       <br />
       Première déception : ce projet, j’allais le réaliser en association avec un commerçant aisé qui me promit d’y investir les fonds nécessaires.  Il m’abandonna la veille même de la concrétisation légale dudit projet.       <br />
       Je dus le faire seul, même sans moyens aucuns. D’ailleurs un minable magistrat du tribunal de Tizi-Ouzou voulait me priver de mon droit d’exercer une activité commerciale. Ce sera Me Hocine Zehouane et une très gentille jeune dame exerçant au sein de l’Administration du Registre de Commerce National, qui m’y aideront généreusement.       <br />
              <br />
       Seconde déception : l’absence de lectorat suffisant pour faire survivre au moins une petite et modeste revue ayant pour titre  Amazigh Bulletin de Communication, (en abrégé Abc Amazigh). Une revue trilingue : en amazigh, en français et en arabe. Revue qui rendra l’âme en 2001, après 42 numéros. Malgré mes appels au secours, mes SOS désespérés, mon souhait et défi d’avoir au moins un millier de lecteurs pour assurer sa survie. En plus du fait que ce pénible  travail, fait seul, de rédaction, d’édition et distribution a épuisé mes dernières forces et aggravé mon état de santé. Ce que me reprocha un ancien militant, par cette remarque : «Tu es fou, Smaïl ! Tu continues encore !».       <br />
              <br />
       -Où en est donc la solidarité et le militantisme pour tamazight, la langue amazighe ? Je me pose la question.       <br />
       J’ai consacré, pour cette revue, deux ouvrages : Abc Amazigh, une expérience éditoriale en Algérie (1996-2001), parus à Paris,  aux éditions L’Harmattan.        <br />
       Quelques bons et mauvais souvenirs :        <br />
       -Un chanteur que je ne nommerais pas, me voyant marcher à pied, un jour, à Tizi-Ouzou, me dit : « Comment se fait-il que toi, Smaïl Medjeber, tu n’as pas de voiture ?  Non seulement, je n’ai pas de voiture, mais je n’ai pas de quoi payer un petit café si je croise quelqu’un qui me reconnaitrait !       <br />
       -Pareillement et contrairement, le grand cinéaste et militant amazigh, Feu Abderrahmane Bouguermouh, me voyant marcher à pied, après la cérémonie de la projection de son film « Tawrirt Ittwatun », à Tizi-Ouzou, me dit : « Toi, Smaïl Medjeber et ton épouse, je vous laisserais aller à pied à la gare ? Pas question ! »  Il dit à son fils de nous y emmener en voiture.       <br />
              <br />
       - Le patron d’une société d’Akbou, me croisant dans la rue, mit discrètement de l’argent dans ma poche ; un autre jeune patron d’Akbou aussi, m’offrit de l’argent pour me permettre de m’acheter mon premier ordinateur qui me servit à la rédaction de la revue Abc Amazigh  ; d’autres généreuses sociétés m’ont permis, par la publicité, de faire vivre, un tant soit peu cette revue; quelques quotidiens de la presse nationale aussi, par l’information qu’ils relataient à chaque parution ; quelques fidèles abonnés (ées) tels que ce commissaire de police qui s’abonnera et qui me promit d’obliger ses subordonnés à s’y abonner !  Ou encore ce haut officier de l’armée nationale venu à mon bureau pour s’y abonner et qui me dit, en réponse à mes excuses quant à l’étroitesse du lieu et le manque de mobiliers (une seule chaise !) : « Ce n’est pas ça qui est important, Mr Medjeber. Ce qui est important, c’est ce que vous faîtes ! » Par contre, un membre du Congrès Mondial Amazigh que je ne nommerais pas, me dira le contraire, critiquera mon lieu de travail et ne s’abonnera même pas.       <br />
              <br />
       Je ne peux ne pas citer de bons souvenirs : mon activité bénévole, en France,  comme président d’associations de parents d’élèves (école, collège et lycées) ; ma participation à un congrès mondial contre la peine de mort ; ma rencontre avec l’ancien ministre de la justice, Me Robert Badinter, l’abolitionniste de la peine de mort ;  ma participation à la libération du médecin palestinien et des infirmières bulgares détenus injustement et arbitrairement en Lybie par l’ancien dictateur Kadhafi.       <br />
       Autre bon souvenir : le concert de solidarité organisé par BRTV, le 4 mars 2007, à Paris.       <br />
       Enfin, l’autre prix carcéral et post-carcéral, lourdement payé et que je paie toujours, c’est la détérioration de mon état de santé. Je suis gravement malade, mais je ne peux donner les détails.        <br />
              <br />
       Avant ma libération, à la demande des organisations internationales de défense des droits de l’homme suscitées, le pouvoir algérien, par l’intermédiaire de la direction du pénitencier de Berrouaghia, ordonna au médecin y exerçant, de leur fournir un certificat médical certifiant mon «bon état de santé ». Et ce, pour justifier le prolongement de ma détention. Le médecin céda à la pression et établi ledit faux certificat. Après lui avoir exprimé ma révolte et ma menace de le dénoncer auprès des instances internationales suscitées,  quant à sa complicité avec le pouvoir dictatorial, complicité contraire à la déontologie de sa profession, le médecin déchira ledit document préétabli. (A lire le détail dans mon livre La Grande Poubelle, Journal d’un ancien détenu politique en Algérie, paru à Paris, aux éditions L’Harmattan.)       <br />
       Une fois libre, Me Hocine Zehouane, me posera, un jour,  cette question :       <br />
       -Comment as-tu pu conserver toute ta tête après tout ce que tu as enduré ? Moi, par contre, après seulement les quelques mois que j’avais passé en prison, je m’en étais sorti, déboussolé. »       <br />
              <br />
       Certes moralement, j’allais bien mais physiquement, non.       <br />
              <br />
       C’était pour ce motif, mon état de santé très grave le nécessitant, que je devais aller à l’étranger pour me faire soigner. Mais le ministère de l’Intérieur  refusa de me délivrer mon passeport. En présentant au Chef de Cabinet dudit ministère, les courriers de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU et de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (l’OMCT) qui  prirent en charge les frais de mes soins, il céda à ma demande, en me disant : « Vous êtes trop fort pour nous Monsieur Medjeber ».       <br />
       Ici, en France, un jour,  mon état de santé le nécessitant, je voulais consulter mon médecin traitant exerçant dans un hôpital à Paris. N’ayant pas rendez-vous, sa secrétaire me fit savoir que « cela n’est pas possible », que le docteur… « Refuse strictement de recevoir des patients sans rendez-vous ». Informé, à ma demande, de ma présence, le médecin en question, même en pleine consultation,  sortit précipitamment de son cabinet et me dit, inquiet : « Qu’est-ce qui ne va pas Mr Medjeber ? Ne vous inquiétez pas, je vais vous recevoir tout de suite ! »       <br />
              <br />
       Mon état de santé nécessite des hospitalisations répétitives. Je viens d’en sortir d’une.       <br />
       A tout cela, s’ajouteront l’obligation de m’exiler suite à l’agression dont j’ai été victime et la menace de mort qui m’a été adressée.       <br />
       Et, des coups et blessures qui ne se voient pas, que je ne peux pas révéler, mais qui me font souffrir.       <br />
              <br />
       Être militant ne veut pas dire être aisé financièrement, ce que beaucoup de gens pensent de moi, et me regardent comme tel, comme si on me collait une sorte d’icone. Ma seule richesse, à moi, je le rappelle et le déclare haut et fort, ce sont mes convictions et mon engagement cœur corps et âme pour la cause amazighe.       <br />
       Ce que vivent, pareillement ou presque, d’autres militants.       <br />
       Les ex-prisonniers politiques rencontrent quoi qu’il en soit d’énormes difficultés, y compris à gérer leur propre image.       <br />
       C’est pour cette raison que la solidarité de la famille joue un rôle capital, important, primordial, vital. D’où ma grande déception quant l’absence de solidarité de la part de la mienne. Ce que je révèle et dénonce.       <br />
              <br />
       Ceci n’est pas un cas particulier. Les dures et pesantes conditions de vie post-carcérales sont, hélas,  quasiment universelles, notamment par la difficulté de retrouver un travail et des moyens de subsistance. A cela s’ajoutent le regard parfois méprisant et le désintérêt des autres. Surtout l’absence de lien social et affectif, à commencer de la part des proches.       <br />
       Toutes mes pensées à veuves, orphelins et orphelines de mes anciens compagnons de combat décédés : Mohamed Haroun et Mokrane Roudjane. Egalement à tous mes autres anciens compagnons de combat et co-détenus qui ont partagé, ont vécu et vivent encore les mêmes souffrances (mise à part leur relation familiale particulière à chacun) : Hocine Cheradi, Lounès Kaci, Latamen Metref,  Lehsène Bahbouh, Mokrane Yennek, Ahcène Chérifi, Ali Chérifi, Rachid Hammiche, Tahar Achab, Amrane Chami, Amrane Chihab, Saïd Imekhlef, Ali Hamadouche, Tahar Hammouche, Ali Chiramik,  Salah Agag, Madjid Boumekla, Mohand Hamaz, Brahim Koli et Mouloud Mostephaï. … si oubli, je m’en excuse. Ainsi que, pareillement, à tous les anciens et actuellement détenus politiques d’Algérie, du Maroc, de Tunisie, de Lybie, du Niger, du Mali, de Mauritanie, de l’Afrique et du Monde.       <br />
                                                                                                                                         <br />
       S M       <br />
              <br />
       <b>P.S</b> : Désolé pour la longueur de mon texte et si cela pourrait choquer certaines âmes sensibles.       <br />
       Je remercie, encore une fois, le docteur et fondateur de la psychanalyse, Sigmund Freud, mon ex. compagnon moral de détention,  de m’avoir appris comment me libérer de mon traumatisme, de mes traumatismes. Dont acte.       <br />
       Voici, pour finir, mon testament, un poème, Dis ! Dis à ma Mère…, que j’ai écrit dans ma cellule, dans l’attente de mon exécution :       <br />
               <br />
       J’ai donné ma vie en sacrifice       <br />
       En prison, ils m’ont enfermé       <br />
       Je ne vois plus ni le soleil, ni la neige       <br />
       Ma liberté est sous clefs       <br />
       Dis ! Dis à ma Mère…       <br />
              <br />
       A outrance ils m’ont dénigré       <br />
       Comme des chiens ils ont aboyé       <br />
       Des calomnies  et mensonges, ils ne se sont pas gênés       <br />
       Dans une parodie de procès, ils m’ont condamné à mort       <br />
       Dis ! Dis à ma Mère…       <br />
              <br />
       Quoique je souffre en prison       <br />
       Ce que j’ai semé a donné des fruits       <br />
       Notre langue s’est développée       <br />
       Les enfants d’Amazigh se sont levés       <br />
       Dis ! Dis à ma Mère…       <br />
              <br />
       Pour que tamazight soit       <br />
       Pour que l’Amazighie soit       <br />
       Pour qu’Amazigh soit       <br />
       J’ai donné ma vie en sacrifice       <br />
       Dis ! Dis à ma Mère…       <br />
              <br />
       Le mot Mère symbolise la Patrie ; tamazight, signifie la langue berbère ; l’Amazighie, c’est l’ensemble des pays berbères, l’Afrique du nord ; Amazigh, c’est le Berbère.       <br />
       Testament, sentiments et convictions que je partage, avec mes valeureux et honorables camarades, mes co-détenus politiques.       <br />
       (Ce poème est extrait de La Grande Poubelle, Journal d'un ancien détenu politique en Algérie.)       <br />
              <br />
       SIWEL 14 1544 AOÜT 13        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Salima Aït Mohamed : « Je ne  renoncerai jamais à mes combats, ni à mes opinions »</title>
   <pubDate>Fri, 04 Jan 2013 13:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Kabylie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   MARSEILLE (SIWEL) — Dans un message dressé à la Kabylie, via Siwel, Salima Aït Mohamed, intellectuelle et écrivaine kabyle, souligne que malgré les pressions qu'elle subit, elle ne renoncera jamais à ses convictions. Restée attacher à sa Kabylie, Salima Aït Mohamed dit que nos territoires naturels, si authentiques et si ancestraux nous sont quasiment interdits. Nous reproduisons intégralement son message.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5094117-7602002.jpg?v=1357303435" alt="Salima Aït Mohamed : « Je ne  renoncerai jamais à mes combats, ni à mes opinions »" title="Salima Aït Mohamed : « Je ne  renoncerai jamais à mes combats, ni à mes opinions »" />
     </div>
     <div>
      J’ai le regret d’annoncer à mes sœurs et frères kabyles et amazighs qui ont eu la solidarité, valeur constante et exemplaire de notre culture, de me manifester leur présence l’année dernière presque à ce moment, lorsque j’ai révélé des pressions, du harcèlement commis lâchement par un informaticien pour le compte de quelques marginaux détracteurs que ma présence en France et mes combats dérangent.        <br />
              <br />
       Je n’ai hélas obtenu aucune satisfaction des démarches entreprises pour faire reconnaître les préjudices subis. Plus grave, les nuisances persistent, faisant obstacle à mon écriture et à ma création. Cependant, souvenons-nous de toux ceux qui ont tenté de censurer ou d’inquiéter de braves militants. Ils ont fini par affronter un jour ou l’autre, leurs méprisables traces.        <br />
              <br />
       Mes convictions qui s’enracinent dans le courage et la dignité feront, que je ne  renoncerai jamais à mes combats, ni mes opinions. Car, je les crois justes et porteuses d’espérance pour la terre qui nous a vus grandir puis partir, le cœur endolori. Ma persévérance est ici renouvelée, ainsi que ma ténacité.       <br />
              <br />
       Nous avons, mes frères mes sœurs, la même peine à exister avec notre différence culturelle, en territoire d’exil et d’adoption, tandis que nos territoires naturels, si authentiques et si ancestraux nous sont quasiment interdits.        <br />
       Nous avons, mes sœurs et mes frères, tant à accomplir pour préserver notre patrimoine et notre culture et les porter au-delà des frontières, convaincue qu’ils relèvent de l’universalisme et de l’humanisme. Je vous assure, quant à moi, de mon dévouement à nos valeurs et à nos espoirs.       <br />
              <br />
       Et à la proche de la très honorable fête de YENNAYER, je saisis  l’occasion qui m’est donnée pour souhaiter à tous les Kabyles, à tous les Berbères, une année de succès et de paix, en ayant une pensée fidèlement affectueuse à notre vaillante Kabylie.        <br />
              <br />
       <b>Mennagh i yal yiwen afud i gerrzen.       <br />
              <br />
       Assugaz ameggaz a yatmaten !</b>       <br />
              <br />
       <b>Salima Aït Mohamed </b>       <br />
       SIWEL 041340 JAN13       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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