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  <title>SIWEL | Agence kabyle d'information</title>
  <description><![CDATA[Siwel : Agence kabyle d'information]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-05T16:52:11+02:00</dc:date>
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   <title> Montréal / Lancement par les éditions Dialogue Nord-Sud du dernier livre de Ferhat Méhenni</title>
   <pubDate>Mon, 24 Mar 2014 00:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   MONTREAL (SIWEL) — Le lancement par les éditions Dialogue Nord-Sud du dernier livre de Ferhat Méhenni aura lieu à Montréal le samedi 12 avril 2014 à 14h00 à la salle de la Société St-Jean-Baptiste sise au 82, rue Sherbrooke Ouest Montréal (métro St-Laurent ou Place des Arts).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/6455648-9735242.jpg?v=1395619875" alt=" Montréal / Lancement par les éditions Dialogue Nord-Sud du dernier livre de Ferhat Méhenni" title=" Montréal / Lancement par les éditions Dialogue Nord-Sud du dernier livre de Ferhat Méhenni" />
     </div>
     <div>
      <b>Communiqué</b>       <br />
              <br />
       <b>Lancement du dernier essai de Ferhat Mehenni à Montréal       <br />
        </b>       <br />
              <br />
       Les éditions Dialogue Nord-Sud sont heureuses d’annoncer la parution en Amérique du Nord du dernier livre de Ferhat Mehenni, La France va-t-elle perdre l’Afrique ?, un essai essentiel à la compréhension des rapports de la France avec l’Afrique francophone.       <br />
              <br />
       Le lancement aura lieu le samedi 12 avril, à 14h00, à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, sise au 82 rue Sherbrooke Ouest.       <br />
              <br />
       L’auteur interviendra via Skype et répondra aux questions du public.          <br />
              <br />
       Extrait :       <br />
              <br />
       «  L’Afrique francophone est-elle la propriété de la France ? Les États qui y sont érigés sont tous de fabrication française. Mais, depuis ce que l’on appelle la décolonisation, on est en droit de penser que la tutelle française est levée. Décolonisation ne signifie pas forcément indépendance… L’Afrique est confiée à des gérants d’États choisis parmi les autochtones, mais elle demeure le domaine réservé de la France qui y agit comme si elle était toujours chez elle… Les interventions militaires françaises en Côte-d’Ivoire, en 2011, au Mali, en 2013, et aujourd’hui en Centrafrique, quelles qu’en soient leurs justifications, sont là pour le confirmer.       <br />
              <br />
       Le temps de reconsidérer la politique française en Afrique est donc venu. Il y a lieu d’en faire le bilan et d’en tirer toutes les conséquences. C’est le moment de mettre sur pied de nouvelles alternatives devant conduire l’Afrique vers la liberté, notamment par l’exercice du droit à l’autodétermination des peuples qui y aspirent. »       <br />
              <br />
              <br />
       Éditions Dialogue Nord-Sud       <br />
       dialoguenordsud@gmail.com        <br />
       www.dialoguenordsud.com       <br />
              <br />
              <br />
       La France va-t-elle perdre l’Afrique ?, Ferhat Mehenni, éd. Dialogue Nord-Sud, 160 pages.        <br />
              <br />
       SIWEL 240051 MARS 14       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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   ]]>
   </description>
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   <title>Ferhat MEHENNI : Il n’y a pas de peuples mineurs, il n’y a que des peuples dominés qui résistent et aspirent à se dégager du carcan de la dictature qui les méprise.</title>
   <pubDate>Fri, 10 Jan 2014 16:56:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Kabylie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   IVRY (SIWEL) — Le 4 janvier dernier, l’association Franco-kabyle d’Ivry, organisait une conférence débat avec le président de l’Anavad, Ferhat Mehenni, autour de son dernier livre « Afrique : Le casse-tête français ». Au cours de cette conférence, le président de l’Anavad a abordé la question des frontières coloniales, des Etats fictifs auxquels elles ont donné naissance et les conséquences dramatiques qui en ont découlé pour les peuples qui les composent, comme le génocide au Rwanda ou encore les guerres incessantes depuis 1963 dans l’Azawad.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/6220099-9292931.jpg?v=1389369677" alt="Ferhat MEHENNI : Il n’y a pas de peuples mineurs, il n’y a que des peuples dominés qui résistent et aspirent à se dégager du carcan de la dictature qui les méprise." title="Ferhat MEHENNI : Il n’y a pas de peuples mineurs, il n’y a que des peuples dominés qui résistent et aspirent à se dégager du carcan de la dictature qui les méprise." />
     </div>
     <div>
      Avant d’entamer la conférence, Ferhat Mehenni a réitéré son soutien aux mozabites qui ont subi des agressions, secondées et assistées par les forces de police, contre leurs biens et leurs personnes. Au cours de cette conférence, Ferhat Mehenni a appelé la France à faire preuve de discernement, à cesser sa politique de soutien aux dictatures africaines , à engager une « véritable réflexion » sur sa relation avec l’Afrique, « pour que dans son sillage, ce ne soit plus la désolation, le sang, les pleurs, la torture et la répression mais la liberté, la prospérité, le rayonnement culturel, les valeurs les plus sacrées de l’humanité. Faute de quoi, elle perdrait l’Afrique.        <br />
              <br />
       Nous publions ci-après un extrait de cette conférence, tenue le 04 janvier 2014, sur invitation de l’association Franco-Kabyle d’Ivry. En voici la transcription        <br />
              <br />
              <br />
       « En cette circonstance particulièrement difficile pour le peuple mozabite, je tiens à exprimer ma solidarité avec le combat du peuple du Mzab qui lutte pour son existence et qui est agressé quotidiennement avec la complicité du pouvoir algérien. Et l’on a vu que les agressions contre les biens et contre les personnes dans le Mzab sont secondées, assistées par ce qu’on appelle les forces de sécurité qui sont elles-mêmes devenues des forces d’insécurité par excellence.        <br />
              <br />
       Il y a un complot contre les peuples berbères en général, dont le peuple kabyle, dont le peuple Chaoui et actuellement le peuple mozabite….et la Kabylie se tient aux côté de tous les peuples qui souffrent du déni d’existence et de liberté.       <br />
              <br />
       Le livre ( « Afrique : Le casse-tête français » : NDLR) est le fait d’une réflexion sur la Kabylie parce que, façonnés, mentalement, psychologiquement, par une idéologie léguée par la colonisation.        <br />
              <br />
       Nos pays eux-mêmes sont le produit de la colonisation. C’est la colonisation qui a tracé les frontières et qui a dit « Bon, voilà ! On délimite ce territoire et vous êtes tous un même peuple ! », même si on est des peuples différents. Une fois passée l’euphorie de l’indépendance, ces peuples-là, qui sont regroupé dans un même territoire, se sont retrouvés chacun à défendre ses intérêts…une fois l’indépendance acquise, nos contradictions internes, nos intérêts remontent à la surface, et la région ou le peuple qui prend le pouvoir dénie aux autres le droit d’exister.        <br />
              <br />
       C’est ainsi que nous avons eu le génocide au Rwanda, c’est ainsi, qu’aujourd’hui, la Somalie n’existe même pas ;  c’est ainsi qu’il a fallu une intervention militaire pour départager deux candidats à la présidence en Côte d’ivoire…et une présidentielle en 2008 au Kenya où il y a eu deux peuples qui se sont bagarrés pour la prise du pouvoir…. C’est pour cela que l’Azawad s’est détachée du Mali, n’était-ce l’intervention de la France. Mais, malgré cette intervention, l’Azawad deviendra indépendant un jour ou l’autre, c’est une question…uniquement de temps !       <br />
              <br />
       Peut-être qu’il faut quelques années pour que la France, les stratèges, les géostratèges français, les décideurs politiques français, admettent que, en fin de compte, ils ne peuvent rien contre le vent de l’histoire. Nous sommes des amis de la France, nous connaissons les valeurs de la France des lumières et nous voudrions que la France méprisante envers les peuples d’Afrique, cède la place à la France des lumières, à la France du bonheur, à la France, du progrès, de la prospérité, du progrès économique et technologique. C’est cela qu’elle doit générer derrière elle dans son sillage au lieu de la misère.        <br />
       La France a le beau rôle. Depuis les années 60, elle dit : « regardez les africains, ils ne savent pas  se gouverner eux-mêmes !. La preuve, ce ne sont que des dictatures ! »… Mais les dictatures, elles ne tiennent que par la grâce de la France ! ... Sans le soutien de la France, aucune dictature ne tiendrait un mois sur le sol africain.        <br />
              <br />
       Quand vous mettez plusieurs peuples dans un même pays, qu’est ce qui va se passer ? … il n’y a plus de possibilité de combat politique, au sens occidental du terme que quelqu’un soit de gauche ou de droite comme en France, travailliste ou conservateur comme en Angleterre, démocrate ou républicain comme en Amérique…ce n’est plus la même configuration.        <br />
              <br />
       Quand on est des peuples différents, c’est la loi du nombre qui compte. Quand on présente un programme politique et qu’on est issu d’une minorité nationale ; on se présente à des élections présidentielles….on a beau avoir le meilleur programme au monde, on ne passera jamais président de la république. Pourquoi ? Parce que le vote est identitaire et non pas politique.        <br />
              <br />
       L’Afrique ne connaitra de stabilité, de liberté et de démocratie, ainsi que donc de prospérité économique et de progrès technologique, que le jour où chaque peuple disposera en Afrique de son propre Etat.        <br />
              <br />
       Il faut absolument que la France ouvre une autre page…Ou bien elle l’ouvre elle-même  et elle accompagne les peuples aspirant à leur Etat aujourd’hui, ou ces peuples-là vont se  construire de toute façon leur Etat… Ou bien la France accepte que le peuple kabyle s’émancipe de la dictature algérienne et qu’il puisse vivre dignement dans son Etat, son identité, son économie, sa sécurité, ou elle (la Kabylie : NDLR) se tournera nécessairement vers l’Amérique ou d’autres ... Et si d’attente lasse, la Kabylie se tourne vers l’Amérique, la France ne perdra pas que la Kabylie. Elle ne perdra pas que l’Algérie. Elle perdra toute l’Afrique du Nord dont elle est le moteur.        <br />
              <br />
       La France est aujourd’hui mise devant ses responsabilités. Les peuples africains savent tous que les frontières  que la colonisation a tracées doivent bouger. Ce n’est que le jour où chaque nationalité aura son Etat qu’ils pourront par la suite se fédérer. Il n’y a pas de peuples mineurs, il n’y a que des peuples dominés qui résistent et aspirent à se dégager du carcan de la dictature qui les méprise.       <br />
              <br />
       Je lance un appel solennel à la France pour engager une véritable réflexion sur la relation qu’elle entretien avec l’Afrique… pour que dans son sillage, ce ne soit plus la désolation, ce ne soit plus le sang, ce ne soit plus les pleurs, la torture et la répression. Mais que ce soit la liberté, la prospérité. Que ce soit le rayonnement culturel, que ce soit les valeurs les plus sacrées de l’humanité qui progressent et de planifier l’avenir qui lui soit le plus favorable.        <br />
              <br />
       En tous cas, elle (la France : NDLR) a fait une expérience avec la dictature (en Afrique : NDLR) et on a vu que cette expérience a été complètement négative sur tous les plans. Autant qu’elle change aujourd’hui de regard et qu’elle change de nature de relation avec les africains. Les africains comme tous les peuples, comme les français, sont des peuples dignes qui n’aspirent qu’à vivre en paix et surtout dans le bonheur comme tous les autres.        <br />
              <br />
       Voilà le message que je voulais délivrer. Dans tout cela, si j’ai écrit cela, je l’ai dit tout à l’heure, s’il n’y avait pas le problème kabyle, je ne pense pas que j’aurais pu pousser l’audace et la profondeur de la réflexion jusqu’à l’écriture de ce livre qui s’appelle La France va-t-elle perdre l’Afrique ? »       <br />
              <br />
              <br />
       zp,       <br />
       SIWEL  101656 JAN 14       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Extrait Vidéo de la conférence tenue par Ferhat Mehenni le 4 janvier 2014 à Ivry</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      https://www.wmaker.net/siwel/video/<iframe width="560" height="315" src="//www.youtube.com/embed/GOg1CIua8b0?list=UUpkwECkobsZCJZ5LQdFP_EA" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title> Mali : Il est temps de reconnaitre le peuple Touareg (Alexandre Del Valle)</title>
   <pubDate>Fri, 08 Feb 2013 13:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   PARIS (SIWEL) — Dans un article publié dans « atlantico », Alexandre del Valle, géopolitologue renommé et éditorialiste à France Soir enseigne les relations internationales à l'Université de Metz. Il revient sur les frontières coloniales qui, selon le géopolitologue, « devraient êtres plus conforme aux désirs des peuples afin d’éviter qu’ils ne se radicalisent ». Auteur de plusieurs livres sur la faiblesse des démocraties, les Balkans, la Turquie et le terrorisme islamique, Alexandre del Valle rappelle que « le problème malien remonte à la création, en 1960, d’un État central tenu par la tribu noire-africaine des Bambara qui domine le Nord touareg».     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5208684-7772396.jpg?v=1360325525" alt=" Mali : Il est temps de reconnaitre le peuple Touareg (Alexandre Del Valle)" title=" Mali : Il est temps de reconnaitre le peuple Touareg (Alexandre Del Valle)" />
     </div>
     <div>
      Dans cette analyse, Alexandre del Valle  s’interroge : «  Les droits à l’autodétermination que la &quot;communauté internationale&quot; (en fait les États puissants de la planète) a accordé dans les années 1990-2010 aux séparatistes slovènes, croates, bosniaques ou albanophones face à l’Etat central serbo-yougoslave, ou encore aux chrétiens-animistes du Sud Soudan (désormais indépendant), longtemps massacrés par les Arabo-musulmans du Nord Soudan, peuvent-ils être refusés aux Berbères du Nord Mali ? ». L’auteur se demande s’il est encore raisonnablement possible de faire « comme si le peuple Touareg – et donc berbère - n’existait pas ? » et s’il était encore décemment possible de « nier que les frontières coloniales ont engendré moult conflits et qu’elles devraient être plus conformes aux désirs des peuples, notamment afin d’éviter que ceux-ci se radicalisent ?       <br />
              <br />
       A cela il répond que « le droit international est fondé sur le sacro-saint dogme de &quot;l’intangibilité des frontières&quot;, y compris celles qui sont le fruit d’un découpage colonial sommaire ». Mais sur le problème du Mali, il précise qu’« il est clair que, faute de liquider physiquement les Maures et les Berbères du Nord Mali, honnis par les ethnies noires-africaines du Sud du pays, le fait de nier la &quot;question touareg&quot; et des minorités équivaudra à créer une &quot;bombe identitaire à retardement&quot; pour les futures générations maliennes. »       <br />
              <br />
       Alexandre del Valle  fait également un rappel de ce que sont les Touaregs, et notamment ceux du Mali. Il les défini comme « membres de la grande famille des &quot;Amazighs&quot; » parlant une langue berbère  «  le Tamasheq ». Il défini les Berbères comme des peuples dominés vivant dans  « des États dominés soit par des nationalistes arabophones, soit par des tribus noires-africaines » et cite à ce propos l’Algérie le Maroc, la Tunisie, la Lybie, la Mauritanie, le Niger et le Mali.  A juste titre, l’auteur affirme que ces peuples amazighs sont « contraints de parler l’arabe ou l’une des langues nationales africaines au détriment du Tamazigh », des peuples « pris en tenailles entre l’arabisation intensive et la domination des noirs-africains, souvent descendants d’esclaves et donc épris de revanche... ».       <br />
              <br />
       Les Touaregs sont effectivement dans cette situation où depuis les prétendues « décolonisation », ils se sont retrouvé sous la domination de peuples qu’ils dominaient auparavant. Mais, la rédaction se permet d’apporter la précision que la mise en esclavage des peuples d’Afrique noire est loin d’être l’apanage des seuls Touaregs. L’esclavage européens et l’esclavage arabe, moins médiatisé mais tout aussi cruel, ont été sans commune mesure par rapport à l’esclavage Touareg. Il serait donc injuste de faire porter la responsabilité aux seuls Touaregs, d’autant plus que les peuples  d’Afrique noire ont également pratiqué l’esclavage entre tribus noires. L’esclavage est une tare humaine universellement partagée, y compris par les peuples qui ont eu à le subir.  Bien entendu, il ne s’agit pas de trouver quelques excuses à l’esclavage pratiqué par les Touaregs mais juste de resituer les responsabilités des uns et des autres dans la sordide histoire de l’esclavage humain qui date de la nuit des temps, depuis la Grèce antique jusqu’à la plus terrible d’entres-elles, l’abjecte traite négrière transatlantique, une œuvre européenne qui a duré  plusieurs siècles et qui a fait des centaines de millions de victimes. L’esclavage n’est d’ailleurs pas aboli dans la réalité, il a juste changé de forme et doit encore être combattu de nos jours, comme par exemple dans les pays du Golf qui poursuivent leur pratique indigne de mise en esclavage des noirs et des asiatiques notamment »         <br />
              <br />
       L’auteur de l’article met en avant le fait que « le  problème de fond au Mali remonte à la création, en 1960, d’un État central tenu par la tribu noire-africaine des Bambara qui domine le Nord touareg et Maure »  Alexandre del Valle  apporte une précision de taille en expliquant qu’ « au Nord du Mali, bien qu’étant laïques et hostiles à l’islamisme radical, les Berbères touaregs cohabitent depuis longtemps avec des Arabophones maures bien plus islamisés et qui pourraient être des ennemis, mais qui sont comme eux perçus comme des intrus &quot;blancs&quot; par les ethnies noires africaines du Sud ». Il poursuit son analyse en soulignant le fait que « Tandis que les Touaregs ont repris leurs aspirations autonomistes », les maures, « les arabo-musulmans se sont réislamisés sous le double effet de la réislamisation de l’Etat malien lui-même et de l’influence du salafisme venu des pays du Golfe. ». C’est ce qui explique que le MNLA soit majoritairement touareg et laïque, tandis que le Mujao, une organisation islamo-terroriste soit investie majoritairement par les maures de culture arabo-islamique.       <br />
              <br />
       Citant en référence l’ouvrage du leader kabyle Ferhat Mehenni, Le siècle identitaire, la fin des empires postcoloniaux (éditions Michalon, 2010),  l’auteur revient sur les années 1980, où « le panislamisme a remplacé le panarabisme » exactement « au moment où les indépendantistes berbères d’Afrique du Nord et sahélienne ont connu un vaste mouvement de réveil identitaire ». Citant une nouvelle fois le leader kabyle, Ferhat Mehenni  Alexandre del Valle explique que selon  l’auteur du siècle identitaire « la démocratisation couplée au réveil des identités et aux moyens de communication modernes aboutira tôt ou tard à une redéfinition des frontières postcoloniales, ce qui célébrera enfin la &quot;seconde décolonisation&quot; ».       <br />
              <br />
       Revenant aux  « mouvements laïcs touaregs du Nord traditionnellement hostiles à l’islamisme », l’auteur de l’article, faisant référence au groupe islamiste Ansar Dine, met en évidence le paradoxe de « certains des groupes rebelles aient rejoint des &quot;terroristes islamiques&quot; arabophones ». Mais précise-t-il « il convient de distinguer entre l’internationale islamiste salafiste, composée de groupes algériens et locaux comme AQMI et le Mujao (Maures arabophones), plus ou moins affiliés à Al-Qaïda, et l’islamisme malien plus spécifiquement touareg comme Ansar Dine » avant de rajouter que « la clé du problème de  ce mouvement dirigé par l’ancien leader de la rébellion touareg des années 2000, Yad Ag Ghali » réside dans le fait qu’il a très récemment « été co-créé par le régime algérien, qui voulait ainsi affaiblir le mouvement touareg laïque du MNLA et qui craignait plus que tout la création d’un Etat berbère à ses portes, susceptible de réveiller les velléités indépendantistes des Kabyles algériens. »       <br />
              <br />
       Il rappelle par ailleurs que « lorsque le MNLA conquit tout le Nord Mali en mars 2012, l’armée malienne décampa et ne combat même pas les Touaregs. » faisant voler en éclat  « L’intégrité du Mali ».  Alexandre del valle rappelle également le contexte Dans ce contexte « fort préoccupant pour Alger » qui fait alors jouer « le chef d’Ansar Dine, Yad Ag Ghali, enragé de ne pas avoir été choisi pour diriger le MNLA par la jeune garde du mouvement touareg laïque » qui accepte « la proposition d’Alger de créer une nouvelle entité islamiste touareg suffisamment bien dotée militairement et financièrement par Alger, le Qatar et l’Arabie saoudite pour réussir à annuler la victoire des Touaregs laïques et créer un prétexte pour discréditer le nouvel Etat berbère du Nord, devenu un “fief d’Al-Qaïda” ».        <br />
              <br />
       L’analyse fait ressortir « L’intérêt commun d’Alger et des monarchies islamistes du Golfe » qui est de « couper l’herbe sous le pied aux révolutionnaires laïques touaregs. Abandonné à la fois par les capitales africaines, occidentales et arabes » réduisant le MNLA a « affronter seul tous les mouvements islamo-terroristes (AQMI – MUJAO -Ansar Dine) lourdement armés et financés pas seulement par la drogue et les prises d’otage mais par les pétromonarchies salafistes du Golfe qui leur ont ainsi permis de recruter d’anciens combattants MNLA alléchés par l’argent salafiste » Alexandre Del Valle explique que c’est  « ainsi qu’en quelques mois, le MNLA s’est fait voler sa victoire par les islamo-terroristes et a tenté de &quot;sauver les meubles&quot; en contractant une alliance tactique, certes contre-nature, avec les Salafistes, ceci en échange de droits culturels. ».       <br />
              <br />
       Citant  Belkacem Lounès, ancien président du Congrès Mondial amazigh, aujourd’hui présidé par le libyen Fathi Ben Khelifa, « l’Algerie de Bouteflika a joué un jeu plus que trouble, en démontrant, par son pouvoir de nuisance, qu’aucune paix n’étant souhaitable sans Alger » et que « s’l ne s’agissait que d’un conflit entre Touaregs et Etat malien, la question serait déjà réglée depuis longtemps »       <br />
              <br />
       zp       <br />
       SIWEL 081307 FEV 13       <br />
              <br />
       N.B : Pour réagir à l'article, <a class="link" href="http://www.atlantico.fr/decryptage/mali-est-temps-reconnaitre-peuple-touareg-alexandre-del-valle-627664.html">suivez ce lien</a> :        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.wmaker.net/siwel/Mali-Il-est-temps-de-reconnaitre-le-peuple-Touareg-Alexandre-Del-Valle_a4616.html</link>
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   <title>Mali : l’express de Bamako publie la liste des membres du MNLA " à abattre "</title>
   <pubDate>Tue, 05 Feb 2013 15:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   BAMAKO (SIWEL) — L’express de Bamako, un journal malien, a publié la liste des membres du MNLA à abattre. L’article appelant au meurtre des membres du MNLA a été repris par un autre journal malien en ligne (maliweb.net) où il est clairement mentionné que « Mort ou vif, chaque membre de cette organisation machiavélique tué ou arrêté est une bénédiction pour la Nation », et l'on s'étonne que le MNLA "s'entête" à vouloir sortir la tête de l'eau et à préserver autant qu’il le peut la vie de tout un peuple, quand bien même il aurait la planète entière contre lui.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5196809-7753997.jpg?v=1360079286" alt="Mali : l’express de Bamako publie la liste des membres du MNLA " à abattre "" title="Mali : l’express de Bamako publie la liste des membres du MNLA " à abattre "" />
     </div>
     <div>
      Cet article illustre parfaitement le vrai visage de la « cohabitation malienne ». C'est ce visage que le Mali officiel oppose, depuis 1960à ce jour au « Nord », c'est-à-dire l’Azawad. Et l'on ose nous dire que la &quot;sécurité des civils&quot; relève d'abord des &quot;autorités maliennes&quot;, autant dire que c'est de nouveau la porte ouverte au renouvellement des tragédies. Combien de massacres, d’accords, de combines, de trahisons, de spoliation et d’exil  depuis 1960, de « rébellion » en « rébellion », et l'on s'étonne que le MNLA &quot;s'entête&quot; à vouloir sortir la tête de l'eau, à ne plus croire aux beaux discours et à privilégier la preuve par les actes et non par le discours.       <br />
              <br />
       Pour ce qui est du MNLA, et plus largement de toutes les &quot;rébellions&quot; touarègues, on ne peut décemment les accuser de massacre ethnique et personne ne les a jamais entendus faire d’appels au meurtre contre une communauté, comme cela se fait régulièrement et ouvertement dans la presse malienne. Les organisations des droits de l'homme et le doit international ont eu des comptes à demander à toutes les parties engagés dans ce conflit à l'exception du MNLA qui n'a commis aucun acte racial  ou de vengeance et qui n'a violé aucune loi puisque le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes est &quot;théoriquement&quot; reconnu et protégé par les institutions internationales. Plus personne n'est suffisamment naïf au point de croire que les lois sont établies pour être respectées mais il n’st pas besoin non plus de beaucoup réfléchir pour comprendre le combat d’un peuple qui refuse de se se laisser livrer à son bourreau.       <br />
              <br />
       Pour montrer à la face du monde la « réalité malienne » et garder trace du vrai visage de la fraternité malienne depuis 1960, l’intégralité de l'article a été copiée dans le cas où il y aurait quelques « tardives censures »  à cet édifiant article déjà visité par 4673 lecteurs assidus.         <br />
              <br />
       4673 personnes ont été appelées, en toute transparence, à venger « la mémoire des militaires égorgés, la grandeur de la République et la dignité et l’honneur du peuple Malien » avec comme devise : « Mort ou vif, chaque membre de cette organisation machiavélique tué ou arrêté est une bénédiction pour la Nation ».  Qui dit mieux ? les commentaires de certains lecteurs sont à la hauteur et parfois surpassent même l’article.       <br />
              <br />
       nbb,       <br />
       SIWEL 051521 FEV 13       <br />
              <br />
       <b>Article publié dans &quot;L’express de Bamako&quot; et repris par &quot;maliweb.net &quot; dont voici le lien : </b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Ci-dessous l’article :</b>       <br />
              <br />
       <b>La liste des membres du MNLA : Des traitres à abattre pour la République</b>       <br />
              <br />
       4 fév 2013 Rubrique: Nation, Nord-Mali       <br />
       Mise à jour: 13:27 GMT, Bamako, 55 réactions        <br />
              <br />
       C’est dans un communiqué comique que les traitres de la République ont procédé à la nomination des membres officiels du Mouvement National pour la Libération de l’Azawad (MNLA). Ces hommes et ces femmes constituent les véritables criminels qui ont lancé les toutes premières attaques contre l’Etat Malien en exécutant des militaires maliens a Aguelhok, Tessalit et les autres localités du Mali occupées par leurs soins.       <br />
               <br />
       Pour la mémoire des militaires égorgés, la grandeur de la République et la dignité et l’honneur du peuple Malien, continuons de traquer ces traitres jusqu’au dernier. C’est la seule manière de débarrasser notre pays pour de bon des vermines de leur espèce pour une bonne collaboration avec nos frères et sœurs Touaregs et Arabes de bonne souche.       <br />
       Mort ou vif, chaque membre de cette organisation machiavélique tué ou arrêté est une bénédiction pour la Nation.       <br />
              <br />
       Moussa KONDO       <br />
              <br />
              <br />
       1. Chargé de la Défense  et des Relations Militaires : Colonel Mohamed Ag Najim       <br />
       2. Chargé de la Sécurité Intérieure : Monsieur Sidi Mohamed Ag Saghid       <br />
       3. Chargé de la Justice : Monsieur Assayid Ben Bella       <br />
       4. Chargé des Affaires Etrangères : Monsieur Ibrahim Ag Mohamed Assaleh       <br />
       5. Chargé de l’Administration du Territoire : Monsieur Alla Ag Elmehdi       <br />
       6. Chargé de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme : Monsieur Mahmoud Ag Aghaly       <br />
       7. Chargé de l’information et de la Communication : Monsieur Mossa Ag Attaher       <br />
       8. Chargé de la Santé : Monsieur Abdoul karim Ag Matafa       <br />
       9. Chargé des Droits de l’Homme : Monsieur Moussa Ag Acharatoumane       <br />
       10. Chargé de la Prédication  et de l’Orientation Islamique: Monsieur Mossa Ag Mohamed       <br />
       11. Chargé des Anciens Combattants et des Familles des Martyrs : Monsieur Youssouf Ag Acheickh       <br />
       12. Chargé de l’Energie et des Mines : Monsieur Ahmed Mohamed Ag Aguidy       <br />
       13. Chargé des Affaires Juridiques : Monsieur Habaye Ag Mohamed       <br />
       14. Chargé des Finances : Monsieur Altanata Ag Ebalagh       <br />
       15. Chargée de la Femme, de l’Enfant  et de la Famille : Madame Lalla wallet Mohamed       <br />
       16. Chargé des Transports et des Routes: Monsieur Sidaghmar Ould Ahwaïssine       <br />
       17. Chargé de l’Elevage et des Ressources Animales :  Monsieur Ghabdy Ag Mohamed Ibrahim       <br />
       18. Chargé de l’Environnement et de la Protection de la Nature : Monsieur Baye Ag Diknane       <br />
       19. Chargé de la Jeunesse et des Sports: Monsieur Salah Mohamed Ahmed Abba       <br />
       20. Chargé des télécommunications : Colonel Assalat Ag Haby       <br />
       21. Chargé de l’Agriculture et des Ressources Piscicoles:  Monsieur Abdoulaye Seydou Dicko       <br />
       22. Chargé des Chefferies Traditionnelles et de l’Autorité Coutumière : Monsieur Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune       <br />
       23. Chargé des Domaines et Biens Publics : Colonel Hassane Ag Fagaga       <br />
       24. Chargé du Plan et de la Statistique : Monsieur Ambeïry Ag Rhissa       <br />
       25. Chargé de l’Eau : Monsieur Mohamed Zeyni Aguissa Maïga       <br />
       26. Chargé du Commerce : Monsieur Akli Iknane Ag Souleymane       <br />
       27. Chargé de la Cohésion Sociale et de la Réconciliation Nationale : Monsieur Mohamed Ag Intalla       <br />
       28. Chargée de l’Action Humanitaire et des Réfugiés : Madame Nina Wallet Intalou       <br />
       29. Chargé de l’Economie : Monsieur Zeïd Ag Kiri       <br />
       30. Chargé de l’Emploi et de la Formation Professionnelle : Colonel Mohamed Rhissa Ag Mohamed Assaleh       <br />
       31. Porte-Parole de la Présidence du CTEA: Monsieur Hamma Ag Sidahmad       <br />
       Article 2 : Le CTEA est l’organe exécutif du MNLA, chargé de la mise en œuvre de la politique intérieure et extérieure de l’Etat de l’Azawad.       <br />
       Article 3 : En fonction des besoins, le CTEA, peut être élargi à d’autres compétences de l’Azawad pour la prise en charge de certaines préoccupations.       <br />
       Bilal Ag Acherif, Le Secrétaire Général du MNLA, Président du CTEA       <br />
              <br />
              <br />
       SOURCE: L'Express de Bamako  du   4 fév 2013.           <br />
              <br />
              <br />
       Article  publié dans &quot;L’express de Bamako&quot;, repris par &quot;maliweb.net &quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.wmaker.net/siwel/Mali-l-express-de-Bamako-publie-la-liste-des-membres-du-MNLA-a-abattre_a4607.html</link>
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