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  <title>SIWEL | Agence kabyle d'information</title>
  <description><![CDATA[Siwel : Agence kabyle d'information]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-16T00:35:08+02:00</dc:date>
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   <title>L’officialisation de Tamazight ne libérera pas le peuple kabyle ! par Farid ATTOUI</title>
   <pubDate>Fri, 27 Dec 2013 10:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Kabylie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   (SIWEL) — Tamazight langue officielle ne sera pas la panacée pour tous nos maux. Elle ne freinera pas l’arabisation de notre peuple qui lui vient de tous côtés tel un tsunami qui ravage tout sur son passage et qui arrache des parcelles entières à notre chère Kabylie. Elle ne nous protégera pas de cette colonisation de peuplement qui demain, fera subir au peuple kabyle les mêmes humiliations que subissent actuellement nos frères mzab sur leurs propres terres. Elle ne nous défendra pas contre leur racisme et leur violence en plein cœur de notre Kabylie. Elle n’épargnera pas à nos filles et à nos femmes leurs voiles et leurs tchadors. Elle ne nous sera d’aucune aide contre leurs plans macabres à notre égard, contre la « salafisation » de nos villes et de nos villages, contre leurs balles bien réelles et bien explosives…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/6173172-9224320.jpg?v=1456337366" alt="L’officialisation de Tamazight ne libérera pas le peuple kabyle ! par Farid ATTOUI" title="L’officialisation de Tamazight ne libérera pas le peuple kabyle ! par Farid ATTOUI" />
     </div>
     <div>
      Malgré les évidences et malgré le temps, certains persistent à croire, et surtout à faire croire, que notre problème est seulement d’ordre linguistique. Ils s’entêtent dans l’erreur, ils s’obstinent dans l’illusion  que l’apartheid que nous subissons n’est que culturel, que notre situation de dominés et de peuple sans souveraineté disparaîtra le jour où notre langue sera langue officielle en Algérie. Quelle naïveté et quel déni de la réalité ! Notre chère langue deviendrait ainsi officielle dans un pays qui ne clame que son arabité et son islamité, un pays qui n’a jamais caché son hostilité, sa haine et son aversion pour tout ce qui est kabyle et amazigh. Dans ce pays, le racisme anti-kabyle est le socle fondateur du régime qui le dirige. Tamazight langue nationale et officielle n’y changera rien.       <br />
              <br />
       Sont-ils amnésiques à ce point nos chers frères ? Ces chantres de l’officialisation de tamazight comme s’il s’agit d’une fin en soi, comme si c’est la finalité absolue et la fin éternelle de nos malheurs, la délivrance, l’ultime et le suprême qui viendraient subitement mettre un couvercle sur tant d’années de revendications et de combats, en faisant comme si la mission est enfin accomplie et réussie ! Tamazight langue officielle dans ce pays qui ne veut être qu’arabo-arabe serait enfin, à les entendre, le « terminus » pour ce long combat pour notre existence et pour notre indéfectible résistance; après ça, il n’ y aura plus rien à revendiquer, plus rien à exiger, notre désir d’auto-détermination sera mis aux oubliettes, nous serons enfin des citoyens à part entière, des vrais, nous baignerons dans la joie et le bonheur mais nous continuerons, quand même et toujours, à confier notre destin et celui des enfants kabyles entre les mains de ceux qui ne renonceront jamais à leur plan initial : notre disparition de la surface de la terre.       <br />
              <br />
       C’est fort plausible, pour un besoin conjoncturel, pour un quatrième mandat du tyran ou pour un énième plan machiavélique de leur part, nos ennemis nous jetteraient un os à ronger, ils concéderaient l’officialisation de notre langue d’autant plus qu’ils savent bien que même officielle, tamazight ne menacera ni leur pouvoir, ni leur langue – l’arabe, la vraie langue officielle de l’Algérie, celle qui est très chère à leurs cœurs-, et ce nouveau statut ne la mettra en aucun cas à l’abri de la régression et de la disparition tant attendue et souhaitée. Ils savent que Tamazight langue officielle ne changera rien car l’essentiel est entre leurs mains et sera toujours entre leurs mains: Le pouvoir.       <br />
              <br />
       Tamazight langue officielle, peut-être, et pourquoi pas, mais faudrait-il déjà se rendre à l’évidence et regarder la réalité en face. Nos ennemis continueront à tout diriger et à nous commander, ils continueront à être les maîtres et nous les soumis et les sans voix, ils décideront des moyens à mettre, ou pas, pour notre propre langue, ils nous imposeront la manière de l’écrire - ça ne sera pas de gauche à droite, sûr et certain -, ils mettront de multiples obstacles sur son chemin pour entraver son évolution et son épanouissement, ils la travestiront, la gangrèneront de religion et de bédouinisme, ils l’orientaliseront à leur guise, ils l’arabiseront…Tamazight ne sera plus Tamazight, elle régressera encore et encore, ils la videront de sa vraie substance, ils la ridiculiseront et nous avec. Tamazight ne véhiculera plus les valeurs des Hommes libres, les nôtres, mais les leurs, celles qui nous étaient venues de loin et qui avaient tout saccagé et détruit ; celles qui ont causé tant de maux et de désespérance pour notre peuple et qui continuent à nous tuer à petits feux.        <br />
              <br />
       Cette sournoiserie de l’officialisation de notre langue dans une Algérie arabo-arabe, c’est juste pour nous égarer encore un peu plus et tarir notre ambition principale et fondamentale à vouloir être libres.       <br />
              <br />
       Tamazight langue officielle ne sera pas la panacée pour tous nos maux. Elle ne freinera pas l’arabisation de notre peuple qui lui vient de tous côtés tel un tsunami qui ravage tout sur son passage et qui arrache des parcelles entières à notre chère Kabylie. Elle ne nous protégera pas de cette colonisation de peuplement qui demain, fera subir au peuple kabyle les mêmes humiliations que subissent actuellement nos frères mzab sur leurs propres terres. Elle ne nous défendra pas contre leur racisme et leur violence en plein cœur de notre Kabylie. Elle n’épargnera pas à nos filles et à nos femmes leurs voiles et leurs tchadors. Elle ne nous sera d’aucune aide contre leurs plans macabres à notre égard, contre la « salafisation » de nos villes et de nos villages, contre leurs balles bien réelles et bien explosives…       <br />
              <br />
       Il n’est pas de peuple sans langue certes, mais il n’est pas aussi de langue sans peuple souverain et libre. Que vaudra tamazight langue officielle si son propre peuple est bâillonné, muselé, dominé et sans souveraineté ?  Que peut la langue d’un peuple colonisé fut-elle officielle, face à celle du dominant et du colonisateur ? Que vaudra l’officialisation d’une langue si ceux qui la parlent ne sont pas libres ? Que vaudra l’officialisation de tamazight si le peuple kabyle n’est pas souverain, ne décide de rien de son destin et de celui de ses enfants ?       <br />
              <br />
       Le peuple kabyle ne subit pas seulement un apartheid linguistique mais un apartheid tout court. Il est temps d’ouvrir les yeux et de voir les choses telles qu’elles sont et non telles qu’elles devraient être. Tamazight langue nationale n’a rien donné et n’a pas empêché sa propre régression, Tamazight langue officielle au Maroc ne l’a pas avancé d’un iota et n’a pas fait de nos frères des citoyens à part entière, ils demeurent toujours à part, discriminés et marginalisés.        <br />
              <br />
       Même les plus racistes et les plus radicaux de nos ennemis se sont mis à réciter le même slogan « Tamazight langue nationale et officielle », malins et futés qu’ils sont, ils ne l’officialiseront que pour mieux la travestir et l’enterrer. Nos ennemis sont toujours constants et acharnés pour nous nuire et pour nous faire du mal, leur plan est notre disparition et ils y mettent les moyens nécessaires pour le réaliser. Tamazight langue officielle ou pas.       <br />
              <br />
       Tamazight a besoin d’un territoire et d’un peuple libres. Tamazight a besoin d’un peuple kabyle souverain et maître de son destin sur son territoire : La Kabylie. Une Kabylie libre et indépendante offrira à notre langue son espace vital, son « chez-elle », où elle sera protégée, où elle sera la première, l’officielle, la privilégiée et la plus favorisée. Notre langue a besoin d’un état kabyle, de son armée et de sa police. Un état qui mettra tous les moyens nécessaires pour son épanouissement et pour sa modernisation et qui décidera de son écriture, du contenu et des valeurs qu’elle véhiculera.        <br />
              <br />
       Combattre pour l’autodétermination de notre Kabylie n’est pas une désolidarisation de nos frères amazighs des autres régions, comme voudraient faire croire et prétendent certains esprits mal-informés ou malintentionnés, mais c’est tout le contraire car, une Kabylie libre sera aussi le refuge et la référence pour tous les berbères opprimés d’où qu’ils soient. « Avant de s’agrandir au dehors, il faut s’affermir au-dedans » disait Victor Hugo.       <br />
              <br />
       Un peuple Kabyle souverain doit se préserver des agressions de nos ennemis très résolus à nous faire disparaître. Seules notre police et notre armée défendront notre honneur, protégeront notre langue et notre culture, préserveront notre sécurité et nous épargneront la soumission aux autres. La sécurité des kabyles, comme leur langue et leur destin, doit être aux mains des kabyles.       <br />
              <br />
       Le temps est l’ennemi de l’illusion et de l’utopisme. L’arabisation de notre société est déjà fortement entamée, elle avance vite, il n’est plus possible de perdre d’avantage des années dans des revendications pour l’accessoire et dans des débats interminables qui ne servent qu’à faire gagner du temps à nos oppresseurs. Le temps joue pour eux et contre nous. Le moment est venu pour bâtir notre souveraineté et notre état… avant que mon village au pied du Djurdjura ne soit rendu définitivement muet de sa kabylité.       <br />
              <br />
              <br />
       Farid ATTOUI       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Par Seïdh Chalah : L’enseignement de la langue "Tamazight-Berbère"  (en Algérie de 1995  à  2011). </title>
   <pubDate>Mon, 23 Dec 2013 11:15:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Kabylie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   TIZI-OUZOU (SIWEL) — Cet article date de 2011, il s’agit d’un extrait du travail de Seïdh Chalah. 2011. "Les droits culturels et linguistiques des minorités berbérophones en Algérie : le cas de la Kabylie (sa langue et sa culture dans le système éducatif)" in Vème Congrès de la "Mediterranean Society of Comparative Education" : Territoires et démocratie culturelle : vers un nouveau contrat éducatif. Université de Corse Pasquale Paoli / Corte (France).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/6163235-9208712.jpg?v=1387795504" alt="Par Seïdh Chalah : L’enseignement de la langue "Tamazight-Berbère"  (en Algérie de 1995  à  2011). " title="Par Seïdh Chalah : L’enseignement de la langue "Tamazight-Berbère"  (en Algérie de 1995  à  2011). " />
     </div>
     <div>
      &quot;L’enseignement de la langue «tamazight/berbère» (en Algérie : de 1995 à 2011)&quot;        <br />
              <br />
       Seïdh Chalah,        <br />
              <br />
       Résumé :        <br />
       L’introduction de &quot;tamazight/berbère&quot; dans le système éducatif en Algérie a créé une situation inédite et complexe. Les &quot;problèmes&quot; nés/engendrés par son enseignement sont traités aussi bien par les &quot;(socio)linguistes&quot; que par &quot;les militants berbéristes&quot;.       <br />
              <br />
       Cet article présentera : un &quot;aperçu historique&quot; sur la &quot;revendication amazighe/berbère ou kabyle&quot;, les différents &quot;acquis&quot; et le bilan de &quot;l’introduction de tamazight&quot; dans le système éducatif algérien (de 1995 à 2011).       <br />
              <br />
              <br />
       1- L’enseignement de &quot;tamazight/berbère&quot; en Algérie et les droits culturels et linguistiques des minorités berbérophones :       <br />
              <br />
       La politique linguistique de l’Algérie s’inscrit dans un modèle idéologique de langue nationale et officielle unique avec un système éducatif qui a toujours exclu &quot;la langue tamazight&quot; [et l’arabe dialectal] de l’enseignement et qui a encouragé l’arabisation aveugle. Le Pouvoir algérien ne s’est jamais soucié du maintien et de l’avenir de &quot;tamazight/berbère&quot;. Après avoir prôné une politique d’assimilation [qui ne dit pas son nom] qui visait [et vise encore] l’anéantissement et l’éradication de &quot;tamazight/berbère&quot; en encourageant et accélérant le processus d’arabisation, le Régime algérien a fini par &quot;céder&quot; sur certains points de la revendication &quot;amazighe/berbère&quot;.       <br />
              <br />
       Le semblant de reconnaissance que &quot;les militants de la cause&quot; et &quot;la Kabylie&quot; ont pu arracher des mains du Pouvoir n’est rendu possible que &quot;grâce&quot; à la menace islamiste qui pesait sur les institutions de la République dans les années 1990 (Ait-Kaki 2004 : 108-109). C’est dans une stratégie électoraliste d’alliances pour se maintenir et pour faire participer la Kabylie aux différents processus électoraux que le Régime a accordé :        <br />
       (1-) la création de deux départements de langue et culture amazighes, l’un à l’Université de Tizi-Ouzou [1990] , l’autre au Centre universitaire de Béjaia [1991],        <br />
              <br />
       (2-) l’introduction de &quot;tamazight&quot; dans le système éducatif algérien [à partir de 1995/1996],        <br />
              <br />
       (3-) la reconnaissance de &quot;tamazight&quot; comme &quot;langue nationale&quot; [en 2002].       <br />
              <br />
       La revendication du multilinguisme/multiculturalisme par l’élite kabyle date des années 1940 au sein même du Mouvement national. Après l’Indépendance, la lutte pour les droits culturels a beaucoup évolué et différentes mouvances ont vu le jour pour la reconnaissance de &quot;tamazight/berbère&quot; et la démocratisation du pays. Du MCB  au MAK  (en passant par le RCD  et la CADC ), la région est la même, les hommes sont presque les mêmes mais les plates-formes de revendications ont changé et évoluent encore : d’une &quot;revendication des droits culturels et identitaires&quot; à celle d’une &quot;autonomie régionale pour la Kabylie&quot;. Mais, l’attitude du Pouvoir n’a pas beaucoup changé : de &quot;la répression&quot; à &quot;un semblant de reconnaissance&quot;.       <br />
              <br />
       (1-) C'est à partir de 1990 que le Pouvoir -pour des raisons purement électoralistes- a décidé de permettre l’ouverture d’un département de langue et culture amazighes à l'Université de Tizi-Ouzou, où des enseignements de berbère seront assurés pour former des magisters [Bac+6/7] dans trois options : linguistique, littérature et civilisation. Une année plus tard, un autre département de langue et culture amazighes fut ouvert au Centre Universitaire de Béjaïa.       <br />
              <br />
       (2-) Après une année de &quot;boycott scolaire/grève du cartable&quot; de 1994/1995 (cf. Mohellebi 1998) et pour faire participer la Kabylie aux élections présidentielles programmées pour novembre 1995 [pour des raisons encore une fois électoralistes] le Pouvoir entame des négociations avec le MCB-Coordination Nationale (proche du RCD) et certaines organisations et associations de Kabylie. Ce qui va aboutir à l’introduction de &quot;tamazight&quot; dans le système éducatif algérien et à la création du &quot;Haut Commissariat à l'Amazighité&quot; chargé de la promotion de la langue et de la culture amazighes.        <br />
              <br />
       En 1996, &quot;l'Amazighité&quot; apparait dans le préambule de la constitution comme élément de l'identité nationale :       <br />
              <br />
       Préambule (la Constitution de la RADP  du 08 décembre 1996) :       <br />
       &quot;(…) les composantes fondamentales de son identité (…) sont l'Islam, l'Arabité et l'Amazighité (…)&quot; .       <br />
              <br />
       (3-) Durant les événements du &quot;Printemps Noir&quot; de 2001 qui ont coûté à la Kabylie : 126 morts et des milliers de blessés, et à l’approche des élections législatives (30 mai 2002), le Pouvoir céda en accordant le statut de langue nationale à &quot;tamazight&quot; [avril 2002] :        <br />
              <br />
       La Constitution de la RADP de 2002 [Loi n° 02-03 du 27 Moharram 1423 correspondant au 10 avril 2002 portant révision constitutionnelle (JORADP N°25 du 14 avril 2002)] :       <br />
              <br />
       &quot;Article 03 bis       <br />
       - tamazight est également langue nationale        <br />
       - l’Etat œuvre à sa promotion et à son développement dans toutes ses variétés en usage sur tout le territoire national&quot;.       <br />
              <br />
       Mais, ce statut de «tamazight [est aussi] langue nationale …» n’est, en réalité, qu’un &quot;statut symbolique&quot; [sans aucune application/traduction sur le terrain]. Et cela peut se vérifier rien qu’en évaluant l’état de l’introduction de &quot;tamazight/berbère&quot; dans le système éducatif algérien.       <br />
              <br />
       2- L'enseignement de &quot;tamazight/berbère&quot; dans l'école algérienne : de 1995/1996 à 2010/2011 [bilan] :       <br />
              <br />
       L’enseignement de &quot;tamazight/berbère&quot;, contrairement au discours officiel [amplifié et diffusé par les représentants des institutions étatiques], ne requiert aucune attention particulière de la part du Ministère [algérien] de l'Education Nationale. Aucun effort de la part du gouvernement pour rattraper le retard accumulé depuis son lancement en 1995/1996. L’introduction de &quot;tamazight/berbère&quot; dans le système éducatif algérien est caractérisée par une succession de bricolages et d’échecs (Nabti et Tigziri 2000 ; Laceb 2002 ; Bilek-Benlamara 2004 ; …) avoués [mais non assumés] par les institutions étatiques [HCA et CNPLET ] chargées de les &quot;promouvoir&quot;.       <br />
              <br />
       Plusieurs chercheurs (et/ou membres du couple HCA/CNPLET) ont évalué &quot;l’introduction de tamazight/berbère dans le système éducatif algérien&quot; en s’intéressant à l’évolution des effectifs d’apprenants et leur répartition régionale, aux différents &quot;profils&quot; des enseignants de cette matière, aux différentes directives (circulaires du Ministère de l’Education nationale) accompagnant cet enseignement, aux programmes et aux différents manuels de &quot;tamazight/berbère&quot; (cf. Kahlouche 2000 et 2003 ; Nabti et Tigziri 2000 ; Laceb 2002 et 2004 ; Bilek-Benlamara 2004 ; Ait-Mimoune 2010 ; …). Le Haut Commissariat à l’Amazighité organise régulièrement des Colloques, des Journées d’Etudes et des stages portant sur la même thématique (cf. HCA 2008 ; HCA 2009 ; …). Et tout le monde s’accorde à dire que l’introduction de &quot;tamazight/berbère&quot; dans le système éducatif algérien est en recul.       <br />
              <br />
       Tableau n° 01 : Nombre* et pourcentage*** d’élèves qui suivent les cours de berbère [kabyle et autres] par rapport au nombre** d’élèves scolarisés par année de 1995/1996 à 2010/2011. <span style="font-style:italic"><b>(Voir le tableau dans le document joint en pdf)</b></span>        <br />
              <br />
       Tableau n° 02 : Pourcentage* d’élèves qui suivent les cours de berbère [E.S.C.B.] et le pourcentage** de ceux qui n’ont pas le berbère dans leurs programmes [E.N.S.P.C.B.] par année de 1995/1996 à 2010/2011.<span style="font-style:italic"><b>(Voir le tableau dans le document joint en pdf)</b></span>        <br />
              <br />
       L’enseignement de &quot;tamazight&quot; à l’échelle nationale, et après seize ans de son introduction, n’a jamais touché plus de 03% d’élèves scolarisés (cf. le graphique n°01, les tableaux n°01 et n°02). Il n’arrive pas [plus] à &quot;décoller&quot;.        <br />
              <br />
       Tableau n° 03 : Evolution des effectifs d’apprenants qui suivent les cours de berbère [kabyle et autres] par wilaya [département] et par année de 1995/1996 à 2010/2011.<span style="font-style:italic"><b>(Voir le tableau dans le document joint en pdf)</b></span>        <br />
              <br />
              <br />
       Même si les chiffres avancés par le Ministère de l’Education Nationale, depuis 1995/1996, montrent une &quot;augmentation&quot; du nombre des apprenants qui suivent les cours de &quot;tamazight/berbère&quot; (cf. figure 02), il est à relever que toutes les régions n’enregistrent pas de progression de leurs effectifs de la même manière. Le nombre des wilayas où &quot;la langue tamazight&quot; est enseignée est passé de seize [16] au début [1995/1996] à dix [10], en 2010/2011 (cf. tableau n° 03 et les cartes n° 01 et 02). A l’exception des wilayas de Kabylie (cf. tableau n° 03) et celle de Batna, ailleurs, le nombre des apprenants qui suivent des cours de &quot;tamazight&quot; a stagné.       <br />
              <br />
       <b>Conclusion </b>       <br />
              <br />
       Comme nous l’avons vu, l’enseignement de &quot;tamazight/berbère&quot; ne requiert aucune attention particulière de la part du gouvernement algérien. Aucun effort et aucune mesure n’est à attendre de leur part pour rattraper le retard accumulé depuis son lancement en 1995/1996 et le recul du nombre des wilayas où &quot;la langue tamazight&quot; est enseignée. S’agit-il de l’échec d’un programme ou, tout simplement, d’un &quot;échec programmé&quot; de &quot;l’introduction de tamazight/berbère dans le système éducatif algérien&quot; ?       <br />
              <br />
       Seïdh Chalah (2011)        <br />
              <br />
       SIWEL 231115 DEC 13       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"><b>Voir l'article dans son intégralité en PDF</b></span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.wmaker.net/siwel/Par-Seidh-Chalah-L-enseignement-de-la-langue-Tamazight-Berbere-en-Algerie-de-1995-a-2011_a5756.html</link>
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   <title>Journées pour Tamazights sur Berbère TV : Le ministre du GPK, Nafa Kireche face à Hacène Hireche</title>
   <pubDate>Sun, 15 Dec 2013 15:12:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Kabylie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   PARIS (SIWEL) — C'est dans une salle pleine (des chaises ont du être rajoutées) que se sont déroulés les débats sur Tamazight, le 14/12/2013 sur le plateau de BRVT.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/6140325-9171104.jpg?v=1387116974" alt="Journées pour Tamazights sur Berbère TV : Le ministre du GPK, Nafa Kireche face à Hacène Hireche" title="Journées pour Tamazights sur Berbère TV : Le ministre du GPK, Nafa Kireche face à Hacène Hireche" />
     </div>
     <div>
      Le fait marquant de cette journée est l'intervention musclée et remarquée de Nafa Kirèche, ministre des relations avec la France du GPK, qui n'a pas hésité à qualifier &quot;d'enfumage&quot; les démarches consistant à faire de Tamazight une langue officielle en Algérie, sans aucune volonté politique de la développer.       <br />
              <br />
       Kirèche a reproché aux instigateurs de la fameuse pétition pour Tamazight leur &quot;indignité&quot; de &quot;continuer à quémander à un pouvoir qui nous rejette l'autorisation d'être ce que nous sommes&quot;.       <br />
              <br />
       Il a notamment ciblé Hacène Hirèche, présent dans la salle, affirmant &quot;qu'il s'était mis à genoux devant Bouteflika&quot;.       <br />
              <br />
       ol,       <br />
       SIWEL 151512 DEC 13
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Amizour (Vgayet) : Le président du MAK poursuit sa campagne d'explication du projet autonomiste kabyle</title>
   <pubDate>Mon, 01 Apr 2013 23:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Kabylie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   AMIZOUR (SIWEL) — Hier soir, le président du MAK a animé sa troisième conférence consécutive dans la région Amizour. Invité par la section locale, Bouaziz Ait Chebib, accompagné de Farid Djennadi, s’est déplacé au village de Tissa, commune de Smaoun, pour vulgariser le projet du mouvement autonomiste et répond à une multitude de questions posées par une assistance curieuse et intéressée.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5375969-8020843.jpg?v=1364894866" alt="Amizour (Vgayet) : Le président du MAK poursuit sa campagne d'explication du projet autonomiste kabyle" title="Amizour (Vgayet) : Le président du MAK poursuit sa campagne d'explication du projet autonomiste kabyle" />
     </div>
     <div>
      Après une minute de silence accompagnée de l’hymne national kabyle, à la mémoire des martyrs de la Kabylie et de la démocratie,  le président du MAK a entamé sa communication face à une assistance nombreuse. Il a entamé son allocution par un message de fraternité envers tous les kabyles: «  ne nous trompons pas d’ennemi. Nous pouvons diverger entre kabyles mais ne perdons pas de vue l’intérêt suprême de la Kabylie qui est celui de la soustraire aux griffes du pouvoir assassin ». Le MAK, dira-t-il, « ne cultive aucune forme d’animosité  vis-à-vis du RCD ou du FFS dont les bases militantes sont potentiellement autonomistes. Même si nous ne partageons pas la même vision stratégique concernant la Kabylie,  nous éprouvons à leur égard du respect et de la fraternité. » a-t-il précisé. Il a ensuite détaillé le projet du MAK sur les plans politique, éducatif, sécuritaire et économique. Après un long exposé, Bouaziz Ait Chebib a répondu aux questions du public concernant des sujets d’actualité.       <br />
              <br />
       Sur l'auto-détermination, il répondra:       <br />
       «Il n’y a rien de plus démocratique comme démarche que l’autodétermination. Le MAK ne veut rien imposer au peuple kabyle. Son combat consiste à lui arracher le droit de choisir librement sans aucune contrainte le statut politique qui lui sied et qu'il souhaite. Le peuple kabyle pourra exprimer son choix en toute liberté à travers un référendum»       <br />
              <br />
       Sur la communauté internationale, il dira:       <br />
       «La communauté internationale doit cesser  de violer le droit à l’autodétermination des peuples spoliés en soutenant des régimes totalitaires à disposer, comme bon leur semble, de leur peuple. L’ONU se conduit en syndicat des Etats établis au détriment des nations opprimées.  Cette attitude ne fait que compromettre l’avènement d’un monde libre, tout en maintenant des dictatures sans nom qui n'hésitent pas à commettre des massacres en toute &quot;légalité&quot;, ce qui n'est absolument pas normal, ni éthique. La communauté internationale ne peut se positionner en donneuse de leçons quant elle cautionne des régimes criminels».       <br />
              <br />
       Sur l’officialisation de Tamazigh, il répondra:       <br />
       «Après l'arnaque du HCA et le pseudo statut de langue nationale, dont on ne voit que trop bien les effets pervers notamment par l'interdiction faite aux députés de Kabylie de s'exprimer en tamazight la &quot;langue nationale&quot;, cette officialisation sera tout simplement un leurre de trop visant à  vider tamazight de tout sens tout en faisant diversion face à la volonté du peuple kabyle de s’émanciper d'un régime arabiste et profondément anti-kabyle. L'officialisation n’a rien d’une solution, elle sera juste un cadeau empoisonné qui placera ce que nous avons de plus cher sous l'autorité d'un Etat arabo-islamiste qui multiplie les fléaux en kabylie pour l'asservir définitivement. Par ailleurs, l’exemple du Maroc est plus qu’édifiant en la matière, et pour cause, car aucun &quot;statut&quot; consenti par un régime raciste ne vaut un Etat issu d'un combat qui place &quot;Taqvaylit&quot;, dans tous les sens du terme, au dessus de tout. Vivement la Kabylie libre.  ».       <br />
              <br />
       Sur les négociation avec le pouvoir, il répondra:       <br />
       «A travers l’action diplomatique de l’Anavad, nous recherchons l'internationalisation du drame vécut pas la kabylie depuis l'avènement d'une indépendance qu'elle a très chèrement payée ainsi que la reconnaissance internationale du droit du peuple kabyle à son autodétermination. Il est vrai que tout conflit politique finit par se régler sur la table des négociations. Cependant, toute négociation avec ce régime infâme, indigne de confiance, se fera sous l’égide de l’ONU. D'autre part, quand le moment sera venu, nous ferons appel à toutes les compétences kabyles pour défendre de la meilleure manière qui soit, les intérêts moraux et matériels de la Kabylie».       <br />
              <br />
       Sur ses propres conviction religieuse, le président du MAK répondra:       <br />
       «Conformément au principe de JMAA LIMAN (au nom de toute les croyances), je respecte évidemment toute les croyances religieuses, à condition qu'elle consacre la liberté de culte et de conscience, conformément à la culture kabyle et plus généralement amazighe qui distingue entre la gestion de la cité et de la société et le religieux. La foi religieuse relève de la sphère privée. De ce fait, je n'ai pas à révéler en public mes convictions religieuses. Je me définirai tout simplement comme un kabyle laïque qui respecte toutes les religions sans aucune distinction, à condition, encore une fois qu'elles n'empiètent pas sur les libertés des uns et des autres».       <br />
               <br />
        Sur le festival du film Amazigh, il répondra:       <br />
       «Le pouvoir poursuit son entreprise d’humiliation des amazighs en général et de la Kabylie en particulier. Ce festival, transformé en farce de mauvais goût, a eu le culot d'attribuer le premier prix du festival &quot;d'expression amazigh&quot; à un film &quot;MUET&quot; et le prix jeune talent à un homme de &quot;56 an&quot;s, c'est du flagrant délit de mépris. Comment peut-on qualifier des abominations pareilles ? Les participants à cette mascarade auraient du avoir une attitude digne en se retirant de ce carnaval en signe de dénonciation de l’exclusion de nos frères amazighs du Maroc et de la Libye. Le pouvoir a décidé à la place des kabyles qui sont leurs frères. Cette humiliation de trop ne se serait jamais produite dans une Kabylie libre».       <br />
              <br />
       Sur les kabyles du régime, il répondra:       <br />
       «Toufik, Touati, Ouyahia, khalida, ould ali … n’ont rien de kabyles dès lors que la Kabylie les a renié publiquement et dignement. Ils ne représente même pas leurs personnes étant donné qu’ils s’efforcent sans relâche à s’auto-humilier pour se faire accepter par un régime qu’ils auraient du combattre s’ils avaient un iota de dignité. Le peuple kabyle les a bannis à vie.       <br />
              <br />
       Enfin, en réponse à ceux qui disent : nekni s leqvayle diri-yagh, il dira :       <br />
       «Aucune nation ne s’est réalisée sur ses faiblesses. Apprenons à valoriser et à développer nos forces qui sont par ailleurs vantées par d’imminents savants universels comme : Ernest Renan, Emile Durkheim, Karl Marx, Pierre Bourdieu … bannissons le fatalisme et construisons ensemble, dans l’union, un avenir de liberté. Notre sort dépend de nous. Ou nous prenons notre destin en main ou nous continuerons à subir un autre destin imposé jusqu’à notre totale disparition».       <br />
              <br />
       cbd,       <br />
       SIWEL 012337 AVR13       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Les Amazighs libyens réclament l'officialisation de la langue tamazight</title>
   <pubDate>Sat, 03 Sep 2011 19:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   TRIPOLI (SIWEL) — Après que le CNT ait prévu dans son projet de constitution provisoire un article instituant la seule langue arabe comme langue officielle de la nouvelle Libye, les habitants amazighs des montagnes du Néfousa réclament l'officialisation de la langue tamazight.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/3241190-4640958.jpg?v=1315076561" alt="Les Amazighs libyens réclament l'officialisation de la langue tamazight" title="Les Amazighs libyens réclament l'officialisation de la langue tamazight" />
     </div>
     <div>
      Réunis dans la ville de Yefren, un des hauts-lieux de la rébellion dans la région du Néfousa, des membres de la société civile de la région ont rédigé un texte exigeant le statut de langue officielle pour leur langue. La langue tamazight est parlée par 5 à 10% de la population libyenne.       <br />
              <br />
       Les rebelles de l’Ouest étaient constitués pour grand nombre de combattants amazighs. Ils ont conquis Tripoli et permis la chute du régime de Kadhafi.       <br />
              <br />
       Pour l'heure, le CNT ne semble pas souhaiter faire de leur langue, (déjà persécutée sous le régime kadhafiste) une langue officielle.       <br />
              <br />
       cc       <br />
       SIWEL 031948 SEPT11
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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   </description>
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