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  <title>SIWEL | Agence kabyle d'information</title>
  <description><![CDATA[Siwel : Agence kabyle d'information]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Le bilan du MAK selon son président: "Après 14 ans d’existence, le MAK a réconcilié la Kabylie avec  elle-même".</title>
   <pubDate>Thu, 04 Jun 2015 12:22:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Kabylie]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   KABYLIE (SIWEL) — Le président du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK), Mas Bouaziz Ait-Chebib, a fait un bilan global du Mouvement depuis sa création à ce jour, affirmant d'emblée, et à juste titre, que le bilan du MAK est globalement positif. Il nous expose ici la genèse du Mouvement et les différentes étapes par lesquels il est passé jusqu'à la lutte pour l'autodétermination et la constitution d'un Etat kabyle.  Nous publions ci-après le bilan global que Mas Bouaziz Ait-Chebib fait des 14 années d'existence du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7869123-12215836.jpg?v=1433415786" alt="Le bilan du MAK selon son président: "Après 14 ans d’existence, le MAK a réconcilié la Kabylie avec  elle-même"." title="Le bilan du MAK selon son président: "Après 14 ans d’existence, le MAK a réconcilié la Kabylie avec  elle-même"." />
     </div>
     <div>
      Au départ, la Kabylie avait considéré que tous les peuples amazighs devaient mener une lutte pan berbère, commune et globale, pour se libérer du colonialisme arabo-islamique avant de se rendre compte que les peuples amazighs d’Algérie et de Tamazgha étaient finalement dans une impasse historique en raison de cette vision erronée qui consistait à rechercher la reconnaissance officielle de la part d’entités étatiques néocoloniales qui partageaient toutes le même projet concernant l’identité amazighe : la programmation pure et simple de son extinction par une substitution linguistique et identitaire forcée et menée au pas de course.       <br />
               <br />
       D'autre part, en raison de la diversité des territoires occupés par les amazighs qui ont induit des organisations sociales, des modes de pensée, des parcours et des rapports avec les Etats centraux différents, tous les peuples amazighs n’avaient pas la même vision du combat qu’il fallait mener. Et en Kabylie, absorbés et passionnés par cette lutte identitaire que nous menions, nous avons mis un temps fou à comprendre que les peuples amazighs pouvaient être différents, voire très différents et que nous devions construire une unité et une solidarité basées sur le respect de nos différences, une unité dans la pleine acceptation de nos diversités  et non dans une uniformisation artificielle, d'avance vouée à l'échec.        <br />
               <br />
       En dehors des Touaregs sub-sahariens qui n’ont jamais accepté les Etats-nations dans lesquels ils ont été emprisonnés, et qui ont vécu dans leur chair la programmation de leur extinction, les peuples amazighs n’avaient pas réalisé la gravité de leur situation au lendemain des indépendances. Et la plupart d’entre eux, à commencer par nous (les kabyles), se sont embourbés dans des luttes démocratiques  à l'échelle nationale, contre-productives, dans lesquelles non seulement nous n’avancions pas dans notre amazighité mais que nous reculions à pas de géants en nous arabisant dramatiquement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7869123-12216005.jpg?v=1433416004" alt="Le bilan du MAK selon son président: "Après 14 ans d’existence, le MAK a réconcilié la Kabylie avec  elle-même"." title="Le bilan du MAK selon son président: "Après 14 ans d’existence, le MAK a réconcilié la Kabylie avec  elle-même"." />
     </div>
     <div>
      De 1963 à 2001, bien que le cheminement ait été nécessaire à cette prise de conscience, nous n'avons pas cessé de nous épuiser à vouloir démocratiser l'Algérie et nous nous sommes longtemps fourvoyés. En 2001, c’est la fondation-même du MAK qui a été une véritable révolution. En effet, avec le printemps noir de Kabylie, nous avions brutalement compris que mener un combat identitaire global en Algérie relevait du suicide. La création du MAK a redéfini le combat identitaire porté par la Kabylie pour le sortir de la chimère algérianiste et nous avons enfin compris que cet algérianisme est le cercueil de la Kabylie .        <br />
              <br />
       Aujourd’hui, comme la Kabylie après 1963, 1980 et 2001, et après une énième agression raciste, les mozabites comprennent eux aussi que depuis l’indépendance, c’est leur disparition et non pas leur intégration qui est au programme de l’Algérie officielle. Et c’est le plus naturellement du monde que les mozabites n’ont trouvé de soutien, structuré et pleinement assumé, nulle part ailleurs qu’en Kabylie. Et si le MAK n’avait pas ouvert la voie et n’avait pas persisté dans sa démarche malgré les insultes, la diabolisation, l’intimidation et la répression, les mozabites n’auraient trouvé aucun autre soutien en Algérie, même pas chez les partis dits &quot;d’essence berbère&quot; car aucun d'entres eux n’est monté au créneau pour dénoncer le racisme primaire de l’Etat algérien.       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7869123-12216064.jpg?v=1433416616" alt="Le bilan du MAK selon son président: "Après 14 ans d’existence, le MAK a réconcilié la Kabylie avec  elle-même"." title="Le bilan du MAK selon son président: "Après 14 ans d’existence, le MAK a réconcilié la Kabylie avec  elle-même"." />
     </div>
     <div>
      D’autre part, en dehors de l’Algérie, après des débuts difficiles en raison des incompréhensions liées au combat tourné vers l’affranchissement de la Kabylie, le MAK a introduit et redéfini la dialectique du combat identitaire qu’il partage de plus en plus avec les autres peuples amazighs dans tout le Nord de l’Afrique. Les bouleversements géopolitiques qui attendent les territoires amazighs apporteront une reconfiguration de la région qui permettra l’émancipation des peuples amazighs vis-à-vis des Etats arabo-islamiques, et ce en dépit du discours sclérosé de certains acteurs des scènes publiques, collant parfaitement aux fameuses constantes dites nationales (basées sur la négation de notre existence) et  artificiellement entretenues par les lobbys financiers et idéologiques du Moyen-Orient, notamment à travers les Etats nord-africains auxquels s'identifient ces acteurs.       <br />
               <br />
       Nous avons la certitude que la dynamique engagée par notre Mouvement est la clé de l’avenir, non seulement pour la Kabylie et les peuples d’Algérie mais aussi pour les autres peuples Amazighs d’Afrique du Nord. Il ne reste qu’à faire sauter les derniers verrous psychologiques de l’aliénation dont quasiment plus personne n’est dupe.        <br />
              <br />
       Evidemment, ceux qui ont le plus de mal à franchir le pas sont ceux qui tirent des dividendes de la politique participationniste avec les Etats illégitimes d’Algérie, du Maroc, de Libye, du Mali et du Niger. La Kabylie a porté la lutte contre le colonialisme français à bout de bras. Après 1962, la Kabylie a porté contre vent et marré le combat de la démocratie, de la justice, de l’égalité pour tous. L’Etat lui a préféré l’arabo-islamisme, négateur et liberticide. Aujourd’hui, la Kabylie porte encore une fois la seule voie de salut pour la paix, le bonheur et la sérénité. Les régimes algériens qui se succèdent depuis 1962 se trompent lourdement s’ils pensent pouvoir louvoyer encore longtemps car leur colonialisme est devenu une évidence.       <br />
              <br />
       Le MAK est présent sur la totalité du territoire kabyle. Grâce à l'engagement de ses militants, il est arrivé à s'implanter partout en Kabylie sans moyens, sans support médiatique, et mieux encore en dépit de son interdiction, des campagnes hystériques de diabolisation et du black-out médiatique. Cette adhésion populaire, le MAK l’a gagné de haute lutte contre une multitude de forces hostiles, bien organisées et pourvue de moyens colossaux, mais comme on ne cesse de le répéter, « win iteddun ɣef  tidet yessawad ». Nous sommes plus que jamais convaincus de notre victoire prochaine. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7869123-12216101.jpg?v=1433420554" alt="Le bilan du MAK selon son président: "Après 14 ans d’existence, le MAK a réconcilié la Kabylie avec  elle-même"." title="Le bilan du MAK selon son président: "Après 14 ans d’existence, le MAK a réconcilié la Kabylie avec  elle-même"." />
     </div>
     <div>
      Aujourd’hui, le MAK ,qui est le seul mouvement à être diabolisé et réprimée, est la seule et unique organisation politique qui réussit 3 grandes marches simultanées pour le 20 avril….nous défions quiconque d’en faire autant, en dehors de venir se greffer à nos appels bien entendu. Le MAK a démontré sa force à travers une présence permanente sur le terrain, comme en témoigne les dizaines de marches, de rassemblement, de conférence qu'il organise chaque année.        <br />
              <br />
       De l'avis de tous, y compris de nos plus acharnés adversaires, aucune organisation ne mobilise comme le MAK. C'est le MAK qui a réhabilité Yennayer en l'imposant, de fait,  comme un  jour férié et en l’érigeant comme journée d'action à travers des marches populaires. Nous avons réussi tout cela grâce à la force conviction de nos militants. Nous n’avons que faire des locaux et des subventions d’un Etat raciste qui programme notre disparition. Nous avons la plus grande des richesses: la confiance du peuple kabyle. La clarté et la franchise du discours du MAK est en phase avec les aspirations réelles du peuple kabyle.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7869123-12216102.jpg?v=1433417158" alt="Le bilan du MAK selon son président: "Après 14 ans d’existence, le MAK a réconcilié la Kabylie avec  elle-même"." title="Le bilan du MAK selon son président: "Après 14 ans d’existence, le MAK a réconcilié la Kabylie avec  elle-même"." />
     </div>
     <div>
      Le MAK dit tout haut ce que les kabyles pensent tout bas. Le MAK a un discours de vérité qui ne trompe pas. Nous ne sommes pas embourbés dans des considérations politiciennes de compositions électorales et au fond d'eux-mêmes, même nos kabyles algérianistes savent que nous sommes dans le vrai. Il ne leur reste qu'un pas à franchir pour rejoindre la seule lutte qui vaille la peine d'être menée: Celle de l'affranchissement de la Kabylie de cette tutelle mortelle qu'est l'Etat algérien. La mobilisation de la Kabylie le  20 avril 2015 a été exceptionnelle et a confirmé l’adhésion du peuple kabyle à la démarche libératrice du MAK qui s’impose de fait, et aux yeux de tous, comme la force politique kabyle qui défend les intérêts moraux et matériels de la Kabylie.        <br />
              <br />
       Grace au MAK, le peuple kabyle va aujourd'hui dans le sens de sa vraie libération. La Kabylie s’est enfin dotée d'un drapeau officiel dont les couleurs et la symbolique la représente réellement et ne la rattache pas de force, contre sa volonté, au monde arabe. L’accueil réservé à l’Annay Aqvayli (drapeau kabyle) a dépassé toutes les attentes. C’est un plébiscite de l’emblème national kabyle auquel le monde a assisté. Le drapeau kabyle est magistralement consacré par son peuple.        <br />
              <br />
       La Kabylie s'est dotée d'un hymne qui parle enfin d'elle dans sa langue et dans lequel elle ne peut que se reconnaitre, contrairement à l'hymne algérien crée et imposé pour nous dissoudre dans ce monde arabe. La Kabylie s'est dotée d'une carte d’identité kabyle qui représente le citoyen kabyle dans sa langue et dans son identité réelle et non pas pour faire du citoyen kabyle un eternel &quot;conquis&quot;.        <br />
              <br />
       La Kabylie s'est dotée d’un Gouvernement Provisoire Kabyle (l’Anavad) qui porte la voix du peuple kabyle sur le plan international et qui défend le pays kabyle et non une petite province d'un vaste et chimérique monde arabe où la Kabylie est ballotée de ligue du monde arabe à la ligue du monde islamique! Non la Kabylie est un pays, une nation et un peuple qui a sa propre culture, sa propre civilisation et sa propre histoire qui plonge ses racines dans des millénaires d'existence sur le continent africain, dans cette vaste Tamazgha mainte fois conquise mais jamais soumise. Sur le plan diplomatique, le MAK a effectivement doté la Kabylie de son premier gouvernement dans son histoire. Cet avènement constitue le premier jalon dans l’édification de l’Etat kabyle, unique voie de salut pour la Kabylie et son peuple.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7869123-12216138.jpg?v=1433417447" alt="Le bilan du MAK selon son président: "Après 14 ans d’existence, le MAK a réconcilié la Kabylie avec  elle-même"." title="Le bilan du MAK selon son président: "Après 14 ans d’existence, le MAK a réconcilié la Kabylie avec  elle-même"." />
     </div>
     <div>
      L’Anavad n’est pas un gouvernement d'apparat et de pouvoir, c’est  un gouvernement de combat pour imposer l’existence du peuple kabyle en dépit des hostilités et en dépit des intérêts géostratégiques des prédateurs internationaux. Sa vocation est d’internationaliser la question kabyle afin d’arracher la reconnaissance du droit du peuple kabyle à disposer de lui-même, conformément aux principes internationaux de l'ONU qui se doit de respecter ses propres principes. C'est pour être en phase avec cette évolution historique du combat de la Kabylie que le deuxième congrès du MAK a adopté l’autodétermination comme objectif stratégique et donner ainsi au peuple kabyle la possibilité de choisir librement son avenir et son destin.        <br />
              <br />
       En vrai, nous n’avons rien inventé car historiquement le peuple kabyle a toujours vécu sur le mode de l’autodétermination. La Kabylie n’a jamais été dépendante d’un pouvoir central. La Kabylie a perdu sa souveraineté avec le colonialisme français et c’est lui qui le premier a entrepris en  de démolir la cohésion et l’organisation sociale de la Kabylie pour se prémunir des rébellions et des soulèvements, en particulier après 1871. Avant ça, aucune autorité étrangère n’avait jamais empiété sur l’organisation socio-politique de la Kabylie qui est une organisation horizontale et non pyramidale. L’Etat raciste algérien a pris le relais du colonialisme français.        <br />
              <br />
       Contrairement à la propagande négationniste qui voudrait priver le peuple kabyle d’avoir voix au chapitre, le MAK ne fait que se conformer à la tradition de la collégialité dans les prises de décision importantes pour la société d’où l’option du cadre référendaire d’autodétermination sous garantie internationale...étant donné la nature du régime algérien fraudeur et falsificateur de tous les accords politiques qu’il a eu à conclure aussi bien avec l’opposition en Algérie qu’en dehors des frontières qu’il a hérité de la France, comme en témoigne les divers accords entre les Touaregs et les régimes fantoches du Mali.          <br />
                <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7869123-12216158.jpg?v=1433417559" alt="Le bilan du MAK selon son président: "Après 14 ans d’existence, le MAK a réconcilié la Kabylie avec  elle-même"." title="Le bilan du MAK selon son président: "Après 14 ans d’existence, le MAK a réconcilié la Kabylie avec  elle-même"." />
     </div>
     <div>
      Je tiens à saluer l’action du GPK qui a su faire connaître la Kabylie, ses valeurs ancestrales, d’obédience universelle, et ses aspirations de liberté dans le monde. A cet effet, j’exprime ma fierté personnelle et celle du MAK de voir la fondation internationale « GUSI » attribuer le prix de la paix pour l’année 2013 au président de l’Anavad, Ferhat Mehenni. Un prix bien mérité au vu de son parcours et surtout de sa détermination à défendre le droit du peuple kabyle à vivre en paix dans le monde.       <br />
              <br />
       Ce n'est pas sans fierté que nous notons que notre  projet a dépassé les limites de la Kabylie pour être partagé par d’autres peuples amazighs qui aspirent eux aussi maintenant à prendre en main leurs destins respectif, à l’instar des rifains, des amazighs de Libye et du Mzab. Quant aux Touaregs de l’Azawad, qui sont depuis plus de 50 ans en lutte pour leur existence, ils ont pu compter, de notre part, sur un soutien qui ne souffre aucune ambiguïté. L’Histoire nous a donné raison car, après avoir été condamné par les prétendus pan-berbéristes qui n'ont cessé de nous critiquer, voire de nous condamner, il s’est avéré que le MAK est la seule organisation politique qui apporte son soutien de façon concrète et indéfectible aux peuples amazighs victimes du néocolonialisme des régimes nord africains et sub-sahariens.       <br />
              <br />
       Sur un plan de politique plus générale, le MAK est incontestablement à l’avant-garde des causes justes et universelles, comme celle des libertés de culte et de consciences. Son soutien et son engagement en faveur des non jeûneur témoigne de sa fidélité, réelle et concrète, aux principes universels des droits humains. Le rassemblement historique du 03 août 2013 prouve une fois de plus le courage du MAK à briser les tabous et à faire reculer la peur devant l’inquisition organisée par le pouvoir algérien en collaboration avec les salafistes, pendant que tous ceux qui se positionnent en donneurs de leçons se murent dans un silence qu'ils ne savent briser que pour venir nous condamner.        <br />
              <br />
       Loin de faire dans l’autosatisfaction, je ne voudrais pas donner cette impression mais, compte tenu des conditions dans lesquelles le MAK évolue, il faut reconnaître que notre bilan est résolument positif, même si ce bilan ne sera à la hauteur de nos attentes que le jour où le peuple kabyle aura arraché son droit à l'autodétermination et aura accédé à son propre Etat. C’est ce qui nous motive et nous oblige à redoubler d’efforts face au racisme et au totalitarisme de l’Etat algérien, il y a nécessité de sortir du huit clos algérien pour porter la question kabyle au niveau international.        <br />
              <br />
       Car si l'autonomie que nous prônions dans un premier temps a permis la ré-émergence du nationalisme kabyle, elle est néanmoins considérée comme une affaire interne aux Etats. Par conséquent, la revendication d’autonomie ne relève pas du droit international. La seule manière d’impliquer les instances et la communauté internationales c’est de se conformer aux textes des Nations unies, et par la même occasion confronter ces mêmes instances à ses propres lois. L’autodétermination est la colonne vertébrale des traités, des conventions et des chartes de l’ONU relatifs aux droits des peuples.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7869123-12216219.jpg?v=1433418774" alt="Le bilan du MAK selon son président: "Après 14 ans d’existence, le MAK a réconcilié la Kabylie avec  elle-même"." title="Le bilan du MAK selon son président: "Après 14 ans d’existence, le MAK a réconcilié la Kabylie avec  elle-même"." />
     </div>
     <div>
      L’autodétermination à un autre avantage par rapport à la situation kabyle, que ce soit au sein du MAK ou dans la mouvance kabyliste de manière plus générale, elle a l'avantage, non négligeable de n'exclure ni l’autonomie ni  l’indépendance qui restent des options parmi d’autres. Ces deux options, majoritaires chez les militants kabyles, se complètent et convergent toutes les deux vers l’avènement d’un Etat Kabyle. Alors, au lieu qu’il y ait confrontation entre les deux visions, il était vital de les rassembler autour d’un objectif commun à savoir l’autodétermination de la Kabylie. Et au final c’est le peuple kabyle qui décidera par lui-même, et par voie référendaire, du mode de gouvernance qui lui convient le mieux. Il ne peut y avoir plus démocratique et plus respectueux de la volonté du peuple kabyle, avec en prime la garantie du droit international, du moins dans ses principes juridiques.        <br />
              <br />
       Avec cette démarche, nous somme dans le libre choix, la démocratie et le droit international. Une voie royale...les partisans de l'indépendance, de l’autonomie ou du statut particulier ne peuvent que se retrouver dans la lutte pour l'autodétermination de la Kabylie défendue par le MAK. Personne ne peut dire que nous imposons quoi que ce soit puisque la décision finale, et souveraine, reviendra au peuple kabyle tout entier.        <br />
              <br />
       Alors, étant donné que la Kabylie a besoin de tous ses enfants et qu'elle réclame leur rassemblement , il est temps d'être à la hauteur de ce que nous prônons. L’heure est  au dialogue et à la concertation de tous les acteurs politiques kabyles qui luttent réellement et sincèrement et qui assument publiquement leur volonté de bâtir une Kabylie libre et unie.        <br />
              <br />
       Œuvrons, toutes et tous, ensemble,  pour l'avènement  d’un Etat kabyle démocratique, social et laïque et que le choix final de la forme que prendra cet Etat Kabyle soit laissé au peuple kabyle. C’est ça la démocratie, le libre choix et le respect de la volonté du peuple kabyle: c'est lui donner le choix et la parole pour l'exprimer.       <br />
               <br />
              <br />
       <b>Bouaziz Ait Chebib, Président du MAK</b>       <br />
              <br />
       SIWEL 041222 JUIN 15       <br />
       	       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Concert des peuples sans Etats / Vendredi 20 Février à 19h</title>
   <pubDate>Tue, 17 Feb 2015 17:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   PARIS (SIWEL) — Dans le cadre de la « SEMAINE ANTICOLONIALE », deux peuples Amazighs, les peuples Rifain et Kabyle, participent au Concert des Peuples sans Etats, le vendredi 20 Février à 19h. Le concert aura lieu à l' Espace Jean Dame , au 17 rue Léopold Bellan Paris 2è, (M° Sentier). Les Kabyles et les Rifains de la diaspora y sont cordialement invités.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7477679-11526270.jpg?v=1424189761" alt="Concert des peuples sans Etats / Vendredi 20 Février à 19h" title="Concert des peuples sans Etats / Vendredi 20 Février à 19h" />
     </div>
     <div>
                <br />
              <br />
       Dans le cadre de la 10e édition de la « SEMAINE ANTICOLONIALE », plusieurs événements se déroulent en Mairie du 2e et à l’espace Jean Dame. Le vendredi 20 Février à 19h, la Kabylie et le Rif participeront au Concert des peuples sans Etats, à l'Espace Jean Dame , au 17 rue Léopold Bellan Paris 2è, (M° Sentier).  Parmi les peuples sans Etats qui participent à ce concert, il y aura les Peuples TAMOUL (Tamil Nadu et Sri Lanka), KANAK (Nouvelle Calédonie), KURDE ( Kurdistan), KABYLE (Kabylie) et RIFAIN (Rif).  Les artistes qui représenteront la Kabylie et le Rif sont : Mourad SOUMAM pour la Kabylie et Najib AMAZIGH pour le Rif.       <br />
              <br />
       Les Kabyles, les Rifains et l'ensemble des Amazighs de la Diaspora sont attendus au Concert des peuples sans Etats.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune"><b>NB</b> </span>: Pour voir l'ensemble du programme de la semaine anticoloniale cliquer<a class="link" href="http://www.mairie02.paris.fr/mairie02/jsp/site/Portal.jsp?document_id=16206&amp;portlet_id=1201"> ici</a>       <br />
              <br />
       zp,       <br />
       SIWEL 171714 FEV 15       <br />
              <br />
       Ci-après l'affiche des deux artistes kabyle et Rifain, Mourad SOUMAM et Najib AMAZIGH, qui représenteront leur peuple respectif
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/7477679-11526453.jpg?v=1424191044" alt="Concert des peuples sans Etats / Vendredi 20 Février à 19h" title="Concert des peuples sans Etats / Vendredi 20 Février à 19h" />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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   ]]>
   </description>
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   <title>Le 4 août 1984, Thomas SANKARA, en rupture avec  le passé colonial,  proclamait  la "Révolution Démocratique et Populaire" </title>
   <pubDate>Fri, 01 Aug 2014 17:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   OUAGADOUGOU (SIWEL) — Il y a trente ans, le 4 août 1984, Thomas Sankara renommait l'ancienne Haute-Volta en Burkina-Faso, le "Pays des hommes intègres". Un changement de nom officiel et très symbolique, destiné à rompre avec le passé colonial et à concrétiser les objectifs de la révolution sankariste dont l’objectif était « la défense des intérêts du peuple burkinabè, la réalisation de ses profondes aspirations à la liberté, à l’indépendance véritable et au progrès économique et social », c’est-à-dire libérer véritablement le pays.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/6869434-10501091.jpg?v=1406914348" alt="Le 4 août 1984, Thomas SANKARA, en rupture avec  le passé colonial,  proclamait  la "Révolution Démocratique et Populaire" " title="Le 4 août 1984, Thomas SANKARA, en rupture avec  le passé colonial,  proclamait  la "Révolution Démocratique et Populaire" " />
     </div>
     <div>
      C'était il y a trente ans. En vertu d'une ordonnance du 2 août 1984, le capitaine Thomas Sankara, désireux de faire table rase du &quot;passé réactionnaire et néocolonial&quot;, rebaptise la Haute-Volta en République démocratique et populaire du Bourkina Fâso. Le premier mot signifie &quot;homme intègre&quot; en langue mooré et le second &quot;terre natale&quot; en dioula, soit &quot;le pays des hommes intègres&quot;. Ses sept millions d'habitants ne sont plus des Voltaïques mais des Burkinabès.       <br />
              <br />
       Le drapeau de l'ancienne Haute-Volta, composé de trois bandes noire, blanche et rouge, est aussi remplacé. Le nouvel étendard national est désormais composé de deux bandes horizontales rouge et verte, frappées d'une étoile jaune à cinq branches. Le tout représentant respectivement les idéaux de révolution, de travail de la terre, et d'espérance.        <br />
              <br />
       Autre transformation : l'hymne national. La chanson Volta laisse la place au Ditanie, ou &quot;chant de la victoire&quot;. La devise nationale est elle aussi modifiée, passant de &quot;Unité-travail-justice&quot; à &quot;La patrie ou la mort, nous vaincrons&quot;.       <br />
              <br />
              <br />
       Ce changement de nom de l'ancienne colonie française est célébré deux jours plus tard, le 4 août, jour du premier anniversaire de la révolution de Thomas Sankara. Ce jour-là, le Conseil national révolutionnaire (CNR) organise des festivités dans tout le pays en l'honneur du nouveau Bourkina Fâso. Outre les cérémonies officielles, des matchs de football et de boxe, ainsi qu'une course cycliste, sont organisés.       <br />
              <br />
       À Ouagadougou, les festivités sont menées par le capitaine Sankara en personne. Le jeune leader de 36 ans, qui a pris le pouvoir avec un groupe d'officiers un an plus tôt, jubile. Au petit matin du 4 août, après une nuit de fête avec une vingtaine de proches dans son quartier général, il attrape une guitare dont il commence à gratter les cordes. Un de ses ministres et un sergent-chef lui emboîtent le pas. Le petit groupe tire l'assemblée de sa somnolence.        <br />
              <br />
       Parmi les convives, un invité de marque : le président ghanéen John Jerry Rawlings, dont les grandes lunettes sombres ne masquent pas l'étonnement face aux talents cachés de son hôte. Comme l'écrit Mohamed Selhami, alors envoyé spécial de Jeune Afrique, &quot;la révolution n'est pas seulement cette chose qui immobilise l'esprit, elle sait aussi l'égayer, surtout lorsque Thomas Sankara s'en occupe&quot;.       <br />
              <br />
       Muni de son inséparable revolver incrusté d'argent et d'ivoire, le capitaine anti-impérialiste expliquera au journaliste de jeune Afrique avoir changé le nom de son pays &quot;pour mieux appliquer notre conception révolutionnaire&quot;. Selon lui, « il fallait prendre des initiatives audacieuses et radicales, entre autres effacer les traces du colonialisme. À commencer par l'appellation donnée par celui-ci à notre pays. Le nom Haute-Volta ne répondait ni à des critères géographiques ni à des critères sociologiques ou culturels ».       <br />
              <br />
       Trente ans plus tard, le Burkina Faso reste connu dans le monde entier comme le &quot;Pays des hommes intègres&quot;.        <br />
              <br />
       Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara fut assassiné, dans des « circonstances troubles », lors d'un coup d'État organisé par celui qui était considéré comme son frère, l'actuel président, Blaise Compaoré. Mais Sankara est devenu une légende, adulé bien au-delà des frontières de l'ancien berceau de la révolution sankariste. Thomas Sanaka, assassiné pour avoir voulu véritablement décoloniser son pays, est devenu le Che Guevara de l’Afrique !         <br />
              <br />
       Avec jeune Afrique,       <br />
       SIWEL 011753 AOU 14       <br />
              <br />
       <b>Biographie de Thomas Sankara:</b>       <br />
              <br />
       <b>Son parcours :</b>       <br />
              <br />
       Thomas Sankara.(Né le 21 Décembre 1948 à Yako et décédé le 15 Oct 1987 au Burkina Faso).       <br />
              <br />
       Militaire et homme politique panafricaniste et tiers-mondiste burkinabé, il incarna et dirigea la révolution Burkinabé du 4 Août 1983 jusqu'à son assassinat lors du coup d'état de son successeur Blaise Compaoré.        <br />
       Figure incomparable de la politique africaine et mondiale , radicalement insoumis à tous les paternalismes et docilisations pourtant plus sûrs placements en longévité politique post-coloniale, Thomas Sankara a légué aux générations futures la verve et l’énergie de l’espoir, l’emblème de la probité et la conscience historique de l’inaliénabilité de la lutte contre toutes oppressions.       <br />
              <br />
       Né à Yako le 21 Décembre  1948, en pays mossi, il est silmi-mossi, une &quot; sous-classe &quot; méprisée par les féodaux mossi. Son père, Peul, est un tirailleur voltaïque, combattant &quot; volontaire &quot; qui a servi la France sur trois continents. De ses souvenirs d’enfance, il racontait avec humour les jours où son père se retrouvait en prison par sa faute. Comme la fois où, jeune frondeur, il s’était rendu aimable envers un enfant blanc dans l’espoir qu’il lui prête sa bicyclette et l’avait finalement prise sans autorisation pour faire le tour du village.       <br />
              <br />
       <b>Chef militaire et politique</b>       <br />
              <br />
       Quant au mythe, Sankara trouve ses racines au Prytanée militaire du Kadiogo. C’est là que le démon de la politique le saisit, sous l’influence du professeur et mentor Adama Touré, militant communiste. Passionné, animé par ses convictions, le verbe exalté, il devient un orateur populaire. En 1980, alors secrétaire d’Etat à l’Information du gouvernement Saye Zerbo, il démissionne du poste avec fracas au cri de &quot; malheur à ceux qui bâillonnent le peuple ! &quot;       <br />
              <br />
       Zerbo renversé en 1982, le Conseil du Salut du Peuple (CSP), présidé par le médecin-capitaine Jean-Baptiste Ouedraogo, fait de Sankara son Premier ministre. Déjà, aux meetings, il enflamme les foules en scandant &quot;Le néo-colonialisme, à bas ! L’impérialisme, à bas !&quot; L’aile conservatrice du CSP prend peur de la radicalisation de Sankara et de son entourage. Il se retrouve emprisonné et sous la pression populaire il finit par être relâché. Vivant alors dans la défiance, il fomente un putsch avec son ami Blaise Compaoré qui débouche le 4 août 1983 sur l’instauration du Conseil National de la Révolution (CNR).       <br />
              <br />
       <b>Un peuple &quot; conscientisé &quot;</b>       <br />
              <br />
       Dorénavant, le jeune Président Sankara oeuvre pour rendre dignité, autonomie et indépendance économique à son pays . Il change alors le nom de son pays de Haute-Volta( hérité de la colonisation) en Burkina Faso , ce qui signifie &quot;le pays des hommes intègres&quot;.Il applique des mesures inédites, certaines impopulaires, d’autres maladroites. Il supprime l’impôt par tête pour les paysans. Sur le critère &quot; un ménage, un foyer &quot;, il impose le lotissement des parcelles en ville. Une de ses plus célèbres directives reste la gratuité des logements pour l’année 1985.       <br />
              <br />
       Sur le plan social, il combat l’excision, réglemente la polygamie, améliore les conditions de vie de la femme et promeut l’alphabétisation des adultes. D’un autre côté, il musèle la presse et multiplie les emprisonnements politiques. Pour &quot; conscientiser &quot; le peuple, il n’hésite pas à licencier 2 600 instituteurs pour les remplacer par des enseignants révolutionnaires peu qualifiés.       <br />
              <br />
       En politique extérieure, il est très proche des autres régimes progressistes africains, celui de Kadhafi en Libye, de Rawlings au Ghana, de Museveni en Ouganda. Il souhaite s’affranchir de la tutelle française qu’il soupçonne fortement d’être à l’origine de son arrestation. Il relance le conflit avec le Mali en 1985 en provoquant la &quot; guerre des pauvres &quot;.       <br />
              <br />
       <b>Hommes intègres</b>       <br />
              <br />
       Pour combattre la corruption et l’embourgeoisement, il montre l’exemple avec les membres de son gouvernement : parkées, les Limousines et Cadillacs, désormais il faut rouler en Renault 5, des voitures qui consomment moins. Au placard, les costumes sur mesure, maintenant il faut porter du Faso dan fani, le tissu en coton burkinabé. Il n'a pas hésité à reprendre à son compte certaines thèses panafricanistes de Patrice Lumumba ou Nkwame Nkrumah.       <br />
       Il a engagé une lutte contre la corruption, qui s'est traduite par des procès retransmis à la radio, mais sans condamnation à mort.       <br />
              <br />
       Le jour où il oblige les fonctionnaires à déclarer leurs biens pour faire l’objet d’une enquête, il est le premier à se plier à l’exercice publiquement et rit lorsqu’un journaliste lui fait remarquer qu’il est probablement un des chefs d’Etat les plus pauvres du monde. Chaque année, il dissout le gouvernement : &quot; C’est une formule pédagogique révolutionnaire qui impose que soit rappelé à chacun qu’il est à un poste pour servir et qu’il doit en permanence se remettre en question &quot;, explique-t-il alors.       <br />
              <br />
       <b>Jeudi noir</b>       <br />
              <br />
       Lors de l’anniversaire de la révolution, le 4 août 1987, Thomas Sankara fait un bilan. La révolution est une réussite entachée d’erreurs et de tâtonnements. Le peuple l’a suivi mais il sent bien qu’il faut faire une pause. &quot; Il vaut mieux faire un pas avec le peuple que cent pas sans le peuple. &quot; Le chef d’Etat annonce alors un adoucissement politique qu’il ne pourra amorcer : le jeudi 15 octobre 1987, il se fait mitrailler par un commando sur le parvis du Conseil de l’entente, siège du CNR, avec une douzaine de ses collaborateurs. Blaise Comparoé, ami fidèle et bras droit, prend alors le pouvoir, déniant être à l’origine de cet assassinat.       <br />
              <br />
       Que reste-t-il aujourd’hui de l’héritage de Thomas Sankara ? Sans doute plus qu’une légende et quelques nostalgiques...Un symbole de lutte et d'intégrité. Une icone de la décolonisation véritable de l’Afrique ! 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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   <title>Néocolonialisme / « Opération Berkhane » : La Françafrique adopte les méthodes militaires américaines</title>
   <pubDate>Fri, 01 Aug 2014 15:25:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   PARIS (SIWEL) — C’est aujourd’hui, vendredi 1er août 2014, que l'opération militaire Barkhane démarre officiellement. Cette opération française est dirigée par le général Palasset depuis Ndjamena, au Tchad. À l'opposé de l’opération Serval , qui a été déployée, « officiellement », pour « combattre le djihadisme » au Mali, l’Opération Berkhane consiste à permettre à l'armée française d'être en mesure d’intervenir en passant d'un pays à l'autre de manière plus fluide et plus rapide…Et cela toujours dans le but de « combattre le Djihadisme » et pas du tout pour défendre ses intérêts énergétiques dans le Sahel.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/6869095-10500524.jpg?v=1406899717" alt="Néocolonialisme / « Opération Berkhane » : La Françafrique adopte les méthodes militaires américaines" title="Néocolonialisme / « Opération Berkhane » : La Françafrique adopte les méthodes militaires américaines" />
     </div>
     <div>
      Avec l’Opération Barkhane, la France va déployer une « Force antiterroriste » de 3 000 hommes, avec un contingent de 1 000 hommes à Gao, dans l’Azawad, et 1 200 hommes au Tchad. Cette nouvelle opération militaire reprend à son compte les méthodes actuelles de l'armée américaine pour éviter de mettre en danger la vie des militaires français.         <br />
              <br />
       Place à la « guerre chirurgicale », comme en Irak du temps de Bush. Finies les opérations d'envergure avec des colonnes de blindés avec des soldats français dedans ! Désormais, la « lutte contre le terrorisme » va reposer sur des équipes réduites, sur le renseignement, les écoutes et … les drones !       <br />
              <br />
       Par ailleurs, les commandos  français seront appuyés par des avions de chasse avec des moyens (de renseignements, d’écoutes et de drones) plus importants. Pour cela, des bases avancées ont été mises en service à  Tessalit, dans l’Azawad,  et à Madama, à l'extrême nord du Niger, toujours en pays Touareg, et enfin à Faya-Largeau, au Tchad ; et ce,  avec la bénédiction du président Idriss Deby qui doit bien cela à la France qui l’a installé sur le « trône » de la présidence et qui sait si bien détourner le regard des sujets qui fâchent le président tchadien  mais aussi ses homologues africains, les honorables présidents « démocratiquement élus » …. dans les salons du Quai d’Orsay !       <br />
              <br />
       « L’opération Barkhane » sera dirigée depuis le nouveau quartier-général français de Ndjamena par le général Palasset qui succède au général général Foucaud. Ndjamena devient ainsi le centre de commandement militaire français pour toute la bande Sahelo-Saharienne.        <br />
              <br />
       Niamey sera le centre dédié au renseignement. Ouagadougou, restera le pôle des Forces spéciales françaises et les « points d’appuis », où seront présents seulement quelques dizaines de militaires français,  seront répartis sur plusieurs bases militaires françaises avec une base à Tessalit, en territoire touareg dans l’Azawad, à 50 kms de la frontière algérienne, une base à Madama, dans l’Azawagh, toujours en territoire Touareg au nord du  Niger, près de la frontière libyenne, et une base à Faya-Largeau au Tchad.        <br />
              <br />
       En terme de moyens matériel, l'opération Barkhane comptera 20 hélicoptères, 200 véhicules blindés, 10 avions de transport tactique et stratégique, 6 avions de chasse et 3 drones au redoutable nom de « reaper », ce qui signifie « faucheuse » …       <br />
       Le détachement « air », établi à Niamey, au Niger, joue un rôle central dans l’opération Barkhane qui a été « installée » la semaine dernière par le président François Hollande, lors de sa mini-tournée dans ses « anciennes » colonies africaines.        <br />
              <br />
       Source RFI       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/siwel/Neocolonialisme-Operation-Berkhane-La-Francafrique-adopte-les-methodes-militaires-americaines_a6487.html</link>
  </item>

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   <title>La France serait en train de finaliser la création d’un poste de vice-président en Algérie.</title>
   <pubDate>Wed, 23 Apr 2014 23:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   LONDRES (SIWEL) — Selon le quotidien londonien Al Quds Al Arabi, citant une source diplomatique française, le gouvernement français, aurait notifié au président "réélu", Abdelaziz Bouteflika, le devoir de mettre rapidement en procédure, la création du poste de vice-président, qui devra se charger des missions courantes, pendant que le président se consacre à ses soins.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/6559211-9892743.jpg?v=1398289660" alt="La France serait en train de finaliser la création d’un poste de vice-président en Algérie." title="La France serait en train de finaliser la création d’un poste de vice-président en Algérie." />
     </div>
     <div>
      Selon la même source, Paris aurait désigné pour ce poste, Abdelmalek Sellal, qui a été le porte-voix du président malade, durant la &quot;campagne électorale&quot;.        <br />
              <br />
       Le journal londonien a avancé également que la France craignant une chute du pouvoir en Algérie en cas de vacance subite du poste de président, vu l’état de santé très dégradé de Bouteflika, &quot;voudrait s’assurer une relève de forme&quot;, qui éviterait l’effilochement du pays, lequel donne des signes de fragilité, vu qu'il est proie à des conflits ethniques sanglants dans son sud et en Kabylie, ce qui reviendrait à &quot;embraser toute la région ouest-méditerranéenne et à perturber les ravitaillement en gaz naturel de l’Europe&quot;.       <br />
              <br />
       SIWEL 232306 AVR 14       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">retrouver l'information depuis sa source </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/siwel/La-France-serait-en-train-de-finaliser-la-creation-d-un-poste-de-vice-president-en-Algerie_a6182.html</link>
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  <item>
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   <title>Pétition contre l'exploitation des gaz de schiste en Kabylie</title>
   <pubDate>Sun, 23 Mar 2014 22:52:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Kabylie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Kabylie (SIWEL) — Une pétition adressée au président de la république française François Hollande a été lancée sur Avaaz par des citoyens de Kabylie et de la Diaspora en France. Scandalisés par le cynisme de l'Etat français qui envoie ses entreprises exploiter les gaz schiste en Kabylie alors qu'il l'interdit formellement sur le territoire français, ces citoyens nous ont fait parvenir cette pétition pour une large diffusion.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/6455524-9735035.jpg?v=1395614148" alt="Pétition contre l'exploitation des gaz de schiste en Kabylie" title="Pétition contre l'exploitation des gaz de schiste en Kabylie" />
     </div>
     <div>
      François Hollande: L'interdiction de l'exploitation du gaz de schiste en kabylie       <br />
              <br />
       Pourquoi c'est important       <br />
              <br />
       l’irresponsable projet d’exploitation des gaz de schiste risque de provoquer de graves dégâts écologiques et environnementales irreversibles ! ces méthodes sont unanimement jugées aussi dangereuses sur le plan sismique que hautement polluantes sur le plan sanitaire.Nulle part dans le monde il n'a été prouvé que cette exploitation pouvait être mise en œuvre sans dégâts considérables sur l'environnement et avec les risques incalculables pour la santé. La France qui ne s'autorise pas à exploiter le gaze de schiste sur son propre sol ne doit en aucun cas l'exploiter dans un pays qui ne lui appartient pas ! Il est urgent de stopper la démarche de la France !       <br />
              <br />
       Signez la pétition et diffusez-là massivement. La Kabylie ne doit pas servir de terrain d'expérimentation et sa population ne doit pas être sacrifiée aux dessins mercantiles de la France et du régime mafieux et criminel d'Alger!       <br />
              <br />
       zp,       <br />
       SIWEL 232252 MARS 14       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Ci-après la pétition en ligne: signez et partagez</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/siwel/Petition-contre-l-exploitation-des-gaz-de-schiste-en-Kabylie_a6020.html</link>
  </item>

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   <title>L’association Franco-kabyle d’Ivry, organise une conférence débat avec Ferhat Mehenni  autour de son dernier libre : Afrique le casse-tête français.</title>
   <pubDate>Thu, 02 Jan 2014 18:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   IVRY (SIWEL) — L’association Franco-kabyle d’Ivry organise une conférence débat le 4 avril avec Ferhat Mehenni autour de son dernier livre : Afrique le casse-tête français. Dans son dernier essai l’auteur, qui est président du Gouvernement provisoire kabyle, estime que le concept de «Décolonisation ne signifie pas forcément indépendance » et que « L’Afrique est confiée à des gérants d’Etats choisis ou subis parmi les autochtones, mais elle demeure le domaine réservé de la France, qui y agit comme si elle était toujours chez elle » comme en témoigne « L’intervention française au Mali en 2013 ».     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/6191308-9251000.jpg?v=1388682477" alt="L’association Franco-kabyle d’Ivry, organise une conférence débat avec Ferhat Mehenni  autour de son dernier libre : Afrique le casse-tête français." title="L’association Franco-kabyle d’Ivry, organise une conférence débat avec Ferhat Mehenni  autour de son dernier libre : Afrique le casse-tête français." />
     </div>
     <div>
      L'association Franco-kabyle d’Ivry a l’honneur de recevoir M. Ferhat MEHENNI, Homme de Culture, diplômé de Sciences Politique, Président de l'Anavad, Gouvernement Provisoire de la Kabyle, et lauréat du prix de la paix 2013 décerné par le Fondation philippine, &quot;Gusi&quot;, pour une conférence-débat autour de son dernier livre :&quot;Afrique: le casse-tête français, ou La France va-t-elle perdre l'Afrique ?&quot; Editions de Passy.       <br />
              <br />
       En effet, poursuivant la réflexion entamée sur le droit à l'existence des peuples avec &quot;la question kabyle&quot; (2004), dans la problématique douloureuse de l'existence de la Kabylie dans un environnement qui lui est résolument hostile, Ferhat Mehenni a approfondit la réflexion par &quot;le siècle identitaire ou la fin des Etats post coloniaux&quot;, en 2010 aux Editions Michalon, où a il mit en exergue la tragique problématique des Etats post-coloniaux en Afrique qui à l'origine de drames, de massacres ethniques, de despotisme et de corruptions institutionnalisés.        <br />
              <br />
       Avec son dernier essai, le leader kabyle applique les principes géopolitiques tirés de ces deux précédents ouvrages aux relations de la France avec les pays africains ayant constitué son &quot;ancien&quot; empire colonial et où il estime que le concept de «Décolonisation ne signifie pas forcément indépendance » et que « L’Afrique est confiée à des gérants d’Etats choisis ou subis parmi les autochtones, mais elle demeure le domaine réservé de la France, qui y agit comme si elle était toujours chez elle » comme en témoigne « L’intervention française au Mali  en 2013 ».       <br />
              <br />
       La conférence-débat aura lieu le 4 janvier 2014 à 15h à la salle Jean-Baptiste Clément, au 1 rue Jean-Baptiste Clément 94200 Viry sur Seine, RER C ou Métro Ligne 7, station Ivry       <br />
              <br />
       SIWEL  021805 JAN 13       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/siwel/L-association-Franco-kabyle-d-Ivry-organise-une-conference-debat-avec-Ferhat-Mehenni-autour-de-son-dernier-libre_a5789.html</link>
  </item>

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   <title>Par Jacques Simon : « Ferhat Mehenni nous parle de la Kabylie »</title>
   <pubDate>Wed, 18 Dec 2013 14:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Kabylie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   PARIS (SIWEL) — Jacques Simon, historien né en Algérie, est un ancien militant du Mouvement national algérien. En 1963, il observe médusé l’orientation idéologique et politique de l’Algérie indépendante qui s'achemine vers un arabo-islamisme violent et rétrograde. Durant les années 1980, il soutient le printemps berbère et dirige avec Ali André Mécili le journal « Libre Algérie ». Jacques Simon nous livre sa lecture du cheminement du combat kabyle à travers le discours de Ferhat Mehenni à la lumière de ses trois essais : Algérie : la question Kabyle, le siècle identitaire ou la fin de Etats postcoloniaux et enfin, Afrique : le casse-tête français ; mais aussi à la lumière de sa propre expérience d’ancien militant engagé pour l’Algérie durant la colonisation française, puis pour les peuples berbères d’Afrique du Nord et en particulier les kabyles avec lesquels il a partagé un fervent engagement pour la liberté. Nous publions ci-après l’article transmis à notre rédaction.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/6151219-9189005.jpg?v=1387381350" alt="Par Jacques Simon : « Ferhat Mehenni nous parle de la Kabylie »" title="Par Jacques Simon : « Ferhat Mehenni nous parle de la Kabylie »" />
     </div>
     <div>
                                                         <br />
        <b>FERHAT MEHENNI NOUS PARLE DE LA KABYLIE</b>       <br />
              <br />
        Au Mali, le cirque électoral terminé, il reste qu’aucun des problèmes ayant justifié l’opération Serval n’a été réalisé : la construction d’un État démocratique et viable, un plan de développement économique, social et culturel, la sécurité du pays et l’unification du Mali, mission impossible, car l’Azawad deviendra, de façon inéluctable un État indépendant. Pour prouver à ses adversaires que la procrastination qu’on lui reproche dans les affaires intérieures est malveillante, François Hollande s’est engagé, sabre au clair, avec une visibilité de six mois et des moyens dérisoires, dans une aventure périlleuse en Centrafrique.        <br />
              <br />
       L’objectif proclamé de cette « grande et belle mission » est de « réconcilier un peuple » déchiré par les violences ethniques et religieuses, reconstruire un État en miettes et stabiliser la région. L’objectif camouflé est de défendre les intérêts économiques et financiers de la France qui seraient garantis par le maintien des États artificiels dans son ancien empire africain. Il en est ainsi de l’Algérie dotée par le général de Gaulle du Sahara pétrolier (il existait jusque-là un ministère français du Sahara)<span style="font-style:italic"><b>1</b></span> qui deviendra le ciment du Pacte franco-algérien pour le maintien du statu quo.        <br />
              <br />
       L’enlisement annoncé de la France dans les sables mouvants de la Centrafrique et l’interminable décomposition de l’État mafieux algérien ont sonné le glas de cette construction néocoloniale et redonné vigueur à la lutte des peuples pour former des entités homogènes dans des cadres indépendants. C’est le cas des peuples de l’Afrique du Nord et en particulier celui du peuple de la Kabylie.        <br />
              <br />
       <b>Algérie : La question kabyle </b>       <br />
       Exposée de façon claire et pertinente par Ferhat Mehenni, elle est fondée sur un cadre géographique inchangé depuis l’Antiquité, une histoire et une civilisation de longue durée et son aptitude à épouser son siècle<span style="font-style:italic"><b>2</b></span>. Cette évolution est toutefois contrariée par l’action conjuguée des États français et algérien qui entendent congeler le cadre néocolonial existant, en nouant un Pacte pour neutraliser le peuple rebelle, contestataire et subversif de la Kabylie.        <br />
              <br />
       C’est ainsi qu’en 1959-1960, quand s’ouvrent les négociations entre Paris et le GPRA, le plan Challe concentre ses coups sur la willaya III (opérations Jumelles, Rubis et Turquoise). Le relais est pris par Boumediene dès l’entrée de l’ANP en Algérie en 1962, en 1963 et jusqu’en 1978.        <br />
              <br />
       Dans ce livre plusieurs points ont été traités : la nature de l’État militaro policier et arabo-islamique algérien, le mécanisme de sa préservation en suscitant l’opposition artificielle entre le RCD et le FFS pour anesthésier la volonté d’émancipation du peuple opprimé de Kabylie.        <br />
              <br />
       Il est bien montré que la cohésion de l’État DRS détenteur de la rente pétrolière n’est possible que par la marginalisation de la Kabylie, la militarisation du régime, la confiscation des libertés démocratiques, le contrôle des médias, la caporalisation des syndicats, un FLN subventionné dominant une Assemblée introuvable, l’arabisation et l’islamisation de la société. Cette politique n’a pu exister qu’avec la complicité de l’État français, de ses idéologues intéressés et des idiots utiles défenseurs du Pacte.        <br />
              <br />
       Ils redoutent tous que la Kabylie suive l’exemple de la Prusse et du royaume du Piémont qui furent les acteurs de l’unité allemande et italienne. Indépendante, la Kabylie dynamiterait l’ordre en place et donnerait une impulsion à la formation d’une Afrique du Nord unifiée. L’auteur écrit : « Personnellement je souhaite vivement la construction de l’unité nord-africaine, mais avec la Kabylie comme partenaire à part entière ayant comme tous les autres membres son mot à dire sur les orientations politiques, économiques et socioculturelles du sous-continent » (p.128)        <br />
              <br />
       <b>L’an I de la rébellion kabyle </b>       <br />
       Pour Ferhat Mehenni, la révélation inacceptable de ce mécanisme d’oppression a surgi avec éclat pendant la terrible répression d’avril 2001 sans provoquer une réaction du reste du pays. <span style="font-style:italic"><b>2</b> </span>       <br />
              <br />
       « C’est aujourd’hui, me disais-je, que la Kabylie a besoin de la solidarité de tous les Algériens. Si elle ne vient pas maintenant, c’est qu’elle ne viendra jamais. La solution de l’autonomie m’apparut alors comme l’unique issue raisonnable pour mettre nos enfants à l’abri de la violence armée de l’État. » (p.30).        <br />
              <br />
       Première expression significative de l’identité kabyle, avril 2001 marque la rupture consciente entre ce peuple opprimé et l’État totalitaire algérien. Le saut qualitatif est notable entre la manifestation de colère du « printemps berbère » d’avril 1980 et l’engagement déterminé de tout un peuple pour arracher son émancipation totale.        <br />
              <br />
       Plusieurs points restent à développer : les institutions futures, l’économie, le programme démocratique, la laïcité de l’école et de l’État et le cadre géopolitique dans lequel la Kabylie doit s’inscrire : Tamazgha ? l’Union de la Méditerranée ? l’Occident méditerranéen ?<span style="font-style:italic"><b>3</b> </span>       <br />
              <br />
       D’autres points doivent être précisés, relatifs à l’histoire de l’immigration algérienne en France et en particulier celle de l’Étoile Nord-Africaine construite et dirigée majoritairement par les Kabyles inscrits dans l’appareil de production moderne et membres de la CGT. Le rôle social et politique de l’Étoile fut remarquable après 1934 : quand la crise économique mondiale gagne la France et plonge l’Europe dans la barbarie. L’Étoile luttera avec énergie contre l’exploitation capitaliste, le chômage et la misère, le colonialisme, les ligues d’extrême droite, l’antisémitisme, le fascisme, le nazisme et le franquisme. Il adhérera au Front Populaire et restera toujours sur les valeurs du mouvement ouvrier <span style="font-style:italic"><b>4</b></span>.        <br />
              <br />
       L’Étoile associait dans le combat qu’elle menait pour les libertés dans le pays d’accueil avec celui pour se constituer en nation souveraine à travers un processus constituant sur le modèle de la Révolution française de 1789.        <br />
              <br />
       Dans le débat qui s’ouvre maintenant de façon publique, on peut nourrir sa réflexion avec trois exemples : l’action des Kabyles comme la force structurante du nationalisme algérien avec l’Étoile, l’adoption massive de la Constituante par le congrès des AML de mars 1945 et la transformation des élections municipales de 1947 en un référendum sur la Constituante, lui aussi plébiscité <b>5</b>.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Le siècle identitaire </b>       <br />
       Dans ce livre préfacé par le politologue Roger Kaplan<span style="font-style:italic"><b>6</b></span>, Ferhat Mehenni élargit le champ de sa réflexion en dressant l’acte de décès des États postcoloniaux. Il inscrit ensuite le combat du peuple de Kabylie dans le mouvement révolutionnaire des peuples pour briser tous les carcans et se constituer en nations souveraines (L’Écosse, la Catalogne...) Défenseur de la laïcité, le président du gouvernement provisoire de la Kabylie (GPK) invite l’Occident au réalisme sur l’héritage géopolitique colonial.        <br />
              <br />
       « Au lieu de soutenir les dictatures musulmanes au prétexte qu’elles professent un islam « modéré », les démocraties occidentales seraient plus sages de repérer les tensions et les folies qui se jouent derrière leur apparence ordonnée » (p. 52).        <br />
              <br />
       <b>Afrique : le casse-tête français </b>       <br />
       Avec ce troisième livre préfacé par Ivan Rioufolbi[[7]b]i, l’auteur ne cherche plus à fournir un argumentaire pour établir la légitimité de la revendication identitaire kabyle, mais à s’engager dans une lutte contre le Pacte des deux brigands. Après un état des lieux des pays africains francophones, il est montré que la balkanisation de l’Afrique occidentale (AOF) et orientale (AEF) n’a pas engendré des États viables, du fait de l’intégration de populations hétéroclites dans des cadres artificiels.        <br />
              <br />
       Invitation est faite à la France si elle entend défendre ses intérêts et son prestige culturel auprès des populations africaines, à renoncer à ses interventions militaires quasi annuelles stériles et à rompre le Pacte. Revenant sur les relations entre la Kabylie et la France, il écrit : « Face à ses agressions multiformes, la Kabylie toujours un peu païenne, un peu chrétienne, juive par certaines origines, toujours musulmane à sa manière, pratique, comme au temps les plus reculés de son histoire, entre autres formes de résistance, sa laïcité en jurant « au nom de toutes les croyances » (p. 102)        <br />
              <br />
       En fin de livre, il est rappelé que les deux millions de Kabyles en France ont participé à la construction et à la défense de l’hexagone comme sur le modèle de l’assimilation différent de celui de l’intégration. Ils s’inscrivent ainsi sans la chaîne des immigrations européennes du XIXe siècle qui ont fait la France tout en restant attachés à « la patrie ancestrale ».        <br />
              <br />
       S’adressant à la France, Mehenni lui propose de s’appuyer sur les Kabyles pour défendre son identité, ses intérêts économiques sa Grandeur dans le monde et son prestige auprès des populations francophones africaines. Pour cela, elle devra déchirer le Pacte scélérat et mener avec son plus fidèle allié, un combat sans concession, [comme ce fut le cas avec l’Étoile, contre l’islamo fascisme]. La lutte que les Kabyles mèneront pour la défense de leur pays d’accueil sera associée à celle pour l’indépendance de leur « patrie ancestrale».        <br />
              <br />
       <b>Conclusion </b>: la question kabyle est devenue maintenant un problème de la vie politique intérieure, africaine, et internationale de la France. Tous les hommes épris de liberté soutiendront la marche du peuple kabyle pour son émancipation.        <br />
              <br />
       Notes        <br />
       <span style="font-style:italic"><b>1</b></span>. Treyer (C). Sahara 1956-1962. Les Belles lettres, 1966.        <br />
       <span style="font-style:italic"><b>2</b></span>. Mehenni (F). Algérie : la question kabyle. Michalon, 2004. Voir également Chaker (S). Berbères aujourd’hui, L’Harmattan, 1998, Guenoun (A). Chronologie du mouvement berbère, Casbah, 1999 ; Aït Kaki (M). De la question berbère au dilemme kabyle à l’aube du XXIè siècle , L’Harmattan, 2011 ; et l’immense thèse de Mahé Alain. Histoire de la Grande Kabylie, Bouchene, 2001.        <br />
       <span style="font-style:italic"><b>3.</b></span> Simon (J). L’Occident méditerranéen. L’Harmattan, 2013.        <br />
       <span style="font-style:italic"><b>4.</b> </span>Simon (J). L’Étoile Nord-Africaine (1926-1937). L’Harmattan, 2003.        <br />
       <span style="font-style:italic"><b>5</b></span>. Kaddache (M). Histoire du nationalisme algérien. SNED, 1981.        <br />
       <span style="font-style:italic"><b>6</b></span>. Mehenni (F). Le siècle identitaire, Michalon, 2010.        <br />
       <span style="font-style:italic"><b>7</b></span>. Mehenni (F). Afrique : le casse-tête français. La France va-t-elle perdre l’Afrique ?, Ed. de Passy, 2013.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Jacques Simon        <br />
       18 décembre 2013</b>       <br />
              <br />
       SIWEL181428 DEC 13       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"><b>Vous trouverez plusieurs publication de l'auteur sur son site internet ci-dessous</b></span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      En pdf, l'article de Jacques Simon : <b>FERHAT MEHENNI NOUS PARLE DE LA KABYLIE</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/siwel/Par-Jacques-Simon-Ferhat-Mehenni-nous-parle-de-la-Kabylie_a5744.html</link>
  </item>

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   <title>Afrique du Sud: Le président Jacob Zuma s'attire les foudres de la Françafrique</title>
   <pubDate>Tue, 10 Dec 2013 00:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   PRETORIA (SIWEL) — Après le refus de participer au sommet de la Françafrique les 6 et 7 décembres 2013 à Paris, la rédaction de RFI (radio France Internationale) a produit des émissions radio tirant, très subtilement, à boulets rouges sur le président Jacob ZUMA. Ce dernier est accusé par "d'éminents spécialistes" de la question africaine de personnage obscur impliqué dans plus de 70 affaires de corruptions, malversations et financements publics de projets personnels. C'est ainsi que RFI nous apprend que le président Zuma "a fait construire la piscine de sa maison avec de l'argent public".     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/6123633-9144562.jpg?v=1386630676" alt="Afrique du Sud: Le président Jacob Zuma s'attire les foudres de la Françafrique" title="Afrique du Sud: Le président Jacob Zuma s'attire les foudres de la Françafrique" />
     </div>
     <div>
      Le président Zuma n'a pas été le seul a avoir été décortiqué, le passage en revue du parti de Nelson Mandela, l'ANC, a été extrêmement détaillé, notamment dans l’émission &quot;Grand reportage &quot; qui y a été consacrée aujourd'hui à 19:10 avec pour thème l'Afrique du Sud et l'héritage de Mandela. C'est ainsi que l'on découvre que Mandela avait dû affronter des extrémistes dan son propre parti qui lui reprochaient de ne pas être assez radical, que l'ANC est miné par la corruption, à commencer par l'actuel président Zuma accusé d'avoir versé dans mille et une affaire de malversation, de détournement de fond. La raison de ce déchaînement de &quot;critiques constructives&quot; semblent êtres liées aux refus de l’Afrique du Sud de participer au tout dernier sommet de la Françafrique qui a vu Paris convoquer les 6 et 7 décembre plus d'une quarantaine de chefs d’États africains à l’Élysée, dont une belle brochette de dictateurs pour organiser la paix et la sécurité en Afrique.       <br />
              <br />
       Officiellement, les raisons de cette absence de l’Afrique du Sud sont dues à une réunion primordiale de l’ANC, qui doit désigner son candidat à la future Présidentielle. Mais le langage diplomatique cache une toute autre réalité. « Cette réunion de l’ANC est une excuse, explique au journal &quot;Le Nouveau Courrier&quot; un analyste proche des diplomates sud-africains. Selon cet analyste, Zuma pouvait décaler la réunion de l'ANC. Ce refus traduit en réalité une perception de ce sommet Françafrique qui dérange l'Elysée. En effet, selon ce même analyste, Zuma et les dirigeants de l’ANC ne comprennent pas que ce sommet sur la sécurité ait lieu à Paris au XXIème siècle. Pour eux, c’est une rencontre néocoloniale et rien d'autre.       <br />
              <br />
       Cela peut en tout cas expliquer que RFI fasse des émissions sur la &quot;corruption qui gangrène le parti de l'ANC et le président sud africain Zuma&quot;, à la veille de l'enterrement de Madiba.       <br />
              <br />
       zp,       <br />
       SIWEL 092325 DEC 13       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/siwel/Afrique-du-Sud-Le-president-Jacob-Zuma-s-attire-les-foudres-de-la-Francafrique_a5725.html</link>
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   <title>Sommet Françafrique les 6 et 7 décembre par " Survie" : " La paix en Afrique ne doit pas se décider à l’Elysée avec des dictateurs ! "</title>
   <pubDate>Tue, 03 Dec 2013 22:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   PARIS (SIWEL) — Suite aux échange de notre rédaction avec l'association "Survie" qui mène une lutte contre la politique de la Françafrique et ses désastreuses conséquences sur le continent africain, c'est avec grand plaisir que nous relayons l'appel pour un contre-sommet les 4 et 5 décembre avec plusieurs mobilisations : une pétition en ligne "Dites non au sommet de la honte", un "Tribunal citoyen de la Françafrique" le 4 Décembre à Paris et un "rassemblement" avec de nombreuses organisations françaises et des diasporas le 5 Décembre place de la République à paris. Avec l'aimable autorisation de Survie, nous reproduisons leur article qui dénonce le sommet de la Françafrique organisé par François Hollande les 5 et 7 décembre à l'Elysée.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/6106075-9116446.jpg?v=1386110244" alt="Sommet Françafrique les 6 et 7 décembre par " Survie" : " La paix en Afrique ne doit pas se décider à l’Elysée avec des dictateurs ! "" title="Sommet Françafrique les 6 et 7 décembre par " Survie" : " La paix en Afrique ne doit pas se décider à l’Elysée avec des dictateurs ! "" />
     </div>
     <div>
       A l’initiative de François Hollande, un Sommet de l’Elysée sur la paix et la sécurité en Afrique aura lieu à Paris les 6-7 décembre. Il s’agit du premier Sommet France-Afrique organisé sous François Hollande, qui, a convoqué lui même ce sommet, choisi son thème et décidé de l’organiser à Paris, dans un lieu aussi symbolique que l’Elysée.        <br />
              <br />
       Comme ses prédécesseurs, le Président français parait ainsi considérer le continent africain comme une zone qui ne doit pas échapper à l’influence de la France.&quot;       <br />
              <br />
       Dans la tradition des Sommets France-Afrique, la plupart des dictateurs africains du « pré-carré » francophone seront présents. Parmi eux, le tchadien Idriss Déby, au pouvoir depuis 1990, Paul Biya (Cameroun, depuis 1982), Denis Sassou Nguesso (Congo-B, depuis 1979), Blaise Compaoré (Burkina Faso, depuis 1987), sans oublier les héritiers des régime Bongo et Eyadéma au Gabon et au Togo et le président djiboutien Oumar Guelleh. Tous ont en commun de bénéficier du soutien diplomatique, économique (via l’aide publique) et militaire ou policier de la France. Tous ont été reçus au moins une fois à l’Elysée depuis l’élection de François Hollande. Tous soutiennent la France dans ses nombreuses interventions militaires menées sur le continent africain, où elle dispose toujours de bases militaires et de forces pré-positionnées. En échange du soutien à ces interventions, comme celle menée récemment au Mali, c’est le silence de la France sur les exactions commises qui est attendu. Les démocrates tchadiens, togolais et djiboutiens ont ainsi subi dans leur chair en 2013 les conséquences diplomatiques du soutien de leurs chefs d’Etat à l’opération Serval .       <br />
              <br />
       Les dictateurs de la Françafrique sont auteurs de nombreuses violations des droits de l’Homme documentés par un grand nombre de rapports émanant d’ONG et organisations internationales. Le soutien de la France à des dictateurs, les ventes d’armes et les nombreuses interventions militaires menées par la France sur le continent africain pour les soutenir (comme au Tchad en 2008) n’ont en rien amélioré la sécurité et les conditions de vie de leurs populations. La situation actuelle en Centrafrique, où la France a installé et/soutenu tous les dictateurs qui se sont succédés est une des illustrations des conséquences de cette funeste politique. Et lorsque la France prétend intervenir au nom des droits de l’Homme et dans un cadre multilatéral, comme elle l’a fait en Côte d’Ivoire, en Libye ou au Mali, c’est toujours avec des motivations ambiguës, liées à ses intérêts géostratégiques.       <br />
              <br />
       Considérant qu’un sommet sur la paix et la sécurité en Afrique ne doit pas se tenir à l’initiative et sur le sol d’une ex-puissance coloniale caractérisée par son ingérence sur le continent et en présence de dictateurs qui y ruinent tout espoir de paix, nous, associations et citoyen-ne-s français-e-s et africain-e-s réclamons :       <br />
              <br />
       L’annulation de ce sommet       <br />
       La fin du soutien diplomatique, économique, militaire, policier et des ventes d’armes aux régimes répressifs       <br />
       La suppression des bases militaires françaises en Afrique       <br />
              <br />
       Premiers signataires : Survie, Afriques en lutte, La Fédération des Congolais de la Diaspora (FCD), Sortir du Colonialisme,
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/6106075-9116447.jpg?v=1386110338" alt="Sommet Françafrique les 6 et 7 décembre par " Survie" : " La paix en Afrique ne doit pas se décider à l’Elysée avec des dictateurs ! "" title="Sommet Françafrique les 6 et 7 décembre par " Survie" : " La paix en Afrique ne doit pas se décider à l’Elysée avec des dictateurs ! "" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune"><b>Signez la pétition Dictateurs à l’Elysée ! Dites non au Sommet de la honte !</b></span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Pour dénoncer cette hypocrisie et dresser un bilan citoyen de l’interventionnisme militaire français en Afrique, nous proposons deux autres mobilisations en plus de la pétition</b>       <br />
              <br />
       1. Le tribunal citoyen de la Françafrique : le mercredi 4 décembre, de 18h à 22h, au Grand Parquet à Paris.       <br />
              <br />
       Le tribunal citoyen de la Françafrique visera à dresser le bilan de 50 ans de Françafrique et d’interventions françaises sur le sol africain, à travers la mis en accusation de la Françafrique.       <br />
              <br />
       Un jury de citoyen-nes, un juge et des avocats seront en charge de mener à bien les interrogatoires de témoins – chercheurs, militant-e-s d’associations, personnalités africaines sur des questions ayant trait à la Françafrique – afin de faire apparaître les causes et les responsabilités en particulier sur les questions ayant trait à la sécurité/ insécurité et à la paix/guerre en Afrique, depuis les 15 dernières années (depuis le Sommet France-Afrique du Louvre). Des personnalités venues de différents horizons viendront témoigner sur les réalités qu’ils connaissent, à travers des témoignages courts d’une dizaine de minutes, afin d’édifier le jury.       <br />
              <br />
       Venez écouter ces témoignages sur les réalités de la Françafrique de ces 15 dernières années ou en savoir plus sur la réalité de la présence française en Afrique et de ce que cachent les discours sur la paix et la sécurité mis en avant au Sommet officiel de l’Elysée.       <br />
              <br />
       2. Un rassemblement inter-organisations, le jeudi 5 décembre à 18h place de la République à Paris       <br />
              <br />
       Un rassemblement est organisé à l’initiative de nombreuses organisations françaises et africaines Place de la République sous le mot d’ordre unitaire suivant :       <br />
              <br />
       annulation du sommet       <br />
              <br />
       fin du soutien diplomatique, économique, militaire, policier et des ventes d’armes aux régimes répressifs       <br />
              <br />
       suppression des bases militaires françaises en Afrique       <br />
              <br />
       Survie,       <br />
       SIWEL 032246 DEC 13       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune"><b>Voir l'article et l'appel à partir de sa source</b></span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
</IFRAME></div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/siwel/Sommet-Francafrique-les-6-et-7-decembre-par-Survie-La-paix-en-Afrique-ne-doit-pas-se-decider-a-l-Elysee-avec-des_a5693.html</link>
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   <title>Sommet France-Afrique à l’Elysée : Les 6 et 7 décembres 2013, François Hollande convoque "une foire aux chefs d’Etat africains" pour « organiser la paix en Afrique »</title>
   <pubDate>Wed, 27 Nov 2013 12:55:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   PARIS (SIWEL) — François Hollande, qui jure par tous les Dieux que « la Françafrique, c’est terminé ! » a convoqué, les 6 et 7 décembres 2013 à l’Elysée, son premier «sommet France-Afrique» avec pour thème «la paix et la sécurité en Afrique». Avec des appuis militaires de type «Serval» pour bien visser ses régimes vassaux, pour ne pas dire esclaves, François Hollande compte garantir « la paix et la sécurité » en Afrique avec une belle brochette de dictateurs et criminels africains, dont certains sont poursuivis par la CPI pour crimes contre l’humanité. Avec ce sommet, François Hollande lance l'ouverture de la médiatisation officielle du redéploiement massif de la France en Afrique...«à la demande des africains» bien sur, d'abord et avant tout «pour la sécurité des africains».     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/6085059-9082256.jpg?v=1385554705" alt="Sommet France-Afrique à l’Elysée : Les 6 et 7 décembres 2013, François Hollande convoque "une foire aux chefs d’Etat africains" pour « organiser la paix en Afrique »" title="Sommet France-Afrique à l’Elysée : Les 6 et 7 décembres 2013, François Hollande convoque "une foire aux chefs d’Etat africains" pour « organiser la paix en Afrique »" />
     </div>
     <div>
      La paix et la sécurité sont d’excellent prétexte au redéploiement militaire  français afin de quadriller l’Afrique. La couverture à cette action colonialiste est la « lutte contre le terrorisme »,  d’autant plus simples à démontrer que les passerelles avec le terrorisme islamiste, dernier instrument en date pour justifier l'interventionnisme  sécuritaire, sont à portée de main…au plus près des régimes dictatoriaux et des chefs d’Etats qui règnent sur  l'Afrique francophone.       <br />
              <br />
       Ainsi, à travers ce sommet de la Françafrique version Hollande, la France prépare son redéploiement massif en Afrique et réunit  pour ce faire ses mercenaires africains afin de définir les modalités et les rôles dévolus à chacun d’entre eux. Les prétextes sont déjà annoncés : la paix et la sécurité en Afrique ! Nous savons déjà que Paris est intervenue au Mali pour venir en aide à ses « amis africains », assurer l’ordre constitutionnel,  garantir les frontières coloniales rebaptisées « intégrités territoriales » et  surtout défendre ce qui fait sa notoriété mondiale : la liberté et les  droits de l’homme…, le tout avec le concours officiel des poids lourds de la dictature africaine et le concours officieux des islamistes &quot;fréquentables&quot; dont les lieutenants de chef terroriste, tel que Iyad Ag Ghaly d’Ansar Dine ou du Mujao, rebaptisé pour la circonstance Mouvement Arabe de l’Azawad avec des personnalités tels que Mohamed Ould Mataly, narcotrafiquant notoire, récemment « nommé » député malien à Bourem dans le « Nord Mali »…         <br />
              <br />
       Mais qui pourrait douter que Paris est bien parti combattre le terrorisme islamiste en Afrique quand elle le soutien activement en Syrie ? Qui peut douter du noble combat de la patrie des droits de l’homme pour la liberté, la démocratie et la laïcité en Afrique quand Paris fomente depuis 50 ans des coups d’Etats, des assassinats politiques et cautionne les génocides ethniques dont celui des Touaregs. Qui peut douter que Paris lutte contre le terrorisme  quand elle félicite amicalement les régimes islamistes « modérés » du Caire, de Tripoli et de Tunis ou quand elle « remet en selle » des terroristes avérés, tel que Iyad Ag Ghaly, avec qui elle négocie la libération de ses otages monnayant rançons, impunité et reconnaissance politique? Mais si les peuples africains ne sont plus dupes, l’ONU et son armada de commissions en tout genre, eux en revanche, n’en doutent pas et apportent tout leur soutien à la générosité légendaire de la France, cette grande patrie de la liberté.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/6085059-9082257.jpg?v=1385555518" alt="Sommet France-Afrique à l’Elysée : Les 6 et 7 décembres 2013, François Hollande convoque "une foire aux chefs d’Etat africains" pour « organiser la paix en Afrique »" title="Sommet France-Afrique à l’Elysée : Les 6 et 7 décembres 2013, François Hollande convoque "une foire aux chefs d’Etat africains" pour « organiser la paix en Afrique »" />
     </div>
     <div>
      <b>Après le Mali, c’est au tour de la Centrafrique où il y a « risque de génocide ». La France dans la grande générosité qui la caractérise va aller porter secours à une population à qui elle a fait subir durant 13 ans le très célèbre BOKASSA, Président-Maréchal-Empereur (et peut-être même anthropophage) </b>       <br />
              <br />
       Paris s’apprête donc à envoyer 800 soldats supplémentaires en Centrafrique, en plus des 400 déjà sur place, selon, bien entendu, les chiffres officiels, dans un contexte différent de celui du Mali mais à même finalité. En fait,  Paris  prépare, à peu près la même chose qu’au Mali et  en douce au Niger, c'est-à-dire sans le concours des médias. La différence en Centrafrique, c'est que l’intervention française invoque le prétexte de la «prévention d’un risque de génocide». En réalité François hollande prévoit de reprendre fermement pied dans ce que la France considère comme étant sa réserve naturelle : l’Afrique.        <br />
              <br />
       Pour se parer d’une légalité mensongère, accrédité par l’ONU et bien sur par l’Afrique des Chefs d'Etat, François Hollande réunit autour de lui ses hommes de main, tel que le président malien Ibrahim Boubakar Keita, récemment élu au Mali selon les critères de la Françafrique ; Blaise Compaoré, principal artisan des accords des fameux accords de Ouagadougou (qu’il n’a jamais été prévu de respecter )- Rappelons au passage que son excellence Blaise Compaoré, président du Burkina Faso depuis 1987,  doit sa prise de pouvoir à un coup d’état sanglant et à l’assassinat de Thomas Sankara, unique président africain qui avait entrepris de lutter contre la Françafrique - ;  Idriss Déby, dictateur maintenu au pouvoir depuis 1990 par la France, notamment grâce à son dispositif militaire «Epervier» mis en place par le même Laurent  Fabius en 1986 ;  Paul Biya,  président du Cameroun depuis 1982 après un « coup d’Etat » à peine déguisé, puis à chaque fois réélu et même « brillamment » réélu en 2011 ; le célébrissime dictateur Denis Sassou Nguesso, président du Congo-Brazzaville depuis 1979, etc., etc.,…        <br />
              <br />
       Selon le journal Jeune Afrique, « l’entourage de François Hollande se réjouit : &quot;Tous les &quot;poids lourds&quot; seront là&quot;, Les membres du fameux &quot;pré carré français&quot; devraient tous être de la partie : le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Gabonais Ali Bongo Ondimba et l'Équato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema théoriquement en froid avec la justice internationale et même le président kenyan Uhuru Kenyatta, poursuivi par la CPI pour crimes contre l’humanité. Le président de l’Angola,  José Eduardo dos Santos sera représenté par son ministre des Relations extérieures, tandis qu’Abdelaziz Bouteflika toujours en convalescent <span style="font-style:italic">(NDLR : au Val de Grâce ?)</span> sera représenté par son premier ministre Abdelmalek Sellal. »
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/6085059-9082260.jpg?v=1385555810" alt="Sommet France-Afrique à l’Elysée : Les 6 et 7 décembres 2013, François Hollande convoque "une foire aux chefs d’Etat africains" pour « organiser la paix en Afrique »" title="Sommet France-Afrique à l’Elysée : Les 6 et 7 décembres 2013, François Hollande convoque "une foire aux chefs d’Etat africains" pour « organiser la paix en Afrique »" />
     </div>
     <div>
      La plupart des mercenaires africains qui gèrent pour le compte de la Françafrique les anciennes colonies africaines, passées du colonialisme au néocolonialisme, ont tous été « convoqués » par François Hollande pour lui assurer un redéploiement militaire « légal à la demande des africains eux-mêmes » avec une accréditation de l’ONU qui n’a jamais été qu’un « machin » selon les termes du général De Gaulle qui avait justement mis en place cette fameuse « Françafrique ». Ainsi, Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unie sera représenté à ce sommet de la Françafrique pour apporter la caution internationale et la présidente de la Commission de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, viendra apporter la caution africaine.  L'Union européenne, le FMI et la Banque mondiale seront représentés. Tout le monde est invité à cautionner la « réorganisation du dépeçage de l’Afrique ».         <br />
              <br />
       La France est un grand pays où les pouvoirs se succèdent démocratiquement, mais comme les frontières coloniales, la Françafrique demeure « intangible » grâce à une poignée d’africains, des criminels en puissance, cumulant crime économique et  crime de sang,  installés à la tête de dictatures par la France néocoloniale. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/6085059-9082475.jpg?v=1385556276" alt="Sommet France-Afrique à l’Elysée : Les 6 et 7 décembres 2013, François Hollande convoque "une foire aux chefs d’Etat africains" pour « organiser la paix en Afrique »" title="Sommet France-Afrique à l’Elysée : Les 6 et 7 décembres 2013, François Hollande convoque "une foire aux chefs d’Etat africains" pour « organiser la paix en Afrique »" />
     </div>
     <div>
      Pour paraphraser l’opposition camerounaise qui a trouvé la seule formule qui convienne à ce cirque, «  Ce Sommet, digne de la Négritude, n’est rien qu’une  foire aux Chefs d’Etats africains convoqués à Paris pour écouter la redéfinition de leur coopération envers leur maître »...Voilà qui résume parfaitement la nature de ce sommet Françafrique!        <br />
              <br />
       zp,       <br />
       SIWEL 271255 NOV 13
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><IFRAME src="http://www.siwel.info/docs/adsense468x60.html" width=515 frameborder="0">
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   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/imagette/6085059-9082256.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.wmaker.net/siwel/Sommet-France-Afrique-a-l-Elysee-Les-6-et-7-decembres-2013-Francois-Hollande-convoque-une-foire-aux-chefs-d-Etat_a5670.html</link>
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   <title>Ferhat Mehenni, "La France va-t-elle perdre l'Afrique ?",le troisième essai du leader kabyle bientôt en librairie</title>
   <pubDate>Tue, 19 Nov 2013 15:52:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Kabylie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   PARIS (SIWEL) — Le troisième essai du leader kabyle, Ferhat Mehenni, fondateur et actuel président de l'Anavad (GPK), lauréat du prix de la paix 2013 décerné par le Fondation philippine, "Gusi", paraîtra le samedi 6 décembre 2013 à Paris. Dans ce nouvel essai, il pointe du doigt les prétendues décolonisation en Afrique et affirme que «Décolonisation ne signifie pas forcément indépendance… L’Afrique est confiée à des gérants d’Etats choisis ou subis parmi les autochtones, mais elle demeure le domaine réservé de la France, qui y agit comme si elle était toujours chez elle, au mépris de toute espèce de souveraineté nationale. L’intervention française au Mali, en 2013 est là pour le confirmer. »     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/6061607-9044796.jpg?v=1384876844" alt="Ferhat Mehenni, "La France va-t-elle perdre l'Afrique ?",le troisième essai du leader kabyle bientôt en librairie" title="Ferhat Mehenni, "La France va-t-elle perdre l'Afrique ?",le troisième essai du leader kabyle bientôt en librairie" />
     </div>
     <div>
      Poursuivant la réflexion entamée sur le droit à l'existence des peuples avec &quot;la question kabyle&quot; (2004), et la problématique douloureuse de l'existence de la Kabylie dans un environnement qui lui est résolument hostile,  approfondie par &quot;le siècle identitaire ou la fin des Etats post coloniaux&quot;, en 2010 aux Editions Michalon, où il met en exergue la tragique problématique des Etats post-coloniaux en Afrique à l'origine de drames, de massacres ethniques, de despotisme et corruptions institutionnalisés, voici que le leader kabyle applique les principes géopolitiques tirés de ces deux précédents ouvrages aux relations de la France avec les pays africains ayant constitué son &quot;ancien&quot; empire colonial.       <br />
              <br />
       Ci-après l'extrait choisi pour la couverture du dernier essai de Ferhat Mehenni :&quot; <b>Afrique: le casse-tête français, ou La France va-t-elle perdre l'Afrique </b>?&quot;       <br />
              <br />
       <span class="dq_open">«</span>&nbsp;La France va-t-elle perdre l’Afrique ? Comme on n’a à perdre que ce que l’on a, l’Afrique francophone est-elle vraiment la propriété de la France ? Les Etats qui y sont érigés sont tous de fabrication française. Mais, depuis ce que l’on appelle la décolonisation, on est en droit de penser que la tutelle française est levée. Décolonisation ne signifie cependant pas forcément indépendance…        <br />
              <br />
       L’Afrique est confiée à des gérants d’Etats choisis ou subis parmi les autochtones, mais elle demeure le domaine réservé de la France, qui y agit comme si elle était toujours chez elle, au mépris de toute espèce de souveraineté nationale. L’intervention française au Mali, en 2013 est là pour le confirmer.       <br />
              <br />
       Le temps de la reconsidération de la politique française en Afrique est donc venu. C’est le moment de l’anticipation, de la mise sur pied d’alternatives devant conduire l’Afrique vers la liberté par notamment l’exercice du droit à l’autodétermination de chaque peuple aspirant à disposer de son propre Etat. Si, hier, elle s’était trompée de casting, aujourd’hui elle n’en a plus le droit.&nbsp;<span class="dq_close">»</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"><b>Voir l'extraite et la couverture ci-jointe</b></span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>NB &quot; b[Afrique: le casse-tête français, ou La France va-t-elle perdre l'Afrique </b>?&quot; est le dernier essai du président du Gouvernement Provisoire Kabyle. Il est composé de 17 chapitres, précédés d'une préface du brillant chroniqueur et essayiste Ivan Rioufol, journaliste au Figaro.       <br />
              <br />
       Pour toute commande s'adresser aux Editions de Passy en écrivant à : fgirond@hotmail.com        <br />
              <br />
       aai/zp       <br />
       SIWEL 19 1552 NOV 13 ]b
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.wmaker.net/siwel/Ferhat-Mehenni-La-France-va-t-elle-perdre-l-Afrique-le-troisieme-essai-du-leader-kabyle-bientot-en-librairie_a5652.html</link>
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   <title>AFP: Agence Française de Propagande anti amazighe</title>
   <pubDate>Fri, 15 Nov 2013 16:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   PARIS (SIWEL) — Incontestablement, la France se comporte en ennemi constant et acharné des amazighs. Tout amazigh, d'où qu'il soit, ne peut que se rendre à l'évidence. La France ne cesse de le prouver à travers sa politique étrangère, son appui aux idéologies arabo-islamiste en Afrique du Nord et son action concrètement anti-touarègue dans le Sahel comme on peut le constater avec la destruction méthodique du peuple touareg de l’Azawad. Outre sa politique néocoloniale et ses scandaleuses accointances avec l’impérialisme arabe des pays du Golf qui exportent ouvertement et librement leur doctrine Djihadiste, monnayant en contrepartie quelques faramineux financements, la France instrumentalise son agence de presse pour gommer toute information concernant les amazighs d’où qu’ils soient, intérêts convergents oblige. Nous reproduisons ci-après un excellent article publié dans les colonnes du site de l’ONG de défense des droits des amazighs ‘’Tamazgha’’     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/6051115-9027774.jpg?v=1384530945" alt="AFP: Agence Française de Propagande anti amazighe" title="AFP: Agence Française de Propagande anti amazighe" />
     </div>
     <div>
      Avec l'aimable autorisation du site d'information de l'ONG Tamazgha, nous reproduisons l'article publié sous le titre  <b>L'AFP ou l'entreprise de désinformation</b>       <br />
              <br />
              <br />
       L’AFP &quot;se considère&quot; comme l’une des trois agences de presse mondiales. Elle est chargée de collecter, vérifier, recouper et diffuser l’information, sous une forme neutre, fiable et utilisable directement par tous types de médias : radios, télévisions, presse écrite et sites Internet mais aussi par des grandes entreprises et administrations. Il s’agit d’un organe de presse de l’État français doté d’un statut particulier voté le 10 janvier 1957 par le Parlement français qui, normalement, garantit son indépendance et son objectivité. Cependant, force est de constater que la couverture médiatique des évènements en Libye qu’elle assure depuis 2011, lorsque cela concerne les Berbères, s’avère peu fiable et, encore moins, neutre.        <br />
              <br />
       Cette agence censée collecter, vérifier et diffuser l’information à grande échelle fait à vrai dire dans le dilettantisme des plus flagrants. Alors qu’elle est censée agir en toute neutralité, elle se comporte en réalité comme le porte-voix de la politique étrangère du gouvernement français, du moins en ce qui concerne les sujets liés à la question amazighe.        <br />
              <br />
       Sans chercher à remonter loin dans le temps, le mois d’août 2013, la couverture médiatique faite par cette agence de presse à propos du rassemblement pour &quot;la défense de la liberté de conscience&quot; en Kabylie montre à quel point qu’avec l’AFP ce n’est nullement cocasse, on peut y lire cela : « La Kabylie, région peu développée par rapport aux autres préfectures du nord, abrite des maquis qui servent de repaire aux islamistes depuis la guerre civile de 1992 . Les attaques contre les forces de l’ordre y sont nombreuses et meurtrières mais en même temps cette région abrite nombre de bars et bordels clandestins où les visiteurs et habitants se rendent régulièrement. »        <br />
              <br />
       Ces propos ont été commis par madame Béatrice Khadige, correspondante de l’AFP, à Alger le 5 août 2013. Au-delà des approximations que ne tolère guère l’éthique journalistique, ces propos s’apparentent au vieux discours raciste et tendancieux du régime algérien sur les Kabyles et la Kabylie. Ces allégations ne sont pas dignes d’un journalisme tel que nous le concevons, puisqu’il s’adonne avec amateurisme, loin de la déontologie que requiert le métier, à la stigmatisation d’une région bien précise – La Kabylie – et dont la population, selon la correspondante de l’AFP, &quot;se rend régulièrement dans des bordels&quot;.        <br />
              <br />
       De quelle objectivité ou de quelle neutralité l’AFP peut-elle se prévaloir aujourd’hui ? Cette agence affiche de fait les preuves les plus criantes de ses accointances et de ses relations obscures avec la ligne politique du gouvernement français d’abord et puis avec celle de certains pays dont elle traite l’information. Incidemment, en examinant de très près la situation actuelle en Libye, la couverture médiatique de l’AFP indique que cette agence verse plutôt dans la désinformation que dans une information juste, recoupée et hiérarchisée. Et elle le fait non pas par incompétence mais par choix éditorial et politicien.       <br />
              <br />
       A propos de l’action des Amazighs à Mellitah, près d’At-Willul (Zouara, Lybie), l’AFP, dans une dépêche en date du 29 octobre 2013 (13h30), affirme que &quot;des Amazighs libyens observent depuis quarante-huit heures un sit-in dans le complexe gazier de Mellitah dans l’ouest de la Libye qu’ils menacent de bloquer […]&quot;. Elle rajoute que &quot;des citoyens de la ville de Zouara (ouest), venus par voie de mer dimanche, ont organisé un sit-in dans le complexe gazier de Millitah menaçant de bloquer le site […]&quot;.        <br />
       Cette information est complètement erronée et nous la contestons. La réalité est que les Amazighs se sont rendus sur le complexe le samedi 26 octobre, et non pas dimanche 27 octobre comme l’annonce l’AFP. Ces derniers, une centaine de combattants armés, ont ainsi investi le complexe gazier et ils le contrôlent totalement. Nous ne comprenons pas pourquoi l’AFP s’entête à réduire cette action de grande envergure à un simple sit-in de citoyens ou à une simple excursion.        <br />
              <br />
       L’AFP affirme également que &quot;Jusqu’à présent le complexe continue son activité […]&quot;. Cette information est également mensongère, car le complexe gazier en question ne fonctionne qu’à 50% de ses capacités. Même les médias libyens l’ont confirmé. De plus, les navires pétroliers sont empêchés d’accoster à Mellitah paralysant ainsi toute activité d’exportation. Seul le gazoduc alimentant l’Italie est laissé en fonctionnement pour le moment.       <br />
              <br />
       Le métier de journaliste est un métier noble mais périlleux. Il a le devoir d’informer et non de désinformer. Pour qu’il soit crédible, les faits doivent être recoupés et attestés. Le journalisme tel que nous le concevons à Tamazgha et ses lecteurs, ne doit et ne peut souffrir d’aucun parti pris, ni même de collusion, ni avec un État ni avec un groupe d’intérêt. L’un des beaux attributs du fait d’informer est la rigueur et l’éthique intellectuelles ; il se trouve qu’elle est gravement mise en cause chez certains journalistes de l’AFP, ceux en charge du dossier des pays du nord de l’Afrique notamment. L’intégrité intellectuelle qui doit animer tout journaliste même quand celui-ci travaille pour le compte d’un État doit être intacte et ne peut souffrir d’aucune allégeance. Les affirmations, péremptoires dans la forme et approximatives dans le fond, de l’AFP représentent par voie de conséquence l’expression, sans ambages, d’une ligne éditoriale dictée par des intérêts bien précis ; c’est l’expression on ne peut plus limpide de la politique berbère de la France qu’il conviendrait plutôt d’appeler &quot;politique anti-berbère de la France&quot;.       <br />
              <br />
       Ce que l’AFP feint d’ignorer – et c’est une information capitale pour tous ceux qui s’intéressent à ce Pays – c’est le fait que les combattants amazighs menacent d’arrêter complètement le fonctionnement du complexe gazier si leurs revendications ne sont pas satisfaites (NDLR : la production est totalement arrêtée depuis le 11 novembre). Les militants amazighs de Libye sont conscients des enjeux de la mise en œuvre d’une telle décision : porter atteinte au nerf névralgique du pays et par ricochet à l’économie des pays qui font &quot;des affaires&quot; avec l’Etat libyen. Ils s’attaquent, et c’est légitime, au &quot;retour sur investissement&quot; de ces faiseurs de présidents et de gouvernements dont la politique dessert leurs intérêts.        <br />
              <br />
       Nous rappelons également que l’action de ces combattants amazighs ayant investi le complexe de Mellitah est étroitement liée aux autres actions menées par d’autres combattants, notamment ceux de Lalut (Nalut) et ceux d’Oubari : les combattants de Lalut ont coupé l’oléoduc traversant leur territoire depuis le 29 septembre, ceux de la région d’Oubari (Amazighs Touaregs) ont, quant à eux, investi le champ pétrolier, connu sous le nom de Charara exploité par la compagnie Repsol, le samedi 26 octobre. Toutes ces actions coordonnées sont menées dans le cadre de la contestation par les Amazighs de Libye de la politique anti-amazighe du Conseil général national (CGN) et du gouvernement libyen. Il faut souligner que ces deux instances, mises en place par &quot;l’aide&quot; des occidentaux et sponsorisées par le Qatar, objectivent une fin de non-recevoir pour toute revendication émanant des populations amazighes. Par des démarches pacifiques, le mouvement amazigh de Lybie, depuis septembre 2011, a posé le problème de l’identité libyenne pour mettre fin à l’injustice historique dont ils faisaient l’objet notamment depuis le règne de Kadhafi.       <br />
              <br />
       La revendication principale des Berbères de Lybie est la révision de l’article 30 de la déclaration constitutionnelle qui prévoit la prise de décision par le vote, donc à la majorité, des questions relatives à ce qui est appelé &quot;composantes de la Libye&quot;. Les Amazighs refusent de laisser les instances gouvernementales libyennes soumettre les questions relevant de leur culture et de leur identité à un quelconque vote : un droit naturel ne peut faire l’objet d’aucun vote mais plutôt de reconnaissance, selon les Amazighs de Lybie. Ce sont des questions qui doivent être tranchées par consensus et par compromis. La question que soulève l’article 30 de la déclaration constitutionnelle porte essentiellement sur les constantes nationales, en d’autres termes : le nom de l’État, sa définition, son identité, son drapeau, son hymne national, sa langue officielle, etc. Les Amazighs et les Toubous refusent d’occuper les seconds plans, ils exigent une parfaite égalité et représentativité entre les différentes composantes ethniques de la Libye. Ils considèrent que les instances gouvernementales actuelles, par leurs décisions politiques unilatérales et tranchées, ne font que renaître de ses cendres l’autoritarisme de Kadhafi ; en d’autres termes un autoritarisme en remplace un autre.       <br />
              <br />
       Ce qui est reprochable, à juste titre, à une agence de presse comme l’AFP, c’est son mépris vis-à-vis des populations berbères en général et celles de Libye en particulier. Dans ce cas précis de la Libye, l’objet de ces occupations et de ces blocages des sites gaziers et pétroliers par les Amazighs. Aucun travail d’investigation sur le terrain, au sein des sites concernés, n’a été mené par les correspondants de cette agence. L’information qu’elle est censée récolter et hiérarchiser pour qu’elle soit ensuite utilisée par d’autres canaux d’information est basée sur les seules allégations et déclarations des officiels libyens. Il convient alors de signaler et de dénoncer le manque d’objectivité, d’honnêteté et d’effort d’exactitude de la dite agence de presse, ce qui par ailleurs s’explique plus par un choix d’une ligne éditoriale que par une quelconque difficulté financière concernant l’activité journalistique à l’international de celle-ci, d’où le caractère volontaire non seulement de ce que l’on peut appeler pudiquement des dérapages mais des prises de position clairement anti-amazighes. En revanche, la télévision arabe Al Jazeera a agi avec professionnalisme puisqu’elle a couvert l’événement en se rendant sur place où elle a recueilli les doléances des militants amazighs qui occupent actuellement le site gazier de Mellitah et les déclarations des officiels libyens. L’information rapportée par cette chaîne arabe apporte la preuve de l’inexactitude de l’information diffusée par l’AFP.       <br />
              <br />
       Ces dernières années, que ce soit la couverture médiatique d’un événement en Kabylie, ou en Libye, sans parler de l’Azawad, l’AFP a confirmé son mépris vis-à-vis des Amazighs. Ses correspondants dans ces pays du nord de l’Afrique ou du Sahel adoptent le plus souvent des positions obséquieuses quand elles ne relaient pas elles-mêmes les thèses nauséabondes des régimes dictatoriaux en place. Le traitement de l’événement des non-jeûneurs de Tizi-Ouzou en est des plus édifiants.        <br />
              <br />
       En somme, l’AFP, en tant qu’instrument et porte-voix de la politique étrangère de l’État français, n’est ni neutre ni indépendante et encore moins objective dans le traitement de l’information qu’elle diffuse. Dans leB.A. BA du journalisme d’Albert Camus dont c’est le centenaire de la naissance cette année, on peut y lire&quot;Aller voir est la première chose à faire. Ensuite, il est nécessaire de vérifier les diverses perspectives possibles, en donnant la parole à tous. Il n’est pas question d’éluder le point de vue de l’adversaire, mais au contraire de l’entendre et de l’analyser. Le jeune journaliste prône une équité inviolable.&quot;       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Mestafa G’Idir et Masin Ferkal. </b>        <br />
              <br />
       SIWEL 151647 NOV 13
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.wmaker.net/siwel/AFP-Agence-Francaise-de-Propagande-anti-amazighe_a5641.html</link>
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   <title>Françafrique : Sur le dos des touaregs, la France va signer un « accord de défense et de coopération militaire » avec le Mali</title>
   <pubDate>Thu, 26 Sep 2013 19:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   BAMAKO SIWEL) — Pour donner un aspect de « légalité » à son redéploiement militaire au Mali et surtout dans l’Azawad, François Hollande et son ministre de la guerre, Jean-Yves Le Drian, ont décidé de signer un « accord de défense et de coopération militaire » avec Ibrahim Boubakar Keita, à la fois « favori » du Quai d’Orsay et du capitaine putschiste Sanogo, désormais promu « général ». La France va « assister » l’armée malienne sous couvert d’une « coopération de défense » et va tenter d’aider le Mali à régler définitivement le « problème touareg ». Après que l’honorable « Opération Serval » ait fait usage de ses chars, de ses matraques et de ses fusils contre les femmes et les enfants touaregs qui manifestaient à Kidal…on peut imaginer la nature de la coopération française     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5904592-8797297.jpg?v=1380217249" alt="Françafrique : Sur le dos des touaregs, la France va signer un « accord de défense et de coopération militaire » avec le Mali" title="Françafrique : Sur le dos des touaregs, la France va signer un « accord de défense et de coopération militaire » avec le Mali" />
     </div>
     <div>
      C’est le ministre malien « de la Défense et des Anciens combattants, » Soumeylou Boubèye Maïga, qui a annoncé lundi la signature de cet accord de défense et de coopération militaire entre les autorités maliennes et la France socialiste. Autrement dit, la Françafrique prend les commandes de l’armée malienne qui, à vrai dire, n’a jamais été une armée régulière mais bien une « bande armée » spécialisée dans les exécutions sommaires, les viols et les actes de torture contre les populations nomades du Nord et plus particulièrement contre les touaregs ; tout comme il n’y a jamais eu « d’Anciens combattants » au Mali, sauf à considérer que le massacre de populations civiles confère le statut d’anciens combattant.       <br />
               <br />
       Jean-Yves le Drian, ministre de la guerre de François Hollande, va « former » un troisième bataillon de soldats maliens après avoir formé  les bataillons de  &quot;Waraba&quot; et &quot;Elou&quot; précise le ministre de la défense malienne. Pour rappel, la lutte contre l’Aqmi, le Mujao et Ansar Dine ont été menées essentiellement par les tchadiens et le MNLA, le tout sous commandement de l’opération française Serval. Les soldats maliens n’ont participé à aucune opération de lutte contre les terroristes. Leur participation s’est résumé à une série d’exactions militaires contre les civils de l’Azawad. Celle-ci continue de se poursuivre en présence de Serval et de l’ONU. Ces derniers ont même poussé au delà de tout entendement leur cynisme en publiant un communiqué faisant état d’une » prise à partie » d’une délégation malienne de haut niveau par des manifestants à Kidal…       <br />
               <br />
       Pour rappel, il est de notoriété publique que le Mali ne dispose ni d’une armée structurée, ni d’institutions ni d’hommes d’Etat sur lesquels la Françafrique pourrait s’appuyer efficacement pour préserver ses intérêts économiques ; d’où son intervention directe dans l’Azawad et le redéploiement de ses soldats sous l’opération Serval. Les velléités d’indépendance du MNLA gène ses intérêts en matière de ressources énergétique d’où la nécessité absolue pour la France de le réduire à néant. Elle s’y applique d’ailleurs méticuleusement.        <br />
               <br />
       Ces accords de défense et de coopération militaires permettront ainsi de couvrir légalement la Françafrique en donnant l’illusion d’une pseudo souveraineté malienne dont personne n’est dupe; mais tout est dans la forme et non dans le fond.        <br />
              <br />
       La lutte contre le terrorisme et les menaces djihadistes ne trompent plus personnes non plus, surtout depuis qu’il ne fait plus aucun doute que la fameuse « rébellion syrienne » n’est rien de moins qu’une rébellion djihadiste, directement affiliée à l’organisation terroriste Al Qaida, mais qui bénéficie tout de même de l’appui de François Hollande, en vertu ses amitiés avec le Qatar et l’Arabie saoudite, dont personne n’ignore, non plus, qu’ils sont les généreux sponsors des diverses mouvances islamo-terroristes. La France socialiste a déjà fournit des armes aux rebelles syriens, autrement dit aux djihadistes, et s’apprête à renouveler son « aide logistique » à la rébellion syrienne malgré l’évidence de ses liens avec Al qaida, des liens qu’ils revendiquent d’ailleurs publiquement. En revanche, pas question d’aider les Kurdes ! François Hollande a dit :  &quot;Nous allons aider la la rébellion syrienne à l’exception du Nord de la Syrie &quot;, c'est-à-dire, des kurdes, seuls à se battre contre les djihadistes et le régime Assad et seuls également à lutter pour la démocratie, la laïcité et les droits de l’homme       <br />
               <br />
       Au Mali, c’est sans aucun doute possible que François Hollande et son ministre de la guerre, Jean-Yves Le Drian, sont en passe de signer un « accord de coopération militaire » dans le but de « mater les touaregs » et rien d’autre, comme l’ont dernièrement prouvé les soldats de l’opération Serval qui ont réprimé avec leurs chars, leurs matraques et leurs fusils, la manifestation des femmes et des enfants touaregs qui protestaient contre la venue de 3 ministres maliens à Kidal alors que les exactions de l’armée malienne sur les civils touaregs se poursuivent sous les yeux de Serval et de l’ONU, sans que personne n’y trouve rien à redire…       <br />
               <br />
       zp,       <br />
       SIWEL 261923 SEP 13
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/siwel/Francafrique-Sur-le-dos-des-touaregs-la-France-va-signer-un-accord-de-defense-et-de-cooperation-militaire-avec-le-Mali_a5482.html</link>
  </item>

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   <title>Mali: à J-2 des élections présidentielles, qui sera l'élu de François Hollande ?</title>
   <pubDate>Fri, 26 Jul 2013 14:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   BAMAKO (SIWEL) — Dimanche, 28 juillet, débutera l'élection « historique » d'un président « démocratiquement élu » en république françafricaine du Mali. La « Cour constitutionnelle » a retenu le chiffre de 28 candidatures, un véritable record de démocratie. 24 figurants et 4 acteurs. Mais 10 jours avant le jour fatidique, sur les 4 candidats en lice susceptible de gagner les faveurs de la France qui organise et sponsorise le concours, il y en a quand même un, Tiébélé Dramé, qui a renoncé à briguer le « rôle ». Aussi, sur les 3 candidats restants, un seul sera choisi par François Hollande et son administration. Qui sera l’élu(e) de la Françafrique au Mali?     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5726205-8537297.jpg?v=1374853008" alt="Mali: à J-2 des élections présidentielles, qui sera l'élu de François Hollande ?" title="Mali: à J-2 des élections présidentielles, qui sera l'élu de François Hollande ?" />
     </div>
     <div>
      Le choix se fera probablement entre deux candidats : Ibrahim Boubacar Keïta et Soumaila Cissé avec Haidara Aissata Cissé dans le rôle principal du lièvre. Les 24 autres seront « cantonnés », comme les touaregs et le MNLA, au rôle de figurants.          <br />
              <br />
       Mais avant de faire le tour d’horizons des « candidats »,  rappelons que le candidat Tiébélé Dramé s’est retiré de la course le 17 juillet dernier. Il avait en effet outrepassé ses prérogatives et avait demandé le report de la date fixée, au 28 juillet, par François Hollande. Ce qui lui a été catégoriquement refusé.        <br />
              <br />
       Acceptant mal la trop flagrante gestion française du Mali, il a finit par dénoncer « un processus électoral bâclé, conduit dans l’autisme » avant de constater ironiquement que « le chef de la diplomatie française (Laurent Fabius : NDLR) est devenu le Directeur général des élections quand il parle du vote des réfugiés, celui des déplacés et celui de la diaspora » avant de rajouter qu’il « ne savait pas que Laurent Fabius avait été nommé par le président Traoré à la place du général Siaka Sangaré ». Il a mal supporté la trop flagrante humiliation et s’est retiré du concours. Mardi dernier, il a donné ses consignes de vote en faveur du candidat  Soumaïla Cissé qui a également montré, mais dans une moindre mesure, quelques signes de protestations au flagrant délit français.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5726205-8537423.jpg?v=1374855310" alt="Mali: à J-2 des élections présidentielles, qui sera l'élu de François Hollande ?" title="Mali: à J-2 des élections présidentielles, qui sera l'élu de François Hollande ?" />
     </div>
     <div>
      Les principaux candidats restés en lice sont donc :       <br />
              <br />
       <b>1) Ibrahim Boubacar Keïta</b>, ancien Premier ministre et ancien président de l’Assemblée nationale. Il est le Président du Rassemblement pour le Mali.Son éducation a été faite à Paris : d’abords au lycée Janson-de-Sailly à Paris, puis à  l’Université de Paris I- Panthéon Sorbonne.  Il a été chargé de recherche au CNRS et a enseigné les systèmes politiques du Tiers-Monde à l’Université de Paris Tolbiac. Il a été également directeur-représentant de Terre des Hommes France (TDHF), une ONG française.        <br />
              <br />
       <b>Son avantage</b> : En 1999, il est élu vice-président de l’Internationale socialiste, une organisation que connait bien le Parti Socialiste, actuel parti au pouvoir en France. Autant dire que ce candidat a de bonnes chances d’être l’heureux élu.       <br />
              <br />
       <b>Son inconvénient</b> : il n’a pas vraiment de programme mais cela ne constitue pas vraipment un handicap. Les programmes politiques et leur application étant du ressort de l’administration centrale françafricaine. Il suffit d’être bien sage et de bien comprendre les consignes pour se maintenir favori.       <br />
              <br />
       <b>2) Haidara Aissata Cissé</b>, dite CHATO, ou la dame de fer, est une « élue » du président Amadou Toumani Touré (ATT) dans la ville touareg de Bourem. Grande amie de l’ancien président ATT, c’est la seule femme qui participe au concours français du meilleur candidat à la présidence françafricaine au Mali. Persuadée que l’élection se jouera en deux tours, elle a « la conviction que les Maliens la porteront au second tour ». Produit de la France, elle été formée au Brevet de Technicien Supérieur en Comptabilité à Paris et a également été formée au syndicalisme avec 2 organisations syndicales françaises :Force ouvrière et la CGT.       <br />
              <br />
       <b>Son avantage</b> : elle a fait le tour du monde, surtout en Europe et en France plus particulièrement, pour faire campagne contre les porte-parole du MNLA et assurer la campagne diffamatoire contre le combat de libération du MNLA et ainsi assurer l’amalgame médiatique entre touaregs et islamo-terroristes ; thèse véhiculée par l’AFP et l’ensemble de la classe politique française, de gauche en particulier. Elle a donc bien assumé son rôle et sa voix de « femme musulmane » a été importante pour éviter que la France ne soit accusée de mener une « croisade ».       <br />
              <br />
       <b>Son inconvénient</b> : fervente partisane de l’éradication du MNLA, elle a publiquement critiqué les « amicales pressions » françaises qui ont obligé les maliens à souscrire, de force, aux accords de Ouagadougou. Sa docilité n’étant pas complètement parfaite, son rôle se bornera probablement à celui du « lièvre » pour tromper les grands crédules.        <br />
              <br />
       Son second grand inconvénient : elle a la réputation sulfureuse d’être une habituée du palais de Koulouba et est accusée par bon nombre de maliens d’avoir largement gouté à la soupe des narcotrafiquants qui assurent avec les islamistes la ruine du pays touareg; ce qui n’est pas bon pour la réputation française, déjà bien trop écornée pour se rajouter une couche supplémentaire avec le narcotrafic ; ça peut faire un peu trop d’un seul coup. Ses chances d’accéder au rang de favorite pour la république françafricaine du Mali  sont donc quasi nulles.        <br />
              <br />
       <b>3) Soumaïla Cissé</b> , ancien Secrétaire général de la présidence puis ancien ministre de l’Economie et des Finances, il est fondateur du parti de l’Union pour la république et la démocratie. Candidat en 2002, il avait mis l’ancien président Amadou Toumani Touré (ATT) en ballottage mais sa candidature n’avait pas convaincu la France qui lui a préféré ATT, probablement un peu plus docile.       <br />
              <br />
       <b>Son avantage</b> : c’est un candidat intellectuellement crédible qui dispose d’un réel bagage intellectuel qui pourrait éventuellement donner de la crédibilité à son « élection ». Formé dans les écoles françaises, il obtient d’abord à Grenoble une licence de mathématiques appliquées, puis à Montpellier, il obtient une Maîtrise des méthodes informatiques appliquées à la gestion et sort major de sa promotion et obtient également le diplôme d'Ingénieur en informatique et en gestion ; et enfin à Paris , à l'Institut d'administration des entreprises, il obtient le Certificat d'aptitude d'administration des entreprises de Paris. Autant dire que son bagage intellectuel donne du poids à sa « candidature ».       <br />
              <br />
       <b>Son inconvénient</b> : il est fâché avec les putschistes de Bamako (Sanogo et donc Dioncounda Traoré) et il est  à l’origine d’une gênante polémique sur l’organisation d’une fraude à grande échelle. Ce qui n’arrange pas l’administration de la métropole qui veut en finir à tout prix avec le problème de la légitimité institutionnelle au Mali.         <br />
              <br />
       En effet, Soumaila Cissé accuse le ministère de l’Administration territoriale de préparer un « coup d’Etat électoral ». Autant dire qu’il accuse la France d’organiser une gigantesque fraude, à défaut de parler d’une gigantesque farce. Il n’a pas non plus apprécié la présence du MNLA aux côté de l’armée française à Kidal. Il a qualifié cet évènement de « verrue qu’il faut traiter ». Mais, sur cet aspect, il a visiblement été entendu puisque le MNLA a été utilisé par Serval comme chaire à canon avant d’être lâchement trahis.        <br />
              <br />
       Hormis ces quelques « différents » avec la France, Soumaila Cissé a de solides chances d’être l’élu de la France. Il a l’immense avantage d’apporter de la crédibilité à ce scrutin, même s’il en critique « quelques aspects ».        <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5726205-8537560.jpg?v=1374857337" alt="Mali: à J-2 des élections présidentielles, qui sera l'élu de François Hollande ?" title="Mali: à J-2 des élections présidentielles, qui sera l'élu de François Hollande ?" />
     </div>
     <div>
      <b>Conclusion :</b> la pièce de théâtre se jouera, probablement en deux tours entre Ibrahim Boubacar Keïta et Soumaila Cissé. Les deux candidats disposent de sérieuses chances d’êtres consacrés.        <br />
              <br />
       Le principal avantage d’ Ibrahim Boubacar Keïta réside dans ses liens solides avec l’internationale socialiste, et ça tombe bien, c’est justement le parti socialiste qui est actuellement au pouvoir ; tandis que le principal atout de Soumaila Cissé réside dans le fait qu’il est tout de même le candidat le plus qualifié à donner un semblant de crédibilité.         <br />
              <br />
       Haidara Aissata Cissé, quant à elle, jouera le rôle du lièvre, le narcotrafic n’étant pas de nature à être assumé publiquement, l’administration françafricaine se résoudra certainement à la sacrifier dès le premier tour.         <br />
              <br />
       La France aura certainement à faire le choix entre le cœur, (Ibrahim Boubacar Keïta), et la raison (Soumaila Cissé). Les paris sont ouverts.       <br />
              <br />
       zp,       <br />
       SIWEL 261419 JUI 13       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>François Hollande, le défilé du 14 juillet et la fête du néocolonialisme...</title>
   <pubDate>Thu, 18 Jul 2013 14:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   PARIS (SIWEL) — La célébration du 14 juillet, fête nationale française, a été cette année l’occasion de réaffirmer la France coloniale. Comme les zouaves et les tirailleurs sénégalais d’antan, les africains sont venus à Paris parader et montrer « patte blanche » à la France qui décide du sort des président africains, tout comme elle décide « souverainement » du droit de vie ou de mort des peuples d’Afrique, casés par les tracés coloniaux, dans des Etats artificiellement crées pour être inféodés à la France dans l’unique perspective de préserver ses intérêts dans toutes les colonies françaises.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5704731-8507744.jpg?v=1374150811" alt="François Hollande, le défilé du 14 juillet et la fête du néocolonialisme..." title="François Hollande, le défilé du 14 juillet et la fête du néocolonialisme..." />
     </div>
     <div>
      Le défilé militaire du 14 juillet, a eu cette année un gout  de néocolonialisme très prononcé avec le défilé des armées malienne et tchadienne, présentant la calamiteuse opération Serval comme une victoire de la démocratie sur les djihadistes, dernier alibi en date pour organiser « légalement » le redéploiement physique de la colonie française en Afrique.        <br />
              <br />
       Les Etats africains prétendument indépendants n’étant pas à la hauteur de la défense des intérêts français (cf. Areva), la France, à travers la « lutte contre les Djihadistes », qu’ils arment et soutiennent par ailleurs en Syrie, a donc imposé aux « Etats » africains la démonstration de leur totale soumission aux exigences de la France en faisant défilant ses « tirailleurs » comme au « temps béni » de la franche colonisation .       <br />
              <br />
       La France, détentrice mondiale de l’hypocrisie démocratique, se cache avec cynisme derrière le masque très mal ajusté de la défense des droits de l’homme. Exploitant la situation invivable (et criminelle) dans laquelle elle a elle-même placé les touaregs, et après avoir, dans un premier temps, fermé les yeux sur cette quatrième rébellion touarègue, la France, dans une convergence d’intérêts géostratégiques avec l’Algérie, cet autre territoire colonial, a laissé se débattre les touaregs seuls face aux djihadistes soutenus par le Qatar et l’Algérie, deux alliés incontestables de la France.         <br />
              <br />
       De plus, les richesses du sous sol sahélien, en plein territoire touareg, pour le plus grand malheur des populations, font de cette région le nouvel eldorado énergétique, avec notamment, l’immense bassin de Taoudéni et les gisements d’uranium, ont vite fait de convaincre François Hollande de reconquérir au plus vite, et militairement, ces territoires afin de préserver efficacement, bien sur au détriment des populations locales, les énormes intérêts coloniaux de la France. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5704731-8507784.jpg?v=1374150995" alt="François Hollande, le défilé du 14 juillet et la fête du néocolonialisme..." title="François Hollande, le défilé du 14 juillet et la fête du néocolonialisme..." />
     </div>
     <div>
      Mais pour minimiser les pertes en précieuses vies françaises et ainsi limiter le mécontentement des français, la France recourt à cette nouvelle génération de « tirailleurs » grâce aux Présidents africains imposés par la France, à l’image d'Idriss Déby qui fournira le plus gros contingent de soldats et dont les nombreux morts ne feront pas les « unes » de la presse française, contrairement aux 3 ou 4 morts français dont les vies étaient autrement plus précieuses que celles des africains.        <br />
              <br />
       Quant aux centaines de victimes parmi les civils touarègues, massacrés par l’armée malienne sous l’œil averti de la France ; eh bien, officiellement, le « pays des droits de l’homme » n’a strictement rien vu…Bref ! « En France on est tous égaux, mais y’en a qui sont plus égaux que d’autres » comme dirait Coluche. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5704731-8507794.jpg?v=1374151116" alt="François Hollande, le défilé du 14 juillet et la fête du néocolonialisme..." title="François Hollande, le défilé du 14 juillet et la fête du néocolonialisme..." />
     </div>
     <div>
      Et pour couronner le tout, François Hollande, assurera au monde entier que la participation africaine dans la guerre au Mali, c'est-à-dire sa participation à la réimplantation physique de la France en Afrique, montre bien la souveraineté des pays africains...       <br />
              <br />
       Et enfin, pour montrer encore plus l’indépendance des armées africaines vis-à-vis de leur tutelle française, à qui elles servent encore une fois de « chaire à canon »,  eh bien elles défilent le 14 juillet à Paris. C’est ainsi que l’armée malienne, les troupes de Serval et celles  des tchadiens ont défilé côte à côte pour démontrer la « légitimité » d’une action militaire néocoloniale.        <br />
              <br />
       En échange, Idriss Déby pourra librement intensifier sa répression contre l’opposition et l’armée malienne pourra massacrer en toute quiétude les Touareg et avec l’appui de Serval si nécessaire… 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5704731-8507801.jpg?v=1374151217" alt="François Hollande, le défilé du 14 juillet et la fête du néocolonialisme..." title="François Hollande, le défilé du 14 juillet et la fête du néocolonialisme..." />
     </div>
     <div>
      Fort heureusement, il existe quelques âmes libres et courageuses pour dénoncer encore les parades néocoloniales que l’on tente de nous faire passer pour des actions humanitaires de défense de la démocratie et des droits de l’homme.        <br />
              <br />
       Ainsi, pour le Président de l’association Survie, qui lutte contre la Françafarique « Ce défilé donne un parfum de victoire à une opération militaire qui est loin de pouvoir être présentée ainsi étant donné les nombreuses zones d’ombre qui l’entourent et les incertitudes qui demeurent sur son issue »       <br />
              <br />
       l'Association Survie précisera par ailleurs que « sous couvert de mobilisation en faveur de la démocratie et des droits de l’Homme, cette intervention sert clairement les intérêts politiques, économiques et militaires de la France au Mali. Un parallèle peut être dressé avec le défilé organisé par Nicolas Sarkozy en 2010, année de commémoration du cinquantenaire des indépendances africaines, en présence de 10 chefs d’État africains. François Hollande perpétue cette politique, en prenant l’initiative sur des dossiers qui concernent avant tout les africains, en s’entourant d’un aréopage de chefs d’État et dictateurs alliés et en vantant l’ingérence militaire française sur le continent. ». 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5704731-8507809.jpg?v=1374151306" alt="François Hollande, le défilé du 14 juillet et la fête du néocolonialisme..." title="François Hollande, le défilé du 14 juillet et la fête du néocolonialisme..." />
     </div>
     <div>
      Heureusement que quelques &quot;courageux&quot; n'hésitent pas à énoncer de telles évidences pendant que les pays d’Afrique n’en finissent pas de démontrer docilement leur triste soumission au colonialisme français.        <br />
              <br />
       Dioncounda Traoré, le président intérimaire du putsch malien, sagement installé auprès de François hollande est là pour légitimer une mascarade électorale malienne que personne ne peut décemment croire comme émanant de la volonté populaire malienne et encore moins touarègue....Mais peu importe puisqu’elle a comme unique but de porter à la présidence celui qui servira au mieux les intérêts de la France, dont la devise est rappelons-le : &quot;Liberté-égalité-Fraternité &quot;, tout comme la devise des islamistes est  &quot; paix et tolérance &quot;, mais, après tout, comme le dit si bien l'adage populaire: &quot; les promesses n'engagent que ceux qui y croient &quot;       <br />
              <br />
       cj,       <br />
       SIWEL  181426 JUI 13
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5704731-8507820.jpg?v=1374151374" alt="François Hollande, le défilé du 14 juillet et la fête du néocolonialisme..." title="François Hollande, le défilé du 14 juillet et la fête du néocolonialisme..." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <link>https://www.wmaker.net/siwel/Francois-Hollande-le-defile-du-14-juillet-et-la-fete-du-neocolonialisme_a5235.html</link>
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   <title> Mali : Il est temps de reconnaitre le peuple Touareg (Alexandre Del Valle)</title>
   <pubDate>Fri, 08 Feb 2013 13:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   PARIS (SIWEL) — Dans un article publié dans « atlantico », Alexandre del Valle, géopolitologue renommé et éditorialiste à France Soir enseigne les relations internationales à l'Université de Metz. Il revient sur les frontières coloniales qui, selon le géopolitologue, « devraient êtres plus conforme aux désirs des peuples afin d’éviter qu’ils ne se radicalisent ». Auteur de plusieurs livres sur la faiblesse des démocraties, les Balkans, la Turquie et le terrorisme islamique, Alexandre del Valle rappelle que « le problème malien remonte à la création, en 1960, d’un État central tenu par la tribu noire-africaine des Bambara qui domine le Nord touareg».     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5208684-7772396.jpg?v=1360325525" alt=" Mali : Il est temps de reconnaitre le peuple Touareg (Alexandre Del Valle)" title=" Mali : Il est temps de reconnaitre le peuple Touareg (Alexandre Del Valle)" />
     </div>
     <div>
      Dans cette analyse, Alexandre del Valle  s’interroge : «  Les droits à l’autodétermination que la &quot;communauté internationale&quot; (en fait les États puissants de la planète) a accordé dans les années 1990-2010 aux séparatistes slovènes, croates, bosniaques ou albanophones face à l’Etat central serbo-yougoslave, ou encore aux chrétiens-animistes du Sud Soudan (désormais indépendant), longtemps massacrés par les Arabo-musulmans du Nord Soudan, peuvent-ils être refusés aux Berbères du Nord Mali ? ». L’auteur se demande s’il est encore raisonnablement possible de faire « comme si le peuple Touareg – et donc berbère - n’existait pas ? » et s’il était encore décemment possible de « nier que les frontières coloniales ont engendré moult conflits et qu’elles devraient être plus conformes aux désirs des peuples, notamment afin d’éviter que ceux-ci se radicalisent ?       <br />
              <br />
       A cela il répond que « le droit international est fondé sur le sacro-saint dogme de &quot;l’intangibilité des frontières&quot;, y compris celles qui sont le fruit d’un découpage colonial sommaire ». Mais sur le problème du Mali, il précise qu’« il est clair que, faute de liquider physiquement les Maures et les Berbères du Nord Mali, honnis par les ethnies noires-africaines du Sud du pays, le fait de nier la &quot;question touareg&quot; et des minorités équivaudra à créer une &quot;bombe identitaire à retardement&quot; pour les futures générations maliennes. »       <br />
              <br />
       Alexandre del Valle  fait également un rappel de ce que sont les Touaregs, et notamment ceux du Mali. Il les défini comme « membres de la grande famille des &quot;Amazighs&quot; » parlant une langue berbère  «  le Tamasheq ». Il défini les Berbères comme des peuples dominés vivant dans  « des États dominés soit par des nationalistes arabophones, soit par des tribus noires-africaines » et cite à ce propos l’Algérie le Maroc, la Tunisie, la Lybie, la Mauritanie, le Niger et le Mali.  A juste titre, l’auteur affirme que ces peuples amazighs sont « contraints de parler l’arabe ou l’une des langues nationales africaines au détriment du Tamazigh », des peuples « pris en tenailles entre l’arabisation intensive et la domination des noirs-africains, souvent descendants d’esclaves et donc épris de revanche... ».       <br />
              <br />
       Les Touaregs sont effectivement dans cette situation où depuis les prétendues « décolonisation », ils se sont retrouvé sous la domination de peuples qu’ils dominaient auparavant. Mais, la rédaction se permet d’apporter la précision que la mise en esclavage des peuples d’Afrique noire est loin d’être l’apanage des seuls Touaregs. L’esclavage européens et l’esclavage arabe, moins médiatisé mais tout aussi cruel, ont été sans commune mesure par rapport à l’esclavage Touareg. Il serait donc injuste de faire porter la responsabilité aux seuls Touaregs, d’autant plus que les peuples  d’Afrique noire ont également pratiqué l’esclavage entre tribus noires. L’esclavage est une tare humaine universellement partagée, y compris par les peuples qui ont eu à le subir.  Bien entendu, il ne s’agit pas de trouver quelques excuses à l’esclavage pratiqué par les Touaregs mais juste de resituer les responsabilités des uns et des autres dans la sordide histoire de l’esclavage humain qui date de la nuit des temps, depuis la Grèce antique jusqu’à la plus terrible d’entres-elles, l’abjecte traite négrière transatlantique, une œuvre européenne qui a duré  plusieurs siècles et qui a fait des centaines de millions de victimes. L’esclavage n’est d’ailleurs pas aboli dans la réalité, il a juste changé de forme et doit encore être combattu de nos jours, comme par exemple dans les pays du Golf qui poursuivent leur pratique indigne de mise en esclavage des noirs et des asiatiques notamment »         <br />
              <br />
       L’auteur de l’article met en avant le fait que « le  problème de fond au Mali remonte à la création, en 1960, d’un État central tenu par la tribu noire-africaine des Bambara qui domine le Nord touareg et Maure »  Alexandre del Valle  apporte une précision de taille en expliquant qu’ « au Nord du Mali, bien qu’étant laïques et hostiles à l’islamisme radical, les Berbères touaregs cohabitent depuis longtemps avec des Arabophones maures bien plus islamisés et qui pourraient être des ennemis, mais qui sont comme eux perçus comme des intrus &quot;blancs&quot; par les ethnies noires africaines du Sud ». Il poursuit son analyse en soulignant le fait que « Tandis que les Touaregs ont repris leurs aspirations autonomistes », les maures, « les arabo-musulmans se sont réislamisés sous le double effet de la réislamisation de l’Etat malien lui-même et de l’influence du salafisme venu des pays du Golfe. ». C’est ce qui explique que le MNLA soit majoritairement touareg et laïque, tandis que le Mujao, une organisation islamo-terroriste soit investie majoritairement par les maures de culture arabo-islamique.       <br />
              <br />
       Citant en référence l’ouvrage du leader kabyle Ferhat Mehenni, Le siècle identitaire, la fin des empires postcoloniaux (éditions Michalon, 2010),  l’auteur revient sur les années 1980, où « le panislamisme a remplacé le panarabisme » exactement « au moment où les indépendantistes berbères d’Afrique du Nord et sahélienne ont connu un vaste mouvement de réveil identitaire ». Citant une nouvelle fois le leader kabyle, Ferhat Mehenni  Alexandre del Valle explique que selon  l’auteur du siècle identitaire « la démocratisation couplée au réveil des identités et aux moyens de communication modernes aboutira tôt ou tard à une redéfinition des frontières postcoloniales, ce qui célébrera enfin la &quot;seconde décolonisation&quot; ».       <br />
              <br />
       Revenant aux  « mouvements laïcs touaregs du Nord traditionnellement hostiles à l’islamisme », l’auteur de l’article, faisant référence au groupe islamiste Ansar Dine, met en évidence le paradoxe de « certains des groupes rebelles aient rejoint des &quot;terroristes islamiques&quot; arabophones ». Mais précise-t-il « il convient de distinguer entre l’internationale islamiste salafiste, composée de groupes algériens et locaux comme AQMI et le Mujao (Maures arabophones), plus ou moins affiliés à Al-Qaïda, et l’islamisme malien plus spécifiquement touareg comme Ansar Dine » avant de rajouter que « la clé du problème de  ce mouvement dirigé par l’ancien leader de la rébellion touareg des années 2000, Yad Ag Ghali » réside dans le fait qu’il a très récemment « été co-créé par le régime algérien, qui voulait ainsi affaiblir le mouvement touareg laïque du MNLA et qui craignait plus que tout la création d’un Etat berbère à ses portes, susceptible de réveiller les velléités indépendantistes des Kabyles algériens. »       <br />
              <br />
       Il rappelle par ailleurs que « lorsque le MNLA conquit tout le Nord Mali en mars 2012, l’armée malienne décampa et ne combat même pas les Touaregs. » faisant voler en éclat  « L’intégrité du Mali ».  Alexandre del valle rappelle également le contexte Dans ce contexte « fort préoccupant pour Alger » qui fait alors jouer « le chef d’Ansar Dine, Yad Ag Ghali, enragé de ne pas avoir été choisi pour diriger le MNLA par la jeune garde du mouvement touareg laïque » qui accepte « la proposition d’Alger de créer une nouvelle entité islamiste touareg suffisamment bien dotée militairement et financièrement par Alger, le Qatar et l’Arabie saoudite pour réussir à annuler la victoire des Touaregs laïques et créer un prétexte pour discréditer le nouvel Etat berbère du Nord, devenu un “fief d’Al-Qaïda” ».        <br />
              <br />
       L’analyse fait ressortir « L’intérêt commun d’Alger et des monarchies islamistes du Golfe » qui est de « couper l’herbe sous le pied aux révolutionnaires laïques touaregs. Abandonné à la fois par les capitales africaines, occidentales et arabes » réduisant le MNLA a « affronter seul tous les mouvements islamo-terroristes (AQMI – MUJAO -Ansar Dine) lourdement armés et financés pas seulement par la drogue et les prises d’otage mais par les pétromonarchies salafistes du Golfe qui leur ont ainsi permis de recruter d’anciens combattants MNLA alléchés par l’argent salafiste » Alexandre Del Valle explique que c’est  « ainsi qu’en quelques mois, le MNLA s’est fait voler sa victoire par les islamo-terroristes et a tenté de &quot;sauver les meubles&quot; en contractant une alliance tactique, certes contre-nature, avec les Salafistes, ceci en échange de droits culturels. ».       <br />
              <br />
       Citant  Belkacem Lounès, ancien président du Congrès Mondial amazigh, aujourd’hui présidé par le libyen Fathi Ben Khelifa, « l’Algerie de Bouteflika a joué un jeu plus que trouble, en démontrant, par son pouvoir de nuisance, qu’aucune paix n’étant souhaitable sans Alger » et que « s’l ne s’agissait que d’un conflit entre Touaregs et Etat malien, la question serait déjà réglée depuis longtemps »       <br />
              <br />
       zp       <br />
       SIWEL 081307 FEV 13       <br />
              <br />
       N.B : Pour réagir à l'article, <a class="link" href="http://www.atlantico.fr/decryptage/mali-est-temps-reconnaitre-peuple-touareg-alexandre-del-valle-627664.html">suivez ce lien</a> :        <br />
       
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   <title>Analyse : "les frontières héritées de la colonisation pourront-elles encore résister longtemps ?"</title>
   <pubDate>Wed, 06 Feb 2013 17:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   PARIS (SIWEL) — Dans un entretien accordé au journal en ligne » Atlantico », Ferhat Mehenni, Président du gouvernement provisoire kabyle (GPK) et Bernard Lugan, professeur aux Ecoles militaires de Saint-Cyr, reviennent sur le tracé des frontières coloniales et les drames occasionnés par l’arbitraire de ces découpages, comme cela est notamment le cas au Mali, au Rwanda, en Côte d’Ivoire, en République Centrafricaine (RCA), au Liberia, en Sierra Leone, en République Démocratique du Congo     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/siwel/photo/art/default/5201714-7761778.jpg?v=1360167857" alt="Analyse : "les frontières héritées de la colonisation pourront-elles encore résister longtemps ?"" title="Analyse : "les frontières héritées de la colonisation pourront-elles encore résister longtemps ?"" />
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      Dans cet entretien que nous publions dans son intégralité, Ferhat Mehenni et Bernard Lugan sont présenté comme suit :       <br />
              <br />
       <b>Ferhat Mehanni </b> est Algérien d’origine kabyle. Il est le fondateur du Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK) et assume les fonctions de président du Gouvernement provisoire kabyle. Il a récemment publié Le siècle identitaire : la fin des Etats post-coloniaux aux éditions Michalon (2010).       <br />
              <br />
       <b>Bernard Lugan</b> est historien, spécialiste de l'Afrique.Il fut professeur à l'Université du Rwanda de 1972 à 1983. Il était maître de conférences hors classe à l'Université de Lyon III, où il assurait depuis 1984 différents cours autour de l'histoire de l'Afrique et de la francophonie. Il est aujourd'hui professeur aux Ecoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan.       <br />
              <br />
       <b>Ci-après, l’entretien publié dans « atlantico »</b>       <br />
              <br />
       <b>Afrique ou Moyen-Orient : les frontières héritées de la colonisation pourront-elles encore résister longtemps ?</b>       <br />
              <br />
       Les frontières des Etats africains sont pour la plupart un héritage de la colonisation et sont marquées par les intérêts de l'époque de chaque métropole. Dès lors, sont-elles aujourd'hui vouées à être redessinées ?        <br />
              <br />
       <b>Atlantico </b>: <b>Les frontières qui délimitent la cinquantaine d’Etats africains ont pour la plupart été tracées lors de la conférence de Berlin en 1885 créant des nations où il n’en existait pas. Ces frontières ont pour le moment résisté mais le pourront-elles encore longtemps ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Ferhat Mehinni</b> :  En 1885, la Conférence de Berlin avait établi des frontières entre les possessions territoriales des pays européens en Afrique. Les frontières actuelles des pays africains étaient décidées par chaque métropole en fonction de ses intérêts de l'époque. Pour certaines d'entre elles, ce n'est qu'à la veille de la décolonisation qu'elles ont été tracées de manière bâclée comme celles de la Mauritanie par exemple.       <br />
              <br />
       Pour la plupart, ces frontières ont tenu mais par le seul moyen de la dictature qui a fait florès au lendemain de la décolonisation. Car les menaces contre ces frontières viennent rarement des voisins mais de l'intérieur de chaque pays. En Algérie, dès 1963, soit un an seulement après la décolonisation, la Kabylie avait pris les armes pour son indépendance.       <br />
              <br />
       La mosaïque des peuples, qui compose chacun d'entre eux, les prédispose à l'éclatement. Cependant, malgré les dictatures quelques-unes de ces frontières ont déjà volé en éclats. En Somalie d'abord, puis au Maroc qui a &quot;récupéré&quot; l'ex Sahara espagnol ; ensuite l’Érythrée s'est détachée de l'Ethiopie. En juillet 2011, le Soudan Sud s'est séparé du Nord.       <br />
              <br />
       Aujourd'hui leur résistance est à bout. On peut les maintenir artificiellement pour un moment et contre le droit à la liberté des peuples comme le fait la France en Côte d'Ivoire et au Mali. Mais Cela n'ira plus bien loin. Ces frontières sont condamnées par la mondialisation et la poussée des peuples pour leur droit à l'existence. Le processus historique à l'oeuvre est inexorable et finira par donner droit à chaque peuple nié par ces frontières à disposer de lui-même.       <br />
              <br />
       <b>Bernard Lugan </b>: Je ne sais pas si certaines frontières résisteront encore longtemps. Je me borne à constater que bien des frontières africaines tracées en Europe à partir de cartes imprécises et parfois fausses, reposent comme le disait le gouverneur Hubert Deschamps sur &quot;une abstraction géométrique ne tenant aucun compte des peuples&quot;. Ces découpages à la hache ont produit &quot;une Gambie anglaise taillée dans les peuples wolof et mandingue accordés à la France. Les Evhé coupés en deux tronçons, anglais et allemand. De même les Pahouins entre le Kamerun et le Gabon ; les Bakongo entre la France, la Belgique et le Portugal ; les Ovambo entre le Portugal et l’Allemagne ; les Lunda entre Belges, Portugais et Anglais&quot;. Ce grand connaisseur de l’Afrique ajoutait &quot;C’est le péché originel&quot;.       <br />
              <br />
        <b>En quoi les conflits actuels prennent-ils leur racines dans ce découpage ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Ferhat Mehenni </b>: Les conflits actuels prennent leur racine dans le découpage colonial en ce sens que celui-ci était fait, volontairement ou non, sans tenir compte de la réalité des peuples qui composent chacun des pays. Prenez les Touaregs, par exemple, au lendemain des indépendances africaines des membres d'une même famille se retrouvent avec six nationalités différentes. Leur cas est similaire à celui des Kurdes répartis par le tracé colonial des frontières sur six pays. Les injustices de l'Histoire finissent toujours par remonter à la surface comme le fait l'huile sur de l'eau. La seule réparation à laquelle ils aspirent aujourd'hui est l'accession à leur propre Etat car le statut de minorité nationale leur est désormais inadmissible et insupportable.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Bernard Lugan </b>: Les conflits africains prennent leurs racines dans ces charcutages moins parce qu’ils ont divisé certains peuples que parce qu’ils en ont forcé d’autres à vivre ensemble. L’exemple du Mali est emblématique à cet égard.        <br />
              <br />
       En effet, vainqueurs et vaincus, dominants et dominés, esclavagistes et razziés, nomades et sédentaires furent rassemblés dans les mêmes limites administratives. Après l’indépendance, les Touaregs qui refusaient d’être soumis aux sudistes se soulevèrent à maintes reprises. D’autant plus qu’en Afrique, la démocratie donnant le pouvoir aux plus nombreux, phénomène que j’ai baptisé du nom d’ethno-mathématique, ceux dont les femmes ont le ventre le plus fécond, l’emportent automatiquement sur les autres. Au Mali, les sudistes étant plus nombreux que les nordistes, ces derniers, en plus d’être forcés de vivre dans le même Etat que les premiers, sont condamnés à leur être politiquement soumis. D’où les révoltes continuelles.       <br />
              <br />
       <b>Sommes-nous face à des conflits ethniques ou économiques propres à l’Afrique ou peut-on parler de conflits inhérents aux intérêts des anciennes puissances coloniales ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Ferhat Mehenni </b>: Les pays africains n'ont jamais réussi à réaliser une intégration économique régionale entre eux. Les rapports économiques restent sous domination essentielle des anciennes métropoles. Mais devant l'arrivée de la Chine, de l'Inde et des USA en Afrique, voire du Qatar et de l'Arabie Saoudite on peut être tenté de croire que les conflits actuels seraient motivés par une guerre économique que ces nouveaux venus livrent aux anciennes métropoles. Si cette guerre économique est une réalité, les conflits au Mali et en Côte d'Ivoire et bientôt sur l'ensemble du continent africain sont d'abord des conflits de peuples luttant pour leur liberté. Je sais qu'en Occident on désigne les peuples, pour en nier la réalité, par le mot ethnie.        <br />
              <br />
       Or c'est le combat de ces peuples, niés, pour leur reconnaissance et leur accession à l'indépendance qui constitue la réalité profonde de ces conflits. Que sur lui se greffent d'autres phénomènes est une évidence mais qui ne doit pas cacher cette raison essentielle que l'on peut résumer de manière schématique comme suit : la colonisation par les frontières qu'elle a tracées en Afrique a créé des Etats sans nation et dont la survie ne se réalise qu'au prix de la dictature maintenant des peuples sans Etat sous sa domination.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Bernard Lugan</b> : Au Mali, le nuage islamiste dissipé, le réel réapparaît avec force. Contrairement à ce qui nous a été présenté, nous ne sommes pas face à une guerre de religion mais en présence d’un conflit ethnique et même racial, un conflit ancré dans la nuit des temps et sur lequel, avec un grand opportunisme, les islamistes tentèrent de s’insérer. Les explications économiques ne permettent pas d’appréhender le cœur du problème.       <br />
              <br />
       <b>En 1964, l’Organisation de l'unité africaine (OUA) a choisi de décréter l’intangibilité des frontières. Était-ce la meilleure des solutions ou fallait-il envisager de redessiner les frontières héritées de l’époque coloniale comme le souhaitait à l’époque le groupe de Casablanca ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Ferhat Mehenni </b>: En 1964, l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) avait décidé de consacrer &quot;le principe de l'intangibilité des frontières héritées de la colonisation&quot;. Il y avait des raisons de croire que les conflits territoriaux entre voisins allaient être légion. Il n'en était rien. En dehors du conflit frontalier algéro-marocain en 1964, on assista rarement à des escarmouches entre voisins. Mais avec le temps ces frontières qu'on croyait être la solution deviennent le problème, non pas entre voisins mais des revendications territoriales et nationalistes sont nées à l'intérieur de chacun des pays en question.        <br />
              <br />
       <b>Bernard Lugan</b> : Ce principe a sauté en Erythrée, au Sud-Soudan et quasiment au Somaliland. Ceci étant, le problème doit être réglé au cas par cas et uniquement quand il se pose d’une manière ethno-historique légitime. C’est ainsi que dans les décennies à venir, il se posera au Nigeria, en République démocratique du Congo (RDC), dans une partie de la zone sahélienne et même en Afrique du Sud.       <br />
              <br />
       <b>La question se pose-t-elle encore aujourd'hui ou faut-il envisager d'autres solutions ? Lesquelles ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Ferhat Mehenni</b> : A mon sens, la France se trompe de sens de l'Histoire en voulant maintenir coûte que coûte l'intégrité territoriale des pays issus de la colonisation. Quand la Côte d'Ivoire avait deux présidents, elle vivait en paix. Il y avait deux territoires séparés qu'il convenait de consacrer par de nouvelles frontières. Cette paix elle ne l'aura plus jamais dans ce pays comme au Mali dont il faut désormais parler au passé.        <br />
              <br />
       La vision d'hier imposant que l'on garantisse l'intégrité territoriale des Etats issus de la colonisation est de nos jours une grave entrave au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, à la liberté, à la démocratie et donc à la paix dans ces parties du monde. Par ailleurs, dans les pays où les haines entre peuples ne sont pas criantes, des solutions fédérales ou d'autonomie régionale peuvent être des solutions transitoires évitant des évolutions sanglantes et douloureuses. La France devrait avoir pour préoccupation non pas le maintien en vie d'Etats sans nation mais le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes comme le réclame la Kabylie. Cela réconciliera à coup sûr, la France autant avec ses valeurs qu'avec ses intérêts supérieurs.       <br />
              <br />
       <b>Bernard Lugan </b>: La question se pose dans les termes suivants : des peuples différents sont prisonniers d’Etats artificiels à l’intérieur desquels les plus nombreux sont démocratiquement assurés de détenir le pouvoir. Dans ces conditions, comment faire pour que les minoritaires ne soient pas colonisés par les majoritaires ? La réponse est simple : remplacer le suffrage universel individualiste basé sur le &quot;one man, one vote&quot;, par le vote de groupe.        <br />
              <br />
       Or, comme aucun peuple majoritaire n’acceptera de renoncer à son avantage démographique, l’Afrique continuera donc à connaître des évènements dramatiques comme au Mali, au Rwanda, en Côte d’Ivoire, en République Centrafricaine (RCA), au Liberia, en Sierra Leone, en RDC et partout ailleurs car le réel africain qui est ethnique, donc communautaire, ne fait pas bon ménage avec la démocratie individualiste proposée comme modèle universel par les Européens.       <br />
              <br />
       Propos recueillis par Carole Dieterich       <br />
              <br />
       zp,       <br />
       SIWEL 061710 FEV13       <br />
              <br />
       L'article depuis sa source: 
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