BOTUL LE MAGNIFIQUE
 
Parmi les faux-monnayeurs de la démocratie et des Droits de l'Homme, BHL se distingue particulièrement par son interventionnisme médiatique et ses démarches occultes ou ostensibles dans les arcanes du Pouvoir.
Chacun connaît l'ardeur avec laquelle il contribua à faire de la Libye, sous le règne de son ami Sarkozy, ce qu'elle est devenue, un pays où règne un chaos absolu, un pays où le Nord devient une terre d’élection de Daech et le Sud un lieu de transit idéal pour les diverses branches islamistes qui guerroient en Afrique saharienne ou subsaharienne.
Je m’abriterai derrière trois sources d’information pour évoquer le personnage et ses grandes œuvres (non point philosophiques ou littéraires qui, à ce que l’on dit, ne brillent pas d’un éclat particulier), mais politico-guerrières, lesquelles ont largement contribué à sa notoriété et à l’éclat de sa renommée.

I. Le personnage avait été remarquablement été décrypté  dans un ouvrage qui fit autorité :
Le nouveau B.A. BA du BHL  -  Enquête sur le plus grand intellectuel français – La Découverte éditeur.
Collection : Cahiers libres  - Parution : septembre 2011
Xavier LA PORTE (de), Jade LINDGAARD
 

II. Un extrait d’ANTIPRESSE - L'info telle que vous l'espériez -www.antipresse.net/
fait litière de la  gloire philosophique et des immenses qualités intellectuelles de notre personnage.

N° 42 | 18.9.2016


I. la découverte - Le nouveau B.A. BA du BHL  -  Enquête sur le plus grand intellectuel français

Bernard-Henri Lévy porte beau : photogénique, il a le sens de la formule et semble toujours prêt à surgir dans votre poste de télévision pour dénoncer l’injustice et les nouvelles « barbaries ». En apparence, un démocrate militant, un intellectuel de gauche engagé, à la Sartre. Vous pensez peut-être qu’il est un philosophe courageux, prompt à réveiller les consciences endormies.
Vous avez tort. BHL n’est ni philosophe, ni intellectuel influent, ni militant des sans-grade, ni journaliste chevronné. Comme le montre cette enquête fouillée – version actualisée et largement remaniée du B.A. BA du BHL (La Découverte, 2004) –, c’est un excellent publiciste, une star des médias et un essayiste à succès. Et aussi un ami des grands patrons et des dirigeants politiques, à commencer par Nicolas Sarkozy. C'est que BHL propose une offre qui rencontre une demande : il fait le spectacle, produisant le grand récit hollywoodien du monde que les médias aiment relayer et que les pouvoirs chérissent, car il les protège du feu de la critique. Il a occupé le devant de la scène lors du déclenchement de la guerre en Libye et, au nom de l'ingérence humanitaire, se préoccupe de l'Iran et du Darfour. Mais sa défense des opprimés passe au second plan lorsqu'il s'agit d'Israël, dont il relaie la communication officielle. Et son féminisme est à géométrie variable : il défend l'Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani, menacée de lapidation, tout en décrétant par principe Dominique Strauss-Kahn innocent de l'accusation d'agression sexuelle portée contre lui.
À soixante ans passés, l'intellectuel est un cas plus intéressant que sa propre personne. Il incarne un mouvement qui le dépasse, mais dont il fut l'un des moteurs : la réinvention du pouvoir médiatique en illusion intellectuelle.
 

II. ANTIPRESSE
 
CANNIBALE LECTEUR de Pascal Vandenberghe
TÊTE À CLAQUES… ET À TARTE

[…] Les « Français instruits », dont parlait Slobodan ne seraient pas si nuisibles s’ils ne possédaient une telle aura médiatique dès qu’ils sont apparentés à la catégorie des « intellectuels ». Dans le cas de BHL, c’est peu dire : pur produit de la télévision estampillé « nouveau philosophe » dès sa première apparition à Apostrophes en 1977 (même si son imposture intellectuelle a été immédiatement dénoncée par de nombreux philosophes, de Gilles Deleuze à Cornelius Castoriadis, notamment), son exploit est d’avoir su traverser ces quarante dernières années en maintenant l’illusion d’une « pensée », voire d’un « engagement ».
Cette enquête retrace tout le parcours de BHL, et permet de comprendre comment il a su user de son pouvoir (en tant qu’ami des grands patrons et des hommes politiques de tout bord) pour réellement imposer sa voix aux médias. Et quand j’écris imposer, le mot n’est pas trop fort : les auteurs détaillent le « réseau » mis en place pour servir ses intérêts et propager son image et ses propos. Et gare à ceux des médias qui rechignent à relayer la propagande de notre homme : ils seront frappés par le courroux et la foudre de notre grand-philosophe, qui démontre de la sorte sa conception très particulière de la « liberté intellectuelle ». […]
 
 
 

Rédigé par Jean Maïboroda le Dimanche 18 Septembre 2016 à 08:54