"L'ANARCHISTE QUI S'APPELAIT COMME MOI" , de Pablo Martin Sanchez.


Une "fréquentation" quotidienne du journal CORSE-MATIN, et de son supplément (hebdomadaire) SETTIMANA fait que l'article ci-après transcrit n'a pas échappé à ma lecture.
Il faut dire que son titre avait de quoi surprendre. 
En quelques lignes à la fois enthousiastes et chaleureuses l'auteur de l'article, le journaliste Robert Colonna d'Istria résume l'ouvrage de l'écrivain Pablo Martin Sanchez et nous invite, ou plutôt nous incite à sa lecture.
J.M


Article tiré de SETTIMANA, supplément hebdomadaire  du quotidien Corse Matin en date du 22/04/2022, consacré à un ouvrage de Pablo Martin Sanchez, et signé du journaliste Robert Colonna d'Istria.
 
 
Vive la révolution !
 
Pour son premier roman, Pablo Martín Sánchez, auteur de nouvelles, traducteur en espagnol de plusieurs romans français, membre de l’Oulipo, a choisi de faire revivre ceux qui se sont battus pour les utopies montantes au tournant du XXe siècle. Il a écrit un livre splendide, humain, chaleureux, profond, qui a une caractéristique : quand on l’a commencé on ne peut le laisser. 
 
« De nos jours, écrivait Vicente Blasco Ibáñez, il n’y a plus qu’une Espagne cyniquement matérialiste, qui ne pense qu’aux profits vulgaires et immédiats ; elle ne croit en rien, elle n’espère rien et accepte toutes les bassesses de l’époque actuelle parce qu’elle n’a pas le courage d’affronter les aventures de l’avenir. Le pays de Don Quichotte est devenu celui de Sancho Pança : glouton, couard, servile, grotesque, incapable d’aucune idée située au-delà des bords de sa mangeoire. » Voilà le monde où est né et a grandi Pablo Martín Sánchez. Non le romancier né en Espagne en 1977, auteur de L’anarchiste qui s’appelait comme moi, mais son homonyme, précisément, né à la charnière des XIXe et XXe siècles. Un jour de désœuvrement, l’homme de lettres découvre sur internet qu’un autre Pablo Martín Sánchez avait existé, et qu’il avait même été condamné à mort en 1924. Il veut en savoir davantage et raconte sa vie. Sa naissance, dans l’Espagne des dernières années du XIXe siècle, ses années d’adulte, à Paris, dans les années 1920. Le lecteur est plongé dans l’agitation tourbillonnante, enthousiasmante, de ces années, et, à son tour, suit celui à qui le romancier a rendu vie. Outre le tempo, allègre, le style, parfaitement limpide, le ton, réaliste et espiègle, la construction habile, ce récit foisonnant vaut par l’ambiance qu’il restitue, celle du petit monde des exilés espagnols, à Paris, au lendemain de la Première Guerre mondiale. Ils rêvent de révolution, mais en Don Quichotte autant qu’en Sancho Pança. Ce qui rend leurs combats, leurs amitiés, leurs existences parfaitement sympathiques. Du moins s’il faut en croire le romancier qui portait le même nom que l’anarchiste Pablo Martín Sánchez. Un grand livre.


L’anarchiste qui s’appelait comme moi, par Pablo Martin Sanchez, traduit de l’espagnol par Jean-Marie Saint-Lu, Editions Zulma & La Contre-Allée, 608 pages, 23

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https://www.zulma.fr/livre/lanarchiste-qui-sappelait-comme-moi/

Roman traduit de l’espagnol par Jean-Marie Saint-Lu . Une co-édition originale avec les éditions La Contre Allée .
979-10-387-0052-9
PARU LE 02/09/2021


Dossier de Presse

« Aussi ample qu’irrésistible, L’anarchiste qui s’appelait comme moi ressuscite magistralement une petite main de la grande Histoire. » Damien Aubel, Transfuge
 « On peut lire L’anarchiste qui s’appelait comme moi comme un roman historique où concourent précision documentaire, amour et engagement, sans perdre de vue la virtuosité de la composition. » Alain Nicolas, L’Humanité
 « Aventures, romance, quête d’un idéal : tout y est, dans ces quelque six cents pages, épiques à souhait. » Christine Chaumeau, Télérama
 « Mêlant histoire, aventures, amour, politique, réalité et fiction dans une fresque picaresque d’une rare modernité. Pablo Martín Sánchez signe avec L’anarchiste qui s’appelait comme moi un grand roman oulipien. Une des sensations de la rentrée. » Olivier van Vaerenbergh, Focus Vif
« Au gré d’allers et retours dans le temps, le récit galope et captive durant 600 pages. Jusqu’aux dernières lignes qui amènent un vertigineux changement de perspective. Magistral. » Christian Authier, Le Figaro
 « Un très grand roman épique, picaresque et émouvant pour tous ceux qui aiment l’histoire, la grande aventure, l’amour et le souffle. » Le Vif L’Express « L’anarchiste qui s’appelait comme moi déploie l’effervescente fresque d’un milieu porté par l’espoir du changement » Sean Rose, Livres Hebdo
 « L’auteur réussit ici à faire partager le rêve de ces utopistes avec force et conviction. Son roman foisonnant nous entraîne dans des aventures épiques où se mêlent le danger, l’amitié et la trahison. » Marc Gadmer, Femme Actuelle
« Servi par une écriture fluide et une technique feuilletonesque sans faille, le roman fait avancer la vie de Pablo à la fois dans sa construction politique infernale et face à son destin, infusant un touchante mélancolie à son passionnant et virtuose récit. » Stéphane Koechlin, Marianne
 « L’auteur construit habilement son récit, entrecroise les périodes, mélange les intrigues pour former un roman dont on ne peut que conseiller la lecture. » Sylvain Boulouque, L’Ours

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https://www.babelio.com/livres/Martin-Snchez-Lanarchiste-qui-sappelait-comme-moi/1325678

Pablo Martín Sánchez
EAN : 9791038700529
608 pages
ZULMA (02/09/2021)

 
L’anarchiste qui s’appelait comme moi  
 
Résumé :
 
Un jour de désœuvrement, Pablo Martín Sánchez tape son nom dans un moteur de recherche. Par le plus grand des hasards, il se découvre un homonyme au passé héroïque : un anarchiste, condamné à mort en 1924. Férocement intrigué, il se pique au jeu de l’investigation et cherche à savoir qui était… Pablo Martín Sánchez le révolutionnaire.
Happé, l’auteur se fond dans cette destinée tourbillonnante et picaresque, alternant le récit d’une épopée révolutionnaire dans le Paris des années 1920 où les faubourgs de Belleville abritent d’ardents imprimeurs typographes, et celui d’une jeunesse aventureuse en Espagne jusqu’à les faire converger en un dénouement… tragique.