Le subjectif est-il nécessairement arbitraire ?
Cosu Nostru  - Jean-Pierre Arrio - Collection Nera (polars, série noire) -Editions Albiana 2009

 

Présentation par l'éditeur :
 

Un polar enraciné. Avec Cosu Nostru, la Corse se découvre un univers criminel burlesque où les truands décident un jour de devenir enfin des pros... Manipulations, coups de force, intimidations... Ajaccio est devenu le théâtre d’une vaste farce macabre. Plus vrai que nature, le parler ajaccien actuel, celui de l’émotion, trouve ici à s’exprimer largement, mêlant corse et français, expressions imagées et humour distancié... Une voie du polar corse qui n’avait jusqu’alors été que peu ou pas empruntée, malgré tout son potentiel littéraire et dramatique. Une vraie découverte en somme [... ] Paulo va mourir. Et Battì le sait parce qu'il l'a rêvé… Il sait aussi qu'avec ce genre de rêve, son pote n'en a plus que pour quatre jours. La maladie ? Non, c'est l'assassinat qui mettra fin à l'existence insouciante du petit prof [...] Mais justement, quel peut bien être le mobile d'un tel crime ? Les malfrats locaux, les antiterroristes, les nationalistes rivaux ou même les condés… qui donc a intérêt à voir disparaître l'ami d'enfance de l'inspecteur ? Dans les bas-quartiers d'Ajaccio, la pègre se réveille et les sgaiuffi veulent prendre le pouvoir : attenti !

 

U Zinu : 

Pourquoi cet ouvrage ?  Pour être franc, il s'agit de la première œuvre d'un mien cousin dont j'ignorais totalement la  vocation cachée d'écrivain.  Les premières pages du livre sont surprenantes, et la narration de la partie de chasse de l'un des protagonistes du drame m'a laissé admiratif devant les qualités littéraires de l'auteur. Peu coutumier de la lecture des "polars" je me suis par la suite un peu égaré dans les méandres de l'enquête. Mais la trame est heureusement étayée par un soubassement "socio-culturel" qui situe de manière très juste les personnages dans le contexte local actuel. Je n'ai pas manqué d'apprécier, enfin , la coloration  humoristique  générale du récit. 

Précisons par ailleurs qu'un autre de mes cousins (un peu plus éloigné, certes) ayant quelques attaches avec mon village maternel (UCCIANI) est un écrivain de renom. Il s'agit de Jean Noël PANCRAZI.

Las ! Je ne suis que leur parent.......pauvre.


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Jean Pierre vient de faire paraître un petit  opuscule "imagé" (ou illustré) ayant pour titre "YOUNG TRIP",  que les éditions ALBIANA présentent ainsi :

"Une odyssée hallucinée, dans une Mustang non climatisée, sur les routes surchauffées du Nouveau Mexique. Un bon petit noir... bien frappé " !
 
http://www.albiana.fr/Noirs-et-policiers/Young-trip.html


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Le subjectif est-il nécessairement arbitraire ?
Jean Baptiste PREDALI écrivain.


Biographie et informations  (http://www.babelio. )
 
Si lui-même est né sur le continent Chambéry – 1959) , la famille Jean-Baptiste Predali est purement insulaire. Son père est l’un des créateurs de la CFDT dans l’île. Et c’est d’ailleurs en Corse qu’il passe son enfance et sa jeunesse. Études au lycée Fesch, à Ajaccio, avant de poursuivre à Nice et à Paris. Il entre, après Normale Sup, au CFJ, le centre de formation des journalistes. « J’avais l’envie de parler du monde ». C’est immédiatement la télévision qui l’attire. « C’était encore un langage assez nouveau, il y avait des choses à inventer ». Il fait ses premières armes sur Fr3 Corse puis très vite est intégré dans la rédaction nationale de Fr3 puis à Fr2. Il y a dirigé jusqu’à l’été dernier le service politique et est maintenant l’un des chefs du service société et culture. Jean-Baptiste Predali a publié deux romans chez Actes Sud. Et c’est en Corse qu’il a choisi de les situer. Le premier, "Une affaire insulaire", publié en 2003, évoquait les premiers actes des mouvements nationalistes des années 70 et 80. Dans "Autrefois, Diana", tout récemment publié, il traite de la Résistance.

J'ai eu le plaisir de rencontrer récemment  à Ajaccio (Dimanche 2 septembre 2012) dans le cadre des"Rencontres littéraires" ( 4ème édition de "Racines de ciel") Jean Baptiste Predali, qui est le fils d'un ami très cher, Sanvitus PREDALI, hélas décédé dans sa cinquantième année en 1978. Je saisis là l'occasion de publier sur mon modeste blog, " in memoriam",  ce que j'écrivais lors de la disparition  de Sanvitus (article paru dans Nice Matin de l'époque) .

Le grand militant syndicaliste.
De M. Jean Maiboroda, membre du bureau régional de la CFDT.

« Sanvitus, c'était, pour certains, l'ancien condisciple du lycée Fesch, ou le scout exemplaire d'une adolescence déjà engagée au service d'autrui. Sanvitus c'était le fonctionnaire consciencieux et compétent, mais aussi l'être compréhensif et généreux qui, dans son activité professionnelle, forçait la sympathie autant que le respect. Santivus ce fut l'animateur efficace et diligent d'une association culturelle de son quartier d'adoption : les Salines.
Mais Sanvitus c'était surtout le syndicaliste unanimement entouré d'estime et de considération.
Sanvitus Predali était le secrétaire général de l'Union régionale CFDT corse, une CFDT qu'il avait largement contribué à développer et à laquelle il avait donné sa marque.
Au sein de son organisation, Sanvitus occupait une place privilégiée, celle que lui conféraient ses immenses qualités de cœur, son dévouement, sa puissance de travail, ses facultés d'analyse, son sens de l'intérêt collectif, la profondeur de ses écrits, la chaleur persuasive d'un propos dont l'humour n'était jamais absent.
Il y a un mois à peine, alors qu'un mal implacable le minait, Sanvitus avait tenu à être parmi les militants de la CFDT réunis en session de formation. Son intervention avait un caractère pathétique pour ceux qui connaissaient la gravité de son état.
Au cours de cette intervention, comme en un dernier message, Sanvitus avait dressé le tableau de ce que représentait gour lui le combat syndical : un combat pour l'homme, un combat pour l'homme corse.
Sanvitus  avait, depuis de nombreuses années, consacré à la cause des travailleurs, toute son énergie, sa disponibilité, ses facultés. Mais il s'était aussi engagé, de manière totale et résolue, dans le combat pour la Corse.
Sanvitus, c'était le militant qui mettait au service de sa cause une ardeur infatigable, mais c'était en même, temps un camarade empreint d'une modestie souriante et d'une gentillesse toujours égale.
Sanvitus puisait la force de son engagement dans une bonté naturelle et dans un altruisme inné, mais aussi dans la pureté de sa foi et dans la solidité de ses convictions. Il avait choisi de vivre son christianisme et de pratiquer son socialisme. Jusqu'à son dernier souffle il est resté, fidèle à son image, une image faite d'humilité mais aussi de ténacité ».


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