Laboratoire de ventes
Lundi 20 Septembre 2010
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"Gender 03 et Gender 04 " - 13cm * 13cm - 2010
Peinture numérique couleurs imprimée sur papier faisant partie d'une Collection de 6 œuvres
(Ci-dessus suggestion subjective de présentation sous forme de diptyque)
127€ / l'unité
Peinture numérique couleurs imprimée sur papier faisant partie d'une Collection de 6 œuvres
(Ci-dessus suggestion subjective de présentation sous forme de diptyque)
127€ / l'unité
"Gender 01 et Gender 02 " - 13cm * 13cm - 2010
Peinture numérique couleurs imprimée sur papier faisant partie d'une Collection de 6 œuvres
(Ci-dessus suggestion subjective de présentation sous forme de diptyque)
127€ / l'unité
Peinture numérique couleurs imprimée sur papier faisant partie d'une Collection de 6 œuvres
(Ci-dessus suggestion subjective de présentation sous forme de diptyque)
127€ / l'unité
"Gender 05 et Gender 06 " - 13cm * 13cm - 2010
Peinture numérique couleurs imprimée sur papier faisant partie d'une Collection de 6 œuvres
(Ci-dessus suggestion subjective de présentation sous forme de diptyque)
127€ / l'unité
"[...] L’identité étant fixée par des concepts stabilisants tels le sexe, le genre et la sexualité, l’idée même de personne est mise en question par l’émergence culturelle d’êtres marqués par le genre de façon « incohérente » ou « discontinue », des êtres qui apparaissent bel et bien comme des personnes, mais qui ne parviennent à se conformer aux normes de l’intelligibilité culturelle, des normes marquées par le genre et qui définissent ce qu’est une personne.
Les genres « intelligibles » sont ceux qui, en quelques sorte, instaurent et maintiennent une cohérence et une continuité entre le sexe, le genre, la pratique sexuelle et le désir. Autrement dit, ces « lignes directes » sont hantées par la discontinuité et l’incohérence, notions qui ne deviennent elles-mêmes pensables qu’à partir des définitions normatives en vigueur pour la continuité et la cohérence ; la discontinuité et l’incohérence sont des spectres constamment proscrits et produits par ces mêmes lois visant à établir des rapports de cause à effet entre le sexe biologique, les genres socialement construits et leur « expression » ou « effet » conjoint dans le désir sexuel tel qu’il se magnifeste dans la pratique sexuelle.
L’idée qu’il puisse y avoir une « vérité » du sexe, comme le disait ironiquement Foucault, est précisément produite par des pratiques régulatrices qui forment des identités cohérentes à travers la matrice des normes cohérentes de genre. L’hétérosexualisation du désir nécessite et institue la production d’oppositions binaires et hiérarchiques entre le « féminin » et le « masculin » entendus comme des attributs exprimant le « mâle » et le « femelle ». La matrice culturelle par laquelle l’identité de genre devient intelligible exige que certaines formes d’« identités » ne puissent pas « exister »; c’est le cas des identités pour lesquelles le genre ne découle pas directement du sexe ou lorsque les pratiques du désir ne « découlent » ni du sexe ni du genre. « Découler » dans ce contexte consiste en un rapport politique de conséquence nécessaire promulgué par les lois culturelles qui établissent et régulent la forme et le sens que prend la sexualité. C’est bien parce que certaines « identités de genre » n’arrivent pas à se conformer à ces normes d’intelligibilité culturelle qu’elles ne peuvent, dans ce cadre normatif, qu’apparaître comme des anomalies du développement ou des impossibilités logiques. La persistance et la prolifération de telles identités sont une occasion critique d’exposer les limites et les visées régulatrices de ce domaine d’intelligibilité, des matrices concurrentes et subversives qui viennent troubler l’ordre du genre. [...]" JB
Peinture numérique couleurs imprimée sur papier faisant partie d'une Collection de 6 œuvres
(Ci-dessus suggestion subjective de présentation sous forme de diptyque)
127€ / l'unité
"[...] L’identité étant fixée par des concepts stabilisants tels le sexe, le genre et la sexualité, l’idée même de personne est mise en question par l’émergence culturelle d’êtres marqués par le genre de façon « incohérente » ou « discontinue », des êtres qui apparaissent bel et bien comme des personnes, mais qui ne parviennent à se conformer aux normes de l’intelligibilité culturelle, des normes marquées par le genre et qui définissent ce qu’est une personne.
Les genres « intelligibles » sont ceux qui, en quelques sorte, instaurent et maintiennent une cohérence et une continuité entre le sexe, le genre, la pratique sexuelle et le désir. Autrement dit, ces « lignes directes » sont hantées par la discontinuité et l’incohérence, notions qui ne deviennent elles-mêmes pensables qu’à partir des définitions normatives en vigueur pour la continuité et la cohérence ; la discontinuité et l’incohérence sont des spectres constamment proscrits et produits par ces mêmes lois visant à établir des rapports de cause à effet entre le sexe biologique, les genres socialement construits et leur « expression » ou « effet » conjoint dans le désir sexuel tel qu’il se magnifeste dans la pratique sexuelle.
L’idée qu’il puisse y avoir une « vérité » du sexe, comme le disait ironiquement Foucault, est précisément produite par des pratiques régulatrices qui forment des identités cohérentes à travers la matrice des normes cohérentes de genre. L’hétérosexualisation du désir nécessite et institue la production d’oppositions binaires et hiérarchiques entre le « féminin » et le « masculin » entendus comme des attributs exprimant le « mâle » et le « femelle ». La matrice culturelle par laquelle l’identité de genre devient intelligible exige que certaines formes d’« identités » ne puissent pas « exister »; c’est le cas des identités pour lesquelles le genre ne découle pas directement du sexe ou lorsque les pratiques du désir ne « découlent » ni du sexe ni du genre. « Découler » dans ce contexte consiste en un rapport politique de conséquence nécessaire promulgué par les lois culturelles qui établissent et régulent la forme et le sens que prend la sexualité. C’est bien parce que certaines « identités de genre » n’arrivent pas à se conformer à ces normes d’intelligibilité culturelle qu’elles ne peuvent, dans ce cadre normatif, qu’apparaître comme des anomalies du développement ou des impossibilités logiques. La persistance et la prolifération de telles identités sont une occasion critique d’exposer les limites et les visées régulatrices de ce domaine d’intelligibilité, des matrices concurrentes et subversives qui viennent troubler l’ordre du genre. [...]" JB
"Métamorphoses 01, 02 et 03" - 15cm * 21cm - 2010
Crayon papier et crayons aquarellables sur papier faisant partis d'une Collection de 3 œuvres.
(Ci-dessus suggestion subjective de présentation sous forme de triptyque)
65€ / l'unité
Crayon papier et crayons aquarellables sur papier faisant partis d'une Collection de 3 œuvres.
(Ci-dessus suggestion subjective de présentation sous forme de triptyque)
65€ / l'unité
Lénaic Gras
Rédigé par Lénaic Gras le Lundi 20 Septembre 2010 à 18:23
Laboratoire de ventes
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Conformément à l'Article L. 112-1 et à l'Article L. 112-2, merci de veillez à ne pas plagier sans accord préalable, les œuvres présentes dans ce site.
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